FLUANXOL 4 %, solution buvable
CIS 62571671
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ANSM - Mis à jour le : 07/01/2022
FLUANXOL 4 %, solution buvable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Dichlorhydrate de flupentixol.................................................................................................. 4,67 g
Quantité correspondant en flupentixol base à.......................................................................... 4,00 g
Pour 100 ml.
Excipient à effet notoire : Contient 300 mg d'éthanol par ml.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution buvable.
4.1. Indications thérapeutiques
Etats psychotiques aigus.
Etats psychotiques chroniques (schizophrénies, délires chroniques non schizophréniques : délires paranoïaques, psychoses hallucinatoires chroniques).
Traitement de courte durée des états d'agitation et d'agressivité au cours des états psychotiques aigus et chroniques (schizophrénies, délires chroniques non schizophréniques : délires paranoïaques, psychoses hallucinatoires chroniques).
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Chez l'adulte
Posologie strictement individuelle en fonction du tableau clinique :
· effet antipsychotique associé à un effet stimulant et désinhibiteur sans effet anxiogène : de 20 à 80 mg/jour en 1 à 2 prises,
· effet antidélirant et anti-hallucinatoire associé à un effet sédatif : de 80 à 200 mg/jour éventuellement jusqu'à 400 mg/jour en milieu hospitalier.
Mise en route du traitement : dose de départ en moyenne de 20 à 40 mg/jour, puis augmentation par paliers de 20 à 40 mg tous les 3 à 4 jours, enfin modulations de ± 10 mg pour rechercher la posologie la plus adéquate.
Chez les sujets âgés, les patients épileptiques
Posologie réduite à la moitié ou au quart de la posologie mentionnée ci-dessus.
Population pédiatrique
Sans objet.
Mode dadministration
Voie orale.
Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· risque de glaucome par fermeture de langle,
· risque de rétention urinaire lié à des troubles urétro-prostatiques,
· troubles de la conscience quelle quen soit la cause (par exemple intoxication à lalcool, aux barbituriques ou aux opiacés), coma,
· en association avec un dopaminergique hors parkinson (cabergoline, quinagolide), le citalopram, lescitalopram, lhydroxyzine, la dompéridone, la pipéraquine (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
En cas dhyperthermie inexpliquée, il est impératif de suspendre le traitement, car ce signe peut être lun des éléments du syndrome malin décrit avec les neuroleptiques (pâleur, hyperthermie, troubles végétatifs, altération de la conscience, rigidité musculaire).
Les signes de dysfonctionnement végétatif, tels que sudation et instabilité artérielle, peuvent précéder lapparition de lhyperthermie et constituer, par conséquent, des signes dappel précoces.
Bien que cet effet des neuroleptiques puisse avoir une origine idiosyncrasique, certains facteurs de risque semblent y prédisposer, tels que la déshydratation ou des atteintes organiques cérébrales.
Les symptômes peuvent persister pendant plus dune semaine après larrêt des neuroleptiques oraux et légèrement plus longtemps lorsquils sont associés aux formes LP de ces médicaments.
Une surveillance chez les patients épileptiques et les sujets présentant dautres facteurs prédisposants (atteinte cérébrale) peut être conseillée en raison de la possibilité dabaissement du seuil épileptogène.
Le flupentixol nest pas recommandé chez les patients excités ou délirants aux doses allant jusquà 25 mg/jour car son effet stimulant peut conduire à une exagération de ces caractéristiques. Si le patient a précédemment été traité avec des tranquillisants ou des neuroleptiques avec un effet sédatif, ils doivent être arrêtés progressivement.
Le flupentixol doit également être utilisé avec prudence :
· chez les sujets âgés en raison de leur importante sensibilité (sédation et hypotension),
· chez les patients ayant une affection cardio-vasculaire grave, en raison des modifications hémodynamiques, en particulier lhypotension,
· chez les patients ayant une insuffisance rénale ou hépatique, en raison du risque de surdosage,
· chez les parkinsoniens nécessitant impérativement un traitement neuroleptique.
