SERECOR 300 mg, gélule à libération prolongée
CIS 60518136
Informations à jour au 7 février 2018.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 07/02/2018
SERECOR 300 mg, gélule à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chlorhydrate d'hydroquinidine............................................................................................ 300,0 mg
Pour une gélule.
Excipient à effet notoire :
Ce médicament contient du saccharose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gélule à libération prolongée.
Serecor, gélule à libération prolongée se présente sous forme de gélule vert opaque et rose transparent contenant des microgranules de couleur blanche à crème.
4.1. Indications thérapeutiques
Prévention des récidives des tachycardies supraventriculaires documentées lorsque la nécessité d'un traitement est établie et en l'absence d'altération de la fonction ventriculaire gauche.
Prévention des chocs cardiaques électriques chez certains patients porteurs de défibrillateurs implantables (voir rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
La dose active est en général de 1 gélule le matin, 1 gélule le soir à 12 heures d'intervalle.
En cas de contrôle incomplet de l'arythmie, 2 gélules le matin, 2 gélules le soir.
Cette dose permet d'obtenir une libération régulière d'une quantité d'hydroquinidine efficace, sans surdosage, ni discontinuité d'action et sans entraîner de manifestations notables d'intolérance.
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de l'hydroquinidine na pas été démontrée chez les enfants. Aucune donnée nest disponible.
Insuffisance rénale
En cas de fonction rénale diminuée, un contrôle des électrolytes devrait être intensifié sachant quune hyperkaliémie augmente les effets de l'hydroquinidine.
Dans linsuffisance rénale modérée ou sévère, la posologie doit être ajustée en cas de besoin en fonction des concentrations plasmatiques (voir rubrique 4.4).
Surveillance plasmatique
La surveillance plasmatique est recommandée dans les situations de surexposition (comme en cas dinsuffisance rénale modérée ou sévère, de traitement concomitant avec des inhibiteurs du CYP3A4 ou de sous-exposition (inducteurs puissants du CYP3A4)), et des ajustements de dose peuvent être nécessaires. Le dosage du taux plasmatique d'hydroquinidine par des méthodes spécifiques (chromatographie liquide haute pression) doit être compris entre 3 µmol/L et 6 µmol/L (voir rubrique 5.2).
Mode dadministration
Voie orale.
Les gélules doivent être avalées entières (sans les ouvrir, ni les croquer) avec un grand verre deau.
Le chlorhydrate dhydroquinidine NE DOIT JAMAIS ÊTRE UTILISÉ dans les situations suivantes :
· hypersensibilité à lhydroquinidine ou à la quinidine (voir rubrique 4.4) ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· bloc auriculoventriculaire non appareillé,
· bloc de branche complet, autres troubles marqués de la conduction intraventriculaire,
· troubles de lautomatisme sinusal (maladie de loreillette) non appareillés,
· troubles du rythme de lintoxication digitalique,
· torsades de pointe,
· QT long,
· insuffisance cardiaque,
· association avec les médicaments torsadogènes (sauf antiparasitaires, neuroleptiques et méthadone) :
o les antiarythmiques de classe Ia (quinidine, disopyramide),
o les antiarythmiques de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide),
o et autres médicaments tels que : arsénieux, cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dolasétron IV, dronédarone, érythromycine IV, lévofloxacine, méquitazine, mizolastine, moxifloxacine, prucalopride, spiramycine IV, toréminofène, vandétanib, vincamine IV (voir rubrique 4.5).
· en association aux bêta-bloquants utilisés dans linsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol) (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Dautres anti-arythmiques de classe I ont été testés dans un essai randomisé multicentrique en double-aveugle (essai CAST, Cardiac Arrythmia Suppression Trial) dans des troubles du rythme ventriculaire asymptomatiques et ne menaçant pas le pronostic vital chez des sujets ayant présenté un infarctus du myocarde plus de 6 jours et de moins de 2 ans avant le début de lessai. Lincidence de la mortalité et des arrêts cardiaques non mortels sous ces médicaments a été supérieure à celle observée dans le groupe contrôle sous placebo.
Comme pour les autres antiarythmiques de classe I, il nexiste pas dessai contrôlé mettant en évidence un effet bénéfique de lhydroquinidine en termes de survie ou de mort subite.
