TROLISE 4 mg, comprimé pelliculé
CIS 65203831
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ANSM - Mis à jour le : 03/12/2021
TROLISE 4 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pitavastatine........................................................................................................................... 4 mg
Sous forme de pitavastatine calcique.
Excipient à effet notoire : 252,34 mg de lactose monohydraté par comprimé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimés pelliculés ronds et blancs, avec « KC » gravé sur une face et « 4 » sur lautre.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Les patients doivent suivre un régime hypocholestérolémiant avant le traitement. Il est important que tous les patients poursuivent le régime alimentaire pendant le traitement.
La dose initiale habituelle est de 1 mg en une prise par jour. La posologie doit être adaptée à intervalles de 4 semaines ou plus. Les posologies doivent être adaptées en fonction du taux de LDL cholestérol, de lobjectif thérapeutique et de la réponse individuelle du patient. La posologie maximale journalière est de 4 mg.
Personnes âgées
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les patients âgés de plus de 70 ans (voir rubriques 5.1 et 5.2).
Population pédiatrique
Enfants et adolescents âgés de 6 ans et plus :
TROLISE ne doit être utilisé chez les enfants que par des médecins expérimentés dans le traitement de lhyperlipidémie et lévolution doit être réévaluée régulièrement.
Chez les enfants et adolescents présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote, la dose initiale habituelle est de 1 mg en une prise par jour. La posologie doit être adaptée à intervalles de 4 semaines ou plus. Les posologies doivent être adaptées en fonction du taux de LDL cholestérol, de lobjectif thérapeutique et de la réponse individuelle du patient. Chez les enfants âgés de 6 à 9 ans, la posologie maximale journalière est de 2 mg. Chez les enfants âgés de 10 ans et plus, la posologie maximale journalière est de 4 mg (voir rubriques 4.8, 5.1 et 5.2).
Enfants âgés de moins de 6 ans :
La sécurité et lefficacité de TROLISE chez les enfants âgés de moins de 6 ans nont pas été établies. Aucune donnée nest disponible.
Patients présentant une insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique nest nécessaire en cas dinsuffisance rénale légère ; la pitavastatine doit cependant être utilisée avec précaution dans cette population. Peu de données sont disponibles chez les patients insuffisants rénaux à la posologie de 4 mg quel que soit le stade de linsuffisance rénale. Une posologie de 4 mg ne sera utilisée que sous étroite surveillance, après augmentation progressive de la posologie. La dose de 4 mg nest pas recommandée en cas dinsuffisance rénale sévère (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée
Une posologie maximale de 2 mg par jour peut être utilisée sous surveillance étroite (voir rubriques 4.4 et 5.2). Une posologie de 4 mg nest pas recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée.
Mode dadministration
Voie orale. Les comprimés doivent être avalés entiers. TROLISE peut être pris à tout moment de la journée au cours ou en dehors des repas. Il est recommandé de prendre le traitement tous les jours à la même heure. Les statines sont généralement plus efficaces le soir en raison du rythme circadien du métabolisme des lipides.
Si un enfant ou un adolescent ne peut pas avaler les comprimés, le comprimé peut si nécessaire être dispersé dans un verre deau et ingéré immédiatement. Pour garantir une dose exacte, un second volume deau doit être utilisé pour rincer le verre et avalé immédiatement. Les comprimés ne doivent pas être dispersés dans des jus de fruits acides ou du lait.
La pitavastatine est contre-indiquée :
· chez les patients ayant une hypersensibilité connue à la pitavastatine ou à lun des excipients (voir rubrique 6.1) ou aux autres statines ;
· chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, une affection hépatique évolutive ou une élévation prolongée et inexpliquée des transaminases sériques (supérieure à 3 fois la limite supérieure de la normale [LSN]) ;
· chez les patients atteints de myopathie ;
· chez les patients recevant un traitement concomitant par ciclosporine ;
· pendant la grossesse, pendant lallaitement et chez les femmes en âge de procréer ne prenant pas de mesures contraceptives efficaces.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Comme les autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase (statines), il existe un risque de myalgie, de myopathie et, dans de rares cas, de rhabdomyolyse. Il est demandé aux patients de signaler tout symptôme musculaire. La créatine kinase (CK) doit être dosée chez tout patient présentant une douleur musculaire, une sensibilité ou une faiblesse musculaire, notamment si elle saccompagne de malaise ou de fièvre.