Allongement de lintervalle QT
Le flupentixol peut provoquer un allongement de lespace QT. Cet effet, connu pour potentialiser le risque de survenue de troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsades de pointes, est majoré par lexistence dune bradycardie, dune hypokaliémie, dun QT long congénital ou acquis (association à un médicament augmentant lintervalle QT) (voir rubrique 4.8).
Il convient donc lorsque la situation clinique le permet, de sassurer avant toute administration, de labsence de facteurs pouvant favoriser la survenue de ce trouble du rythme :
· bradycardie inférieure à 55 battements par minute,
· hypokaliémie,
· allongement congénital de lintervalle QT,
· traitement en cours par un médicament susceptible dentraîner une bradycardie marquée (< 55 battements par minute), une hypokaliémie, un ralentissement de la conduction intracardiaque, un allongement de lintervalle QT (voir rubrique 4.5).
Hormis les situations durgence, il est recommandé deffectuer un ECG dans le bilan initial des patients devant être traités au long cours par un neuroleptique.
Des cas dhyperglycémie ou dintolérance au glucose et la survenue ou lexacerbation dun diabète ont été rapportés chez des patients traités par des antipsychotiques (voir rubrique 4.8).
Les patients traités par FLUANXOL doivent faire lobjet dune surveillance clinique et biologique conforme aux recommandations sur le suivi cardio-métabolique en vigueur. Il est recommandé de porter une attention particulière aux patients diabétiques ou ayant des facteurs de risque de diabète et de réajuster éventuellement le traitement antidiabétique.
Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec les antipsychotiques. Etant donné que les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque de survenue de TEV doivent être identifiés avant et au cours du traitement par FLUANXOL et des mesures préventives doivent être prises le cas échéant.
Personnes âgées
Accident vasculaire cérébral
Dans des études cliniques randomisées versus placebo réalisées chez des patients âgés atteints de démence et traités avec certains antipsychotiques atypiques, il a été observé un risque plus élevé daccident vasculaire cérébral comparé au placebo. Le mécanisme dune telle augmentation de risque nest pas connu. Une élévation du risque avec dautres antipsychotiques ou chez dautres populations de patients ne peut être exclue. Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque daccident vasculaire cérébral.
Augmentation de la mortalité chez les patients âgés atteints de démence
Les résultats de deux études observationnelles menées chez un grand nombre de patients ont montré que les patients âgés atteints de démence et traités par antipsychotiques présentent une faible augmentation du risque de mortalité comparés à ceux qui ne sont pas traités. Les données disponibles sont insuffisantes pour établir une estimation précise de ce risque et la cause de cette augmentation est inconnue.
FLUANXOL nest pas indiqué dans le traitement des troubles du comportement liés à la démence.
Liées aux excipients
Lutilisation de ce médicament est dangereuse chez les sujets alcooliques et doit être prise en compte chez les femmes enceintes ou allaitant, les enfants et les groupes à haut risque tels que les insuffisants hépatiques ou les épileptiques.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il sagit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes
Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. Lhypokaliémie (cf. médicaments hypokaliémiants) est un facteur favorisant, de même que la bradycardie (cf. médicaments bradycardisants) ou un allongement préexistant de lintervalle QT, congénital ou acquis.
Les médicaments à lorigine de cet effet indésirable sont notamment des antiarythmiques de classe Ia et III, et certains neuroleptiques. Dautres molécules nappartenant pas à ces classes sont également en cause.
Pour le dolasétron, lérythromycine, la spiramycine et la vincamine, seules les formes administrées par voie intraveineuse sont concernées par cette interaction.
Lutilisation dun médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale.
Toutefois certains dentre eux, en raison de leur caractère incontournable, font exception à la règle, en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il sagit de la méthadone, des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine) et des neuroleptiques.
Cependant, le citalopram, lescitalopram, la dompéridone, lhydroxyzine et la pipéraquine ne suivent pas cet assouplissement, et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes.
Médicaments atropiniques
Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entraîner plus facilement une rétention urinaire, une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la bouche, etc
Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les antiparkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques ainsi que la clozapine.
