SINGULAIR 4 mg, granulés
CIS 63842168
Informations à jour au 9 août 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 09/08/2021
SINGULAIR 4 mg, granulés
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Un sachet de granulés contient 4 mg de montelukast sous forme de montelukast sodique.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solide, blanc, granuleux, grossier, fluide, homogène sans particules étrangères.
4.1. Indications thérapeutiques
SINGULAIR peut également être une alternative aux corticoïdes inhalés à faibles doses chez les patients âgés de 2 à 5 ans présentant un asthme persistant léger sans antécédent récent de crises dasthme sévères ayant justifié une corticothérapie orale, et dont lincapacité à adhérer à un traitement par corticoïdes inhalés est démontrée (voir rubrique 4.2).
SINGULAIR est également indiqué en traitement préventif de lasthme induit par leffort chez les enfants âgés de 2 ans et plus.
4.2. Posologie et mode d'administration
Ce médicament doit être administré à lenfant sous la surveillance dun adulte. Chez lenfant de 6 mois à 5 ans, la posologie préconisée est de 1 sachet de granulés à 4 mg par jour le soir. Il ny a pas lieu de prévoir une adaptation posologique dans cette tranche dâge. Les données d'efficacité à partir d'essais cliniques réalisés chez l'enfant de 6 mois à 2 ans présentant un asthme persistant sont limitées. La réponse au traitement par le montelukast doit être évaluée après 2 à 4 semaines, le traitement doit être interrompu devant l'absence de réponse. SINGULAIR 4 mg, granulés ne doit pas être utilisé chez les enfants en dessous de 6 mois.
Administration des granulés SINGULAIR
Les granulés SINGULAIR peuvent être administrés directement dans la bouche ou mélangés avec une cuillère de nourriture de préférence semi-liquide froide ou à température ambiante (compote de pommes, glace, carottes et riz par exemple). Le sachet ne doit être ouvert quau moment de la prise. Après ouverture, la dose complète de granulés de SINGULAIR doit être administrée immédiatement (dans les 15 minutes). Sils sont mélangés à de la nourriture, les granulés de SINGULAIR ne doivent pas être conservés en vue d'une administration ultérieure. Les granulés de SINGULAIR ne sont pas destinés à être dissous dans du liquide. Cependant, des boissons peuvent être prises après administration. Les granulés SINGULAIR peuvent être administrés sans tenir compte du moment de l'ingestion alimentaire.
Recommandations générales
Leffet thérapeutique de SINGULAIR sur les symptômes de lasthme apparaît dès le premier jour. Les patients devront être informés quils doivent poursuivre leur traitement même si lasthme est stabilisé, ainsi que durant les périodes dexacerbation des symptômes.
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les sujets présentant une insuffisance rénale ou une insuffisance hépatique légère à modérée. Il nexiste pas de données chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère. La posologie est la même quel que soit le sexe du patient.
SINGULAIR utilisé comme une alternative à la corticothérapie par voie inhalée à faibles doses dans lasthme persistant léger
Le montelukast nest pas recommandé en monothérapie chez les patients présentant un asthme persistant modéré. Lutilisation du montelukast comme alternative thérapeutique aux corticoïdes inhalés à faibles doses ne doit être envisagée que chez les enfants de 2 à 5 ans présentant un asthme persistant léger et nayant pas présenté dépisodes récents de crises dasthme sévères ayant nécessité une corticothérapie par voie orale et dont lincapacité à adhérer à une corticothérapie par voie inhalée est démontrée (voir rubrique 4.1). Un asthme persistant léger est caractérisé par des symptômes diurnes se manifestant plus dune fois par semaine mais moins dune fois par jour, des symptômes nocturnes plus de deux fois par mois mais moins dune fois par semaine, une fonction pulmonaire normale entre les crises. Si au cours du suivi le contrôle de lasthme est jugé insuffisant (en général, dans le mois qui suit), lutilisation dun traitement anti-inflammatoire additionnel ou différent doit être envisagée selon un schéma de prise en charge par étape. Le contrôle de lasthme doit être régulièrement évalué chez ces patients.
SINGULAIR utilisé comme traitement préventif de lasthme induit par leffort chez lenfant de 2 à 5 ans
Chez les enfants de 2 à 5 ans, la bronchoconstriction induite par leffort peut être la manifestation prédominante dun asthme persistant qui nécessite un traitement par corticoïdes inhalés. La réponse au traitement par le montelukast devra être évaluée après 2 à 4 semaines. Si leffet est insuffisant, un traitement complémentaire ou différent devra être envisagé.
