SERETIDE 50 microgrammes/25 microgrammes/dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé avec valve doseuse
CIS 64587838
Informations à jour au 11 mars 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 11/03/2022
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque dose émise par la valve doseuse contient :
25 microgrammes de salmétérol (sous forme de xinafoate de salmétérol) et 50 microgrammes de propionate de fluticasone ; ce qui correspond à une dose délivrée de 21 microgrammes de salmétérol et 44 microgrammes de propionate de fluticasone.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Suspension pour inhalation en flacon pressurisé.
La cartouche contient une suspension blanche à blanchâtre.
Les cartouches sont placées dans un applicateur en plastique violet comprenant un embout buccal et un capuchon de protection.
4.1. Indications thérapeutiques
SERETIDE est indiqué en traitement continu de lasthme, dans les situations où ladministration par voie inhalée dun médicament associant un corticoïde et un bronchodilatateur β2 agoniste de longue durée daction est justifiée :
· chez des patients insuffisamment contrôlés par une corticothérapie inhalée et la prise dun bronchodilatateur β2 agoniste de courte durée daction par voie inhalée « à la demande ».
ou
· chez des patients contrôlés par ladministration dune corticothérapie inhalée associée à un traitement continu par β2 agoniste de longue durée daction par voie inhalée.
4.2. Posologie et mode d'administration
Voie dadministration : voie inhalée.
Il conviendra dinformer le patient que pour observer un effet optimal du traitement, SERETIDE doit être administré quotidiennement même lorsque les symptômes sont améliorés.
Le médecin devra vérifier régulièrement que le dosage prescrit de SERETIDE est bien adapté à létat clinique du patient. Il ne sera modifié que sur avis médical. Il convient de toujours rechercher la posologie minimale efficace. Lorsque les symptômes sont contrôlés par la plus faible posologie recommandée en deux prises par jour, ladministration dun corticoïde inhalé seul sera alors envisagée. Il pourra être également envisagé de réduire la posologie de SERETIDE à une prise par jour, si le médecin estime nécessaire de maintenir un traitement par β2 mimétique de longue durée daction pour le contrôle des symptômes. Lhoraire de la prise de SERETIDE sera alors fonction de la fréquence dapparition des symptômes. Si la prédominance des symptômes est nocturne, SERETIDE sera administré le soir ; si elle est diurne, SERETIDE sera administré le matin.
Le dosage de SERETIDE qui sera prescrit au patient devra correspondre à la dose de propionate de fluticasone adaptée à la sévérité de son asthme. Il convient de souligner que le dosage SERETIDE 50 microgrammes/25 microgrammes/dose, nest pas adapté au traitement de lasthme sévère de ladulte et de lenfant.
Si les dosages disponibles de cette association fixe ne répondent pas aux nécessités pour ajuster les posologies en fonction de létat du patient, les β2 agonistes et/ou corticoïdes devront être prescrits individuellement.
Posologie préconisée :
Adultes et adolescents de 12 ans et plus :
Deux inhalations de 50 microgrammes de propionate de fluticasone et 25 microgrammes de salmétérol 2 fois par jour
ou
Deux inhalations de 125 microgrammes de propionate de fluticasone et 25 microgrammes de salmétérol 2 fois par jour
ou
Deux inhalations de 250 microgrammes de propionate de fluticasone et 25 microgrammes de salmétérol 2 fois par jour
SERETIDE peut être envisagé en traitement dinitiation pendant une courte période dessai chez des adultes et adolescents ayant un asthme persistant modéré (défini par lexistence dune symptomatologie diurne, lutilisation quotidienne dun bronchodilatateur de courte durée daction en traitement symptomatique de secours et une obstruction bronchique modérée à sévère) et chez qui il apparaît essentiel dobtenir un contrôle rapide de lasthme. Dans ces cas, la dose initiale recommandée est de deux inhalations de 25 microgrammes de salmétérol et 50 microgrammes de propionate de fluticasone, deux fois par jour. Lorsque le contrôle de lasthme est obtenu, le traitement doit être réévalué afin denvisager la réduction du traitement à un corticoïde inhalé seul. Il est important que les patients soient suivis régulièrement lors de la période de réduction du traitement.
Il na pas été établi de bénéfice évident de SERETIDE utilisé en traitement dinitiation par rapport à un traitement inhalé par propionate de fluticasone seul, lorsque 1 à 2 des critères de sévérité évoqués ci-dessus ne sont pas présents. Dans la majorité des cas, le traitement de première intention demeure ladministration de corticoïdes inhalés seuls. SERETIDE nest pas destiné au traitement de première intention de lasthme léger. Le dosage 50 microgrammes/25 microgrammes de SERETIDE ne convient pas aux adultes et aux enfants atteints dasthme sévère ; la dose appropriée de corticoïdes inhalés devra être ajustée individuellement avant dinstaurer un traitement par une association fixe chez des patients atteints dasthme sévère.
Population pédiatrique
Enfants de 4 ans et plus :
Deux inhalations de 50 microgrammes de propionate de fluticasone et 25 microgrammes de salmétérol 2 fois par jour.
Chez lenfant, la dose maximale de propionate de fluticasone par voie inhalée qui est préconisée est de 100 microgrammes, 2 fois par jour.
La sécurité et lefficacité de SERETIDE chez lenfant de moins de 4 ans nont pas été établies (voir rubrique 5.1).Les enfants de moins de 12 ans peuvent avoir des difficultés à coordonner le déclenchement du dispositif dinhalation avec leur inspiration. Lutilisation dune chambre dinhalation avec SERETIDE suspension pour inhalation en flacon pressurisé est recommandée chez les patients ayant ou susceptible davoir des difficultés à coordonner leur inspiration avec le déclenchement du dispositif dinhalation. Une étude clinique récente a montré que les patients pédiatriques ayant utilisé une chambre dinhalation ont obtenu une exposition similaire à celle dadultes nayant pas utilisé de chambre dinhalation et à celle de patients pédiatriques ayant utilisé un dispositif Diskus, ce qui confirme que les chambres dinhalation compensent une mauvaise technique dinhalation (voir rubrique 5.2).
Il est possible dutiliser une chambre dinhalation Volumatic (selon les recommandations nationales).
Les patients devront être informés des modalités dutilisation et dentretien de leur dispositif dinhalation et de leur chambre dinhalation. Il conviendra également de vérifier que le patient utilise convenablement la chambre dinhalation afin que le produit soit délivré de façon optimale jusquau poumon. Dans la mesure du possible, les patients doivent continuer à utiliser le même type de chambre dinhalation, le passage dune chambre dinhalation à une autre pouvant faire varier la dose de produit inhalé (voir rubrique 4.4).
Lors de lintroduction ou du changement de chambre dinhalation, il convient de toujours rechercher la dose minimale efficace.
Populations à risque :
Il ny a pas lieu dajuster les doses chez les sujets âgés ou atteints dinsuffisance rénale. Aucune donnée nest disponible concernant lutilisation de SERETIDE chez les patients atteints dinsuffisance hépatique.