Le dosage de la créatine kinase ne doit pas être effectué après un effort intense ou en présence de toute autre cause plausible délévation de la CK, susceptible de modifier linterprétation des résultats. Si la concentration de la CK est élevée (> 5 x LSN), un prélèvement sera à nouveau effectué dans les 5 à 7 jours afin de confirmer les résultats.
De très rares cas de myopathies nécrosantes à médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés pendant ou après le traitement par certaines statines. La myopathie nécrosante à médiation auto-immune (IMNM) est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale et une élévation de la créatine kinase sérique, qui persistent malgré larrêt du traitement par la statine.
TROLISE ne doit pas être administré en association avec les formulations systémiques dacide fusidique ou dans les 7 jours suivant larrêt du traitement par lacide fusidique. Chez les patients pour lesquels ladministration dacide fusidique systémique est considérée comme essentielle, le traitement par la statine doit être arrêté pendant toute la durée du traitement par lacide fusidique. Des cas de rhabdomyolyse ont été rapportés (dont certains dissue fatale) chez des patients recevant lacide fusidique et des statines en association (voir rubrique 4.5). Les patients doivent être avertis quils doivent consulter un médecin immédiatement sils présentent des symptômes de faiblesse, douleur ou sensibilité musculaire.
Le traitement par la statine peut être repris sept jours après la dernière dose dacide fusidique. Dans des cas exceptionnels, si ladministration prolongée dacide fusidique systémique est nécessaire, par exemple pour le traitement dinfections sévères, la nécessité de ladministration concomitante de TROLISE et dacide fusidique doit être envisagée uniquement au cas par cas et sous surveillance médicale étroite.
Avant le traitement
Comme avec les autres statines, la pitavastatine doit être prescrite avec précaution chez les patients présentant des facteurs de prédisposition à une rhabdomyolyse. La créatine kinase doit être mesurée afin détablir une valeur initiale de référence, dans les situations suivantes :
· insuffisance rénale,
· hypothyroïdie,
· antécédents personnels ou familiaux de troubles musculaires héréditaires,
· antécédent de toxicité musculaire avec un fibrate ou une autre statine,
· antécédent daffection hépatique ou consommation excessive dalcool,
· personnes âgées (de plus de 70 ans) présentant dautres facteurs de risque prédisposant à une rhabdomyolyse.
Dans ces situations, une surveillance clinique est recommandée ; le risque associé au traitement doit être pris en compte par rapport au bénéfice éventuel. Ne pas instaurer de traitement par pitavastatine si la concentration de la CK est > 5 x LSN.
En cours de traitement
Il est recommandé de demander aux patients de signaler immédiatement toute crampe, faiblesse ou douleur musculaire. La créatine kinase doit être mesurée et le traitement doit être arrêté en cas de concentration élevée (> 5 x LSN). Larrêt du traitement doit être envisagé si les symptômes musculaires sont intenses, même en présence dune concentration de CK £ 5 x LSN. Si les symptômes disparaissent et si la concentration de la CK redevient normale, la réintroduction de pitavastatine peut être envisagée à la dose de 1 mg sous étroite surveillance.
Effets hépatiques
Comme avec les autres statines, la pitavastatine doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant des antécédents daffection hépatique ou chez ceux qui consomment régulièrement des quantités excessives dalcool. Les tests dexploration de la fonction hépatique doivent être pratiqués avant linstauration du traitement par pitavastatine, puis régulièrement au cours du traitement. Le traitement par pitavastatine doit être interrompu chez les patients présentant une élévation prolongée des transaminases sériques (ALAT et ASAT), avec des taux supérieurs à 3 x LSN.
Effets rénaux
La pitavastatine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée ou sévère. Laugmentation progressive de la posologie nécessite une surveillance étroite. La posologie de 4 mg nest pas recommandée en cas dinsuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.2).