Administration de SINGULAIR avec les autres traitements de lasthme
Lorsque SINGULAIR est utilisé en traitement additif aux corticoïdes inhalés, il ny a pas lieu denvisager la substitution brutale aux corticoïdes inhalés (voir rubrique 4.4).
Des comprimés pelliculés dosés à 10 mg sont disponibles pour les adultes et les adolescents à partir de 15 ans.
Population pédiatrique
SINGULAIR 4 mg, granulés ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 6 mois. La sécurité et lefficacité de SINGULAIR 4 mg, granulés chez les enfants de moins de 6 mois nont pas été établies.
Des comprimés à croquer dosés à 5 mg sont disponibles pour les enfants de 6 à 14 ans.
Des comprimés à croquer dosés à 4 mg sont disponibles en alternative aux granulés pour les enfants de 2 à 5 ans.
Mode dadministration
Voie orale.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Il conviendra davertir les patients que le montelukast par voie orale nest pas destiné à traiter une crise dasthme, et quils doivent toujours avoir à disposition dès la survenue dune dyspnée, le médicament destiné à les soulager dans limmédiat. En cas de dyspnée ou de crise dasthme, un bêta-2-mimétique à action immédiate et de courte durée par voie inhalée doit être utilisé. Les patients devront être informés de la nécessité dune consultation médicale rapide si les besoins en bêta-2-mimétiques à action immédiate et de courte durée par voie inhalée venaient à augmenter.
Il ny a pas lieu denvisager la substitution brutale aux corticoïdes administrés par voie inhalée ou par voie orale.
Il nexiste pas de données démontrant quil est possible de diminuer la dose de corticoïdes administrés par voie orale lorsquun traitement par le montelukast est instauré.
Rarement, il a été décrit chez des patients recevant des médicaments antiasthmatiques, dont fait partie le montelukast, la survenue dune hyperéosinophilie parfois associée à des symptômes de vascularite sinscrivant dans le syndrome de Churg-Strauss qui lui-même est souvent traité par la corticothérapie par voie systémique. Ces cas ont parfois été associés à la réduction ou larrêt dune corticothérapie orale. Bien quil nait pas été établi de lien de causalité avec les antagonistes des récepteurs aux leucotriènes, les médecins doivent rester vigilants lors de lapparition dune hyperéosinophilie, de signes de vascularite, dune aggravation des symptômes respiratoires, dune complication cardiaque et/ou de neuropathie chez leurs patients. Le cas des patients développant de tels symptômes doit être réévalué ainsi que les traitements administrés.
Le traitement par montelukast ne dispense pas les patients asthmatiques sensibles à laspirine déviter la prise daspirine et dautres anti-inflammatoires non-stéroïdiens.
Des évènements neuropsychiatriques ont été rapportés chez des adultes, des adolescents et des enfants prenant Singulair (voir rubrique 4.8). Les patients et les médecins doivent rester vigilants en cas de survenue dévénements neuropsychiatriques. Les patients et/ou les proches aidants doivent être avertis de la nécessité dinformer leur médecin si de tels changements apparaissent. Dans ces cas, les prescripteurs doivent évaluer avec attention les risques et les bénéfices de la poursuite du traitement par Singulair.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par sachet, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le montelukast peut être administré avec les autres traitements habituellement utilisés en prévention et en traitement de fond de lasthme. Les études dinteractions réalisées aux doses préconisées de montelukast nont pas mis en évidence de conséquences cliniques importantes liées à un effet sur la pharmacocinétique des médicaments suivants : théophylline, prednisone, prednisolone, contraceptifs oraux (éthinylestradiol/noréthindrone 35/1), terfénadine, digoxine et warfarine.
Ladministration de phénobarbital chez les sujets traités par le montelukast a entraîné une diminution denviron 40 % de laire sous la courbe (ASC) des concentrations plasmatiques du montelukast. Le montelukast est métabolisé par les CYP 3A4, 2C8 et 2C9. Par conséquent, la prudence est requise, en particulier chez les enfants, lors de ladministration concomitante de montelukast et de médicaments inducteurs des CYP 3A4, 2C8 et 2C9 comme la phénytoïne, le phénobarbital et la rifampicine.
Des études in vitro ont montré que le montelukast est un puissant inhibiteur du cytochrome CYP 2C8. Néanmoins, les résultats dune étude clinique ayant pour objectif létude des interactions entre montelukast et rosiglitazone (substrat de référence du CYP 2C8) nont pas mis en évidence deffet inhibiteur du montelukast sur le CYP 2C8 in vivo. Par conséquent, il nest pas attendu dinteractions pharmacocinétiques significatives lorsque le montelukast est utilisé en association à des médicaments métabolisés par cette enzyme (par exemple, paclitaxel, rosiglitazone et répaglinide).