Mode dadministration
Instructions pour lutilisation :
Il convient dinformer les patients sur les modalités de fonctionnement de laérosol doseur (voir notice).
Durant linhalation, le patient doit, de préférence, se tenir assis ou debout. Laérosol a été conçu pour un usage en position verticale.
Vérification du fonctionnement du dispositif :
Avant la première utilisation, afin de vérifier le bon fonctionnement du dispositif, libérer des bouffées de produit dans lair jusquà ce que le compteur indique 120 doses. Pour cela, après avoir retiré le capuchon de lembout buccal en exerçant une pression de chaque coté, bien agiter linhalateur, tenir le dispositif entre les doigts en positionnant le pouce à la base du dispositif sous lembout buccal, puis presser sur la cartouche. Bien agiter le dispositif juste avant de lactiver pour libérer chaque bouffée. Si le dispositif na pas été utilisé depuis une semaine ou plus, le patient doit bien agiter linhalateur après avoir retiré le capuchon de lembout buccal et doit libérer deux bouffées de produit dans lair. Le compteur de doses est décompté dune unité à chaque fois que le dispositif est déclenché.
Utilisation de laérosol :
1. Le patient doit retirer le capuchon de lembout buccal en exerçant une pression de chaque coté
2. Le patient devra vérifier quil nexiste pas de corps étranger à lintérieur ou à lextérieur du dispositif et notamment de lembout buccal, pour sassurer quil est propre.
3. Le patient doit bien agiter laérosol pour éliminer tout corps étranger et assurer le mélange des composants de la suspension dans le flacon.
4. Le patient doit tenir laérosol bien droit entre les doigts et le pouce avec son pouce à la base, sous lembout buccal.
5. Le patient doit expirer autant que possible puis placer lembout buccal dans sa bouche entre les dents et fermer les lèvres autour. Signaler au patient quil ne doit pas mordre lembout buccal.
6. Juste après avoir commencé à inspirer par la bouche à travers le dispositif, le patient doit fermement appuyer vers le bas sur le haut de laérosol doseur pour libérer le produit, tout en inspirant régulièrement et profondément.
7. Pendant quil retient sa respiration, le patient retirera linhalateur de sa bouche. Le patient retiendra sa respiration autant que cela lui est possible.
8. Si le patient doit prendre une seconde inhalation, il devra garder laérosol-doseur bien droit et attendre environ 30 secondes avant de répéter les étapes 3 à 7.
9. Le patient devra replacer le capuchon sur lembout buccal immédiatement après en appuyant fermement sur le capuchon en veillant à ce quil soit placé dans la position correcte. Il ny a pas besoin dexercer une force importante pour replacer le capuchon sur lembout buccal, un simple « clic » suffit à sassurer de la fermeture de lembout buccal par le capuchon.
IMPORTANT
Les étapes 5, 6 et 7 ne devront pas être réalisées dans la précipitation. Il est important que le patient débute une respiration aussi lente que possible avant de déclencher son dispositif. Le patient devra sentraîner les premières fois devant un miroir. Sil voit un peu de « fumée » sortir du haut de laérosol doseur ou à la commissure des lèvres, il doit alors recommencer à partir de létape 3.
Les patients devront se rincer la bouche avec de leau en la recrachant et/ou se brosser les dents après chaque utilisation de SERETIDE afin de réduire les risques de candidose buccale et pharyngée ainsi que lapparition dune raucité de la voix.
Les patients doivent penser au remplacement de laérosol doseur lorsque le compteur de doses affiche le nombre 020. Lorsque toutes les doses disponibles dans le dispositif auront été délivrées, le compteur affiche 000. Laérosol doseur devra être remplacé lorsque le compteur affiche 000.
Les patients ne doivent jamais essayer de modifier les chiffres sur le compteur ou de détacher celui-ci de la cartouche métallique. Le compteur ne peut pas être remis à zéro et reste en permanence attaché à la cartouche.
Nettoyage (également détaillé dans la notice dinformation à lutilisateur) :
Le dispositif doit être nettoyé au moins une fois par semaine.
1. Retirer le capuchon de lembout buccal.
2. Ne pas retirer la cartouche de son adaptateur en plastique.
3. Essuyer lintérieur et lextérieur de lembout buccal et de ladaptateur en plastique avec un tissu ou un mouchoir propre et sec.
4. Remettre le capuchon de lembout buccal en veillant à ce quil soit placé correctement dans le bon sens. Il ny a pas besoin dexercer une force importante pour replacer le capuchon sur lembout buccal, un simple « clic » suffit à sassurer de la fermeture de lembout buccal par le capuchon.
NE PAS METTRE LA CARTOUCHE EN METAL DANS LEAU.
Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
SERETIDE n'est pas adapté au traitement des crises d'asthme et des épisodes de dyspnée paroxystique. Dans ces situations, le patient devra avoir recours à un bronchodilatateur à action rapide et de courte durée pour traiter les symptômes aigus. Le patient sera informé qu'il doit ainsi avoir en permanence à sa disposition un médicament bronchodilatateur à action rapide et de courte durée destiné à être utilisé en cas de crise d'asthme.
Le traitement par SERETIDE ne doit pas être initié pendant une phase dexacerbation, ni en cas daggravation significative ou de détérioration aiguë de lasthme.
Des évènements indésirables graves liés à lasthme et des exacerbations peuvent survenir lors du traitement par SERETIDE. Il convient dinformer les patients que si les symptômes de lasthme persistent ou saggravent au cours du traitement par SERETIDE, ils doivent continuer leur traitement mais prendre avis auprès de leur médecin.
Une augmentation de la consommation de médicaments bronchodilatateurs à action rapide et de courte durée (dit « médicaments de secours ») ou une diminution de la réponse à ceux-ci est le signe d'une déstabilisation de la maladie. Dans ce cas, le patient devra consulter son médecin.
Une détérioration plus ou moins rapide du contrôle des symptômes doit faire craindre une évolution vers un asthme aigu grave pouvant mettre en jeu le pronostic vital et, par conséquent, nécessite une consultation médicale urgente. Il conviendra alors d'envisager une augmentation de la corticothérapie.
Dès que les symptômes de lasthme sont contrôlés, une diminution progressive de la dose de SERETIDE doit être envisagée. Il est important que les patients soient suivis régulièrement lors de la période de réduction du traitement. La dose minimale efficace de SERETIDE doit être utilisée (voir rubrique 4.2).
Le traitement par SERETIDE ne devra pas être interrompu brusquement en raison du risque d'exacerbation. Le traitement ne devra être diminué que sous la supervision d'un médecin.
