OXSYNIA LP 40 mg/20 mg, comprimé à libération prolongée
CIS 65158667
Informations à jour au 6 janvier 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 06/01/2022
OXSYNIA LP 40 mg/20 mg comprimé à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chlorhydrate doxycodone..................................................................................................... .40 mg
Equivalent à oxycodone ..................................................................................................... 36,0 mg
Chlorhydrate de naloxone dihydraté...................................................................................... 21,8 mg
Equivalent à chlorhydrate de naloxone.................................................................................. 20,0 mg
Equivalent à naloxone.......................................................................................................... 18,0 mg
Pour un comprimé à libération prolongée
Excipient(s) à effet notoire : chaque comprimé à libération prolongée contient 109,0 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé à libération prolongée.
Comprimé pelliculé en forme de gélule avec une longueur nominale de 14 mm jaune, gravé «OXN» sur une face et «40» sur lautre face.
4.1. Indications thérapeutiques
Douleur sévère qui ne peut être correctement traitée que par des analgésiques opioïdes.
Traitement symptomatique de seconde intention des patients atteints du syndrome idiopathique des jambes sans repos sévère à très sévère après échec dun traitement dopaminergique.
La naloxone, antagoniste opioïde, est ajoutée afin de neutraliser la constipation induite par lopioïde en bloquant localement laction de loxycodone au niveau des récepteurs intestinaux.
OXSYNIA LP est indiqué chez les adultes.
4.2. Posologie et mode d'administration
Analgésie
Lefficacité antalgique de OXSYNIA LP est équivalente à celle des formes doxycodone à libération prolongée.
La posologie doit être adaptée à lintensité de la douleur et à la sensibilité individuelle de chaque patient.
Sauf mention contraire du médecin, ce médicament doit être administré selon les recommandations suivantes :
Adultes
La dose initiale habituelle chez un patient naïf dopioïdes est de 10 mg/5 mg de chlorhydrate doxycodone / chlorhydrate de naloxone, toutes les 12 heures.
Des dosages plus faibles sont disponibles, pour faciliter la titration lors de linitiation dun traitement par opioïde et de lajustement individuel des doses.
Les patients recevant déjà un traitement par opioïdes peuvent débuter le traitement par une dose plus élevée, en fonction de leurs réactions aux traitements opioïdes précédents.
La dose journalière maximale de ce médicament est de 160 mg de chlorhydrate doxycodone et de 80 mg de chlorhydrate de naloxone. La dose journalière maximale est réservée aux patients qui ont été précédemment équilibrés avec une dose journalière et pour qui il est devenu nécessaire daugmenter la dose. Une attention particulière doit être portée aux patients ayant une fonction rénale altérée et chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère lorsquune augmentation de dose est envisagée.
Pour les patients nécessitant de plus fortes doses, il convient dadministrer un traitement complémentaire par oxycodone à libération prolongée à la même fréquence dadministration, en ne dépassant pas une dose journalière maximale doxycodone à libération prolongée de 400 mg. En cas de traitement complémentaire par oxycodone, leffet bénéfique de la naloxone sur la fonction intestinale peut être diminué.
Lors de larrêt complet du traitement par ce médicament et en cas de changement par un autre opioïde, une altération de la fonction digestive peut être attendue.
Certains patients prenant OXSYNIA LP à intervalles réguliers doivent recourir à un antalgique à libération immédiate (médicament de secours) pour le traitement des accès douloureux transitoires. OXSYNIA LP est une forme à libération prolongée et nest donc pas indiqué pour le traitement de ces accès douloureux transitoires. Pour le traitement dun accès douloureux transitoire, une dose unique du médicament de secours, correspondant approximativement au 1/6ème de la dose journalière de chlorhydrate doxycodone, doit être administrée. La nécessité dadministrer plus de deux doses par jour dun médicament de secours indique généralement que le dosage doit être augmenté. Cette adaptation de posologie doit être effectuée toutes les 24-48 heures, par paliers de chlorhydrate doxycodone / chlorhydrate de naloxone 5 mg/2,5 mg deux fois par jour ou si cela est nécessaire 2,5 mg/1,25 mg ou 10 mg/5 mg, jusquà atteindre une dose stable. Lobjectif est de déterminer une dose spécifique au patient en 2 prises par jour qui permettra de maintenir un niveau danalgésie adéquat et dutiliser le moins possible le médicament de secours aussi longtemps que le traitement antalgique est nécessaire. Une légère augmentation de la concentration plasmatique est à prendre en compte lorsque le comprimé 2,5 mg/1,25 mg est utilisé.
OXSYNIA LP doit être administré à la dose déterminée, deux fois par jour, à heures régulières. Bien quune administration symétrique (même dose administrée le matin et le soir) à heures régulières (toutes les 12 heures) soit appropriée chez la majorité des patients, certains patients du fait de leur état douloureux, peuvent tirer un meilleur bénéfice thérapeutique dune administration asymétrique adaptée au profil de leur douleur. En général, la plus faible dose antalgique efficace doit être choisie.
Pour le traitement de douleurs non cancéreuses, des doses journalières de 40 mg/20 mg de chlorhydrate doxycodone / chlorhydrate de naloxone sont habituellement suffisantes, mais des doses plus élevées peuvent être nécessaires.
Pour les doses non réalisables/praticables avec ce dosage, dautres dosages de ce médicament sont disponibles.
Syndrome des jambes sans repos (SJSR) :
OXSYNIA LP est indiqué chez les patients atteints de SJSR depuis au moins 6 mois. Les symptômes du SJSR doivent être présents quotidiennement et pendant la journée (≥ 4 jours/semaine). OXSYNIA LP doit être utilisé après échec dun précédent traitement dopaminergique. Léchec du traitement dopaminergique est défini par une réponse initiale insuffisante, une réponse devenue insuffisante avec le temps, lapparition dun phénomène daugmentation ou dun profil de tolérance inacceptable malgré des doses appropriées. Le traitement précédent comprenant au moins un médicament dopaminergique doit avoir duré en général 4 semaines. Une période plus courte peut être envisagée en cas de tolérance inacceptable avec le traitement dopaminergique.
La posologie doit être ajustée individuellement selon la sensibilité du patient.
Le traitement par OXSYNIA LP des patients atteints du syndrome des jambes sans repos doit être surveillé par un médecin ayant une expérience dans la prise en charge de cette pathologie.
Sauf mention contraire du médecin, OXSYNIA LP doit être administré de la façon suivante :
Adultes
La dose initiale habituelle est de 5 mg/2,5 mg de chlorhydrate doxycodone / chlorhydrate de naloxone toutes les 12 heures.
