IRINOTECAN MEDAC 20 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
CIS 65043939
Informations à jour au 28 janvier 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 28/01/2022
IRINOTECAN MEDAC 20 mg/mL, solution à diluer pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chlorhydrate dirinotécan trihydraté.......................................................................................... 20 mg
équivalent à irinotécan........................................................................................................ 17,33 mg
Pour 1 mL de solution à diluer pour perfusion.
Chaque flacon de 2 mL contient 40 mg de chlorhydrate dirinotécan trihydraté (40 mg/2 mL).
Chaque flacon de 5 mL contient 100 mg de chlorhydrate dirinotécan trihydraté (100 mg/5 mL).
Chaque flacon de 15 mL contient 300 mg de chlorhydrate dirinotécan trihydraté (300 mg/15 mL).
Chaque flacon de 25 mL contient 500 mg de chlorhydrate dirinotécan trihydraté (500 mg/25 mL).
Chaque flacon de 50 mL contient 1000 mg de chlorhydrate dirinotécan trihydraté (1000 mg/50 mL).
Excipients à effet notoire :
Sorbitol (E420)
Ce médicament contient 45 mg de sorbitol par mL.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution à diluer pour perfusion.
Solution limpide de couleur jaune.
pH 3,0 3,8.
4.1. Indications thérapeutiques
IRINOTECAN MEDAC est indiqué dans le traitement des patients présentant un cancer colorectal avancé
· en monothérapie, après échec dun traitement ayant comporté du 5‑fluorouracile,
· en association avec le 5‑fluorouracile et l'acide folinique chez les patients nayant pas reçu de chimiothérapie antérieure pour le stade avancé de leur maladie.
IRINOTECAN MEDAC en association avec le cétuximab est indiqué dans le traitement des patients présentant un cancer colorectal métastatique avec gène KRAS de type sauvage exprimant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFr) nayant pas reçu de traitement antérieur pour une maladie métastatique ou après échec dune chimiothérapie incluant de lirinotécan.
IRINOTECAN MEDAC en association avec le 5‑fluorouracile, lacide folinique et le bévacizumab est indiqué en traitement de première ligne chez des patients présentant un carcinome métastatique du côlon ou du rectum.
IRINOTECAN MEDAC en association avec la capécitabine avec ou sans bévacizumab est indiqué en traitement de première ligne chez les patients présentant un carcinome colorectal métastatique.
4.2. Posologie et mode d'administration
Réservé à ladulte.
Posologie
En monothérapie (chez les patients traités précédemment) :
La posologie recommandée est de 350 mg/m² dirinotécan administrés en perfusion intraveineuse de 30 à 90 minutes toutes les 3 semaines (voir rubriques 4.4 et 6.6).
En association (chez les patients non traités précédemment) :
Lefficacité et la tolérance de lirinotécan en association avec le 5‑fluorouracile (5‑FU) et lacide folinique (AF) ont été évaluées selon le schéma suivant (voir rubrique 5.1).
Irinotécan et 5‑FU/AF, schéma toutes les 2 semaines :
La dose recommandée est de 180 mg/m² dirinotécan une fois toutes les 2 semaines en perfusion intraveineuse de 30 à 90 minutes, suivie dune perfusion dacide folinique et de 5‑fluorouracile.
Concernant la posologie et le mode dadministration du cétuximab administré concomitamment, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de ce médicament. En général, la dose dirinotécan utilisée est la même que celle administrée au cours des derniers cycles du précédent traitement à base dirinotécan. Lirinotécan ne doit pas être administré moins dune heure après la fin de de la perfusion du cétuximab.
Concernant la posologie et le mode dadministration du bévacizumab, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de ce médicament.
Ajustements posologiques
Lirinotécan doit être administré après récupération convenable de tous les effets indésirables, c'est à dire grade 0 ou 1 selon les critères du NCI CTC (National Cancer Institute Common Toxicity Criteria), et après disparition complète d'une diarrhée liée au traitement.
Avant chaque administration de traitement en perfusion, la dose dirinotécan, et de 5‑FU si nécessaire, devra être réduite en tenant compte des effets indésirables de plus haut grade observés lors de la perfusion précédente. Le traitement doit être retardé de 1 ou 2 semaines afin de permettre une récupération des effets indésirables liés au traitement.
La posologie de lirinotécan, et/ou du 5‑FU si nécessaire, devra être réduite de 15 à 20 % en cas de survenue des effets indésirables suivants :
· toxicité hématologique (neutropénie grade 4, neutropénie fébrile [neutropénie grade 3 4 et fièvre grade 2 4], thrombocytopénie et leucocytopénie [grade 4]).
· toxicité non hématologique (grade 3 4).
Les recommandations de modification de posologie du cétuximab administré en association avec lirinotécan doivent être en accord avec le Résumé des Caractéristiques du Produit de ce médicament.
Se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit du bévacizumab pour les modifications de posologie du bévacizumab administré en association avec irinotécan/5‑FU/AF.
En association avec la capécitabine chez les patients âgés de 65 ans ou plus, une réduction de la posologie initiale de la capécitabine à 800 mg/m² deux fois par jour est recommandée, conformément au Résumé des Caractéristiques du Produit de la capécitabine. Se référer également aux recommandations concernant les modifications de posologie dans les associations thérapeutiques figurant dans le Résumé des Caractéristiques du Produit de la capécitabine.
Durée du traitement
Le traitement par irinotécan doit être poursuivi jusquà progression objective de la maladie ou jusquà la survenue dune toxicité inacceptable.
Populations spécifiques
Patients présentant une insuffisance hépatique
En monothérapie :
La bilirubinémie (jusquà 3 fois la limite supérieure de la normale [LSN]), chez les patients ayant un indice de performance OMS ≤ 2, conditionne la posologie initiale dirinotécan. Chez ces patients ayant une hyperbilirubinémie et un taux de prothrombine supérieur à 50 %, la clairance dirinotécan est diminuée (voir rubrique 5.2), et le risque de toxicité hématologique est donc augmenté. Une surveillance hebdomadaire de la numération de la formule sanguine doit donc être réalisée chez ces patients.
· Chez les patients ayant une bilirubinémie inférieure ou égale à 1,5 fois la LSN, la dose recommandée dirinotécan est de 350 mg/m².
· Chez les patients ayant une bilirubinémie comprise entre 1,5 et 3 fois la LSN, la dose recommandée dirinotécan est de 200 mg/m².
· Les patients ayant une bilirubinémie supérieure à 3 fois la LSN ne doivent pas être traités avec lirinotécan (voir rubriques 4.3 et 4.4).
En association :
Il nexiste pas de données disponibles chez les patients présentant une insuffisance hépatique traités par irinotécan en association.
Patients présentant une insuffisance rénale
Aucune étude nayant été réalisée dans cette population, lutilisation de lirinotécan nest pas recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Sujets âgés
Aucune étude pharmacocinétique spécifique na été réalisée chez le sujet âgé. Toutefois, la dose doit être choisie avec prudence dans cette population, en raison de la fréquence plus importante daltération des fonctions biologiques. Cette population demande une surveillance plus étroite (voir rubrique 4.4).
Mode dadministration
Après dilution, la solution pour perfusion dirinotécan doit être perfusée dans une veine périphérique ou centrale.
Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Maladie inflammatoire chronique de lintestin et/ou occlusion intestinale (voir rubrique 4.4).
· Allaitement (voir rubrique 4.6).
· Bilirubinémie > 3 fois la LSN (voir rubrique 4.4).
· Insuffisance médullaire sévère.
· Indice de performance de grade OMS > 2.
· Association avec le millepertuis (voir rubrique 4.5).
· Vaccins vivants atténués (voir rubrique 4.5).
Pour les contre-indications supplémentaires du cétuximab ou du bévacizumab, se référer aux Résumés des Caractéristiques du Produit de ces médicaments.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Etant donné la nature et la fréquence des effets indésirables, lirinotécan ne sera prescrit dans les cas suivants quaprès avoir pesé les bénéfices attendus par rapport aux éventuels risques thérapeutiques:
· chez les patients présentant un facteur de risque, en particulier ceux dont lindice de performance de grade OMS = 2.
· dans les rares cas où il est prévisible que le patient n'observera pas les recommandations de prise en charge des effets indésirables (nécessité dun traitement antidiarrhéique immédiat et prolongé associé à une prise abondante de liquide dès la survenue de diarrhée tardive). Une surveillance stricte à lhôpital est recommandée pour de tels patients.
Lorsque lirinotécan est utilisé en monothérapie, il est habituellement prescrit selon un schéma dadministration toutes les 3 semaines. Cependant, un schéma dadministration hebdomadaire (voir rubrique 5.1) peut être envisagé chez des patients nécessitant un suivi plus rapproché ou qui ont un risque particulier de neutropénie sévère.
