DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde)
CIS 62429736
Informations à jour au 20 novembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 20/11/2020
DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde)
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour 3 ml de suspension injectable.
Excipients à effet notoire : parahydroxybenzoate de méthyle (E 218), parahydroxybenzoate de propyle (E 216).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Etant donné que la perte de la densité minérale osseuse (DMO) peut se produire chez des femmes de tout âge sous acétate de médroxyprogestérone à long terme (voir rubrique 4.4), une évaluation bénéfice/risque prenant également en compte la diminution de la DMO qui se produit lors de la grossesse et/ou la lactation devra être considérée.
4.2. Posologie et mode d'administration
Une injection de 3 ml de suspension, soit 150 mg dacétate de médroxyprogestérone, permet une couverture contraceptive de 12 semaines.
Première injection :
La première injection doit être effectuée durant les 5 premiers jours suivant le début des règles.
En post-partum ou post-abortum, il convient dobserver un délai dau moins 7 jours après lévacuation de la cavité utérine et de sassurer de labsence de toute anomalie clinique.
Deuxième injection et injections suivantes :
Si le délai entre les injections dépasse 12 semaines, toute grossesse doit être exclue avant dadministrer linjection suivante par voie intramusculaire.
Population pédiatrique :
Lacétate de médroxyprogestérone par voie intramusculaire (IM) nest pas indiqué avant la ménarche (voir rubrique 4.1).
Les données chez les adolescentes (de 12 à 18 ans) sont disponibles pour ladministration dacétate de médroxyprogestérone par voie IM (voir rubrique 4.4 et rubrique 5.1). En dehors des préoccupations concernant la diminution de la DMO, la sécurité et lefficacité de DEPO PROVERA devrait être la même pour les adolescentes après la ménarche et pour les femmes adultes.
Insuffisance hépatique :
Aucune étude clinique na évalué limpact dune atteinte hépatique sur la pharmacocinétique de lacétate de médroxyprogestérone. Cependant, lacétate de médroxyprogestérone qui est quasi-exclusivement éliminé par métabolisme hépatique, serait faiblement métabolisé chez les patientes atteintes dinsuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3).
Insuffisance rénale :
Aucune étude clinique na évalué limpact dune atteinte rénale sur la pharmacocinétique de lacétate de médroxyprogestérone. Cependant, lacétate de médroxyprogestérone étant quasi-exclusivement éliminé par métabolisme hépatique, aucun ajustement posologique ne devrait être nécessaire chez les patientes atteintes dinsuffisance rénale.
Mode dadministration
Ce médicament doit être administré par voie intramusculaire profonde au niveau des muscles fessier ou deltoïde.
Pour assurer une résorption régulière du produit, il est absolument nécessaire d'injecter au-delà du pannicule adipeux, dans les masses musculaires.
Ne pas administrer par voie intraveineuse.
Bien agiter le flacon avant l'emploi. Une asepsie rigoureuse doit être observée.
· Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
· Anomalie des tests hépatiques, atteintes hépatiques ;
· Accidents ou antécédents d'accidents thromboemboliques veineux (phlébite, embolie pulmonaire) ;
· Accidents ou antécédents thromboemboliques artériels (en particulier infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) ;
· Hémorragies génitales non diagnostiquées ;
· Cancer du sein et de l'endomètre ;
· Obésité ;
· Diabète, en raison d'une diminution de la tolérance au glucose ;
· Hypertension artérielle ;
· Fibrome utérin ;
· Association avec le millepertuis (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
· Avant d'administrer DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde), il est indispensable d'effectuer un bilan clinique et gynécologique complet.
· La possibilité d'une grossesse doit être éliminée avant la première injection.
· Lors de l'utilisation de cette méthode contraceptive dans le post-partum ou le post-abortum, il convient d'observer un délai d'au moins 7 jours après l'évacuation de la cavité utérine et de s'assurer de l'absence de toute anomalie clinique.
· Ne pas administrer le produit en cas de : augmentation de la tension artérielle, modification des tests hépatiques, modification de la glycémie, survenue d'une obésité.
