CEFTAZIDIME MYLAN 2 g, poudre pour solution injectable (IV)
CIS 62412936
Informations à jour au 17 février 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 17/02/2022
CEFTAZIDIME VIATRIS 2 g, poudre pour solution injectable (IV)
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Ceftazidime .............................................................................................................................. 2 g
sous forme de ceftazidime pentahydraté
Pour un flacon de poudre.
Excipient à effet notoire : Ce médicament contient 101 mg de sodium par flacon.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution injectable.
4.1. Indications thérapeutiques
· Pneumonie nosocomiale
· Infections broncho-pulmonaires dans la mucoviscidose
· Méningite bactérienne
· Otite moyenne suppurée chronique
· Otite externe maligne
· Infections urinaires compliquées
· Infections compliquées de la peau et des tissus mous
· Infections intra-abdominales compliquées
· Infections osseuses et articulaires
· Péritonite associée à la dialyse péritonéale chez les patients sous DPCA.
Traitement des patients présentant une bactériémie associée à lune des infections listées ci-dessus ou susceptible de lêtre.
La ceftazidime peut être utilisée dans la prise en charge des patients neutropéniques avec fièvre susceptible dêtre liée à une infection bactérienne.
La ceftazidime peut être utilisée en prophylaxie périopératoire des infections urinaires chez les patients subissant une résection transurétrale de la prostate (RTUP).
Le choix de la ceftazidime doit tenir compte de son spectre antibactérien, qui se limite principalement aux bactéries aérobies à Gram négatif (voir les rubriques 4.4 et 5.1).
La ceftazidime doit être co-administrée avec dautres agents antibactériens chaque fois que léventail possible des bactéries responsables ne relève pas de son spectre dactivité.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant lutilisation appropriée des antibactériens.
4.2. Posologie et mode d'administration
Tableau 1 : Adultes et enfants ≥ 40 kg
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Administration discontinue |
|
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Infection |
Dose à administrer |
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Infections broncho-pulmonaires dans la mucoviscidose |
100 à 150 mg/kg/jour toutes les 8h, avec un maximum de 9 g par jour1 |
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Neutropénie fébrile |
2 g toutes les 8 h |
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Pneumonie nosocomiale |
|
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Méningite bactérienne |
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Bactériémie* |
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Infections osseuses et articulaires |
1-2 g toutes les 8h |
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Infections compliquées de la peau et des tissus mous |
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Infections intra-abdominales compliquées |
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Péritonite associée à la dialyse péritonéale chez les patients sous DPCA |
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Infections urinaires compliquées |
1 -2 g toutes les 8 h ou 12 h |
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Prophylaxie péri-opératoire en cas de résection transurétrale de la prostate (TURP) |
1 g lors de linduction de lanesthésie et une seconde dose au retrait du cathéter |
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Otite moyenne suppurée chronique |
1 g à 2 g toutes les 8 h |
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Otite externe maligne |
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Perfusion continue |
|
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Infection |
Dose à administrer |
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Neutropénie fébrile |
Dose de charge de 2 g suivie dune perfusion continue de 4 à 6 g toutes les 24 h1 |
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Pneumonie nosocomiale |
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Infections broncho-pulmonaires dans la mucoviscidose |
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Méningite bactérienne |
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Bactériémie* |
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Infections osseuses et articulaires |
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Infections compliquées de la peau et des tissus mous |
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Infections intra-abdominales compliquées |
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Péritonite associée à la dialyse péritonéale chez les patients sous DPCA |
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1 On a utilisé 9 g/jour chez ladulte ayant une fonction rénale normale sans observer deffets indésirables. *Concomitante, ou suspectée être concomitante avec une infection listée dans la rubrique 4.1. |
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Tableau 2 : Enfants < 40 kg
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Très jeunes enfants et nourrissons > 2 mois et enfants < 40 kg |
Infection |
Dose usuelle |
|
Administration discontinue |
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Infections urinaires compliquées |
100-150 mg/kg/jour répartis en 3 doses, sans dépasser la dose de 6g/j |
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Otite moyenne suppurée chronique |
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Otite externe maligne |
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Enfants neutropéniques |
150 mg/kg/jour répartis en 3 doses, sans dépasser la dose de 6 g/jour |
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Infections broncho-pulmonaires dans à la mucoviscidose |
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Méningite bactérienne |
|
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Bactériémie* |
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Infections osseuses et articulaires |
100-150 mg/kg/jour répartis en 3 doses, sans dépasser la dose de 6g/j |
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Infections compliquées de la peau et des tissus mous |
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Infections intra-abdominales compliquées |
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Péritonite associée à la dialyse péritonéale chez les patients sous DPCA |
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Perfusion continue |
||
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Neutropénie fébrile |
Dose de charge de 60-100 mg/kg suivie dune perfusion continue de 100-200 mg/kg/jour, avec un maximum de 6g/j |
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Pneumonie nosocomiale |
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Infections broncho-pulmonaires dans à la mucoviscidose |
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Méningite bactérienne |
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Bactériémie* |
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Infections osseuses et articulaires |
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Infections compliquées de la peau et des tissus mous |
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|
Infections intra-abdominales compliquées |
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Péritonite associée à la dialyse péritonéale chez les patients sous DPCA |
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Nouveau-nés et nourrissons ≤ 2 mois |
Infection |
Dose usuelle |
|
Administration discontinue |
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Majorité des infections |
25-60 mg/kg/jour répartis en 2 doses1 |
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1 Chez les nouveau-nés et nourrissons ≤ 2 mois, la demi-vie sérique de la ceftazidime peut être 3 à 4 fois plus longue que celle de ladulte. * Concomitante, ou suspectée être concomitante avec une infection listée dans la rubrique 4.1. |
||
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de Ceftazidime administré en perfusion continue chez les nouveau-nés et les nourrissons ≤ 2 mois nont pas été établies
Sujets âgés
En raison de la diminution de la clairance de la ceftazidime chez les sujets âgés, la dose quotidienne ne doit normalement pas dépasser 3 g chez les patients au-dessus de 80 ans.
