RESELIP 10 mg/40 mg, comprimé
CIS 64680744
Informations à jour au 3 août 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 03/08/2020
RESELIP 10 mg/40 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Ezetimibe .............................................................................................................................. 10 mg
Atorvastatine (sous forme datorvastatine calcique trihydratée)................................................. 40 mg
Pour un comprimé.
Excipient à effet notoire : chaque comprimé dosé à 10 mg/40 mg contient 219 mg de lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé, de forme oblongue, blanc à blanc cassé, mesurant 16,4 mm x 6,3 mm, portant la mention « 3 » gravée sur une face.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
La dose recommandée de RESELIP est de 1 comprimé par jour.
La dose maximale recommandée de RESELIP est de 10 mg/80 mg par jour.
Le patient doit être sous un régime alimentaire hypolipidémiant adapté et doit continuer son régime pendant le traitement avec RESELIP.
RESELIP ne convient pas à un traitement initial. Linitiation du traitement et les ajustements posologiques éventuels ne doivent se faire quavec les composants individuels et le passage à lassociation fixe nest possible quaprès détermination des doses adéquates.
Sujets âgés
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients âgés (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de RESELIP chez les enfants et les adolescents nont pas été établies (voir rubrique 5.2). Aucune donnée nest disponible.
Patients atteints dinsuffisance hépatique
RESELIP nest pas recommandé chez les patients atteints dinsuffisance hépatique modérée ou sévère (score de Child-Pugh ≥ 7, voir rubriques 4.4. et 5.2). Ce médicament est contre-indiqué chez les patients présentant une hépatopathie évolutive (voir rubrique 4.3).
Patients atteints dinsuffisance rénale
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance rénale (voir rubrique 5.2).
Co-administration avec des chélateurs des acides biliaires
Ladministration de RESELIP doit se faire soit ≥ 2 heures avant, soit ≥ 4 heures après ladministration dun chélateur des acides biliaires.
Co-administration avec dautres médicaments
Chez les patients prenant les médicaments antiviraux contre lhépatite C elbasvir/grazoprévir de façon concomitante avec latorvastatine, la dose datorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg/jour (voir rubriques 4.4. et 4.5.).
Mode dadministration
Voie orale.
Le comprimé doit être avalé avec une quantité suffisante de liquide (par exemple un verre deau).
RESELIP peut être administré en une prise unique, à tout moment de la journée (de préférence toujours au même moment), au cours ou en dehors des repas.
· Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Grossesse, allaitement et chez les femmes en âge de procréer nutilisant pas de méthodes contraceptives appropriées (voir rubrique 4.6).
· Patients présentant une hépatopathie évolutive ou des élévations persistantes inexpliquées des transaminases sériques supérieures à 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN).
· Patients traités par les antiviraux contre lhépatite C glécaprévir/pibrentasvir.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Depuis la mise sur le marché de lézétimibe, des cas de myopathie et de rhabdomyolyse ont été rapportés. La plupart des patients qui ont présenté une rhabdomyolyse prenaient une statine de façon concomitante avec lézétimibe. Cependant, des cas de rhabdomyolyse ont été très rarement rapportés avec lézétimibe en monothérapie ou lorsque lézétimibe était associé à dautres médicaments connus pour augmenter le risque de rhabdomyolyse.
Comme les autres inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, latorvastatine peut, dans de rares cas, entraîner une atteinte des muscles squelettiques et provoquer des myalgies, une myosite et une myopathie pouvant progresser en rhabdomyolyse, une affection susceptible dengager le pronostic vital caractérisée par un taux très élevé de créatine phosphokinase (CPK) (> 10x LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant entraîner une insuffisance rénale. De très rares cas de myopathie nécrosante à médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés pendant ou après un traitement par des statines, dont latorvastatine. LIMNM est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale et une élévation de la créatine kinase sérique, qui persistent malgré larrêt du traitement par la statine.
Avant le traitement
RESELIP doit être prescrit avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque de rhabdomyolyse. Un dosage de la CPK doit être effectué avant le début du traitement dans les cas suivants :
· insuffisance rénale,
· hypothyroïdie,
· antécédents personnels ou familiaux de troubles musculaires héréditaires,
· antécédents de toxicité musculaire lors du traitement par une statine ou un fibrate,
· antécédents dhépatopathie et/ou consommation excessive dalcool,
· chez les patients âgés (>70 ans), la nécessité du dosage de la CPK doit être envisagée en fonction de la présence dautres facteurs de risque de rhabdomyolyse,
· situations dans lesquelles les concentrations plasmatiques peuvent être augmentées, par exemple en raison dinteractions (voir rubrique 4.5) et dans des populations particulières incluant les polymorphismes génétiques (voir rubrique 5.2).
Dans de telles situations, le risque du traitement doit être évalué par rapport au bénéfice potentiel et une surveillance clinique est recommandée.
Si la valeur basale de CPK est significativement élevée (> 5x LSN), le traitement ne devra pas être initié.
Dosage de la créatine phosphokinase
La créatine phosphokinase (CPK) ne doit pas être dosée après un effort intense ou en présence de toute autre cause possible délévation de la CPK car cela rendrait linterprétation des résultats difficile. Si le taux basal de CPK est significativement élevé (> 5x LSN), il doit être contrôlé de nouveau 5 à 7 jours plus tard pour confirmer les résultats.
Pendant le traitement
· Les patients doivent être incités à signaler sans délai toutes douleurs, crampes ou faiblesses musculaires, en particulier si elles sont accompagnées de malaise ou de fièvre ou si les signes et symptômes musculaires persistent après l'arrêt de RESELIP.
· En cas de survenue de ces symptômes chez un patient pendant le traitement par RESELIP, un dosage de la CPK doit être effectué. Si le taux est significativement élevé (> 5x LSN), le traitement doit être arrêté.
· Si les symptômes musculaires sont sévères et entraînent une gêne quotidienne, larrêt du traitement doit être envisagé, même si le taux de CPK est ≤ 5x LSN.
· En cas de disparition des symptômes et de normalisation du taux de CPK, la reprise du traitement par RESELIP ou par un autre médicament contenant une statine peut être envisagée à la dose la plus faible et sous surveillance attentive.
· Le traitement par RESELIP doit être arrêté en cas délévation cliniquement significative du taux de CPK (> 10x LSN) ou de diagnostic ou suspicion de rhabdomyolyse.
Traitement concomitant avec dautres produits
Du fait de latorvastatine contenue dans RESELIP, le risque de rhabdomyolyse est majoré lorsque ce médicament est administré de façon concomitante avec certains médicaments qui peuvent augmenter la concentration plasmatique de latorvastatine, tels que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou des transporteurs protéiques (p. ex. ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole et certains inhibiteurs de protéase du VIH incluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir, tipranavir/ritonavir, etc.). Le risque de myopathie peut également être augmenté en cas dutilisation concomitante de gemfibrozil et dautres fibrates, dantiviraux destinés au traitement de lhépatite C (VHC) (bocéprévir, télaprévir, elbasvir/grazoprévir), dérythromycine ou dézétimibe. Des alternatives thérapeutiques (ne présentant pas ces interactions) devront être envisagées dans la mesure du possible.
Si la co-administration de ces médicaments avec RESELIP est nécessaire, le rapport bénéfice/risque du traitement concomitant doit être évalué soigneusement. Chez les patients recevant des médicaments qui augmentent la concentration plasmatique datorvastatine, une dose maximale plus faible de RESELIP est recommandée. De plus, en cas dadministration dinhibiteurs puissants du CYP3A4, une dose initiale plus faible de RESELIP doit être envisagée et une surveillance clinique appropriée de ces patients est recommandée (voir rubrique 4.5).
