CARBOCAINE 10 mg/ml, solution injectable
CIS 64895394
Informations à jour au 19 avril 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 19/04/2021
CARBOCAINE 10 mg/ml, solution injectable.
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour 1 ml
Une ampoule de 20 ml contient 200 mg de mépivacaïne.
Excipients à effet notoire : sodium. Ce médicament contient 63 mg de sodium par ampoule.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
· Anesthésie locale par infiltration.
· Anesthésie régionale lors d'intervention chirurgicale (sauf en obstétrique): anesthésie tronculaire, plexique, caudale, péridurale.
4.2. Posologie et mode d'administration
La forme, la concentration utilisée varient en fonction de lindication et du but recherché, de lâge et de létat pathologique du patient.
Lanesthésie obtenue est habituellement fonction de la dose totale administrée.
La dose à injecter est fonction de la technique danesthésie pour laquelle le produit est utilisé.
La mépivacaïne na pas été approuvée pour lusage intra-articulaire continu post-opératoire et ne doit donc pas être utilisée dans ce cadre (voir rubrique 4.4).
Adultes et enfants de plus de 12 ans
Le tableau suivant donne à titre indicatif les posologies pour les techniques les couramment utilisées. Lexpérience du médecin et la connaissance de létat clinique du patient sont importantes dans le choix de la dose. Lors de lutilisation de blocs prolongés, par ladministration répétée, les risques datteindre une concentration plasmatique toxique ou de provoquer un traumatisme nerveux local doivent être pris en considération.
La mépivacaïne 20 mg/ml nest pas recommandée pour les blocs intercostaux en labsence dadrénaline, ni chez lenfant.
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Conc mg/ml |
Volume ml |
Dose mg |
Délai dinstallation minutes |
Durée heures |
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Anesthésie Chirurgicale |
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Administration péridurale lombaire |
20 |
15-20 |
300-400 |
15-20 |
1,5-2 |
|
Administration péridurale thoracique |
10-20 |
5-12 |
50-240 |
10-20 |
1,5-2 |
|
Bloc caudala |
10 20 |
20-30 15-25 |
200-300 300-500 |
15-30 15-30 |
1-1,5 1,5-2 |
|
Anesthésie régionale intraveineuse (ALRIV) |
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a. membres supérieursa |
5 |
40 |
200 |
10-15 |
Jusqu'au relâchement du garrot |
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Blocs nerveux (petit nerf périphérique et infiltration) |
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- infiltration |
5 10 |
<80 <40 |
<400 <400 |
1-2 1-2 |
1,5-2 2-3 |
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-bloc digital |
10 |
1-5 |
10-50 |
2-5 |
1,5-2 |
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-bloc intercostal (par segment)-nombre maximal de blocs nerveux simultanés doit être au maximum de 10 |
10 |
4 |
<400 (Dose cumulée de chacune des injections) |
3-5 |
1-2 |
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-bloc péribulbaire |
20 |
5-7,5 |
100-150 |
3-5 |
1,5-2 |
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Blocs nerveux périphériques majeurs |
|||||
|
- bloc paracervical (de chaque côté)b |
10 |
10 |
100 |
3-5 |
1-1,5 |
|
- bloc plexus brachial - axilaire - supraclaviculaire, interscalenique et |
10 10 |
40 30-40 |
400 300-400 |
15-30 15-30 |
1,5-2 1,5-2 |
|
- bloc du nerf sciatique |
20 |
15-25 |
300-500 |
15-30 |
2-3 |
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- Bloc fémoral ou bloc du fascia iliaca |
10 |
30-50 |
300-500 |
15-30 |
1,5-2 |
a. Ne pas relâcher le garrot dans les 20 min suivant linjection.
b. Non recommandée durant laccouchement.
Enfants de 2 mois à 12 ans
Le tableau suivant donne à titre indicatif les posologies pour lutilisation en pédiatrie. Des variations individuelles peuvent se produire. Chez les enfants avec un poids élevé, une diminution graduelle de la dose est souvent nécessaire et doit être basée sur le poids théorique (masse corporelle maigre). Les recommandations doivent être consultées pour des facteurs affectant les blocs techniques spécifiques et les exigences individuelles du patient.
Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 4.8, 5.1 et 5.2 mais aucune recommandation ne peut être faite concernant la posoloqie applicable pour la réalisation d'une arthroscopie ou d'une anesthésie locoréqionale intraveineuse (bloc de Bier).
