LIDOCAÏNE KABI 10 mg/mL, solution injectable
CIS 62793992
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ANSM - Mis à jour le : 11/09/2018
LIDOCAÏNE KABI 10 mg/mL, solution injectable.
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque mL de solution injectable contient 10 mg de chlorhydrate de lidocaine (forme monohydratée), équivalent à 8,11 mg de lidocaïne.
Chaque ampoule de 5 mL de solution injectable contient 50 mg de chlorhydrate de lidocaine.
Chaque ampoule de 10 mL de solution injectable contient 100 mg de chlorhydrate de lidocaine.
Chaque ampoule de 20 mL de solution injectable contient 200 mg de chlorhydrate de lidocaine.
Excipient(s) à effet notoire : chaque mL contient environ 0,124 mmol de sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution injectable.
Solution aqueuse limpide, incolore, quasiment exempte de particules.
pH de la solution 5,0 7,0.
Osmolalité de la solution 280 340 mosm.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie sera ajustée en fonction de la réponse du patient et du site dadministration. Il convient dadministrer la concentration la plus faible et la dose la plus réduite permettant dobtenir leffet requis. La dose maximale chez les adultes en bonne santé ne doit pas dépasser 200 mg.
Le volume de la solution utilisée joue un rôle dans la dimension de la zone de diffusion de lanesthésie. Sil est souhaitable dadministrer un volume plus important avec une concentration inférieure à la concentration habituelle, la dissolution seffectuera avec une solution physiologique (NaCl 0,9 %). Cette dilution doit avoir lieu juste avant ladministration.
Adultes et adolescents (12 à 18 ans)
Les doses individuelles de lidocaïne (pour une anesthésie autre que la rachianesthésie) ne doivent pas dépasser 4,5 mg/kg (la dose maximale étant de 200 mg) chez les adultes ou les adolescents.
Pour la rachianesthésie, on peut administrer jusquà 100 mg de médicament. Pour une anesthésie péridurale continue ou une anesthésie caudale, lintervalle dadministration dune nouvelle dose ne doit pas être inférieur à 1,5 heures. Pour le bloc paracervical pour lanalgésie obstétrique (y compris avortement), lintervalle dadministration dune nouvelle dose maximale recommandée (200 mg) ne doit pas être inférieur à 1,5 heures. Pour lanesthésie locorégionale IV chez les adultes dans une solution à 5 mg/ml, la dose administrée ne dépassera pas 4 mg/kg.
Les solutions de chlorhydrate de lidocaïne à 10 mg/ml (sans conservateur) sont utilisées pour lanesthésie péridurale ou caudale. Pour éviter une injection intravasculaire ou sous-arachnoïdienne dune dose péridurale importante de lidocaïne, une dose test de 2 à 5 ml sera injectée au moins 5 minutes avant dadministrer la dose totale.
Dans lanesthésie péridurale, 2 à 3 ml de solution à 10 mg/ml sont généralement nécessaires pour que chaque dermatome soit anesthésié.
Dans le bloc caudal pour la mise en place dune analgésie obstétrique ou un bloc thoracique épidural, on peut utiliser 20 à 30 ml dune solution à 10 mg/ml (200-300 mg) du médicament. Concernant lanesthésie péridurale lombaire, la dose est de 25 à 30 ml (250 à 300 mg) dune solution à 10 mg/ml.
Pour le bloc nerveux intercostal : 3 ml dune solution à 10 mg/ml (30 mg).
Pour le bloc nerveux paravertébral : 3 à 5 ml dune solution à 10 mg/ml (30-50 mg).
Pour le bloc nerveux pudendal (bilatéralement) : 10 ml dune solution à 10 mg/ml (100 mg).
Pour le bloc nerveux paracervical (bilatéralement) pour lanalgésie obstétrique : 10 ml dune solution à 10 mg/ml (100 mg).
Pour les blocs nerveux sympathiques : bloc nerveux cervical (ganglion stellaire) : 5 ml dune solution à 10 mg/ml solution (50 mg).
