ETORICOXIB KRKA 30 mg, comprimé pelliculé
CIS 64549684
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ANSM - Mis à jour le : 26/12/2018
ETORICOXIB KRKA 30 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé pelliculé contient 30 mg détoricoxib.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé blanc ou blanchâtre, rond (diamètre 6 mm), légèrement biconvexe, à bords biseautés.
4.1. Indications thérapeutiques
La décision de prescrire un inhibiteur sélectif de la COX‑2 doit être basée sur lévaluation de lensemble des risques spécifiques à chaque patient (voir rubriques 4.3 et 4.4).
4.2. Posologie et mode d'administration
En raison de laugmentation possible des risques cardiovasculaires de létoricoxib avec la dose et la durée de traitement, ce médicament doit être prescrit à la dose minimale journalière efficace pendant la période la plus courte possible. La nécessité du traitement symptomatique et son efficacité thérapeutique pour le patient devront être réévaluées périodiquement, en particulier chez les patients atteints darthrose (voir rubriques 4.3, 4.4, 4,8 et 5.1).
La dose recommandée est de 30 mg une fois par jour. Chez certains patients, lorsque le soulagement des symptômes est insuffisant, une augmentation de la dose à 60 mg une fois par jour peut améliorer lefficacité. En labsence damélioration du bénéfice thérapeutique, dautres traitements doivent être envisagés.
Des doses supérieures à celles recommandées pour chaque indication nont pas montré d'efficacité supplémentaire ou n'ont pas été étudiées. Par conséquent, dans larthrose, la dose ne doit pas excéder 60 mg par jour.
Populations particulières
Sujets âgés
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les sujets âgés. Comme avec les autres médicaments, la prudence est requise chez les patients âgés (voir rubrique 4.4).
Insuffisance hépatique
Chez les patients ayant une atteinte hépatique légère (score de Child-Pugh de 5 à 6), la dose de 60 mg une fois par jour ne sera pas dépassée. Chez les patients ayant une atteinte hépatique modérée (score de Child-Pugh de 7 à 9), la dose de 30 mg une fois par jour ne doit pas être dépassée.
Lexpérience clinique est particulièrement limitée chez les patients ayant une atteinte hépatique
modérée et la prudence est recommandée. Il ny a aucune expérience clinique chez les patients ayant
une atteinte hépatique sévère (score de Child-Pugh ≥ 10) ; par conséquent, lutilisation de ce
médicament est contre-indiquée chez ces patients (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2).
Insuffisance rénale
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les patients ayant une clairance de la créatinine ≥ 30 ml/min (voir rubrique 5.2). Lutilisation détoricoxib est contre‑indiquée chez les patients ayant une clairance de la créatinine < 30 ml/min (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Population pédiatrique
ETORICOXIB KRKA est contre‑indiqué chez les enfants et adolescents âgés de moins de 16 ans (voir rubrique 4.3).
Mode dadministration
Etoricoxib KRKA est administré par voie orale et peut être pris au cours ou en dehors des repas. Lapparition de leffet du médicament peut être plus rapide lorsquEtoricoxib KRKA est pris en dehors des repas. Cela doit être pris en compte lorsqu'un soulagement rapide des symptômes est nécessaire.
· hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
· ulcère peptique évolutif ou saignement gastro-intestinal (GI);
· antécédents de bronchospasme, de rhinite aiguë, de polypes nasaux, ddème de Quincke, durticaire ou dautres réactions de type allergique déclenchés par la prise dacide acétylsalicylique ou dAINS, y compris dinhibiteurs de la COX‑2 (cyclooxygénase‑2) ;
· grossesse et allaitement (voir rubriques 4.6 et 5.3) ;
· insuffisance hépatique sévère (albumine sérique < 25 g/l ou score de Child‑Pugh ≥ 10) ;
· clairance de la créatinine estimée < 30 ml/min ;
· enfants et adolescents de moins de 16 ans ;
· maladie inflammatoire de lintestin ;
· insuffisance cardiaque congestive (NYHA II‑IV) ;
· hypertension artérielle non convenablement contrôlée et dont les valeurs sont, de façon persistante, supérieures à 140/90 mmHg ;
· cardiopathie ischémique avérée, artériopathie périphérique et/ou antécédents daccident vasculaire cérébral.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Des complications gastro-intestinales hautes [perforations, ulcères ou hémorragies (PUH)], dont certaines dissue fatale, ont été observées chez des patients traités par l'étoricoxib.
La prudence sera de rigueur chez les patients les plus à risque de développer une complication gastrointestinale avec les AINS : les sujets âgés, les patients également traités par dautres AINS ou par lacide acétylsalicylique, ou les patients ayant des antécédents de maladie gastro-intestinale, tels quulcère et hémorragie.
Il existe une majoration du risque deffets indésirables gastro-intestinaux (ulcération gastro-intestinale ou autres complications gastro-intestinales) lorsque létoricoxib est utilisé en association avec lacide acétylsalicylique (y compris à faible dose). Dans les essais cliniques à long terme, il n'a pas été démontré de différence significative en termes de tolérance gastro-intestinale entre lassociation "inhibiteurs sélectifs de la COX-2/acide acétylsalicylique" et lassociation "AINS/acide acétylsalicylique" (voir rubrique 5.1).
Effets cardiovasculaires
En comparaison au placebo et à certains AINS, des essais cliniques suggèrent que les médicaments de la classe des inhibiteurs sélectifs de la COX-2 peuvent être associés à un risque dévénements cardiovasculaires thrombotiques (en particulier infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral).
En raison de laugmentation possible des risques cardiovasculaires avec la dose utilisée d'étoricoxib et la durée de traitement, ce médicament doit être prescrit à la dose minimale journalière efficace pendant la période la plus courte possible. La nécessité du traitement symptomatique et son efficacité thérapeutique pour le patient devront être réévaluées périodiquement, en particulier chez les patients atteints darthrose (voir rubriques 4.2, 4.3, 4.8 et 5.1).
Les patients présentant des facteurs de risque spécifiques aux pathologies cardiovasculaires (par exemple, hypertension artérielle, hyperlipidémie, diabète, tabagisme) ne devront être traités par létoricoxib qu'après une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque (voir rubrique 5.1).
En raison de leur absence deffet anti-plaquettaire, les inhibiteurs sélectifs de la COX-2 ne peuvent se substituer à lacide acétylsalicylique dans la prévention des maladies cardiovasculaires thromboemboliques. Par conséquent, les traitements anti-agrégants plaquettaires ne doivent pas être arrêtés (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Effets rénaux
Les prostaglandines rénales peuvent jouer un rôle compensateur dans le maintien de la perfusion rénale. De ce fait, en cas de détérioration de la fonction rénale, ladministration détoricoxib peut entraîner une diminution de la synthèse des prostaglandines et secondairement du débit sanguin rénal, provoquant une insuffisance rénale. Les patients les plus exposés sont ceux chez lesquels préexistent une altération significative de la fonction rénale, une insuffisance cardiaque non compensée ou une cirrhose. Chez ces sujets, une surveillance de la fonction rénale doit être envisagée.
