FORENE, liquide pour inhalation par vapeur
CIS 63615206
Informations à jour au 27 février 2019.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 27/02/2019
FORENE, liquide pour inhalation par vapeur
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Isoflurane............................................................................................................................. 100 ml
Pour un flacon.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Liquide pour inhalation par vapeur.
4.1. Indications thérapeutiques
Anesthésie générale par inhalation, utilisable en induction et entretien.
4.2. Posologie et mode d'administration
Voie inhalée.
· Des évaporateurs spécialement calibrés pour lisoflurane doivent être utilisés afin de contrôler avec précision la concentration de lanesthésique délivré.
· La concentration alvéolaire minimale chez ladulte dâge moyen est en moyenne 1,15 pour cent en oxygène pur. Elle est plus faible chez les sujets âgés.
· Lorsque le gaz vecteur est un mélange doxygène protoxyde dazote à 50 pour cent, la concentration alvéolaire minimale de lisoflurane se situe aux environs de 0,65 pour cent.
Induction de lanesthésie
Quand on utilise lisoflurane comme seul agent dinduction anesthésique, il est recommandé de commencer linduction avec une concentration de 0,5 %. Les concentrations de 1,3-3,0 % produisent habituellement une anesthésie chirurgicale en 7-10 minutes.
Comme lisoflurane a une odeur légèrement piquante, pour empêcher la toux, il est préférable de faire précéder son utilisation par linjection dun agent danesthésie par voie intraveineuse : un barbiturique daction rapide ou un autre produit comme le propofol, létomidate ou le midazolam. Dautre part, lisoflurane peut être utilisé avec de loxygène ou avec un mélange oxygène/protoxyde dazote.
Entretien de lanesthésie
Une anesthésie adéquate pour la chirurgie peut être maintenue avec une concentration disoflurane de 0,5 à 1,5 % dans un mélange doxygène/protoxyde dazote. Une concentration disoflurane plus élevée (0,75 à 2,0 %) sera nécessaire si lisoflurane est donné avec de loxygène seul.
La concentration affichée sur lévaporateur doit être augmentée en cas dutilisation dun circuit avec réinhalation des gaz expirés à bas débit de gaz frais.
Concentrations alvéolaires minimales de lisoflurane chez lhomme (MAC)
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POPULATION PEDIATRIQUE |
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Age |
Valeur moyenne de CAM disoflurane dans 100% dO2 |
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Nouveau-né prématuré < 32 semaines dâge gestationnel |
1,28% |
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Nouveau-né prématuré de 32-37 semaines dâge gestationnel |
1,41% |
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0-1 mois |
1,60% |
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1-6 mois |
1,87% |
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6-12 mois |
1,80% |
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1-5 ans |
1,60% |
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Prémédication préparation à lanesthésie
Les médicaments utilisés en prémédication de lanesthésie doivent être adaptés au patient en tenant compte de leffet dépresseur de lisoflurane sur la fonction respiratoire. Lutilisation de médicaments anticholinergiques est une question de choix, mais peut être conseillée pour linduction de lanesthésie par inhalation en pédiatrie.
Induction de lanesthésie chez lenfant
Lisoflurane nest pas recommandé comme agent dinduction par inhalation chez les nourrissons et lenfant du fait de la survenue de toux, apnée, désaturation, augmentation des sécrétions et laryngospasme (voir section 4.4).
Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :
· Hypersensibilité à lisoflurane ou à dautres agents anesthésiques halogénés.
· Patients ayant une prédisposition génétique connue ou suspectée à lhyperthermie maligne.
· Patients ayant présenté une atteinte hépatique, un ictère, une fièvre inexpliquée, ou une éosinophilie après administration dun anesthésique halogéné.
· Association aux IMAO non sélectifs (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Remplacement des absorbeurs de dioxyde de carbone (CO2) déshydratés.
De rares cas isolés de chaleur excessive, de dégagements de fumée et/ou dexceptionnelle combustion spontanée dans des appareils danesthésie ont été rapportés durant lutilisation de produits de cette classe en présence dabsorbeurs de CO2 déshydratés, en particulier ceux qui contiennent de lhydroxyde de potassium. En cas de doute sur la dessiccation de labsorbeur de CO2, celui-ci doit être remplacé avant ladministration disoflurane.