Diarrhée tardive
Les patients doivent être avertis du risque de diarrhée tardive survenant plus de 24 heures après ladministration de lirinotécan et à tout moment avant le cycle suivant. En monothérapie, le délai médian d'apparition de la première selle liquide est de 5 jours après la perfusion dirinotécan. En cas dapparition de cet effet indésirable, les patients doivent prévenir rapidement leur médecin et débuter immédiatement un traitement adapté.
Le risque de diarrhée est augmenté chez les patients ayant reçu une radiothérapie abdomino‑pelvienne antérieure, ceux ayant une hyperleucocytose initiale, ceux ayant un indice de performance de grade OMS ≥ 2 et chez les femmes. Si la diarrhée nest pas traitée correctement, elle peut menacer le pronostic vital, particulièrement en cas de neutropénie concomitante.
Dès la première selle liquide, le patient doit boire abondamment des boissons contenant des électrolytes et débuter immédiatement un traitement antidiarrhéique approprié. Le traitement antidiarrhéique sera prescrit par le service irinotécan a été administré. A sa sortie de lhôpital, le patient devra se procurer les médicaments prescrits afin de pouvoir traiter la diarrhée dès sa survenue. De plus, le patient doit informer son médecin ou le service ayant administré lirinotécan de lapparition de la diarrhée.
Le traitement antidiarrhéique actuellement recommandé consiste en de fortes doses de lopéramide (4 mg lors de la première prise puis 2 mg toutes les 2 heures). Ce traitement doit être poursuivi pendant 12 heures après la dernière selle liquide et ne doit pas être modifiée. En aucun cas le lopéramide ne doit être administré à cette posologie plus de 48 heures consécutives, en raison du risque diléus paralytique, ni pendant moins de 12 heures.
En plus du traitement antidiarrhéique, une antibiothérapie prophylactique à large spectre doit être administrée quand la diarrhée est associée à une neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 500 cellules/mm³).
En plus du traitement antibiotique, une hospitalisation est recommandée dans les cas suivants afin de contrôler la diarrhée :
· diarrhée accompagnée de fièvre,
· diarrhée sévère (demandant une réhydratation intraveineuse),
· diarrhée persistante 48 heures après linitiation du traitement à forte dose de lopéramide.
Le lopéramide ne doit pas être administré à titre prophylactique, même chez des patients ayant présenté une diarrhée tardive lors des cures précédentes.
Chez les patients ayant présenté une diarrhée sévère, une réduction de la posologie est recommandée pour les cycles suivants (voir rubrique 4.2).
Hématologie
Au cours des essais cliniques, la fréquence des neutropénies de grades 3 et 4 du NCI CTC était significativement plus élevée chez les patients ayant reçu une radiothérapie pelvienne/abdominale antérieure que chez ceux qui nen avaient pas reçu. Le risque de neutropénie de grade 3 ou 4 lors du premier cycle était également significativement plus élevé chez les patients dont le taux de bilirubine totale sérique à linclusion était supérieur ou égal à 1,0 mg/dL que chez les patients dont les taux étaient inférieurs à 1,0 mg/dL.
Une surveillance hebdomadaire de la formule sanguine est recommandée pendant le traitement par irinotécan. Les patients doivent être avertis du risque de neutropénie et de limportance de la présence dune fièvre. Une neutropénie fébrile (température > 38°C et nombre de neutrophiles ≤ 1 000 cellules/mm³) doit être traitée en urgence en milieu hospitalier par des antibiotiques à large spectre par voie intraveineuse.
Chez les patients ayant eu une toxicité hématologique sévère, une réduction de posologie est recommandée pour les administrations suivantes (voir rubrique 4.2).
Chez les patients ayant une diarrhée sévère, le risque dinfections et de toxicité hématologique est augmenté. Un hémogramme doit être réalisé en cas de diarrhées sévères.
Insuffisance hépatique
Un bilan hépatique doit être réalisé avant la première administration et avant chaque cycle.
Une surveillance hebdomadaire de la numération sanguine doit être réalisée chez les patients ayant une bilirubinémie comprise entre 1,5 et 3 fois la LSN, en raison de la diminution de la clairance de l'irinotécan (voir rubrique 5.2) et donc de laugmentation du risque d'hématotoxicité dans cette population. Chez les patients ayant une bilirubinémie > 3 fois la LSN, voir rubrique 4.3.
Nausées et vomissements
Un traitement antiémétique prophylactique est recommandé avant chaque administration dirinotécan. Des nausées et vomissements ont été fréquemment rapportés. Les patients chez lesquels des vomissements sont associés à une diarrhée tardive doivent être hospitalisés le plus rapidement possible pour être traités.
Syndrome cholinergique aigu
En cas dapparition dun syndrome cholinergique aigu (défini par une diarrhée précoce et différents autres signes et symptômes tels que hypersudation, crampes abdominales, myosis et salivation), du sulfate datropine (0,25 mg par voie sous cutanée) doit être administré en dehors de ses contre-indications cliniques (voir rubrique 4.8).
Ces symptômes peuvent être observés pendant la perfusion dirinotécan ou juste après ; ils seraient liés à lactivité anticholinestérasique de la molécule mère irinotécan. Ils devraient être plus fréquents aux fortes doses dirinotécan.
Des précautions doivent être prises chez les patients asthmatiques. Chez les patients présentant un syndrome cholinergique aigu et sévère, l'utilisation du sulfate d'atropine à titre prophylactique est recommandée lors des administrations ultérieures d'irinotécan.
Troubles respiratoires
Les cas de pathologie pulmonaire interstitielle avec infiltrats pulmonaires sont peu fréquents durant le traitement avec lirinotécan. La pathologie pulmonaire interstitielle peut être fatale. Le risque de développement de pathologie pulmonaire interstitielle peut être favorisé par ladministration de médicaments pneumotoxiques, dune radiothérapie et ladministration de facteurs de croissance. Chez les patients présentant des facteurs de risque, la survenue de symptômes respiratoires devra être étroitement surveillée avant et pendant le traitement par irinotécan.
Extravasation
Bien que lirinotécan ne soit pas un vésicant connu, il convient de veiller à éviter toute extravasation et de surveiller le point de perfusion afin de déceler d'éventuels signes dinflammation. En cas de survenue dune extravasation, il est recommandé de nettoyer le site et dappliquer de la glace.
Sujets âgés
En raison de la fréquence plus élevée daltération des fonctions biologiques, en particulier de la fonction hépatique chez les personnes âgées, le choix de la posologie dirinotécan doit être déterminé avec précaution dans cette population (voir rubrique 4.2).
Maladie inflammatoire chronique intestinale et/ou occlusion intestinale
Ces patients ne doivent pas être traités par irinotécan avant la résolution de locclusion intestinale (voir rubrique 4.3).
Patients avec fonction rénale altérée
Des augmentations de la créatininémie et de lazote uréique sanguin ont été observées. Des cas dinsuffisance rénale aiguë se sont produits. Ces événements ont généralement été attribués à des complications dinfection ou à la déshydratation associée aux nausées, vomissements ou diarrhées. De rares cas de dysfonctionnement rénal dû au syndrome de lyse tumorale ont également été rapportés.
Aucune autre étude dans cette population na été faite (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Radiothérapie
Les patients ayant reçu une radiothérapie pelvienne/abdominale antérieure sont exposés à un risque plus élevé daplasie médullaire à la suite de ladministration dirinotécan. Les médecins doivent se montrer prudents lors du traitement de patients ayant reçu une radiothérapie antérieure étendue (notamment lorsque > 25 % de la moelle osseuse ont été irradiés et dans les six semaines précédant le début du traitement par lirinotécan). Un ajustement de la posologie peut être justifié dans cette population (voir rubrique 4.2).
Troubles cardiaques
Des événements ischémiques myocardiques ont été observés après un traitement par lirinotécan, principalement chez des patients présentant une maladie cardiaque sous-jacente ou dautres facteurs de risque de maladie cardiaque, ou chez des patients ayant été soumis à une chimiothérapie cytotoxique antérieure (voir rubrique 4.8).
Par conséquent, il conviendra dexercer une surveillance étroite chez les patients présentant des facteurs de risque connus et de prendre les mesures nécessaires pour minimiser tous les facteurs de risque modifiables (par ex., tabac, hypertension et hyperlipidémie).
Troubles vasculaires
Dans de rares cas, lirinotécan a été associé à des événements thromboemboliques (embolie pulmonaire, thrombose veineuse et thrombose artérielle) chez des patients présentant plusieurs facteurs de risque en plus de la tumeur sous-jacente.
Excipients
Sorbitol
Les patients présentant une intolérance héréditaire au fructose (IHF) ne doivent pas recevoir ce médicament, sauf en cas de nécessité uniquement.
Les bébés et les jeunes enfants (moins de 2 ans) peuvent ne pas avoir été diagnostiqués avec une intolérance héréditaire au fructose (IHF). Les médicaments (contenant du sorbitol/fructose) administrés par voie intraveineuse peuvent être mortels et doivent être contre-indiqués dans cette population, sauf nécessité clinique impérieuse et en labsence de solution alternative.