RESELIP ne doit pas être administré simultanément à lacide fusidique sous forme systémique et jusque dans les 7 jours suivant larrêt du traitement par acide fusidique. Chez les patients pour lesquels lutilisation dacide fusidique systémique est considérée comme essentielle, le traitement par statine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par lacide fusidique. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains fatals) ont été rapportés chez des patients recevant de lacide fusidique et une statine en association (voir rubrique 4.5). Les patients doivent être informés de la nécessité de consulter immédiatement un médecin sils présentent des symptômes de faiblesse, douleur ou sensibilité musculaire.
Le traitement par statine peut être réintroduit sept jours après la dernière dose dacide fusidique.
Dans des circonstances exceptionnelles où un traitement prolongé par acide fusidique systémique est nécessaire, par exemple pour le traitement dune infection sévère, la nécessité dune co-administration de RESELIP et dacide fusidique ne doit être considérée quau cas par cas et sous surveillance médicale étroite.
Enzymes hépatiques
Dans les études cliniques contrôlées, des élévations des transaminases (³ 3x LSN) ont été observées chez des patients recevant de lézétimibe et une statine (voir rubrique 4.8).
Un bilan hépatique doit être réalisé avant linstauration du traitement et régulièrement ensuite. La fonction hépatique doit être contrôlée chez les patients qui développent des signes ou symptômes évocateurs dune atteinte hépatique. Les patients présentant une élévation des taux de transaminases doivent être surveillés jusquà la disparition des anomalies. En cas daugmentation persistante des transaminases > 3x LSN, il est recommandé de diminuer la dose ou darrêter le traitement par RESELIP.
Ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les patients consommant dimportantes quantités dalcool et/ou ayant des antécédents datteinte hépatique.
Insuffisance hépatique
Chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, les effets dune exposition accrue à lézétimibe nétant pas connus, ladministration de RESELIP nest pas recommandée (voir rubrique 5.2).
Fibrates
La sécurité et lefficacité de lézétimibe administré avec des fibrates nont pas été établies. Par conséquent, un traitement concomitant avec RESELIP nest pas recommandé (voir rubrique 4.5).
Ciclosporine
La prudence simpose en cas dinstauration de RESELIP pendant un traitement par la ciclosporine. Les concentrations de ciclosporine doivent être surveillées chez les patients recevant RESELIP avec la ciclosporine (voir rubrique 4.5.).
Anticoagulants
Si RESELIP est ajouté à la warfarine, à un autre anticoagulant coumarinique ou à la fluindione, le rapport international normalisé (International Normalised Ratio, INR) doit être surveillé de façon appropriée (voir rubrique 4.5).
Etude SPARCL (Stroke Prevention by Aggressive Reduction in Cholesterol Levels)
Dans une analyse post-hoc des sous-types daccidents vasculaires cérébraux chez des patients non coronariens qui présentaient des antécédents récents daccident vasculaire cérébral (AVC) ou daccident ischémique transitoire (AIT), lincidence des AVC hémorragiques était plus élevée chez les patients traités par latorvastatine 80 mg que chez les patients recevant le placebo. Laugmentation du risque a été observée en particulier chez les patients qui avaient des antécédents dAVC hémorragique ou dinfarctus lacunaire lors de linclusion dans létude. Chez ces patients, le rapport bénéfice/risque de latorvastatine 80 mg est incertain et le risque potentiel dAVC hémorragique doit être soigneusement pris en compte avant linstauration du traitement (voir rubrique 5.1).
Pneumopathie interstitielle
Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été rapportés lors de la prise de certaines statines, en particulier en cas de traitement à long terme (voir rubrique 4.8). Les symptômes se caractérisent par une dyspnée, une toux non productive et une altération de létat de santé général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion de pneumopathie interstitielle chez un patient, le traitement par statine doit être interrompu.
Diabète
Certaines données suggèrent que les statines, en tant que classe pharmacologique, augmenteraient la glycémie. Chez certains patients à risque élevé de survenue dun diabète, les statines peuvent entraîner une hyperglycémie nécessitant linstauration dun traitement antidiabétique. Ce risque est néanmoins compensé par la réduction du risque vasculaire sous statines et par conséquent, il ne doit pas être un motif darrêt des statines. Les patients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/L, IMC >30 kg/m², hypertriglycéridémie, hypertension artérielle) devront faire lobjet dune surveillance clinique et biologique conformément aux recommandations nationales.
Excipients
RESELIP contient du lactose et du sodium.
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
RESELIP contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions pharmacodynamiques
De nombreux mécanismes peuvent contribuer à des interactions potentielles avec les inhibiteurs de lHMG-CoA réductase. Des médicaments ou produits à base de plantes qui inhibent certaines enzymes (p. ex. le CYP3A4) et/ou les transporteurs (p. ex. lOATP1B) peuvent augmenter les concentrations plasmatiques de latorvastatine et entraîner un risque accru de myopathie/rhabdomyolyse.
Consulter les Résumés des caractéristiques du produit de tous les autres médicaments co-administrés pour obtenir plus dinformations sur leurs interactions potentielles avec latorvastatine et/ou les modifications potentielles enzymatique ou des transporteurs ainsi que sur les ajustements possibles de la posologie et du schéma thérapeutique.
Interactions pharmacocinétiques
Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative na été observée lors de ladministration concomitante dézétimibe et datorvastatine.
Effets dautres médicaments sur RESELIP
Ezétimibe
+ Antiacides
Ladministration concomitante d'antiacides diminue le taux d'absorption de lézétimibe, mais n'a aucun effet sur la biodisponibilité de lézétimibe. Cette diminution du taux dabsorption nest pas considérée comme cliniquement significative.
+ Cholestyramine
Ladministration concomitante de cholestyramine diminue denviron 55% laire sous la courbe (ASC) moyenne de lézétimibe total (ézétimibe + glycuronide dézétimibe). La diminution supplémentaire du cholestérol lié aux lipoprotéines de basse densité (LDL-C) due à lajout de lézétimibe à la cholestyramine pourrait être réduite par cette interaction (voir rubrique 4.2).
+ Ciclosporine
Une étude réalisée chez 8 patients transplantés rénaux ayant une clairance de la créatinine > 50 mL/min, recevant une dose stable de ciclosporine et une dose unique de 10 mg dézétimibe a montré une augmentation de lASC moyenne de lézétimibe total de 3,4 fois (2,3 à 7,9 fois) par rapport à des volontaires sains dune autre étude (n = 17) recevant de lézétimibe seul. Une autre étude a montré que, chez un patient transplanté rénal ayant une insuffisance rénale sévère et recevant de la ciclosporine et de nombreux autres médicaments, lexposition à lézétimibe total était 12 fois supérieure à celle du groupe contrôle recevant lézétimibe seul. Dans une étude en cross-over, de deux périodes, chez douze sujets sains, ladministration quotidienne de 20 mg dézétimibe pendant 8 jours avec une seule dose de 100 mg de ciclosporine au 7ème jour a entraîné une augmentation moyenne de 15 % de lASC de la ciclosporine (avec une variation allant dune diminution de 10 % à une augmentation de 51 %) comparée à ladministration dune dose unique de 100 mg de ciclosporine seule. Aucune étude contrôlée de leffet de la co-administration dézétimibe sur lexposition à la ciclosporine na été effectuée chez les patients transplantés rénaux. La prudence simpose en cas dinstauration de RESELIP pendant un traitement par la ciclosporine. Les concentrations de ciclosporine doivent être surveillées chez les patients recevant RESELIP avec la ciclosporine (voir rubrique 4.4.).
+ Fibrates
Ladministration concomitante de fénofibrate ou de gemfibrozil augmente modérément les concentrations dézétimibe total, respectivement denviron 1,5 et 1,7 fois. Bien que ces augmentations ne soient pas considérées comme cliniquement significatives, la co-administration de RESELIP avec des fibrates nest pas recommandée.
