PANTOPRAZOLE KRKA 20 mg, comprimé gastro-résistant
CIS 64033881
Informations à jour au 26 décembre 2018.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 26/12/2018
PANTOPRAZOLE KRKA 20 mg, comprimé gastro-résistant
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé gastro-résistant contient 20 mg de pantoprazole (sous forme de pantoprazole sodique sesquihydraté).
Excipient à effet notoire :
Chaque comprimé gastro-résistant de PANTOPRAZOLE KRKA 20 mg contient 18 mg de sorbitol.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé brun jaune clair, ovale et légèrement biconvexe.
4.1. Indications thérapeutiques
Adultes et adolescents à partir de 12 ans :
Traitement symptomatique du reflux gastro-sophagien symptomatique.
Traitement dentretien et prévention des récidives des sophagites par reflux gastro-oesophagien.
Adultes :
Traitement préventif des ulcères gastro-duodénaux induits par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) non sélectifs chez les patients à risque nécessitant un traitement continu par AINS (voir rubrique 4.4).
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie recommandée
Adultes et adolescents à partir de 12 ans:
Reflux gastro-sophagien symptomatique
La dose orale recommandée est de 1 comprimé gastro-résistant de PANTOPRAZOLE KRKA 20 mg par jour. Le soulagement des symptômes survient généralement en 2 à 4 semaines. Si cela ne suffit pas, le soulagement des symptômes est normalement obtenu après 4 semaines de traitement supplémentaires. Une fois les symptômes soulagés, la réapparition des symptômes peut être maîtrisée à laide dun traitement à la demande de 20 mg une fois par jour en cas de besoin. Le passage à un traitement continu peut être envisagé lorsquil nest pas possible dobtenir une maîtrise satisfaisante des symptômes par un traitement à la demande.
Traitement à long terme et prévention de la récidive de lsophagite par reflux
Pour le traitement à long terme, la dose dentretien recommandée est de 1 comprimé gastro-résistant de PANTOPRAZOLE KRKA 20 mg par jour. En cas de récidive, la dose est portée à 40 mg de pantoprazole par jour. Dans ce cas, PANTOPRAZOLE KRKA 40 mg comprimé gastro-résistant est disponible. Après guérison de la récidive, la dose peut être à nouveau réduite à 20 mg de pantoprazole.
Adultes :
Prévention des ulcères gastro-duodénaux induits par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) non sélectifs chez les patients à risque ayant besoin dun traitement continu par AINS
La dose orale recommandée est de 1 comprimé gastro-résistant de PANTOPRAZOLE KRKA 20 mg par jour.
Populations spéciales :
Enfants de moins de 12 ans
PANTOPRAZOLE KRKA 20 mg ne doit pas être utilisé chez lenfant en raison de données limitées de sécurité et defficacité dans cette tranche dâge.
Insuffisance hépatique
Les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère ne doivent pas prendre une dose quotidienne de pantoprazole supérieure à 20 mg (voir rubrique 4.4).
Insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique nest nécessaire en cas dinsuffisance rénale.
Patients âgés
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients âgés.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les taux denzymes hépatiques doivent être contrôlés régulièrement chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, notamment en cas de traitement au long cours. Le traitement doit être arrêté en cas délévation des enzymes hépatiques (voir rubrique 4.2).
Administration concomitante dAINS
Ladministration de PANTOPRAZOLE KRKA 20 mg en traitement préventif des ulcères gastro-duodénaux induits par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) doit être limitée aux patients qui nécessitent un traitement continu par des AINS et chez lesquels le risque de développement de complications gastro-intestinales est majoré. Laugmentation du risque doit être évaluée en fonction des facteurs de risque de chaque patient, par exemple lâge (plus de 65 ans), les antécédents dulcère gastrique ou duodénal ou dhémorragie digestive haute.
En présence de symptômes alarmants
En présence de tout symptôme alarmant (par exemple perte de poids importante non intentionnelle, vomissements récurrents, dysphagie, hématémèse, anémie ou melaena) et de présence ou de suspicion dun ulcère gastrique, la possibilité de cancer doit être écartée car le traitement par le pantoprazole peut soulager les symptômes et retarder le diagnostic.