Comme les autres corticoïdes destinés à être administrés par voie inhalée, SERETIDE doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints de tuberculose pulmonaire active ou quiescente, dinfections fongiques et virales ou d'autres infections des voies respiratoires. Un traitement approprié doit être instauré rapidement si nécessaire,
Rarement, SERETIDE peut entraîner des troubles du rythme cardiaque tels que tachycardie supraventriculaire, extrasystoles et fibrillation auriculaire, ainsi quune baisse modérée et transitoire de la kaliémie à des doses thérapeutiques élevées. SERETIDE doit être utilisé avec prudence en cas de pathologies cardiovasculaires sévères, de troubles du rythme cardiaque et chez les patients présentant un diabète, une hyperthyroïdie, une hypokaliémie non corrigée ou à risque dhypokaliémie.
Des augmentations de la glycémie ont été très rarement rapportées (voir rubrique 4.8). Ceci doit être pris en compte lors de la prescription à des patients diabétiques.
Comme avec dautres traitements inhalés, un bronchospasme paradoxal peut survenir, caractérisé par une augmentation des sifflements et un essoufflement survenant immédiatement après ladministration. Le bronchospasme paradoxal doit être traité immédiatement avec un bronchodilatateur daction rapide et de courte durée. Il convient alors de cesser toute administration de SERETIDE, d'évaluer l'état du patient et au besoin, dinstaurer un traitement alternatif.
Les effets indésirables pharmacologiques des traitements β2 agonistes, tels que tremblements, palpitations et maux de tête ont été rapportés, mais ces manifestations sont généralement transitoires passagères et s'atténuent au cours d'un traitement régulier.
La corticothérapie inhalée peut entraîner des effets systémiques, en particulier lors de traitements à fortes doses au long cours. La survenue de ces effets reste cependant moins probable qu'au cours d'une corticothérapie orale. Il peut être observé un syndrome de Cushing, un tableau cushingoïde, une inhibition de la fonction surrénalienne, une diminution de la densité minérale osseuse, une cataracte et un glaucome et, plus rarement, divers effets psychologiques ou comportementaux incluant hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou agressivité (en particulier chez lenfant) (voir la sous-rubrique Population pédiatrique ci-dessous pour plus dinformations sur les effets systémiques des corticoïdes inhalés chez les enfants et les adolescents). En conséquence, le patient sera suivi régulièrement et la posologie minimale efficace devra toujours être recherchée.
Ladministration prolongée de doses élevées de corticoïdes par voie inhalée peut provoquer une inhibition de la fonction surrénalienne et une insuffisance surrénalienne aiguë. Des cas dinhibition de la fonction surrénalienne et dinsuffisance surrénale aiguë ont également été très rarement décrits avec des doses de propionate de fluticasone comprises entre 500 et 1000 microgrammes. Les crises dinsuffisance surrénalienne peuvent être déclenchées par un traumatisme, une intervention chirurgicale, une infection ou toute diminution rapide de la posologie. Le tableau clinique est généralement atypique pouvant comprendre anorexie, douleur abdominale, perte de poids, fatigue, maux de tête, nausées, vomissements, hypotension, troubles de la conscience, hypoglycémie et convulsions. En cas de stress ou lorsqu'une intervention chirurgicale est prévue, une corticothérapie de supplémentation par voie générale peut être nécessaire.
Le propionate de fluticasone et le salmétérol sont essentiellement absorbés par voie pulmonaire. Lutilisation dune chambre dinhalation associée à laérosol-doseur peut augmenter la dose de produit délivrée au poumon pouvant ainsi augmenter le risque de survenue deffets indésirables systémiques. L'administration de propionate de fluticasone par voie inhalée favorise la diminution du recours aux corticoïdes oraux pour traiter l'asthme, mais elle ne prévient pas le risque d'apparition d'une insuffisance surrénalienne lors du sevrage des patients traités au long cours par une corticothérapie orale. Par conséquent, ces patients doivent être traités avec précaution et leur fonction cortico-surrénalienne régulièrement surveillée. Ce risque existe également chez les patients ayant reçu de fortes doses de corticoïdes en urgence. Le risque de persistance d'une inhibition des fonctions surrénaliennes doit rester présent à l'esprit dans les situations d'urgence et/ou susceptibles de déclencher un état de stress. Une corticothérapie substitutive adaptée devra être envisagée. Un avis spécialisé peut être requis.
Le ritonavir peut augmenter considérablement les concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone. Par conséquent, à moins que le bénéfice attendu pour le patient ne lemporte sur le risque deffets systémiques de la corticothérapie, il convient déviter de les administrer de façon concomitante. Le risque deffets indésirables systémiques de la corticothérapie est également augmenté en cas dadministration concomitante de propionate de fluticasone avec dautres inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A4 (voir rubrique 4.5).
Une augmentation des cas dinfections respiratoires basses (en particulier pneumonie et bronchite) a été observée dans une étude menée sur 3 ans (étude TORCH) chez des patients atteints de Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) traités par lassociation fixe salmétérol et propionate de fluticasone administrée via le dispositif Diskus, par rapport à ceux recevant du placebo (voir rubrique 4.8). Dans cette étude, le risque de développer une pneumonie, indépendamment du traitement, était le plus élevé chez les patients âgés, les patients ayant un faible indice de masse corporelle (< 25 kg/m2) et ceux ayant une maladie très sévère (VEMS < 30% de la valeur théorique). Les médecins doivent rester vigilants sur la survenue possible dune pneumonie ou dautres infections respiratoires basses chez les patients atteints de BPCO car les manifestations cliniques de ce type dinfection et dune simple exacerbation sont souvent confondues. La survenue dune pneumonie chez un sujet atteint de BPCO à un stade sévère doit conduire à réévaluer le traitement par SERETIDE.
La sécurité et lefficacité de SERETIDE en flacon pressurisé na pas été établie pour les patients atteints de BPCO, par conséquent SERETIDE en flacon pressurisé nest pas indiqué dans le traitement des patients atteints de BPCO.
Ladministration concomitante de kétoconazole par voie systémique augmente de manière significative lexposition systémique au salmétérol pouvant entraîner une augmentation du risque de survenue deffets systémiques (par exemple : prolongation de lintervalle QTc et palpitations). Par conséquent, il convient déviter ladministration concomitante de kétoconazole ou dautres inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A4 sauf si les bénéfices attendus lemportent sur le risque potentiel de survenue deffets systémiques du salmétérol (voir rubrique 4.5).
Lattention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient deux principes actifs pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Troubles visuels
Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d'une cataracte, d'un glaucome, ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l'administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.
Population pédiatrique
Les enfants et les adolescents de moins de 16 ans recevant de fortes doses de propionate de fluticasone (généralement ≥ 1000 microgrammes par jour) sont particulièrement à risque. Des effets systémiques peuvent survenir, en particulier lors de traitements à fortes doses au long cours. Il peut être observé un syndrome de Cushing, un tableau cushingoïde, une inhibition de la fonction surrénalienne, une insuffisance surrénalienne aiguë et un retard de croissance chez l'enfant et l'adolescent et, plus rarement, divers effets psychologiques ou comportementaux incluant hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou agressivité. Il convient alors dadresser lenfant ou ladolescent à un pédiatre spécialisé en pneumologie.