Atorvastatine
Effets des médicaments co-administrés sur latorvastatine
Latorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et est un substrat des transporteurs hépatiques, polypeptides transporteurs danions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de latorvastatine sont des substrats de lOATP1B1. Latorvastatine est également identifiée comme étant un substrat de la protéine de multirésistance aux médicaments 1 (Multi-Drug Resistance Protein 1, MDR1) et de la protéine de résistance du cancer du sein (Breast Cancer Resistance Protein, BCRP), ce qui peut limiter labsorption intestinale et la clairance biliaire de latorvastatine (voir rubrique 5.2). Ladministration concomitante dinhibiteurs du CYP3A4 ou des transporteurs protéiques peut augmenter les concentrations plasmatiques datorvastatine et entraîner un risque majoré de myopathie. Le risque peut aussi être augmenté lors de ladministration concomitante datorvastatine avec dautres médicaments susceptibles dinduire des myopathies, tels que les fibrates et lézétimibe (voir rubriques 4.3 et 4.4.).
+ Inhibiteurs du CYP3A4
Les concentrations plasmatiques datorvastatine sont augmentées de façon importante lors de ladministration concomitante avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (voir le Tableau 1 et les informations spécifiques ci-dessous). La co-administration dinhibiteurs puissants du CYP3A4 (p. ex. ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole, certains antiviraux utilisés dans le traitement du VHC [p. ex. elbasvir/grazoprévir] et inhibiteurs de protéase du VIH incluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir, etc.) doit être évitée dans la mesure du possible. Dans les cas où la co-administration de ces médicaments avec latorvastatine ne peut pas être évitée, une dose initiale plus faible et une dose maximale plus faible datorvastatine doivent être envisagées et une surveillance clinique appropriée du patient est recommandée (voir Tableau 1).
Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (p. ex. érythromycine, diltiazem, vérapamil et fluconazole) peuvent augmenter les concentrations plasmatiques datorvastatine (voir Tableau 1). Un risque accru de myopathie a été observé en cas dutilisation dérythromycine en association avec des statines. Il na pas été réalisé détudes dinteractions évaluant les effets de lamiodarone ou du vérapamil sur latorvastatine. Lamiodarone et le vérapamil sont des inhibiteurs connus du CYP3A4 et la co-administration avec RESELIP peut augmenter lexposition à latorvastatine. Par conséquent, une dose maximale plus faible de RESELIP doit être envisagée et une surveillance clinique appropriée du patient est recommandée en cas dadministration concomitante avec des inhibiteurs modérés du CYP3A4. Une surveillance clinique appropriée est recommandée après linstauration ou une adaptation posologique de linhibiteur.
+ Inhibiteurs de la protéine de résistance du cancer du sein (BCRP)
Ladministration concomitante de médicaments inhibiteurs de la BCRP (p. ex. elbasvir et grazoprévir) peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques datorvastatine et un risque accru de myopathie ; par conséquent, un ajustement posologique de latorvastatine doit être envisagé en fonction de la dose prescrite. Ladministration concomitante delbasvir et de grazoprévir avec latorvastatine augmente les concentrations plasmatiques datorvastatine de 1,9 fois (voir Tableau 1) ; par conséquent, la dose de RESELIP ne doit pas dépasser 10 mg/20 mg par jour chez les patients recevant de façon concomitante des médicaments contenant de lelbasvir ou du grazoprévir (voir rubriques 4.2 et 4.4).
+ Inducteurs du cytochrome P450 3A4
Ladministration concomitante datorvastatine avec des inducteurs du cytochrome P450 3A4 (p. ex. éfavirenz, rifampicine, millepertuis) peut entraîner des diminutions variables des concentrations plasmatiques datorvastatine. Du fait du double mécanisme dinteraction de la rifampicine (induction du cytochrome P450 3A4 et inhibition du transporteur dinflux hépatocytaire OATP1B1), ladministration simultanée datorvastatine et de rifampicine est conseillée, car ladministration datorvastatine décalée dans le temps après celle de la rifampicine a été associée à une réduction significative des concentrations plasmatiques datorvastatine. Leffet de la rifampicine sur les concentrations hépatocytaires datorvastatine nest toutefois pas connu et si ladministration concomitante ne peut être évitée, lefficacité du traitement doit être étroitement surveillée.
+ Inhibiteurs des transporteurs
Les inhibiteurs des transporteurs protéiques (p. ex. ciclosporine) peuvent augmenter lexposition systémique à latorvastatine (voir Tableau 1). Leffet de linhibition des transporteurs dinflux hépatiques sur les concentrations hépatocytaires datorvastatine est inconnu. Si ladministration concomitante ne peut pas être évitée, il est recommandé de diminuer la dose de RESELIP et de surveiller lefficacité du traitement (voir Tableau 1).
+ Gemfibrozil/fibrates
Un traitement par les fibrates seuls est parfois associé à des événements musculaires, tels que des rhabdomyolyses. Le risque de survenue de ces événements peut être augmenté en cas dutilisation concomitante dun fibrate et datorvastatine.
+ Ezétimibe
Lézétimibe seul est associé à des événements musculaires, incluant des rhabdomyolyses. Le risque de survenue de ces événements peut donc être augmenté en cas dutilisation concomitante dézétimibe et datorvastatine. Une surveillance clinique appropriée de ces patients est recommandée.
+ Colestipol
Les concentrations plasmatiques de latorvastatine et de ses métabolites actifs sont diminuées en cas dadministration concomitante de colestipol et datorvastatine (concentration relative en atorvastatine : 0,74). Cependant, les effets hypolipidémiants sont plus importants lorsque latorvastatine et le colestipol sont co-administrés que lorsque chaque médicament est administré seul.
+ Acide fusidique
Le risque de myopathie, y compris la rhabdomyolyse, peut être augmenté par la co-administration dacide fusidique systémique et de statines. Le mécanisme de cette interaction (quil soit pharmacodynamique, pharmacocinétique ou les deux) est encore inconnu. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains fatals) ont été rapportés chez des patients prenant cette association. Si un traitement par acide fusidique systémique est nécessaire, le traitement par atorvastatine doit être interrompu pendant la durée du traitement par lacide fusidique (voir rubrique 4.4).
+ Colchicine
Bien quil nait pas été réalisé détudes dinteractions entre latorvastatine et la colchicine, des cas de myopathie ont été rapportés lors de ladministration concomitante datorvastatine et de colchicine, et la prudence simpose en cas de prescription datorvastatine avec la colchicine.
+ Bocéprévir
Lexposition à latorvastatine est augmentée en cas dadministration avec le bocéprévir. Si la co-administration avec RESELIP est nécessaire, il est recommandé dinstaurer le traitement par RESELIP à la dose la plus faible possible et daugmenter ensuite la posologie sous surveillance étroite jusquà lobtention de leffet clinique souhaité, sans dépasser une dose quotidienne de 10 mg/20 mg. Chez les patients recevant déjà RESELIP, la dose quotidienne de ce médicament ne doit pas dépasser 10 mg/20 mg lors dun traitement concomitant par le bocéprévir.
Effets de RESELIP sur la pharmacocinétique dautres médicaments
Ezétimibe
Des études précliniques ont montré que lézétimibe ninduit pas les enzymes du cytochrome P450 responsables du métabolisme des médicaments. Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative na été observée entre lézétimibe et les médicaments connus pour être métabolisés par les cytochromes P450 1A2, 2D6, 2C8, 2C9 et 3A4 ou la N-acétyltransférase.
Des études cliniques dinteraction ont montré que lézétimibe na pas deffet sur la pharmacocinétique de la dapsone, du dextrométhorphane, de la digoxine, des contraceptifs oraux (éthinylestradiol et lévonorgestrel), du glipizide, du tolbutamide ou du midazolam quand il est administré avec ces substances. La cimétidine, co-administrée avec lézétimibe, nentraîne aucun effet sur la biodisponibilité de lézétimibe.