Insuffisance hépatique
Les données disponibles nindiquent pas la nécessité dajuster la dose en cas dinsuffisance hépatique légère à modérée. Il ny a pas de donnée issue détudes cliniques chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir également rubrique 5.2). Une surveillance clinique étroite de la tolérance et de lefficacité est conseillée.
Insuffisance rénale
La ceftazidime est excrétée de manière inchangée par les reins. Par conséquent, la posologie doit être réduite chez les insuffisants rénaux (voir également rubrique 4.4.).
Une dose de charge initiale de 1 g doit être administrée. Les doses dentretien doivent se baser sur la clairance de la créatinine :
Tableau 3 : Doses dentretien de Ceftazidime recommandées en cas dinsuffisance rénale perfusion discontinue
Adultes et enfants ≥ 40 kg
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Clairance de la créatinine (ml/min) |
Créatininémie approx μmol/l (mg/dl) |
Dose unitaire recommandée de ceftazidime (g) |
Fréquence dadministration (heures) |
|
50-31 |
150-200 (1,7-2,3) |
1 |
12 |
|
30-16 |
200-350 (2,3-4,0) |
1 |
24 |
|
15-6 |
350-500 (4,0-5,6) |
0,5 |
24 |
|
<5 |
>500 (>5,6) |
0,5 |
48 |
Pour les patients souffrant dinfections sévères, la dose unitaire doit être augmentée de 50 %, ou la fréquence dadministration doit être augmentée.
Chez lenfant, la clairance de la créatinine doit être ajustée en fonction de la surface corporelle ou de la masse maigre.
Enfants < 40 kg
|
Clairance de la créatinine (ml/min)** |
Créatininémie approx. * μmol/l (mg/dl) |
Dose individuelle recommandée (en mg/kg de poids corporel) |
Fréquence dadministration (heures) |
|
50-31 |
150-200 (1,7-2,3) |
25 |
12 |
|
30-16 |
200-350 (2,3-4,0) |
25 |
24 |
|
15-6 |
350-500 (4,0-5,6) |
12,5 |
24 |
|
<5 |
>500 (>5,6) |
12,5 |
48 |
|
* Les valeurs de créatininémie sont des valeurs indicatives susceptibles de ne pas indiquer exactement le même degré de réduction pour tous les patients insuffisants rénaux. ** Estimée sur la base de la surface corporelle, ou mesurée. |
|||
Une surveillance clinique étroite de la tolérance et de lefficacité est conseillée.
Table 4 : Doses dentretien de Ceftazidime recommandées en cas dinsuffisance rénale perfusion continue
Adultes et enfants ≥ 40 kg
|
Clairance de la créatinine (ml/min) |
Créatininémie approx. μmoles/l (mg/dl) |
Fréquence dadministration (heures) |
|
50-31 |
150-200 (1,7-2,3) |
Dose de charge de 2 g suivie par 1 à 3 g /24heures |
|
30-16 |
200-350 (2,3-4,0) |
Dose de charge de 2 g suivie par 1 g/24heures |
|
≤15 |
>350 (>4,0) |
Non évaluée |
Une attention particulière doit être apportée dans le choix de la dose. Une surveillance clinique étroite de la tolérance et de lefficacité est conseillée.
Enfants < 40 kg
La sécurité et lefficacité de Ceftazidime administré en perfusion continue chez les enfants insuffisants rénaux pesant moins de 40 kg nont pas été établies. Une surveillance clinique étroite de la tolérance et de lefficacité est conseillée.