Rétention hydrique, oedèmes et hypertension artérielle
Comme avec d'autres médicaments connus pour inhiber la synthèse des prostaglandines, une rétention hydrique, des oedèmes et une hypertension artérielle ont été observés chez des patients traités par létoricoxib. Tous les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris l'étoricoxib, peuvent être associés à la survenue ou à la réapparition d'une insuffisance cardiaque congestive. Pour plus d'information concernant la relation effet/dose, voir rubrique 5.1.
Létoricoxib devra être administré avec précaution chez les patients ayant des antécédents dinsuffisance cardiaque, de dysfonctionnement ventriculaire gauche, ou dhypertension artérielle et chez les patients ayant des oedèmes préexistants quelle qu'en soit l'origine. Des mesures appropriées seront prises et larrêt du traitement par létoricoxib doit être envisagé sil existe des signes cliniques d'une quelconque détérioration fonctionnelle de létat de ces patients.
Létoricoxib, en particulier à dose élevée, peut être associé à une hypertension artérielle plus fréquente et plus sévère quavec dautres AINS et inhibiteurs sélectifs de la COX-2. Par conséquent, toute hypertension artérielle devra être contrôlée avant de débuter un traitement par l'étoricoxib (voir rubrique 4.3) et une attention particulière sera portée à sa surveillance pendant le traitement. La pression artérielle sera contrôlée dans les deux semaines suivant le début du traitement et régulièrement par la suite. En cas d'augmentation significative, un autre traitement doit être envisagé.
Effets hépatiques
Des élévations (approximativement égales ou supérieures à trois fois la limite supérieure de la normale) de lalanine aminotransférase (ALAT) et/ou aspartate aminotransférase (ASAT) ont été rapportées chez environ 1 % des patients au cours des études cliniques réalisées avec létoricoxib à 30, 60 et 90 mg par jour pendant une période allant jusquà un an.
En cas de symptômes et/ou de signes évocateurs datteinte hépatique ou en cas danomalies des tests fonctionnels hépatiques, la surveillance de ces patients est de rigueur. En cas de survenue de signes dinsuffisance hépatique, ou lorsque les élévations (trois fois la limite supérieure de la normale) des tests évaluant la fonction hépatiques sont persistantes, le traitement par létoricoxib doit être arrêté.
Précautions générales
Au cours du traitement, des mesures appropriées seront prises et larrêt du traitement par l'étoricoxib envisagé sil existe une quelconque détérioration fonctionnelle dun des organes sus-mentionnés. Une surveillance médicale appropriée doit être effectuée lors de lutilisation détoricoxib chez le sujet âgé et chez les patients ayant une atteinte rénale, hépatique ou cardiaque.
Chez les patients déshydratés, linstauration dun traitement par létoricoxib sera effectuée avec prudence. Le cas échéant, il est conseillé de réhydrater les patients avant de débuter tout traitement par létoricoxib.
Des réactions cutanées graves, dont certaines dissue fatale, incluant la dermatite exfoliative, le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), ont été très rarement rapportées en association avec lutilisation dAINS et de certains inhibiteurs sélectifs de la COX-2. Ces observations ont été faites au cours de la surveillance après commercialisation (voir rubrique 4.8). Le risque de survenue de ces événements indésirables semble être plus élevé en début de traitement, lapparition de ces effets se situant dans la majorité des cas au cours du premier mois de traitement. De graves réactions dhypersensibilité (anaphylaxie et oedème de Quincke) ont été rapportées chez des patients recevant de létoricoxib (voir rubrique 4.8). Certains inhibiteurs sélectifs de la COX-2 ont été associés à un risque accru de réactions cutanées chez les patients ayant des antécédents dallergie médicamenteuse. Létoricoxib doit être arrêté dès les premiers signes de rash cutané, de lésions des muqueuses, ou de tout autre signe dhypersensibilité.
Létoricoxib peut masquer une fièvre et dautres signes dinflammation.
La prudence sera de rigueur en cas de co-administration de létoricoxib avec la warfarine ou avec dautres anticoagulants oraux (voir rubrique 4.5).
Lutilisation de létoricoxib, comme celle de tout autre médicament connu pour inhiber la synthèse de la cyclo-oxygénase et des prostaglandines, nest pas recommandée chez les femmes envisageant une grossesse (voir rubriques 4.6, 5.1 et 5.3).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions pharmacodynamiques
Anticoagulants oraux : Chez des sujets stabilisés traités au long cours par la warfarine, ladministration de 120 mg/jour détoricoxib sest accompagnée dune augmentation denviron 13 % du temps de Quick exprimé en INR. Par conséquent, le temps de Quick exprimé en INR des patients recevant des anticoagulants oraux sera étroitement surveillé, particulièrement pendant les tout premiers jours de linstauration du traitement par létoricoxib ou lors dun changement de posologie (voir rubrique 4.4).
Diurétiques, IEC et antagonistes de langiotensine II : Les AINS peuvent réduire l'effet des diurétiques et dautres médicaments antihypertenseurs. Chez certains patients ayant une fonction rénale altérée (par exemple, patients déshydratés ou sujets âgés présentant une insuffisance rénale), la co-administration d'un IEC ou dun antagoniste de langiotensine II et dun inhibiteur de la cyclo-oxygénase peut entraîner une augmentation de la détérioration de la fonction rénale pouvant aller jusquà une éventuelle insuffisance rénale aiguë, habituellement réversible. Ces interactions seront prises en compte chez les patients traités de façon concomitante par étoricoxib et IEC ou antagoniste de langiotensine II. Par conséquent, ces traitements seront associés avec prudence, surtout chez le sujet âgé. Les patients devront être correctement hydratés et la fonction rénale devra être surveillée après linstauration du traitement concomitant, puis de façon périodique.
Acide acétylsalicylique : Dans une étude chez des sujets sains, à létat déquilibre, ladministration de 120 mg détoricoxib par jour na pas eu deffet sur lactivité antiplaquettaire de lacide acétylsalicylique (81 mg une fois par jour). Létoricoxib peut être administré en même temps que lacide acétylsalicylique aux doses utilisées en prévention cardiovasculaire (faibles doses dacide acétylsalicylique). Cependant, ladministration concomitante de faibles doses dacide acétylsalicylique et détoricoxib peut entraîner une fréquence accrue dulcérations gastro-intestinales ou dautres complications, comparée à lutilisation détoricoxib seul. Ladministration concomitante détoricoxib et de doses dacide acétylsalicylique supérieures à celles utilisées en prévention cardiovasculaire ou avec dautres AINS est déconseillée (voir rubriques 5.1 et 4.4).