+ Anticoagulants
Dans une étude conduite chez 12 adultes volontaires sains de sexe masculin, ladministration concomitante dézétimibe (10 mg une fois par jour) na pas eu deffet significatif sur la biodisponibilité de la warfarine et sur le temps de Quick. Cependant, depuis la mise sur le marché, une augmentation de lINR a été rapportée chez des patients prenant de lézétimibe en plus de la warfarine ou de la fluindione. Si RESELIP est ajouté à la warfarine, à un autre anticoagulant coumarinique ou à la fluindione, lINR doit être surveillé de façon appropriée (voir rubrique 4.4).
Atorvastatine
+ Digoxine
Après administration concomitante de doses répétées de digoxine et datorvastatine 10 mg, les concentrations à létat déquilibre de la digoxine sont légèrement augmentées. Une surveillance appropriée simpose chez les patients traités par la digoxine.
+ Contraceptifs oraux
Ladministration concomitante datorvastatine avec un contraceptif oral a augmenté les concentrations plasmatiques de noréthistérone et déthinylestradiol.
+ Warfarine
Dans une étude clinique menée chez des patients recevant un traitement au long cours par la warfarine, ladministration concomitante datorvastatine à raison de 80 mg par jour avec la warfarine a entraîné une faible diminution denviron 1,7 seconde du temps de Quick pendant les 4 premiers jours de traitement ; la valeur sest normalisée dans les 15 jours suivant le début du traitement par latorvastatine.
Bien que seulement de très rares cas dinteractions cliniquement significatives avec les anticoagulants aient été rapportés, le temps de Quick doit être déterminé avant linstauration du traitement par atorvastatine chez les patients recevant des anticoagulants coumariniques, et assez fréquemment en début de traitement pour vérifier labsence de modification significative de sa valeur. Une fois la stabilité du temps de Quick documentée, les contrôles peuvent être effectués aux intervalles recommandés habituellement pour les patients sous anticoagulants coumariniques. La même procédure doit être appliquée en cas de modification de la dose datorvastatine ou darrêt du traitement. Le traitement par latorvastatine na pas été associé à des saignements ou à des modifications du temps de Quick chez les patients ne prenant pas danticoagulants.
Tableau 1 : Effet des médicaments co-administrés sur la pharmacocinétique de latorvastatine
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Médicament co-administré et schéma posologique |
Atorvastatine |
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Dose (mg) |
Ratio de lASC& |
Recommandation clinique# |
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Tipranavir 500 mg 2 fois par jour/ritonavir 200 mg 2 fois par jour, 8 jours (jours 14 à 21) |
40 mg au jour 1, 10 mg au jour 20 |
9,4 |
Si la co-administration avec latorvastatine est nécessaire, ne pas dépasser 10 mg datorvastatine par jour. Une surveillance clinique de ces patients est recommandée. |
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Télaprévir 750 mg toutes les 8 h, 10 jours |
20 mg, dose unique |
7,9 |
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Ciclosporine 5,2 mg/kg/jour, dose stable |
10 mg 1 fois par jour pendant 28 jours |
8,7 |
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Lopinavir 400 mg 2 fois par jour/ritonavir 100 mg 2 fois par jour, 14 jours |
20 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
5,9 |
Si la co-administration avec latorvastatine est nécessaire, des doses dentretien plus faibles datorvastatine sont recommandées. Aux doses datorvastatine supérieures à 20 mg, une surveillance clinique de ces patients est recommandée. |
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Clarithromycine 500 mg 2 fois par jour, 9 jours |
80 mg 1 fois par jour pendant 8 jours |
4,5 |
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Saquinavir 400 mg 2 fois par jour/ritonavir (300 mg 2 fois par jour des jours 5 à 7, dose augmentée à 400 mg 2 fois par jour le jour 8), jours 4 à 18, 30 min après ladministration datorvastatine |
40 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
3,9 |
Si la co-administration avec latorvastatine est nécessaire, des doses dentretien plus faibles datorvastatine sont recommandées. Aux doses datorvastatine supérieures à 40 mg, une surveillance clinique de ces patients est recommandée. |
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Darunavir 300 mg 2 fois par jour/ritonavir 100 mg 2 fois par jour, 9 jours |
10 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
3,4 |
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Itraconazole 200 mg 1 fois par jour, 4 jours |
40 mg, dose unique |
3,3 |
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Fosamprénavir 700 mg 2 fois par jour/ritonavir 100 mg 2 fois par jour, 14 jours |
10 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
2,5 |
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Fosamprénavir 1 400 mg 2 fois par jour, 14 jours |
10 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
2,3 |
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Nelfinavir 1 250 mg 2 fois par jour, 14 jours |
10 mg 1 fois par jour pendant 28 jours |
1,74 |
Pas de recommandation particulière. |
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Elbasvir 50 mg 1 fois par jour/grazoprévir 200 mg 1 fois par jour, 13 jours |
10 mg, dose unique |
1,95 |
La dose datorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg par jour lors de la co-administration avec des produits contenant de lelbasvir ou du grazoprévir. |
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Glécaprévir 400 mg 1 fois par jour/pibrentasvir 120 mg 1 fois par jour, 7 jours |
10 mg 1 fois par jour pendant 7 jours |
8,3 |
La co-administration avec des produits contenant du glécaprévir ou du pibrentasvir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3) |
|
Jus de pamplemousse, 240 mL 1 fois par jour* |
40 mg, dose unique |
1,37 |
La consommation de quantités importantes de jus de pamplemousse nest pas recommandée pendant le traitement par atorvastatine. |
|
Diltiazem 240 mg 1 fois par jour, 28 jours |
40 mg, dose unique |
1,51 |
Une surveillance clinique appropriée de ces patients est recommandée après linstauration ou une adaptation posologique du diltiazem. |
|
Érythromycine 500 mg 4 fois par jour, 7 jours |
10 mg, dose unique |
1,33 |
Une dose maximale plus faible et une surveillance clinique de ces patients sont recommandées. |
|
Amlodipine 10 mg, dose unique |
80 mg, dose unique |
1,18 |
Pas de recommandation particulière. |
|
Cimétidine 300 mg 4 fois par jour, 2 semaines |
10 mg 1 fois par jour pendant 2 semaines |
1,00 |
Pas de recommandation particulière. |
|
Colestipol 10 g 2 fois par jour, 24 semaines |
40 mg 1 fois par jour pendant 8 semaines |
0,74** |
Pas de recommandation particulière |
|
Suspension antiacide dhydroxydes de magnésium et daluminium, 30 mL 4 fois par jour, 17 jours |
10 mg 1 fois par jour pendant 15 jours |
0,66 |
Pas de recommandation particulière. |
|
Éfavirenz 600 mg 1 fois par jour, 14 jours |
10 mg pendant 3 jours |
0,59 |
Pas de recommandation particulière. |
|
Rifampicine 600 mg 1 fois par jour, 7 jours (administrations simultanées) |
40 mg, dose unique |
1,12 |
Si la co-administration ne peut pas être évitée, ladministration simultanée datorvastatine et de rifampicine est recommandée, avec une surveillance clinique. |
|
Rifampicine 600 mg 1 fois par jour, 5 jours (administrations séparées) |
40 mg, dose unique |
0,20 |
|
|
Gemfibrozil 600 mg 2 fois par jour, 7 jours |
40 mg, dose unique |
1,35 |
Une dose initiale plus faible et une surveillance clinique de ces patients sont recommandées. |
|
Fénofibrate 160 mg 1 fois par jour, 7 jours |
40 mg, dose unique |
1,03 |
Une dose initiale plus faible et une surveillance clinique de ces patients sont recommandées. |
|
Bocéprévir 800 mg 3 fois par jour, 7 jours |
40 mg, dose unique |
2,3 |
Une dose initiale plus faible et une surveillance clinique de ces patients sont recommandées. La dose quotidienne datorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg pendant un traitement concomitant par le bocéprévir. |
& Représente le ratio des traitements (médicament co-administré plus atorvastatine versus atorvastatine seule).