La croissance des enfants recevant une corticothérapie inhalée à long terme devra être régulièrement surveillée. La corticothérapie inhalée devra être réduite à la plus faible dose assurant un contrôle efficace de lasthme.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les β-bloquants adrénergiques peuvent diminuer ou antagoniser leffet du salmétérol. Les β-bloquants, sélectifs ou non, doivent être évités chez les patients atteints dasthme, sauf nécessité absolue. Une hypokaliémie potentiellement grave peut survenir suite à un traitement par β2 agoniste. Une attention particulière est recommandée en cas dasthme aigu sévère en raison du risque daggravation de cette hypokaliémie par ladministration dun traitement concomitant à base de dérivés de la xanthine, de stéroïdes et de diurétiques.
Ladministration concomitante dautres b-adrénergiques peut potentialiser les effets b2 mimétiques.
Propionate de fluticasone
Dans les conditions normales demploi, les concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone atteintes après administration par voie inhalée sont faibles du fait dun effet de premier passage présystémique important (hépatique et intestinal) et dune forte clairance plasmatique par une importante métabolisation médiée par le cytochrome CYP3A4. Par conséquent, le risque dinteractions cliniquement significatives avec le propionate de fluticasone semble faible.
Néanmoins, une étude dinteraction chez des volontaires sains recevant du propionate de fluticasone par voie nasale a montré que le ritonavir (un inhibiteur très puissant du cytochrome CYP3A4) à la dose de 100 mg deux fois par jour augmentait de plusieurs centaines de fois les concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone, entraînant une diminution marquée des concentrations en cortisol plasmatique. Il ny a pas de donnée documentant linteraction avec le propionate de fluticasone administré par voie inhalée, mais une augmentation importante des concentrations plasmatiques est attendue ; des cas de syndrome de Cushing et dinhibition de la fonction surrénalienne ont été rapportés. Il convient donc déviter ladministration concomitante de propionate de fluticasone et de ritonavir, à moins que le bénéfice ne lemporte sur le risque accru deffets systémiques de la corticothérapie.
Une étude de faible effectif menée chez des volontaires sains a montré que le kétoconazole, inhibiteur un peu moins puissant du cytochrome P450 3A4 augmentait de 150 % lexposition systémique dune dose de propionate de fluticasone par voie inhalée. La réduction du cortisol plasmatique était plus importante que celle observée après ladministration de propionate de fluticasone seul. Une augmentation de lexposition systémique et du risque deffets indésirables systémiques est attendue en cas dadministration concomitante dautres inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A4 (ex : itraconazole et médicaments contenant du cobicistat) et dinhibiteurs modérés du CYP3A (ex : érythromycine). L'administration concomitante doit être évitée sauf si les bénéfices attendus sont supérieurs au risque accru d'effets secondaires systémiques des corticostéroïdes. Dans ce cas, les patients doivent être surveillés en vue de détecter les éventuels effets secondaires systémiques des corticostéroïdes.
Salmétérol
Inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A4
Ladministration concomitante de kétoconazole (400 mg par voie orale une fois par jour) et de salmétérol (50 µg par voie inhalée deux fois par jour) chez 15 volontaires sains pendant 7 jours a entraîné une augmentation significative des concentrations plasmatiques de salmétérol (Concentration maximale (Cmax) augmentée dun facteur 1,4 et aire sous la courbe (ASC) augmentée dun facteur 15). Cette observation suggère donc une augmentation du risque de survenue des effets systémiques du salmétérol, tels que prolongation de lintervalle QT et palpitations, par rapport à ladministration de salmétérol ou de kétoconazole seuls (voir rubrique 4.4).
Il na pas été observé deffet cliniquement significatif sur la pression artérielle, la fréquence cardiaque, la glycémie et la kaliémie. Ladministration concomitante de kétoconazole na pas entraîné de prolongation de la demi-vie délimination du salmétérol ni son accumulation après administrations répétées.
Il convient déviter lassociation de kétoconazole avec un traitement par salmétérol sauf si les bénéfices attendus lemportent sur le risque potentiel de survenue deffets systémiques du salmétérol. Un risque dinteraction du même ordre est attendu avec dautres inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A4 (par exemple avec litraconazole, la télithromycine, le ritonavir).
Inhibiteurs modérés du cytochrome P450 3A4
Ladministration concomitante dérythromycine (500 mg par voie orale trois fois par jour) et de salmétérol (50 microgrammes par voie inhalée deux fois par jour) chez 15 volontaires sains pendant 6 jours a entraîné une légère augmentation, mais non statistiquement significative, des concentrations plasmatiques du salmétérol (Cmax augmentée dun facteur 1,4 et ASC augmentée dun facteur 1,2). Aucun effet indésirable grave na été associé à ladministration concomitante avec lérythromycine.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Fertilité
Il nexiste pas de donnée chez lHomme. Cependant, les études menées chez lanimal nont montré aucun effet du salmétérol ou du propionate de fluticasone sur la fécondité.
Grossesse
Une quantité importante de données obtenues chez la femme enceinte (plus de 1000 cas de grossesses documentées) ne rapportent pas de toxicité malformative ou fto-néonale en relation avec SERETIDE. Les études menées chez lanimal sur les fonctions de reproduction ont mis en évidence une toxicité des β2-mimétiques et des glucocorticoïdes (voir rubrique 5.3).
Lutilisation de SERETIDE au cours de la grossesse ne devra être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère lemporte sur tout risque éventuel pour le ftus.
Chez la femme enceinte, il conviendra de toujours rechercher la dose minimale efficace de propionate de fluticasone assurant un contrôle satisfaisant des symptômes de lasthme.
Le passage dans le lait maternel du salmétérol et du propionate de fluticasone et de leurs métabolites nest pas connu.
Des études ont mis en évidence que le salmétérol et le propionate de fluticasone, et leurs métabolites, sont excrétés dans le lait des rates allaitantes.
Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons nourris au sein ne peut être exclu. La décision dinterruption de lallaitement ou du traitement par SERETIDE sera établie en fonction du bénéfice attendu de l'allaitement maternel pour l'enfant face à celui du traitement pour la femme qui allaite.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
SERETIDE contient du salmétérol et du propionate de fluticasone, dont les effets indésirables sont connus. Aucun effet indésirable nouveau nest apparu lors de ladministration conjointe des deux principes actifs dans la même formulation.
Les effets secondaires associés au salmétérol et au propionate de fluticasone sont cités ci-dessous, listés par classe de systèmes dorganes et par fréquence. Les fréquences sont définies en : très fréquent (³ 1/10), fréquent (³ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (³ 1/1 000 à < 1/100), rare (³ 1/10 000 à < 1/1 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Les fréquences ont été définies sur la base des essais cliniques. Lincidence correspondante dans le bras placebo na pas été prise en considération.