Labsence de changement de couleur de lindicateur coloré ne constitue pas une assurance dhydratation correcte. Il convient de remplacer les absorbeurs de CO2 régulièrement, sans tenir compte de lindicateur de couleur.
Lors de lutilisation danesthésiques halogénés, des cas danomalies des fonctions hépatiques, allant dune légère augmentation transitoire des enzymes hépatiques, à un ictère et une cytolyse hépatique massive, parfois mortelle ont été signalés. Ces réactions orientent vers des réactions dhypersensibilité communes à la plupart des anesthésiques halogénés.
Une exposition antérieure aux anesthésiques halogénés en particulier si elle date de moins de trois mois peut majorer le risque datteinte hépatique. La présence dune cirrhose, dune atteinte hépatique virale ou dune autre hépatopathie préexistante peut être une raison de choisir un agent autre quun anesthésique halogéné.
Afin de pouvoir contrôler avec précision la concentration danesthésique délivré, seuls les évaporateurs spécialement calibrés pour lisoflurane doivent être utilisés. Le degré dhypotension et de dépression ventilatoire peut fournir une indication quant au niveau danesthésie. La respiration spontanée doit être attentivement surveillée et assistée si nécessaire.
· Hyperthermie maligne
Chez les patients prédisposés, lanesthésie à lisoflurane peut déclencher un état dhypermétabolisme du muscle squelettique conduisant à une forte demande en oxygène et induisant un syndrome clinique connu sous le nom dhyperthermie maligne. Ce syndrome comprend des symptômes non spécifiques tels que rigidité musculaire, tachycardie, tachypnée, cyanose, arythmie et tension artérielle instable. (Il faut également noter que la plupart de ces signes non spécifiques peuvent apparaître lors dune anesthésie légère, dune hypoxie aiguë, etc.). La PaO2 et le pH peuvent diminuer et une hyperkaliémie et un déficit en bases peuvent survenir. La succinylcholine et les agents anesthésiques inhalés ont été associées à de rares arrêts cardiaques et décès liés à une hyperthermie maligne chez de jeunes patients au cours de la période postopératoire.
Le traitement consiste en larrêt des agents déclenchants (par exemple isoflurane), en ladministration intraveineuse de dantrolène sodique et en linstauration dun traitement de soutien. La conduite à tenir inclut des mesures intensives pour rétablir la température corporelle normale, le soutien des fonctions respiratoire et circulatoire si nécessaire et la correction des déséquilibres hydro‑électrolytiques et acido‑basiques. Une insuffisance rénale peut apparaître ultérieurement.
Il est déconseillé dutiliser lisoflurane chez les sujets susceptibles de présenter une hyperthermie maligne (antécédents dhyperthermie maligne deffort, myopathies telles que les dystrophies musculaires, syndrome de King, myotonie, myopathie à noyau central).
· Hyperkaliémie périopératoire
Chez des enfants en période post-opératoire, lutilisation dagents anesthésiques inhalés a été associée à de rares augmentations de la kaliémie ayant entraîné des arythmies cardiaques et des décès. Les patients atteints dune affection neuromusculaire latente ou manifeste, notamment une dystrophie musculaire de Duchenne semblent les plus vulnérables. Dans la plupart de ces cas, il y avait une administration concomitante de succinylcholine. Ces patients ont aussi présenté des augmentations significatives de créatine phosphokinase et, dans certains cas, des modifications urinaires compatibles avec une myoglobinurie. En dépit des similitudes avec une hyperthermie maligne, aucun de ces patients na présenté des signes de rigidité musculaire ou dhypermétabolisme. Il est recommandé de traiter précocement et agressivement lhyperkaliémie et les arythmies réfractaires ainsi que de rechercher par la suite une affection neuromusculaire latente.
Précautions demploi
· Lisoflurane doit être administré uniquement par ou en présence dun anesthésiste disposant des moyens de lanesthésie et de la réanimation.
· A éviter chez les sujets susceptibles de présenter une bronchoconstriction : des observations de bronchospasmes ont été rapportées (voir rubrique 4.8).
· Lisoflurane augmente notablement le débit sanguin aux niveaux profonds danesthésie. Une augmentation transitoire de la pression intracrânienne, totalement réversible par lhyperventilation, peut survenir.