Un ajustement hebdomadaire de la dose est recommandé lorsque des doses supérieures sont nécessaires. La dose quotidienne moyenne de létude pivot était de 20 mg/10 mg de chlorhydrate doxycodone/chlorhydrate de naloxone. Certains patients peuvent bénéficier de doses quotidiennes supérieures pouvant atteindre un maximum de 60 mg/30 mg de chlorhydrate doxycodone/ chlorhydrate de naloxone.
OXSYNIA LP doit être administré à la dose déterminée, deux fois par jour, à heures régulières. Bien quune administration symétrique (même dose administrée le matin et le soir) à heures régulières (toutes les 12 heures) soit appropriée chez la majorité des patients, certains patients, en fonction de leur situation, peuvent tirer un meilleur bénéfice thérapeutique dune administration asymétrique individualisée. De manière générale, la plus faible dose efficace doit être choisie.
Dautres dosages de ce médicament sont disponibles pour ajuster la posologie.
Analgésie/Syndrome des jambes sans repos
Personnes âgées
Comme chez les plus jeunes adultes, la posologie doit être adaptée en fonction de lintensité de la douleur et de la sensibilité individuelle du patient.
Patients insuffisants hépatiques
Une étude clinique a montré que les concentrations plasmatiques doxycodone et de naloxone sont plus élevées chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Cette élévation de concentration est plus marquée avec la naloxone (voir rubrique 5.2). Chez le patient insuffisant hépatique, lincidence clinique dune exposition à une dose relativement élevée de naloxone nest pas encore connue. Des précautions doivent être prises lors de ladministration de ce médicament chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (voir rubrique 4.4). Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée et sévère, OXSYNIA LP est contre-indiqué (voir rubrique 4.3).
Patients insuffisants rénaux
Une étude clinique a montré que les concentrations plasmatiques doxycodone et de naloxone sont plus élevées chez les patients présentant une insuffisance rénale. Cette élévation de concentration est plus marquée avec la naloxone quavec loxycodone (voir rubrique 5.2). Chez le patient insuffisant rénal, lincidence clinique dune exposition à une dose relativement élevée de naloxone nest pas encore connue. Des précautions doivent être prises lors de ladministration de ce médicament chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de OXSYNIA LP chez les enfants âgés de moins de 18 ans nont pas été établies. Aucune donnée nest disponible.
Mode dadministration
Voie orale.
Ces comprimés à libération prolongée doivent être administrés à la dose déterminée, deux fois par jour, à intervalles réguliers.
Les comprimés à libération prolongée peuvent être pris avec ou sans nourriture, avec un volume suffisant de liquide. Ces comprimés doivent être avalés entiers, sans être cassés, croqués ou écrasés (voir rubrique 4.4).
Durée de traitement
Ce médicament ne doit pas être administré plus longtemps que nécessaire. Si un traitement prolongé est nécessaire, en raison de la nature et de la sévérité de la maladie, une surveillance attentive et régulière doit être mise en place pour déterminer si le traitement doit être poursuivi et selon quelles modalités.
Analgésie
Quand le recours aux opioïdes nest plus nécessaire, il est conseillé de diminuer progressivement les doses (voir rubrique 4.4).
Syndrome des jambes sans repos
Au cours du traitement par OXSYNIA LP, une évaluation clinique du patient doit être effectuée au moins tous les 3 mois. Le traitement doit être poursuivi si OXSYNIA LP est considéré efficace et que le bénéfice contrebalance les effets indésirables et les inconvénients possibles selon les patients individuels. Avant toute poursuite du traitement du SJSR au-delà de 1 an, un schéma thérapeutique intégrant une diminution progressive des doses de OXSYNIA LP sur une période denviron une semaine doit être considéré pour établir si la poursuite du traitement par OXSYNIA LP est indiquée.
Quand le recours aux opioïdes nest plus nécessaire, il est recommandé darrêter le traitement en diminuant les doses sur une période denviron une semaine afin de réduire le risque de syndrome de sevrage (voir rubrique 4.4).
Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants :
· Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· Dépression respiratoire sévère avec hypoxie et/ou hypercapnie,
· Bronchopneumopathie obstructive chronique sévère,
· Cur pulmonaire,
· Asthme bronchique aigu sévère,
· Iléus paralytique non induit par les opioïdes,
· Insuffisance hépatique modérée à sévère.
En plus, pour le syndrome des jambes sans repos :
· Antécédents dabus aux opiacés.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Ces comprimés doivent être administrés avec précaution chez les patients :
· présentant une insuffisance respiratoire sévère,
· présentant une apnée du sommeil,
· traités par des dépresseurs du système nerveux central (SNC) (voir ci-dessous et rubrique 4.5),
· traités par des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) (voir ci-dessous et rubrique 4.5),
· présentant une tolérance, une dépendance physique ou un syndrome de sevrage (voir ci-dessous),
· présentant des antécédents de toxicomanie ou dalcoolisme en raison du risque de dépendance psychique (addiction),
· âgées ou affaiblies,
· avec un traumatisme crânien, des lésions intracraniennes ou une augmentation de la pression intracrânienne, ou un niveau de conscience réduit diminué dorigine inconnue
· avec de lépilepsie ou chez les patients prédisposés aux convulsions,
· présentant de lhypotension,
· présentant de lhypertension,
· présentant une pancréatite,
· présentant une insuffisance hépatique légère,
· présentant une insuffisance rénale
· avec un iléus paralytique induit par les opioïdes,
· avec un myxdème,
· avec une hypothyroïdie,
· avec une maladie dAddison (insuffisance corticosurrénalienne),
· avec une hypertrophie de la prostate
· avec une psychose toxique,
· présentant un alcoolisme,
· présentant un delirium tremens,
· avec une lithiase biliaire
· avec des maladies cardiovasculaires préexistantes
Dépression respiratoire
Le principal risque encouru lors dune prise excessive dopioïdes est la dépression respiratoire.
Troubles respiratoires liés au sommeil
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment une apnée centrale du sommeil (ACS) et une hypoxémie liée au sommeil. L'utilisation d'opioïdes augmente le risque dACS d'une manière dose-dépendante. Chez les patients qui présentent une ACS, une réduction de la dose totale d'opioïdes doit être envisagée.