Hypersensibilité/idiosyncrasie
Léventualité daccidents gravissimes en cas dhypersensibilité (en particulier arrêt cardiocirculatoire inopiné) conduit à tester la sensibilité des patients avant la mise en route dun traitement par lhydroquinidine :
· une gélule test est administrée,
· si dans les premières heures après la première prise apparaissent une hypotension, une éruption cutanée, un épisode fébrile, une crise dasthme, ou si lintervalle QT sallonge de 0,04 seconde ou plus ou si le QRS sélargit de plus de 25 % ou quapparaissent des extrasystoles nombreuses et/ ou polymorphes : lhypersensibilité est vraisemblable et le traitement doit être suspendu,
· par contre, si les modifications électrocardiographiques ne se produisent quaprès 48 heures (et en labsence des autres signes décrits ci-dessus), il suffira de diminuer les doses,
· lhydroquinidine pouvant entraîner des torsades de pointe, il est nécessaire de surveiller la kaliémie (lhypokaliémie favorise ce trouble du rythme ventriculaire grave responsable de syncopes et de mort subite) et de suivre par des ECG réguliers, surtout en début de traitement, les modifications de la durée de lintervalle QT,
· la survenue dune fièvre inexpliquée doit conduire à la réalisation dun bilan hépatique.
Le chlorhydrate dhydroquinidine EST GÉNÉRALEMENT DÉCONSEILLÉ dans les situations suivantes :
· grossesse, allaitement,
· myasthénie,
· en association avec certains antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (halofantrine, luméfantrine et pentamidine), certains neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, domperidone, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol), autres neuroleptiques (thioridazine, trifluoperazine), la méthadone, et le fingolimod (voir rubrique 4.5).
Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase.
Précautions particulières demploi
Effets pro-arythmiques
Lhydroquinidine, comme les autres agents anti-arythmiques, peut provoquer la survenue dune forme plus sévère darythmie, augmenter la fréquence dune arythmie préexistante ou aggraver la sévérité des symptômes. Une variation spontanée du trouble du rythme propre au patient peut se révéler difficile à distinguer dune aggravation secondaire à ladministration du médicament. Lapparition dextrasystoles ventriculaires plus nombreuses ou polymorphes doit faire interrompre le traitement.
Modifications électrocardiographiques
· lhydroquinidine doit être administrée avec précaution chez les patients ayant des anomalies préexistantes de la conduction,
· la survenue sous traitement dun bloc auriculo-ventriculaire, dun bloc de branche complet permanent ou dun bloc sino-auriculaire doit faire interrompre lhydroquinidine,
· un élargissement de QRS supérieur à 25 % des valeurs de base amènera à réduire la dose,
· un allongement de QT supérieur à 25 % des valeurs de base entraînera larrêt du médicament.
En cas de modification de la dose de lhydroquinidine ou des traitements associés pouvant affecter la conduction cardiaque, les patients, notamment ceux présentant des anomalies de la conduction, seront étroitement surveillés par électrocardiogramme.
Perturbations électrolytiques
Lhypokaliémie ou encore lhypomagnésie peuvent entraîner les effets proarythmiques des anti-arythmiques de classe I et doivent donc être corrigées avant ladministration de chlorhydrate dhydroquinidine.
Insuffisance rénale
La surveillance électrolytique doit être renforcée (lhyperkaliémie majore les effets de lhydroquinidine). Dans linsuffisance rénale modérée à sévère, la dose sera adaptée si nécessaire en fonction des concentrations plasmatiques (voir rubrique 4.2).
Porteurs de stimulateurs cardiaques
Prendre en compte la possibilité dune élévation de seuil.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de lautomatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaques. Lassociation dantiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais savère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de lECG. Lassociation dantiarythmiques donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol ) est contre-indiquée. Lassociation dantiarythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnel, en raison du risque accru deffets indésirables cardiaques. Lassociation à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculo-ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de lECG.
Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes
Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L'hypokaliémie (cf. médicaments hypokaliémiants) est un facteur favorisant, de même que la bradycardie (cf. médicaments bradycardisants) ou un allongement préexistant de l'intervalle QT, congénital ou acquis.
