DUPHASTON 10 mg, comprimé pelliculé
CIS 64866204
Informations à jour au 25 août 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 25/08/2021
DUPHASTON 10 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Dydrogestérone................................................................................................................. 10,00 mg
Pour un comprimé pelliculé
Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 111,1 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé rond, biconvexe, blanc, gravé 155 sur une face, des deux côtés de la barre de cassure (diamètre 7 mm).
La barre de cassure nest là que pour faciliter la prise du comprimé, elle ne le divise pas en deux demi-doses.
4.1. Indications thérapeutiques
o irrégularités menstruelles post-pubertaires ou pré-ménopausiques,
o aménorrhées secondaires en dehors de la grossesse et après bilan,
o ménométrorragies.
· Douleurs génitales :
o syndrome prémenstruel,
o dysménorrhée.
· Endométriose.
· Stérilité par insuffisance lutéale.
· Ménopause confirmée (cycle artificiel en association avec un estrogène).
· Mastopathies bénignes.
4.2. Posologie et mode d'administration
En règle générale, pour le traitement de linsuffisance lutéale :
20 mg/jour, soit 2 comprimés du 16ème au 25ème jour du cycle, en deux prises espacées.
Certaines indications nécessitent un mode demploi particulier :
· Endométriose :
3 comprimés/jour, en traitement continu ou discontinu (du 5ème au 25ème jour du cycle).
Les menstruations ne sont pas obligatoirement supprimées en cas de traitement continu.
· Ménométrorragies :
3 comprimés/jour jusquà larrêt de lhémorragie génitale plus 20 jours (pour éviter lhémorragie de privation immédiate), puis 2 comprimés/jour du 16ème au 25ème jour des cycles suivants.
· Ménopause :
cycle artificiel en association avec un estrogène :
en règle générale, la posologie est de 1 à 2 comprimés par jour pendant les 12 à 14 derniers jours de la séquence estrogénique, chaque mois.
Population pédiatrique
Il ny a pas dutilisation justifiée de la dydrogestérone avant la ménarche.
La sécurité et lefficacité de la dydrogestérone chez les adolescentes agées de 12 à 18 ans nont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 4.8 et 5.1 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Mode dadministration
Voie orale.
Lors de ladministration de plusieurs comprimés, les prises doivent être réparties régulièrement sur la journée.
· Tumeurs dont le développement est dépendant des progestatifs, connues ou suspectées (par exemple : méningiome) ;
· Saignement vaginal dont le diagnostic nest pas posé ;
· Contre-indications liées à lutilisation destrogènes doivent être prises en compte lorsquelles sont utilisées en association avec la dydrogestérone.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Des métrorragies et des spottings peuvent survenir au cours des premiers mois de traitement. La survenue de saignements irréguliers plusieurs mois après le début du traitement ou la persistance de saignements après larrêt du traitement doit faire rechercher une pathologie sous-jacente. Cette démarche peut nécessiter une biopsie endométriale afin déliminer une pathologie maligne.
Conditions nécessitant une surveillance
Si lune des affections suivantes survient, est survenue précédemment, et/ou sest aggravée au cours dune grossesse ou dun précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Les affections suivantes peuvent réapparaître ou saggraver au cours du traitement par DUPHASTON 10 mg, comprimé pelliculé et larrêt du traitement doit être envisagé :
· porphyrie ;
· dépression ;
· valeurs anormales de la fonction hépatique en raison dune maladie hépatique aiguë ou chronique.
Autres conditions
Les mises en garde et précautions suivantes sappliquent quand la dydrogestérone est utilisée en association avec un estrogène dans le cadre dun traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) (voir également les mises en garde et précautions demploi dans le RCP du produit contenant un estrogène) :
Dans lindication du traitement des symptômes de la ménopause, un THS ne doit être instauré que si les troubles sont perçus par la patiente comme altérant sa qualité de vie. Dans tous les cas, une réévaluation du rapport bénéfice/risque doit être effectuée au moins une fois par an. Le THS peut être poursuivi tant que le bénéfice est supérieur au risque encouru.
Les données concernant les risques associés aux THS lors du traitement de la ménopause précoce sont limitées. Cependant, en raison dun risque absolu faible chez les femmes jeunes, la balance bénéfices/risques peut être plus favorable chez ces femmes que chez les femmes plus âgées.