L'utilisation concomitante dopioïdes, y compris de chlorhydrate doxycodone et des médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou des médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et un décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec ces médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour lesquels d'autres options thérapeutiques ne sont pas possibles. S'il est décidé de prescrire OXSYNIA LP en même temps que des médicaments sédatifs, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.
Les patients doivent être suivis de près pour surveiller la survenue de signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation. A cet égard, il est fortement recommandé dinformer les patients et leurs soignants afin quils connaissent ces symptômes (voir rubrique 4.5).
IMAOs
OXSYNIA LP doit être administré avec précaution chez les patients traités avec des IMAOs ou qui ont reçu des IMAOs dans les deux semaines précédentes.
Il est recommandé dutiliser ce médicament avec prudence lors du traitement du syndrome des jambes sans repos chez les patients présentant une apnée du sommeil en raison du risque de dépression respiratoire additionnel. Les patients présentant le syndrome de lapnée du sommeil ayant été exclus des essais cliniques, il nexiste aucune donnée sur ce risque.
Ce médicament doit également être administré avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale légère. Une surveillance médicale est particulièrement nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère.
La diarrhée peut être considérée comme un effet possible de la naloxone.
Tolérance, dépendance et syndrome de sevrage
Lors dune administration prolongée, le patient peut développer une accoutumance au médicament se manifestant par la nécessité daugmenter les doses pour maintenir leffet souhaité. Ladministration chronique de ce médicament peut conduire à une dépendance physique. Un syndrome de sevrage peut apparaître en cas darrêt brutal du traitement.
OXSYNIA LP nest pas adapté au traitement du syndrome de sevrage.
Lorsque le traitement nest plus nécessaire, il est conseillé de diminuer progressivement les doses journalières afin déviter lapparition dun syndrome de sevrage (voir rubrique 4.2).
Il nexiste aucune donnée clinique sur le traitement au long cours du SJSR par OXSYNIA LP au-delà de 1 an (voir rubrique 4.2).
Dépendance psychique (addiction) chez les patients présentant des antécédents de toxicomanie ou dalcoolisme.
Il est possible quune dépendance psychique (addiction) puisse apparaître après ladministration danalgésiques opioïdes dont OXSYNIA LP. Ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant des antécédents de toxicomanie ou dalcoolisme. Loxycodone, seul, présente un risque dabus équivalent aux autres opioïdes forts.
Afin de ne pas altérer les caractéristiques de la libération prolongée des comprimés à libération prolongée, ils doivent être avalés entiers et ne doivent pas être cassés, croqués ou écrasés. Casser, croquer ou écraser les comprimés à libération prolongée, pour faciliter leur administration, conduit à la libération plus rapide des substances actives et à labsorption dune dose potentiellement fatale doxycodone (voir rubrique 4.9).
Les patients ayant présenté une somnolence et/ou un épisode dendormissement soudain doivent sabstenir de conduire ou dutiliser des machines. De plus, une réduction de la dose ou larrêt du traitement peuvent être envisagés. En raison des effets additifs potentiels, la prudence est donc conseillée chez les patients prenant dautres médicaments sédatifs en association avec OXSYNIA LP (voir rubriques 4.5 et 4.7).
La prise concomitante d'alcool et de OXSYNIA LP doit être évitée car elle peut entraîner une augmentation des effets indésirables de OXSYNIA LP.
Il ny a pas dexpérience clinique chez les patients présentant un cancer avec carcinose péritonéale ou un cancer digestif ou pelvien à un stade avancé avec un syndrome sub-occlusif. Par conséquent, lutilisation de ce médicament nest pas recommandée chez ces patients.
Ladministration de ce médicament nest pas recommandée avant et pendant les 12-24 heures suivant une intervention chirurgicale. La première prise de ce médicament après lintervention chirurgicale est déterminée à partir dune évaluation approfondie des bénéfices et des risques pour chaque patient et dépend du type et de létendue de lintervention chirurgicale, des moyens anesthésiques utilisés, des traitements concomitants et de létat général du patient.
Il faut dissuader les toxicomanes de toute utilisation abusive de ce médicament.
Lutilisation abusive de ce médicament, par voie parentérale, intranasale ou orale, chez les individus dépendants aux agonistes opioïdes tels que lhéroïne, la morphine ou la méthadone peut provoquer un syndrome de sevrage prononcé en raison de leffet antagoniste de la naloxone sur les récepteurs aux opioïdes ou intensifier le syndrome de sevrage déjà présent (voir rubrique 4.9).
Chez les patients sous traitement opioïde à long terme, le passage à OXSYNIA LP peut initialement provoquer des symptômes de sevrage ou la diarrhée.
Une hyperalgésie ne répondant pas à une augmentation supplémentaire de la dose doxycodone peut exceptionnellement apparaitre, en particulier à hautes doses. Il peut être nécessaire de réduire la dose doxycodone ou de changer dopioïde.
Ces comprimés sont constitués dune matrice comportant deux polymères conçue uniquement pour une administration par voie orale. Lutilisation abusive par voie parentérale des constituants du comprimé à libération prolongée (en particulier du talc) peut entraîner la survenue dune nécrose tissulaire locale et de granulomes pulmonaires, ou provoquer dautres effets indésirables graves et potentiellement fatals.
La matrice vide du comprimé peut être retrouvée dans les selles.
Lutilisation de OXSYNIA LP comme agent dopant peut être dangereuse pour la santé.
Lutilisation de OXSYNIA LP peut induire une réaction positive lors de contrôles antidopage.
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
L'utilisation concomitante d'opioïdes avec des médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou des médicaments apparentés augmente le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison d'un effet dépresseur additif sur le SNC. La dose et la durée de l'utilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique 4.4).
OXSYNIA LP doit également être administré avec précaution chez les patients traités avec des IMAOs ou qui ont reçu des IMAOs dans les deux semaines précédentes.
Les substances ayant un effet dépresseur sur le Système Nerveux Central (SNC) incluent (mais ne se limitent pas) : les autres opioïdes, les gabapentinoïdes tels que la prégabaline, les anxiolytiques, les hypnotiques et les sédatifs (incluant les benzodiazépines), les anti-dépresseurs, les antipsychotiques, les antihistaminiques et les antiémétiques.
Ladministration concomitante de loxycodone et dagents sérotoninergiques, tels quun inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) peut entraîner une toxicité sérotoninergique. Les symptômes de la toxicité sérotoninergique peuvent inclure des modifications de létat mental (par ex., agitation, hallucinations, coma), une instabilité du système nerveux autonome (par ex., tachycardie, pression artérielle labile, hyperthermie), des anomalies neuromusculaires (par ex., hyperréflexie, manque de coordination, rigidité) et/ou des symptômes gastro-intestinaux (par ex., nausées, vomissements, diarrhée). Loxycodone doit être utilisée avec prudence et il peut être nécessaire de diminuer la posologie chez les patients utilisant ces médicaments.