Pour le bloc nerveux lombaire : 5 à 10 ml dune solution à 10 mg/ml (50-100 mg).
Pour lanesthésie par infiltration percutanée : 1 à 60 ml dune solution à 5 mg/ml ou 0,5 à 30 ml dune solution à 10 mg/ml (5 à 300 mg).
Pour lanesthésie IV locorégionale : 10 à 60 ml dune solution à 5 mg/ml (50 à 300 mg).
Population pédiatrique
La dose sera généralement réduite chez les enfants. Pour diminuer léventualité de réactions toxiques, des solutions de chlorhydrate de lidocaïne seront administrées aux enfants en concentrations de 5 mg/ml ou 10 mg/ml. Ladministration de lidocaïne par infiltration locale aux enfants de moins de 12 ans ne devra pas dépasser 3 mg/kg, avec un intervalle dau moins 4 heures entre les administrations.
Populations de patient spécifique
La dose sera réduite chez les patients âgés ou affaiblis.
Mode dadministration
LIDOCAÏNE KABI 10 mg/mL, solution injectable peut être administré par injection intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée ou péridurale. Ne pas utiliser dans lil.
Le mode dadministration de la lidocaïne varie en fonction de la procédure (anesthésie locorégionale intraveineuse, anesthésie par infiltration, blocs nerveux ou anesthésie péridurale).
Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
LIDOCAÏNE KABI 10 mg/mL, solution injectable est contre-indiqué chez les patients présentant :
· un bloc cardiaque complet.
· une hypovolémie.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Comme tous les agents anesthésiques locaux, la lidocaïne peut entraîner des effets toxiques aigus sur le système nerveux central et cardiovasculaire lorsquelle est utilisée à des concentrations sanguines élevées, en particulier après une administration intravasculaire importante.
La lidocaïne sera utilisée avec prudence :
· chez les patients présentant des troubles cardiaques de la génération de limpulsion et des troubles de la conduction car un anesthésique local peut réduire la conductivité myocardique (voir également la rubrique 4.3).
· chez les patients traités par des antiarythmiques de classe III (par ex. amiodarone). Ces patients devront être placés sous étroite surveillance et un monitoring par ECG devra être envisagé car les effets cardiaques peuvent sadditionner (voir rubrique 4.5).
· chez les patients présentant une insuffisance cardiaque congestive, une bradycardie ou après une intervention de chirurgie cardiaque.
· chez les patients en état de choc grave.
· chez les patients présentant des troubles de la fonction respiratoire.
· chez les patients atteints de troubles épileptiques.
· chez les patients souffrant de myasthénie grave.
· chez les patients présentant une coagulopathie. Le traitement par anticoagulants (par ex. héparine), AINS ou substituts du plasma accroit la tendance aux saignements. Une lésion accidentelle des vaisseaux sanguins peut entraîner des hémorragies graves. Si nécessaire, il convient de vérifier le temps de saignement, le temps de céphaline activée (TCA) et la numération plaquettaire.
· chez les personnes âgées et affaiblies de manière générale.
· chez les patients atteints de troubles de la fonction hépatique en raison de la métabolisation hépatique du médicament.
· chez les patients atteints de dysfonctionnement rénaux avec une clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/min.
Les états dhypokaliémie, hypoxie et les troubles de léquilibre acido-basique devront être corrigés avant un traitement avec la lidocaïne par voie intraveineuse.
Surveiller la pression artérielle pendant une rachianesthésie. Lanesthésie péridurale peut entraîner une hypotension et une bradycardie. Ce risque peut être réduit en augmentant au préalable le volume circulatoire au moyen dune solution cristalloïde ou colloïdale. Une hypotension doit être traitée sans délai. La prudence est toujours de rigueur chez les patients présentant un dysfonctionnement cardiovasculaire.
Le bloc paracervical peut parfois entraîner une bradycardie ou tachycardie ftale, par conséquent, une surveillance attentive de la fréquence cardiaque ftale est nécessaire (voir rubrique 4.6).