Chez les enfants âgés de 2 mois à 12 ans, la posologie sans adrénaline doit être calculée en fonction du poids jusqu'à un maximum de 5 mg/kg ; la posologie avec adrénaline doit être calculée en fonction du poids jusqu'à un maximum de 7 mg/kg. La concentration optimale d'adrénaline chez lenfant n'a pas été déterminée avec précision. En général, la concentration recommandée est de 1/200 000 chez lenfant et de 1/400 000 chez le nourrisson.
Au moment de déterminer la concentration et le volume nécessaire à la technique d'anesthésie pratiquée, la dose totale de mépivacaïne doit toujours être calculée de façon à être inférieure à la dose maximale recommandée. La mépivacaïne ne doit pas être utilisée chez les nouveaux nés âgés de moins de 6 semaines en raison du métabolisme hépatique immature.
Posologies recommandées chez lenfant
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Conc mg/ml |
Volume ml/kg |
Dose mg/kg |
Délai dinstallation minutes |
Durée heures |
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Anesthésie caudale et épiduralea) (blocs en dessous de T12)
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10 |
0,5b) |
≤5 |
10 - 15 |
1 - 2
|
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Bloc nerveux périphériques majeursa) (par ex. bloc plexus axillaire) |
10 |
0,3-0,5 |
≤5 |
10-15 |
1-1,25 |
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Bloc nerveuxa) (par ex. petit nerf périphérique et infiltration) |
5-10 |
0,07-0,2c) |
≤5 |
10-15 |
- |
a) Prendre en considération à la fois l'âge et le poids au moment de déterminer la posologie.
b) Le volume pour un seul bloc ne doit pas excéder 20 ml pour chaque patient.
c) Le volume pour un seul bloc ne doit pas excéder 10 ml pour chaque patient.
Populations particulières
lnsuffisants hépatiques
Aucune réduction de dose n'est nécessaire lors d'une anesthésie avant chirurgie chez les patients atteints d'insuffisance hépatique. Dans le cas d'anesthésie prolongée par blocs nerveux, par exemple lors d'administrations répétées, les doses répétées de mepivacaïne doivent être réduites de 50% chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique au stade de Child C et une dose quotidienne totale de 750 mg de mepivacaïne ne doit pas être dépassée (voir rubrique 4.4).
lnsuffisants rénaux
Aucune réduction de dose n'est nécessaire lors d'une anesthésie avant chirurgie de moins de 24 heures chez les patients atteints d'insuffisance rénale (voir rubriques 4.4 et 5.2).
· La mépivacaïne ne doit pas être utilisée chez les nouveau-nés de moins de 6 semaines en raison dun métabolisme hépatique réduit.
· Hypersensibilité aux anesthésiques locaux à liaison amide.
· Lanesthésie locorégionale est généralement déconseillée chez les malades sous anticoagulants.
· Troubles de la conduction auriculoventriculaire nécessitant un entraînement électrosystolique permanent non encore réalisé.
· Epilepsie non contrôlée par un traitement.
· Injection intravasculaire
· Sujets porphyriques.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Lattention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Un surdosage ou une injection IV rapide accidentelle peut provoquer des réactions toxiques.
Il nest pas recommandé de faire une anesthésie locale par infiltration dans les zones infectées et inflammatoires.
Des cas de chondrolyse ont été rapportés chez des patients recevant une perfusion continue intra-articulaire danesthésiques locaux en post-opératoire. La majorité des cas rapportés de chondrolyse impliquaient larticulation de lépaule. En raison de multiples facteurs contributifs et de linconsistance de la littérature scientifique concernant le mécanisme daction, un lien de causalité na pas été établi. La perfusion continue intra-articulaire de Carbocaïne nest pas une indication approuvée de ce médicament.
Une anesthésie épidurale peut conduire à une hypotension et à une bradycardie. Lhypotension devra être rapidement traitée par ladministration dun vasopresseur en injection intraveineuse et par un remplissage vasculaire adapte.
La mépivacaïne nest pas recommandée chez lenfant de moins de 2 mois en raison de labsence de données cliniques.
Précautions d'emploi
Lutilisation de la mépivacaïne nécessite :
Lors de lanesthésie locale,
· un interrogatoire destiné à connaître le terrain, les thérapeutiques en cours, les antécédents du patient.