Des études in vitro ont montré que le montelukast est un substrat du CYP 2C8 et, dans une moindre mesure, du 2C9 et du 3A4. Dans une étude clinique dinteraction médicamenteuse réalisée avec le montelukast et le gemfibrozil (un inhibiteur des CYP 2C8 et 2C9), le gemfibrozil a augmenté lexposition systémique au montelukast dun facteur 4,4. Aucun ajustement de la posologie habituelle du montelukast nest nécessaire lors de ladministration concomitante du montelukast avec le gemfibrozil ou dautres inhibiteurs puissants du CYP 2C8 ; cependant, il convient de tenir compte du risque potentiel daugmentation des effets indésirables.
Daprès ces données in vitro, il nest pas attendu dinteractions médicamenteuses cliniquement significatives avec les inhibiteurs moins puissants du CYP 2C8 (par exemple, le triméthoprime). Ladministration concomitante de montelukast et ditraconazole, un inhibiteur puissant du CYP 3A4, a entraîné une augmentation non significative de lexposition systémique du montelukast.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études réalisées chez lanimal nont pas mis en évidence deffets délétères sur le déroulement de la grossesse ou le développement embryonnaire/ftal.
Les données disponibles provenant détudes de cohorte prospectives et rétrospectives publiées évaluant les malformations congénitales majeures observées lors de lutilisation de montelukast chez des femmes enceintes, n'ont pas établi de risque associé au médicament. Les études disponibles présentent des limites méthodologiques, notamment une petite taille déchantillon, dans certains cas le recueil de données rétrospectives et des groupes comparateurs non pertinents.
SINGULAIR ne sera utilisé au cours de la grossesse que si nécessaire.
Allaitement
Des études chez le rat ont montré que le montelukast est excrété dans le lait (voir rubrique 5.3). On ne sait pas si le montelukast/les métabolites sont excrétés dans le lait maternel.
SINGULAIR ne sera utilisé au cours de lallaitement que si nécessaire.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le montelukast a été étudié au cours dessais cliniques réalisés chez des patients présentant un asthme persistant :
· en comprimés pelliculés à 10 mg chez environ 4 000 patients adultes et adolescents âgés de 15 ans et plus,
· en comprimés à croquer à 5 mg chez environ 1 750 enfants âgés de 6 à 14 ans,
· en comprimés à croquer à 4 mg chez 851 enfants âgés de 2 à 5 ans, et
· en granulés à 4 mg chez 175 enfants de 6 mois à 2 ans.
Le montelukast a été étudié au cours dun essai clinique réalisé chez des patients présentant un asthme intermittent :
· en granulés et comprimés à croquer à 4 mg chez 1 038 enfants âgés de 6 mois à 5 ans.
Au cours des essais cliniques, les effets indésirables suivants, imputables au médicament, ont été rapportés fréquemment (≥ 1 /100 à < 1/10) chez des patients traités par montelukast et avec une incidence supérieure à celle des patients traités par placebo :
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Classes organiques |
Adultes et adolescents âgés de 15 ans et plus (deux études de 12 semaines ; n = 795) |
Enfants âgés de 6 à 14 ans (une étude de 8 semaines ; n = 201) (deux études de 56 semaines ; n = 615) |
Enfants âgés de 2 à 5 ans (une étude de 12 semaines ; n = 461) (une étude de 48 semaines ; n = 278) |
Enfants âgés de 6 mois à 2 ans (une étude de 6 semaines ; n = 175) |
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Troubles du système nerveux |
céphalées |
céphalées |
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hyperkinésie |
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Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux |
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asthme |
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Troubles gastro-intestinaux |
douleurs abdominales |
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douleurs abdominales |
diarrhée |
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Troubles de la peau et du tissu sous-cutané |
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dermatite eczémateuse, rash |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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soif |
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Dans les essais cliniques, le profil de sécurité ne sest pas modifié chez les quelques patients ayant reçu un traitement prolongé allant jusquà 2 ans pour des adultes et jusquà 12 mois pour des enfants de 6 à 14 ans.
Au total, 502 enfants de 2 à 5 ans ont été traités par montelukast pendant au moins 3 mois, 338 pendant 6 mois ou plus et 534 patients pendant 12 mois ou plus. Le profil de sécurité ne sest pas non plus modifié chez ces patients ayant reçu un traitement prolongé.
Le profil de sécurité ne s'est pas modifié chez les enfants de 6 mois à 2 ans ayant reçu un traitement allant jusqu'à 3 mois.