Les injections dans la région de la tête et du cou peuvent seffectuer par inadvertance dans une artère, entraînant des symptômes cérébraux, même à faibles doses.
Les injections rétrobulbaires peuvent, dans de rares cas, atteindre lespace sous-arachnoïdien crânien, provoquant des réactions sérieuses/graves, comprenant un collapsus cardiovasculaire, une apnée, des convulsions et une cécité temporaire.
Les injections rétro- et péribulbaires danesthésiques locaux peuvent entraîner un risque faible de dysfonctionnement moteur oculaire persistant. Les causes principales comprennent un traumatisme et/ou des effets toxiques locaux sur les muscles et/ou les nerfs.
La sévérité de ces réactions tissulaires dépend du degré de traumatisme, de la concentration en anesthésique local et de la durée dexposition du tissu à lanesthésique local. Pour cette raison, il convient dutiliser la centration efficace et la dose la plus faible danesthésique local.
Leffet peut être réduit si linjection est réalisée dans une zone inflammée ou infectée.
La lidocaïne par voie intramusculaire peut augmenter les concentrations de créatinine phosphokinase, ce qui peut interférer avec le diagnostic de linfarctus du myocarde aigu. La lidocaïne sest révélée porphyrinogène chez les animaux et son utilisation devra être évitée chez les personnes souffrant de porphyrie.
Il a été rapporté après commercialisation des cas de chondrolyse chez les patients recevant une perfusion post-opératoire intra-articulaire continue d'anesthésiques locaux, y compris la ropivacaïne. La majorité des cas de chondrolyse rapportés ont concerné larticulation de l'épaule. Du fait de nombreux facteurs et des incohérances dans la littérature scientifique concernant le mécanisme daction, la causalité na pas été établie. La perfusion intra-articulaire continue nest pas une indication pour la lidocaïne.
Lutilisation de Lidocaïne solution injectable est déconseillée chez les nouveau-nés. La concentration sérique optimale de lidocaïne requise pour éviter une toxicité comme des convulsions et des arythmies cardiaques dans ce groupe dâge nest pas connue.
Patients soumis à un régime hyposodé
Ce médicament contient 85 mg (environ 3,72 mmol) de sodium par dose. Cela équivaut à 4,25 % de la prise quotidienne recommandée par lOMS de 2 g de sodium pour un adulte. Il faut en tenir compte chez les patients soumis à un régime hyposodé.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Effets de la lidocaïne sur dautres médicaments
La lidocaïne sera utilisée avec prudence chez les patients recevant dautres anesthétiques locaux ou agents structurellement apparentés aux anesthésiques locaux de type amide (par ex. antiarythmiques, tels que méxilétine et tocaïnide), car les effets systémiques sadditionnent.
Aucune étude dinteraction spécifique concernant la lidocaïne et les antiarythmiques de classe III (par ex. amiodarone) na été réalisée mais la prudence est recommandée.
Il peut exister un risque accru de renforcement et de prolongement du bloc neuromusculaire chez les patients traités de façon concomitante avec des myorelaxants (par ex. suxaméthonium).
Effets dautres médicaments sur la lidocaïne
Les médicaments inhibant le métabolisme de la lidocaïne (par ex. cimétidine, fluvoxamine, propranolol) peuvent entraîner des concentrations plasmatiques potentiellement toxiques lorsque la lidocaïne est administrée de façon répétée à des doses élevées pendant des longues périodes. Comme la fenêtre thérapeutique de la lidocaïne est étroite, il peut être nécessaire dajuster les doses de lidocaïne en conséquence.
Une augmentation des taux sériques de lidocaïne peut également survenir avec des agents antiviraux (par ex. amprénavir, atazanavir, darunavir, lopinavir).
A linverse, des concentrations sériques réduites de lidocaïne peuvent être la conséquence de médicaments susceptibles de stimuler le métabolisme hépatique de la lidocaïne (par ex. phénytoïne, traitement hormonal substitutif oral). Des doses supérieures de lidocaïne peuvent être nécessaires.