Médicaments à lorigine dune hypotension orthostatique
Outre les antihypertenseurs, de nombreux médicaments peuvent entraîner une hypotension orthostatique. Cest le cas notamment des dérivés nitrés, des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, des alpha-bloquants à visée urologique, des antidépresseurs imipraminiques et des neuroleptiques phénothiaziniques, des agonistes dopaminergiques et de la lévodopa. Leur utilisation conjointe risque donc de majorer la fréquence et lintensité de cet effet indésirable. Se reporter aux interactions propres à chaque classe, avec les niveaux de contrainte correspondants.
Associations contre-indiquées
+ Dopaminergiques hors parkinson (cabergoline, quinagolide)
Antagonisme réciproque de lagoniste dopaminergique et des neuroleptiques.
+ Citalopram, escitalopram
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Hydroxyzine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Dompéridone
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Pipéraquine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Associations déconseillées
+ Alcool (boisson ou excipient)
Majoration par lalcool de leffet sédatif des neuroleptiques.
Laltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lutilisation de machines.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de lalcool.
+ Lévodopa
Antagonisme réciproque de la lévodopa et des neuroleptiques.
Chez le patient parkinsonien, utiliser les doses minimales efficaces de chacun des deux médicaments.
+ Antiparkinsoniens dopaminergiques (amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide, piribédil, pramipexole, rasagiline, ropinirole, rotigotine, sélégiline, tolcapone)
Antagonisme réciproque de lagoniste dopaminergique et des neuroleptiques.
Le dopaminergique peut provoquer ou aggraver les troubles psychotiques. En cas de nécessité dun traitement par neuroleptiques chez le patient parkinsonien traité par dopaminergiques, ces derniers doivent être diminués progressivement jusquà larrêt (leur arrêt brutal expose à un risque de « syndrome malin des neuroleptiques »).
+ Antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine)
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements. Si lassociation ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.
+ Hydroxychloroquine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Méthadone
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Autres neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol)
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Autres médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes (amiodarone, arsénieux, diphémanil, disopyramide, dolasetron IV, dronedarone, érythromycine IV, hydroquinidine, mequitazine, mizolastine, moxifloxacine, prucalopride, quinidine, sotalol, spiramycine IV, toremifène, vandétanib, vincamine IV)
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Sodium (oxybate de)
Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Bêta-bloquants dans linsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol)
Effet vasodilatateur et risque dhypotension, notamment orthostatique (effet additif).
Et, risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique.
+ Bradycardisants
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique.
+ Hypokaliémiants
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Corriger toute hypokaliémie avant dadministrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.
+ Anagrélide
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.
+ Azithromycine, clarithromycine, roxithromycine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.
+ Ciprofloxacine, lévofloxacine, norfloxacine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.
+ Ondansétron
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
+ Lithium
Risque dapparition de signes neuropsychiques évocateurs dun syndrome malin des neuroleptiques ou dune intoxication au lithium.
Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association.
Associations à prendre en compte
+ Médicaments abaissant la pression artérielle
Risque de majoration dune hypotension, notamment orthostatique.
+ Autres médicaments atropiniques
Addition des effets indésirables atropiniques à type de rétention urinaire, constipation, sécheresse de la bouche.
+ Autres médicaments sédatifs
Majoration de la dépression centrale.
Laltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lutilisation de machines.
+ Dapoxétine
Risque de majoration des effets indésirables, notamment à type de vertiges ou de syncopes.
+ Orlistat
Risque déchec thérapeutique en cas de traitement concomitant par orlistat.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études chez lanimal ont montré une toxicité pour la reproduction (voir section 5.3).
Le maintien dun bon équilibre psychique maternel est souhaitable tout au long de la grossesse pour éviter toute décompensation. Si une prise en charge médicamenteuse est nécessaire pour assurer cet équilibre, elle doit être instituée ou poursuivie à dose efficace tout au long de la grossesse.
Les données cliniques sont insuffisantes pour conclure.