Lisoflurane doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une hypertension intracrânienne. Une hyperventilation peut être nécessaire chez ces patients.
· Lisoflurane est un puissant vasodilatateur coronarien qui est susceptible dentraîner un phénomène de vol, en cas de sténose coronarienne et être à lorigine dune ischémie sous endocardique.
Quels que soient les anesthésiques utilisés, il est important de maintenir une hémodynamique normale pour éviter une ischémie myocardique chez les patients présentant une maladie coronarienne.
· Des cas dallongement de lintervalle QT, associés à des torsades de pointes (fatals, dans des cas exceptionnels) ont été rapportés.
· La prudence simpose en cas dadministration de lisoflurane chez les patients à risque dallongement de lintervalle QT.
· Lutilisation de lisoflurane chez les patients hypovolémiques, hypotendus et affaiblis na pas fait lobjet détudes à grande échelle. Une concentration plus faible disoflurane est recommandée chez ces patients.
· Lisoflurane potentialise fortement laction des myorelaxants non dépolarisants.
· Lisoflurane peut entraîner une légère diminution des fonctions cognitives pendant les 2 à 4 jours suivant lanesthésie. De légers changements de lhumeur et des symptômes peuvent persister pendant 6 jours après ladministration. Cela doit être pris en compte lorsque les patients reprennent leurs activités quotidiennes habituelles, y compris la conduite de véhicules et lutilisation de machines lourdes (voir rubrique 4.7).
· Une augmentation de la fatigue neuromusculaire peut être observée chez les patients présentant une neuromyopathie, par exemple une myasthénie grave. Lisoflurane doit être utilisé avec prudence chez ces patients.
· Lisoflurane peut provoquer une dépression respiratoire qui peut être majorée par la prémédication narcotique ou par les autres agents entraînant une dépression respiratoire. La respiration doit être surveillée et assistée si nécessaire (voir rubrique 4.8).
· Pendant linduction de lanesthésie, la salivation et les sécrétions trachéo‑bronchiques peuvent augmenter, ce qui peut entraîner une toux et un laryngospasme, en particulier chez les enfants (voir rubrique 4.8).
· Lisoflurane, comme les autres agents inhalés, a un effet relaxant sur lutérus avec un risque potentiel de saignement utérin.
Une évaluation clinique doit être réalisée lors de lutilisation de lisoflurane en anesthésie obstétrique.
· Lisoflurane relâche le muscle utérin et la concentration la plus faible possible disoflurane doit être utilisée dans les interventions obstétricales (voir rubrique 4.6).
· Chez lenfant, le caractère irritant de lisoflurane rend son utilisation difficile comme agent dinduction de lanesthésie en ventilation spontanée au masque.
· La prudence simpose en cas dutilisation de lisoflurane chez les jeunes enfants (en dessous de 2 ans) du fait de lexpérience limitée dans cette population.
· En présence de chaux sodée ou barytée, des cas isolés daugmentation de la carboxyhémoglobine ont été observés avec les agents fluorés. La formation de CO nest pas cliniquement significative quand labsorbeur est normalement hydraté. Se conformer strictement aux instructions dutilisation des absorbeurs du CO2, données par le fabricant.
· La prudence simpose en cas dadministration dune anesthésie générale, incluant lisoflurane, chez les patients ayant des troubles mitochondriaux.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations contre-indiquées
+ IMAO non sélectif : risque de collapsus per opératoire. Il est généralement recommandé darrêter lIMAO 2 semaines avant lintervention.
+ Sympathomimétiques bêta (isoprénaline) et sympathomimétiques alpha et bêta (épinéphrine ou adrénaline, norépinéphrine ou noradrénaline) : risque de troubles du rythme ventriculaire graves, par augmentation de lexcitabilité cardiaque.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Bêta-bloquants : risque de réduction des réactions cardiovasculaires de compensation, par inhibition bêta-adrénergique, qui peut être levée durant lintervention par des bêta-mimétiques.
En règle générale, ne pas arrêter le traitement bêta-bloquant et, de toute façon, éviter larrêt brutal. Informer lanesthésiste de ce traitement.
+ Isoniazide : risque de potentialisation de leffet hépatotoxique, avec formation accrue de métabolites toxiques de lisoniazide.