Lhistorique détaillé des symptômes dIHF doit être obtenu pour chaque patient avant de prescrire ce médicament.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par flacon, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
Autres
De rares cas dinsuffisance rénale, dhypotension ou dhypovolémie ont été observés chez des patients ayant présenté des épisodes de déshydratation associés à une diarrhée et/ou à des vomissements, ou à une septicémie.
Des mesures contraceptives doivent être prises pendant le traitement et pendant au moins 3 mois après l'arrêt du traitement (voir rubrique 4.6).
Ladministration concomitante dirinotécan avec un puissant inhibiteur (ex. kétoconazole) ou inducteur (ex. rifampicine, carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, millepertuis, apalutamide) du cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) peut altérer le métabolisme de lirinotécan et doit être évitée (voir rubrique 4.5).
Patients présentant une activité réduite de lUGT1A1 (Uridine diphosphate GlucuronosylTransférase 1A1)
Les patients présentant une activité réduite de lUGT1A1, tels que les patients atteints du syndrome de Gilbert (par ex., homozygotes pour les variants UGT1A1*28 ou *6) ont un risque accru de neutropénie sévère et de diarrhée après un traitement par irinotécan. Ce risque saccroît avec laugmentation des doses dirinotécan administrées. Bien quaucune réduction précise de la dose initiale nait été établie, une dose dirinotécan réduite à linstauration du traitement doit être envisagée pour les patients ayant une activité réduite de lUGT1A1, en particulier les patients auxquels des doses > 180 mg/m² sont administrées ou les patients fragiles. Il convient de tenir compte des recommandations cliniques applicables pour la posologie recommandée dans cette population de patients. Les doses suivantes pourront être augmentées en fonction de la tolérance individuelle des patients au traitement. Le génotypage de lUGT1A1 peut être utilisé pour identifier les individus présentant un risque accru de neutropénie sévère et de diarrhée. Lutilité clinique du génotypage en pré-traitement est cependant incertaine dans la mesure où le polymorphisme dUGT1A1 nexplique pas toutes les toxicités constatées avec le traitement par irinotécan (voir rubrique 5.2).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Une interaction entre lirinotécan et les agents bloquants neuromusculaires ne peut être exclue. Du fait de lactivité anticholinestérase de lirinotécan, les effets bloquants neuromusculaires du suxamethonium peuvent être prolongés et le blocage neuromusculaire de substances actives non dépolarisantes peut être antagonisé.
Une attention particulière est requise chez les patients recevant de façon simultanée des médicaments connus pour inhiber (ex. kétoconazole) le métabolisme de la substance active par le CYP3A4 :
Une étude a montré que la co‑administration de kétoconazole en comparaison avec lirinotécan administré seul entraînait une diminution de 87 % de lAUC du métabolite oxydatif principal APC et une élévation de 109 % de lAUC du SN‑38.
Dans une étude pharmacocinétique avec un faible nombre de patients (n = 5) dans laquelle 350 mg/m² dirinotécan a été co administré avec 900 mg de millepertuis (Hypericum perforatum), une baisse de 42 % des concentrations plasmatiques du SN‑38, métabolite actif de lirinotécan a été observée. Le millepertuis diminue les taux plasmatiques du SN‑38. Le millepertuis ne doit donc pas être administré avec lirinotécan (voir rubrique 4.3).
Ladministration concomitante de 5‑fluorouracile/acide folinique dans le schéma dassociation ne modifie pas les paramètres pharmacocinétiques de lirinotécan.
Sulfate d'atazanavir : ladministration concomitante de sulfate datazanavir, inhibiteur du CYP3A4 et de lUGT1A1, est susceptible daugmenter lexposition systémique au SN‑38, métabolite actif de lirinotécan. Il est recommandé den tenir compte en cas dadministration concomitante de ces médicaments.
Interactions communes à tous les cytotoxiques
En raison de laugmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. Sil est décidé de traiter le patient par AVK, lindice thérapeutique étroit de ces anticoagulants et la grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité, auxquelles sajoute léventualité dune interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent daugmenter la fréquence des contrôles de lINR (rapport international normalisé).
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
Vaccins vivants atténués (par ex., vaccin contre la fièvre jaune): risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle. Ladministration concomitante durant le traitement par irinotécan et pendant 6 mois après larrêt du traitement de chimiothérapie est contre-indiquée. Des vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés, cependant la réponse à ces vaccins peut être diminuée.
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
Ladministration concomitante dirinotécan avec un inducteur du cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) peut altérer le métabolisme de lirinotécan et doit être évitée (voir rubrique 4.4).
Médicaments inducteurs puissants du CYP3A4 et/ou de lUGT1A1: (par ex. rifampicine, carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne ou apalutamide). Plusieurs études ont montré que ladministration concomitante de médicaments anticonvulsivants inducteurs du CYP3A (par. ex. carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, apalutamide) entraînait une diminution de lexposition à lirinotécan, au SN‑38 et au SN‑38 glucuronidé et réduisait leurs effets pharmacodynamiques. Les effets de ces médicaments anticonvulsivants se traduisent par une diminution de 50 % ou plus des aires sous la courbe (AUC) du SN‑38 et du SN‑38 glucuronidé. En plus de linduction des enzymes du cytochrome P450 3A, laugmentation de la glucuronidation et de lexcrétion biliaire peut jouer un rôle sur la réduction de lexposition à lirinotécan et à ses métabolites. Encore avec phénytoïne : risque dexacerbation des convulsions en raison de la diminution de labsorption digestive de la phénytoïne par les substances cytotoxiques.
Associations à prendre en compte
Ciclosporine, tacrolimus : immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.
Linfluence du cétuximab sur le profil de tolérance de lirinotécan, et vice versa, na pas été mise en évidence.
Dans une étude, les concentrations dirinotécan étaient similaires chez les patients recevant irinotécan/5‑FU/AF seuls et en association avec le bévacizumab. Les concentrations de SN‑38 (métabolite actif de lirinotécan) ont été analysées chez un sous-groupe de patients (environ 30 par bras de traitement). Les concentrations en SN‑38 étaient en moyenne 33 % plus élevées chez les patients recevant irinotécan/5‑FU/AF en association avec bévacizumab comparé à ceux recevant irinotécan/5‑FU/AF seul. En raison dune forte variabilité inter patients et dun échantillonnage limité, il n'est pas certain que l'augmentation des taux de SN‑38 observée était due au bévacizumab. Lincidence deffets indésirables de type diarrhées et leucocytopénie a été légèrement plus élevée. Un nombre plus élévé de réductions posologiques en irinotécan a été rapporté chez les patients recevant de lirinotécan/5‑FU/AF en association avec le bévacizumab.
Les patients ayant présenté une diarrhée sévère, une leucocytopénie ou une neutropénie avec le bévacizumab et irinotecan en association doivent avoir une modification de posologie dirinotecan comme décrit dans la rubrique 4.2.
Les résultats dun essai consacré aux interactions médicamenteuses nont pas montré deffet significatif du bévacizumab sur la pharmacocinétique de lirinotécan et de son métabolite actif, le SN‑38. Cependant, cela nexclut pas la possibilité que leurs toxicités soient accrues en raison de leurs propriétés pharmacologiques.
Autre association
Agents antinéoplasiques (notamment la flucytosine comme promédicament du 5-fluorouracile)
Les effets indésirables de lirinotécan, tels que la myélosuppression, peuvent être exacerbés par dautres agents antinéoplasiques ayant un profil deffets indésirables similaire.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Aussi, au vu des résultats des études menées chez lanimal et du mécanisme daction de lirinotécan, lirinotécan ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que la situation clinique de la femme ne justifie le traitement avec lirinotécan. Dans chaque cas, les bénéfices du traitement doivent être mis en balance avec le risque possible pour le ftus (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Contraception chez les hommes et les femmes
Les femmes en âge de procréer et les hommes doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement, et ce jusquà 1 mois et 3 mois respectivement après larrêt du traitement.
Allaitement
Chez les rats qui allaitent, lirinotécan marqué au C14 a été détecté dans le lait. Il nexiste pas de données relatives au passage de lirinotécan dans lait maternel humain. En conséquence, en raison du risque potentiel de manifestations indésirables chez le nourrisson, lirinotécan est contre-indiqué pendant lallaitement (voir rubrique 4.3).
Fertilité
Il ny a pas de données disponibles sur leffet de lirinotécan sur la fertilité chez lhomme. Chez lanimal, des effets indésirables de lirinotécan sur la fertilité de la progéniture ont été mis en évidence (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les patients doivent être avertis du risque potentiel de vertiges ou de troubles visuels pouvant se produire dans les 24 heures suivant ladministration dirinotécan et doivent éviter de conduire des véhicules ou dutiliser des machines si de tels symptômes apparaissent.