Des investigations complémentaires doivent être envisagées si les symptômes persistent malgré un traitement adéquat.
Administration concomitante datazanavir
Ladministration concomitante datazanavir et dinhibiteurs de la pompe à protons est déconseillée (voir rubrique 4.5). Si la coadministration datazanavir avec un inhibiteur de la pompe à protons est jugée indispensable, il est recommandé daugmenter la dose datazanavir à 400 mg plus 100 mg de ritonavir et une surveillance clinique étroite (charge virale par exemple) simpose. La dose de pantoprazole ne doit pas excéder 20 mg par jour.
Effet sur labsorption de la vitamine B12
Comme tous les antisécrétoires gastriques, le pantoprazole peut diminuer labsorption de la vitamine B12 (cyanocobalamine) du fait de lhypochlorhydrie ou de lachlorhydrie. Cela doit être pris en compte chez les patients présentant des réserves corporelles réduites ou des facteurs de risque de diminution de labsorption de la vitamine B12 lors dun traitement au long cours, ou en cas dobservation des symptômes cliniques respectifs.
Traitement au long cours
Les patients doivent rester sous surveillance régulière en cas de traitement au long cours, en particulier lorsque la durée de traitement est supérieure à un an.
Infections gastro-intestinales bactériennes
Comme tous les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), le pantoprazole est susceptible daugmenter le nombre de bactéries présentes normalement dans les voies digestives hautes. Le traitement par PANTOPRAZOLE KRKA peut entraîner une légère augmentation du risque dinfections gastro-intestinales causées par des bactéries telles que Salmonella et Campylobacter.
Hypomagnésémie
Des cas dhypomagnésémie sévère ont été rapportés chez des patients traités par des IPP tel que le pantoprazole pendant au moins trois mois, et dans la plupart des cas pendant une année. Des manifestations sévères de l'hypomagnésémie, telles que fatigue, tétanie, délire, convulsion, vertige et arythmie ventriculaire, peuvent se produire, mais elles peuvent aussi apparaître de façon insidieuse et être négligées. Chez la plupart des patients affectés, lhypomagnésémie sest estompée grâce à une supplémentation en magnésium et l'arrêt de l'IPP.
Chez les patients susceptibles de recevoir un traitement prolongé par IPP, ou qui prennent des IPP avec de la digoxine ou des médicaments qui peuvent induire une hypomagnésémie (par exemple des diurétiques), les professionnels de soins de santé devraient envisager de mesurer la magnésémie avant de commencer le traitement par IPP et périodiquement pendant le traitement.
Fracture de la hanche, du poignet et de la colonne vertébrale
Les inhibiteurs de la pompe à protons, en particulier utilisés à hautes doses et sur de longues durées (> 1 an), peuvent augmenter légèrement le risque de fracture de la hanche, du poignet et de la colonne vertébrale, principalement chez les personnes âgées ou en présence d'autres facteurs de risque reconnus. Les études observationnelles suggèrent que les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent augmenter le risque global de fracture de 10-40%. Une partie de cette augmentation peut être due à dautres facteurs de risque. Les patients à risque d'ostéoporose doivent recevoir des soins selon les recommandations cliniques en vigueur, ainsi quun apport adéquat en vitamine D et en calcium.
Excipient :
Ce médicament contient du sorbitol. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose (maladie héréditaire rare).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Effet du pantoprazole sur labsorption dautres médicaments
Du fait de linhibition importante et durable de la sécrétion dacide gastrique, le pantoprazole peut diminuer labsorption des médicaments dont la biodisponibilité dépend du pH gastrique, par exemple certains antifongiques azolés tels que le kétoconazole, litraconazole, le posaconazole, et dautres médicaments tels que lerlotinib.