Examen clinique et surveillance
Avant de débuter ou de recommencer un traitement hormonal substitutif (THS), il est indispensable deffectuer un examen clinique (incluant les seins) et gynécologique complet (y compris le recueil des antécédents médicaux personnels et familiaux), en tenant compte des contre-indications et précautions demploi. Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers seront effectués, leur nature et leur fréquence étant adaptées à chaque patiente.
Les femmes doivent être informées du type danomalies mammaires pouvant survenir sous traitement ; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant (voir paragraphe « cancer du sein » ci-dessous). Les examens, incluant une imagerie médicale telle quune mammographie, doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.
Hyperplasie endométriale et cancer de lendomètre
Chez les femmes ayant un utérus, le risque dhyperplasie endométriale et de cancer de lendomètre augmente en cas dadministration prolongée destrogènes seuls. Lassociation dun progestatif comme la dydrogestérone pendant au moins 12 jours par cycle de 28 jours ou lutilisation dun traitement continu combiné estro-progestatif peut prévenir laugmentation du risque associé aux estrogènes seuls.
Cancer du sein
Dune façon générale, les résultats des études montrent une augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes traitées par des associations estro-progestatives ou par des estrogènes seuls. Ce risque augmente avec la durée dutilisation du THS.
Pour les associations estro-progestatives : une étude randomisée versus placebo, la « Womens Health Initiative Study (WHI) » et une méta-analyse des études épidémiologiques prospectives ont montré de façon cohérente une augmentation du risque de survenue de cancer du sein chez les femmes traitées par des associations estro-progestatives, qui devient significative après environ 3 (1-4) ans.
Les résultats dune importante méta-analyse ont montré quaprès avoir arrêté le traitement, le risque additionnel diminue dans le temps et la durée nécessaire pour quil revienne à la normale dépend de la durée de la prise du THS. Lorsquun THS a été suivi pendant plus de 5 ans, le risque peut perdurer 10 ans ou plus.
Les THS, particulièrement les traitements combinés estrogène/progestatif, augmentent la densité mammaire à la mammographie, ce qui pourrait gêner le diagnostic de cancer du sein.
Cancer de lovaire
Le cancer ovarien est beaucoup plus rare que le cancer du sein. Les données épidémiologiques provenant dune importante méta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque chez les femmes prenant un THS par estrogènes seuls ou par une combinaison destrogènes et de progestatifs, qui apparaît dans les cinq ans suivant le début de lutilisation du produit et diminue progressivement après larrêt du traitement. Dautres études, y compris lessai WHI, suggèrent quun risque similaire ou légèrement inférieur peut être associé avec une utilisation de THS combinés.
Accidents thrombo-emboliques veineux
· Le THS est associé à un risque relatif 1,3 à 3 fois plus élevé d'accidents thrombo-emboliques veineux (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire). Cet événement survient plutôt au cours de la première année de traitement.
· Les patientes présentant une thrombophilie connue ont un risque accru daccident thrombo-embolique veineux et le THS pourrait majorer ce risque. Chez ces patientes, lutilisation dun THS est contre-indiquée.
· Les facteurs de risque reconnus daccidents thrombo-emboliques veineux sont : utilisation destrogènes, âge élevé, intervention chirurgicale importante, immobilisation prolongée, obésité (IMC > 30 kg/m²), grossesse/post-partum, lupus érythémateux disséminé (LED) et cancer. En revanche, il nexiste aucun consensus sur le rôle possible des varices sur le risque thrombo-embolique veineux.
· Afin de prévenir tout risque thrombo-embolique veineux post-opératoire, les mesures prophylactiques habituelles doivent être appliquées chez les femmes ayant subi une chirurgie. En cas dimmobilisation prolongée suivant une intervention chirurgicale programmée, une interruption provisoire du traitement doit être envisagée 4 à 6 semaines avant lintervention. Le traitement ne sera réinstauré que lorsque la patiente aura repris une mobilité normale.
· Chez les femmes sans antécédents personnels daccidents thrombo-emboliques mais ayant des antécédents familiaux (1er degré) de thromboses à un jeune âge, des examens doivent être proposés après avoir évalué les limites (seulement certaines thrombophilies sont identifiées lors des examens). Si une thrombophilie de nature différente de celle dun membre de la famille est identifiée ou si une thrombophilie est « sévère » (par exemple déficits en antithrombine, protéine S ou protéine C ou une association de ces déficits), le THS est contre-indiqué.