· Ne pas réadministrer le produit tant que des examens complémentaires n'ont pas été effectués en cas de : perte de vision soudaine complète ou partielle, apparition soudaine d'exophtalmie, diplopie, ou migraines. Si l'examen révèle un dème papillaire ou des lésions vasculaires rétiniennes, DEPO PROVERA ne doit pas être réadministré.
· Aucun lien de causalité entre lacétate de médroxyprogestérone injectable utilisé en contraception et la survenue dévènements thromboemboliques veineux ou artériels na été établi. L'acétate de médroxyprogestérone est contre-indiqué chez toute patiente présentant des antécédents de thromboembolies veineuse ou artérielle et le traitement doit être interrompu en cas de survenue d'un accident thromboembolique veineux ou artériel.
· Il convient de prendre en compte le fait que ce produit peut dans certains cas provoquer une rétention hydrique (voir rubrique 4.8).
· Une prise de poids a été rapportée chez certaines patientes (voir rubrique 4.8).
· Le retour de la fertilité peut être différé de trois à douze mois après la fin théorique de l'activité du produit.
· Chez la plupart des femmes utilisant l'acétate de médroxyprogestérone injectable, une perturbation du cycle menstruel peut survenir (spottings ou saignements irréguliers ou imprévisibles, plus rarement saignements abondants ou continus), ces phénomènes s'atténuent dans les cas d'une utilisation prolongée, et évoluent parfois vers une aménorrhée (voir rubrique 4.8).
· Certains marqueurs biologiques de l'activité endocrinienne peuvent être diminués lors de l'administration d'acétate de médroxyprogestérone : stéroïdes plasmatiques et urinaires, gonadotrophines plasmatiques et urinaires, protéines de liaison aux hormones sexuelles (voir rubrique 4.8).
· De même les cliniciens doivent être informés de la prise de ce produit lors d'examens des tissus endocervical ou endométrial.
· Ce médicament contient du parahydroxybenzoate de propyle (E 216) et de méthyle (E 218) et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées) et exceptionnellement,
· des bronchospasmes.
· Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon de 3 ml de suspension injectable, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
Diminution de la densité minérale osseuse
Lutilisation dacétate de médroxyprogestérone par voie IM réduit les taux dstrogènes sériques et est associée à une perte significative de la DMO dû à leffet connu du déficit en strogène sur le système de remodelage osseux. La perte osseuse est plus importante quand la durée dutilisation augmente, cependant, la DMO semble augmenter après larrêt de DEPO PROVERA et laugmentation de la production ovarienne dstrogène. Cette perte de DMO est particulièrement préoccupante durant ladolescence et au début de lâge adulte. On ne sait pas si lutilisation dacétate de médroxyprogestérone injectable par voie IM chez les jeunes femmes réduira le pic de masse osseuse et augmentera le risque de fracture plus tard dans la vie de la patiente, cest à dire après la ménopause.
Une étude pour évaluer les effets sur la DMO de lacétate de médroxyprogestérone par voie IM (DEPO PROVERA) chez les adolescentes a montré que son utilisation était associée à une diminution statistiquement significative de la DMO par rapport aux valeurs de base. Après larrêt de lacétate de médroxyprogestérone par voie IM chez des adolescentes, le retour de la DMO moyenne à la valeur de base a nécessité 1,2 ans pour le rachis lombaire, 4,6 ans pour lensemble de la hanche et au moins 4,6 ans pour le col du fémur (voir rubrique 5.1). Cependant, la DMO nest pas complétement revenu aux valeurs de base chez certains patients pendant le suivi et le résultat à long-terme nest pas connu pour ce groupe.
Chez ladolescente, DEPO PROVERA peut être utilisé seulement après que les autres méthodes de contraception ont été discutées avec la patiente et considérées inadaptées ou non-acceptables.
Une large étude observationnelle menée principalement chez des femmes adultes sous contraceptifs a montré que lutilisation dacétate de médroxyprogestérone par voie IM na pas augmenté le risque de fracture osseuse. Il est à noter que cette étude na pas pu déterminer si lutilisation dacétate de médroxyprogestérone avait un effet sur le taux de fractures plus tard dans la vie (voir rubrique 5.1 - Relation entre incidence des fractures et utilisation d'acétate de médroxyprogestérone par voie IM (150 mg) chez les femmes en âge de procréer).