En cas de perfusion continue chez un enfant ayant une insuffisance rénale, la clairance de la créatinine doit être ajustée par rapport à la surface corporelle ou à la masse maigre.
Hémodialyse
La demi-vie sérique pendant lhémodialyse est de 3 à 5 h.
Après chaque séance dhémodialyse, la dose dentretien de ceftazidime recommandée dans le tableau ci-dessous doit être renouvelée.
Dialyse péritonéale
On peut utiliser la ceftazidime en dialyse péritonéale et en dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA).
Outre lutilisation par voie intraveineuse, la ceftazidime peut être incorporée au liquide de dialyse (habituellement 125-250 mg pour 2 litres de solution de dialyse).
Chez les patients insuffisants rénaux sous hémodialyse artério-veineuse continue ou sous hémofiltration avec membranes à haute perméabilité : 1 g/jour soit en dose unique, soit en doses fractionnées. Chez les patients sous hémofiltration avec membranes à basse perméabilité en unité de soins intensifs, suivre la dose recommandée en cas d'insuffisance rénale.
Chez les patients sous hémofiltration veino-veineuse et sous hémodialyse veino-veineuse, suivre les recommandations posologiques indiquées dans les tableaux ci-dessous.
Tableau 5 : Doses recommandées pour hémofiltration veino-veineuse continue
|
Fonction rénale résiduelle (clairance de la créatinine en ml/min) |
Dose dentretien (mg) pour un débit dultrafiltration (ml/min) de 1: |
|||
|
5 |
16,7 |
33,3 |
50 |
|
|
0 |
250 |
250 |
500 |
500 |
|
5 |
250 |
250 |
500 |
500 |
|
10 |
250 |
500 |
500 |
750 |
|
15 |
250 |
500 |
500 |
750 |
|
20 |
500 |
500 |
500 |
750 |
|
1 Dose dentretien à administrer toutes les 12 h. |
||||
Tableau 6 : Doses recommandées pour hémodialyse veino-veineuse continue
|
Fonction rénale résiduelle (clairance de la créatinine en ml/min) |
Dose dentretien (mg) pour un débit du dialysat de 1: |
|||||
|
1,0 litre/h |
2,0 litres/h |
|||||
|
Débit dultrafiltration (litres/h) |
Débit dultrafiltration (litres/h) |
|||||
|
0,5 |
1,0 |
2,0 |
0,5 |
1,0 |
2,0 |
|
|
0 |
500 |
500 |
500 |
500 |
500 |
750 |
|
5 |
500 |
500 |
750 |
500 |
500 |
750 |
|
10 |
500 |
500 |
750 |
500 |
750 |
1000 |
|
15 |
500 |
750 |
750 |
750 |
750 |
1000 |
|
20 |
750 |
750 |
1000 |
750 |
750 |
1000 |
|
1 Dose dentretien à administrer toutes les 12 h. |
||||||
Mode dadministration
Ceftazidime doit être administré par injection IV ou perfusion, ou par injection IM profonde. Les sites dinjection IM recommandés sont le quadrant externe supérieur du grand fessier ou la face latérale de la cuisse. Les solutions de Ceftazidime peuvent être administrées directement dans la veine ou introduites dans la tubulure dun set de perfusion si le patient reçoit des solutions par voie parentérale.
La voie dadministration standard recommandée est la voie intra-veineuse (injection discontinue ou perfusion intra-veineuse continue). Ladministration intra-musculaire doit uniquement être envisagée lorsque la voie intra-veineuse nest pas possible ou est moins appropriée pour le patient.
La dose dépend de la gravité, de la sensibilité, du site et du type dinfection ainsi que de lâge et de la fonction rénale du patient.
Hypersensibilité à la ceftazidime, à toute autre céphalosporine ou à l'un des excipients.
Antécédents d'hypersensibilité grave (par exemple, réaction anaphylactique) à tout autre type de produit antibactérien de la famille des bêta-lactamines (pénicillines, monobactames et carbapénèmes).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Comme pour tous les produits antibactériens de la famille des bêta-lactamines, des réactions dhypersensibilité graves et parfois fatales ont été signalées. En cas de réactions sévères dhypersensibilité, le traitement par ceftazidime doit être immédiatement arrêté et des mesures adéquates doivent être initiées.
Avant linitiation du traitement, il faut établir si le patient présente des antécédents dhypersensibilité grave à la ceftazidime, à dautres céphalosporines ou à tout autre type de bêta-lactamine. Il convient dêtre prudent si la ceftazidime est administrée à des patients présentant des antécédents d'hypersensibilité non grave à d'autres produits de la famille des bêta-lactamines.