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Classe de systèmes dorganes |
Effets indésirables |
Fréquence |
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Infections et Infestations |
Candidose buccale et pharyngée |
Fréquent |
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Pneumonie |
Fréquent1,3 |
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Bronchite |
Fréquent1,3 |
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Candidose sophagienne |
Rare |
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Troubles du système immunitaire |
Réactions dhypersensibilité à type de : |
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- Réactions cutanées dhypersensibilité |
Peu fréquent |
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- Angidème (principalement dème facial et oropharyngé) |
Rare |
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- Symptômes respiratoires (dyspnée) |
Peu fréquent |
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- Symptômes respiratoires (bronchospasme) |
Rare |
|
|
- Réactions anaphylactiques incluant le choc anaphylactique |
Rare |
|
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Troubles endocriniens |
Syndrome de Cushing, tableau cushingoïde, inhibition de la fonction surrénalienne, ralentissement de la croissance chez lenfant et ladolescent, diminution de la densité minérale osseuse. |
Rare4 |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hypokaliémie |
Fréquent3 |
|
Hyperglycémie |
Peu fréquent4 |
|
|
Troubles psychiatriques |
Anxiété |
Peu fréquent |
|
Troubles du sommeil |
Peu fréquent |
|
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Modifications du comportement incluant hyperactivité psychomotrice et irritabilité (principalement chez les enfants) |
Rare |
|
|
Dépression, agressivité (principalement chez les enfants) |
Fréquence indéterminée |
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Troubles du système nerveux |
Maux de tête |
Très fréquent1 |
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Tremblements |
Peu fréquent |
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Troubles oculaires |
Cataracte |
Peu fréquent |
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Glaucome |
Rare4 |
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Vision floue |
Fréquence indéterminée 4 |
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Troubles cardiaques |
Palpitations |
Peu fréquent |
|
Tachycardie |
Peu fréquent |
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|
Arythmies cardiaques (y compris tachycardie supraventriculaire et extrasystoles) |
Rare |
|
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Fibrillation auriculaire |
Peu fréquent |
|
|
Angine de poitrine |
Peu fréquent |
|
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Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux |
Rhino-pharyngite |
Très fréquent2,3 |
|
Gêne pharyngée |
Fréquent |
|
|
Raucité de la voix/dysphonie |
Fréquent |
|
|
Sinusite |
Fréquent1,3 |
|
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Bronchospasme paradoxal |
Rare4 |
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Troubles cutanés et sous cutanés |
Contusions |
Fréquent1,3 |
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Troubles musculo-squelettiques et systémiques |
Crampes musculaires |
Fréquent |
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Fractures traumatiques |
Fréquent1,3 |
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Arthralgies |
Fréquent |
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Myalgies |
Fréquent |
1. Rapportés fréquemment dans les groupes placebo.
2. Rapportés très fréquemment dans les groupes placebo.
3. Rapportés sur une période de 3 ans dans une étude dans la BPCO.
4. Voir rubrique 4.4.
Description de certains effets indésirables
Des effets secondaires liés aux propriétés pharmacologiques β2 mimétiques du salmétérol, tels que tremblements, palpitations et maux de tête, ont été rapportés. Ils sont le plus souvent transitoires et diminuent avec la poursuite du traitement.
Comme avec dautres traitements inhalés, un bronchospasme paradoxal peut survenir, caractérisé par une augmentation des sifflements et un essoufflement survenant immédiatement après ladministration. Le bronchospasme paradoxal doit être traité immédiatement avec un bronchodilatateur daction rapide et de courte durée. Il convient alors de cesser toute administration de SERETIDE, d'évaluer l'état du patient et au besoin, dinstaurer un traitement alternatif.
Des effets indésirables associés au propionate de fluticasone comme une raucité de la voix et une candidose (muguet) buccale et pharyngée, et rarement sophagienne, peuvent survenir chez certains patients. Les candidoses buccales et pharyngées peuvent être réduites par le rinçage de la bouche à leau et/ou le brossage de dents après utilisation de SERETIDE. Les candidoses buccales et pharyngées symptomatiques peuvent être traitées par des antifongiques locaux tout en continuant le traitement par SERETIDE.
Population pédiatrique
Les effets systémiques, tels que Syndrome de Cushing, tableau cushingoïde, inhibition de la fonction surrénalienne et ralentissement de la croissance chez lenfant et chez ladolescent, sont possibles (voir rubrique 4.4). Anxiété, troubles du sommeil et modifications du comportement, incluant hyperactivité et irritabilité, peuvent également survenir chez les enfants.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les symptômes dun surdosage en salmétérol sont des vertiges, une augmentation de la pression artérielle systolique, des tremblements, des céphalées et une tachycardie. Si le traitement par SERETIDE doit être interrompu en raison dune exposition excessive aux β2 mimétiques, il sera remplacé par un corticoïde seul. Si une hypokaliémie apparaît, elle devra être corrigée par un apport adapté de potassium et la kaliémie devra être surveillée.
Surdosage aigu : l'administration de propionate de fluticasone à des doses supérieures à celles recommandées par voie inhalée peut entraîner une inhibition temporaire de la fonction surrénalienne. Il ny a pas lieu dadopter une mesure durgence car la fonction surrénalienne se rétablit en quelques jours comme en témoignent les mesures du cortisol plasmatique.
Surdosage chronique en propionate de fluticasone inhalé : La fonction surrénalienne doit être surveillée et un traitement à base de corticoïde systémique peut alors être nécessaire. Une fois stabilisé, le traitement doit être poursuivi avec un corticoïde inhalé à la dose recommandée. Se reporter à la rubrique 4.4 : Risque dinhibition surrénalienne.
En cas de surdosage aigu ou chronique en propionate de fluticasone, le traitement par SERETIDE doit être poursuivi en ajustant la posologie aux doses suffisantes pour un contrôle optimal des symptômes de lasthme.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme d'action et effets pharmacodynamiques :
SERETIDE contient du salmétérol et du propionate de fluticasone qui ont des modes daction différents.
Les mécanismes daction respectifs de ces 2 principes actifs sont présentés ci-après.
Salmétérol :
Le salmétérol est un agoniste sélectif de longue durée d'action (12 heures) des récepteurs β2 adrénergiques. Il possède une longue chaîne latérale qui le lie à l'exo-site du récepteur.
Le salmétérol produit une bronchodilatation qui persiste pendant environ 12 heures. Cette durée est supérieure à celle observée généralement avec les β2 mimétiques de courte durée d'action administrés aux posologies usuelles.
Propionate de fluticasone :
Le propionate de fluticasone administré par voie inhalée aux doses préconisées exerce une activité glucocorticoïde entraînant un effet anti-inflammatoire local au niveau de la muqueuse bronchique. En conséquence, les symptômes et les exacerbations d'asthme sont diminués alors que les effets systémiques sont limités comparativement à l'administration de corticoïdes par voie générale.