Ciclosporine et tacrolimus : Bien que cette interaction nait pas été étudiée avec létoricoxib, la co-administration de ciclosporine ou de tacrolimus avec tout AINS peut augmenter l'effet néphrotoxique de la ciclosporine ou du tacrolimus. La fonction rénale sera surveillée en cas d'utilisation concomitante de létoricoxib avec l'un de ces médicaments.
Interactions pharmacocinétiques
Effet de létoricoxib sur la pharmacocinétique dautres médicaments
Lithium : Les AINS diminuent lexcrétion rénale du lithium et par conséquent augmentent les taux plasmatiques du lithium. Si nécessaire, contrôler étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant lassociation et à larrêt de lAINS.
Méthotrexate : Deux études ont évalué les effets de 60, 90 ou 120 mg détoricoxib administré une fois par jour pendant sept jours chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde recevant des doses de méthotrexate de 7,5 à 20 mg une fois par semaine. Létoricoxib aux doses de 60 mg et 90 mg na pas eu deffet sur les concentrations plasmatiques du méthotrexate ou sur la clairance rénale. Dans une étude, létoricoxib à la dose de 120 mg na pas eu deffet sur les concentrations plasmatiques de méthotrexate, ni sur la clairance rénale alors que dans une autre étude, létoricoxib à la dose de 120 mg a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques du méthotrexate de 28 % et a diminué la clairance rénale du méthotrexate de 13 %. Une surveillance adéquate de la toxicité du méthotrexate est recommandée lorsque létoricoxib et le méthotrexate sont administrés de façon concomitante.
Contraceptifs oraux : L'étoricoxib 60 mg, administré pendant 21 jours avec un contraceptif oral contenant 35 microgrammes déthinyl-estradiol (EE) et 0,5 à 1 mg de noréthindrone, a augmenté lASC0-24h à létat déquilibre de lEE de 37 %. L'étoricoxib 120 mg administré avec le même contraceptif oral, de manière concomitante, ou avec un intervalle de 12 heures, a augmenté lASC0-24h à létat déquilibre de lEE de 50 à 60 %. Cette augmentation de la concentration dEE doit être prise en compte lors du choix dun contraceptif oral approprié, en cas de traitement par létoricoxib. Lexposition plus importante à lEE peut augmenter lincidence dévénements indésirables associés aux contraceptifs oraux (par exemple, événements thrombo-emboliques veineux chez les femmes à risque).
Traitement Hormonal Substitutif (THS) : Ladministration détoricoxib 120 mg et dun traitement hormonal substitutif avec des oestrogènes conjugués (0,625 mg PREMARINTM) pendant 28 jours, a augmenté la moyenne de lASC0-24h à létat déquilibre de lestrone non conjugué (41 %), du composé équin (76 %), et du 17-β-estradiol (22 %). Leffet des doses recommandées détoricoxib (30, 60 et 90 mg) na pas été étudié au long cours. Les effets détoricoxib 120 mg sur lexposition (lASC0-24h) de ces composés oestrogéniques du PREMARINTM ont représenté moins de la moitié de ceux observés lorsque PREMARIN est administré seul en augmentant la dose de 0,625 mg à 1,25 mg. La conséquence clinique de ces augmentations est inconnue, et des doses supérieures de PREMARIN nont pas été étudiées en association avec létoricoxib. Ces augmentations de la concentration en oestrogènes doivent être prises en considération lors du choix dun traitement hormonal de la ménopause en cas de traitement par létoricoxib, car laugmentation de lexposition aux oestrogènes pourrait accroître le risque deffets indésirables associés au THS.
Prednisone/prednisolone : Dans des études dinteractions médicamenteuses, létoricoxib na pas eu deffet cliniquement important sur les paramètres pharmacocinétiques de la prednisone/prednisolone.
Digoxine : Létoricoxib 120 mg administré une fois par jour pendant 10 jours à des volontaires sains na pas modifié lASC0-24h plasmatique à létat déquilibre, ni lélimination rénale de la digoxine. Une augmentation de la Cmax de la digoxine (environ 33 %) a été observée. Cette augmentation nest généralement pas importante pour la plupart des patients. Cependant, les patients ayant des facteurs de risque favorisant la toxicité de la digoxine seront surveillés pour cette raison lorsque létoricoxib et la digoxine sont administrés de façon concomitante.
Effet de létoricoxib sur les médicaments métabolisés par des sulfotransférases
Létoricoxib est un inhibiteur de lactivité des sulfotransférases humaines, en particulier SULT1E1, et a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques sériques de léthinyl estradiol. Comme les connaissances sur les effets de multiples sulfotransférases sont actuellement limitées et que les conséquences cliniques pour de nombreux médicaments sont encore en cours dévaluation, il peut être prudent de prendre des précautions lorsque létoricoxib est administré de façon simultanée avec dautres médicaments métabolisés principalement par des sulfotransférases humaines (par exemple, salbutamol par voie orale et minoxidil).
Effet de létoricoxib sur les médicaments métabolisés par des isoenzymes du CYP
Sur la base détudes in vitro, une inhibition des cytochromes P450 (CYP) 1A2, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 ou 3A4 par létoricoxib nest pas attendue. Dans une étude effectuée chez des sujets sains, ladministration quotidienne détoricoxib 120 mg na pas entraîné daltération de lactivité hépatique du CYP3A4 évaluée par le test respiratoire à lérythromycine.
Effets dautres médicaments sur la pharmacocinétique de létoricoxib
La voie métabolique principale de létoricoxib est dépendante des enzymes du CYP. Le CYP3A4 semble contribuer au métabolisme de létoricoxib in vivo. Des études in vitro indiquent que les CYP 2D6, 2C9, 1A2 et 2C19 peuvent aussi catalyser la voie métabolique principale, mais leur importance quantitative na pas été étudiée in vivo.
Kétoconazole : Le kétoconazole, un puissant inhibiteur du CYP3A4, administré à 400 mg une fois par jour pendant 11 jours à des volontaires sains na pas eu deffet cliniquement important sur les paramètres pharmacocinétiques dune dose unique de 60 mg détoricoxib (augmentation de 43 % de lASC).
Voriconazole et Miconazole : la co-administration de voriconazole par voie orale ou de miconazole gel buccal à usage local, inhibiteurs puissants du CYP3A4, et d'étoricoxib entraîne une légère augmentation de l'exposition à l'étoricoxib mais n'est pas considérée comme cliniquement significative d'après les données publiées.
Rifampicine : La co-administration détoricoxib et de rifampicine, un puissant inducteur des enzymes du CYP, a entraîné une diminution de 65 % des concentrations plasmatiques de létoricoxib. Cette interaction peut entraîner une récurrence des symptômes en cas de co-administration avec la rifampicine. Bien que cette information puisse suggérer lintérêt daugmenter la dose, des doses détoricoxib plus élevées que celle mentionnée pour l'arthrose nont pas été étudiées en association avec la rifampicine; par conséquent, elles ne sont pas recommandées (voir rubrique 4.2).