La ceftazidime a un spectre dactivité anti-bactérien limité. Il nest pas approprié de lutiliser seule, elle nest pas appropriée pour le traitement de certains types dinfections à moins que lagent pathogène soit déjà documenté et connu pour y être sensible ou sil y a une forte suspicion que lagent pathogène le plus probable puisse être traité par ceftazidime. Ceci sapplique particulièrement pour le traitement des patients ayant une bactériémie et pour le traitement de méningites bactériennes, dinfections de la peau et des tissus mous et dinfections osseuses et articulaires. De plus, la ceftazidime est sensible à lhydrolyse par plusieurs béta lactamases à spectre élargi (BLSEs). De ce fait, linformation sur la prévalence dorganismes produisant des BLSEs doit être prise en considération lors du choix dun traitement par ceftazidime.
Des cas de colite liée à ladministration dun produit antibactérien et de colite pseudo-membraneuse ont été signalés avec presque tous les produits antibactériens, y compris la ceftazidime, avec une gravité allant de légère à menaçant le pronostic vital. Par conséquent, il est important de prendre en compte ce diagnostic chez les patients qui présentent des diarrhées pendant ou après l'administration de ceftazidime (voir rubrique 4.8).
Larrêt du traitement par la ceftazidime et ladministration dun traitement spécifique contre Clostridium difficile doivent être envisagés. Toute administration d'inhibiteurs du péristaltisme est à proscrire.
Tout traitement concomitant avec des céphalosporines et des médicaments néphrotoxiques à haute dose, par exemple les aminosides ou les diurétiques puissants (par exemple, le furosémide) peut dégrader la fonction rénale.
La ceftazidime est éliminée par voie rénale : cest pourquoi il convient de réduire la dose en fonction du degré dinsuffisance rénale. La sécurité et lefficacité du traitement doivent être étroitement surveillées chez les patients ayant une insuffisance rénale. Des séquelles neurologiques ont été occasionnellement signalées dans les cas où la dose n'a pas été réduite chez les insuffisants rénaux (voir les rubriques 4.2, et 4.8).
Lutilisation prolongée de ce médicament peut entraîner une prolifération dorganismes non sensibles (par exemple, entérocoques et champignons) pouvant nécessiter un arrêt du traitement ou bien la prise dautres mesures appropriées. Une évaluation répétée de létat de santé du patient est indispensable.
La ceftazidime ninterfère pas avec les tests enzymatiques de mesure de la glycosurie mais une légère interférence (faux positifs) peut survenir avec les réactifs contenant du cuivre (solutions de Benedict ou de Fehling, Clinitest).
La ceftazidime ninterfère pas avec la réaction de coloration au picrate alcalin pour mesurer le taux de créatinine.
Une positivation du test de Coombs sobserve chez environ 5 % des patients et peut interférer avec les tests de compatibilités sanguines.
Informations importantes concernant lun des composants de CEFTAZIDIME VIATRIS :
CEFTAZIDIME VIATRIS 2 g, poudre pour solution injectable (IV) contient du sodium.
Ce médicament contient 101 mg de sodium par flacon, ce qui équivaut à 5.05% de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte.
Ces données doivent être prises en compte chez les patients suivant un régime hyposodé.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Des études dinteraction ont été menées uniquement avec le probénécide et le furosémide.
Lutilisation concomitante de médicaments néphrotoxiques à haute dose peut altérer la fonction rénale (voir rubrique 4.4).
Un antagonisme entre le chloramphénicol et la ceftazidime et dautres céphalosporines a été observé in vitro. La pertinence clinique de cette observation reste inconnue mais si une administration concomitante de ceftazidime et de chloramphénicol est envisagée, cette possibilité d'antagonisme doit être prise en compte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il existe des données limitées sur lutilisation de la ceftazidime chez la femme enceinte. Les études effectuées chez lanimal nont pas mis en évidence deffets délétères directs ou indirects sur la reproduction, sur le développement de lembryon ou du foetus, sur la mise bas ou sur le développement postnatal (voir rubrique 5.3).
CEFTAZIDIME VIATRIS ne doit être prescrit aux femmes enceintes que si le bénéfice est supérieur au risque.
La ceftazidime est faiblement excrétée dans le lait maternel, mais aux doses thérapeutiques de ceftazidime, aucun effet chez les nouveau-nés/nourrissons allaités nest attendu. La ceftazidime peut donc être utilisée pendant lallaitement.
Fertilité
Aucune donnée nest disponible.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables les plus fréquents sont : éosinophilie, thrombocytose, phlébite ou thrombophlébite avec ladministration intra-veineuse, diarrhée, augmentation transitoire des enzymes hépatiques, éruption maculo-papuleuse ou urticarienne, douleur et/ou inflammation après linjection intra-musculaire, et test de Coombs positif.