Antirétroviraux (atazanavir)
La co-administration datazanavir et dautres antirétroviraux dont labsorption est pH-dépendante avec des inhibiteurs de la pompe à protons peut entraîner une réduction substantielle de la biodisponibilité des agents antirétroviraux et diminuer leur efficacité. Par conséquent, ladministration concomitante datazanavir et dinhibiteurs de la pompe à protons est déconseillée (voir rubrique 4.4).
Anticoagulants coumariniques (phenprocoumone ou warfarine)
Bien quaucune interaction nait été observée lors de ladministration concomitante de phenprocoumone ou de warfarine dans les études de pharmacocinétique clinique, quelques cas isolés de modifications de lINR (International normalised ratio) lors dun traitement concomitant ont été rapportés après la mise sur le marché. Par conséquent, la surveillance du taux de prothrombine/INR est recommandée chez les patients recevant des anticoagulants coumariniques, au début et à larrêt du traitement par le pantoprazole ou en cas dadministration intermittente de celui-ci.
Autres études dinteractions
Le pantoprazole est fortement métabolisé dans le foie par le système enzymatique du cytochrome P450. La principale voie métabolique est une déméthylation par le CYP2C19 et les autres voies incluent une oxydation par le CYP3A4.
Les études dinteraction effectuées avec des médicaments qui sont également métabolisés par ces voies, tels que la carbamazépine, le diazépam, le glibenclamide, la nifédipine et un contraceptif oral contenant du lévonorgestrel et de léthinylestradiol, nont pas mis en évidence dinteractions cliniquement significatives.
Les résultats dune série détudes dinteractions démontrent que le pantoprazole na pas deffet sur le métabolisme des substances actives métabolisées par le CYP1A2 (par exemple caféine, théophylline), le CYP2C9 (par exemple piroxicam, diclofénac, naproxène), le CYP2D6 (par exemple métoprolol), le CYP2E1 (par exemple éthanol) et ninterfère pas avec labsorption de la digoxine modulée par la glycoprotéine P.
Il na pas été observé dinteractions avec les antiacides administrés de façon concomitante.
Des études dinteractions ont également été réalisées en administrant le pantoprazole de façon concomitante avec les antibiotiques respectifs (clarithromycine, métronidazole, amoxicilline). Il na pas été mis en évidence dinteractions cliniquement pertinentes.
Il n'existe pas de données suffisamment pertinentes concernant l'utilisation du pantoprazole chez la femme enceinte. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel en clinique nest pas connu. PANTOPRAZOLE KRKA ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, à moins d'une nécessité absolue.
Les études animales ont mis en évidence lexcrétion de pantoprazole dans le lait. Une excrétion dans le lait maternel a été rapportée. Par conséquent, une décision doit être prise soit de poursuivre/dinterrompre lallaitement soit de poursuivre/dinterrompre le traitement par PANTOPRAZOLE KRKA en prenant en compte le bénéfice de lallaitement pour lenfant au regard du bénéfice du traitement par PANTOPRAZOLE KRKA pour la femme.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Environ 5% des patients peuvent présenter des effets indésirables. Les effets les plus fréquemment rapportés sont des diarrhées et des céphalées, qui apparaissent chez environ 1% des patients.
Le tableau ci-dessous liste les effets indésirables rapportés avec le pantoprazole, classés par ordre de fréquence: très fréquent (³1/10); fréquent (³1/100, <1/10); peu fréquent (³1/1 000, £1/100); rare (³1/10 000, £1/1 000); très rare (<1/10 000); fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Il nest pas possible de calculer une fréquence pour tous les effets indésirables rapportés depuis la mise sur le marché: ils sont donc mentionnés avec une fréquence « indéterminée ».
Dans chaque groupe de fréquence, les effets sont présentés par ordre décroissant de gravité.