Chez les femmes de tout âge, une prudente réévaluation des risques et bénéfices du traitement devra être effectué pour celles désirant poursuivre lutilisation pendant plus de deux ans. En particulier, chez les femmes ayant des facteurs de risque significatifs dostéoporose liés au style de vie et/ou médicaux, dautres méthodes de contraception devront être considérées avant dutiliser DEPO PROVERA. Des facteurs de risques significatifs pour lostéoporose incluent :
· labus dalcool et/ou la consommation de tabac,
· lutilisation chronique de médicaments pouvant réduire la masse osseuse tels que les anticonvulsifs ou les corticostéroïdes,
· un indice de masse corporelle faible ou des troubles de lalimentation telles que lanorexie mentale ou la boulimie,
· des antécédents de fracture faiblement traumatisante,
· des antécédents familiaux dostéoporose.
Pour plus d'informations sur les modifications de la DMO chez la femme adulte et l'adolescente, voir rubrique 5.1.
Un apport adéquat de calcium et de vitamine D est important pour la santé osseuse chez les femmes de tout âge, quil provienne dun régime diététique ou de suppléments.
Cancer du sein
Le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans, utilisatrices ou non dune contraception hormonale.
Les résultats détudes épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes ayant récemment débuté lutilisation de DEPO PROVERA et celles ayant utilisé DEPO PROVERA dans les 2 dernières années, par rapport aux utilisatrices dautres contraceptifs. Dans ces études, le risque global de cancer du sein chez les femmes utilisant ou ayant utilisé DEPO PROVERA nest pas augmenté. Ces études ne permettent pas détablir une relation de causalité.
Infections sexuellement transmissibles
Les femmes doivent être averties que la suspension injectable dacétate de médroxyprogestérone ne protège pas contre les infections sexuellement transmissibles (IST) y compris linfection par le VIH (SIDA). Lutilisation de préservatifs réduit la transmission des IST, y compris le VIH.
Précautions particulières d'emploi
· Une surveillance périodique en cours de traitement doit être effectuée, avec plus particulièrement, examen des seins et de l'utérus, et des frottis vaginaux.
· La survenue de saignements vaginaux inexpliqués doit être explorée.
· Des ménométrorragies peuvent être observées chez certaines patientes (voir rubrique 4.8). Celles-ci peuvent être dues soit à une atrophie endométriale dans les semaines suivant l'injection, soit parfois à une hyperplasie endométriale à distance de l'injection. En cas de ménométrorragies importantes, faire pratiquer un dosage d'estradiol et, selon le cas, administrer un traitement estrogénique ou progestatif d'appoint.
· Les patientes présentant des antécédents de dépression doivent être surveillées étroitement. Létat dépressif et la dépression sont des effets indésirables bien connus liés à lutilisation de contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La dépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il convient de conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements dhumeur et de symptômes dépressifs, y compris peu de temps après le début du traitement.
· En cas d'antécédents d'ictère cholestatique de la grossesse ou de prurit gravidique, l'administration du produit peut entraîner une récidive de l'ictère ou du prurit : dans ce cas, son administration doit être suspendue.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
+ Millepertuis
Diminution des concentrations plasmatiques du contraceptif hormonal, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité voire dannulation de leffet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (survenue d'une grossesse).
Associations déconseillées
+ Inducteurs enzymatiques
[Anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, fosphénytoïne, primidone, carbamazépine, oxcarbazépine et eslicarbazépine) ; rifabutine ; rifampicine ; névirapine ; éfavirenz ; dabrafénib ; enzalutamide]
Diminution de l'efficacité contraceptive du contraceptif hormonal, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de lassociation et un cycle suivant.
+ Nelfinavir
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par diminution des concentrations en contraceptif hormonal.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique (préservatif ou stérilet), pendant la durée de lassociation et un cycle suivant.
+ Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par diminution des concentrations en contraceptif hormonal, due à laugmentation de son métabolisme hépatique par le ritonavir.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique (préservatif ou stérilet), pendant la durée de lassociation et un cycle suivant.