Les données issues détudes cliniques soutenues ou non par un promoteur ont été utilisées pour déterminer la fréquence des effets indésirables fréquents et peu fréquents. Les fréquences imputées à tous les autres effets indésirables ont été principalement déterminées en utilisant les données de pharmacovigilance (post-commercialisation) et se réfèrent à un taux de notification plutôt qu'à une fréquence réelle. Dans chaque groupe de fréquences, les effets indésirables sont présentés dans un ordre de gravité décroissant. La convention suivante a été appliquée pour la classification des fréquences :
Très fréquents (≥ 1/10)
Fréquents (≥ 1/100 à <1/10)
Peu fréquents (≥ 1/1000 à <1/100)
Rares (≥ 1/10 000 à <1/1000)
Très rares (<1/10 000)
Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
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Classes de système dorganes |
Fréquent |
Peu fréquent |
Très rares |
Non connus |
|
Infections et infestations |
|
Candidose (y compris vaginite et muguet buccal) |
|
|
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
HyperéosinophilieThrombocytose |
Neutropénie Leucopénie Thrombopénie |
|
Agranulocytose Anémie hémolytique Lymphocytose |
|
Affections du système immunitaire |
|
|
|
Anaphylaxie (y compris bronchospasme et/ou hypotension) (voir rubrique 4.4) |
|
Affections du système nerveux |
|
Céphalées Vertiges |
|
Séquelles neurologiques1 Paresthésies |
|
Affections vasculaires |
Phlébite ou thrombophlébite liée à ladministration IV |
|
|
|
|
Affections gastro-intestinales |
Diarrhées |
Diarrhées et colites2 liées à un produit antibactérien (voir rubrique 4.4) Douleurs abdominales Nausées Vomissement |
|
Dysgueusie |
|
Affections hépatobiliaires |
Augmentations transitoires dune ou plusieurs enzymes hépatiques3 |
|
|
Ictère |
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Eruption maculo-papuleuse ou urticarienne |
Prurit |
|
Syndrome de Lyell (nécrose toxique épidermique) Syndrome de Stevens-Johnson Erythème polymorphe Angioedème Syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (Syndrome DRESS)5 |
|
Affections du rein et des voies urinaires |
|
Augmentations transitoires de lurée plasmatique, azote uréique sanguin, et/ou de la créatininémie |
Néphrite interstitielle Insuffisance rénale aiguë |
|
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Douleur et/ou inflammation après injection IM |
Fièvre |
|
|
|
Investigations |
Test de Coombs positif4 |
|
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1 Des séquelles neurologiques ont été rapportées comprenant des tremblements, des myoclonies, des convulsions, encéphalopathie et coma chez les patients insuffisants rénaux pour lesquels la dose de CEFTAZIDIME VIATRIS na pas été réduite de façon appropriée.
2 Les diarrhées et colites peuvent être liées à Clostridium difficile et peuvent se manifester sous forme de colite pseudo-membraneuse.
3 ALAT (SGPT), ASAT (SGOT), LDH, GGT, phosphatases alcalines.
4 Une positivation du test de Coombs sobserve chez environ 5 % des patients et peut interférer avec les tests de compatibilités sanguines.
5 De rares cas de syndrome DRESS ont été rapportés avec la Ceftazidime.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Un surdosage peut entraîner des séquelles neurologiques, à savoir une encéphalopathie, des convulsions et un coma.
Des symptômes de surdosage peuvent se manifester si la dose nest pas réduite de façon appropriée chez les patients insuffisants rénaux (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Les taux sériques de ceftazidime peuvent être réduits par hémodialyse ou dialyse péritonéale.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
La ceftazidime inhibe la synthèse de la paroi bactérienne consécutive à sa fixation aux protéines de liaison aux pénicillines (PLP). Cela entraîne linterruption de la biosynthèse de la paroi cellulaire (peptidoglycanes) de la bactérie, ce qui provoque la lyse et la mort de celle-ci.
Relation Pharmacocinétique (PK) / Pharmacodynamie (PD)
Dans le cas des céphalosporines, il a été démontré que le principal indice PK/PD en corrélation avec lefficacité in vivo est le pourcentage de lintervalle dadministration où la concentration libre reste supérieure à la concentration minimale inhibitrice (CMI) de la ceftazidime pour les espèces individuelles ciblées (à savoir, % T > CMI).
Mécanisme de résistance
La résistance bactérienne à la ceftazidime peut être due à un ou plusieurs des mécanismes suivants :
· une hydrolyse par des bêta-lactamases. La ceftazidime peut être efficacement hydrolysée par des bêta-lactamases à spectre élargi (BLSE) qui comprennent les BLSE de la famille des SHV et les enzymes AmpC pouvant être induites ou subir une dérépression stable chez certaines espèces bactériennes aérobies à Gram négatif
· une affinité réduite des protéines de liaison aux pénicillines pour la ceftazidime
· une imperméabilité de la membrane externe limitant laccès de la ceftazidime aux protéines de liaison aux pénicillines dans les organismes à Gram négatif.