# Voir rubriques 4.4 et 4.5 pour la signification clinique.
* Contient un ou plusieurs composants qui inhibent le CYP3A4 et peuvent augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés par cette isoenzyme. La consommation dun verre de 240 mL de jus de pamplemousse a également entraîné une diminution de 20,4% de lASC du métabolite actif orthohydroxylé. Des quantités importantes de jus de pamplemousse (plus de 1,2 litre par jour pendant 5 jours) ont augmenté de 2,5 fois lASC de latorvastatine et de 1,3 fois celle des inhibiteurs actifs de lHMG-CoA réductase (atorvastatine et métabolites).
** Ratio basé sur un échantillon unique prélevé 8-16 h après la dose.
Tableau 2 : Effet de latorvastatine sur la pharmacocinétique des médicaments co-administrés
|
Atorvastatine et schéma posologique |
Médicament co-administré |
||
|
Médicament/dose (mg) |
Ratio de lASC& |
Recommandation clinique |
|
|
80 mg 1 fois par jour pendant 10 jours |
Digoxine 0,25 mg 1 fois par jour, 20 jours |
1,15 |
Les patients traités par la digoxine doivent être surveillés de façon appropriée. |
|
40 mg 1 fois par jour pendant 22 jours |
Contraceptif oral 1 fois par jour, 2 mois - noréthindrone 1 mg - éthinylestradiol 35 µg |
1,28 1,19 |
Pas de recommandation particulière. |
|
80 mg 1 fois par jour pendant 15 jours |
* Phénazone, 600 mg, dose unique |
1,03 |
Pas de recommandation particulière. |
|
10 mg, dose unique |
Tipranavir 500 mg 2 fois par jour/ritonavir 200 mg 2 fois par jour, 7 jours |
1,08 |
Pas de recommandation particulière. |
|
10 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
Fosamprénavir 1 400 mg 2 fois par jour, 14 jours |
0,73 |
Pas de recommandation particulière. |
|
10 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
Fosamprénavir 700 mg 2 fois par jour/ritonavir 100 mg 2 fois par jour, 14 jours |
0,99 |
Pas de recommandation particulière. |
& Représente le ratio des traitements (médicament co-administré plus atorvastatine versus atorvastatine seule).
* Ladministration concomitante de doses répétées datorvastatine et de phénazone na eu que peu ou pas deffet détectable sur la clairance de la phénazone.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes contraceptives appropriées pendant le traitement (voir rubrique 4.3).
Grossesse
RESELIP est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3). Aucune donnée clinique nest disponible sur lutilisation de ce médicament pendant la grossesse.
Atorvastatine
La sécurité na pas été établie chez la femme enceinte. Aucune étude clinique contrôlée de latorvastatine na été menée chez la femme enceinte. De rares cas danomalies congénitales ont été rapportés après une exposition intra-utérine à des inhibiteurs de lHMG-CoA réductase. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Un traitement de la mère par latorvastatine peut réduire le taux ftal de mévalonate, qui est un précurseur de la biosynthèse du cholestérol. Lathérosclérose est une maladie chronique et en général, larrêt des médicaments hypolipidémiants au cours de la grossesse devrait avoir peu dimpact sur le risque à long terme associé à lhypercholestérolémie primaire.
Ézétimibe
Aucune donnée clinique nest disponible sur lutilisation de lézétimibe pendant la grossesse.
Ladministration concomitante dézétimibe et datorvastatine chez des rates gravides a montré quil y avait une augmentation de la modification du squelette « ossification réduite des sternèbres » liée au traitement, dans le groupe dézétimibe/atorvastatine à forte dose.
Cela pourrait être lié à la diminution observée du poids des ftus. Chez les lapines gravides, une faible incidence des malformations squelettiques (sternèbres fusionnées, vertèbres caudales fusionnées et variations asymétriques des sternèbres) a été observée.
RESELIP est contre-indiqué pendant lallaitement.
Atorvastatine
On ne sait pas si latorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain. Chez la rate, les concentrations plasmatiques de latorvastatine et de ses métabolites actifs sont comparables à celles observées dans le lait (voir rubrique 5.3). Du fait du risque potentiel deffets indésirables graves, les femmes traitées par RESELIP ne doivent pas allaiter (voir rubrique 4.3). Latorvastatine est contre-indiquée pendant lallaitement (voir rubrique 4.3).
Ézétimibe
Lézétimibe ne doit pas être utilisé pendant lallaitement. Des études chez la rate ont montré que lézétimibe est excrété dans le lait maternel. On ne sait pas si lézétimibe est excrété dans le lait maternel humain.
Fertilité
Il na pas été réalisé détudes de fertilité avec RESELIP.
Atorvastatine
Dans les études effectuées chez lanimal, latorvastatine na pas eu deffet sur la fertilité mâle ou femelle.
Ézétimibe
Chez le rat, lézétimibe na pas eu deffet sur la fertilité mâle ou femelle.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (³ 1/10) ; fréquent ³ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (³ 1/1 000, < 1/100) ; rare (³ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
|
Classe de systèmes dorganes |
Effet indésirable |
Fréquence |
||
|
Atorvastatine |
Ézétimibe |
Ézétimibe + statine |
||
|
Infections et infestations |
Rhinopharyngite |
Fréquent |
|
|
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Thrombopénie |
Rare |
Fréquence indéterminée* |
|
|
Affections du système immunitaire |
Réactions allergiques |
Fréquent |
|
|
|
Réactions anaphylactiques |
Très rare |
|
|
|
|
Hypersensibilité incluant rash, urticaire, anaphylaxie et angio-dème |
|
Fréquence indéterminée* |
|
|
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hyperglycémie |
Fréquent |
|
|
|
Hypoglycémie, prise de poids, anorexie |
Peu fréquent |
|
|
|
|
Diminution de lappétit |
|
Peu fréquent |
|
|
|
Affections psychiatriques |
Cauchemars, insomnie |
Peu fréquent |
|
|
|
Dépression |
|
Fréquence indéterminée* |
|
|
|
Affections du système nerveux |
Maux de tête |
Fréquent |
|
Fréquent |
|
Étourdissements |
Peu fréquent |
Fréquence indéterminée* |
|
|
|
Hypoesthésie, dysgueusie, amnésie |
Peu fréquent |
|
|
|
|
Paresthésies |
Peu fréquent |
Fréquence indéterminée* |
Peu fréquent |
|
|
Neuropathie périphérique |
Rare |
|
|
|
|
Affections oculaires |
Vision floue |
Peu fréquent |
|
|
|
Troubles visuels |
Rare |
|
|
|
|
Affections de loreille et du labyrinthe |
Acouphènes |
Peu fréquent |
|
|
|
Perte daudition |
Très rare |
|
|
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Douleur laryngo-pharyngée, épistaxis |
Fréquent |
|
|
|
Toux |
|
Peu fréquent |
|
|
|
Dyspnée |
|
Fréquence indéterminée* |
|
|
|
Affections gastro-intestinales |
Flatulences, diarrhée |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Constipation |
Fréquent |
Fréquence indéterminée* |
|
|
|
Nausées, dyspepsie |
Fréquent |
Peu fréquent |
|
|
|
Vomissements, éructations |
Peu fréquent |
|
|
|
|
Pancréatite |
Peu fréquent |
Fréquence indéterminée* |
|
|
|
Douleur abdominale |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
|
Reflux gastro-sophagien |
|
Peu fréquent |
|
|
|
Sécheresse buccale, gastrite |
|
|
Peu fréquent |
|
|
Affections hépatobiliaires |
Hépatite |
Peu fréquent |
Fréquence indéterminée* |
|
|
Cholestase |
Rare |
|
|
|
|
Insuffisance hépatique |
Très rare |
|
|
|
|
Cholélithiase, cholécystite |
|
Fréquence indéterminée* |
|
|
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Urticaire, éruption cutanée, prurit |
Peu fréquent |
|
Peu fréquent |
|
Alopécie |
Peu fréquent |
|
|
|
|
Angio-dème, dermatose bulleuse incluant syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique |
Rare |
|
|
|
|
Érythème polymorphe |
Rare |
Fréquence indéterminée* |
|
|
|
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif |
Arthralgies, spasmes musculaires |
Fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Gonflement articulaire |
Fréquent |
|
|
|
|
Douleurs dans les extrémités, dorsalgies |
Fréquent |
|
Peu fréquent |
|
|
Fatigue musculaire |
Peu fréquent |
|
|
|
|
Faiblesse musculaire |
Peu fréquent |
|
Peu fréquent |
|
|
Douleur de la nuque |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
|
Myalgies |
Fréquent |
Fréquence indéterminée* |
Fréquent |
|
|
Myosite, tendinopathie (parfois compliquée de rupture du tendon) |
Rare |
|
|
|
|
Myopathie nécrosante à médiation auto-immune |
Fréquence indéterminée |
|
|
|
|
Myopathie/rhabdomyolyse/rupture musculaire |
Rare |
Fréquence indéterminée* |
|
|
|
Syndrome pseudo-lupique |
Très rare |
|
|
|
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
Gynécomastie |
Très rare |
|
|
|
Affections vasculaires |
Bouffées vasomotrices, hypertension |
|
Peu fréquent |
|
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
dème périphérique |
Peu fréquent |
|
Peu fréquent |
|
Asthénie |
Peu fréquent |
Fréquence indéterminée* |
Peu fréquent |
|
|
Douleur thoracique |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
|
Fatigue |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
|
Malaise, pyrexie |
Peu fréquent |
|
|
|
|
Douleurs |
|
Peu fréquent |
|
|
|
Investigations |
Anomalies du bilan hépatique, augmentation de la créatine kinase sanguine |
Fréquent |
|
|
|
Leucocyturie |
Peu fréquent |
|
|
|
|
Augmentation des ALAT et/ou ASAT |
|
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Augmentation de la CPK sanguine, augmentation de la gamma-glutamyltransférase, anomalies du bilan hépatique |
|
Peu fréquent |
|
|
* Depuis la mise sur le marché (avec ou sans statine)
Les événements indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines :
· dysfonction sexuelle,
· dépression,
· cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, en particulier lors dun traitement au long cours (voir rubrique 4.4),
· diabète de type 2 : la fréquence dépend de la présence ou de labsence de facteurs de risque (glycémie à jeun ³ 5,6 mmol/L, IMC >30 kg/m², hypertriglycéridémie, antécédents dhypertension artérielle).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage, un traitement symptomatique voire des mesures complémentaires peuvent être utilisés avec surveillance de la fonction hépatique et du taux de CPK sérique.
Ézétimibe
Dans les études cliniques, ladministration dézétimibe à la dose de 50 mg/jour chez 15 sujets sains sur une période allant jusquà 14 jours ou 40 mg/jour chez 18 patients ayant une hypercholestérolémie primaire sur une période allant jusquà 56 jours a été généralement bien tolérée. Quelques cas de surdosage ont été rapportés ; la plupart dentre eux nont pas été associés à des événements indésirables. Il na pas été rapporté deffet indésirable grave.
Chez lanimal, aucune toxicité na été observée après des doses orales uniques de 5 000 mg/kg dézétimibe chez le rat et la souris et de 3 000 mg/kg chez le chien.
Atorvastatine
Du fait de la liaison importante de latorvastatine aux protéines plasmatiques, lhémodialyse ne devrait pas augmenter significativement la clairance de latorvastatine.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Les taux élevés de cholestérol proviennent de labsorption intestinale et de la biosynthèse endogène du cholestérol. RESELIP contient de lézétimibe et de latorvastatine, deux hypolipidémiants avec des mécanismes daction complémentaires.
Ézétimibe
La cible moléculaire de lézétimibe est le transporteur de stérols NPC1L1 (Niemann-Pick C1 Like 1), qui est responsable de labsorption intestinale du cholestérol et des phytostérols. Lézétimibe inhibe labsorption intestinale du cholestérol au niveau de la bordure en brosse de lintestin grêle et diminue les apports au foie du cholestérol intestinal.
Lézétimibe inhibe > 50-55% de labsorption du cholestérol chez des patients atteints dhypercholestérolémie légère à modérée.
Plusieurs études précliniques visant à déterminer la sélectivité de lézétimibe sur linhibition de labsorption du cholestérol ont été réalisées. Lézétimibe inhibe labsorption du [14C]-cholestérol, mais na pas deffet sur labsorption des triglycérides, des acides gras, des acides biliaires, de la progestérone, de léthinylestradiol ou des vitamines liposolubles A et D.
Atorvastatine
Latorvastatine, quant à elle, est un inhibiteur compétitif sélectif de la biosynthèse du cholestérol dans le foie. Elle inhibe lHMG-CoA réductase, lenzyme de létape limitante responsable de la conversion de la 3-hydroxy-3-méthyl-glutaryl-coenzyme A en mévalonate, un précurseur des stérols, dont le cholestérol. Dans le foie, les triglycérides et le cholestérol sont incorporés dans les lipoprotéines de très basse densité (VLDL), des transporteurs protéiques. Ces transporteurs protéiques sont libérés dans le plasma pour transporter le cholestérol vers les tissus périphériques. Les lipoprotéines de basse densité (LDL) sont formées à partir des VLDL et catabolisées essentiellement par lintermédiaire de récepteurs ayant une affinité élevée pour les LDL.
Latorvastatine diminue le cholestérol plasmatique et les taux sériques de lipoprotéines en inhibant la biosynthèse du cholestérol dans le foie et augmente le nombre de récepteurs des LDL à la surface des hépatocytes pour amplifier la capture et le catabolisme des LDL.
Latorvastatine diminue la synthèse des LDL et le nombre de particules de LDL. Elle induit une augmentation importante et prolongée de lactivité des récepteurs des LDL accompagnée dune augmentation de la qualité des particules de LDL en circulation. Latorvastatine est efficace pour réduire le LDL-C chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, une population difficile à contrôler par les médicaments hypolipidémiants.
Une étude de dose-réponse a montré que latorvastatine réduit les taux de cholestérol total (de 30% à 46%), de LDL-C (de 41% à 61%), dapolipoprotéine B (de 34% à 50%) et de triglycérides (de 14% à 33%) tout en induisant des augmentations variables du HDL-C et de lapolipoprotéine A1. Ces résultats sont également observés chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote, des formes non familiales dhypercholestérolémie ou une dyslipidémie mixte, y compris les patients présentant un diabète de type 2 non insulinodépendant.
Lassociation fixe réduit donc le cholestérol total (CT), le LDL-C, lapolipoprotéine B (Apo B), les triglycérides (TG) et le cholestérol non lié aux lipoprotéines de haute densité (non-HDL-C), et augmente le cholestérol lié aux lipoprotéines de haute densité (HDL-C) par la double inhibition de labsorption et de la synthèse du cholestérol.
Dans une étude contrôlée versus placebo, 628 patients présentant une dyslipidémie ont été randomisés pour recevoir un placebo, lézétimibe (10 mg), latorvastatine (10 mg, 20 mg, 40 mg ou 80 mg) ou une association dézétimibe et datorvastatine équivalente à lézétimibe/atorvastatine (10/10 mg, 10/20 mg, 10/40 mg et 10/80 mg) pendant une durée allant jusquà 12 semaines.
Les patients recevant toutes doses dézétimibe/atorvastatine ont été comparés à ceux recevant toutes doses datorvastatine. Ezétimibe/atorvastatine a induit des diminutions significativement plus importantes du CT, du LDL‑C, de lApo B, des TG et du non-HDL-C et une augmentation significativement plus importante du HDL-C que latorvastatine seule.