+ Pérampanel
Pour des doses de pérampanel ≥ 12 mg/jour : Risque de diminution de lefficacité contraceptive.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique.
Dans l'indication contraception d'urgence de l'ulipristal :
Antagonisme des effets de lulipristal en cas de reprise dun contraceptif hormonal moins de 5 jours après la prise de la contraception durgence.
Dans le cas où la (re)prise dune contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception additionnelle de type mécanique pendant les 12 jours qui suivent la (dernière) prise de lulipristal (au cas où il y en aurait eu plus dune).
Dans lindication fibrome de l'ulipristal :
Antagonisme réciproque des effets de lulipristal et du progestatif, avec risque dinefficacité.
Dans le cas où la (re)prise dune contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception de type mécanique pendant les 7 premiers jours de la contraception hormonale.
Associations faisant l'objet de précautions d'emploi
+ Bosentan
Risque de diminution de l'efficacité du contraceptif hormonal par augmentation de son métabolisme hépatique.
Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de lassociation et un cycle suivant.
+ Griséofulvine
Risque de diminution de l'efficacité du contraceptif hormonal par augmentation de son métabolisme hépatique.
Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de lassociation et un cycle suivant.
Diminution des concentrations du progestatif, avec risque de moindre efficacité contraceptive.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant.
+ Bocéprévir
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par le bocéprévir.
Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l'association.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il n'y a pas d'indication à utiliser l'acétate de médroxyprogestérone au cours de la grossesse.
La plupart des études épidémiologiques récentes ne retrouvent pas d'association entre exposition à l'acétate de médroxyprogestérone pendant la grossesse (lorsqu'elle est utilisée aux doses préconisées dans les indications gynécologiques) et effet malformatif (incluant un effet sur la différenciation sexuelle du ftus). En conséquence, la découverte d'une grossesse sous médroxyprogestérone ne justifie pas l'interruption de la grossesse.
Allaitement
La médroxyprogestérone passe dans le lait. Les données chez les enfants allaités étant rassurantes, l'allaitement est envisageable chez les femmes recevant de l'acétate de médroxyprogestérone comme moyen contraceptif.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables rapportés sont présentés dans le tableau ci-dessous :
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Classe Système- Organe |
Très Fréquent (≥1/10) |
Fréquent (≥1/100 à <1/10) |
Peu Fréquent (≥1/1000 à <1/100) |
Rare (≥1/10000 à <1/1000) |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes) |
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Cancer du sein |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité au médicament [liée à la présence de parahydroxy-benzoate de propyle (E 216) et de méthyle(E 218) , éventuellement retardée] |
Bronchospasme |
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Affections psychiatriques |
Nervosité |
Dépression, Baisse de la libido |
Insomnie |
Anorgasmie |
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Affections du système nerveux |
Céphalées |
Vertiges |
Convulsions, Somnolence |
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Affections vasculaires |
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Bouffées de chaleur |
Troubles thromboemboliques artériels et veineux |
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Affections gastro-intestinales |
Douleurs abdominales, Gêne abdominale |
Nausée, Ballonnements |
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Affections hépatobiliaires |
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Atteinte hépatique |
Ictère chlolestatique |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Alopécie, Acné, Eruption |
Hirsutisme, Urticaire, Prurit |
Lipodystrophie acquise╪ |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Douleurs dorsales |
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Ostéoporose╪, Fractures ostéoporotiques╪, Arthralgie, Spasmes musculaires |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Pertes vaginales, Tension mammaire |
Troubles du cycle menstruel (irrégularité, augmentation ou diminution des saignements, spotting), Galactorrhée, Douleur pelvienne |
Vaginite, Aménorrhée, Douleur mammaire, Ménométrorragie ; Anovulation prolongée |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Rétention hydrique, Asthénie |
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Fièvre, Fatigue, Réactions au site dinjection╪, Atrophie/ marque/ capiton/ persistant(e) au site dinjection╪, Nécrose au site dinjection╪, Nodule/ grosseur au site dinjection╪, Douleur/ sensibilité au site dinjection╪ |
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Investigations |
Prise de poids |
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Diminution de la densité minérale osseuse, Diminution de la tolérance au glucose, Anomalie des tests hépatiques, Diminution des marqueurs biologiques de l'activité endocrinienne suivants : stéroïdes plasmatiques et urinaires, gonadotrophines plasmatiques et urinaires, protéines de liaison aux hormones sexuelles. |
╪ Effet indésirable identifié post-commercialisation
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage, le traitement sera symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Progestatif de synthèse, code ATC : G03AC06.