· si nécessaire, une prémédication par une benzodiazépine à dose modérée,
· de faire linjection strictement hors des vaisseaux après aspirations répétées,
· de disposer dun matériel de réanimation (en particulier dune source doxygène)
· de disposer dune émulsion lipidique à administrer en cas dintoxication avec signes cliniques de neurotoxicité ou de cardiotoxicité.
En outre, lors de lanesthésie régionale (caudale, péridurale, tronculaire, plexique),
· de disposer dune voie veineuse et dun matériel complet de réanimation,
· de disposer de médicaments aux propriétés anticonvulsivantes (thiopental, benzodiazépines), myorelaxantes (benzodiazépines), datropine et de vasopresseurs,
· une surveillance électrocardiographique continue (cardioscopie), et tensionnelle,
· de pratiquer une injection test de 3 à 4 ml,
· dinjecter lentement en réaspirant fréquemment,
· de maintenir le contact verbal avec le patient ;
lnsuffisants hépatiques sévères et insuffisants rénaux sévères
Chez les insuffisants hépatiques sévères (stade de Child C), les données disponibles sur la lidocaïne suggèrent que la clairance peut être réduite d'environ 50% (voir rubrique 4.2).
Une diminution cliniquement significative de la clairance de la mepivacaïne nest attendue que chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (CL(cr) < 30 ml/min) qui ne sont pas hémodialysés.
Une diminution de la clairance ne devrait pas impacter la survenue d'une toxicité liée aux concentrations plasmatiques élevées après une dose de mépivacaïne lors d'une anesthésie avant chirurgie. Néanmoins, chez l'insuffisant rénal chronique, la clairance du métabolite de la mépi vacaïne PPX excrété par voie rénale est diminuée et une accumulation peut survenir après une administration répétée (voir rubrigue 4 .2).
La mépivacaïne étant métabolisée par le foie, les doses doivent être limitées chez linsuffisant hépatique sévère. Un renouvellement éventuel des injections, par exemple pour lanesthésie péridurale, doit être strictement surveillé chez de tels sujets, pour éviter un surdosage relatif par insuffisance de métabolisation.
Pour la même raison, la mépivacaïne doit être utilisée avec précaution chaque fois quune pathologie (état de choc, insuffisance cardiaque) ou une thérapeutique concomitante diminue le débit sanguin hépatique.
La mépivacaïne doit être utilisée avec précaution (diminuer les doses) en cas d'hypoxie, d'hyperkaliémie ou d'acidose.
La mépivacaïne ne doit généralement pas être utilisée chez la femme enceinte
Ce médicament contient 63 mg de sodium par ampoule, ce qui équivaut à 3,15 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2g de sodium par adulte.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une foetotoxicité.
En clinique, aucun des anesthésiques locaux nest connu pour être tératogène.
Chez le ftus : bradycardie, accompagnée éventuellement dacidose, et chez le nouveau-né, cyanose et baisse transitoire des réponses neurocomportementales (atonie, réflexe de succion) ont été retrouvées, essentiellement avec la lidocaïne et la mépivacaïne. Ces effets sont dautant plus manifestes que lanesthésie est proche de la délivrance.
En conséquence, lutilisation de la mépivacaïne est déconseillée chez la femme enceinte, notamment dans le cadre de lanesthésie et lanalgésie péridurale obstétricales.
Comme les autres anesthésiques locaux, la mépivacaïne passe dans le lait maternel, en très faible quantité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le profil des effets indésirables de la mépivacaïne est semblable à celui des autres agents anesthésiques locaux de type amide. La survenue dun effet indésirable cardio-vasculaire ou neurologique doit faire suspecter un surdosage (voir rubrique 4.9). Les effets indésirables de cette classe thérapeutique peuvent être :
Affections cardio-vasculaires :
· hypotension,
· hypertension,
· bradycardie,
· arythmie cardiaque,
· arrêt cardiaque.
Affections gastro-intestinales :
· nausées,
· vomissements.
Affections du système nerveux :
· paresthésies,
· étourdissements,
· signes et symptômes de toxicité du SNC (convulsions, engourdissements de la langue, hyperacousie, troubles de la vue, perte de conscience, tremblements, bourdonnements doreilles, dysarthrie, dépression du SNC),
· neuropathie,
· lésion du nerf périphérique,
· arachnoïdite.