· Chez les femmes déjà traitées par anticoagulants, le rapport bénéfice/risque dun THS doit être évalué avec précaution.
· La survenue d'un accident thrombo-embolique impose l'arrêt du THS. En cas de survenue de signes évoquant une thrombose tels que gonflement douloureux dune jambe, douleurs soudaines dans la poitrine ou dyspnée, il est conseillé aux patientes de consulter immédiatement leur médecin.
Maladie coronarienne
Les études randomisées contrôlées nont pas mis en évidence de protection contre linfarctus du myocarde chez les femmes avec ou sans maladie coronarienne prenant un traitement combiné estrogène-progestatif ou estrogènes seuls.
Pour les associations estro-progestatives : le risque relatif de maladie coronarienne est légèrement augmenté lors de lutilisation dun traitement combiné estrogène + progestatif. Le risque absolu de maladie coronarienne étant fortement dépendant de lâge, le nombre de cas supplémentaires de maladie coronarienne dus à lutilisation destrogènes + progestatifs est très faible chez les femmes en bonne santé proches de la ménopause. Ce risque augmentera avec lâge.
Accidents vasculaires cérébraux (AVC)
Les traitements combinés estro-progestatifs et estrogènes seuls sont associés à une augmentation du risque daccident vasculaire cérébral qui peut être multiplié par 1,5. Le risque relatif ne change pas avec lâge ou lancienneté de la ménopause Toutefois, comme le risque de base de l'AVC est fortement dépendant de l'âge, le risque global d'AVC chez les femmes utilisant un THS augmente avec l'âge.
Excipient
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les données in vitro montrent que la principale voie métabolique de synthèse du principal métabolite pharmacologiquement actif, le 20 α dihydrodydrogestéone (DHD) est catalysée par laldo-kéto-réductase 1C (AKR 1C) dans le cytosol humain. En parallèle du métabolisme cytosolique, il existe des transformations métaboliques par les iso-enzymes du cytochrome P450 (CYP), presque exclusivement via le CYP3A4, aboutissant à plusieurs métabolites mineurs. Le principal métabolite actif DHD est un substrat de la transformation métabolique par le CYP3A4.
Précautions demploi
+ Inducteurs enzymatiques
Le métabolisme de la dydrogestérone et du DHD peuvent être augmentés lors de lassociation avec des substances connues pour induire des enzymes CYP telles que les anticonvulsivants (par exemple, phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine), les antibiotiques (par exemple, rifampicine, rifabutine, névirapine, éfavirenz) et les préparations à base de plante contenant du millepertuis (Hypericum perforatum), de la sauge, ou du ginkgo biloba.
Le ritonavir et le nelfinavir, bien que connus comme de puissants inhibiteurs du cytochrome, ont paradoxalement des propriétés inductrices quand ils sont utilisés avec des hormones stéroïdiennes.
Dun point de vue clinique, cette augmentation du métabolisme de la dydrogestérone peut conduire à une diminution de leffet thérapeutique.
Les données in vitro ont montré que la dydrogestérone et la DHD ninhibent pas ou ninduisent pas les enzymes CYP métabolisant les médicaments à des concentrations cliniquement significatives.
Association déconseillée
En raison du risque dantagonisme des effets du progestatif, lassociation avec lulipristal est déconseillée pendant 12 jours après larrêt de lulipristal.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Ce produit na pas dindication pendant la grossesse.
Des données de la littérature ont mis en évidence une augmentation du risque dhypospadias avec certains progestatifs. Cependant en raison de facteurs confondants pendant la grossesse, aucune conclusion définitive ne peut être tirée quant à la contribution des progestatifs à l'hypospadias.
Les résultats des études cliniques dans lesquelles un nombre limité des femmes ont été traitées par la dydrogestérone en début de grossesse, ne montrent aucune augmentation du risque. Il nexiste pas dautres données épidémiologiques à ce jour.
Les effets observés au cours des études précliniques portant sur le développement embryo-ftal et postnatal correspondent au profil pharmacologique. Des effets indésirables sont survenus uniquement à des expositions qui ont considérablement dépassées lexposition maximale chez lhomme, nindiquant que peu de pertinence en usage clinique (voir rubrique 5.3).