L'effet contraceptif est lié, lorsquil est administré par voie parentérale à la dose recommandée chez les femmes :
· à l'inhibition de l'ovulation par action antigonadotrope ;
· à une modification de la glaire cervicale, rendant celle-ci impropre au passage des spermatozoïdes.
L'acétate de médroxyprogestérone n'est pas converti dans l'organisme en métabolites à activité estrogénique et n'a pas d'effet androgène notable, contrairement aux progestatifs dérivés des norstéroïdes.
Efficacité et sécurité clinique
Etudes sur la densité minérale osseuse (DMO)
Modification de la DMO chez la femme adulte
Une étude comparant les changements de la DMO chez des femmes utilisant lacétate de médroxyprogestérone par voie sous-cutanée et des femmes utilisant lacétate de médroxyprogestérone par voie IM na montré une perte similaire de la DMO entre les deux groupes après deux ans de traitement. Les pourcentages moyens de changement de la DMO dans le groupe dacétate de médroxyprogestérone par voie sous-cutanée sont listés dans le tableau 1.
Tableau 1 : Pourcentages moyens de changement de la DMO par rapport aux valeurs de base chez les femmes adultes utilisant lacétate de médroxyprogestérone par voie sous-cutanée par site osseux
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Durée de traitement |
Rachis |
Lensemble de la hanche |
Col du fémur |
|||
|
N |
% moyen de changement (IC 95%) |
N |
% moyen de changement (IC 95%) |
N |
% moyen de changement (IC 95%) |
|
|
1 an |
166 |
-2.7 (- 3.1 à -2.3) |
166 |
-1.7 (-2.1 à -1.3) |
166 |
-1.9 (-2.5 à -1.4) |
|
2 ans |
106 |
- 4.1 (-4.6 à -3.5) |
106 |
-3.5 (-4.2 à -2.7) |
106 |
-3.5 (-4.3 à -2.6) |
Dans une autre étude clinique contrôlée, des femmes adultes ayant utilisé jusquà 5 ans une contraception par acétate de médroxyprogestérone par voie IM a montré que la DMO moyenne de la colonne vertébrale et de la hanche a diminué de 5 à 6%, comparé à aucun changement significatif de la DMO dans le groupe de contrôle. Le déclin de la DMO a été beaucoup plus marqué durant les deux premières années dutilisation, avec de plus faibles déclins les années suivantes. Des changements moyens de la DMO du rachis lombaire de -2,9%, -4,1%, -4,9%, -4,9% et -5,4% après respectivement 1, 2, 3, 4 et 5 années ont été observés. Les diminutions moyennes de la DMO au niveau de lensemble de la hanche et du col de fémur étaient similaires (voir tableau 2 pour plus dinformations).
Après larrêt de lutilisation dacétate de médroxyprogestérone par voie IM, la DMO augmente vers les valeurs de base pendant la période post-traitement. Une durée de traitement plus longue a été associée à une récupération de DMO plus lente.
Dans la même étude clinique, un nombre limité de femmes qui ont utilisé lacétate de médroxyprogestérone par voie IM pendant 5 ans ont été suivies pendant 2 années après larrêt de lutilisation de lacétate de médroxyprogestérone par voie IM. La DMO a augmenté par rapport aux valeurs de base pendant la période post-traitement de 2 ans. Deux ans après larrêt des injections dacétate de médroxyprogestérone, la moyenne de la DMO a augmenté pour les 3 sites osseux mais les déficits ont persisté (voir tableau 2).