Il est préférable déviter dutiliser le FLUANXOL au cours de la grossesse quel quen soit le terme. S'il s'avère indispensable de prescrire un traitement par le FLUANXOL au cours de la grossesse, les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés.
En effet, les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (dont FLUANXOL) pendant le troisième trimestre de la grossesse, présentent un risque dévénements indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage, pouvant varier en termes de sévérité et de durée après la naissance. Les réactions suivantes ont été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence anormale, détresse respiratoire, troubles de lalimentation.
Allaitement
Lallaitement est déconseillé pendant la durée du traitement.
Fertilité
FLUANXOL peut entrainer une hyperprolactinémie et des troubles de la fonction de la reproduction pouvant avoir un impact sur la fertilité féminine et/ou masculine (voir rubrique 4.8).
Dans des études précliniques chez le rat, le flupentixol a affecté le taux de grossesse des femelles.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Lattention est attirée notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines sur les risques de somnolence attachés à lemploi de ce médicament.
La majorité des effets indésirables sont dose-dépendants. La fréquence et la sévérité de ces effets sont plus prononcées en début de traitement et sestompent par la suite.
Des effets extrapyramidaux peuvent avoir lieu, surtout en début de traitement. Dans la plupart des cas, ces effets indésirables peuvent être contrôlés de façon satisfaisante en diminuant la posologie et/ou en administrant des antiparkinsoniens anticholinergiques.
Lutilisation dantiparkinsoniens anticholinergiques nest pas recommandée en prophylaxie de routine. Les médicaments antiparkinsoniens nont pas daction sur les dyskinésies tardives et peuvent provoquer leur aggravation. Il est recommandé de diminuer la posologie ou, lorsque cest possible, dinterrompre le traitement par le flupentixol.
Les fréquences des effets indésirables ci-dessous sont indéterminées (ne peuvent être estimées sur la base des données disponibles issues des essais cliniques, des données de la littérature et des notifications spontanées).
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Leucopénie, neutropénie, agranulocytose, thrombocytopénie. |
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Affections du système immunitaire |
Hypersensibilité, réaction anaphylactique. |
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Affections endocriniennes |
Hyperprolactinémie. |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Augmentation ou diminution de lappétit, prise de poids, hyperglycémie, intolérance au glucose. |
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Affections psychiatriques |
Confusion, diminution de la libido, insomnie, dépression, agitation, nervosité. |
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Affections du système nerveux |
Céphalée, convulsion, akathisie, dyskinésie, dyskinésie tardive, dystonie, syndrome extrapyramidal ou parkinsonisme (à type de tremblements, hyperkinésie, hypokinésie), trouble de lélocution, somnolence, sensation vertigineuse, syndrome malin des neuroleptiques. |
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Affections oculaires |
Crise oculogyre, trouble de laccommodation, troubles visuels. |
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Affections cardiaques |
Allongement de lespace QT, arrêt cardiaque, mort subite inexpliquée, tachycardie ventriculaire, torsades de pointes. |
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Affections vasculaires |
Hypotension, thromboembolie veineuse (voir rubrique 4.4). |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée. |
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Affections gastro-intestinales |
Douleur abdominale, nausées, vomissement, diarrhée, constipation, hypersalivation, bouche sèche. |
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Affections hépatobiliaires |
Anomalie du bilan hépatique, ictère, hépatite. |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Prurit, hyperhidrose, réaction de photosensibilité, éruptions cutanées telles que rash, érythème, dermites bulleuses. |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Rigidité musculaire, torticolis, trismus, myalgie. |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Rétention urinaire, trouble de la miction. |
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Affections gravidiques, puerpérales et périnatales |
Syndrome de sevrage néonatal (voir rubrique 4.6). |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Gynécomastie, galactorrhée, trouble de léjaculation, trouble de lérection, aménorrhée. |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Asthénie, fièvre, malaise. |
Larrêt brutal du flupentixol peut être accompagné de symptômes de sevrage. Les symptômes les plus fréquents sont : nausée, vomissement, anorexie, diarrhée, rhinorrhée, sueur, myalgies, paresthésies, insomnie, impatience, anxiété et agitation. Les patients peuvent aussi présenter des vertiges, une sensation alternée de chaud et de froid et des tremblements.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes :
Somnolence, coma, symptômes extrapyramidaux, convulsions, choc, hyperthermie/hypothermie.