L'alcool pouvant renforcer les effets pharmacodynamiques de OXSYNIA LP, la prise concomitante d'alcool et de OXSYNIA LP doit être évitée.
Des modifications dans les deux sens de lINR (Temps de Quick), avec un impact cliniquement significatif, ont été observées chez des patients traités de façon concomitante par de loxycodone et par des anticoagulants dérivés de la coumarine.
Loxycodone est métabolisé principalement par les voies du CYP3A4 et en partie par celle du CYP2D6 (voir rubrique 5.2). Les activités de ces voies métaboliques peuvent être inhibées ou induites par la co-administration de divers médicaments et aliments. Il peut être nécessaire dajuster les doses de OXSYNIA LP en conséquence.
Les inhibiteurs du CYP3A4, comme les antibiotiques macrolides (par exemple la clarithromycine, lérythromycine, la télithromycine), les agents antifongiques azolés (par exemple le kétoconazole, le voriconazole, litraconazole, le posaconazole), les inhibiteurs de protéase (par exemple le ritonavir, lindinavir, le nelfinavir, le saquinavir), la cimétidine et le pamplemousse (jus et fruit), peuvent diminuer la clairance de loxycodone et conduire à une augmentation des concentrations plasmatiques de loxycodone. Il peut être nécessaire de réduire les doses de ce médicament et de procéder à une nouvelle titration.
Les inducteurs du CYP3A4, comme la rifampicine, la carbamazépine, la phénytoïne et le millepertuis, peuvent induire le métabolisme de loxycodone et augmenter la clairance du médicament, entraînant une diminution des concentrations plasmatiques de loxycodone. La prudence est conseillée et une titration supplémentaire peut être nécessaire pour obtenir un contrôle adéquat des symptômes.
Théoriquement, les médicaments qui inhibent lactivité du CYP2D6, comme la paroxétine, la fluoxétine et la quinidine, peuvent diminuer la clairance de loxycodone et conduire à une augmentation des concentrations plasmatiques de loxycodone. Ladministration concomitante avec des inhibiteurs du CYP2D6 a eu un effet non significatif sur lélimination de loxycodone et na pas dinfluence sur ses effets pharmacodynamiques.
Des études in vitro sur le métabolisme indiquent quil nest attendu aucune conséquence clinique significative de linteraction oxycodone/naloxone. Aux concentrations plasmatiques thérapeutiques, la probabilité dune interaction cliniquement significative avec le paracétamol, lacide acétylsalicylique ou la naltrexone et lassociation oxycodone-naloxone est minime.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il nexiste pas de données sur lutilisation de OXSYNIA LP chez la femme enceinte et pendant laccouchement.
Les données limitées sur lutilisation de loxycodone au cours de la grossesse nont pas mis en évidence une augmentation du risque de malformation congénitale. Il nexiste pas de données suffisantes sur lutilisation de la naloxone chez la femme enceinte. Cependant, après lutilisation de ce médicament, les concentrations systémiques de la naloxone chez la femme sont très faibles (voir rubrique 5.2).
Loxycodone et la naloxone traversent la barrière placentaire.
Aucune étude animale na été réalisée avec lassociation oxycodone/naloxone (voir rubrique 5.3).
Les études animales réalisées soit avec loxycodone, soit avec la naloxone, nont pas mis en évidence deffets tératogènes ou embryotoxiques.
Lutilisation prolongée de loxycodone chez la femme enceinte peut provoquer un syndrome de sevrage chez le nouveau-né. Son administration pendant laccouchement peut entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né.
OXSYNIA LP ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice est supérieur aux risques encourus pour lenfant à naître ou pour le nouveau-né.
Allaitement
Loxycodone passe dans le lait maternel. Un rapport de concentration lait/plasma de 3,4:1 a été mesuré et les effets de loxycodone chez lenfant allaité, sont donc prévisibles. Il ny a pas de données disponibles sur le passage de la naloxone dans le lait maternel.
Cependant, après la prise de ce médicament, les concentrations systémiques de la naloxone sont très faibles (voir rubrique 5.2).
Le risque pour lenfant allaité ne peut être exclu, en particulier lors de la prise de plusieurs doses de ce médicament par la mère qui allaite.
Par conséquent, lallaitement doit être interrompu pendant le traitement par OXSYNIA LP.
Fertilité
Il nexiste aucune donnée concernant la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Linterdiction de conduire et dutiliser des machines nest pas systématique chez les patients stabilisés à une dose spécifique. De ce fait, les patients doivent demander lavis de leur médecin avant de conduire ou dutiliser des machines.
Les patients traités par OXSYNIA LP et présentant une somnolence et/ou des épisodes dendormissements soudains doivent être informés quils devront sabstenir de conduire ou dexercer des activités pour lesquelles une altération de la vigilance pourrait les exposer ou exposer dautres personnes à des risques de blessures graves ou de décès (par exemple lutilisation de machines) jusquà ce que ces épisodes récurrents dendormissement et la somnolence soient résolus (voir rubriques 4.4 et 4.5).
La fréquence de survenue dun effet indésirable est évaluée ainsi :
Très fréquent (³ 1/10),
Fréquent (³ 1/100, < 1/10),
Peu fréquent (³ 1/1 000, < 1/100),
Rare (³ 1/10 000, < 1/1 000),
Très rare (< 1/10 000),
Fréquence indéterminée (ne pouvant pas être évaluée à partir des données disponibles).
Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont classés par ordre décroissant de sévérité.
Effets indésirables dans le traitement de la douleur
Affections du système immunitaire
Peu fréquent : hypersensibilité.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent : diminution de lappétit jusquà perte de lappétit.
Affections psychiatriques
Fréquent : insomnie.
Peu fréquent : pensée anormale, anxiété, état confusionnel, dépression, diminution de la libido, nervosité, agitation.
Rare : pharmacodépendance (voir rubrique 4.4).
Fréquence indéterminée : humeur euphorique, hallucinations, cauchemars, agressivité.
Affections du système nerveux
Fréquent : sensations vertigineuses, céphalées, somnolence.
Peu fréquent : convulsions (en particulier chez les patients épileptiques ou prédisposés aux convulsions), perturbation de lattention, dysgueusie, troubles du langage, syncope, tremblement, léthargie.