Les médicaments à lorigine de cet effet indésirable sont notamment les antiarythmiques de classe Ia et III, et certains neuroleptiques. D'autres molécules nappartenant pas à ces classes sont également en cause.
Pour le dolasétron, lérythromycine, la spiramycine et la vincamine, seules les formes administrées par voie intraveineuse sont concernées par cette interaction. L'utilisation d'un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale. Toutefois certains dentre eux, en raison de leur caractère incontournable, font exception à la règle, en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il sagit de la méthadone, des médicaments antiparasitaires (halofantrine, luméfantrine, pentamidine) et des neuroleptiques.
Cependant, le citalopram et lescitalopram ne suivent pas cet assouplissement, et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes.
Médicaments bradycardisants
De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. Cest le cas notamment des antiarythmiques de classe Ia, des bêta-bloquants, de certains antiarythmiques de classe III, de certains antagonistes du calcium, des digitaliques, de la pilocarpine, des anticholinestérasiquesetc.
Associations contre-indiquées
+ Médicaments torsadogènes (sauf antiparasitaires, neuroleptiques et méthadone) :
· les antiarythmiques de classe Ia (quinidine, disopyramide),
· les antiarythmiques de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide),
· et autres médicaments tels que : arsénieux, cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dolasétron IV, dronédarone, érythromycine IV, lévofloxacine, méquitazine, mizolastine, moxifloxacine, prucalopride, spiramycine IV, toréminofène, vandétanib, vincamine IV.
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Bêta-bloquants utilisés dans linsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol)
Troubles de la contractilité, de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs) avec risque de décompensation cardiaque.
Surveillance clinique et ECG.
Associations déconseillées
+ Antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (halofantrine, luméfantrine, pentamidine)
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.
+ Neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, domperidone, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol)
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Autres neuroleptiques
Thioridazine, trifluoperazine.
+ Fingolimod
Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Les bêta-bloquants sont dautant plus à risque quils empêchent les mécanismes de compensation adrénergique.
Surveillance clinique et ECG continu pendant les 24 heures suivant la première dose.
+ Méthadone
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Alcalinisants urinaires (acétazolamide, sodium (bicarbonate de), trométamol)
Augmentation des concentrations plasmatiques de l'hydroquinidine et risque de surdosage (diminution de l'excrétion rénale de l'hydroquinidine par alcalinisation des urines).
Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle des concentrations de l'hydroquinidine ; si besoin, adaptation de la posologie pendant le traitement alcalinisant et après son arrêt.
+ Bêtabloquants (sauf esmolol et sotalol)
Troubles de la contractilité, de lautomatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).
Surveillance clinique et ECG.
+ Médicaments bradycardisants
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique.
+ Digoxine
Augmentation de la digoxinémie par diminution de la clairance rénale de la digoxine. De plus, troubles de l'automatisme (bradycardie excessive et troubles de la conduction auriculoventriculaire).
Surveillance clinique et ECG. En cas de réponse inattendue, contrôler la digoxinémie et adapter la dose.
+ Itraconazole
Risque d'acouphènes et/ou de diminution de l'acuité auditive : cinchonisme lié à une diminution du métabolisme hépatique de l'antiarythmique par l'itraconazole.
Surveillance des concentrations plasmatiques de l'antiarythmique et diminution éventuelle de sa posologie si nécessaire.
+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatique (carbamazepine, fosphenytoine, phenobarbital, phenytoine, primidone)
Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de l'antiarythmique, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.
Surveillance clinique, ECG et contrôle des concentrations plasmatiques ; si besoin, adaptation de la posologie de l'antiarythmique pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.
+ Médicaments hypokaliémiants
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Corriger toute hypokaliémie avant dadministrer le médicament et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.
+ Esmolol
Troubles de la contractilité, de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).
Surveillance clinique et ECG.
+ Rifampicine
Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de l'antiarythmique (augmentation de son métabolisme hépatique).
Surveillance clinique, ECG et éventuellement de la concentration plasmatique de l'antiarythmique. Si besoin, adaptation de la dose de l'antiarythmique pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt (risque de surdosage en antiarythmique).
+ Azithromycine, clarithromycine, roxithromycine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
+ Hydroxyzine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.
Associations à prendre en compte
+ Autres médicaments bradycardisants
Risque de bradycardie excessive (addition des effets).