Efficacité clinique et sécurité
Etudes cliniques conduites avec SERETIDE dans lasthme
Une étude de 12 mois (Gaining Optimal Asthma controL, GOAL) réalisée chez 3416 patients adultes et adolescents atteints dasthme persistant, a comparé la tolérance et lefficacité de SERETIDE à une corticothérapie inhalée seule (propionate de fluticasone) afin dévaluer la possibilité datteindre les objectifs de la prise en charge de lasthme.
La posologie du traitement était augmentée toutes les 12 semaines jusquà ce que le contrôle total** ait été obtenu ou que la posologie la plus forte de létude ait été atteinte. GOAL a montré quil y avait plus de patients qui atteignaient le contrôle de lasthme lorsquils étaient traités par SERETIDE que lors dun traitement par corticoïdes inhalés seuls, ce contrôle étant obtenu avec une moindre dose de corticoïdes.
Un bon contrôle* de lasthme a été obtenu plus rapidement chez les patients traités par SERETIDE que chez les patients traités par un corticoïde inhalé seul. Le temps nécessaire pour que 50 % des sujets inclus dans létude atteignent leur première semaine de bon contrôle* a été de 16 jours pour les sujets traités par SERETIDE et de 37 jours pour ceux traités par corticostéroïdes inhalés (CSI). Dans le sous-groupe des patients asthmatiques non traités préalablement par des corticoïdes inhalés, ce temps était respectivement de 16 jours (SERETIDE) et de 23 jours (CSI).
Les résultats globaux de létude étaient les suivants :
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Pourcentage de patients atteignant le Bon Contrôle* (BC) et le Contrôle Total** (CT) de lasthme sur 12 mois |
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Traitement avant inclusion dans létude |
FP4/Salmétérol |
FP4 |
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BC |
CT |
BC |
CT |
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Aucun CSI1 (ß2 CDA2 seul) |
78% |
50% |
70% |
40% |
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CSI à faible dose (≤500µg de BDP3 ou équivalent par jour) |
75% |
44% |
60% |
28% |
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CSI à dose moyenne (>500 à 1000µg de BDP3 ou équivalent par jour) |
62% |
29% |
47% |
16% |
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Résultats globaux (quel que soit le traitement antérieur) |
71% |
41% |
59% |
28% |
1 CSI : corticostéroïdes par voie inhalée
2 ß2 CDA : Bêta-2 agoniste de courte durée daction
3 BDP : Dipropionate de béclométasone
4 FP : Propionate de fluticasone
* Bon contrôle de lasthme : 2 jours par semaine maximum avec un score des symptômes supérieur à 1 (un score des symptômes de 1 est défini comme « présence de symptômes pendant une courte période pendant la journée »), utilisation dun bronchodilatateur bêta-2 agoniste de courte durée daction : 2 jours par semaine maximum et 4 fois maximum par semaine, valeur du débit expiratoire de pointe mesuré le matin ≥ à 80 % de la valeur théorique, pas de réveil nocturne, ni exacerbation, ni effet indésirable entraînant une modification de traitement.
** Contrôle total de lasthme : pas de symptômes, pas dutilisation dun bronchodilatateur bêta-2 agoniste de courte durée daction, valeur du débit expiratoire de pointe mesuré le matin ≥ à 80 % de la valeur théorique, sans réveil nocturne, ni exacerbation, ni effet indésirable entraînant une modification de traitement.
Les résultats de cette étude suggèrent que SERETIDE 100/50 microgrammes/dose, deux fois par jour, peut être envisagé en initiation dun traitement de fond chez des patients ayant un asthme persistant modéré chez qui il apparaît essentiel dobtenir un contrôle rapide de lasthme (voir rubrique 4.2).
Une étude en double aveugle, randomisée en groupes parallèles, conduite chez 318 patients dau moins 18 ans, atteints dasthme persistant, a évalué la sécurité et la tolérance de ladministration de deux inhalations deux fois par jour (double dose) de SERETIDE pendant deux semaines. Cette étude a montré que le doublement de la dose de SERETIDE (quel que soit le dosage), sur une durée allant jusquà 14 jours, entraîne par rapport à ladministration dune inhalation deux fois par jour, une légère augmentation des effets indésirables liés à lactivité β-mimétique (tremblements : 1 patient [1 %] vs 0, palpitations : 6 [3 %] vs 1 [<1 %], crampes musculaires : 6 [3 %] vs 1 [<1 %]) et une incidence similaire des effets indésirables liés au corticoïde inhalé (candidose orale : 6 [6 %] vs 16 [8 %], raucité de la voix : 2 [2 %] vs 4 [2 %]). La faible augmentation des effets indésirables liés à lactivité β-mimétique doit être prise en considération, sil est envisagé de doubler la dose prescrite de SERETIDE chez des patients adultes qui nécessiteraient une augmentation de la corticothérapie inhalée pendant une courte période (jusquà 14 jours).
Asthme
Essai multicentrique dans lasthme avec le salmétérol (« Salmeterol Multi-Center Asthma Research Trial, SMART »)
Létude SMART (Salmeterol Multi-center Asthma Research Trial) était une étude de 28 semaines réalisée aux Etats-Unis chez des patients adultes et adolescents afin dévaluer la sécurité du salmétérol comparé au placebo ajouté au traitement habituel. Bien quaucune différence significative nait été observée pour le critère principal dévaluation, critère combiné associant le nombre de décès liés à une cause respiratoire et le nombre de détresses respiratoires mettant en jeu le pronostic vital, létude a montré une augmentation significative du nombre de décès liés à lasthme chez les patients recevant du salmétérol (13 décès chez les 13 176 patients traités par salmétérol comparé à 3 décès chez les 13 179 patients recevant le placebo). Létude nétait pas conçue pour évaluer limpact des corticostéroïdes inhalés administrés en parallèle ; à linclusion, lutilisation de CSI na été rapportée que chez 47 % des patients.
Sécurité et efficacité de lassociation propionate de fluticasone/salmétérol versus propionate de fluticasone en monothérapie dans lasthme
Deux études multi-centriques de 26 semaines ont été réalisées afin de comparer la sécurité et lefficacité de lassociation propionate de fluticasone/salmétérol versus propionate de fluticasone en monothérapie : une chez des patients adultes et adolescents (étude AUSTRI) et lautre chez des patients pédiatriques âgés de 4 à 11 ans (étude VESTRI). Pour les deux études, les patients inclus présentaient un asthme persistant modéré à sévère, associé à des antécédents dhospitalisations liées à lasthme ou à des épisodes dexacerbation au cours de lannée précédente. Le critère principal dévaluation de chaque étude consistait à déterminer si lajout de LABA au traitement par CSI (propionate de fluticasone/salmétérol) était non-inférieur au CSI administré seul en termes de risque dévènements indésirables graves liés à lasthme (hospitalisation due à lasthme, intubation endotrachéale et décès). Lobjectif secondaire de ces études consistait à évaluer si lassociation CSI/LABA (propionate de fluticasone/salmétérol) était supérieure au traitement par CSI seuls (propionate de fluticasone) en termes dexacerbation sévère de lasthme (définie comme une détérioration de lasthme nécessitant lutilisation de corticostéroïdes par voie systémique pendant au moins 3 jours ou bien une hospitalisation ou une consultation dans un service durgences pour un asthme qui requière lutilisation de corticostéroïdes par voie systémique).