Fréquence indéterminée : paresthésies, sédation, syndrome dapnée du sommeil (voir rubrique 4.4).
Affections oculaires
Peu fréquent : défauts visuels.
Affections de loreille et du labyrinthe
Fréquent : vertiges.
Affections cardiaques
Peu fréquent : angine de poitrine (en particulier chez les patients présentant des antécédents de coronaropathie), palpitations.
Rare : tachycardie.
Affections vasculaires
Fréquent : bouffées de chaleur.
Peu fréquent : pression artérielle diminuée, pression artérielle augmentée.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Peu fréquent : dyspnée, rhinorrhée, toux.
Rare : bâillements.
Fréquence indéterminée : dépression respiratoire.
Affections gastro-intestinales
Fréquent : douleur abdominale, constipation, diarrhée, bouche sèche, dyspepsie, vomissements, nausées, flatulences.
Peu fréquent : distension abdominale.
Rare : troubles dentaires.
Fréquence indéterminée : éructations.
Affections hépatobiliaires
Peu fréquent : augmentation des enzymes hépatiques, colique biliaire.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : prurit, réactions cutanées, hyperhidrose.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Peu fréquent : contractures musculaires, contractions fasciculaires, myalgie.
Affections du rein et des voies urinaires
Peu fréquent : impériosité mictionnelle.
Fréquence indéterminée : rétention urinaire.
Troubles des organes de reproduction et du sein
Fréquence indéterminée : dysfonction érectile.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Fréquent : asthénie, fatigue.
Peu fréquent : douleurs thoraciques, frissons, syndrome de sevrage médicamenteux, malaise, douleurs, dème périphérique, soif.
Investigations :
Peu fréquent : perte de poids.
Rare : prise de poids.
Lésions, intoxication et complications liées aux procédures
Peu fréquent : lésions dues à des accidents.
Pour le chlorhydrate doxycodone, les effets indésirables additionnels suivants ont été décrits :
En raison de ses propriétés pharmacologiques, le chlorhydrate doxycodone peut provoquer une dépression respiratoire, un myosis, un spasme bronchique ou des spasmes des muscles lisses ainsi quune abolition du réflexe de la toux.
Infections et infestations
Rare : herpès.
Affections du système immunitaire
Fréquence indéterminée : réactions anaphylactiques.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Peu fréquent : déshydratation.
Rare : augmentation de lappétit.
Affections psychiatriques
Fréquent : altération de lhumeur et modification de la personnalité, diminution de lactivité, hyperactivité psychomotrice.
Peu fréquent : agitation, troubles de la perception (par exemple : sensation de déréalisation).
Affections du système nerveux
Peu fréquent : troubles de la concentration, migraine, hypertonie, contractions musculaires involontaires, hypoesthésie, coordination anormale.
Fréquence indéterminée : hyperalgésie.
Affections de loreille et du labyrinthe
Peu fréquent : troubles auditifs.
Affections vasculaires
Peu fréquent : vasodilatation.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Peu fréquent : dysphonie.
Affections gastro-intestinales
Fréquent : hoquet.
Peu fréquent : dysphagie, iléus, ulcération buccale, stomatite.
Rare : mélaena, saignements gingivaux.
Fréquence indéterminée : caries dentaires.
Affections hépatobiliaires
Fréquence indéterminée : cholestase.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent : sécheresse cutanée.
Rare : urticaire.
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent : dysurie.
Affections des organes de reproduction et du sein
Peu fréquent : hypogonadisme.
Fréquence indéterminée : aménorrhée.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Peu fréquent : dème, tolérance au médicament.
Fréquence indéterminée : syndrome de sevrage néonatal.
Effets indésirables dans le traitement du syndrome des jambes sans repos
La liste ci-dessous reflète les effets indésirables observés avec chlorhydrate doxycodone / chlorhydrate de naloxone dans un essai clinique sur 12 semaines randomisé, contrôlé versus placebo, ayant inclus un total de 150 patients sous chlorhydrate doxycodone / chlorhydrate de naloxone et de 154 patients sous placebo, pour des doses comprises entre 10 mg/5 mg et 80 mg/40 mg de chlorhydrate doxycodone / chlorhydrate de naloxone. Les effets indésirables associés à ce médicament dans le traitement de la douleur et non observés dans la population de létude du SJSR ont été ajoutés en fréquence indéterminée.
Affections du système immunitaire
Fréquence indéterminée : hypersensibilité.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent : diminution de lappétit jusquà perte de lappétit.
Affections psychiatriques
Fréquent : insomnie, dépression.
Peu fréquent : baisse de la libido, accès de sommeil.
Fréquence indéterminée : pensée anormale, anxiété, état confusionnel, nervosité, agitation, humeur euphorique, hallucinations, cauchemars, pharmacodépendance, agressivité.
Affections du système nerveux
Très fréquent : céphalées, somnolence.
Fréquent : sensations vertigineuses, perturbation de lattention, tremblements, paresthésies.
Peu fréquent : dysgueusie.
Fréquence indéterminée : convulsion (en particulier chez les patients épileptiques ou prédisposés aux convulsions), sédation, troubles du langage, syncope, léthargie.
Affections oculaires
Fréquent : troubles visuels.
Affections de loreille et du labyrinthe
Fréquent : vertiges.
Affections cardiaques
Fréquence indéterminée : angine de poitrine (en particulier chez les patients présentant des antécédents de coronaropathie), palpitations, tachycardies.
Affections vasculaires
Fréquent : bouffées de chaleur, diminution de la pression artérielle, augmentation de la pression artérielle.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Peu fréquent : dyspnée.
Fréquence indéterminée : toux, rhinorrhée, dépression respiratoire, bâillements.
Affections gastro-intestinales
Très fréquent : Constipation, nausées.
Fréquent : douleurs abdominales, bouche sèche, vomissements.
Peu fréquent : flatulences.
Fréquence indéterminée : distension abdominale, diarrhée, dyspepsie, éructations, troubles dentaires.
Affections hépatobiliaires
Fréquent : augmentation des enzymes hépatiques (alanine aminotransférase, gamma-glutamyltransférase augmentés).
Fréquence indéterminée : colique biliaire.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très fréquent : hyperhidrose.
Fréquent : prurit, réactions cutanées.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Fréquence indéterminée : contractures musculaires, contractions musculaires, myalgie.
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquence indéterminée : impériosité mictionnelle, rétention urinaire.
Troubles des organes de reproduction et du sein
Peu fréquent : dysfonction érectile.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Très fréquent : fatigue.