En cas dintervention programmée, arrêter par prudence le traitement par lisoniazide, une semaine avant lintervention et ne le reprendre que 15 jours après.
+ Adrénaline (voie bucco-dentaire ou sous-cutanée) : risque de troubles du rythme ventriculaire graves par augmentation de lexcitabilité cardiaque.
Limiter lapport : par exemple, moins de 0,1 mg dadrénaline en 10 minutes ou 0,3 mg en 1 heure chez ladulte.
Sous isoflurane, la sensibilité myocardiaque à ladrénaline est plus faible quavec les autres anesthésiques halogénés.
Les travaux réalisés montrent que linjection sous-cutanée de 0,25 mg dadrénaline ninduit pas de trouble du rythme ventriculaire chez les sujets anesthésiés avec isoflurane.
+ Sympathomimétiques indirects (amphétamines et dérivés : anorexigènes, psychostimulants, éphédrine et dérivés) : risque de poussée hypertensive per opératoire.
En cas dintervention programmée, il est préférable dinterrompre le traitement quelques jours avant lintervention.
+ Les opiacés, les benzodiazépines et les autres agents sédatifs sont associés à une dépression respiratoire et la prudence est recommandée en cas de co‑administration avec lisoflurane.
+ Chez ladulte, la CAM (concentration alvéolaire minimale) est diminuée en cas dadministration concomitante de N2O (voir rubrique 4.2).
+ Inducteurs du CYP2E1 : les médicaments et substances potentialisant l'activité de l'isoenzyme CYP2E1 du cytochrome P450, tels que lisoniazide et l'alcool, peuvent augmenter le métabolisme de l'isoflurane et entraîner une hausse significative des concentrations plasmatiques de fluor (voir rubrique 5.2 métabolisme).
Associations à prendre en compte
+ Dans la plupart des cas où un traitement médicamenteux est indispensable, il ny a pas lieu de larrêter avant lanesthésie générale. Il suffit den informer lanesthésiste.
+ Lisoflurane potentialise laction des curares et plus particulièrement celle des curares non dépolarisants.
+ Analgésiques morphiniques
Ces produits potentialisent laction dépressive de lisoflurane sur la respiration.
+ Les myorelaxants
Les myorelaxants habituellement utilisés sont compatibles avec lisuflurane. Toutefois, ils sont fortement potentialisés, cet effet étant plus accentué avec les agents non-dépolarisants. La néostigmine inverse les effets myorelaxants des agents non dépolarisants mais na pas deffet sur les propriétés myorelaxantes disoflurane lui-même.
+ Antagonistes calciques : lisoflurane peut entraîner une hypotension marquée chez les patients traités par des antagonistes calciques, surtout ceux appartenant à la famille des dihydropyridines. Lemploi de lisoflurane chez les patients traités par ces produits est possible mais doit être prudent.
La prudence est recommandée en cas de co-administration avec des antagonistes calciques dû au risque additionnel dun effet inotropique négatif.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il ny a pas de données ou il existe des données limitées sur l'utilisation de lisoflurane chez la femme enceinte. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Lisoflurane ne doit donc être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice est supérieur au risque potentiel.Lisoflurane, comme les autres agents inhalés, a un effet relaxant sur lutérus avec un risque potentiel de saignement utérin.
Une évaluation clinique doit être réalisée lors de lutilisation de lisoflurane en anesthésie obstétrique.Lisoflurane relâche le muscle utérin et la concentration la plus faible possible disoflurane doit être utilisée dans les interventions obstétricales. Accouchements par césarienne.
À des concentrations allant jusquà 0,75 %, lisoflurane peut être utilisé sans induire deffets indésirables pour le maintien de lanesthésie lors dun accouchement par césarienne (voir rubrique 4.4).
Il ny a pas de données sur lexcrétion de lisoflurane ou de ses métabolites dans le lait maternel. De nombreux médicaments étant excrétés dans le lait maternel, la prudence simpose en cas dadministration disoflurane chez une femme qui allaite.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Synthèse du profil de sécurité
Les effets indésirables observés lors de ladministration disoflurane sont généralement des exacerbations dose‑dépendantes des effets pharmacologiques et incluent dépression respiratoire, hypotension et arythmies. Les effets indésirables graves potentiels sont une hyperthermie maligne, hyperkaliémie, une élévation de la créatine kinase sérique, une myoglobinurie, des réactions anaphylactiques et une toxicité hépatique (voir rubriques 4.4 et 4.8). Des frissons, des nausées, des vomissements, un iléus, une agitation et des délires; ont été observés pendant la période postopératoire.