Un total de respectivement 11 679 et 6 208 patients ont été randomisés afin de recevoir le traitement défini dans le cadre des études AUSTRI et VESTRI. En ce qui concerne le critère principal dévaluation, une non-infériorité a été démontrée dans les deux études (voir tableau ci-dessous).
Effets indésirables graves liés à lasthme rapportés dans les études de 26 semaines AUSTRI et VESTRI
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AUSTRI |
VESTRI |
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PF-Salmétérol (n = 5 834) |
PF en monthérapie (n = 5 845) |
PF-Salmétérol (n = 3 107) |
PF en monothérapie (n = 3 101) |
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Critère dévaluation composite (hospitalisation liée à lasthme, intubation endotrachéale ou décès) |
34 (0,6%) |
33 (0,6%) |
27 (0,9%) |
21 (0,7%) |
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PF-Salmétérol/PF Hazard ratio (IC 95%) |
1 ,029 (0,638-1,662)a |
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1,285 (0,726-2,272)b |
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Décès |
0 |
0 |
0 |
0 |
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Hospitalisation liée à lasthme |
34 |
33 |
27 |
21 |
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Intubation endotrachéale |
0 |
2 |
0 |
0 |
a Lobtention dune estimation supérieure de lIC 95% du risque relatif inférieure à 2,0 a permis de conclure à une non-infériorité.
b Lobtention dune estimation supérieure de lIC 95% du risque relatif inférieure à 2,675 a permis de conclure à une non-infériorité.
Pour le critère dévaluation secondaire, une réduction du délai de survenue de la première exacerbation de lasthme avec lassociation PF-salmétérol par rapport au PF seul a été observée dans les deux études, cependant cette réduction na été statistiquement significative que dans létude AUSTRI.
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AUSTRI |
VESTRI |
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PF-Salmétérol (n = 5 834) |
PF en monothérapie (n = 5 845) |
PF-Salmétérol (n = 3 107) |
PF en monothérapie (n = 3 101) |
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Nombre de sujets présentant une exacerbation de leur asthme |
480 (8%) |
597 (10%) |
265 (9%) |
309 (10%) |
|
PF-Salmétérol/PF Hazard ratio (IC 95%) |
0,787 (0,698 ; 0,888) |
0,859 (0,729 ; 1,012) |
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Population pédiatrique :
Dans l'étude SAM101667, conduite chez 158 enfants âgés de 6 à 16 ans présentant un asthme symptomatique, l'association propionate de fluticasone/salmétérol était aussi efficace quune double dose de propionate de fluticasone, sur le contrôle des symptômes et sur la fonction pulmonaire. Cette étude n'était pas conçue pour létude de l'effet sur les exacerbations.
Dans une étude de 12 semaines conduite chez des enfants âgés de 4 à 11 ans [n = 428], un traitement par propionate de fluticasone/salmétérol Diskus (100/50microgrammes, une inhalation deux fois par jour) a été comparé à un traitement par propionate de fluticasone/salmétérol en flacon pressurisé avec valve doseuse (50/25 microgrammes, 2 inhalations deux fois par jour). La moyenne ajustée du débit expiratoire de pointe (DEP ou Peak Expiratory Flow) mesurée le matin à linclusion par rapport à sa valeur après 12 semaines de traitement était de 37,7L/min pour le groupe DISKUS et de 38,6 L/min pour le groupe en flacon pressurisé avec valve doseuse. Dans les 2 groupes de traitement, des améliorations ont également été observées sur les symptômes et sur la diminution de la consommation de traitement dit « de secours » aussi bien nocturne que diurne.
Une étude multicentrique de 8 semaines, en double aveugle, a été réalisée afin dévaluer la sécurité et lefficacité de lassociation propionate de fluticasone/salmétérol (dose de 50/25 microgrammes administrée par un aérosol doseur en 1 ou 2 inhalations deux fois par jour) par rapport au propionate de fluticasone seul (dose de 50 microgrammes administrée en 1 ou 2 inhalations deux fois par jour) chez des enfants japonais (âgés de 6 mois à 4 ans) atteints dasthme bronchitique infantile. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent (148/150) et quatre-vingt-quinze pour cent (142/150) des patients randomisés traités respectivement par lassociation propionate de fluticasone/salmétérol ou par propionate de fluticasone seul, ont terminé la période de létude en double aveugle. La sécurité dun traitement au long cours par lassociation propionate de fluticasone/salmétérol (dose de 50/25 microgrammes administrée par un aérosol doseur en 1 ou 2 inhalations deux fois par jour) a été évaluée au cours dune étude dextension de 16 semaines, en ouvert. Quatre-vingt-treize pour cent des patients (268/288) ont terminé la période dextension de létude.
Le critère principal dévaluation de lefficacité na pas été atteint en ce qui concerne lévolution moyenne du score total des symptômes de lasthme par rapport aux valeurs à linclusion (période en double aveugle). Aucune supériorité statistiquement significative en faveur de lassociation propionate de fluticasone/salmétérol par rapport au propionate de fluticasone seul na été démontrée (IC 95%
[-2,47 ; 0,54], p=0,206). Il ny avait pas de différences évidentes au niveau du profil de sécurité entre lassociation propionate de fluticasone/salmétérol et le propionate de fluticasone seul (période de 8 semaines en double aveugle) ; de plus, aucun nouveau signal de sécurité na été identifié suite à ladministration de lassociation propionate de fluticasone/salmétérol au cours de la période dextension en ouvert de 16 semaines. Cependant les données sur lefficacité et la sécurité du salmétérol sont insuffisantes pour établir une balance bénéfice/risque de lassociation propionate de fluticasone/salmétérol chez lenfant de moins de 4 ans.
Médicaments anti-asthmatiques contenant du propionate de fluticasone utilisés pendant la grossesse
Une étude de cohorte épidémiologique rétrospective observationnelle a été réalisée sur la base de dossiers médicaux électroniques émanant du Royaume-Uni afin dévaluer le risque de MCM (Malformations congénitales majeures) suite à lexposition au propionate de fluticasone inhalé seul et à lassociation PF/salmétérol comparativement à un traitement par CSI ne contenant pas de propionate de fluticasone, pendant le premier trimestre de la grossesse. Aucun comparateur par placebo na été inclus dans cette étude.