Les effets indésirables décrits dans cette rubrique concernent lirinotécan. Aucune influence du cétuximab sur le profil de tolérance de lirinotécan, et vice versa, na été mis en évidence. En association avec le cétuximab, dautres effets indésirables ont été rapportés, et étaient ceux attendus avec le cétuximab (comme une éruption acnéiforme chez 88 % des patients). Pour les effets indésirables de lirinotécan en association avec le cétuximab, se référer aussi au Résumé des Caractéristiques du Produit.
Pour avoir des informations sur les effets indésirables de lassociation avec le bévacizumab, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit du bévacizumab.
Les effets indésirables notifiés chez les patients traités par la capécitabine en association avec lirinotécan, en plus de ceux observés avec la capécitabine en monothérapie ou observés à une fréquence supérieure comparée à la capécitabine en monothérapie sont : très fréquents, tous grades : thrombose / embolie ; fréquents, tous grades : réaction dhypersensibilité, ischémie cardiaque / infarctus ; fréquents, grades 3 et 4 : neutropénie fébrile.
Se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de la capécitabine pour des informations complètes sur les effets indésirables de ce médicament.
Les effets indésirables de grade 3 et de grade 4 notifiés chez les patients traités par la capécitabine en association avec lirinotécan et le bévacizumab, en plus de ceux observés avec la capécitabine en monothérapie ou observés à une fréquence supérieure comparée à la capécitabine en monothérapie sont : fréquents, grades 3 et 4 : neutropénie, thrombose / embolie, hypertension, et ischémie cardiaque / infarctus. Se référer aux Résumés des caractéristiques du produit de la capécitabine et du bévacizumab pour des informations complètes sur les effets indésirables de ces médicaments.
Les effets indésirables suivants, considérés comme possiblement ou probablement liés à ladministration dirinotécan, ont été rapportés chez 765 patients recevant la dose recommandée de 350 mg/m² en monothérapie et chez 145 patients traités par irinotécan en association avec le 5‑FU/AF toutes les 2 semaines à la dose recommandée de 180 mg/m².
Les effets indésirables dose limitants les plus fréquents (≥ 1/10) d'irinotécan sont une diarrhée tardive (survenant plus de 24 heures après l'administration) et des anomalies hématologiques notamment une neutropénie, une anémie et une thrombocytopénie.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables ont été résumés dans le tableau suivant selon la convention de fréquence MedDRA. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de sévérité décroissante.
Très fréquent : ≥ 1/10
Fréquent : ≥ 1/100, < 1/10
Peu fréquent : ≥ 1/1 000, < 1/100
Rare : ≥ 1/10 000, < 1/1 000
Très rare : < 1/10 000
Fréquence indéterminée ne peut être estimée sur la base des données disponibles
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Classe de systèmes dorganes |
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Fréquence |
Effets indésirables |
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Infections et infestations |
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Peu fréquent |
· Une insuffisance rénale, une hypotension ou une insuffisance cardiovasculaire ont été observés chez des patients atteints dune septicémie |
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Fréquence indéterminée |
· Infections fongiques (par exemple, pneumonie à Pneumocystis jirovecii, aspergillose bronchopulmonaire, candidose systémique) · Infections virales (par exemple, zona, grippe, réactivation de lhépatite B, colite à cytomégalovirus) |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Très fréquent |
· Neutropénie (réversible et non cumulative) · Anémie · Thrombocytopénie en cas de traitement en association · Épisodes infectieux en cas de monothérapie |
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Fréquent |
· Neutropénie fébrile · Épisodes infectieux en cas de traitement en association · Épisodes infectieux associés à une neutropénie sévère ayant entraîné trois cas de décès · Thrombocytopénie en cas de monothérapie |
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Fréquence indéterminée |
· Un cas de thrombocytopénie périphérique avec développement danticorps anti‑plaquettes a été rapporté. |
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Affections du système immunitaire |
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Peu fréquent |
· Réactions allergiques légères |
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Rare |
· Réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Fréquence indéterminée |
· Syndrome de lyse tumorale |
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Affections du système nerveux |
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Très rare |
· Troubles transitoires de lélocution |
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Affections cardiaques |
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Rare |
· Hypertension pendant ou après la perfusion |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Peu fréquent |
· Pneumopathie interstitielle avec infiltrats pulmonaires · Effets précoces, tels que dyspnée |
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Affections gastro‑intestinales |
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Très fréquent |
· Diarrhée tardive sévère · Nausées et vomissements sévères en cas de monothérapie |
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Fréquent |
· Nausées et vomissements sévères en cas dassociation · Épisodes de déshydratation (associés aux diarrhées et/ou de vomissements) · Constipation due à l'irinotécan et/ou au lopéramide |
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Peu fréquent |
· Colite pseudomembraneuse (un cas à Clostridium difficile confirmé par bactériologie) · Insuffisance rénale, hypotension ou collapsus cardiovasculaire résultant de la déshydratation associée aux diarrhées et/ou vomissements · Occlusion intestinale, iléus, hémorragies gastro‑intestinales |
|
Rare |
· Colite, incluant typhlite, colite ischémique et ulcéreuse · Perforation intestinale · Autres effets bénins incluant anorexie, douleur abdominale et mucosite · Pancréatite symptomatique ou asymptomatique |
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Affections hépatobiliaires |
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Fréquence indéterminée |
· Stéatose hépatique · stéatohépatite |
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Affections de la peau et du tissu sous‑cutané |
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Très fréquent |
· Alopécie (réversible) |
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Peu fréquent |
· Réactions cutanées bénignes |
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Affections musculo‑squelettiques et systémiques |
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Rare |
· Effets précoces, tels que contractions musculaires ou crampes et paresthésie |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
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Très fréquent |
· Fièvre en labsence dinfection et sans neutropénie sévère concomitante en cas de monothérapie |
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Fréquent |
· Fièvre en labsence dinfection et sans neutropénie sévère concomitante en cas de traitement en association · Syndrome cholinergique aigu sévère transitoire (les principaux symptômes ont été définis comme une diarrhée précoce accompagnée et différents autres symptômes tels que douleur abdominale, conjonctivite, rhinite, hypotension, vasodilatation, hypersudation, frissons, malaise, vertige, troubles visuels, myosis, larmoiements et hypersalivation). · Asthénie |
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Peu fréquent |
· Réactions au site de perfusion |
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Investigations |
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Très fréquent |
· En association, des élévations transitoires (grade 1 et 2) des taux sériques des transaminases, de phosphatase alcaline ou de bilirubine, ont été observées en labsence de métastases hépatiques évolutives |
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Fréquent |
· En monothérapie des élévations transitoires et légères à modérées des taux sériques de transaminases, de phosphatase alcaline ou de bilirubine, ont été observées en labsence de métastases hépatiques évolutives · En association : élévation transitoire (grade 3) de la bilirubine sérique · Augmentations transitoires et légères à modérées des taux sériques de la créatinine |
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Rare |
· Hypokaliémie et hyponatrémie |
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Très rare |
· Elévation des taux damylase et/ou de lipase |
Infections et infestations
Des cas peu fréquents dinsuffisance rénale, dhypotension ou dinsuffisance cardio-vasculaire ont été observés chez des patients atteints dinfection systémique grave.
Atteintes hématologiques
La neutropénie constitue une toxicité dose-limitante. La neutropénie était réversible et non cumulative; le délai médian dapparition du nadir était de 8 jours que ce soit en monothérapie ou en association.
En monothérapie :
Une neutropénie a été observée chez 78,7 % des patients et a été sévère (nombre de neutrophiles < 500 cellules/mm³) chez 22,6 % des patients. Parmi les cycles évaluables, 18 % se sont compliqués dune neutropénie < 1 000 cellules/mm³ dont 7,6 % dune neutropénie < 500 cellules/mm³.
Une récupération totale était en général atteinte au 22e jour.
Une fièvre accompagnée dune neutropénie sévère a été rapportée chez 6,2 % des patients et dans 1,7 % des cycles.
Des épisodes infectieux sont survenus chez environ 10,3 % des patients (2,5 % des cycles) et ont été associés à une neutropénie sévère chez environ 5,3 % des patients (1,1 % des cycles) et ont entraîné deux décès.
Une anémie a été rapportée chez environ 58,7 % des patients (8 % avec une hémoglobine < 8 g/dL et 0,9 % avec une hémoglobine < 6,5 g/dL).
Une thrombocytopénie (< 100 000 cellules/mm³) a été observée chez 7,4 % des patients et 1,8 % des cycles dont 0,9 % des patients avec des plaquettes ≤ 50 000/mm³, soit 0,2 % des cycles.
Presque tous les patients ont normalisé leur numération plaquettaire le 22e jour.
En association :
Une neutropénie a été observée chez 82,5 % des patients et a été sévère (nombre de neutrophiles < 500 cellules/mm³) chez 9,8 % des patients.