+ Pilocarpine
Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il ny a pas de données fiables de tératogenèse chez lanimal.
En clinique, il nexiste pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou ftotoxique de lhydroquinidine lorsquelle est administrée pendant la grossesse.
En conséquence, lutilisation de lhydroquinidine est déconseillée pendant la grossesse.
En raison du passage dans le lait maternel et du profil deffets secondaires, lallaitement est à éviter en cas de traitement par lhydroquinidine.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Classification des effets indésirables selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Système classe organe |
Très Fréquent |
Fréquent |
Fréquence inconnue |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Purpura thrombopénique, anémie hémolytique. |
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Affections du système immunitaire |
Cas dhypersensibilité. |
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Affections du système nerveux |
Vertiges*. |
Diplopie*, photophobie*, bourdonnements doreille. |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
Hypoacousie*. |
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Affections cardiaques Comme tous les antiarythmiques (et tout particulièrement ceux de la classe I), lhydroquinidine possède un pouvoir arythmogène potentiel. |
Tachycardie ventriculaire, syncope grave particulièrement dans les cas dhypersensibilité. |
Arythmie cardiaque et troubles de la conduction, arrêt cardio-circulatoire, bloc auriculo-ventriculaire, bloc intra-ventriculaire, extra-systoles, fibrillation ventriculaire, torsades de pointe. |
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Affections gastro-intestinales |
Diarrhée. |
Nausées. |
Vomissements. |
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Affections hépatobiliaires |
Atteinte hépatique dorigine immunoallergique, le plus souvent accompagné de fièvre. |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Photosensibilisation. |
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Lésions, intoxications, et complications liées aux procédures |
Cinchonisme * (essentiellement en cas de surdosage). (Voir rubrique 4.9. Surdosage) |
* Signes de cinchonisme : ces signes peuvent survenir isolément et sur un mode mineur aux posologies usuelles.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Les symptômes de surdosage s'observent pour des doses massives (égales ou supérieures à 4 g d'hydroquinidine base); ces symptômes sont les suivants: troubles digestifs, neurosensoriels (visuels, auditifs), respiratoires (apnée), agitation, hypotension.
Les signes électrocardiographiques vont d'un aspect de bloc de branche ou de bi-bloc, de QRS élargi à des troubles rythmiques ventriculaires majeurs: tachycardie ventriculaire, torsades de pointes, fibrillation ventriculaire.
Conduite d'urgence: hospitalisation en milieu spécialisé, lavage gastrique, entraînement électrosystolique, correction d'éventuels troubles hydro-électrolytiques.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANTI-ARYTHMIQUE CLASSE IA, code ATC : C01BA13.
Mécanisme daction
L'hydroquinidine possède à un degré renforcé toutes les propriétés de la quinidine et le chlorhydrate améliore sa tolérance digestive.
L'hydroquinidine est le chef de file des antiarythmiques de classe I (sous classe Ia) dits «stabilisants de membrane».
Ces produits modifient la perméabilité membranaire aux ions Na+ et K+ et agissent ainsi sur la dépolarisation et la repolarisation des cellules myocardiques :
· diminution de l'automaticité (normale et anormale),
· diminution de la vitesse de conduction dans les oreillettes, le système de His-Purkinje et les ventricules (effet dromotrope négatif),
· diminution de l'excitabilité,
· l'hydroquinidine ralentit la repolarisation ce qui entraîne un allongement des périodes réfractaires effectives auriculaires, du système de His-Purkinje et ventriculaires,
· dépression de la contractilité (effet inotrope négatif),
· l'hydroquinidine possède des propriétés anticholinergiques pouvant entraîner une accélération de la conduction dans la jonction auriculo-ventriculaire,
· l'hydroquinidine est vasodilatatrice artérielle, ce qui, en l'absence de mécanismes compensateurs, peut entraîner une hypotension artérielle.
Les propriétés antiarythmiques de l'hydroquinidine s'exercent donc aux deux niveaux supraventriculaire et ventriculaire.