Tableau 1: Effets indésirables rapportés avec le pantoprazole au cours des essais cliniques et après la commercialisation
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Fréquence Classe système-organe |
Peu fréquent |
Rare |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Thrombopénie; Leucopénie |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité (incluant réactions et choc anaphylactiques) |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Hyperlipidémie et augmentation des lipides (triglycérides, cholestérol); changement de poids |
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Hyponatrémie, hypomagnésémie (voir rubrique 4.4) |
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Affections psychiatriques |
Troubles du sommeil |
Dépression (et aggravation) |
Désorientation (et aggravation) |
Hallucinations: confusion (en particulier chez les patients prédisposés, ainsi quaggravation de ces symptômes lorsquils étaient préexistants) |
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Affections du système nerveux |
Céphalées, étourdissements |
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Affections oculaires |
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Troubles de la vision, vision floue |
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Affections gastro-intestinales |
Diarrhées; nausées, vomissements; distension abdominale et ballonnements; constipation; bouche sèche; douleurs abdominales et inconfort |
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Affections hépatobiliaires |
Élévation des enzymes hépatiques (transaminases, g-GT) |
Elévation de la bilirubine |
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Lésion hépato-cellulaire sévère; jaunisse; insuffisance hépatocellulaire |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Rash/exanthème/ éruption; prurit |
Urticaire; angidème |
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Syndrome de Stevens Johnson, syndrome de Lyell, érythème polymorphe, photosensibilité |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Fracture de la hanche, du poignet ou de la colonne vertébrale (voir rubrique 4.4) |
Arthralgie; myalgie |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Néphrite interstitielle |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Gynécomastie |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Asthénie, fatigue et malaise |
Elévation de la température corporelle; dème périphérique |
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Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr.
Les symptômes du surdosage chez lhomme ne sont pas connus.
Une exposition systémique atteignant 240 mg administrés par voie IV en 2 minutes a été bien tolérée. Comme le pantoprazole est fortement lié aux protéines, il nest pas facilement dialysable.
En cas de surdosage avec des signes cliniques dintoxication, aucun traitement spécifique ne peut être recommandé à part un traitement symptomatique classique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique: Inhibiteurs de la pompe à protons, code ATC: A02BC02
Mécanisme daction
Le pantoprazole est un benzimidazolé substitué qui inhibe la sécrétion dacide chlorhydrique dans lestomac par blocage spécifique des pompes à protons des cellules pariétales.
Le pantoprazole est converti en sa forme active dans lenvironnement acide des cellules pariétales, où il inhibe lenzyme H+, K+-ATPase, cest-à-dire quil intervient au dernier stade de la production dacide chlorhydrique dans lestomac. Linhibition dépend de la dose et affecte la sécrétion acide basale et stimulée. Chez la plupart des patients, les symptômes sont soulagés en 2 semaines.
Comme avec les autres inhibiteurs de la pompe à protons et les inhibiteurs des récepteurs H2, le traitement par le pantoprazole diminue lacidité dans lestomac et donc augmente la gastrine proportionnellement à la diminution de lacidité. Cette augmentation de la gastrine est réversible. Puisque le pantoprazole se lie à lenzyme après le niveau du récepteur cellulaire, il peut inhiber la sécrétion dacide chlorhydrique indépendamment de la stimulation exercée par dautres substances (acétylcholine, histamine, gastrine). Leffet est le même que le produit soit administré par voie orale ou intraveineuse.
Les valeurs de gastrine à jeun augmentent sous traitement par le pantoprazole. Dans la plupart des cas, lors dune utilisation à court terme, elles ne dépassent pas la limite supérieure de la normale. Lors dun traitement à long terme, les niveaux de gastrine doublent dans la plupart des cas. Toutefois, laugmentation nest excessive que dans des cas isolés. Il en résulte quune augmentation légère à modérée du nombre de cellules endocrines spécifiques de lestomac (ECL) est observée, dans une minorité de cas, pendant un traitement à long terme (hyperplasie simple à adénomateuse). Cependant, daprès les études réalisées jusquà présent, la formation de précurseurs carcinoïdes (hyperplasie atypique) ou de carcinoïdes gastriques observée chez lanimal (voir rubrique 5.3) na pas été observée chez lhomme.