Parmi les cycles évaluables, 67,3 % se sont compliqués dune neutropénie < 1 000 cellules/mm³ dont 2,7 % dune neutropénie < 500 cellules/mm³.
Une récupération totale était en général atteinte dans les 7 à 8 jours.
Une fièvre accompagnée dune neutropénie sévère a été rapportée chez 3,4 % des patients et dans 0,9 % des cycles.
Des épisodes infectieux sont survenus chez environ 2 % des patients (0,5 % des cycles) et ont été associés à une neutropénie sévère chez environ 2,1 % des patients (0,5 % des cycles) et ont entraîné un décès dans un cas.
Une anémie a été rapportée chez environ 97,2 % des patients (2,1 % avec une hémoglobine < 8 g/dL).
Une thrombocytopénie (< 100 000 cellules/mm³) a été observée chez 32,6 % des patients et 21,8 % des cycles. Aucune thrombocytopénie sévère (< 50 000 cellules/mm³³) na été observée.
Un cas de thrombocytopénie périphérique avec anticorps antiplaquettes a été rapporté dans lexpérience clinique obtenue après la mise sur le marché.
Affections du système immunitaire
Des réactions allergiques dintensité légère et peu fréquentes, et de rares cas de réactions de type anaphylactique/anaphylactoïde ont été rapportés.
Affections du système nerveux
De très rares cas de troubles du langage transitoires associés aux perfusions dirinotécan ont été rapportés après la mise sur le marché.
Affections cardiaques
De rares cas dhypertension pendant ou après la perfusion ont été rapportés.
Affections respiratoires
Les cas de pathologie pulmonaire interstitielle avec infiltrats pulmonaires sont peu fréquents au cours du traitement par lirinotécan. Des effets précoces tels que dyspnée ont été rapportés (voir rubrique 4.4).
Affections gastro-intestinales
Diarrhée tardive
La diarrhée tardive (survenant plus de 24 heures après ladministration) constitue une toxicité dose-limitante de lirinotécan.
En monothérapie :
Une diarrhée sévère a été observée chez 20 % des patients qui ont suivi les recommandations de prise en charge de la diarrhée. Une diarrhée sévère est retrouvée dans 14 % des cycles évaluables. Le délai médian dapparition de la première selle liquide était de 5 jours après la perfusion dirinotécan.
En association :
Une diarrhée sévère a été observée chez 13,1 % des patients qui ont suivi les recommandations de prise en charge de la diarrhée. Une diarrhée sévère est retrouvée dans 3,9 % des cycles évaluables.
De rares cas de colite pseudomembraneuse ont été rapportés, dont un cas avec une documentation bactériologique (Clostridium difficile).
Nausées et vomissements
En monothérapie :
Des nausées et vomissements sévères ont été observés chez environ 10 % des patients ayant reçu un traitement antiémétique.
En association :
Une incidence moindre des nausées et vomissements sévères a été observée (respectivement 2,1 % et 2,8 % des patients).
Déshydratation
Des épisodes de déshydratation généralement associés à une diarrhée et/ou des vomissements ont été rapportés.
De rares cas dinsuffisance rénale, dhypotension ou dinsuffisance cardio-vasculaire ont été observés chez des patients ayant présenté des épisodes de déshydratation associés à une diarrhée et/ou à des vomissements.
Autres affections gastro-intestinales
Une constipation relative à lirinotécan et/ou au lopéramide a été observée :
· en monothérapie : chez moins de 10 % des patients.
· en association : chez 3,4 % des patients.
De rares cas docclusion intestinale, diléus ou dhémorragie gastro-intestinale et de rares cas de colites, incluant des typhlites, des colites ischémiques et ulcéreuses ont été rapportés. De rares cas de perforations intestinales ont été rapportés. Dautres effets peu sévères incluant anorexie, douleurs abdominales et mucosite ont été également observés.
De rares cas de pancréatite symptomatique ou asymptomatique liés au traitement par irinotécan ont été observés.
Affections hépatobiliaires
Des cas de stéatose hépatique et de stéatohépatite ont été signalés dans le cadre de la pharmacovigilance (les fréquences ne peuvent être estimées sur la base des données disponibles).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Lalopécie est très fréquente et réversible. Des réactions cutanées dintensité légère ont été rapportées peu fréquemment.
Affections musculo‑squelettiques
Des effets précoces tels que contraction musculaire ou crampes et paresthésies ont été rapportés.
Troubles généraux et anomalies au site de perfusion
Syndrome cholinergique aigu
Un syndrome cholinergique aigu sévère transitoire a été observé chez 9 % des patients traités par monothérapie et chez 1,4 % des patients traités par association. Les principaux symptômes étaient définis par une diarrhée précoce et un ensemble de symptômes tels que douleur abdominale, conjonctivite, rhinite, hypotension, vasodilatation, hypersudation, frissons, malaise, vertige, troubles visuels, myosis, larmoiement et hypersalivation survenant pendant ou dans les 24 heures suivant la perfusion dirinotécan. Ces symptômes disparaissent après administration datropine (voir rubrique 4.4).
Lasthénie a été sévère chez moins de 10 % des patients traités par monothérapie et chez 6,2 % des patients traités par association. Limputabilité à lirinotécan nest pas clairement établie. Une fièvre isolée non accompagnée d'infection ou de neutropénie sévère est survenue chez 12 % des patients traités par monothérapie et chez 6,2 % des patients traités par association.
Des réactions légères au site de perfusion ont été rapportées peu fréquemment.
Investigations
Examens biologiques
En monothérapie, une augmentation transitoire légère à modérée des taux sériques soit des transaminases, soit de la phosphatase alcaline, soit de la bilirubine a été observée respectivement chez 9,2 %, 8,1 % et 1,8 % des patients, en labsence de métastases hépatiques évolutives.
Une augmentation transitoire légère à modérée des taux sériques de créatinine a été observée chez 7,3 % des patients.
En association, une élévation sérique transitoire (grades 1 et 2) de lALAT, de lASAT, de la phosphatase alcaline ou de la bilirubine a été observée chez 15 %, 11 %, 11 % et 10 % des patients respectivement, en labsence de métastases hépatiques évolutives. Des grades 3 transitoires ont été observés chez 0 %, 0 %, 0 % et 1 % des patients respectivement. Aucun grade 4 n'a été observé.
Dans de très rares cas, une élévation de lamylase et/ou de la lipase a été rapportée.
De rares cas dhypokaliémie et dhyponatrémie principalement liées à une diarrhée et à des vomissements ont été rapportés.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Des cas de surdosage pouvant être fatals à des doses supérieures approximativement à deux fois la dose thérapeutique recommandée, ont été rapportés. Les effets indésirables les plus significatifs rapportés étaient une neutropénie sévère et une diarrhée sévère.
Il nexiste aucun antidote connu à lirinotécan. Un traitement symptomatique de soutien intensif doit être mis en place pour prévenir la déshydratation causée par la diarrhée et pour traiter les éventuelles complications infectieuses.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Lirinotécan est un dérivé hémisynthétique de la camptothécine. Il sagit dun agent antinéoplasique qui agit comme inhibiteur spécifique de lADN topoisomérase I. Il est métabolisé par la carboxylestérase dans la plupart des tissus en SN‑38, qui sest révélé plus actif que l'irinotécan sur la topoisomérase I purifiée et plus cytotoxique sur plusieurs lignées de cellules tumorales murines et humaines. Linhibition de lADN topisomérase I par lirinotécan ou le SN‑38 induit des lésions simple brin de lADN qui bloquent la fourche de réplication de lADN et qui sont responsables de lactivité cytotoxique. Cette activité cytotoxique est fonction du temps et elle est spécifique de la phase S.
In vitro, lirinotécan et le SN‑38 ne sont pas significativement reconnus par la P‑glycoprotéine MDR et exercent des effets cytotoxiques sur des lignées cellulaires résistantes à la doxorubicine et à la vinblastine.
De plus, lirinotécan possède un large spectre dactivité antitumorale in vivo sur des modèles tumoraux murins (adénocarcinome du canal pancréatique P03, adénocarcinome mammaire MA16/C, adénocarcinomes coliques C38 et C51), et sur des xénogreffes humaines (adénocarcinome colique Co‑4, adénocarcinome mammaire Mx‑1, adénocarcinomes gastriques ST‑15 et SC‑16). Lirinotécan est également actif sur des tumeurs exprimant la P‑glycoprotéine MDR (leucémies P388 résistantes à la vincristine et à la doxorubicine).
Effets pharmacodynamiques
Le principal effet pharmacologique de lirinotécan non lié à son activité antitumorale, est linhibition de lacétylcholinestérase.