Anti-acides : Les anti-acides nentraînent pas de modifications cliniquement pertinentes des paramètres pharmacocinétiques de létoricoxib.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il nexiste aucune donnée clinique chez les femmes enceintes exposées à létoricoxib. Des études chez lanimal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel pour la femme enceinte n'est pas connu. Comme les autres médicaments inhibant la synthèse des prostaglandines, létoricoxib peut entraîner une inertie utérine et une fermeture prématurée du canal artériel pendant le dernier trimestre. Létoricoxib est contre‑indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3). En cas de survenue dune grossesse pendant le traitement, le traitement par létoricoxib doit être arrêté.
Le passage de létoricoxib dans le lait maternel humain nest pas connu. Létoricoxib est excrété dans le lait des rates allaitantes. Les femmes traitées par létoricoxib ne doivent pas allaiter (voir rubriques 4.3 et 5.3).
Fertilité
Lutilisation détoricoxib, comme tout médicament connu pour inhiber la COX-2, nest pas recommandée chez les femmes envisageant une grossesse.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Dans les études cliniques, la sécurité de létoricoxib a été évaluée chez 7152 sujets, dont 4614 patients atteints d'arthrose, de polyarthrite rhumatoïde (PR), de lombalgie chronique ou de spondylarthrite ankylosante (environ 600 patients atteints d'arthrose ou de PR ont été traités pendant un an ou plus).
Dans les études cliniques, le profil deffets indésirables a été similaire chez les patients atteints d'arthrose ou de PR traités par l'étoricoxib pendant un an ou plus.
Dans une étude clinique du traitement de la crise de goutte, les patients ont été traités par létoricoxib 120 mg une fois par jour pendant 8 jours. Le profil deffets indésirables dans cette étude a été généralement similaire à celui rapporté dans les études combinées menées dans larthrose, la PR et les lombalgies chroniques.
Dans un programme évaluant la sécurité cardiovasculaire à partir des données combinées de trois études contrôlées versus comparateur actif, 17412 patients atteints darthrose ou de PR ont été traités par l'étoricoxib (60 ou 90 mg) pendant une durée moyenne d'environ 18 mois. Les données de sécurité et les détails de ce programme sont présentés à la rubrique 5.1.
Dans les études cliniques des douleurs postopératoires aiguës après une intervention dentaire, menées chez 614 patients traités par létoricoxib (90 mg ou 120 mg), le profil deffets indésirables a été généralement similaire à celui rapporté dans les études combinées menées dans larthrose, la PR et les lombalgies chroniques.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables ci‑dessous ont été rapportés avec une incidence supérieure à celle observée sous placebo dans les études cliniques menées chez des patients atteints d'arthrose, de PR, de lombalgies chroniques ou de spondylarthrite ankylosante, traités par l'étoricoxib aux doses recommandées de 30 mg, 60 mg ou 90 mg pendant une durée allant jusqu'à 12 semaines ; pendant une durée allant jusquà 3 ans et 1/2 dans les études du programme MEDAL ; pendant une durée allant jusquà 7 jours dans les études à court terme des douleurs aiguës ; ou depuis la mise sur le marché dans le cadre de la pharmacovigilance (voir Tableau 1).
Tableau 1 :
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Classe de système dorganes |
Effet indésirable |
Catégorie de fréquence* |
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Infections et infestations |
Ostéite alvéolaire |
Fréquent |
|
Gastro‑entérite, infection des voies respiratoires supérieures, infection urinaire |
Peu fréquent |
|
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Anémie (essentiellement en relation avec des saignements gastro‑intestinaux), leucopénie, thrombopénie |
Peu fréquent |
|
Affections du système immunitaire |
Hypersensibilité ß |
Peu fréquent |
|
Angidème, réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes y compris choc |
Rare |
|
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
dème/rétention hydrique |
Fréquent |
|
Augmentation ou diminution de lappétit, prise de poids |
Peu fréquent |
|
|
Affections psychiatriques |
Anxiété, dépression, diminution de lacuité intellectuelle, hallucinations |
Peu fréquent |
|
Confusion, agitation |
Rare |
|
|
Affections du système nerveux |
Etourdissements, céphalées |
Fréquent |
|
Dysgueusie, insomnie, paresthésies/hypoesthésie, somnolence |
Peu fréquent |
|
|
Affections oculaires |
Vision trouble, conjonctivite |
Peu fréquent |
|
Affections de l'oreille et du labyrinthe |
Acouphènes, vertiges |
Peu fréquent |
|
Affections cardiaques |
Palpitations, arythmies |
Fréquent |
|
Fibrillation auriculaire, tachycardie, insuffisance cardiaque congestive, modifications non spécifiques de lECG, angor, infarctus du myocarde |
Peu fréquent |
|
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Affections vasculaires |
Hypertension |
Fréquent |
|
Bouffées vasomotrices, accident vasculaire cérébral§, accident ischémique transitoire, poussée hypertensive, vascularite |
Peu fréquent |
|
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Bronchospasme |
Fréquent |
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Toux, dyspnée, épistaxis |
Peu fréquent |
|
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Affections gastro‑intestinales |
Douleur abdominale |
Très fréquent |
|
Constipation, flatulences, gastrite, brûlures épigastriques/reflux acide, diarrhée, dyspepsie, gène épigastrique, nausées, vomissements, sophagite, ulcération buccale |
Fréquent |
|
|
Météorisme, modifications du transit intestinal, sécheresse buccale, ulcère gastro‑duodénal, ulcères gastriques incluant perforation et hémorragie gastro‑intestinales, syndrome du côlon irritable, pancréatite |
Peu fréquent |
|
|
Affections hépatobiliaires |
Elévation de lALAT, élévation de lASAT |
Fréquent |
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Hépatite |
Rare |
|
|
Insuffisance hépatique, ictère |
Rare |
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Affections de la peau et du tissu sous‑cutané |
Ecchymoses |
Fréquent |
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dème facial, prurit, rash cutané, érythème, urticaire |
Peu fréquent |
|
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Syndrome de Stevens‑Johnson, nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), érythème pigmenté fixe |
Rare |
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Affections musculo‑squelettiques et systémiques |
Crampes/spasmes musculaires, douleurs musculo‑squelettiques/raideur |
Peu fréquent |
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Protéinurie, élévation de la créatininémie, atteinte rénale/insuffisance rénale (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquent |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Asthénie/fatigue, syndrome pseudo‑grippal |
Fréquent |
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Douleur thoracique |
Peu fréquent |
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Investigations |
Elévation de lurée sanguine, élévation de la créatine kinase, hyperkaliémie, élévation de lacide urique |
Peu fréquent |
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Diminution de la natrémie |
Rare |
*Catégorie de fréquence définie pour chaque effet indésirable par lincidence rapportée dans la base de données des études cliniques : Très fréquent (≥ 1/10), Fréquent (≥ 1/100, < 1/10), Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), Rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), Très rare (< 1/10 000).