Linfluence dun traitement à long terme par le pantoprazole de plus dun an sur les paramètres endocriniens des enzymes thyroïdiennes ne peut pas être exclue au vu des résultats obtenus lors des études animales.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le pantoprazole est rapidement absorbé et la concentration plasmatique maximale est atteinte même après administration dune seule dose orale de 20 mg. En moyenne, les concentrations sériques maximales, soit 1-1,5 µg/ml, sont atteintes 2 à 2,5 heures après administration; ces valeurs restent constantes après administrations répétées. La pharmacocinétique ne varie pas après administration unique ou répétée. Dans la plage de doses de 10 à 80 mg, la cinétique plasmatique du pantoprazole est linéaire après administration orale comme après administration intraveineuse.
La biodisponibilité absolue du comprimé est denviron 77%. La prise concomitante de nourriture na pas dinfluence sur lASC, la concentration sérique maximale et donc sur la biodisponibilité. Seule la variabilité du temps de latence est augmentée en cas de prise simultanée de nourriture.
Distribution
Le pantoprazole est lié aux protéines sériques à environ 98 %. Le volume de distribution est denviron 0,15 l/kg.
Elimination
La substance est presque exclusivement métabolisée dans le foie. La voie métabolique principale est une déméthylation par CYP2C19 suivie dune sulfoconjugaison, lautre voie métabolique incluant une oxydation par CYP3A4. La demi-vie terminale est denviron 1 heure et la clairance est denviron 0,1l/h/kg. Quelques rares sujets ont présenté une élimination retardée. Comme la liaison du pantoprazole aux pompes à protons des cellules pariétales est spécifique, la demi-vie délimination nest pas corrélée à la plus longue durée daction (inhibition de la sécrétion acide).
L'élimination rénale représente la principale voie dexcrétion (environ 80 %) des métabolites du pantoprazole; le reste est excrété dans les fèces. Le principal métabolite dans le sérum comme dans lurine est le desméthylpantoprazole, conjugué au sulfate. La demi-vie du métabolite principal (environ 1,5 heure) nest pas plus longue que celle du pantoprazole.
Caractéristiques chez certains patients/groupes spécifiques de sujets
Environ 3 % de la population européenne présente un déficit en isoenzyme CYP2C19 fonctionnelle et sont appelés des métaboliseurs lents. Chez ces sujets, le métabolisme du pantoprazole est probablement catalysé essentiellement par le CYP3A4. Après administration dune dose unique de 40 mg de pantoprazole, lASC (aire sous la courbe concentration plasmatique temps) moyenne a été près de 6 fois plus élevée chez les métaboliseurs lents que chez les sujets ayant une isoenzyme CYP2C19 fonctionnelle (métaboliseurs rapides). Les concentrations plasmatiques maximales moyennes ont été augmentées denviron 60 %. Ces observations nont pas dimplications sur la posologie du pantoprazole.
Aucune réduction de la dose nest recommandée lorsque le pantoprazole est administré chez des patients présentant une insuffisance rénale (y compris chez les patients sous dialyse). Comme chez les sujets sains, la demi-vie du pantoprazole est courte. De très faibles quantités de pantoprazole seulement sont dialysées. Bien que la demi-vie du principal métabolite soit modérément prolongée (2 à 3 h), lexcrétion reste rapide et il ne se produit donc pas daccumulation.
Bien que chez les patients atteints de cirrhose du foie (classes A et B dans la classification de Child), la demi-vie atteigne entre 3 et 6 heures, et bien que les valeurs dASC aient augmenté dun facteur de 3 à 5, la concentration sérique maximale na augmenté que légèrement, dun facteur de 1,3, comparativement aux sujets sains.
La légère augmentation de lASC et de la Cmax chez les volontaires âgés comparativement aux sujets plus jeunes nest pas non plus cliniquement pertinente.
Chez lenfant
Après administration de doses orales uniques de 20 ou de 40 mg de pantoprazole à des enfants de 516 ans, lASC et la Cmax étaient comprises dans la plage des valeurs correspondantes pour ladulte. Après administration de doses intraveineuses uniques de 0,8 ou 1,6 mg/kg de pantoprazole à des enfants de 216 ans, on na observé aucune association significative entre la clairance du pantoprazole et lâge ou le poids. LASC et le volume de distribution correspondaient aux données observées chez ladulte.