Une administration concomitante de médicaments antiarythmiques, bêtabloquants et antagonistes du calcium peut entraîner un effet inhibiteur additif sur la conduction AV, la conduction et intraventriculaire et la contractilité.
Le risque darythmie ventriculaire peut être accru chez les patients traités de façon concomitante avec des antipsychotiques qui prolongent ou peuvent prolonger lintervalle QT (par ex. pimozide, sertindole, olanzapine, quétiapine, zotépine), prénylamine, adrénaline (si elle est injectée accidentellement par voie intraveineuse) ou antagonistes de 5HT3 (par ex. tropisétron, dolasétron).
Ladministration concomitante de médicaments vasoconstricteurs prolonge la durée daction de la lidocaïne.
Alors que ladrénaline (épinéphrine), utilisée en association avec la lidocaïne, peut diminuer labsorption vasculaire, elle augmente largement le risque de tachycardie et de fibrillation ventriculaire en cas dinjection intraveineuse accidentelle.
Ladministration concomitante de lidocaïne et dalcaloïdes issus dergot de seigle (par ex. ergotamine) peut entraîner une hypotension sévère.
Ladministration intraveineuse de phénytoïne peut augmenter leffet cardiodépresseur de la lidocaïne.
Un collapsus cardiovasculaire a été rapporté à la suite de lutilisation de bupivacaïne chez les patients traités par vérapamil et timolol ; la lidocaïne sapparente étroitement à la bupivacaïne.
Lutilisation concomitante de quinupristine/dalfopristine doit être évitée car cet antibiotique utilisé avec la lidocaïne peut augmenter la concentration de cette dernière.
Une hypokaliémie provoquée par des diurétiques peut sopposer à laction de la lidocaïne en cas dadministration concomitante (voir rubrique 4.4).
La prudence est de rigueur en cas dutilisation de sédatifs qui affectent également la fonction du système nerveux central et peuvent modifier leffet des anesthésiques locaux.
La dopamine et la 5-hydroxytryptamine abaissent le seuil de convulsion de la lidocaïne.
Les narcotiques sont probablement proconvulsivants, ce qui étayerait le fait que la lidocaïne abaisse le seuil de convulsion du fentanyl chez lhomme.
Lassociation opiacés-antiémétique parfois utilisée pour la sédation chez les enfants pourrait abaisser le seuil de convulsion de la lidocaïne et augmenter leffet dépresseur du SNC.
Leffet analgésique des anesthésiques locaux peut être potentialisé par les opiacés et la clonidine.
Lalcool éthylique, notamment en cas lalcoolisme chronique, peut réduire leffet des anesthésiques locaux.
La lidocaïne se lie fortement à lalpha-l-glycoprotéine acide (AGP). Les concentrations dAGP peuvent être réduites par les strogènes, entraînant une augmentation de la fraction libre de lidocaïne plus importante chez la femme que chez lhomme et la fraction libre est encore accrue pendant la grossesse et chez la femme prenant des contraceptifs oraux ou un traitement hormonal substitutif.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
La lidocaïne traverse la barrière placentaire. Il nest pas démontré que la lidocaïne entraîne des troubles du processus reproducteur tels quune augmentation de lincidence de malformations ou quelle exerce un effet direct ou indirect sur le ftus. Des études chez lanimal nont pas mis en évidence de toxicité pour le ftus.
Toutefois, le médicament ne sera pas administré pendant la grossesse sauf si lon considère que les bénéfices lemportent sur les risques.
La lidocaïne administrée pour un bloc péridural ou paracervical, notamment à doses élevées ou par infiltration périnéale locale avant laccouchement passe rapidement dans la circulation ftale. Des taux élevés de lidocaïne peuvent persister chez le nouveau-né pendant au moins 48 heures après laccouchement. Une bradycardie ftale ou néonatale, une bradycardie, hypotension ou dépression respiratoire néonatales peuvent survenir.
La lidocaïne passe dans le lait maternel en faibles quantités. La prudence est donc recommandée lorsque LIDOCAÏNE KABI 10 mg/mL, solution injectable est utilisé aux doses recommandées chez les femmes allaitantes, toutefois, il nest pas nécessaire dinterrompre lallaitement.