· les pompes defflux bactériennes
Concentrations critiques
Valeurs critiques des concentrations minimales inhibitrices (CMI) établies par lEuropean Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing (EUCAST) :
|
Organisme |
Valeurs critiques (mg/l) |
||
|
|
S |
I |
R |
|
Entérobactéries |
≤ 1 |
2-4 |
> 4 |
|
Pseudomonas aeruginosa |
≤ 81 |
- |
> 8 |
|
Valeurs critiques non reliées à une espèce2 |
≤4 |
8 |
>8 |
S=sensible, I= intermédiaire, R=résistant.
1 Les valeurs critiques se rapportent à un traitement à haute dose (2g x 3).
2 Les valeurs critiques non reliées à une espèce ont principalement été déterminées sur la base de données PK/PD et sont indépendantes des distributions de CMI despèces spécifiques. Elles sont à considérer uniquement pour les espèces non mentionnées dans le tableau et les notes de bas de pages.
Sensibilité microbiologique
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer dinformation sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement dinfections sévères. Si nécessaire, il est souhaitable dobtenir un avis spécialisé principalement lorsque lintérêt du médicament dans certaines infections peut être mis en cause du fait du niveau de prévalence de la résistance locale.
|
ESPECES HABITUELLEMENT SENSIBLES |
|
Aérobies à Gram positif : |
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Streptococcus pyogenes |
|
Streptococcus agalactiae |
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Aérobies à Gram négatif : |
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Citrobacter koseri |
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Escherichia coli |
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Haemophilus influenzae |
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Moraxella catarrhalis |
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Neisseria meningitidis |
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Proteus mirabilis |
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Proteus spp. (autre) |
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Providencia spp. |
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ESPECES INCONSTAMMENT SENSIBLES (résistance acquise ≥ 10%) |
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Aérobies à Gram négatif : |
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Acinetobacter baumannii£+ |
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Burkholderia cepacia |
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Citrobacter freundii. |
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Enterobacter aerogenes |
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Enterobacter cloacae |
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Klebsiella pneumoniae |
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Klebsiella spp. (autre) |
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Pseudomonas aeruginosa |
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Serratia spp. |
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Morganella morganii |
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Aérobies à Gram positif : |
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Staphylococcus aureus£ |
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Streptococcus pneumoniae££ |
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Anaérobies à Gram positif : |
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Clostridium perfringens |
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Peptococcus spp. |
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Peptostreptococcus spp. |
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Anaérobies à Gram négatif : |
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Fusobacterium spp. |
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ESPECES NATURELLEMENT SENSIBLES |
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Aérobies à Gram positif |
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Enterocoques, y compris Enterococcus faecalis et Enterococcus faecium |
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Listeria spp. |
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Anaérobies à Gram positif : |
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Clostridium difficile |
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Anaérobies à Gram négatif : |
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Bacteroides spp. (de nombreuses souches de Bacteroides fragilis sont résistantes). |
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Autres : |
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Chlamydia spp. |
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Mycoplasma spp. |
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Legionella spp. |
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£Les staphylocoques dorés méticilline-sensibles sont considérés comme présentant une faible sensibilité à la ceftazidime. Tous les staphylocoques dorés méticilline-résistants sont résistants à la ceftazidime. ££Une sensibilité réduite à la ceftazidime est au moins attendue lorsque les pneumocoques présentant une sensibilité intermédiaire ou une résistance à la pénicilline. +Des niveaux de résistance élevés ont été observés dans plus dun endroit/pays/régions en Europe. |
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration de 500 mg et de 1 g de ceftazidime par voie IM, on atteint rapidement des pics de concentrations plasmatiques de 18 et 37 mg/l, respectivement. Cinq minutes après injection IV en bolus de 500 mg, 1 g ou 2 g, on a atteint des taux plasmatiques de 46, 87 et 170 mg/l, respectivement. La cinétique de la ceftazidime est linéaire dans lintervalle de dose unique de 0.5 à 2 g après administration intramusculaire ou intra-veineuse.
Distribution
Le taux de liaison aux protéines sériques de la ceftazidime est faible à environ 10 %. Des concentrations supérieures à la CMI pour les germes pathogènes courants peuvent être atteintes dans des tissus tels que los, le myocarde, la bile, les sécrétions bronchiques, lhumeur aqueuse, les liquides synovial, pleural et péritonéal. La ceftazidime franchit directement et facilement le placenta et passe aussi dans le lait maternel. La pénétration de la barrière hémato-encéphalique intacte est faible, ce qui fait que lon observe de faibles taux de ceftazidime dans le LCR en labsence dinflammation. Toutefois, on atteint des concentrations de 4 à 20 mg/l voire supérieures dans le LCR en cas de méningite.