Fréquent : douleur thoracique, frissons, soif, douleurs.
Peu fréquent : syndrome de sevrage médicamenteux, dème périphérique.
Fréquence indéterminée : malaise, asthénie.
Investigations
Fréquence indéterminée : perte de poids, prise de poids.
Lésions, intoxication et complications liées aux procédures
Peu fréquent : lésions dues à des accidents.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
En fonction des antécédents médicaux du patient, un surdosage en OXSYNIA LP peut se manifester par des symptômes induits par loxycodone (agoniste des récepteurs aux opioïdes) ou par la naloxone (antagoniste des récepteurs aux opioïdes).
Les symptômes dun surdosage en oxycodone incluent : myosis, dépression respiratoire, somnolence pouvant évoluer vers un état de stupeur, hypotonie, bradycardie et hypotension. Un coma, un dème pulmonaire non-cardiogénique et/ou une insuffisance circulatoire peuvent survenir dans les cas les plus graves et être fatals.
La survenue des symptômes dun surdosage dû à la naloxone est peu probable.
Conduite durgence
Le syndrome de sevrage dû à un surdosage en naloxone nécessite un traitement symptomatique approprié sous surveillance médicale stricte.
Les symptômes suggérant un surdosage en oxycodone peuvent être traités par ladministration dantagonistes des opioïdes (par exemple : naloxone 0,4-2 mg par voie intraveineuse). Ladministration doit être répétée toutes les 2-3 minutes, en fonction de létat clinique du patient. Il est également possible dadministrer par perfusion, 2 mg de naloxone dans 500 mL dune solution de chlorure de sodium à 0,9 % (9 mg/ml) ou dans une solution de glucose à 5 % (50 mg/ml) (0,004 mg/mL de naloxone). Le débit de la perfusion doit être réglé en fonction des bolus précédemment administrés et adapté à la réponse du patient.
Un lavage gastrique peut être envisagé.
Un choc vasculaire observé lors dun surdosage peut nécessiter la mise en uvre dun traitement symptomatique (ventilation artificielle, oxygène, vasopresseurs et remplissage vasculaire). Un arrêt cardiaque ou une arythmie peut nécessiter de pratiquer un massage cardiaque ou une défibrillation. En cas de nécessité, le patient devra être placé sous ventilation artificielle. La volémie et léquilibre électrolytique doivent être contrôlés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
(N : système nerveux central)
Mécanisme daction
Loxycodone et la naloxone se lient aux récepteurs aux opioïdes de types kappa, mu et delta localisés dans le cerveau, la moelle épinière et les organes périphériques (ex : système digestif). Loxycodone est un agoniste des récepteurs aux opioïdes et soulage la douleur en se liant aux récepteurs endogènes localisés dans le Système Nerveux Central (SNC). A linverse, la naloxone est un antagoniste pur qui agit sur tous les types de récepteurs aux opioïdes.
Effets pharmacodynamiques
En raison dun effet de premier passage hépatique important, la biodisponibilité de la naloxone après administration par voie orale est inférieure à 3 % ; par conséquent, un effet systémique cliniquement significatif est peu probable. Au niveau du tube digestif, la naloxone antagonise de manière compétitive leffet de loxycodone via les récepteurs aux opioïdes, elle réduit ainsi les troubles digestifs caractéristiques du traitement par opioïdes.
Efficacité et sécurité clinique
Pour les effets des opioïdes sur le système endocrinien, voir rubrique 4.4
Les études précliniques montrent différents effets des opioïdes naturels sur les composants du système immunitaire. La conséquence clinique de ces observations nest pas connue. Il na pas été déterminé si loxycodone, opioïde semi-synthétique, présente des effets similaires aux opioïdes naturels sur le système immunitaire.
Analgésie
Au cours dune étude réalisée en double aveugle, pendant 12 semaines, chez 322 patients atteints de constipation induite par les opioïdes, les patients traités par du chlorhydrate doxycodone chlorhydrate de naloxone ont eu en moyenne, pendant la dernière semaine de traitement, une émission spontanée de selles supplémentaire (sans laxatif) par rapport aux patients traités par le chlorhydrate doxycodone, comprimé à libération prolongée à des doses similaires (p<0,0001). Lutilisation de laxatifs durant les quatre premières semaines de traitement était significativement plus faible dans le groupe traité par oxycodone-naloxone que dans le groupe traité par oxycodone en monothérapie (31 % versus 55 % p<0,0001).
Des résultats similaires ont été montrés dans une étude portant sur 265 patients non cancéreux, comparant les doses journalières de chlorhydrate doxycodone/chlorhydrate de naloxone 60 mg/ 30 mg et jusquà 80 mg/40 mg avec les mêmes doses de chlorhydrate doxycodone en monothérapie.
Syndrome des jambes sans repos
Au cours dune étude defficacité randomisée en double aveugle, sur 12 semaines, 150 patients atteints dun syndrome idiopathique des jambes sans repos sévère à très sévère à la randomisation ont été traités par chlorhydrate doxycodone / chlorhydrate de naloxone. Un syndrome sévère est défini par un score IRLS compris entre 21 et 30 et un syndrome très sévère par un score compris entre 31 et 40. Les patients ont montré une amélioration cliniquement pertinente et statistiquement significative du score moyen IRLS comparé au placebo sur lensemble de la période de traitement avec une diminution du score moyen IRLS de 5,9 points comparé au placebo à la 12ème semaine (on suppose un effet similaire au placebo pour les patients qui nont pas terminé létude, selon une approche très conservatrice).
Les premiers signes defficacité ont été démontrés dès la 1ère semaine de traitement. Des résultats similaires ont été montrés sur lamélioration de la sévérité des symptômes du SJSR (mesurée par léchelle SJSR-6), la qualité de vie mesurée par un questionnaire SJSR - qualité de vie, la qualité du sommeil (mesurée par léchelle MOS sleep), et la proportion de patients en amélioration sur le score IRLS. Aucun patient na présenté un phénomène confirmé daugmentation (des symptômes) au cours de létude.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
La biodisponibilité absolue de loxycodone atteint 87 % après administration par voie orale.
Distribution
Après absorption, loxycodone est distribué dans lensemble de lorganisme. Le taux de fixation aux protéines plasmatiques de loxycodone est denviron 45 %.
Loxycodone traverse la barrière placentaire et peut être retrouvé dans le lait maternel.