Tableau 2 : Pourcentages moyens de changement de la DMO par rapport aux valeurs de base chez les femmes adultes par site osseux et cohorte après 5 ans de thérapie par acétate de médroxyprogestérone par voie IM et après 2 ans post-traitement ou 7 ans dobservation (contrôle)
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Temps dans létude |
Rachis |
Hanche complète |
Col du fémur |
|||
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|
acétate de médroxyprogestérone |
Contrôle |
acétate de médroxyprogestérone |
Contrôle |
acétate de médroxyprogestérone |
Contrôle |
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5 ans* |
n=33 -5,4% |
n=105 0,4% |
n=21 -5,2% |
n=65 0,2% |
n=34 -6,1% |
n=106 -0,3% |
|
7 ans** |
n=12 -3,1% |
n=60 0,5% |
n=7 -1,3% |
n=39 0,9% |
n=13 -5,4% |
n=63 -0,1% |
*Le groupe traité est constitué de femmes ayant reçu des injections dacétate de médroxyprogestérone (150 mg par voie IM) pendant 5 ans et le groupe de contrôle est constitué de femmes nutilisant pas de méthode de contraception hormonale pendant cette période.
**Le groupe traité est constitué de femmes ayant reçu des injections dacétate de médroxyprogestérone (150 mg par voie IM) pendant 5 ans et suivies pendant 2 ans post-utilisation et le groupe de contrôle est constitué de femmes nutilisant pas de méthode de contraception hormonale pendant cette période.
Modification de la DMO chez ladolescente (12 18 ans)
Les résultats dune étude clinique ouverte, non randomisée sur l'acétate de médroxyprogestérone injectable (150 mg par voie IM toutes les 12 semaines pendant une période allant jusqu'à 240 semaines (4,6 ans), suivie de mesures post-traitement) chez les adolescentes (12-18 ans) ont également montré que lutilisation de l'acétate de médroxyprogestérone par voie IM était associée à une diminution significative de la DMO par rapport à la valeur initiale (voir tableau 3). Parmi les patients ayant reçu au moins 4 injections par période de 60 semaines, la diminution moyenne de la DMO du rachis lombaire était de -2,1% après 240 semaines (4,6 ans); les diminutions moyennes pour la hanche complète et le col du fémur étaient respectivement de -6,4% et de -5,4%.
Tableau 3 : Pourcentages moyens de changement de la DMO par rapport aux valeurs de base chez les adolescentes recevant ≥4 injections par périodes de 60 semaines, par site osseux
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Durée de traitement |
acétate de médroxyprogestérone par voie IM |
|
|
|
N |
Pourcentage moyen de changement |
|
DMO hanche complète |
|
|
|
Semaine 60 (1,2 ans) Semaine 120 (2,3 ans) Semaine 240 (4,6 ans) |
113 73 28 |
-2,8 -5,4 -6,4 |
|
DMO col du fémur |
|
|
|
Semaine 60 Semaine 120 Semaine 240 |
113 73 28 |
-3,0 -5,3 -5,4 |
|
DMO rachis lombaire |
|
|
|
Semaine 60 Semaine 120 Semaine 240 |
113 73 28 |
-2,5 -2,7 -2,1 |
En revanche, une cohorte non comparable de sujets non appariés et non traités, avec des paramètres osseux de base différents chez les utilisateurs d'acétate de médroxyprogestérone, a montré une augmentation moyenne de la DMO à 240 semaines de 6,4 %, 1,7 % et 1,9 % respectivement pour le rachis lombaire, la hanche complète et le col du fémur.
Le suivi post-traitement des participantes adolescentes de cette même étude, qui ont reçu au moins 1 injection d'acétate de médroxyprogestérone et ont effectué au moins 1 suivi de la mesure de leur DMO après avoir arrêté lutilisation de lacétate de médroxyprogestérone par voie IM est présenté dans le tableau 4.
Le nombre médian dinjections reçues dans cette cohorte durant la période de traitement était de 9. Au moment de la dernière injection d'acétate de médroxyprogestérone injectable, les pourcentages de changement de la DMO, par rapport aux valeurs de base de cette cohorte étaient de -2,7%, -4,1% et -3,9% respectivement pour le rachis lombaire, lensemble de la hanche et le col du fémur. Au fil du temps, ces déficits de la moyenne de la DMO ont été comblés après larrêt de l'acétate de médroxyprogestérone par voie IM. La récupération du niveau initial a nécessité 1,2 ans pour le rachis lombaire, 4,6 ans pour lensemble de la hanche et 4,6 ans pour le col du fémur. Cependant, il est important de noter quun grand nombre de sujets ont abandonné létude, par conséquent, les résultats sont basés sur un faible nombre de sujets et que certains sujets présentaient toujours un déficit de la DMO hanche complète après 240 semaines. Une durée plus longue de traitement et le tabagisme ont été associés à une récupération plus lente (voir tableau 4 ci-après).