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les effets indésirables, rapportés depuis la mise sur le marché, sont présentés dans le tableau ci-dessous par classe de système dorgane et par effets indésirables. Les catégories de fréquence sont estimées sur la base des essais cliniques correspondants.
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Classe de système d'organe |
Effets indésirables |
Catégorie de fréquence* |
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Infections et infestations |
Infection des voies aériennes supérieures |
Très fréquent |
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Troubles hématologiques et du système lymphatique |
Augmentation du risque de saignement |
Rare |
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Thrombocytopénie |
Très rare |
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Troubles du système immunitaire |
Réactions d'hypersensibilité incluant anaphylaxie |
Peu fréquent |
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Infiltration éosinophile hépatique |
Très rare |
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Troubles psychiatriques |
Rêves anormaux, cauchemars, insomnie, somnambulisme, anxiété, agitation incluant agressivité ou comportement hostile, dépression, hyperactivité psychomotrice (incluant irritabilité, fébrilité, tremblements§) |
Peu fréquent |
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Troubles de lattention, troubles de la mémoire, tic |
Rare |
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Hallucinations, désorientation, idées suicidaires avec tentatives de suicide, symptômes obsessionnels compulsifs, dysphémie |
Très rare |
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Troubles du système nerveux |
Etourdissements, somnolence, paresthésie/hypoesthésie, convulsions |
Peu fréquent |
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Troubles cardiaques |
Palpitations |
Rare |
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Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux |
Epistaxis |
Peu fréquent |
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Syndrome de Churg-Strauss (SCS) (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
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Eosinophilie pulmonaire |
Très rare |
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Troubles gastro-intestinaux |
Diarrhée, nausée, vomissements |
Fréquent |
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Sécheresse de la bouche, dyspepsie |
Peu fréquent |
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Troubles hépatobiliaires |
Augmentation des transaminases sériques (ALAT, ASAT) |
Fréquent |
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Hépatite (incluant atteinte hépatique cholestatique, cytolytique ou mixte) |
Très rare |
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Troubles de la peau et du tissu sous-cutané |
Rash cutané |
Fréquent |
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Ecchymoses, urticaire, prurit |
Peu fréquent |
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Angio-dème |
Rare |
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Erythème noueux, érythème polymorphe |
Très rare |
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Troubles musculo-squelettiques et systémiques |
Arthralgie, myalgie, crampes musculaires |
Peu fréquent |
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Affections du rein et des voies urinaires |
énurésie chez lenfant |
Peu fréquent |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Pyrexie |
Fréquent |
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Asthénie/sensation de fatigue, malaise, dème |
Peu fréquent |
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* Catégorie de fréquence : définie pour chaque effet indésirable par l'incidence rapportée dans la base des essais cliniques : Très fréquent (≥ 1/10), Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), Très rare (< 1/10 000) Cet effet indésirable, rapporté comme Très fréquent chez les patients ayant reçu du montelukast, était déjà rapporté comme Très fréquent chez les patients recevant le placebo dans les essais cliniques Cet effet indésirable, rapporté comme Fréquent chez les patients ayant reçu du montelukast, était déjà rapporté comme Fréquent chez les patients recevant le placebo dans les essais cliniques § Catégorie de fréquence : Rare |
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Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Au cours des études menées dans lasthme persistant, le montelukast a été administré aux patients adultes à des doses allant jusquà 200 mg par jour pendant 22 semaines et, dans des études à court terme, à des doses allant jusquà 900 mg/jour pendant 1 semaine environ, sans événements indésirables importants au plan clinique.
Des cas de surdosage aigu ont été rapportés depuis la mise sur le marché et au cours des études cliniques réalisées avec le montelukast. Ces cas concernaient des enfants et des adultes ayant absorbé des doses allant jusquà 1 000 mg (environ 61 mg/kg chez un enfant de 42 mois). Les données cliniques et les résultats biologiques correspondaient au profil de sécurité décrit chez les adultes et les enfants. Il na pas été rapporté deffet indésirable dans la majorité des cas décrits.
Symptômes dun surdosage
Les événements les plus fréquemment rapportés correspondaient au profil de sécurité connu du montelukast, incluant douleurs abdominales, somnolence, soif, maux de tête, vomissements et hyperactivité psychomotrice.
Traitement dun surdosage
Il ny a pas de données spécifiques disponibles sur le traitement dun surdosage par le montelukast. Aucune donnée permettant détablir si le montelukast est dialysable par voie péritonéale ou par hémodialyse nest disponible.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antagoniste des récepteurs aux leucotriènes, code ATC : R03DC03.