Affections du système immunitaire :
· réactions allergiques,
· choc anaphylactique.
Affections respiratoires :
· dépression respiratoire.
Affections oculaires :
· diplopie.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Ces réactions toxiques sont de deux ordres cardiovasculaires et neurologiques.
Les réactions cardiovasculaires sont de type dépresseur, et peuvent être caractérisées par une hypotension, une dépression myocardique, une bradycardie voire même un arrêt cardiaque.
Les réactions du Système Nerveux Central (SNC) sont de type excitateur et/ou dépresseur. Les premiers symptômes de toxicité sont des sensations détourdissement, un engourdissement des lèvres et de la langue, un dysfonctionnement de laudition avec des bourdonnements doreilles et une dysarthrie. Dautres symptômes subjectifs du SNC comportent une désorientation et des sensations de somnolence. Les signes objectifs de toxicité du SNC sont généralement excitateurs et comprennent frissons, contractions musculaires et tremblements impliquant au départ les muscles du visage et les parties distales des extrémités. Finalement, des convulsions généralisées de type « grand mal » apparaissent. Si une dose très importante est administrée, les premiers signes dexcitation du SNC (activité épileptoïde) sont rapidement suivis dune dépression généralisée du SNC (dépression respiratoire puis arrêt respiratoire).
Les concentrations veineuses auxquelles peuvent apparaître les premiers signes de toxicité neurologique sont de 5 à 6 µg/ml.
Les manifestations de toxicité neurologique sont traitées par linjection dun barbiturique de courte durée daction ou dune benzodiazépine, loxygénation, la ventilation assistée.
Le traitement dun patient présentant des signes de toxicité systémique consiste à traiter les convulsions et assurer une ventilation adéquate avec de loxygène, si nécessaire par ventilation (respiration) assistée ou contrôlée. Chez ladulte, lorsque des convulsions apparaissent, elles doivent être rapidement traitées par injection intraveineuse de thiopental (2 à 4 mg/kg) ou benzodiazépines à action courte (diazépam 0,1 mg/kg ou midazolam 0,05 mg/kg). La succinylcholine intraveineuse (1 mg/kg) peut être utilisée pour assurer une relaxation musculaire à condition que le clinicien soit capable deffectuer une intubation endotrochéale et de prendre en charge un patient complètement paralysé.
Après arrêt des convulsions et lorsquune ventilation pulmonaire adaptée est assurée, aucun autre traitement nest habituellement nécessaire. Cependant, en cas dhypotension, un vasopresseur doit être administré par voie intraveineuse.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANESTHESIQUE LOCAL (N : système nerveux central), Code ATC : N01BB
La mépivacaïne fait partie du groupe des anesthésiques à liaison amide.
Lactivité anesthésique de la mépivacaïne se caractérise par :
· un délai rapide dinstallation de lanesthésie (10 à 30 minutes)
· une durée daction intermédiaire (60 à 180 minutes)
· une meilleure intensité du bloc moteur est obtenue à une concentration de 20 mg/ml.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Caractéristiques de la mépivacaïne :
· le poids moléculaire du chlorhydrate de mépivacaïne est de 246,
· fixation aux protéines plasmatiques (préférentiellement les alpha 1-glycoprotéines) est de lordre de 75% aux doses utilisées en thérapeutique,
· solubilité dans les graisses : en comparaison avec la lidocaïne, la même méthode étant utilisée (n-heptane/tampon pH=7,4), le coefficient de partage est de 0,8 pour la mépivacaïne, soit 3 fois moins élevé que pour la lidocaïne,
· pKa de 7,6.
Concentrations sanguines :
· péridurale et bloc plexique (400 mg) : une concentration sanguine maximale de lordre de 1,25 µg/ml est obtenue en 15 à 20 minutes
· infiltration (5mg/kg) : une concentration sanguine maximale de lordre de 1,25µg/ml est obtenue en 30 minutes
· bloc intercostal : un pic de concentration plasmatique à 5 µg/ml est observé en 10-15 minutes.
Distribution :
Le volume de distribution est de 84 litres.
La demi-vie apparente délimination est de 1,9 heures.
La clairance totale plasmatique est de 0,8 l/min
Diffusion placentaire :
Le passage transplacentaire se fait par simple diffusion.
Le rapport sang foetal/ sang maternel est de lordre de 70%.