Fertilité
On ne dispose pas de données relatives aux effets de la lidocaïne sur la fertilité chez lêtre humain.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
LIDOCAÏNE KABI 10 mg/mL, solution injectable a une influence temporaire sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines, compte tenu des effets de la lidocaïne sur le système nerveux central.
Par conséquent, lorsquune anesthésie dun patient en ambulatoire concerne des régions du corps participant à la conduite ou à lutilisation de machine, il est recommandé que ces patients évitent ces activités jusquà restauration de leurs facultés normales.
Les fréquences des effets indésirables sont définies selon la convention suivante :
Très fréquent (≥1/10),
Fréquent (≥1/100 à <1/10),
Peu fréquent (≥1/1000 à <1/100),
Rare (≥1/10 000 à <1/1000),
Très rare (<1/10 000),
Fréquence indéterminée (ne peut être estimé sur la base des données disponibles).
Comme les autres anesthésiques locaux, les effets indésirables de la lidocaïne sont rares et sont généralement la conséquence dune augmentation des concentrations plasmatiques dues à une injection intravasculaire accidentelle, un dosage excessif ou une absorption rapide dans des zones fortement vascularisées, ou ils peuvent être la conséquence dune hypersensibilité, dune idiosyncrasie ou dune diminution de la tolérance de la part du patient. Une toxicité systémique implique principalement le système nerveux central et/ou le système cardiovasculaire (voir également rubrique 4.9).
Après un bloc loco-régional comme lorsque la lidocaïne est injectée par voie intrathécale ou extradurale, une hypotension, une hypoventilation, un syndrome de Horner et une hypoglycémie peuvent être observés. Le degré de ces effets dépendra de la dose et de lampleur du bloc. Une rétention urinaire peut survenir à la suite dun bloc péridural sacré ou lombaire. Elle ne doit pas perdurer après la durée du bloc. Une apnée et une hémiparésie peuvent survenir à la suite du bloc du ganglion stellaire. La cause probable est une injection directe de lidocaïne dans les artères vertébrale ou carotide.
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Classe par système dorgane |
Très fréquent ≥ 1/10 |
Fréquent ≥ 1/100 à < 1/10 |
Peu fréquent ≥ 1/1,000 à < 1/100 |
Rare ≥ 1/10,000 à < 1/1,000 |
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
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Affections du système sanguin et lymphatique |
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Méthémoglobinémie |
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Affections du système immunitaire |
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Réactions dhypersensibilité°, urticaire, éruption cutanée, angio-dème, bronchospasme, dans des cas graves, choc anaphylactique |
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Affections du système nerveux# |
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Paresthésie, vertiges |
Symptômes de toxicité du SNC (convulsions, paresthésie péri-buccale, engourdissement de la langue, hyperacousie, troubles visuels, perte de conscience, tremblements, somnolence, étourdissement, acouphène, sensation dintoxication, dysarthrie) |
Neuropathie, lésions des nerfs périphériques, arachnoïdite |
Nervosité, coma |
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Affections oculaires |
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Vision trouble, diplopie et amaurose transitoire, amaurose bilatérale* |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
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Acouphènes, hyperacousie |
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Affections cardiaques |
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Bradycardie |
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Arrêt cardiaque, arythmies |
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Affections vasculaires |
Hypotension |
Hypertension |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Dépression respiratoire |
Dyspnée, arrêt respiratoire |
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Affections gastro-intestinales |
Nausées |
Vomissement |
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° Les tests cutanés dallergie à la lidocaïne ne sont pas considérés comme fiables.
* Une amaurose bilatérale peut également être la conséquence dune injection accidentelle dans la gaine du nerf optique pendant des interventions oculaires. Une inflammation orbitale et une diplopie ont été rapportées après des anesthésies rétro- ou péribulbaires.