Mécanisme daction
Les leucotriènes sulfidopeptidiques ou cystéinyl-leucotriènes (LTC4, LTD4, LTE4) sont des eicosanoïdes exerçant un puissant effet inflammatoire ; ils sont produits par différentes cellules de lorganisme notamment les mastocytes et les éosinophiles. Ces importants médiateurs pro-asthmatiques se lient aux récepteurs des cystéinyl-leucotriènes (CysLT) présents dans les voies aériennes respiratoires de lHomme où ils induisent un effet bronchoconstricteur, une augmentation de la sécrétion de mucus, de la perméabilité vasculaire et du recrutement des éosinophiles.
Effets pharmacodynamiques
Le montelukast est actif par voie orale et se lie sélectivement au récepteur CysLT1 avec une grande affinité. Dans les études cliniques réalisées, le montelukast a inhibé la bronchoconstriction induite par linhalation de LTD4 dès la dose de 5 mg. Une bronchodilatation a été observée dans les 2 heures suivant ladministration orale de montelukast. Lajout dun bêta-2-agoniste a provoqué un effet additif sur la bronchodilatation induite par le montelukast. Le traitement par montelukast a inhibé la bronchoconstriction précoce et tardive induite par un test de provocation allergénique. Comparativement au placebo, ladministration de montelukast a entraîné une diminution du taux déosinophiles dans le sang périphérique chez les adultes et les enfants. Dans une autre étude, le traitement par montelukast a entraîné une diminution significative du taux déosinophiles mesuré dans lexpectoration. Chez les adultes et les enfants et adolescents de 2 à 14 ans, le montelukast, comparé au placebo, a diminué le taux déosinophiles mesuré dans le sang périphérique tout en améliorant le contrôle clinique de lasthme.
Efficacité et sécurité clinique
Dans les études cliniques menées chez les adultes, ladministration de montelukast 10 mg en une prise par jour, a montré des améliorations significatives par rapport au placebo, du volume expiratoire maximal seconde (VEMS) matinal (10,4 % contre 2,7 % par rapport aux valeurs initiales), du débit expiratoire de pointe (DEP) du matin (24,5 L/min contre 3,3 L/min par rapport aux valeurs initiales) et une diminution significative par rapport au placebo de la consommation totale de bêta-2-mimétiques «à la demande » (-26,1 % contre -4,6 % par rapport aux valeurs initiales). Lamélioration des scores symptomatiques diurnes et nocturnes de lasthme a été significativement plus importante que sous placebo.
Les études menées chez les adultes ont montré que leffet clinique du montelukast sajoute à celui des corticoïdes administrés par voie inhalée (% de changement par rapport au début de létude pour lassociation béclométasone inhalée et montelukast contre béclométasone, concernant respectivement : le VEMS : 5,43 % contre 1,04 % ; la consommation de bêta-mimétiques à la demande : -8,70 % contre 2,64 %). Comparée à ladministration de béclométasone par voie inhalée (200 µg 2 fois par jour administrés par lintermédiaire dune chambre dinhalation), ladministration de montelukast a entraîné une réponse initiale plus rapide, bien quaprès 12 semaines un effet thérapeutique supérieur en moyenne ait été mis en évidence avec la béclométasone (% de changement par rapport au début de létude pour le montelukast contre la béclométasone, concernant respectivement le VEMS : 7,49 % contre 13,3 % ; la consommation de bêta-2-mimétiques « à la demande » : -28,28 % contre -43,89 %). Cependant, comparé à la béclométasone, chez un fort pourcentage de patients traités par montelukast, il a été observé une réponse clinique similaire (par exemple chez 50 % des patients traités par la béclométasone, il a été observé une amélioration du VEMS de lordre de 11 % ou plus par rapport aux valeurs initiales, alors quenviron 42 % des patients traités par montelukast ont obtenu la même réponse).
Dans une étude de 8 semaines menée chez des enfants âgés de 6 à 14 ans, le montelukast 5 mg administré en une prise par jour, a amélioré la fonction respiratoire (VEMS 8,71 % contre 4,16 % par rapport aux valeurs initiales ; débit expiratoire de pointe matinal 27,9 L/min contre 17,8 L/min par rapport aux valeurs initiales) et diminué la consommation de bêta-2-mimétiques «à la demande» (-11,7 % contre +8,2 % par rapport aux valeurs initiales) de façon significative par rapport au placebo.