Cet effet indésirable a été identifié dans le cadre de la pharmacovigilance. Sa fréquence rapportée a été estimée sur la base de la fréquence la plus élevée observée dans les données des études cliniques combinées par indication et dose autorisée.
La catégorie de fréquence « rare » a été définie conformément à la ligne directrice pour le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) (rév. 2, septembre 2009) sur la base dune limite supérieure estimée de lintervalle de confiance à 95 % pour 0 événement en prenant en compte le nombre de patients traités par létoricoxib dans lanalyse des données de phase III combinées par dose et indication (n = 15 470).
ß « Hypersensibilité » inclut les termes « allergie », « allergie médicamenteuse », « hypersensibilité médicamenteuse », « hypersensibilité », « hypersensibilité SAI », « réaction dhypersensibilité » et « allergie non spécifique ».
§ Sur la base des analyses des études cliniques à long terme contrôlées contre placebo et comparateur actif, les inhibiteurs de la COX‑2 ont été associés à un risque accru dévénements thrombotiques artériels graves, incluant infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral. Selon les données existantes, laugmentation du risque absolu de ces événements ne devrait pas excéder 1 % par an (peu fréquent).
Les effets indésirables graves suivants ont été rapportés lors de l'utilisation d'AINS et ne peuvent être exclus pour l'étoricoxib : néphrotoxicité, incluant néphrite interstitielle et syndrome néphrotique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Symptômes
Au cours des études cliniques, ladministration de doses uniques détoricoxib allant jusquà 500 mg et de doses multiples allant jusquà 150 mg par jour pendant 21 jours, na pas entraîné de toxicité significative. Des cas de surdosage aigu ont été rapportés avec l'étoricoxib, bien que dans la plupart des cas aucun effet indésirable n'ait été rapporté. Les effets indésirables les plus fréquemment observés étaient cohérents avec le profil de sécurité de l'étoricoxib (par exemple, effets gastrointestinaux, effets cardio-rénaux).
Conduite à tenir
En cas de surdosage, il est raisonnable de recourir aux mesures de prise en charge habituelles, par exemple évacuation gastrique de la substance non absorbée, surveillance clinique et, si nécessaire, traitement symptomatique.
Létoricoxib nest pas dialysable par hémodialyse ; la possibilité de dialyser létoricoxib par dialyse péritonéale n'est pas connue.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Aux doses thérapeutiques, létoricoxib par voie orale est un inhibiteur sélectif de la cyclooxygénase‑2 (COX‑2).
Dans les études de pharmacologie clinique, létoricoxib a entraîné une inhibition dose‑dépendante de la COX‑2 sans inhibition de la COX‑1 à des doses allant jusquà 150 mg par jour. L'étoricoxib n'a pas inhibé la synthèse des prostaglandines gastriques et n'a pas eu d'effet sur la fonction plaquettaire.
La cyclooxygénase est responsable de la synthèse des prostaglandines. Deux isoformes, la COX‑1 et la COX‑2, ont été identifiées. La COX‑2 est lisoforme de lenzyme qui est induite par des stimuli pro‑inflammatoires, et est supposée être principalement responsable de la synthèse des médiateurs prostanoïdes de la douleur, de linflammation et de la fièvre. La COX‑2 est également impliquée dans lovulation, limplantation et la fermeture du canal artériel, la régulation de la fonction rénale et dans certaines fonctions du système nerveux central (induction de la fièvre, nociception et fonction cognitive). Elle pourrait également jouer un rôle dans la cicatrisation des ulcères. La COX‑2 a été identifiée dans les tissus entourant les ulcères gastriques chez lhomme, mais son implication dans la cicatrisation des ulcères na pas été établie.
Efficacité et sécurité clinique
Efficacité
Chez les patients atteints d'arthrose, l'étoricoxib 60 mg une fois par jour a entraîné une diminution significative de la douleur et une amélioration de l'état de la maladie évalué par le patient. Ces effets bénéfiques ont été observés dès le deuxième jour de traitement et se sont maintenus jusqu'à 52 semaines. Les études menées avec létoricoxib 30 mg une fois par jour ont montré une efficacité supérieure à celle du placebo sur une période de traitement de 12 semaines (critères dévaluation similaires à ceux des études ci‑dessus). Dans une étude de recherche de dose, létoricoxib 60 mg a induit une amélioration significativement supérieure à celle obtenue avec la dose de 30 mg pour les trois critères dévaluation principaux pendant les 6 semaines de traitement. La dose de 30 mg na pas été étudiée dans larthrose de la main.
Dans une étude clinique évaluant les douleurs dentaires postopératoires, le délai daction médian (soulagement perceptible de la douleur) de létoricoxib 90 mg a été de 28 minutes.
Sécurité
Programme MEDAL (Multinational Etoricoxib and Diclofenac Arthritis Long‑term)
Le programme MEDAL était un programme dévaluation prospective de la tolérance cardiovasculaire (CV) à partir des données combinées de trois études randomisées en double aveugle, contrôlées versus comparateur actif, les études MEDAL, EDGE et EDGE II.
Létude MEDAL était une étude événementielle dévaluation de la tolérance cardiovasculaire (CV) menée chez 17804 patients atteints darthrose et 5700 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR), traités par létoricoxib 60 mg (arthrose) ou 90 mg (arthrose et PR) ou le diclofénac 150 mg par jour pendant une période moyenne de 20,3 mois (maximum 42,3 mois, médiane 21,3 mois). Dans cette étude, seuls les événements indésirables graves et les arrêts de traitement en raison dévénements indésirables étaient rapportés.
Les études EDGE et EDGE II ont comparé la tolérance gastro‑intestinale de létoricoxib à celle du diclofénac. Létude EDGE a inclus 7111 patients atteints darthrose traités par une dose de 90 mg par jour détoricoxib (1,5 fois la dose recommandée dans larthrose) ou 150 mg par jour de diclofénac pendant une période moyenne de 9,1 mois (maximum 16,6 mois, médiane 11,4 mois). L'étude EDGE II a inclus 4086 patients atteints de PR traités par l'étoricoxib 90 mg par jour ou le diclofénac 150 mg par jour pendant une durée moyenne de 19,2 mois (maximum 33,1 mois, médiane 24 mois).
Dans le programme MEDAL, 34701 patients atteints darthrose ou de PR ont été traités pendant une durée moyenne de 17,9 mois (maximum 42,3 mois, médiane 16,3 mois), avec environ 12800 patients traités pendant plus de 24 mois. Les patients inclus dans le programme présentaient à l'inclusion de nombreux types de facteurs de risques cardiovasculaires et gastro‑intestinaux. Les patients ayant des antécédents récents dinfarctus du myocarde, de pontage aorto‑coronarien ou dintervention coronaire percutanée au cours des 6 mois précédant linclusion étaient exclus. L'utilisation de médicaments gastroprotecteurs et d'aspirine à faible dose était autorisée pendant les études.