Dans une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, 621 patients adultes présentant une HFHe (hypercholestérolémie familiale hétérozygote), une coronaropathie ou de multiples (≥2) facteurs de risque cardiovasculaire, ainsi quun taux de LDL-C ≥ 130 mg/dL, ont reçu, après une période préliminaire de 6 à 10 semaines de stabilisation alimentaire et dadministration datorvastatine (10 mg/jour) en ouvert, lassociation atorvastatine 10 mg + ézétimibe 10 mg ou latorvastatine 20 mg. Dans les deux groupes, la dose datorvastatine a été doublée après 4 semaines, 9 semaines, ou les deux quand le taux de LDL-C navait pas atteint lobjectif fixé (≤ 100 mg/dL), jusquà un maximum de 40 mg dans le groupe association et de 80 mg dans le groupe monothérapie. La proportion de patients atteignant lobjectif de LDL-C ≤ 100 mg/dL était significativement plus élevée dans le groupe association que dans le groupe atorvastatine en monothérapie (22% vs 7% ; p < 0,01). Après 4 semaines, les taux de LDL-C, de triglycérides et de non-HDL-C étaient significativement plus réduits par le traitement en association que par le doublement de la dose datorvastatine (LDL-C -22,8% versus -8,6% ; p < 0,01).
Dans une autre étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo, 450 patients hypercholestérolémiques présentant une coronaropathie et nayant pas atteint lobjectif de LDL-C ≤ 2,60 mmol/L sous dose stable datorvastatine 10 ou 20 mg/jour pendant ≥ 6 semaines ont reçu soit lassociation atorvastatine + ézétimibe soit lassociation atorvastatine + placebo. Significativement plus de patients ont atteint lobjectif de LDL-C ≤ 2,6 mmol/L avec lézétimibe quavec le placebo (81,3 vs. 21,8% ; p ≤ 0,001). Par rapport au placebo, la co-administration dézétimibe avec latorvastatine a entraîné des réductions significativement (p ≤ 0,001) plus importantes du LDL-C, du CT, des TG, du non-HDL-C et de lapolipoprotéine B ; le HDL-C a été significativement (p ≤ 0,05) augmenté.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La bioéquivalence de lassociation fixe et de ladministration concomitante de doses correspondantes dézétimibe et datorvastatine sous forme de comprimés séparés a été démontrée.
Ézétimibe
Après administration orale, lézétimibe est rapidement absorbé et subit une importante glycuroconjugaison conduisant à la formation dun composé glycuronide phénolique pharmacologiquement actif (ézétimibe-glycuronide). Les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) moyennes sont atteintes en 1 à 2 heures pour lézétimibe-glycuronide et en 4 à 12 heures pour lézétimibe. La biodisponibilité absolue de lézétimibe ne peut être déterminée car le produit est pratiquement insoluble dans les milieux aqueux adaptés aux injections.
Ladministration concomitante daliments (repas riches en graisses ou repas sans graisse) na pas deffet sur la biodisponibilité orale de lézétimibe administré sous forme de comprimés de 10 mg.
Atorvastatine
Après administration orale, latorvastatine est rapidement absorbée ; les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) sont atteintes en 1 à 2 heures. Limportance de labsorption est dose-dépendante. Après administration orale, la biodisponibilité des comprimés datorvastatine est de 95% à 99% par rapport à la solution buvable. La biodisponibilité absolue de latorvastatine est denviron 12% et la biodisponibilité systémique de lactivité inhibitrice de lHMG-CoA réductase est denviron 30%. La faible biodisponibilité systémique est due à la clairance présystémique dans la muqueuse gastro-intestinale et/ou à leffet de premier passage hépatique.
Distribution
Ézétimibe
La liaison aux protéines plasmatiques humaines est de 99,7% pour lézétimibe et de 88 à 92% pour lézétimibe-glycuronide.
Atorvastatine
Le volume de distribution moyen de latorvastatine est denviron 381 litres. La liaison de latorvastatine aux protéines plasmatiques est ≥ 98%.
Biotransformation
Ézétimibe
Lézétimibe est principalement métabolisé dans lintestin grêle et le foie par glycuroconjugaison (réaction de phase II) suivie dune excrétion biliaire. Un métabolisme oxydatif minimal (réaction de phase I) a été observé dans toutes les espèces étudiées. Lézétimibe et lézétimibe-glycuronide sont les principaux produits dérivés détectés dans le plasma, représentant respectivement environ 10 à 20% et 80 à 90% du produit total dans le plasma. Lézétimibe et lézétimibe-glycuronide sont tous deux éliminés lentement du plasma ; il existe un recyclage entéro-hépatique significatif. La demi-vie de lézétimibe et de lézétimibe-glycuronide est denviron 22 heures.
Atorvastatine
Latorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 en dérivés ortho- et parahydroxylés et en plusieurs produits de bêta-oxydation. En plus dautres voies, ces produits sont ensuite métabolisés par glycuroconjugaison. In vitro, linhibition de lHMG-CoA réductase par les métabolites ortho- et parahydroxylés est équivalente à celle exercée par latorvastatine. Environ 70% de lactivité dinhibition de lHMG-CoA réductase circulante est attribuée aux métabolites actifs.
Élimination
Ézétimibe
Chez lHomme, après administration orale de 14C-ézétimibe (20 mg), lézétimibe total représente environ 93% de la radioactivité totale du plasma. Environ 78% de la radioactivité est retrouvée dans les selles et 11% dans les urines sur une période de recueil de 10 jours. Après 48 heures, aucune radioactivité nétait détectable dans le plasma.
Atorvastatine
Latorvastatine est un substrat des transporteurs hépatiques polypeptides transporteurs danions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de latorvastatine sont des substrats de lOATP1B1. Latorvastatine est également identifiée comme étant un substrat des transporteurs defflux de type protéine de multirésistance aux médicaments 1 (MDR1) et protéine de résistance du cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter labsorption intestinale et la clairance biliaire de latorvastatine.
Latorvastatine est éliminée essentiellement par voie biliaire après un métabolisme hépatique et/ou extra-hépatique. Cependant, le médicament ne semble pas subir de cycle entéro-hépatique significatif. Chez lHomme, la demi-vie délimination plasmatique moyenne de latorvastatine est denviron 14 heures. La demi-vie de lactivité inhibitrice de lHMG CoA réductase est denviron 20 à 30 heures en raison de la contribution des métabolites actifs.
Population pédiatrique
LAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec RESELIP dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique.
Ézétimibe
Labsorption et le métabolisme de lézétimibe sont similaires chez lenfant et ladolescent (10 à 18 ans) et chez ladulte. Daprès les données sur lézétimibe total, il ny a pas de différence pharmacocinétique entre ladolescent et ladulte. Aucune donnée pharmacocinétique chez lenfant de moins de 10 ans nest disponible. Lexpérience clinique concernant les enfants et adolescents (âgés de 9 à 17 ans) est limitée aux patients avec une HFHo (hypercholestérolémie familiale homozygote) ou une sitostérolémie.
Atorvastatine
Dans une étude en ouvert de 8 semaines, des patients pédiatriques (âgés de 6 à 17 ans) au stade 1 (N = 15) ou au stade 2 (N = 24) de Tanner présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote et un taux initial de LDL-C ≥ 4 mmol/L ont été traités respectivement par 5 mg ou 10 mg datorvastatine en comprimés à croquer ou 10 mg ou 20 mg datorvastatine en comprimés une fois par jour. Le poids était la seule covariable significative dans le modèle de PK de population de latorvastatine. Chez les patients pédiatriques, la clairance orale apparente de latorvastatine a semblé comparable à celle observée chez les adultes après mise à léchelle allométrique en fonction du poids. Des diminutions régulières des taux de LDL-C et de CT ont été observées sur léventail dexpositions à latorvastatine et à lo-hydroxy-atorvastatine.