5.3. Données de sécurité préclinique
Au cours des études de carcinogénicité de 2 ans chez le rat, des néoplasies neuro-endocriniennes ont été détectées. De plus, des papillomes spinocellulaires ont été détectés dans le pré-estomac de rats. Le mécanisme qui mène à la formation de carcinoïdes gastriques par les benzimidazolés substitués a été étudié avec soin, avec pour conclusion quil sagit dune réaction secondaire à lélévation massive des niveaux de gastrine sériques qui survient chez le rat en cas de traitement chronique à haute dose.
Au cours des études de deux ans réalisées sur des rongeurs, un nombre accru de tumeurs hépatiques ont été détectées chez le rat et chez la souris femelle; cette observation a été interprétée comme étant due au métabolisme hépatique élevé du pantoprazole.
Une légère augmentation des modifications néoplasiques de la thyroïde a été observée dans le groupe des rats ayant reçu la dose la plus élevée (200 mg/kg). Lapparition de ces néoplasies est associée aux modifications induites par le pantoprazole dans la dégradation de la thyroxine dans le foie du rat. Comme la dose thérapeutique chez lhomme est faible, aucun effet nuisible affectant les glandes thyroïdes nest attendu.
Au cours des études animales sur la reproduction, des signes de foetotoxicité légère ont été observés aux doses supérieures à 5 mg/kg. Les études menées nont révélé ni incidence sur la fertilité ni effets tératogènes. La pénétration du placenta a été étudiée chez le rat ; elle sest révélé augmenter parallèlement à lavancement de la gestation. Il en résulte que la concentration de pantoprazole augmente chez le ftus peu avant la naissance.
Mannitol, crospovidone (type B), carbonate de sodium anhydre, sorbitol (E420), stéarate de calcium.
Pelliculage du comprimé :
Hypromellose, povidone (K25), dioxyde de titane (E171), oxyde de fer jaune (E172), propylène glycol, copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle, laurylsulfate de sodium, polysorbate 80, macrogol 6000, talc.
5 ans.
Flacon PEHD : la durée de conservation après ouverture est de 3 mois.
6.4. Précautions particulières de conservation
Plaquettes : A conserver dans l'emballage d'origine, à l'abri de l'humidité.
Flacon PEHD : Conserver le conditionnement primaire soigneusement fermé à l'abri de l'humidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
7, 10, 14, 15, 28, 30, 56, 60, 84, 100, 100x1, 112 ou 140 comprimés gastro-résistants sous plaquettes (film OPA/Aluminium/PVC /Aluminium)
Flacon PEHD fermé par un bouchon de sécurité contenant un gel de silice dessiccant de 250 comprimés gastro-résistants.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
Smarjeska cesta 6
8501 Novo Mesto
SLOVENIE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 392 553 7 8 : 7 comprimés sous plaquette (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 224 526 6 1 : 10 comprimés sous plaquette (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 392 554 3 9 : 14 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 392 556 6 8 : 15 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 392 557 2 9 : 28 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 392 558 9 7 : 30 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 574 653 7 7 : 56 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 574 654 3 8 : 60 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 574 656 6 7 : 84 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 574 657 2 8 : 100 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 574 658 9 6 : 100 comprimés sous une plaquette (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 574 659 5 7 : 112 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 574 660 3 9 : 140 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/ PVC/Aluminium).
· 34009 574 662 6 8 : Flacon en PEHD de 250 comprimés.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicaments liés cités dans ce texte
- EUPANTOL 20 mg, comprimé gastro-résistant
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- CYANOCOBALAMINE RENAUDIN 500 microgrammes/ml, solution injectable en ampoule (IM)
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- ERLOTINIB BIOGARAN 100 mg, comprimé pelliculé
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DIAZEPAM ARROW 10 mg, comprimé sécable
- DAONIL 5 mg, comprimé sécable
- ADALATE 10 mg, capsule
- DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
- CITRATE DE CAFEINE COOPER 25 mg/mL, solution injectable et buvable
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