Des modifications de lECG, un allongement de lespace QT, des torsades de pointes, un arrêt cardiaque et des arythmies ventriculaires ont été rapportés en cas de surdosage en association avec des médicaments connus pour leur effet cardiaque.
Traitement :
En cas dingestion orale, un lavage gastrique doit être instauré le plus rapidement possible et peut être suivi dune administration de charbon activé.
Une surveillance cardiorespiratoire doit être instaurée.
Ne pas utiliser ladrénaline car la stimulation des récepteurs ß-adrénergiques peut entraîner une hypotension.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antipsychotique - dérivé Thioxanthène, code ATC : N05AF01.
Neuroleptique incisif de la série des thioxanthènes, le flupentixol est un puissant inhibiteur de la stimulation de lactivité adénylcyclasique par la dopamine au niveau du corps strié.
Cliniquement, lactivité du flupentixol se caractérise par :
· un effet anti-psychotique et anti-hallucinatoire,
· une action sur linhibition,
· un effet sédatif à doses élevées,
· des propriétés anticholinergiques.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La concentration sérique maximale est atteinte entre 3 et 8 heures après lingestion.
Le temps de demi-vie sérique est denviron 24 heures chez ladulte, impliquant un rythme dadministration de 1 à 2 prises par jour.
Lélimination est essentiellement hépatique.
Le flupentixol est dégradé par sulfoxydation et désalkylation.
Lexcrétion biliaire importante traduit une circulation entéro-hépatique intense.
Lexcrétion fécale est 4 à 5 fois supérieure à lélimination urinaire.
5.3. Données de sécurité préclinique
Dans des études de fertilité chez les rats, le flupentixol a affecté le taux de grossesse des femelles. Les études de reproduction chez les souris, les rats et les lapins nont pas mis en évidence deffets tératogènes.
Chez le rat et le lapin, des augmentations des pertes post-implantatoires, du taux de résorptions, ou des avortements occasionnels étaient observés à doses maternotoxiques (2,5 à 4 fois supérieures à la dose thérapeutique maximale de 200 mg en se basant sur la surface corporelle).
Chez le rat, une étude mettait en évidence un effet embryolétal à doses non maternotoxiques et inférieures à la dose thérapeutique maximale de 200 mg (en se basant sur la surface corporelle).
Ethanol à 96 % v/v, eau purifiée.
Sans objet.
Avant ouverture : 12 mois.
Après ouverture, la solution buvable doit être utilisée dans les 15 jours.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
A conserver dans son emballage dorigine à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10 ml en flacon (verre jaune) muni dune seringue doseuse pour administration orale en polypropylène/ polyéthylène avec joint silicone, graduée en 5 mg (de 5 mg à 50 mg).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
LUNDBECK SAS
TOUR W, 102 TERRASSE BOIELDIEU
92800 PUTEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 316 555 2 7 : 10 ml en flacon (verre jaune) muni dune seringue doseuse pour administration orale en polypropylène/ polyéthylène avec joint silicone, graduée en 5 mg (de 5 mg à 50 mg).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- CABERGOLINE SANDOZ 0,5 mg, comprimé sécable
- NORPROLAC 150 microgrammes, comprimé
- CITALOPRAM ALMUS 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- ESCITALOPRAM ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- ATARAX 25 mg, comprimé pelliculé sécable
- DOMPERIDONE ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé
- ELAVIL 25 mg, comprimé pelliculé
- QUITAXON 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- MIANSERINE ARROW 10 mg, comprimé pelliculé
- MIRTAZAPINE ALMUS 15 mg, comprimé orodispersible
- SURMONTIL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- THALIDOMIDE ACCORD 50 mg, gélule
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- ROVAMYCINE 1 500 000 UI, comprimé pelliculé
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