Sujets âgés
Ézétimibe
Les concentrations plasmatiques dézétimibe total sont environ 2 fois plus élevées chez le sujet âgé (≥ 65 ans) que chez le sujet jeune (18 à 45 ans). La diminution du LDL-C et le profil de sécurité sont comparables chez les sujets âgés et jeunes traités par lézétimibe.
Atorvastatine
Les concentrations plasmatiques de latorvastatine et de ses métabolites actifs sont plus élevées chez les volontaires sains âgés que chez les adultes jeunes, tandis que les effets hypolipidémiants sont comparables à ceux observés dans les populations de patients plus jeunes.
Insuffisance hépatique
Ézétimibe
Après administration dune dose unique de 10 mg dézétimibe, lASC moyenne de lézétimibe total augmente denviron 1,7 fois chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh de 5 ou 6) par rapport aux sujets sains. Une étude de doses répétées (10 mg par jour) dune durée de 14 jours, réalisée chez des patients présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child-Pugh de 7 à 9) montre que lASC moyenne de lézétimibe total augmente denviron 4 fois le jour 1 et le jour 14, par rapport aux volontaires sains. Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère. Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère (score de Child-Pugh > 9), compte tenu des effets inconnus dune exposition accrue, lézétimibe nest pas recommandé (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Atorvastatine
Les concentrations plasmatiques de latorvastatine et de ses métabolites actifs sont considérablement augmentées (augmentation denviron 16 fois pour la Cmax et denviron 11 fois pour lASC) chez les patients présentant une insuffisance hépatique chronique dorigine alcoolique (classe B de Child-Pugh).
Insuffisance rénale
Ézétimibe
Chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère (n = 8, clairance moyenne de la créatinine ≤ 30 mL/min/1,73 m²), ladministration dune dose unique de 10 mg dézétimibe a entraîné une augmentation de l'ASC moyenne de lézétimibe total denviron 1,5 fois par rapport aux volontaires sains (n = 9).
Dans cette étude, chez un patient transplanté rénal recevant de nombreux médicaments dont la ciclosporine, lexposition à lézétimibe total était 12 fois supérieure.
Atorvastatine
Linsuffisance rénale na pas deffet sur les concentrations plasmatiques ou les effets hypolipidémiants de latorvastatine et de ses métabolites actifs.
Sexe
Ézétimibe
Les concentrations plasmatiques de lézétimibe total sont légèrement plus élevées (approximativement 20%) chez la femme que chez lhomme. La diminution du LDL-C et le profil de sécurité sont comparables chez lhomme et la femme traités par ézétimibe.
Atorvastatine
Les concentrations de latorvastatine et de ses métabolites actifs sont différentes pour les femmes et les hommes (femmes : Cmax plus élevée denviron 20% et ASC plus basse denviron 10%). Ces différences nont pas de signification clinique et nentraînent pas de différences cliniquement significatives au niveau des effets hypolipidémiants entre les hommes et les femmes.
Polymorphisme du gène SLCO1B1
Atorvastatine
La captation hépatique de tous les inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, y compris latorvastatine, implique le transporteur OATP1B1. Chez les patients présentant un polymorphisme de SLCO1B1, lexposition à latorvastatine peut être augmentée, ce qui peut entraîner un risque accru de rhabdomyolyse (voir rubrique 4.4). Un polymorphisme du gène codant pour OATP1B1 (SLCO1B1 c.521CC) est associé à une exposition (ASC) à latorvastatine 2,4 fois plus élevée que chez les sujets non porteurs de ce variant génotypique (génotype c.521TT). Une diminution de la captation hépatique datorvastatine dorigine génétique est également possible chez ces patients. Les conséquences possibles sur lefficacité ne sont pas connues.
5.3. Données de sécurité préclinique
Aucun organe cible na été identifié dans les études de toxicité chronique de lézétimibe réalisées chez lanimal. Chez le chien traité pendant 4 semaines par ézétimibe (≥ 0,03 mg/kg/jour), la concentration de cholestérol dans la bile vésiculaire a été multipliée par un facteur de 2,5 à 3,5. Par contre, une étude dun an réalisée chez le chien recevant des doses allant jusquà 300 mg/kg/jour na pas montré daugmentation de lincidence de la lithiase biliaire ni dautres effets hépatobiliaires. La signification de ces données chez lHomme nest pas connue. Un risque lithogène chez des patients traités par ézétimibe ne peut être exclu. Les tests de carcinogénicité à long terme de lézétimibe ont été négatifs. Lézétimibe na pas deffet sur la fertilité du rat mâle ou femelle, ni deffet tératogène chez le rat et le lapin, ni sur le développement pré- ou post-natal. Lézétimibe franchit la barrière placentaire chez la rate et la lapine gravides recevant des doses répétées de 1 000 mg/kg/jour.
Atorvastatine
Latorvastatine na pas montré de potentiel mutagène et clastogène dans une série de quatre tests in vitro et dun test in vivo. Latorvastatine na pas été cancérogène chez le rat, mais après administration de doses élevées chez la souris (entraînant une ASC0-24h 6 à 11 fois supérieure à celle observée chez lHomme à la dose maximale recommandée), il a été observé des adénomes hépatocellulaires chez les mâles et des carcinomes hépatocellulaires chez les femelles. Des données issues des études expérimentales chez lanimal indiquent que les inhibiteurs de lHMG-CoA réductase peuvent affecter le développement embryonnaire ou ftal. Chez le rat, le lapin et le chien, latorvastatine na pas eu deffet sur la fertilité et na pas été tératogène ; cependant, une toxicité ftale a été observée chez le rat et le lapin aux doses maternotoxiques. Chez le rat, un retard de développement des petits et une réduction de la survie postnatale ont été observés pendant lexposition des mères à des doses élevées datorvastatine. Un passage transplacentaire a été mis en évidence chez la rate. Chez la rate, les concentrations plasmatiques datorvastatine sont comparables à celles observées dans le lait. On ne sait pas si latorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain.
Co-administration dézétimibe et dune statine
Dans les études portant sur la co-administration dézétimibe avec des statines (y compris latorvastatine), les effets toxiques observés ont été essentiellement ceux typiquement associés aux statines. Certains effets toxiques étaient plus prononcés que ceux observés lors du traitement par des statines seules. Cela est imputé à des interactions pharmacocinétiques et pharmacodynamiques observées avec la co-administration. Aucune interaction de ce type na été observée dans les études cliniques. Chez le rat, des cas de myopathie ont été observés uniquement après exposition à des doses plusieurs fois supérieures à la dose thérapeutique chez lHomme (environ 20 fois le niveau de lASC des statines et 500 à 2 000 fois le niveau de lASC des métabolites actifs). Une série de tests in vivo et in vitro na pas mis en évidence deffet génotoxique quand lézétimibe est co-administré avec des statines. Ladministration concomitante dézétimibe et de statines na pas deffet tératogène chez le rat. Chez la lapine gravide, quelques malformations squelettiques (fusion des vertèbres thoraciques et caudales, réduction du nombre de vertèbres caudales) ont été observées. Ladministration concomitante dézétimibe et de lovastatine a entraîné des morts embryonnaires.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
À conserver dans lemballage extérieur dorigine, à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Boîte de 10, 30, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
IMMEUBLE LE WILSON
70, AVENUE DU GENERAL DE GAULLE
92800 PUTEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 127 8 3 : 30 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC).
· 34009 302 127 9 0 : 90 comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- RESELIP 10 mg/10 mg, comprimé
- EZETIMIBE ACCORD 10 mg, comprimé
- ATORVASTATINE ACCORD 10 mg, comprimé pelliculé
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- DARUNAVIR ACCORD 400 mg, comprimé pelliculé
- LIPUR 450 mg, comprimé pelliculé
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- PREVISCAN 20 mg, comprimé quadrisécable
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