Biotransformation
La ceftazidime nest pas métabolisée.
Élimination
Après une administration par voie parentérale, les taux plasmatiques diminuent avec une demi-vie délimination denviron 2 heures. La ceftazidime est entièrement excrétée dans les urines par filtration glomérulaire et environ 80 à 90 % de la dose est retrouvée dans les urines dans les 24 heures. Moins de 1 % de la ceftazidime est excrété par voie biliaire.
Populations particulières
Insuffisants rénaux
Lélimination de la ceftazidime est diminuée chez les patients insuffisants rénaux et la dose doit donc être réduite (voir rubrique 4.2).
Insuffisants hépatiques
La présence dune insuffisance hépatique légère à modérée na aucun effet sur la pharmacocinétique de la ceftazidime chez les patients ayant reçu 2 g de ce médicament par voie IV toutes les 8 heures pendant 5 jours, à condition que la fonction rénale nait pas été altérée (voir rubrique 4.2).
Sujets âgés
La clairance réduite observée chez les patients âgés était principalement due à la diminution de la clairance rénale de la ceftazidime liée à lâge. La demi-vie délimination moyenne allait de 3,5 à 4 heures après administration dune dose unique ou administration répétée de 2 g/jour en IV bolus chez des patients âgés de 80 ans ou plus.
Population pédiatrique
La demi-vie de la ceftazidime est allongée de 4,5 à 7,5 heures chez les prématurés et les nouveau-nés après administration de doses comprises entre 25 et 30 mg/kg. Toutefois, à l'âge de 2 mois, la demi-vie présente les mêmes valeurs que celle d'un adulte.
5.3. Données de sécurité préclinique
En administration discontinue :
Le mélange à une solution bicarbonatée nest pas recommandé (diminution dactivité).
La ceftazidime et la vancomycine, de même que la ceftazidime et les aminosides, ne doivent pas être mélangés dans la même seringue ou dans la même poche à perfusion.
En administration continue, il a été montré une instabilité intratubulaire de la ceftazidime en présence de :
· ganciclovir.
De plus, tout médicament dont la solution à perfuser présente un caractère basique marqué (pH>9) est susceptible daltérer la ceftazidime. Il ne doit donc pas être administré conjointement.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Avant reconstitution : A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.
Après reconstitution : le produit doit être utilisé immédiatement.
Toutefois, la stabilité physico-chimique de la solution reconstituée a été démontrée pendant 8 heures à une température ne dépassant pas +25°C et 24 heures à une température comprise entre +2°C et +8°C.
Dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après reconstitution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de lutilisateur
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Poudre en flacon (verre incolore de type II ou type III) fermé par un bouchon (halobutyle) muni dune capsule (Aluminium). Boîte de 1, 5 ou 10 flacon(s).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Instructions concernant la reconstitution
Voir tableau ci-dessous pour connaître les volumes daddition et les concentrations des solutions (ce qui peut être utile lorsque des doses fractionnées sont nécessaires).
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Taille du flacon |
Quantité de solvant à ajouter (ml) |
Concentration approx. (mg/ml) |
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250 mg poudre pour solution injectable |
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250 mg |
Intramusculaire |
1,0 ml |
210 |
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Bolus intraveineux |
2,5 ml |
90 |
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500 mg poudre pour solution injectable |
|||
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500 mg |
Intramusculaire |
1,5 ml |
260 |
|
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Bolus intraveineux |
5 ml |
90 |
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1 g poudre pour solution injectable ou pour solution pour perfusion |
|||
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1 g |
Intramusculaire |
3 ml |
260 |
|
|
Bolus intraveineux |
10 ml |
90 |
|
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Perfusion intraveineuse |
50 ml* |
20 |
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2 g poudre pour solution injectable ou pour solution pour perfusion |
|||
|
2 g |
Bolus intraveineux |
10 ml |
170 |
|
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Perfusion intraveineuse |
50 ml* |
40 |
* Remarque : laddition doit se faire en deux fois
Les solutions présentent une couleur jaune clair à ambrée selon leur concentration, le solvant employé et leurs conditions de conservation. Ces changements de couleur ne diminuent pas lefficacité du produit dans le cadre des recommandations énoncées.
Reconstitution
Tous les flacons sont sous vide partiel.
Lors de la dissolution de la poudre, un dégagement gazeux se produit.