Efficacité et sécurité clinique
Traitement associé en première ligne du cancer colorectal métastatique
En association avec lacide folinique et le 5‑fluorouracile
Une étude de phase III a été menée chez 385 patients atteints de cancer colorectal métastatique non préalablement traités et recevant soit un schéma dadministration toutes les 2 semaines (voir rubrique 4.2), soit un schéma dadministration hebdomadaire. Dans le schéma toutes les 2 semaines, au jour 1, ladministration dirinotécan à 180 mg/m² une fois toutes les 2 semaines est suivie dune perfusion dacide folinique (200 mg/m² en perfusion intraveineuse de 2 heures) et de 5‑fluorouracile (400 mg/m² en bolus intraveineux suivi par 600 mg/m² en perfusion intraveineuse de 22 heures). Au jour 2, lacide folinique et le 5‑fluorouracile sont administrés aux mêmes doses et selon le même schéma. Dans le schéma hebdomadaire, ladministration dirinotécan à 80 mg/m² est suivie dune perfusion dacide folinique (500 mg/m² en perfusion intraveineuse de 2 heures) puis de 5‑fluorouracile (2 300 mg/m² en perfusion intraveineuse de 24 heures) pendant 6 semaines.
Dans létude de traitement en association avec les deux schémas décrits ci‑dessus, lefficacité de lirinotécan a été évaluée chez 198 patients traités.
|
|
Régime dassociation |
Schéma hebdomadaire |
Schéma toutes les 2 semaines |
|||
|
|
Irinotécan |
5‑FU/AF |
Irinotécan |
5‑FU/AF |
Irinotécan |
5‑FU/AF |
|
Taux de réponse [%] |
40,8* |
23,1* |
51,2* |
28,6* |
37,5* |
21,6* |
|
valeur de p |
< 0,001 |
0,045 |
0,005 |
|||
|
Temps médian jusquà progression [mois] |
6,7 |
4,4 |
7,2 |
6,5 |
6,5 |
3,7 |
|
valeur de p |
< 0,001 |
NS |
0,001 |
|||
|
Durée médiane de réponse [mois] |
9,3 |
8,8 |
8,9 |
6,7 |
9,3 |
9,5 |
|
valeur de p |
NS |
0,043 |
NS |
|||
|
Durée médiane de réponse et de stabilisation [mois] |
8,6 |
6,2 |
8,3 |
6,7 |
8,5 |
5,6 |
|
valeur de p |
< 0,001 |
NS |
0,003 |
|||
|
Temps médian jusquà échec du traitement [mois] |
5,3 |
3,8 |
5,4 |
5,0 |
5,1 |
3,0 |
|
valeur de p |
0,0014 |
NS |
< 0,001 |
|||
|
Survie médiane [mois] |
16,8 |
14,0 |
19,2 |
14,1 |
15,6 |
13,0 |
|
valeur de p |
0,028 |
NS |
0,041 |
|||
|
* population par protocole : 5‑FU = 5‑fluorouracile ; AF = acide folinique ; NS = non significatif |
||||||
Dans le schéma hebdomadaire, lincidence des diarrhées sévères était de 44,4 % chez les patients traités par irinotécan en association avec 5‑FU/AF et de 25,6 % chez les patients traités par 5‑FU/AF seul. Lincidence des neutropénies sévères (nombre de neutrophiles < 500 cellules/mm³) était de 5,8 % chez les patients traités par irinotécan en association avec 5‑FU/AF et 2,4 % chez les patients traités par 5‑FU/AF seul.
De plus, le temps médian de détérioration définitive de lindice de performance était significativement plus long dans le groupe irinotécan en association que dans le groupe 5‑FU/AF seul (p = 0,046).
La qualité de vie a été évaluée dans cette étude de phase III à laide du questionnaire EORTC QLQ‑C30. Le délai jusquà la détérioration définitive a été constamment plus long dans les groupes irinotécan. Lévolution du score global de Qualité de vie a été légèrement meilleure dans le groupe irinotécan en association, bien que non significative, montrant que lirinotécan en association est efficace sans affecter la qualité de vie.
En association avec le bévacizumab
Une étude de phase III randomisée en double aveugle, activement contrôlé, a évalué le bévacizumab en association avec irinotécan/5‑FU/AF comme traitement de première ligne pour le carcinome métastatique du côlon ou du rectum (étude AVF2107g). Laddition du bévacizumab à lassociation irinotécan/5‑FU/AF a résulté en une augmentation statistiquement significative de la survie globale. Le bénéfice clinique, tel que mesuré par la survie globale, a été observé dans tous les sous‑groupes de patients prédéfinis, incluant ceux définis par l'âge, le sexe, l'indice de performance, la localisation de la tumeur primaire, le nombre dorganes impliqués et la durée de la maladie métastatique. Se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit du bévacizumab.
Les résultats defficacité de létude AVF2107g sont résumés dans le tableau suivant :
|
|
Groupe 1 |
Groupe 2 |
|
Nombre de patients |
411 |
402 |
|
Survie globale |
|
|
|
Temps médian [mois] |
15,6 |
20,3 |
|
Intervalle de confiance à 95 % |
14,29 16,99 |
18,46 24,18 |
|
Hazard ratio b |
|
0,660 |
|
valeur de p |
|
0,00004 |
|
Survie sans progression |
|
|
|
Temps médian [mois] |
6,2 |
10,6 |
|
Hazard ratio b |
|
0,54 |
|
valeur de p |
|
< 0,0001 |
|
Taux de réponse globale |
|
|
|
Taux [%] |
34,8 |
44,8 |
|
Intervalle de confiance à 95 % |
30,2 39,6 |
39,9 49,8 |
|
valeur de p |
|
0,0036 |
|
Durée de réponse |
|
|
|
Temps médian [mois] |
7,1 |
10,4 |
|
2575e percentile [mois] |
4,7 11,8 |
6,7 15,0 |
|
a 5 mg/kg toutes les 2 semaines ; b Par rapport au groupe témoin. |
||
En association avec le cétuximab
EMR 62 202‑013 : cette étude randomisée, menée chez des patients atteints de cancer colorectal métastatique n'ayant pas reçu de traitement préalable pour leur maladie métastatique, a comparé l'association du cétuximab et de l'irinotécan plus une perfusion de 5‑fluorouracile/acide folinique (5‑FU/AF) (599 patients) avec cette même chimiothérapie en monothérapie (599 patients). Sur l'ensemble de la population des patients pour lesquels le statut du gène KRAS était évaluable, 64 % présentaient des tumeurs avec gène KRAS de type sauvage.
Les données defficacité générées par ces études sont résumées dans le tableau suivant :
|
Variable/statistique |
Population totale |
Population avec gène KRAS de type sauvage |
||
|
Cétuximab plus FOLFIRI (N = 599) |
FOLFIRI
(N = 599) |
Cétuximab plus FOLFIRI (N = 172) |
FOLFIRI
(N = 176) |
|
|
ORR |
||||
|
IC 95 % |
46,9 (42,9-51,0) |
38,7 (34,8-42,8) |
59,3 (51,6-66,7) |
43,2 (35,8-50,9) |
|
Valeur de p |
0,0038 |
0,0025 |
||
|
PFS |
||||
|
Hazard ratio (IC 95 %) |
0,85 (0,726-0,998) |
0,68 (0,501-0,934) |
||
|
Valeur de p |
0,0479 |
0,0167 |
||
|
IC = intervalle de confiance, FOLFIRI = irinotécan plus perfusion de 5‑FU/AF, ORR = objective response rate, taux de réponses objectives (patients avec réponse complète ou réponse partielle), PFS = progression-free survival time, durée de survie sans progression |
||||
En association avec la capécitabine
Les données d'une étude clinique de phase III (CAIRO) randomisée et contrôlée supportent l'utilisation de la capécitabine à la dose initiale de 1 000 mg/m² pendant 2 semaines toutes les 3 semaines en association à l'irinotécan dans le traitement de première ligne de patients atteints de cancer colorectal métastatique. 820 patients ont été randomisés pour recevoir soit un traitement séquentiel (n = 410), soit une association de traitement (n = 410). Le traitement séquentiel se composait d'un traitement de première ligne par la capécitabine (1 250 mg/m² deux fois par jour pendant 14 jours), de deuxième ligne par l'irinotécan (350 mg/m² au jour 1) et de troisième ligne par l'association de la capécitabine (1 000 mg/m² deux fois par jour pendant 14 jours) à l'oxaliplatine (130 mg/m² au jour 1). Le traitement en association se composait d'un traitement de première ligne par la capécitabine (1 000 mg/m² deux fois par jour pendant 14 jours) associé à l'irinotécan (250 mg/m² au jour 1) (XELIRI) et de seconde ligne par la capécitabine (1 000 mg/m² deux fois par jour pendant 14 jours) plus oxaliplatine (130 mg/m² au jour 1). Tous les cycles de traitement étaient administrés à des intervalles de 3 semaines. En traitement de première ligne, la survie médiane sans progression dans la population en intention de traiter était de 5,8 mois (IC 95 % : 5,1-6,2 mois) pour la capécitabine en monothérapie et de 7,8 mois (IC 95 % : 7,0-8,3 mois) pour XELIRI (p = 0,0002).