Synthèse des effets indésirables
Les effets indésirables ci-dessous ont été rapportés dans les essais cliniques et dans le cadre de la pharmacovigilance après commercialisation. La fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles, elle est donc « indéterminée ».
Affections hématologiques et du système lymphatique :
· Carboxyhémoglobinémie (voir rubrique 4.4)
Affections du système immunitaire :
· réaction anaphylactique*
· hypersensibilité*
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
· hyperkaliémie (voir rubrique 4.4)
· élévation de la glycémie
Affections psychiatriques :
· agitation
· délires
· modifications de lhumeur : de légers changements de lhumeur et des symptômes peuvent persister sur une durée pouvant aller jusquà 6 jours (voir rubrique 4.4)
Affections du système nerveux :
· convulsions
· confusion mentale : peut entraîner une légère diminution des fonctions cognitives pendant les 2 à 4 jours suivant lanesthésie (voir rubrique 4.4)
Affections cardiaques :
· arythmies
· augmentation de la fréquence cardiaque : sous ventilation assistée, en normocapnie, le débit cardiaque tend à se maintenir malgré lapprofondissement de lanesthésie, grâce surtout à une augmentation de la fréquence cardiaque. Lhypercapnie quil est possible dobserver en ventilation spontanée peut accroitre la fréquence et le débit cardiaque au-dessus de la valeur chez le sujet éveillé
· arrêt cardiaque, bradycardie et tachycardie ont été observés avec des agents anesthésiques inhalés, incluant isoflurane.
· des cas dallongement de lintervalle QT, associés à des torsades de pointes (fatals, dans des cas exceptionnels) ont été rapportés
Affections vasculaires :
· hypotension (qui tend à redevenir normale avec le stimulus chirurgical). Cette baisse de la pression artérielle est liée à une vasodilatation périphérique en relation directe avec la profondeur de lanesthésie (voir rubrique 4.4)
· hémorragie : chez des patientes ayant subi une interruption de grossesse (voir rubrique 4.4)
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
· bronchospasme dû à lirritation des voies aériennes a été rapporté avec des agents anesthésiques inhalés. (voir rubrique 4.4)
· dyspnée*
· sifflement*
· dépression respiratoire (voir rubrique 4.4)
· laryngospasme dû à lirritation des voies aériennes a été rapporté avec des agents anesthésiques inhalés. (voir rubrique 4.4)
Affections gastro-intestinales :
· iléus
· vomissements et nausées au réveil
Affections hépatobiliaires :
· augmentation de la bilirubinémie
· atteinte hépatocellulaire, très rares observations dhépatite cytolytique rapportées après anesthésie à lisoflurane (voir rubriques 4.3 et 4.4)
· nécrose hépatique (voir rubrique 4.4)
Affection de la peau et du tissu sous-cutané :
· dème facial*
· dermatite de contact*
· rash*
Affections du rein et des voies urinaires :
· augmentation de la créatininémie
· diminution du taux durée sanguine
Troubles généraux et anomalies au site dadministration :
· hyperthermie maligne : de même que les autres agents anesthésiques de ce type, lisoflurane peut être à lorigine dune hyperthermie maligne. De rares cas ont été observés chez lhomme après une anesthésie par lisoflurane (voir rubrique 4.4)
· gêne thoracique*
· frissons au réveil
Investigations :
· augmentation du taux de leucocytes : des élévations transitoires du taux de leucocytes ont été observées, même en labsence de stress chirurgical
· élévation des enzymes hépatiques (voir rubrique 4.4)
· augmentation du taux de fluorures : des élévations minimales des taux sériques de fluorure inorganique, dues au métabolisme de lagent, surviennent pendant et après une anesthésie à lisoflurane. Il est peu probable que les taux faibles de fluorure inorganique sérique observés (moyenne : 4,4 µmol/l dans une étude) puissent entraîner une toxicité rénale car ils sont très inférieurs aux seuils proposés pour la néphrotoxicité
· anomalies de lélectroencéphalogramme et des convulsions ont été observées avec isoflurane.