Pour une bonne utilisation, il est conseillé dadopter la technique de reconstitution suivante :
1. Enfoncer laiguille de la seringue dans le bouchon du flacon et injecter le volume de solvant recommandé. Le vide peut faciliter l'entrée du solvant. Laisser l'aiguille et la seringue en position jusqu'à ressentir une remontée du piston.
2. Retirer laiguille du bouchon.
3. Bien secouer pour dissoudre jusquà obtention dune solution limpide (1 à 2 minutes).
4. Renverser le flacon. Sassurer que le piston de la seringue est à bout de course puis insérer laiguille à travers le bouchon du flacon.
5. Vérifier que laiguille plonge dans la solution et non dans lespace vide. Aspirer le volume total de la solution dans la seringue suivant le schéma classique en maintenant le piston. La pression dans le flacon doit aider au prélèvement.
6. La solution aspirée peut contenir de petites bulles de dioxyde de carbone, ne pas en tenir compte.
En cas d'utilisation d'un set de transfert, la reconstitution doit se faire avec des poches de perfusion de 50 ml pour 1 g de ceftazidime afin de permettre le dégagement gazeux.
Pour une bonne utilisation, il est conseillé d'adopter la technique de reconstitution suivante :
1 Aseptiser le bouchon après avoir retiré lopercule en matière plastique
2 Positionner et emboîter le dispositif de transfert sur le flacon de poudre de façon aseptique.
3 Adapter l'ensemble (dispositif de transfert + flacon) sur le site d'injection de la poche.
4 Presser la poche 2 à 3 fois pour faire passer la solution dans le flacon, sans dépasser en volume la moitié de celui-ci. Agiter le flacon pour dissoudre complètement la poudre. Lors de la dissolution de la poudre, un dégagement gazeux se produit.
5 Retourner lensemble poche + flacon, et presser à nouveau la poche pour faire passer de l'air dans le flacon puis relâcher la pression de façon à faire passer le produit solubilisé dans la poche.
6 Répéter éventuellement la précédente opération pour que l'ensemble du produit solubilisé dans le flacon se retrouve dans la poche.
7 Vérifier la bonne dissolution de la poudre et l'étanchéité de la poche.
8 Relier l'ensemble (flacon + dispositif + poche) à la tubulure via le site prévu à cet effet.
Ce médicament est compatible avec les solutions pour administration intraveineuse suivantes :
· chlorure de sodium à 0,9 %
· solution glucosée à 5 %
· solution glucosée à 10 %
· solution de chlorure de sodium à 0,9 % + solution glucosée à 5 %
· solution de Ringer
· solution de Ringer lactate
· solution de dialyse intrapéritonéale (lactate) 1,36 %.
Aucune incompatibilité na été mise en évidence avec les molécules et les solutions suivantes :
· fluoroquinolones (ciprofloxacine, ofloxacine)
· amphotéricine B
· foscarnet
· émulsions lipidiques
· solution glucosée à 30 %
· solution dacides aminés
· chlorure de potassium, chlorure de calcium
· gluconate de calcium.
En administration continue, lors de lassociation avec les cures de chimiothérapie anticancéreuse, utiliser une voie dadministration différente de celle utilisée pour la ceftazidime ou utiliser un cathéter multi-lumières, en raison du risque de formation de composés insolubles.
A des concentrations comprises entre 0,05 mg/ml et 0,25 mg/ml, la ceftazidime est compatible avec le liquide de dialyse intrapéritonéale (lactate).
Le contenu d'un flacon de 500 mg de ceftazidime pour solution injectable reconstitués avec 1,5 ml deau pour préparation injectable peut être ajouté à du métronidazole (500 mg dans 100 ml) ; les deux produits conservant leur efficacité.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
1 RUE DE TURIN
69007 LYON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· CIP 381 833-3 ou 34009 381 833 3 7 : poudre en flacon (verre). Boîte de 1.
· CIP 571 413-5 ou 34009 571 413 5 6 : poudre en flacon (verre). Boîte de 5.
· CIP 571 414-1 ou 34009 571 414 1 7 : poudre en flacon (verre). Boîte de 10.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
A compléter ultérieurement par le titulaire
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
A compléter ultérieurement par le titulaire
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière.
Médicaments liés cités dans ce texte
- CEFTAZIDIME ARROW 1 g, poudre pour solution injectable (IM,IV)
- FUROSEMIDE ACCORD 20 mg/2 ml, solution injectable
- VANCOMYCINE HIKMA 1 g, poudre pour solution à diluer pour perfusion
- ACICLOVIR AGEPHA 30 mg/g, pommade ophtalmique
- CYMEVAN 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion
- CIFLOX 200 mg/100 mL, solution pour perfusion (IV)
- EXOCINE 0,3 POUR CENT, collyre
- BEAGYNE 150 mg, gélule
- FLAGYL 0,5 POUR CENT, solution injectable pour perfusion en poche
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