Les données issues d'une analyse intermédiaire d'une étude de phase II (AIO KRK 0604) multicentrique, randomisée et contrôlée supportent l'utilisation de la capécitabine à la posologie initiale de 800 mg/m² pendant 2 semaines toutes les 3 semaines en association à l'irinotécan et au bévacizumab dans le traitement de première ligne de patients atteints de cancer colorectal métastatique.
115 patients ont été randomisés pour recevoir la capécitabine associée à l'irinotécan (XELIRI) et au bévacizumab : capécitabine (800 mg/m² deux fois par jour pendant 2 semaines suivies d'une période sans traitement de 7 jours), irinotécan (200 mg/m² en perfusion de 30 minutes le jour 1 toutes les 3 semaines) et bévacizumab (7,5 mg/kg en perfusion de 30 à 90 minutes le jour 1 toutes les 3 semaines). Un total de 118 patients a été randomisé pour recevoir un traitement par capécitabine associée à l'oxaliplatine et au bévacizumab : capécitabine (1 000 mg/m² deux fois par jour pendant 2 semaines suivies d'une période sans traitement de 7 jours), oxaliplatine (130 mg/m² en perfusion de 2 heures au jour 1 toutes les 3 semaines) et bévacizumab (7,5 mg/kg en perfusion de 30 à 90 minutes le jour 1 toutes les 3 semaines).
La survie sans progression à 6 mois dans la population en intention de traiter était de 80 % (XELIRI plus bévacizumab) versus 74 % (XELOX plus bévacizumab). Le taux de réponse globale (réponses complète et partielle) était de 45 % (XELOX plus bévacizumab) versus 47 % (XELIRI plus bévacizumab).
En monothérapie dans le traitement de deuxième ligne du cancer colorectal métastatique
Des essais cliniques de phase II/III ont été conduits chez plus de 980 patients atteints d'un cancer colorectal métastatique en échec d'un traitement antérieur par 5‑FU et traités toutes les 3 semaines. L'efficacité antitumorale de lirinotécan a été évaluée chez 765 patients en progression documentée sous 5‑FU à l'entrée dans l'essai.
Essais de phase III |
Irinotécan versus |
Irinotécan versus |
||||
|
|
Irinotécan |
Soins palliatifs |
Valeur de p |
Irinotécan |
5‑FU |
Valeur de p |
|
Nombre de patients |
183 |
90 |
|
127 |
129 |
|
|
Survie sans progression à 6 mois (%) |
NA |
NA |
|
33,5 |
26,7 |
0,03 |
|
Survie à 1 an (%) |
36,2 |
13,8 |
0,0001 |
44,8 |
32,4 |
0,0351 |
|
Survie médiane (mois) |
9,2 |
6,5 |
0,0001 |
10,8 |
8,5 |
0,0351 |
|
NA = non applicable |
||||||
Dans les essais de phase II, réalisés chez 455 patients traités par le schéma d'administration toutes les 3 semaines, la survie sans progression à 6 mois a été de 30 % et la survie médiane de 9 mois. Le temps médian jusqu'à progression était de 18 semaines.
De plus, des essais de phase II, non comparatifs, ont été réalisés chez 304 patients traités avec un schéma d'administration hebdomadaire, à la dose de 125 mg/m², en perfusion intraveineuse de 90 minutes, pendant 4 semaines consécutives suivies de 2 semaines de repos. Dans ces essais, le temps médian jusqu'à progression était de 17 semaines et la survie médiane était de 10 mois.
Un profil de sécurité similaire à celui du schéma toutes les 3 semaines a été observé avec le schéma hebdomadaire chez les 193 patients ayant débuté le traitement à la dose de 125 mg/m². Le délai médian d'apparition de la première selle liquide était de 11 jours.
En association avec le cétuximab après échec d'une chimiothérapie à base d'irinotécan
Lefficacité du cétuximab en association avec l'irinotécan a été étudiée dans deux études cliniques. Au total, 356 patients atteints d'un cancer colorectal métastatique exprimant l'EGFR, après échec récent d'un traitement cytotoxique à base d'irinotécan et ayant un indice de performance de Karnofsky d'au moins 60 %, mais dont la majorité avait un indice de performance de Karnofsky ≥ 80 %, ont reçu l'association.
EMR 62 202‑007 : cette étude randomisée a comparé l'association du cétuximab et de l'irinotécan (218 patients) avec le cétuximab en monothérapie (111 patients).
IMCL CP02‑9923 : cette étude à un bras, ouverte, a étudié l'association chez 138 patients.
Les données d'efficacité générées par ces études sont résumées dans le tableau suivant.
|
Étude |
n |
ORR |
DCR |
PFS (mois) |
OS (mois) |
||||
|
|
|
n (%) |
IC 95 % |
n (%) |
IC 95 % |
Médiane |
IC 95 % |
Médiane |
IC 95 % |
|
Cétuximab + irinotécan |
|||||||||
|
EMR 62 |
218 |
50 (22,9) |
17,5- 29,1 |
121 (55,5) |
48,6- 62,2 |
4,1 |
2,8-4,3 |
8,6 |
7,6-9,6 |
|
IMCL |
138 |
21 (15,2) |
9,7- 22,3 |
84 (60,9) |
52,2- 69,1 |
2,9 |
2,6-4,1 |
8,4 |
7,2-10,3 |
|
Cétuximab |
|||||||||
|
EMR 62 |
111 |
12 (10,8) |
5,7-18,1 |
36 (32,4) |
23,9-42,0 |
1,5 |
1,4-2,0 |
6,9 |
5,6-9,1 |
|
DCR = disease control rate, taux de contrôle de la maladie (patients avec réponse complète, réponse partielle ou stabilisation de la maladie pendant au moins 6 semaines), IC = intervalle de confiance, ORR = objective response rate, taux de réponses objectives (patients avec réponse complète ou réponse partielle), OS = overall survival time, durée de survie globale, PFS = progression-free survival, durée de survie sans progression |
|||||||||
Lefficacité de lassociation du cétuximab et de lirinotécan était supérieure à celle du cétuximab en monothérapie en termes de taux de réponses objectives (ORR), de taux de contrôle de la maladie (DCR) et de survie sans progression (PFS). Dans lessai clinique randomisé, aucun effet sur la durée de survie globale na été démontré (Hazard ratio 0,91 ; p = 0,48).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Distribution
In vitro, la liaison aux protéines plasmatiques de lirinotécan et du SN‑38 était denviron 65 % et 95 %, respectivement.
Léquilibre de masse et les études de métabolisme avec du médicament marqué C14 ont montré que plus de 50 % de la dose dirinotécan administrée par voie intraveineuse est excrétée sous forme inchangée, dont 33 % principalement dans les fèces via la bile et 22 % dans les urines.
Biotransformation
Deux voies métabolisent chacune au moins 12 % de la dose :
· lhydrolyse par carboxylestérase avec formation du métabolite actif SN‑38. Le SN‑38 étant principalement éliminé par glucuronidation, puis par excrétion biliaire et rénale (moins de 0,5 % de la dose dirinotécan). Le SN‑38 glucuronidé est par la suite probablement hydrolysé dans l'intestin.
· Les oxydations dépendantes des enzymes du cytochrome P450 3A aboutissant à louverture extérieure du noyau pipéridine avec formation dAPC (dérivé de lacide aminopentanoïque) et de NPC (dérivé de lamine primaire) (voir rubrique 4.5).
Lirinotécan inchangé est lentité principale retrouvée dans le plasma, suivie par lAPC, le SN‑38 glucuroconjugué et le SN‑38. Seul le SN‑38 possède une activité cytotoxique significative.
Elimination
Au cours dune étude de phase I chez 60 patients traités par perfusion intraveineuse de 30 minutes à raison de 100 à 750 mg/m² toutes les 3 semaines, lirinotécan a montré un profil délimination biphasique ou triphasique. La clairance plasmatique moyenne était de 15 L/h/m² et le volume de distribution à létat déquilibre (Vss) était de 157 L/m². La demi‑vie plasmatique moyenne de la première phase du modèle triphasique était de 12 minutes, celle de la seconde phase était de 2,5 heures et la demi‑vie terminale de 14,2 heures. Le SN‑38 a montré un profil délimination biphasique avec une demi‑vie délimination terminale moyenne de 13,8 heures. A la fin de la perfusion à la dose recommandée de 350 mg/m², les moyennes des concentrations des pics plasmatiques de lirinotécan et du SN‑38 ont été de 7,7 µg/mL et 56 ng/mL, respectivement, et les valeurs moyennes de laire sous la courbe (AUC) ont été de 34 µg·h/mL et de 451 ng·h/mL, respectivement. Une large variabilité interindividuelle des paramètres pharmacocinétiques est généralement observée avec le SN‑38.