# Les complications neurologiques de la rachianesthésie comprennent des symptômes neurologiques transitoires tels que douleurs lombaires, douleurs dans les fesses et les jambes. Ces symptômes se développent généralement dans les vingt-quatre heures suivant lanesthésie et disparaissent en quelques jours. Des cas isolés darachnoïdite ou de syndrome de la queue de cheval, associés à une paresthésie persistante, un dysfonctionnement intestinal et urinaire ou une paralysie des membres inférieurs ont été rapportés après une rachianesthésie avec la lidocaïne et dautres agents similaires. La majorité des cas était associée à des concentrations hyperbares de lidocaïne ou à une perfusion intrathécale prolongée.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Symptômes de toxicité systémique aiguë
Une toxicité sur le système nerveux central présente des symptômes de gravité croissante. Les patients peuvent présenter initialement une paresthésie péribuccale, un engourdissement de la langue, un étourdissement, une hyperacousie et des acouphènes. Les troubles visuels et tremblements ou contractions musculaires sont plus sérieux et précèdent le déclenchement de convulsions généralisées. Ces signes ne doivent pas être confondus avec un comportement névrotique. Une perte de conscience et des convulsions de type épileptique peuvent suivre, pouvant durer de quelques secondes à plusieurs minutes. Une hypoxie et une hypercapnie surviennent rapidement après les convulsions compte tenu de laugmentation de lactivité musculaire, associée à une interférence avec la respiration normale et la dépression des voies respiratoires. Dans des cas sévères, une apnée peut se produire. Lacidose augmente les effets toxiques des anesthésiques locaux.
Des effets sur le système cardiovasculaire peuvent être observés dans les cas sévères. Une hypotension, bradycardie, arythmie et un arrêt cardiaque peuvent survenir en conséquence de concentrations systémiques élevées, avec une issue potentiellement fatale.
La récupération survient suite à la redistribution de lanesthésique local à partir du système nerveux central et du métabolisme et peut être rapide sauf si de grandes quantités de médicament ont été injectées.
Traitement dune toxicité aiguë
Si des signes de toxicité systémique aiguë apparaissent, linjection danesthésique doit être arrêtée immédiatement.
Un traitement sera nécessaire si des convulsions et une dépression du SNC ainsi quune cardiotoxicité se produisent. Les objectifs du traitement sont de maintenir loxygénation, darrêter les convulsions et de soutenir la circulation. Une ventilation doit être mise en place et de loxygène sera administré, conjointement à une ventilation assistée (masque et ballon) si nécessaire. La circulation sera maintenue pendant la perfusion de plasma ou de fluides intraveineux. Si un autre traitement symptomatique de la dépression circulatoire est nécessaire, lutilisation dun agent vasopresseur peut être envisagée bien que ce moyen implique un risque dexcitation du système nerveux central. Si les convulsions ne cessent pas spontanément en 15 à 20 secondes, elles peuvent être contrôlées par ladministration intraveineuse de diazépam (0,1 mg/kg de poids corporel. I.V.), ou de thiopentone sodique (1 à 3 mg/kg de poids corporel. I.V.), tout en sachant que les anticonvulsivants peuvent également entraîner une dépression respiratoire et circulatoire.
Les convulsions prolongées peuvent nuire à la ventilation du patient et une oxygénation et une intubation endotrachéale précoces doivent être envisagées. En cas darrêt cardiaque, instituer les procédures classiques de réanimation. La poursuite dune oxygénation et dune ventilation optimale et dune assistance circulatoire sont dune importance vitale, tout comme le traitement de lacidose.
La dialyse a un intérêt limité dans le traitement dun surdosage aigu à la lidocaïne.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANESTHESIQUE LOCAL, AMIDES, code ATC : N01BB02.