Sécurité globale :
Il ny a pas eu de différence significative entre létoricoxib et le diclofénac dans le taux dévénements cardiovasculaires thrombotiques. Les événements indésirables cardio‑rénaux ont été observés plus fréquemment avec l'étoricoxib qu'avec le diclofénac, et cet effet était dose‑dépendant (voir les résultats spécifiques ci‑après). Les événements indésirables gastro‑intestinaux et hépatiques ont été observés avec une fréquence significativement plus élevée avec le diclofénac qu'avec l'étoricoxib. Lincidence dévénements indésirables dans les études EDGE et EDGE II et dévénements indésirables considérés comme graves ou ayant entraîné la sortie de l'étude MEDAL a été plus élevée avec létoricoxib quavec le diclofénac.
Résultats de sécurité cardiovasculaire :
Le taux d'événements indésirables graves cardiovasculaires thrombotiques confirmés (comprenant les événements indésirables cardiaques, vasculaires cérébraux et vasculaires périphériques) a été comparable entre l'étoricoxib et le diclofénac ; les données sont résumées dans le tableau ci‑dessous. Il na pas été observé de différences statistiquement significatives dans les taux dévénements thrombotiques entre létoricoxib et le diclofénac dans tous les sous‑groupes analysés, y compris les différentes catégories de patients en fonction du risque cardiovasculaire initial. Le risque relatif d'événements indésirables graves cardiovasculaires thrombotiques confirmés a été similaire entre l'étoricoxib 60 mg ou 90 mg et le diclofénac 150 mg considérés séparément.
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Tableau 2 : Taux dévénements CV thrombotiques (données combinées du programme MEDAL) |
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Etoricoxib (N = 16819) 25836 années-patients |
Diclofénac (N = 16483) 24766 années-patients |
Comparaison entre traitements |
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Taux (IC à 95 %) |
Taux (IC à 95 %) |
Risque relatif (IC à 95 %) |
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Evénements indésirables graves cardiovasculaires thrombotiques confirmés |
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Per protocole |
1,24 (1,11 ; 1,38) |
1,30 (1,17 ; 1,45) |
0,95 (0,81 ; 1,11) |
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En intention de traiter |
1,25 (1,14 ; 1,36) |
1,19 (1,08 ; 1,30) |
1,05 (0,93 ; 1,19) |
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Evénements cardiaques confirmés |
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Per protocole |
0,71 (0,61 ; 0,82) |
0,78 (0,68 ; 0,90) |
0,90 (0,74 ; 1,10) |
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En intention de traiter |
0,69 (0,61 ; 0,78) |
0,70 (0,62 ; 0,79) |
0,99 (0,84 ; 1,17) |
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Evénements vasculaires cérébraux confirmés |
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Per protocole |
0,34 (0,28 ; 0,42) |
0,32 (0,25 ; 0,40) |
1,08 (0,80 ; 1,46) |
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En intention de traiter |
0,33 (0,28 ; 0,39) |
0,29 (0,24 ; 0,35) |
1,12 (0,87 ; 1,44) |
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Evénements vasculaires périphériques confirmés |
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Per protocole |
0,20 (0,15 ; 0,27) |
0,22 (0,17 ; 0,29) |
0,92 (0,63 ; 1,35) |
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En intention de traiter |
0,24 (0,20 ; 0,30) |
0,23 (0,18 ; 0,28) |
1,08 (0,81 ; 1,44) |
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Evénements pour 100 années‑patients ; IC = intervalle de confiance. N = nombre total de patients inclus dans l'analyse per protocole. Per protocole : tous les événements survenus pendant le traitement ou dans les 14 jours suivant larrêt de celui‑ci (ont été exclus les patients qui avaient pris moins de 75 % du traitement à l'étude ou qui avaient pris des AINS non prévus dans le protocole pendant plus de 10 % du temps). En intention de traiter : tous les événements confirmés jusquà la fin de létude (y compris les patients potentiellement exposés à des interventions non prévues dans létude à la suite de larrêt du traitement). Nombre total de patients randomisés, n = 17412 dans le groupe étoricoxib et 17289 dans le groupe diclofénac. |
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La mortalité CV, ainsi que la mortalité globale, ont été similaires entre les groupes de traitement par l'étoricoxib et par le diclofénac.
Evénements cardio‑rénaux :
Environ 50 % des patients inclus dans létude MEDAL avaient des antécédents dhypertension artérielle lors de linclusion. Dans létude, lincidence darrêts du traitement en raison dévénements indésirables liés à lhypertension artérielle a été significativement plus élevée avec létoricoxib quavec le diclofénac. Lincidence dévénements indésirables liés à linsuffisance cardiaque congestive (arrêts du traitement et événements graves) a été similaire avec létoricoxib 60 mg par rapport au diclofénac 150 mg, mais plus élevée avec létoricoxib 90 mg quavec le diclofénac 150 mg (différence statistiquement significative pour létoricoxib 90 mg versus diclofénac 150 mg dans la cohorte de patients atteints darthrose du programme MEDAL). Une incidence plus élevée dévénements indésirables liés à une insuffisance cardiaque confirmée (événements graves et ayant entraîné une hospitalisation ou une consultation dans un service des urgences) a été observée avec létoricoxib par rapport au diclofénac 150 mg ; la différence nétait pas statistiquement significative et cet effet était dose‑dépendant. L'incidence d'arrêts du traitement en raison dévénements indésirables ddème a été plus élevée avec létoricoxib quavec le diclofénac 150 mg et cet effet était dose‑dépendant (différence statistiquement significative pour l'étoricoxib 90 mg mais pas pour l'étoricoxib 60 mg).
Les résultats cardio‑rénaux des études EDGE et EDGE II ont été cohérents avec ceux décrits dans l'étude MEDAL.
Dans les études individuelles du programme MEDAL, pour l'étoricoxib (60 mg ou 90 mg), l'incidence absolue d'arrêts du traitement dans chaque groupe de traitement était au plus de 2,6 % pour l'hypertension artérielle, 1,9 % pour l'dème et 1,1 % pour l'insuffisance cardiaque congestive, avec des taux d'arrêts du traitement plus élevés avec l'étoricoxib 90 mg qu'avec l'étoricoxib 60 mg.
Résultats de tolérance gastro‑intestinale du programme MEDAL :
Un taux significativement plus faible d'arrêts du traitement pour événement indésirable gastro‑intestinal (par exemple dyspepsie, douleurs abdominales, ulcère) a été observé avec l'étoricoxib par rapport au diclofénac dans chacune des trois études composant le programme MEDAL. Les taux darrêts du traitement en raison dévénements indésirables gastro‑intestinaux pour 100 patient ‑années sur la période totale de l'étude ont été les suivants : 3,23 pour l'étoricoxib et 4,96 pour le diclofénac dans l'étude MEDAL, 9,12 pour l'étoricoxib et 12,28 pour le diclofénac dans l'étude EDGE et 3,71 pour l'étoricoxib et 4,81 pour le diclofénac dans l'étude EDGE II.