Allaitement
Il nexiste pas de données sur lexcrétion de la dydrogestérone dans le lait maternel. Lexpérience avec dautres progestatifs montre que les progestatifs et leurs métabolites passent dans le lait maternel en petites quantités. On ne sait pas sil existe un risque chez lenfant. Par conséquent, la prise de ce médicament est déconseillée pendant lallaitement.
Fertilité
Il ny a aucune preuve que la dydrogestérone diminue la fertilité à doses thérapeutiques.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Rarement, la dydrogestérone peut entraîner une légère somnolence et/ou des sensations vertigineuses, en particulier pendant les toutes premières heures après la prise. Par conséquent, des précautions doivent être prises lors de la conduite ou de lutilisation de machines.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés par les patients traités par la dydrogestérone au cours des essais cliniques, dans les indications sans traitement estrogénique associé, sont : migraine/maux de tête, nausées, troubles des règles et tension/douleur des seins.
Les effets indésirables suivants ont été observés au cours des études cliniques utilisant la dydrogestérone (n=3483) dans les indications sans traitement estrogénique associé et spontanément après commercialisation, aux fréquences indiquées ci-dessous :
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Système organe / classe (MedDRA) |
Fréquents |
Peu fréquents |
Rares |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant cystes et polypes) |
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Augmentation de la taille des néoplasmes dépendants des progestatifs (par exemple méningiome)* |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Anémie hémolytique* |
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Affections psychiatriques |
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Humeur dépressive |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité |
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Affections du système nerveux central |
Céphalée, migraines |
Sensations vertigineuses |
Somnolence |
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Affections gastro-intestinales |
Nausées |
Vomissements |
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Affections hépatobiliaires |
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Altération de la fonction hépatique (avec ictère, asthénie ou malaise, et douleurs abdominales) |
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Affections de la peau et du tissu sous- cutané |
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Réactions cutanées allergiques (par exemple, éruption, prurit, urticaire) |
Angioedème* |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Troubles des règles (incluant métrorragies, ménorragies, oligo-/aménorrhée, dysménorrhée et saignement irréguliers), douleurs/tension mammaires |
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Gonflement des seins, syndrome de type prémenstruel |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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dèmes |
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Investigations |
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Augmentation du poids |
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*La fréquence des effets indésirables rapportés spontanément et qui nont pas été observés au cours des études cliniques est notée comme « rare » en se basant sur le fait que la limite supérieure de lintervalle de confiance à 95% de lestimation de la fréquence nest pas plus élevée que 3/x avec x = 3483 (nombre total de sujets observés dans les études cliniques).
Effets indésirables chez ladolescente :
Compte tenu des données cliniques limitées chez ladolescente, le profil de sécurité nest pas établi avec certitude dans cette population. Les données post-marketing disponibles ne montrent pas de différence par rapport à ladulte.
Effets indésirables associés avec un traitement estro-progestatif (voir rubrique 4.4 et le Résumé des Caractéristiques du Produit des préparations à base destrogène) :
· cancer du sein, hyperplasie de lendomètre, cancer de lendomètre, cancer des ovaires.
· accidents thrombo-emboliques veineux.
· infarctus du myocarde, maladie coronarienne, accident vasculaire cérébral.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Des données limitées concernant le surdosage chez lhomme sont disponibles. La dydrogestérone a été bien tolérée après une prise orale (la dose maximale journalière prise à ce jour chez lhomme est de 360 mg).
Il nexiste pas dantidote spécifique ; le traitement doit être symptomatique.
Population pédiatrique
Ces informations sappliquent aussi en cas de surdosage chez lenfant.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : PROGESTATIFS, code ATC : G03DB01.
La dydrogestérone est un progestatif actif par voie orale qui provoque une sécrétion endométriale suffisante après imprégnation estrogénique de lendomètre, conférant ainsi une protection contre le risque accru dhyperplasie de lendomètre et/ou de carcinomes induits par les estrogènes. Elle est indiquée en cas dinsuffisance en progestérone endogène. La dydrogestérone na pas dactivité estrogénique, androgénique, thermogénique, anabolisante ou corticoïde.