Efficacité et sécurité clinique
Les études randomisées et/ou en aveugle nexistent pas dans le cadre des maladies arythmiques héréditaires. La plupart des données disponibles proviennent détudes observationnelles, de registres et de séries de cas de suivi de patients et des informations de résultats enregistrés. Elles montrent lefficacité de lhydroquinidine dans la prévention de linduction de la tachyarythmie ventriculaire, des événements arythmiques chez les patients souffrant du syndrome de Brugada, du syndrome du QT court et de la repolarisation précoce.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
SERECOR est une forme à libération prolongée d'hydroquinidine dans le tube digestif. Après une dose orale unique de 300 à 600 mg de SERECOR, la moyenne de Cmax est de 0,47 et 1,11 mg/L (à savoir 1,4 à 3,4 µM) avec un Tmax respectif de 6 à 7 heures.
Distribution
Après absorption intestinale, l'alcaloïde est lié à 80% aux protéines plasmatiques, puis se fixe rapidement et en grande concentration aux protéines tissulaires myocardiques du réticulum sarcoplasmique et des mitochondries.
Elimination
L'excrétion de l'hydroquinidine se fait dans les urines sous forme de métabolites et d'hydroquinidine. Cette excrétion est ralentie en cas d'alcalinisation des urines et de réduction de la filtration glomérulaire.
La forme galénique de SERECOR permet d'obtenir des taux plasmatiques d'hydroquinidine constants et stables pendant une longue durée.
En effet, par comparaison à l'hydroquinidine simple, il n'existe pas de pic d'hydroquinidinémie élevée suivant la prise orale et la concentration plasmatique maximale se maintient plusieurs heures (la durée de concentration plasmatique supérieure à la moitié de la concentration maximale est de l'ordre de 13 à 14 heures, environ le double de celle obtenue avec l'hydroquinidine simple).
L'étude des concentrations plasmatiques en état d'équilibre (dès le 3e jour) démontre que la moyenne des concentrations a une valeur identique à celle trouvée à la 8e heure après une prise unique et que les variations des taux plasmatiques sont très faibles.
Le taux plasmatique d'hydroquinidine dosé par des méthodes spécifiques (type chromatographie liquide haute pression) ne doit pas dépasser 6µmol/L.
La demi-vie d'élimination plasmatique est de 7 à 9 heures.
La concentration plasmatique d'hydroquinidine peut être augmentée chez les patients souffrant dinsuffisance rénale modérée ou sévère (voir rubrique 4.4), ou en cas de traitement concomitant avec des inhibiteurs du CYP3A4 (comme litraconazole, lazithromycine, la clarithromycine ou la roxithromycine (voir rubrique 4.5). Elle peut être diminuée en cas de traitement associé avec des inducteurs puissants du CYP3A4 (comme la rifampicine, la carbamazépine, le phénobarbital ou la phénytoïne). La surveillance plasmatique est recommandée sil y a suspicion de surexposition ou de sous-exposition, et des ajustements de dose peuvent être nécessaires (voir rubrique 4.2).
5.3. Données de sécurité préclinique
*Composition des sphères de sucre : mélange contenant 80% de saccharose et 20% d'amidon de maïs soit 92,7 mg de saccharose et 23,2 mg d'amidon de maïs par gélule.
Enveloppe de la gélule : gélatine, dioxyde de titane (E171), érythrosine (E127), indigotine (E132), oxyde de fer jaune (E172).
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Boîte de 20 ou 60 gélules à libération prolongée sous plaquettes (PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
82 AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 324 007 0 6 : 20 gélules sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 324 008 7 4 : 60 gélules sous plaquettes (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Prescription initiale réservée aux spécialistes en cardiologie. Renouvellement non restreint.
Médicaments liés cités dans ce texte
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- CITALOPRAM ALMUS 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- ESCITALOPRAM ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- LEVOFLOXACINE ACCORD HEALTHCARE 500 mg, comprimé pelliculé sécable
- PRIMALAN 10 mg, comprimé sécable
- MIZOCLER 10 mg, comprimé pelliculé à libération modifiée
- IZILOX 400 mg, comprimé pelliculé
- ROVAMYCINE 1 500 000 UI, comprimé pelliculé
- BISOCE 1,25 mg, comprimé pelliculé
- CARVEDILOL ARROW 12,5 mg, comprimé pelliculé sécable
- LOPRESSOR 100 mg, comprimé pelliculé sécable
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