Au sein de la cohorte « asthme » de 5362 grossesses exposées aux CSI au cours du premier trimestre, 131 MCM diagnostiquées ont été identifiées ; 1612 (30%) grossesses ont été exposées au propionate de fluticasone ou à lassociation propionate de fluticasone/salmétérol, parmi lesquelles 42 MCM diagnostiquées ont été identifiées. Les « odds ratio » ajustés pour les MCMs diagnostiquées en un an étaient de 1,1 (IC 95 % ; 0,5 2,3) pour les femmes présentant un asthme modéré et exposées au propionate de fluticasone par rapport à un traitement par CSI sans propionate de fluticasone et de 1,2 (IC 95 % ; 0,7 2,0) pour les femmes présentant un asthme important à sévère. Aucune différence dans le risque de MCM na été identifiée suite à lexposition au propionate de fluticasone en monothérapie pendant le premier trimestre de la grossesse par rapport à lassociation salmétérol/propionate de fluticasone. Les risques absolus de MCM quel que soit le degré de sévérité de lasthme se situaient entre 2,0 et 2,9 pour 100 grossesses exposées au propionate de fluticasone, ce qui est comparable aux résultats dune étude portant sur 15 840 grossesses non exposées à un traitement de lasthme daprès la « General Practice Research Database » (2,8 MCMs pour 100 grossesses).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Salmétérol :
Le salmétérol agissant localement au niveau pulmonaire, les taux plasmatiques ne sont pas corrélés à leffet thérapeutique. De plus, peu de données sont disponibles sur la pharmacocinétique du salmétérol après administration par voie inhalée car les concentrations plasmatiques observées aux doses thérapeutiques sont très faibles (au maximum 200 picogrammes/mL), et difficilement mesurables.
Propionate de fluticasone :
La biodisponibilité absolue après administration dune dose unique de propionate de fluticasone inhalé chez les volontaires sains varie approximativement de 5 à 11% de la dose nominale selon le dispositif dinhalation utilisé. Une moindre exposition systémique au propionate de fluticasone a été observée chez les patients asthmatiques.
Labsorption est essentiellement pulmonaire. Elle est rapide dans un premier temps puis se poursuit plus lentement. Le reste de la dose peut être dégluti mais ne contribue quen faible partie à lexposition systémique du fait dune faible solubilité aqueuse et dun important métabolisme de premier passage. La biodisponibilité orale est ainsi inférieure à 1%. Lexposition systémique augmente de façon linéaire avec laugmentation de la dose inhalée.
Lélimination du propionate de fluticasone est caractérisée par une forte clairance plasmatique (1150 mL/min), un important volume de distribution à létat déquilibre (environ 300 L) et une demi-vie terminale denviron 8 heures.
La liaison aux protéines plasmatiques est de 91 %.
Le propionate de fluticasone est éliminé très rapidement de la circulation systémique. Le produit est essentiellement métabolisé en un dérivé acide carboxylique inactif, par lisoenzyme CYP3A4 du cytochrome P450. Dautres métabolites non identifiés sont également trouvés dans les fécès.
La clairance rénale du propionate de fluticasone est négligeable. Moins de 5% de la dose est excrétée dans les urines, principalement sous forme de métabolites. La majorité de la dose est éliminée dans les fécès sous forme de métabolites et sous forme inchangée.
Population pédiatrique
Leffet de 21 jours de traitement par SERETIDE suspension pour inhalation en flacon pressurisé 50/25 microgrammes/dose (2 inhalations deux fois par jour avec ou sans chambre dinhalation) ou par SERETIDE Diskus 100/50 microgrammes/dose (1 inhalation deux fois par jour) a été évalué chez 31 enfants âgés de 4 à 11 ans ayant un asthme léger. Lexposition systémique au propionate de fluticasone était similaire pour SERETIDE suspension pour inhalation en flacon pressurisé avec chambre dinhalation (107 pg hr/ml [IC à 95% : 45,7 - 252,2]) et pour SERETIDE Diskus (138 pg hr/ml [IC à 95% : 69,3 - 273,2]), mais plus faible pour SERETIDE suspension pour inhalation en flacon pressurisé (24 pg hr/ml [IC à 95% : 9,6 - 60,2]). Lexposition systémique au salmétérol était similaire pour SERETIDE suspension pour inhalation en flacon pressurisé, SERETIDE suspension pour inhalation en flacon pressurisé avec chambre dinhalation et SERETIDE Diskus (126 pg hr/ml [IC à 95% : 70 - 225], 103 pg hr/ml [IC à 95% : 54 - 200], et 110 pg hr/ml [IC à 95% : 55 - 219], respectivement).
5.3. Données de sécurité préclinique
Au cours des études de reproduction menées chez lanimal, des malformations ont été observées après administration de glucocorticoïdes (fentes palatines, malformations osseuses). Cependant, ces résultats expérimentaux observés chez lanimal, ne semblent pas prédictifs dun effet malformatif chez lhomme aux doses recommandées. Les études menées chez lanimal avec le salmétérol ont montré une toxicité embryofoetale seulement après exposition à de fortes doses. Après administration concomitante des deux principes actifs, il a été observé chez des rats recevant des doses de glucocorticoïdes connues pour induire des anomalies, une augmentation de la fréquence dapparition de transposition de lartère ombilicale et dossifications incomplètes au niveau de loccipital. Ni le xinafoate de salmétérol ni le propionate de fluticasone nont montré deffet potentiel en termes de toxicité génétique.
Lexpérimentation animale, menée en administration quotidienne pendant deux ans, na pas mis en évidence deffet toxique du gaz propulseur, le norflurane, lorsquil était administré à des doses nettement supérieures à celles qui peuvent être utilisées en thérapeutique.
Gaz propulseur : norflurane (HFA 134a).
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
À conserver à une température ne dépassant pas 25°C. Ne pas réfrigérer ou congeler.
La cartouche contient un liquide pressurisé. Ne pas exposer à des températures supérieures à 50°C, protéger des rayons du soleil.
La cartouche ne doit pas être perforée, ni percée, ni brûlée même si elle semble vide.
Comme pour la plupart des produits en cartouche pressurisée, leffet thérapeutique peut être diminué quand la cartouche est froide.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
La suspension est contenue dans une cartouche pressurisée de 8 mL en aluminium, vernie intérieurement et munie dune valve doseuse. La cartouche est insérée dans un applicateur en plastique violet muni dun embout buccal fermé par un capuchon. Un compteur de doses indique le nombre de doses restantes. Ce nombre est visible au travers dune fenêtre située à larrière du dispositif en plastique. Une cartouche pressurisée délivre 120 doses.
Les dispositifs sont présentés dans des boîtes contenant :
1 flacon de 120 doses.
ou 2 flacons de 120 doses.
ou 3 flacons de 120 doses.
ou 10 flacons de 120 doses - destinés à lusage hospitalier uniquement.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
23, RUE FRANÇOIS JACOB
92500 RUEIL-MALMAISON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 356 586 6 1 : 120 doses en flacon pressurisé (Aluminium) muni dun compteur de doses.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- SEREVENT 25 microgrammes par dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé
- FIXORINOX 50 microgrammes/dose, suspension pour pulvérisation nasale
- SERETIDE 125 microgrammes/25 microgrammes/dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé avec valve doseuse
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- BECLOMETASONE CHIESI 400 microgrammes/1 ml, suspension pour inhalation par nébuliseur
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