· diminution de la cholestérolémie
· diminution des phosphatases alcalines sanguines
* De rares cas dhypersensibilité (tels que dermatite de contact, rash, dyspnée, sifflement, difficultés respiratoires, gêne thoracique dème du visage facial ou réaction anaphylactique) ont été observés, en particulier lors dune exposition professionnelle au long cours prolongée à des agents anesthésiques inhalés, dont lisoflurane. Ces réactions ont été confirmées par des tests cliniques (comme le test de provocation à la méthacholine). Cependant, en raison de lexposition concomitante à de multiples produits susceptibles dinduire des réactions dhypersensibilité, les réactions anaphylactiques observées lors dune exposition aux anesthésiques inhalés restent détiologie incertaine.
· Des cas isolés daugmentation de carboxyhémoglobine ont été rapportés avec lutilisation des agents inhalés fluorés (par exemple : desflurane, enflurane et isoflurane).
Population pédiatrique
Lutilisation dagents anesthésiques inhalés a été associée à de rares cas dhyperkaliémie ayant entraîné des arythmies cardiaques et des décès chez des enfants pendant la période post-opératoire (voir rubrique 4.4).
Pendant linduction de lanesthésie, la salivation et les sécrétions trachéo‑bronchiques peuvent augmenter et entraîner un laryngospasme. (Voir rubrique 4.4)
Autres populations particulières
Maladie neuromusculaire :
· Lutilisation dagents anesthésiques inhalés a été associée à de rares cas dhyperkaliémie ayant entraîné des arythmies cardiaques et des décès chez des enfants pendant la période post-opératoire (voir rubrique 4.4). Les patients présentant une maladie neuromusculaire latente ou manifeste, en particulier une dystrophie musculaire de Duchenne, apparaissent être plus vulnérables. Il est recommandé de traiter précocement et de manière agressive lhyperkaliémie et les arythmies résistantes ainsi que de rechercher par la suite une maladie neuromusculaire latente. (Voir rubrique 4.4).
Patients âgés :
Des concentrations plus faibles disoflurane sont généralement nécessaires pour maintenir lanesthésie chirurgicale chez les patients âgés (voir rubrique 4.2).
Lisoflurane, comme les autres agents inhalés, a un effet relaxant sur lutérus avec un risque potentiel de saignement utérin.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Anesthésiques généraux/ Anesthésiques par inhalation, code ATC : N01AB06 (N : système nerveux central).
FORENE est un agent danesthésie générale utilisé par inhalation. Il permet une induction et un réveil rapide.
Induction de lanesthésie
Lisoflurane a une odeur déther légèrement piquante qui risque de limiter la vitesse dinduction, mais malgré cela, linduction se fait rapidement. La salivation et les sécrétions trachéo-bronchiques peuvent être stimulées chez les enfants et être à lorigine dun laryngospasme.
Les réflexes pharyngés et laryngés sont rapidement diminués ce qui facilite lintubation trachéale.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
En moyenne, 95 % disoflurane sont retrouvés dans lair expiré.
Laugmentation post-opératoire de lexcrétion de fluorures représente moins de 0,2 % de la quantité du fluor présent dans lisoflurane. Le métabolite principal détecté dans les urines est le fluorure organique, lacide trifluoroacétique.
Chez les patients anesthésiés par lisoflurane, le taux sérique moyen de fluorures inorganiques est très nettement inférieur à celui qui serait susceptible daltérer la fonction rénale dun sujet normal.
5.3. Données de sécurité préclinique
5 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
A conserver dans lemballage dorigine à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
100, 150 ou 250 ml en flacon (verre).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
10 RUE DARCUEIL
94528 RUNGIS CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 3400955466956 : 100 ml en flacon (verre).
· 3400955458562 : 150 ml en flacon (verre).
· 3400955458623 : 250 ml en flacon (verre).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament réservé à lusage hospitalier.
Médicaments liés cités dans ce texte
- MIDAZOLAM ACCORD 1 mg/ml, solution injectable
- DANTRIUM 100 mg, gélule
- RIMIFON 150 mg, comprimé
- NEOSTIGMINE RENAUDIN 5 mg/5 mL, solution injectable
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