Métabolisation et élimination :
La métabolisation de la mépivacaïne est hépatique par dégradation enzymatique (hydroxylation et conjugaison).
La presque totalité de la mépivacaïne injectée est éliminée sous forme de métabolites.
Environ 5 % du produit sont éliminés par voie urinaire sous forme inchangée.
Population pédiatrique
La demi-vie terminale de la mépivacaïne chez le nouveau-né est 3 fois plus longue que chez l'adulte, ce qui est partiellement lié à un effet de distribution. La clairance de la mépivacaïne a été estimée entre 5,1 - 19 et 2,9 à 8,9 ml/min/kg et le volume de distribution entre 0,6 1,5 et 1,2 2,8 I/kg chez l'adulte et le nouveau-né, respectivement.
lnsuffisance rénale
L'insuffisance rénale n'a que peu ou pas d'influence sur la tolérance de la mépivacaïne lorsque celle-ci est utilisée à court terme en anesthésie avant chirurgie. Les concentrations plasmatiques de mépivacaïne ont été évaluées après un bloc axillaire (600 mg pour le bloc axillaire et 50 mg en supplémentation) chez 8 patients atteints dinsuffisance rénale chronique terminale. Les concentrations plasmatiques totales sont exprimées en µg/ml. Leurs médianes et intervalles sont : 1,69 (1,23 7,78) à 5 min : 5,61 (4,36 - 8,19) à 30 min : 8,28 (3,83 11,21) à 60 min ; 7,93 (5,63 - 11,1) à 90 min et 6,49 (5,56 - 8,35) à 150 min. Aucun signe de toxicité n'a été observé. A titre comparatif, les patients sans insuffisance rénale recevant 600 mg de mépivacaïne pour un bloc du plexus axillaire avaient une concentration plasmatique totale moyenne de 3,33 µg/ml avec une valeur maximale à 5,21 µg/ml.
Les patients souffrant d'insuffisance rénale chronique ont des concentrations augmentées d'AAG et par conséquent une augmentation de la fixation aux protéines plasmatiques et une augmentation des concentrations totales, alors que la concentration de la fraction non liée de mépivacaïne pharmacologiquement active peut ne pas atteindre le seuil de toxicité.
La clairance rénale du métabolite PPX est significativement corrélée à la clairance de la créatinine. Un défaut de corrélation entre I'exposition totale, exprimée en Aire Sous la Courbe (ASC), et la clairance de la créatinine indique que la clairance totale de PPX inclut une élimination non rénale en plus de l'excrétion rénale. Certains patients insuffisants rénaux peuvent présenter une exposition augmentée au PPX résultant d'une clairance non rénale faible. En raison de la toxicité réduite du PPX sur le SNC en comparaison à la toxicité de la mépivacaïne, les conséquences cliniques sont considérées comme négligeables lors d'un traitement à court terme.
5.3. Données de sécurité préclinique
Chlorure de sodium, hydroxyde de sodium (2M), eau pour préparations injectables.
Après ouverture, le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
Avant ouverture : Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
20 ml en ampoule (polypropylène), sous barquette stérile.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Les ampoules (Polyamp) de chlorhydrate de mépivacaïne, sadaptent sur des seringues Luer Fit.
1. Tenir lampoule verticalement. Faire descendre dans la partie inférieure, toute partie de solution qui serait retenue dans le col, en tapotant à ce niveau.
2. Détacher la partie supérieure de lampoule en la tournant dans le sens indiqué par la flèche.
3. Adapter directement la seringue à lampoule en lenfonçant fermement.
4. Tenir lampoule renversée en aspirant la solution.
Maintenir le piston de la seringue jusquà ce que lampoule soit retirée.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
3016 Lake Drive
Citywest Business Campus
DUBLIN 24
IRLANDE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 341 693 6 6 : 20 ml en ampoule (polypropylène) sous barquette stérile : boîte de 10
· 34009 352 428 7 7 : 20 ml en ampoule (polypropylène) sous barquette stérile : boite de 5
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
Date de première autorisation : 20 août 1996
Date de dernier renouvellement :20 août 2006
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicaments liés cités dans ce texte
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
- CHLORHYDRATE DE LIDOCAINE RENAUDIN 10 mg/ml, solution injectable
- DIAZEPAM ARROW 10 mg, comprimé sécable
- MIDAZOLAM ACCORD 1 mg/ml, solution injectable
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