Tableau 4 : Pourcentages moyens de changement de la DMO par rapport aux valeurs de base chez les adolescentes après larrêt de lacétate de médroxyprogestérone
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Semaine après larrêt dacétate de médroxyprogestérone |
N |
Pourcentage moyen de changement par rapport à la valeur de base à la visite post-acétate de médroxyprogestérone |
|
DMO hanche complète |
||
|
0 26 60 120 180 240 |
98 74 70 52 39 25 |
-4,1* -3,7 -2,5 -1,6 -0,6 0,3 |
|
DMO col du fémur |
||
|
0 26 60 120 180 240 |
98 74 70 52 39 25 |
-3,9* -3,8 -3,3 -1,7 -0,7 -0,8 |
|
DMO rachis lombaire |
||
|
0 26 60 120 180 240 |
98 74 70 52 39 25 |
-2,7* -2,0 0,5 2,4 3,5 4,7 |
* Variation moyenne en % entre le début et la fin du traitement de l'étude.
Relation entre incidence des fractures et utilisation d'acétate de médroxyprogestérone injectable par voie IM (150 mg) chez les femmes en âge de procréer
Une large étude de cohorte rétrospective utilisant les données de General Practice Research Database (GPRD) a inclus N=41 876 femmes utilisant lacétate de médroxyprogestérone pour la contraception et a obtenu les données disponibles de 6 à 24 mois avant leur première utilisation dacétate de médroxyprogestérone et 5,5 ans en moyenne après leur première injection dacétate de médroxyprogestérone. Le risque de fracture osseuse a été globalement augmenté dans la cohorte utilisant lacétate de médroxyprogestérone en comparaison aux non-utilisateurs que ce soit « avant » ou « après » lutilisation dacétate de médroxyprogestérone.
Le risque de fracture osseuse a été comparée entre la période « après » la première injection dacétate de médroxyprogestérone versus la période « avant » la première injection : le ratio des taux dincidences de 1,01 (IC 95% : 0,92 ; 1,11) suggère que lacétate de médroxyprogestérone na pas augmenté le risque de fracture osseuse.
Le suivi maximal de cette étude était de 15 ans, par conséquent, les effets possibles de l'acétate de médroxyprogestérone qui pourraient sétendre au-delà de 15 ans de suivi ne peuvent être déterminés. Qui plus est, cette étude na pas pu déterminer si lutilisation dacétate de médroxyprogestérone a un effet sur le risque de fracture plus tard dans la vie, cest-à-dire suite à la ménopause.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
L'acétate de médroxyprogestérone n'est pas métabolisé en pregnandiol comme l'est la progestérone.
Le principal métabolite urinaire est le 6 alpha-méthyl-4-pregnane-6 bêta, 21-diol-17 alpha-acétoxy-3, 20-dione.
5.3. Données de sécurité préclinique
Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
3 ml en flacon + seringue plastique de 5 ml et une aiguille 50-8/10.
3 ml en flacon.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
23-25 avenue du Docteur Lannelongue
75014 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 323 868 2 6 : 3 ml en flacon + seringue plastique de 5 ml et une aiguille 50-8/10.
· 34009 323 869 9 4 : 3 ml en flacon.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- DEPO PRODASONE 500 mg, suspension injectable
- DELIDOSE 0,5 mg, gel en sachet-dose
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- MYSOLINE 250 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- OXCARBAZEPINE MYLAN 150 mg, comprimé pelliculé
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- ULIPRISTAL ACETATE EXELTIS 30 mg, comprimé pelliculé
- BOSENTAN ACCORD 125 mg, comprimé pelliculé
- APREPITANT ACCORD 125 mg, gélule
- CRINONE 80 mg/g, gel vaginal
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.