La lidocaïne est un anesthésique local à courte durée daction, de type amide. Elle est utilisée pour assurer une anesthésie locale par bloc nerveux à divers endroits du corps et pour le contrôle ionique des dysrythmies. Elle agit en inhibant les reflux ioniques indispensables pour linitiation et la conduction des impulsions, stabilisant ainsi la membrane neuronale. En plus du blocage de la conduction dans les axones nerveux du système nerveux périphérique, la lidocaïne exerce des effets importants sur le système nerveux central et le système cardiovasculaire. Après absorption, la lidocaïne peut entraîner une stimulation du SNC suivi dune dépression, et dans le système cardiovasculaire, elle agit principalement sur le myocarde où elle peut produire des diminutions de lexcitabilité électrique, de la vitesse de conduction et de la force de contraction. Son action est déclenchée rapidement (environ une minute après une injection intraveineuse et quinze minutes après une injection intramusculaire) et se diffuse rapidement dans les tissus environnants. Leffet dure environ dix à vingt minutes et environ soixante à quatre-vingt-dix minutes après une injection intraveineuse et intramusculaire, respectivement.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La lidocaïne est absorbée depuis les sites dinjection y compris musculaires et sa vitesse dabsorption est déterminée par des facteurs tels que le site dadministration et la vascularité des tissus. Excepté dans le cas de ladministration intravasculaire, le taux sanguin le plus élevé survient après ladministration de concentrations pour le bloc nerveux intercostal (env. 1,5 µg/ml pour 100 mg injectés) et le plus faible est observé après une administration sous-cutanée (env. 0,5 µg/ml pour 100 mg injectés).
Distribution
La lidocaïne se lie aux protéines plasmatiques, notamment à lalpha-1-glycoprotéine acide (AGP) et lalbumine. Le pourcentage de liaison est variable mais il est en général denviron 66 %. Le médicament traverse les barrières hémato-encéphalique et placentaire, probablement en conséquence dune diffusion passive. Le taux plasmatique dAGP est faible chez les nouveau-nés et la fraction de lidocaïne libre biologiquement active est relativement élevée chez les nouveau-nés. Le médicament traverse les barrières hémato-encéphalique et placentaires, probablement en conséquence dune diffusion passive.
Biotransformation
La lidocaïne est métabolisée dans le foie et environ 90 % de la dose subit une N-désalkylation pour former le monoéthylglycine-xylidide (MEGX) et le glycine-xylidide (GX), tous deux pouvant contribuer aux effets thérapeutiques et toxiques de la lidocaïne. Les effets pharmacologiques et toxiques des MEGX et GX sont comparables mais sont moins intenses que ceux de la lidocaïne. Le glycine-xylidide a une demi-vie plus longue (environ 10 heures) que la lidocaïne et peut saccumuler en cas dadministration chronique. Dautres métabolismes se produisent et les métabolites sont éliminés dans lurine avec moins de 10 % sous forme de lidocaïne inchangée.
Élimination
Après une injection intraveineuse en bolus, la demi-vie délimination de la lidocaïne est dune à deux heures mais elle peut être prolongée chez les patients atteints de dysfonctionnements hépatiques. La demi-vie délimination du GX est denviron 10 heures et celle du MEGX est de 2 heures. Un dysfonctionnement rénal est sans effet sur la pharmacocinétique de la lidocaïne mais peut entraîner une accumulation de ses métabolites.
Groupes de population particulière
La pharmacocinétique de la lidocaïne peut être modifiée par un état affectant la fonction hépatique en raison de son métabolisme rapide. La demi-vie peut être augmentée dun facteur 2 ou plus chez les patients présentant un dysfonctionnement hépatique.
Un dysfonctionnement rénal na pas deffet sur la pharmacocinétique de la lidocaïne mais peut entraîner laccumulation de ses métabolites.
Chez les nouveau-nés, les taux dα1-glycoprotéine acide sont faibles et la liaison protéique peut être réduite. Comme la fraction libre peut être supérieure, lutilisation de lidocaïne est déconseillée chez les nouveau-nés.
5.3. Données de sécurité préclinique
Des études sur le développement de lembryon/du ftus chez les rats et les lapins recevant de la lidocaïne pendant lorganogenèse nont pas mis en évidence deffets tératogènes. Une embryotoxicité a été observée chez les lapins à des doses toxiques pour la mère. Les jeunes rats traités par des doses toxiques pour la mère pendant la fin de la gestation et pendant la lactation ont eu un taux de survie postnatale réduit.