Adolescentes
Lefficacité de la dydrogestérone chez les adolescentes âgées de 12 à 18 ans na pas été établie.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration orale, la dydrogestérone est rapidement absorbée avec un Tmax compris entre 0,5 et 2,5 heures. La biodisponibilité absolue de la dydrogestérone (dose orale de 20 mg versus une perfusion intraveineuse dune dose de 7,8 mg) est de 28%.
Le tableau ci-après indique les paramètres pharmacocinétiques de la dydrogestérone et de la
20 α-dihydrodydrogestérone (DHD) après administration dune dose unique de 10 mg de dydrogestérone :
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|
Dydrogestérone |
DHD |
|
Cmax (ng/ml) |
2,1 |
53,0 |
|
ASCinf (ng*h/ml) |
7,7 |
322,0 |
Distribution
Après administration intraveineuse de dydrogestérone, le volume de distribution à létat déquilibre est approximativement de 1400 litres. La dydrogestérone et la DHD sont liées à plus de 90% aux protéines plasmatiques.
Biotransformation
Après administration orale, la dydrogestérone est rapidement métabolisée en DHD. Les concentrations du principal métabolite, la DHD atteignent un pic environ 1,5 heure après ladministration. Les concentrations plasmatiques de DHD sont considérablement plus élevées que celles de la dydrogestérone. Les rapports DHD/dydrogestérone pour l'aire sous la courbe (ASC) et la Cmax sont respectivement de l'ordre de 40 et 25. Les demi-vies moyennes d'élimination de la dydrogestérone et de la DHD varient respectivement entre 5 et 7 heures et entre 14 et 17 heures. Les métabolites formés ont la caractéristique commune de conserver la configuration en 4,6-diène-3-one de la dydrogestérone et une absence d'hydroxylation en 17α. Ceci explique l'absence d'activité estrogénique et androgénique de la dydrogestérone.
Élimination
Après administration orale de dydrogestérone marquée, en moyenne 63 % de la dose est excrétée dans les urines. La clairance plasmatique totale est de 6,4 l/min. L'élimination est complète en 72 heures. La DHD est présente dans l'urine principalement sous forme glucuroconjuguée.
Dose-dépendance et temps-dépendance
Les pharmacocinétiques des doses uniques et répétées par voie orale sont linéaires sur lintervalle de concentrations de 2,5 à 10 mg. La comparaison de la cinétique des doses uniques et répétées montre que les pharmacocinétiques de la dydrogestérone et de la DHD ne sont pas modifiées après administration répétée. Létat déquilibre était atteint après 3 jours de traitement.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études de toxicité sur la reproduction chez le rat ont montré une incidence accrue de mamelons proéminents (entre lâge de 11 et 19 jours) et dhypospadias dans la progéniture mâle à des doses élevées, non comparables à celles utilisées chez lhomme. Le risque réel dhypospadias chez lhomme ne peut pas être déterminé dans les études chez lanimal en raison des différences majeures de métabolisme entre le rat et lhomme.
Des données limitées de sécurité chez lanimal suggèrent que la dydrogestérone a des effets dallongement de la parturition, ce qui est cohérent avec son activité progestogène.
Evaluation du risque environnemental : Ce médicament peut présenter un risque pour le milieu aquatique.
Pelliculage : hypromellose, macrogol 400, dioxide de titane
5 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium)
20 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium)
30 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium)
40 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium)
50 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium)
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Ce médicament peut présenter un risque pour le milieu aquatique. Les médicaments qui ne sont plus utiles ne doivent pas être éliminés au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur ou rapporté à la pharmacie.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
40-44 RUE WASHINGTON
75008 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 321 929.4 ou 34009 321 929 4 6 : 10 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium)
· 321 930.2 ou 34009 321 930 2 8 : 20 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium)
· 321 931 9 ou 34009 321 931 9 6 : 30 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium)
· 321 932.5 ou 34009 321 932 5 7 : 40 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium)
· 323 027.8 ou 34009 323 027 8 9 : 50 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- ULIPRISTAL ACETATE EXELTIS 30 mg, comprimé pelliculé
- CRINONE 80 mg/g, gel vaginal
- ARTELAC 1,6 mg/0,5 mL, collyre en récipient unidose
- AETOXISCLEROL TAMPONNE 0,25 POUR CENT (5 mg/2 ml), solution injectable (I.V.) en ampoule
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