Résultats de sécurité gastro‑intestinale du Programme MEDAL :
Les événements digestifs hauts globaux étaient définis comme les perforations, ulcères et saignements. Le sous‑groupe des événements digestifs hauts globaux considérés comme compliqués incluait les perforations, les obstructions et les saignements compliqués ; le sous‑groupe des événements digestifs hauts considérés comme non compliqués incluait les saignements non compliqués et les ulcères non compliqués. Un taux significativement plus faible d'événements digestifs hauts globaux a été observé avec l'étoricoxib par rapport au diclofénac.
Il ny a pas eu de différence significative entre létoricoxib et le diclofénac dans le taux dévénements compliqués. Pour le sous‑groupe des événements digestifs hauts hémorragiques (événements compliqués et non compliqués combinés), il ny a pas eu de différence significative entre létoricoxib et le diclofénac. Chez les patients prenant de façon concomitante de l'aspirine à faible dose (environ 33 % des patients), le bénéfice de l'étoricoxib sur les événements digestifs hauts par rapport au diclofénac na pas été statistiquement significatif.
Les taux pour 100 années‑patients dévénements indésirables digestifs hauts compliqués et non compliqués confirmés (perforations, ulcères et saignements [PUS]) ont été de 0,67 (IC à 95 % 0,57 ; 0,77) avec l'étoricoxib et 0,97 (IC à 95 % 0,85 ; 1,10) avec le diclofénac, soit un risque relatif de 0,69 (IC à 95 % 0,57 ; 0,83).
Les taux d'événements digestifs hauts confirmés chez les patients âgés ont été évalués et la réduction la plus importante a été observée chez les patients de 75 ans et plus (respectivement 1,35 [IC à 95 % 0,94 ; 1,87] versus 2,78 [IC à 95 % 2,14 ; 3,56] événement(s) pour 100 années‑patients avec l'étoricoxib et le diclofénac).
Les taux d'événements indésirables digestifs bas confirmés [perforations de l'intestin grêle ou du côlon, obstructions ou hémorragies (POS)] n'ont pas été significativement différents entre l'étoricoxib et le diclofénac.
Résultats de sécurité hépatique du programme MEDAL :
Létoricoxib a été associé à un taux significativement plus faible darrêts du traitement en raison dévénements indésirables hépatiques que le diclofénac. Dans le programme MEDAL, 0,3 % des patients sous étoricoxib et 2,7 % des patients sous diclofénac ont arrêté le traitement en raison dévénements indésirables hépatiques. Le taux pour 100 années‑patients a été de 0,22 pour létoricoxib et 1,84 pour le diclofénac (valeur de P < 0,001 pour létoricoxib versus diclofénac). Cependant, la plupart des événements indésirables hépatiques survenus dans le programme MEDAL nétaient pas graves.
Données supplémentaires de sécurité cardiovasculaire thrombotique
Dans les études cliniques, à lexception des études du programme MEDAL, environ 3100 patients ont été traités par létoricoxib à une dose ≥ 60 mg par jour pendant 12 semaines ou plus. Aucune différence notable n'a été observée dans l'incidence dévénements cardiovasculaires thrombotiques graves confirmés entre les patients recevant de l'étoricoxib à une dose ≥ 60 mg, un placebo ou des AINS autres que le naproxène. Cependant, l'incidence de ces événements a été plus élevée chez les patients recevant l'étoricoxib que chez ceux recevant le naproxène 500 mg deux fois par jour. La différence dactivité antiplaquettaire entre certains AINS inhibiteurs de la COX‑1 et les inhibiteurs sélectifs de la COX‑2 peut avoir une pertinence clinique chez les patients ayant un risque dévénements thromboemboliques. Les inhibiteurs sélectifs de la COX‑2 réduisent la formation de prostacycline systémique (et donc éventuellement endothéliale) sans affecter la synthèse de thromboxane par les plaquettes. La pertinence clinique de ces observations na pas été établie.
Données supplémentaires de sécurité gastro‑intestinale
Dans deux études endoscopiques en double aveugle d'une durée de 12 semaines, l'incidence cumulée dulcères gastro‑duodénaux a été significativement plus faible chez les patients traités par létoricoxib 120 mg une fois par jour que chez les patients traités par le naproxène 500 mg deux fois par jour ou libuprofène 800 mg trois fois par jour. Lincidence dulcères a été plus élevée avec létoricoxib quavec le placebo.
Etude de la fonction rénale chez le sujet âgé
Une étude randomisée en double aveugle, contrôlée versus placebo, en groupes parallèles, a évalué les effets dun traitement de 15 jours par létoricoxib (90 mg), le célécoxib (200 mg 2 fois par jour), le naproxène (500 mg 2 fois par jour) et le placebo sur lexcrétion urinaire du sodium, la pression artérielle et dautres paramètres de la fonction rénale chez des sujets âgés de 60 à 85 ans placés sous un régime apportant 200 mEq/jour de sodium. L'étoricoxib, le célécoxib, et le naproxène ont eu des effets similaires sur l'excrétion urinaire du sodium pendant les deux semaines de traitement. Une augmentation de la pression artérielle systolique a été observée avec tous les comparateurs actifs par rapport au placebo; cependant, l'étoricoxib a été associé à une augmentation statistiquement significative le 14e jour par rapport au célécoxib et au naproxène (variation moyenne de la pression artérielle systolique par rapport à la valeur initiale : étoricoxib 7,7 mmHg, célécoxib 2,4 mmHg, naproxène 3,6 mmHg).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Administré par voie orale, l'étoricoxib est bien absorbé. La biodisponibilité absolue est denviron 100 %. Après administration chez des adultes à jeun d'une dose de 120 mg, le pic de concentration plasmatique à l'état d'équilibre (moyenne géométrique de la Cmax = 3,6 μg/ml) est observé après environ 1 heure (Tmax). La moyenne géométrique de l'aire sous la courbe (ASC0‑24 h) est de 37,8 μgh/ml. La pharmacocinétique de létoricoxib est linéaire dans lintervalle des doses thérapeutiques.
Les aliments (repas riche en graisses) nont pas eu deffet sur lampleur de labsorption de létoricoxib après administration dune dose de 120 mg. La vitesse dabsorption a été modifiée, avec pour résultat une diminution de 36 % de la Cmax et une augmentation de 2 heures du Tmax. Ces données ne sont pas considérées comme cliniquement significatives. Dans les études cliniques, létoricoxib a été administré au cours ou en dehors des repas.
Distribution
La liaison de létoricoxib aux protéines plasmatiques humaines est denviron 92 % aux concentrations de 0,05 à 5 μg/ml. Le volume de distribution à l'état d'équilibre (Vdss) est d'environ 120 litres chez l'homme.