Génotoxicité et carcinogénicité
Les études de génotoxicité sur la lidocaïne étaient négatives. La carcinogénicité de la lidocaïne na pas été étudiée. Le métabolite de la lidocaïne, la 2,6-xylidine (2,6-diméthylaniline), a présenté un potentiel génotoxique in vitro. Dans des études de carcinogénicité chez des rats exposés à la 2,6-xylidine in utero, après la naissance et tout au long de leur vie, des tumeurs ont été observées dans les narines, au niveau subdermique et dans le foie. La pertinence clinique de ces observations pour lutilisation occasionnelle ou sur une courte durée de la lidocaïne nest pas connue.
Les médicaments stables en milieu acide tels que le chlorhydrate dadrénaline, le tartrate de noradrénaline ou lisoprénaline peuvent se détériorer après un mélange avec le chlorhydrate de lidocaïne et les solutions de lidocaïne peuvent augmenter le pH au-delà de la valeur maximale assurant leur stabilité.
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments à lexception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
Durée de conservation du médicament dans son emballage dorigine avant ouverture :
3 ans
Durée de conservation après une première ouverture :
Utiliser le médicament immédiatement après sa première ouverture.
Une stabilité chimique et physique en cours dutilisation a été démontrée pendant 24 heures à 25 °C. Dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. Sil nest pas utilisé immédiatement, les temps de stockage et les conditions avant utilisation relèvent de la responsabilité de lutilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures à [2 - 8°C].
Durée de conservation après dilution :
En cas de dilution dans une solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) ou une solution de 50 mg/ml de glucose (5 %) jusquà une plage de concentration finale de lidocaïne de 2 mg/ml à 5 mg/ml dans des conditions aseptiques strictes, la solution devra également être utilisée immédiatement.
Toutefois, si la solution diluée nest pas utilisée immédiatement, ne pas la conserver pendant plus de 12 heures dans des conditions aseptiques strictes à moins de 25 °C.
Pour la dilution de LIDOCAÏNE KABI 10 mg/mL, solution injectable, voir la rubrique 6.6.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, première ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Ampoules de polyéthylène basse densité avec système douverture de type « twist-off ».
Ampoules de 5 ml en boîtes de 5, 10, 20, 50 ou 100.
Ampoules de 10 ml en boîtes de 5, 10, 20, 50 ou 100.
Ampoules de 20 ml en boîtes de 5, 10, 20, 50 ou 100.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Utiliser immédiatement après ouverture et uniquement si les emballages sont non endommagés. Réservé à un usage unique.
Ne pas utiliser si lampoule est endommagée ou cassée.
Compatibilité
LIDOCAÏNE KABI 10 mg/mL, solution injectable peut être dilué dans une solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) ou une solution de glucose à 50 mg/ml (5 %).
La solution diluée devra être inspectée visuellement et ne sera pas utilisée en cas dopalescence, de particules visibles ou de précipité.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
5 PLACE DU MARIVEL
92316 SEVRES CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 568 9 8 : Ampoule PEBD de 5 ml, boîte de 100.
· 34009 550 569 0 4 : Ampoule PEBD de 20 ml, boîte de 50.
· 34009 550 589 5 3 : Ampoule PEBD de 10 ml, boîte de 100.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicaments liés cités dans ce texte
- CHLORHYDRATE DE LIDOCAINE RENAUDIN 10 mg/ml, solution injectable
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- NAROPEINE 10 mg/ml, solution injectable en ampoule
- MEXILETINE AP-HP 200 mg, gélule
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- FLOXYFRAL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- KARNODYL 5 mg/5 ml, solution injectable en ampoule
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- DARUNAVIR ACCORD 400 mg, comprimé pelliculé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- ORAP 1 mg, comprimé
- OLANZAPINE ACCORD 10 mg, comprimé enrobé
- QUETIAPINE ACCORD HEALTHCARE LP 300 mg, comprimé à libération prolongée
- ISOPTINE 120 mg, gélule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.