Une étude réalisée sur 12 mois a comparé lefficacité du montelukast (5 mg/jour) à celle de la fluticasone inhalée (200 µg/jour) sur le contrôle de lasthme, chez des enfants de 6 à 14 ans présentant un asthme persistant léger. Sur le critère principal de létude, pourcentage de jours sans recours à un traitement symptomatique de secours, lanalyse des résultats retrouve une non infériorité du montelukast par rapport à la fluticasone. En moyenne, sur la période de traitement de 12 mois, le pourcentage de jours sans utilisation dun traitement symptomatique de secours a augmenté de 61,6 % à 84,0 % dans le groupe montelukast et de 60,9 % à 86,7 % dans le groupe fluticasone. La différence retrouvée entre les deux groupes de -2,8 % (IC 95 % = [-4,7 % ; -0,9 %]) était statistiquement significative (méthode des moindres carrés), mais dans les limites de non-infériorité clinique prédéfinies.
Le montelukast et la fluticasone ont tous deux également amélioré les critères secondaires choisis dans létude pour évaluer le contrôle de lasthme au cours des 12 mois de traitement :
La moyenne des VEMS a augmenté de 1,83 L à 2,09 L dans le groupe montelukast et de 1,85 L à 2,14 L dans le groupe fluticasone. La différence entre laugmentation moyenne du VEMS dans les groupes montelukast et fluticasone, établie par la méthode des moindres carrés, était de - 0,02 L (IC 95 % = [- 0,06 L ; 0,02 L]).
Ces augmentations moyennes du VEMS par rapport à la valeur initiale, exprimées en pourcentage des valeurs individuelles théoriques, ont été de 0,6 % dans le groupe montelukast et de 2,7 % dans le groupe fluticasone. La différence retrouvée sur ce critère entre les deux groupes : 2,2 % par rapport aux valeurs initiales (IC 95 % = [- 3,6 % ; - 0,7 %]) était significative (méthode des moindres carrés).
Le pourcentage de jours avec utilisation de bêta-2-mimétiques a diminué de 38,0 % à 15,4 % dans le groupe montelukast et de 38,5 % à 12,8 % dans le groupe fluticasone. La différence retrouvée entre les 2 groupes sur ce critère : 2,7 % (IC 95 % = [0,9 ; 4,5]) était significative (méthode des moindres carrés).
Le pourcentage de patients ayant présenté une crise dasthme (définie dans létude par la nécessité soit dune corticothérapie orale, soit dune consultation non prévue chez le médecin ou dans un service durgence, soit dune hospitalisation) était de 32,2 % dans le groupe montelukast et de 25,6 % dans le groupe fluticasone, le odd-ratio marquant une différence significative entre les 2 groupes : valeur = 1,38 ; (IC 95 % = [1,04 ; 1,84]).
Le pourcentage de patients ayant eu recours aux corticoïdes systémiques durant létude (pour la majorité par voie orale) était de 17,8 % dans le groupe montelukast et de 10,5 % dans le groupe fluticasone. La différence entre les deux groupes était significative : 7,3 % (IC 95 % = [2,9 ; 11,7]) (méthode des moindres carrés).
Dans une étude de 12 semaines menée chez des enfants de 2 à 5 ans, contrôlée contre placebo, le montelukast 4 mg administré en une prise par jour a amélioré les paramètres utilisés pour lévaluation du contrôle de lasthme par rapport au placebo, indépendamment des traitements concomitants (corticothérapie ou traitement à base de cromoglycate de sodium par voie inhalée ou par nébulisation) ; 60 % des patients ne prenaient pas dautres traitements. Le montelukast a amélioré les symptômes diurnes (y compris toux, sifflement, difficulté à respirer et limitation de lactivité) et nocturnes par rapport au placebo. Le montelukast a également permis la diminution de la consommation de bêta-2-mimétiques « à la demande » et le recours aux corticoïdes administrés en cas daggravation de lasthme, par rapport au placebo. Les patients recevant le montelukast ont eu plus de jours sans asthme que ceux sous placebo. Leffet du traitement a été obtenu dès la première prise.
Dans une étude de 12 mois contrôlée contre placebo, menée chez des enfants de 2 à 5 ans présentant un asthme léger avec des épisodes dexacerbation, le montelukast 4 mg administré en une prise par jour a diminué de façon significative (p ≤ 0,01) le taux annuel dépisodes dexacerbation par rapport au placebo (respectivement, 1,60 vs 2,34), le taux dépisodes dexacerbation étant défini par ≥ 3 jours consécutifs avec des symptômes diurnes nécessitant soit lutilisation de bêta-2-mimétiques ou de corticoïdes (par voie orale ou inhalée), soit une hospitalisation en raison de lasthme. Le pourcentage annuel dépisodes dexacerbation dasthme a diminué de 31,9 % (IC 95 % = [16,9 ; 44,1]).