Biotransformation
Loxycodone est métabolisé au niveau intestinal et hépatique en noroxycodone, oxymorphone et en dérivés glucuroconjugués. La noroxycodone, loxymorphone et la noroxymorphone sont produits via le métabolisme du cytochrome P450. Chez lhomme, la quinidine diminue la production doxymorphone sans altérer considérablement les propriétés pharmacodynamiques de loxycodone.
Les métabolites ne sont pas considérés comme contribuant à lactivité pharmacologique globale.
Elimination
Loxycodone et ses métabolites sont excrétés dans les urines et les selles.
Chlorhydrate de naloxone
Absorption
Après administration par voie orale, la naloxone a une très faible disponibilité systémique (< 3%).
Distribution
La naloxone passe à travers le placenta. Il ny a pas de données sur le passage de la naloxone dans le lait maternel.
Biotransformation et élimination
Après administration parentérale, la demi-vie plasmatique de la naloxone est denviron une heure. Sa durée daction dépend de la dose et de la voie dadministration, linjection intra-musculaire produisant un effet de plus longue durée quune administration par voie intraveineuse.
La naloxone est métabolisée dans le foie et excrétée dans les urines. Les métabolites principaux de la naloxone sont la naloxone glucuronide, 6β-naloxol et leurs dérivés glucuroconjugués.
Association chlorhydrate doxycodone/chlorhydrate de naloxone (OXSYNIA LP)
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Les caractéristiques pharmacocinétiques de loxycodone contenu dans OXSYNIA LP sont équivalentes à celles du chlorhydrate doxycodone, comprimés à libération prolongée administrés de façon concomitante au chlorhydrate de naloxone, comprimés à libération prolongée.
Tous les dosages de OXSYNIA LP sont interchangeables.
Après ladministration par voie orale de OXSYNIA LP à la dose maximale chez le volontaire sain, les concentrations plasmatiques de naloxone sont trop faibles pour permettre une analyse pharmacocinétique. Afin de conduire une analyse pharmacocinétique, la naloxone-3-glucuronide a été utilisée en tant que marqueur de substitution, du fait des concentrations plasmatiques de ce métabolite assez élevées pour être mesurées.
En général, lors de la prise dun petit-déjeuner riche en graisses, le pic de la concentration plasmatique (Cmax) et la biodisponibilité de loxycodone après administration de chlorhydrate doxycodone / chlorhydrate de naloxone par voie orale sont augmentés en moyenne de 16% à 30% en comparaison à une administration à jeun. Cette augmentation nétant pas considérée comme pouvant avoir un impact clinique, OXSYNIA LP peut être administré au cours ou en dehors des repas (voir rubrique 4.2).
Les études sur le métabolisme du médicament réalisées in vitro ont montré quavec OXSYNIA LP des interactions cliniquement significatives sont peu probables.
Patients âgés
Oxycodone :
Pour lASCt de loxycodone, en moyenne il y a eu une augmentation à 118 % (90 % C.I. : 103, 135) pour les patients âgés comparée aux volontaires plus jeunes. Pour la Cmax de loxycodone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 114 % (90 % C.I. :102,127). Pour la Cmin de loxycodone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 128 % (90 % C.I. : 107, 152).
Naloxone :
Pour lASCt de la naloxone, en moyenne il y a eu une augmentation à 182 % (90 % C.I. : 123, 270) pour les patients âgés comparée aux volontaires plus jeunes. Pour la Cmax de la naloxone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 173 % (90 % C.I. :107, 280). Pour la Cmin de la naloxone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 317 % (90 % C.I. : 142, 708).
Naloxone-3-glucuronide :
Pour lASCt de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne il y a eu une augmentation à 128 % (90 % C.I. : 113, 147) pour les patients âgés comparée aux volontaires plus jeunes. Pour la Cmax de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne, il y a eu une augmentation à 127 % (90 % C.I. :112,144). Pour la Cmin de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne, il y a eu une augmentation à 125 % (90 % C.I. : 105, 148).
Patients présentant une insuffisance hépatique
Pour lASC∞ de loxycodone, en moyenne il y a eu une augmentation à 143 % (90 % C.I. : 111, 184), à 319 % (90 % C.I. : 248, 411) et à 310 % (90 % C.I. : 241, 398) pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la Cmax de loxycodone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 120 % (90 % C.I. : 99, 144), à 201 % (90 % C.I. : 166, 242) et à 191 % (90 % C.I. : 158, 231) pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la t*1/2z de loxycodone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 108 % (90 % C.I. : 70, 146), à 176 % (90 % C.I. : 138, 215) et à 183 % (90 % C.I. : 145, 221) pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains.
Naloxone :
Pour lASCt de la naloxone, en moyenne il y a eu une augmentation à 411 % (90 % C.I. : 152, 1112), à 11518 % (90 % C.I. : 4259, 31149) et à 10666 % (90 % C.I. : 3944, 28847) pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la Cmax de la naloxone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 193 % (90 % C.I. : 115, 324), à 5292 % (90 % C.I. : 3148, 8896) et à 5252 % (90 % C.I. : 3124, 8830) pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. En raison de linsuffisance de données disponibles, la t1/2z, et lASC∞ correspondantes de la naloxone nont pas été calculées. Les comparaisons sur la biodisponibilité de la naloxone ont été basées sur les valeurs de lASCt.
Naloxone-3-glucuronide :
Pour lASC∞ de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne il y a eu une augmentation à 157 % (90 % C.I. : 89, 279), à 128 % (90 % C.I. : 72, 227) et à 125 % (90 % C.I. : 71, 222) pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la Cmax de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne, il y a eu une augmentation à 141 % (90 % C.I. : 100, 197), 118 % (90 % C.I. : 84, 166) et il y a eu une diminution à 98 % (90 % C.I. : 70, 137) pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la t1/2z de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne, il y a eu une augmentation à 117% (90 % C.I. : 72, 161) et il y a eu une diminution à 77 % (90 % C.I. : 32, 121) et à 94 % (90 % C.I. : 49, 139) pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains.
Patients présentant une insuffisance rénale
Oxycodone :
Pour lASC∞ de loxycodone, en moyenne il y a eu une augmentation à 153% (90 % C.I. : 130, 182), à 166 % (90 % C.I. : 140, 196) et à 224 % (90 % C.I. : 190, 266) pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la Cmax de loxycodone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 110 % (90 % C.I. : 94, 129), à 135 % (90 % C.I. : 115, 159) et à 167 % (90 % C.I. : 142, 196) pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la t1/2z de loxycodone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 149 %, à 123 % et à 142 % pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains.