Linéarité/non-linéarité
Une étude pharmacocinétique de population de lirinotécan a été réalisée chez 148 patients atteints dun cancer colorectal métastatique, traités avec des doses et des schémas thérapeutiques différents au cours dessais de phase I. Les paramètres pharmacocinétiques estimés avec un modèle à trois compartiments étaient similaires à ceux observés dans les études de phase I. Toutes les études ont montré que lexposition à lirinotécan et au SN‑38 augmente proportionnellement avec la dose dirinotécan administrée ; leur pharmacocinétique étant indépendante du nombre de cycles antérieurs et du schéma dadministration.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Lintensité des toxicités majeures rencontrées avec lirinotécan (ex. neutropénie et diarrhée) est liée à lexposition (AUC) à la molécule mère et au métabolite SN‑38. Des corrélations significatives ont été observées entre lapparition de la toxicité hématologique (diminution du taux de globales blancs et de polynucléaires neutrophiles au nadir) ou lintensité de la diarrhée et les valeurs de lAUC de lirinotécan et du métabolite SN‑38 en monothérapie.
La clairance dirinotécan est diminuée denviron 40 % chez les patients ayant une bilirubinémie comprise entre 1,5 et 3 fois la LSN. Chez ces patients, une dose de 200 mg/m² dirinotécan entraîne une exposition plasmatique à la substance active comparable à celle observée avec une dose de 350 mg/m² chez des patients cancéreux ayant des paramètres hépatiques normaux.
Patients présentant une activité réduite de lUGT1A1
LUDP glucuronosyltransférase 1 polypeptide A1 (UGT1A1) est impliquée dans la désactivation métabolique du SN-38, le métabolite actif de lirinotécan, en SN-38 glucuronide (SN-38 G) inactif. Le gène UGT1A1 est extrêmement polymorphe, ce qui se traduit par des capacités métaboliques variables selon les individus. Les variants génétiques les mieux caractérisés dUGT1A1 sont UGT1A1*28 et UGT1A1*6. Ces variants et dautres déficits congénitaux de lexpression dUGT1A1 (comme les syndromes de Gilbert et Crigler-Najjar) sont associés à une activité réduite de cette enzyme. Les patients ayant une activité réduite de lUGT1A1 (par exemple, homozygotes pour les variants UGT1A1*28 ou *6) présentent un risque accru deffets indésirables graves tels que la neutropénie et la diarrhée après ladministration dirinotécan, lié à laccumulation de SN-38. Selon les données issues de plusieurs méta-analyses, le risque est plus élevé pour les patients recevant des doses dirinotécan supérieures à 180 mg/m² (voir rubrique 4.4).
Pour identifier les patients présentant un risque accru de neutropénie sévère ou de diarrhée, le génotypage UGT1A1 peut être utilisé. Le caractère homozygote UGT1A1*28 se produit à une fréquence de 8 à 20 % dans la population européenne, africaine, proche-orientale et latino-américaine. Le variant *6 est quasiment absent dans ces populations. Dans la population dAsie de lEst, la fréquence de *28/*28 est denviron 1 à 4 %, elle est de 3 à 8 % pour *6/*28 et de 2 à 6 % pour *6/*6. Dans la population dAsie Centrale et du Sud, la fréquence de *28/*28 est denviron 17 %, de 4 % pour *6/*28 et de 0,2 % pour *6/*6.
5.3. Données de sécurité préclinique
Lirinotécan et le SN‑38 se sont révélés mutagènes dans le test d'aberration chromosomique in vitro sur des cellules CHO, ainsi que dans le test du micronoyau in vivo chez la souris. Toutefois, aucun effet mutagène de ces substances na été mis en évidence dans le test dAmes.
Chez les rats traités une fois par semaine pendant 13 semaines à la dose maximale de 150 mg/m² (ce qui est moins de la moitié de la dose recommandée chez lhomme), aucune tumeur imputable au traitement na été rapportée 91 semaines après la fin du traitement.
Des études de toxicité à dose unique ou à dose répétée avec lirinotécan ont été réalisées chez la souris, le rat et le chien. Les principaux effets toxiques ont été relevés dans les systèmes hématopoïétique et lymphatique. Chez le chien, une diarrhée tardive associée à une atrophie et une nécrose localisée de la muqueuse intestinale a été rapportée. Une alopécie a également été observée chez le chien. La sévérité de ces effets était dose dépendante et réversible.
Reproduction
Lirinotécan a montré des effets tératogènes chez le rat et le lapin à des doses inférieures à la dose thérapeutique administrée chez lhomme. Chez le rat, les petits, nés d'animaux traités, ayant des anomalies externes ont montré une diminution de la fertilité. Cela na pas été relevé chez les petits morphologiquement normaux. Chez les rates pleines, une diminution du poids du placenta ainsi quune diminution de la viabilité ftale et une augmentation des anomalies de comportement de la progéniture ont été notés.
Sorbitol (E420)
Acide lactique
Hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH 3,5)
Eau pour préparations injectables
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments à lexception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
3 ans.
Médicament dilué (solution pour perfusion)
Après dilution dans une solution de chlorure de sodium à 0,9 % ou une solution de glucose à 5 %, la stabilité physico-chimique en cours dutilisation a été démontrée jusquà 6 heures à température ambiante (environ 25 °C) et éclairage ambiant ou pendant 48 heures en cas de conservation au réfrigérateur (environ 2 °C 8 °C).
Toutefois, du point de vue microbiologique, la solution pour perfusion doit être utilisée immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et les conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la responsabilité de lutilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 6 heures à température ambiante ou 24 heures si la température est comprise entre 2 °C et 8 °C.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ne pas congeler.
Conserver le flacon dans lemballage extérieur à labri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
IRINOTECAN MEDAC 40 mg :
Flacon en verre brun de 2 mL avec un bouchon en caoutchouc halobutyle revêtu dun fluoropolymère inerte sur la surface interne. Boîte de un flacon.
IRINOTECAN MEDAC 100 mg :
Flacon en verre brun de 5 mL avec un bouchon en caoutchouc halobutyle revêtu dun fluoropolymère inerte sur la surface interne. Boîte de un flacon.
IRINOTECAN MEDAC 300 mg :
Flacon en verre brun de 15 mL avec un bouchon en caoutchouc halobutyle revêtu dun fluoropolymère inerte sur la surface interne. Boîte de un flacon.
IRINOTECAN MEDAC 500 mg :
Flacon en verre brun de 25 mL avec un bouchon en caoutchouc halobutyle revêtu dun fluoropolymère inerte sur la surface interne. Boîte de un flacon.
IRINOTECAN MEDAC 1000 mg :
Flacon en verre brun de 50 mL avec un bouchon en caoutchouc halobutyle revêtu dun fluoropolymère inerte sur la surface interne. Boîte de un flacon.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Comme avec les autres agents antinéoplasiques, IRINOTECAN MEDAC doit être préparé et manipulé avec précaution.
Le port de lunettes, d'un masque et de gants de protection est obligatoire.
En cas de contact de la peau avec IRINOTECAN MEDAC, solution à diluer pour perfusion ou de la solution reconstituée pour perfusion, laver immédiatement et soigneusement avec de leau et du savon. En cas de contact des muqueuses avec IRINOTECAN MEDAC solution à diluer pour perfusion ou de la solution reconstituée pour perfusion, laver immédiatement avec de leau.
Préparation de la perfusion intraveineuse
Comme tous les autres médicaments injectables, la solution pour perfusion IRINOTECAN MEDAC doit être préparée en conditions aseptiques (voir rubrique 6.3).
En présence dun précipité dans les flacons ou dans la solution diluée, le produit doit être éliminé conformément aux procédures habituelles délimination des agents cytotoxiques.
A laide dune seringue graduée, prélever dans le flacon la quantité voulue de la solution à diluer pour perfusion IRINOTECAN MEDAC, en veillant à respecter les conditions d'asepsie, et linjecter dans une poche ou un flacon de perfusion de 250 mL contenant soit une solution de chlorure de sodium à 0,9 %, soit une solution de glucose à 5 %. Mélanger ensuite soigneusement la solution à perfuser par rotation manuelle.
Elimination
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
A usage unique exclusivement.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
MEDAC GESELLSCHAFT FÜR KLINISCHE SPEZIALPRÄPARATE MBH
THEATERSTR. 6
22880 WEDEL
ALLEMAGNE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 575 636 9 1 : flacon (verre brun) de 2 mL. Boîte de 1.
· 34009 575 637 5 2 : flacon (verre brun) de 5 mL. Boîte de 1.
· 34009 575 638 1 3 : flacon (verre brun) de 15 mL. Boîte de 1.
· 34009 550 339 9 8 : flacon (verre brun) de 25 mL. Boîte de 1.
· 34009 550 340 0 1 : flacon (verre brun) de 50 mL. Boîte de 1.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Médicaments liés cités dans ce texte
- EFUDIX 5 %, crème
- CAPECITABINE ARROW 150 mg, comprimé pelliculé
- ARESTAL 1 mg, comprimé
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- ANCOTIL 1 POUR CENT, solution pour perfusion
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