Dans une étude contrôlée contre placebo, conduite chez des enfants âgés de 6 mois à 5 ans présentant un asthme intermittent mais pas un asthme persistant, le traitement par montelukast a été administré pendant 12 mois, soit à raison de 4 mg en une prise par jour, soit par périodes de 12 jours, chaque période débutant à lapparition des symptômes dun épisode dasthme intermittent. Il na pas été observé de différence significative entre les patients traités par le montelukast 4 mg et ceux recevant le placebo quant au nombre dépisodes dasthme aboutissant à un épisode dexacerbation, défini comme nécessitant le recours à des soins médicaux tels quune visite non programmée chez un médecin, aux urgences ou à lhôpital ou un traitement par corticoïde par voie orale, intraveineuse ou intramusculaire.
Lefficacité du montelukast chez les enfants de 6 mois à 2 ans est basée sur lextrapolation de lefficacité démontrée chez les patients âgés de 2 ans et plus souffrant dasthme, et sur la similarité des données de pharmacocinétique, en supposant que lévolution de la maladie, la physiopathologie et leffet du médicament sont sensiblement identiques entre ces populations.
Une réduction significative par rapport au placebo de la bronchoconstriction induite par leffort a été mise en évidence dans une étude de 12 semaines menée chez les adultes (baisse maximale du VEMS de 22,33 % dans le groupe traité par montelukast contre 32,40 % dans le groupe traité par le placebo ; temps de retour à une valeur de VEMS proche dau moins 5 % du VEMS initial : 44,22 minutes contre 60,64 minutes). Cet effet a persisté pendant les 12 semaines de létude. Une réduction de la bronchoconstriction induite par leffort a également été mise en évidence dans une étude à court terme menée chez les enfants de 6 à 14 ans (diminution maximale du VEMS de 18,27 % contre 26,11 % ; temps de retour à une valeur du VEMS proche dau moins 5 % du VEMS initial : 17,76 minutes contre 27,98 minutes). Cet effet, retrouvé dans les deux études, a été observé au terme de lintervalle de 24 heures séparant chaque prise.
Chez les patients asthmatiques intolérants à laspirine recevant de façon concomitante un traitement par corticoïdes inhalés et/ou per os, le traitement par montelukast a entraîné une amélioration significative par rapport au placebo du contrôle de lasthme (VEMS +8,55 % contre -1,74 % par rapport aux valeurs initiales et diminution de la consommation totale de bêta-mimétique, -27,78 % contre 2,09 % par rapport aux valeurs initiales).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le montelukast est rapidement absorbé après administration orale. Pour le comprimé pelliculé à 10 mg, la concentration plasmatique maximale moyenne (Cmax) est atteinte 3 heures (Tmax) après administration chez des adultes à jeun. La biodisponibilité orale moyenne est de 64 %. La biodisponibilité orale et la Cmaxne sont pas influencées par un repas standard. La sécurité demploi et lefficacité ont été établies lors détudes cliniques durant lesquelles des comprimés pelliculés à 10 mg de montelukast ont été administrés sans tenir compte de lheure des prises alimentaires.
Avec les comprimés à croquer à 5 mg, la Cmaxa été observée deux heures après administration chez des adultes à jeun. La biodisponibilité orale moyenne est de 73 % et est diminuée à 63 % par un repas standard.
Après administration à jeun dun comprimé à croquer à 4 mg chez des enfants de 2 à 5 ans, la Cmaxa été atteinte deux heures après administration. La moyenne des Cmaxest de 66 % supérieure à celle retrouvée chez les adultes après administration dun comprimé à 10 mg alors que la moyenne des Cminest inférieure.
Administrée à des adultes à jeun, la forme granulés 4 mg sest montrée bioéquivalente à la forme comprimés à croquer 4 mg. Chez les enfants de 6 mois à 2 ans, la Cmaxétait atteinte 2 heures après administration de la forme granulés à 4 mg. La Cmaxétait près de 2 fois plus élevée que chez les adultes recevant un comprimé à 10 mg. La co-administration de compote de pommes ou dun repas standard riche en graisses na pas eu deffet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique du montelukast en granulés comme lont montré les mesures des aires sous courbes des concentrations plasmatiques (ASC) mesurées : 1225,7 vs 1223,1 ng.h/mL, respectivement avec et sans compote, et 1191,8 vs 1148,5 ng.h/mL, respectivement avec et sans repas standard riche en graisses.