L'étoricoxib traverse la barrière placentaire chez le rat et le lapin et la barrière hémato‑encéphalique chez le rat.
Biotransformation
Létoricoxib est fortement métabolisé, moins de 1 % de la dose administrée étant retrouvé sous forme inchangée dans les urines. La principale voie métabolique pour former le dérivé 6'‑hydroxyméthyle est catalysée par des enzymes du CYP. Le CYP3A4 semble contribuer au métabolisme de l'étoricoxib in vivo. Des études in vitro indiquent que les CYP 2D6, 2C9, 1A2 et 2C19 peuvent aussi catalyser la voie métabolique principale, mais leur importance quantitative n'a pas été étudiée in vivo.
Cinq métabolites ont été identifiés chez l'homme. Le principal métabolite est le dérivé 6'‑acide carboxylique de l'étoricoxib formé par oxydation supplémentaire du dérivé 6'‑hydroxyméthyle. Ces métabolites principaux nont pas dactivité mesurable ou ne présentent quune faible activité dinhibition de la COX‑2. Aucun de ces métabolites ninhibe la COX‑1.
Elimination
Après administration dune dose intraveineuse unique de 25 mg détoricoxib radiomarqué chez des volontaires sains, 70 % de la radioactivité ont été retrouvés dans les urines et 20 % dans les fèces, principalement sous forme de métabolites. Moins de 2 % ont été retrouvés sous forme inchangée.
L'étoricoxib est presque exclusivement éliminé par métabolisme puis excrétion rénale. Les concentrations détoricoxib à létat déquilibre sont atteintes en sept jours après administration dune dose de 120 mg une fois par jour, avec un rapport daccumulation denviron 2, ce qui correspond à une demi‑vie denviron 22 heures. La clairance plasmatique est estimée à environ 50 ml/min après une dose intraveineuse de 25 mg.
Particularités liées aux patients
Sujets âgés : les paramètres pharmacocinétiques chez les sujets âgés (65 ans et plus) sont similaires à ceux observés chez les sujets jeunes.
Sexe : les paramètres pharmacocinétiques de l'étoricoxib sont comparables entre les hommes et les femmes.
Insuffisance hépatique : chez des patients présentant une insuffisance hépatique légère (score de Child‑Pugh de 5‑6) ayant reçu 60 mg détoricoxib une fois par jour, lASC moyenne a été plus élevée denviron 16 % par rapport aux volontaires sains ayant reçu la même dose. Chez des patients présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child‑Pugh de 7 à 9) ayant reçu 60 mg d'étoricoxib un jour sur deux, lASC moyenne a été comparable à celle observée chez des volontaires sains ayant reçu 60 mg d'étoricoxib une fois par jour ; l'étoricoxib 30 mg une fois par jour n'a pas été étudié dans cette population. Il nexiste pas de données cliniques ou pharmacocinétiques chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (score de Child‑Pugh ≥ 10). (voir rubriques 4.2 et 4.3).
Insuffisance rénale : après administration dune dose unique de 120 mg détoricoxib chez des patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère et chez des patients en insuffisance rénale terminale sous hémodialyse, les paramètres pharmacocinétiques nont pas été significativement différents de ceux observés chez des volontaires sains. Lhémodialyse a contribué de façon négligeable à lélimination (clairance sous dialyse denviron 50 ml/min) (Voir rubriques 4.3 et 4.4).
Population pédiatrique : la pharmacocinétique de létoricoxib chez les patients pédiatriques (de moins de 12 ans) na pas été étudiée.
Dans une étude pharmacocinétique (n = 16) menée chez des adolescents (âgés de 12 à 17 ans), les paramètres pharmacocinétiques chez les adolescents pesant de 40 à 60 kg ayant reçu 60 mg d'étoricoxib une fois par jour et chez les adolescents pesant plus de 60 kg ayant reçu 90 mg d'étoricoxib une fois par jour ont été similaires à ceux observés chez des adultes ayant reçu 90 mg d'étoricoxib une fois par jour. La sécurité et lefficacité de létoricoxib chez les enfants nont pas été établies (voir rubrique 4.2).
5.3. Données de sécurité préclinique
Chez le rat, la toxicité gastro‑intestinale a augmenté avec la dose et la durée de l'exposition. Dans une étude de toxicologie de 14 semaines, l'étoricoxib a provoqué des ulcères gastro‑intestinaux à des expositions supérieures à celles observées chez l'homme à la dose thérapeutique. Dans les études de toxicologie de 53 et 106 semaines, des ulcères gastro‑intestinaux ont été également observés à des expositions comparables à celles observées chez l'homme à la dose thérapeutique. Chez le chien, des anomalies rénales et gastro‑intestinales ont été observées à des expositions élevées.
L'étoricoxib n'a pas été tératogène dans les études de reproduction effectuées chez le rat à la dose de 15 mg/kg/jour (ce qui représente environ 1,5 fois la dose quotidienne chez l'homme [90 mg] sur la base de lexposition systémique). Chez le lapin, une augmentation des malformations cardiovasculaires liée au traitement a été observée à des niveaux d'exposition inférieurs à l'exposition clinique à la dose thérapeutique quotidienne chez l'homme (90 mg). Cependant, aucune malformation ftale externe ou du squelette liée au traitement n'a été observée. Chez le rat et le lapin, une augmentation dose‑dépendante des pertes embryonnaires après la nidation a été constatée à des expositions supérieures ou égales à 1,5 fois l'exposition chez l'homme (voir rubriques 4.3 et 4.6).
L'étoricoxib est excrété dans le lait des rates allaitantes à des concentrations représentant environ deux fois les concentrations plasmatiques. Le poids des jeunes rats a diminué lorsqu'ils ont été nourris par des mères ayant reçu de l'étoricoxib pendant l'allaitement.
Pelliculage :
Poly(alcool vinylique)
Dioxyde de titane (E171)
Macrogol 3000
Talc
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Boîte de 7, 14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 84, 98 ou 100 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
marjeka cesta 6
8501 Novo mesto
SlovÉnie
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 816 3 1 : 7 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 300 816 4 8 : 14 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 300 816 5 5 : 20 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 300 816 7 9 : 28 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 300 816 8 6 : 30 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 300 816 9 3 : 50 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 300 817 0 9 : 56 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 300 817 1 6 : 60 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 550 288 6 4 : 84 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 550 288 8 8 : 98 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 550 288 9 5 : 100 comprimés pelliculés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ARCOXIA 30 mg, comprimé pelliculé
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- DELIDOSE 0,5 mg, gel en sachet-dose
- CORTANCYL 1 mg, comprimé
- DETURGYLONE, poudre et solvant pour solution pour pulvérisation nasale
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- AIROMIR AUTOHALER 100 microgrammes/dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé
- ALOPEXY 2 %, solution pour application cutanée
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
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