Naloxone :
Pour lASCt de la naloxone, en moyenne il y a eu une augmentation à 2850 % (90 % C.I. : 369, 22042), à 3910 % (90 % C.I. : 506, 30243) et à 7612 % (90 % C.I. : 984, 58871) pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la Cmax de la naloxone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 1076 % (90 % C.I. : 154, 7502), à 858 % (90 % C.I. : 123, 5981) et à 1675 % (90 % C.I. : 240, 11676) pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. En raison de linsuffisance de données disponibles, la t1/2z et lASC∞ correspondantes nont pas été calculées. Les comparaisons sur la biodisponibilité de la naloxone ont été basées sur les valeurs de lASCt. Les ratios peuvent être influencés par lincapacité de caractériser entièrement le profil sanguin de la naloxone chez les volontaires sains.
Naloxone-3-glucuronide :
Pour lASC∞ de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne il y a eu une augmentation à 220 % (90 % C.I. : 148, 327), à 370 % (90 % C.I. : 249, 550) et à 525 % (90 % C.I. : 354, 781) pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la Cmax de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne, il y a eu une augmentation à 148 % (90 % C.I. :110, 197), à 202 % (90 % C.I. : 151, 271) et à 239 % (90 % C.I. : 179, 320) pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la t1/2z de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne, il ny a pas eu de changement significatif pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains.
Abus
Afin de ne pas altérer les caractéristiques de la libération prolongée des comprimés, OXSYNIA LP ne doit être ni cassé ni écrasé ni croqué, car cela pourrait conduire à une libération plus rapide des substances actives. De plus, lors de son administration intranasale, la naloxone a une vitesse délimination plus lente. Pour ces raisons, lutilisation abusive de OXSYNIA LP naura pas les effets voulus.
Chez des rats dépendants à loxycodone, ladministration intraveineuse du chlorhydrate doxycodone/chlorhydrate de naloxone selon le rapport 2:1 a provoqué un syndrome de sevrage.
5.3. Données de sécurité préclinique
Loxycodone seul na pas montré deffet sur la fertilité et sur le développement embryonnaire dans des études conduites chez le rat mâle et femelle à des doses allant jusquà 8 mg/kg de poids corporel (pc). Elles nont pas entraîné de malformations chez le rat à des doses allant jusquà 8 mg/kg pc, ni chez le lapin à des doses allant jusquà 125 mg/kg de pc.
Cependant, chez le lapin, au cours de lévaluation statistique, lanalyse individuelle des ftus a montré une augmentation dose-dépendante de malformations lors du développement ftal (augmentation de lincidence de la 27ème vertèbre pré-sacrée et des paires de côtes supplémentaires). Lors de lanalyse statistique de ces paramètres sur lensemble de la portée, seule lincidence de la 27ème vertèbre pré-sacrée a été augmentée et uniquement dans le groupe traité à 125 mg/kg, dose maternotoxique.
Dans une étude de développement pré et post-natale chez le rat, la génération F1 présentait un poids corporel inférieur à la dose de 6 mg/kg comparativement au poids du groupe contrôle ayant reçu des doses induisant une diminution du poids maternel et la prise de nourriture (NOAEL 2 mg/kg pc). Il na été observé aucun effet toxique sur le développement physique, le réflexe, les paramètres de développement sensoriel, les index du comportement et de reproduction.
Les études de toxicité sur la reproduction conventionnelle par voie orale avec la naloxone, montrent quà fortes doses, la naloxone nest pas tératogène ni embryofoetotoxique et naffecte pas le développement péri- et post-natal.
La naloxone, à très fortes doses (800 mg/kg/jour) a entraîné chez le rat une augmentation du nombre de la mortalité des petits à la naissance et pendant la période post-partum à des doses ayant entraîné une toxicité maternelle significative (par exemple perte de poids, convulsions).
Cependant, chez les petits survivants, aucun effet sur le développement ou le comportement na été observé.
Aucune étude de cancérogenèse au long cours na été effectuée avec lassociation oxycodone/naloxone ou loxycodone seul.
Une étude de cancérogenèse chez le rat sur 24 mois a été réalisée avec la naloxone administrée par voie orale à la dose de 100 mg/kg/jour. Dans ces conditions, la naloxone na eu aucun effet carcinogène.
Loxycodone et la naloxone, individuellement, ont montré un potentiel clastogène in vitro. Cependant, dans les études de génotoxicité in vivo et même à des doses toxiques, aucun effet na été observé. Les résultats indiquent quà des doses thérapeutiques, le risque mutagène chez lhomme de OXSYNIA LP peut être exclu avec suffisamment de certitude.
Povidone K30, éthylcellulose, alcool stéarylique, lactose monohydraté, talc, stéarate de magnésium
Pelliculage :
Alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane (E171), macrogol 3350, talc, oxyde de fer jaune (E172).
Flacons: 2 ans.
Durée de conservation après ouverture : 6 mois.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes en PVC / aluminium avec système de sécurité enfant.
Boîtes de 10, 14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 98 ou 100 comprimés.
Présentation Hôpital : boîte de 100 (10 x 10) comprimés.
Flacon HDPE avec système de sécurité enfant en (PP) : 100 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
7-11 QUAI ANDRE CITROËN
75015 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 318 6 2 : plaquette(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 10 comprimé(s).
· 34009 301 318 7 9 : plaquette(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 14 comprimé(s).
· 34009 301 318 8 6 : plaquette(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 20 comprimé(s).
· 34009 301 318 9 3 : plaquette(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 28 comprimé(s).
· 34009 301 319 0 9 : plaquette(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 30 comprimé(s).
· 34009 301 319 1 6 : plaquette(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 50 comprimé(s).
· 34009 301 319 2 3 : plaquette(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 56 comprimé(s).
· 34009 550 490 6 7 : plaquette(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 60 comprimé(s).
· 34009 550 490 7 4 : plaquette(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 98 comprimé(s).
· 34009 550 490 8 1 : plaquette(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 100 comprimé(s).
· 34009 550 490 9 8 : flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) avec fermeture de sécurité enfant de 100 comprimé(s).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Stupéfiant.
Prescription sur ordonnances sécurisées.
Prescription limitée à 28 jours.
Médicaments liés cités dans ce texte
- OXYCODONE AGUETTANT 10 mg/mL, solution injectable
- NALOXONE AGUETTANT 0,4 mg/ml, solution injectable
- ACTISKENAN 10 mg, gélule
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- PREGABALINE ALTER 100 mg, gélule
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
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