Distribution
La liaison aux protéines plasmatiques est supérieure à 99 %. A léquilibre, le volume de distribution moyen est de 8 à 11 litres. Des études menées chez des rats ont montré un faible passage du montelukast radiomarqué à travers la barrière hémato-encéphalique. De plus, les concentrations des produits radiomarqués mesurées dans les autres tissus 24 h après la prise étaient faibles.
Biotransformation
Le montelukast est largement métabolisé. Dans les études menées aux doses thérapeutiques, les concentrations plasmatiques des métabolites du montelukast sont indétectables à létat déquilibre chez les adultes et chez les enfants.
Le cytochrome P450 2C8 est la principale enzyme intervenant dans le métabolisme du montelukast. De plus, les CYP 3A4 et 2C9 peuvent exercer un rôle mineur bien que litraconazole, un inhibiteur du CYP 3A4, nait pas mis en évidence de modification des variables pharmacocinétiques chez les volontaires sains ayant reçu 10 mg de montelukast par jour. Daprès des résultats obtenus in vitro sur des microsomes hépatiques humains, les concentrations plasmatiques thérapeutiques du montelukast ninhibent pas les cytochromes P450 3A4, 2C9, 1A2, 2A6, 2C19 ou 2D6. La contribution des métabolites à leffet thérapeutique du montelukast est minimale.
Élimination
La clairance plasmatique moyenne du montelukast est de 45 ml/min chez ladulte sain. Après ladministration orale dune dose de montelukast radiomarqué, 86 % de la radioactivité a été retrouvée dans les fèces recueillis sur 5 jours et moins de 0,2 % dans les urines. Ajouté aux estimations de la biodisponibilité orale du montelukast, ceci indique que le montelukast et ses métabolites sont excrétés quasi exclusivement par voie biliaire.
Patients à risque
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les sujets âgés ou présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. Il ny a pas eu détudes réalisées chez des patients atteints dinsuffisance rénale.
Le montelukast et ses métabolites étant éliminés par voie biliaire, il ne semble pas nécessaire dajuster la posologie chez les patients présentant une insuffisance rénale. Aucune donnée de pharmacocinétique nest disponible chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (score de Child-Pugh > 9).
Ladministration de doses élevées de montelukast (20 et 60 fois la dose recommandée chez ladulte) a entraîné une diminution des taux plasmatiques de théophylline. Cet effet na pas été observé à la posologie recommandée de 10 mg en une prise quotidienne.
5.3. Données de sécurité préclinique
Aucune mortalité nest apparue chez les souris et les rats après une administration orale unique de doses de montelukast sodique allant jusquà 5 000 mg/kg (correspondant respectivement à 15 000 mg/m2 et 30 000 mg/m2 chez les souris et les rats), dose maximale testée. Cette dose est équivalente à 25 000 fois la dose quotidienne recommandée en clinique (soit pour un homme adulte dun poids de 50 kg).
Le montelukast ne sest pas révélé phototoxique chez les souris exposées aux UVA, UVB ou à la lumière visible, pour des doses allant jusquà 500 mg/kg/jour (plus de 200 fois environ lexposition systémique).
Le montelukast ne sest pas révélé être mutagène lors des tests réalisés in vitro et in vivo. Le montelukast ne sest pas révélé être carcinogène lors des études menées chez les rongeurs.
Mannitol (E421), hyprolose (E463), stéarate de magnésium
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
A conserver dans lemballage extérieur dorigine, à labri de la lumière et de lhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Conditionné en sachets (polyéthylène/aluminium/polyester)
Boîte de : 7, 20, 28 et 30 sachets.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
106 BOULEVARD HAUSSMANN
75008 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 393 120 7 1 : granulés en sachet (PE/Aluminium/Polyester) : boîte de 7 sachets
· 34009 393 121 3 2 : granulés en sachet (PE/Aluminium/Polyester) : boîte de 20 sachets
· 34009 393 123 6 1 : granulés en sachet (PE/Aluminium/Polyester) : boîte de 28 sachets
· 34009 393 124 2 2 : granulés en sachet (PE/Aluminium/Polyester) : boîte de 30 sachets
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- SINGULAIR 10 mg, comprimé pelliculé
- MONTELUKAST ACCORD 4 mg, comprimé à croquer
- CORTANCYL 1 mg, comprimé
- DETURGYLONE, poudre et solvant pour solution pour pulvérisation nasale
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- REPAGLINIDE ARROW LAB 0,5 mg, comprimé
- LIPUR 450 mg, comprimé pelliculé
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- BECLOMETASONE CHIESI 400 microgrammes/1 ml, suspension pour inhalation par nébuliseur
- FIXORINOX 50 microgrammes/dose, suspension pour pulvérisation nasale
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.