Diabète
Certaines données suggèrent que les statines en tant que classe pharmacologique, augmenteraient la glycémie. Chez certains patients à risque élevé de survenue dun diabète, les statines peuvent entraîner une hyperglycémie nécessitant linstauration dun traitement antidiabétique. Ce risque est néanmoins compensé par la réduction du risque vasculaire sous statines et, par conséquent, il ne doit pas être un motif darrêt des statines. Les patients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/l, IMC > 30 kg/m², augmentation du taux des triglycérides, hypertension artérielle) devront faire lobjet dune surveillance clinique et biologique conformément aux recommandations nationales. Cependant, il na pas été observé de signal confirmé dun risque de diabète avec la pitavastatine dans les études de sécurité post-autorisation ou dans les études prospectives (voir rubrique 5.1).
Pneumopathie interstitielle
Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été décrits avec certaines statines, notamment en cas de traitements prolongés (voir rubrique 4.8). La symptomatologie peut comporter une dyspnée, une toux non productive ainsi quune détérioration de létat général (fatigue, perte de poids et fièvre).
En cas de suspicion de pneumopathie interstitielle chez un patient, le traitement par statine doit être interrompu.
Population pédiatrique
Les données concernant les effets à long terme du traitement par TROLISE sur la croissance et la maturation sexuelle chez les enfants et adolescents âgés de 6 ans et plus sont limitées. Les adolescentes doivent être conseillées sur les méthodes contraceptives appropriées à utiliser au cours du traitement par TROLISE (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Autres effets
Il est recommandé dinterrompre temporairement un traitement par pitavastatine pendant toute la durée dun traitement par érythromycine, par dautres macrolides ou par lacide fusidique (voir rubrique 4.5). La pitavastatine doit être utilisée avec précaution chez les patients prenant des médicaments connus pour provoquer une myopathie (comme les fibrates ou la niacine, voir rubrique 4.5).
Les comprimés contiennent du lactose. Les patients ayant un déficit héréditaire rare dintolérance au galactose, un déficit en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose/galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Ciclosporine
Lors de ladministration concomitante dune dose unique de ciclosporine et de pitavastatine, les valeurs de lASC de la pitavastatine sont augmentées de 4,6 fois. Leffet dune concentration maximale de ciclosporine sur la pitavastatine à concentration maximale nest pas connu. La pitavastatine est donc contre-indiquée chez les patients recevant de la ciclosporine (voir rubrique 4.3).
Ladministration concomitante dérythromycine et de pitavastatine entraîne une augmentation de 2,8 fois de lASC de la pitavastatine. Il est recommandé de suspendre temporairement la pitavastatine pendant toute la durée dun traitement par érythromycine ou par dautres macrolides.
Gemfibrozil et autres fibrates
De rares cas de myopathie ont été décrits en cas dutilisation de fibrates en monothérapie. Une augmentation des cas de myopathie et de rhabdomyolyse a été observée en cas dadministration concomitante de fibrates et de statines. La pitavastatine doit être administrée avec précaution en cas dutilisation concomitante avec les fibrates (voir rubrique 4.4). Des études pharmacocinétiques ont montré que ladministration concomitante de pitavastatine et de gemfibrozil entraîne une augmentation de 1,4 fois de lASC de la pitavastatine ; avec le fénofibrate, lASC a augmenté de 1,2 fois.
Niacine
Aucune étude dinteraction entre la pitavastatine et la niacine na été effectuée. Des cas de myopathie et de rhabdomyolyse ont été observés en cas dutilisation de niacine en monothérapie. Par conséquent, la pitavastatine doit être administrée avec précaution lors de lutilisation concomitante de niacine.
Acide fusidique
Le risque de myopathie, y compris de rhabdomyolyse, peut être majoré par ladministration concomitante dacide fusidique systémique avec des statines. Le mécanisme de cette interaction (quil soit pharmacodynamique et/ou pharmacocinétique) nest pas encore connu. Des cas de rhabdomyolyse (dont des cas fatals) ont été rapportés chez les patients recevant cette association. Si ladministration dacide fusidique systémique est nécessaire, le traitement par TROLISE doit être arrêté pendant toute la durée du traitement par lacide fusidique (voir rubrique 4.4).
Glécaprévir et pibrentasvir
Ladministration concomitante dinhibiteurs de la HMG-CoA réductase et de glécaprévir/pibrentasvir peut augmenter les concentrations plasmatiques de linhibiteur de la HMG-CoA réductase. La pitavastatine na pas été étudiée, mais il est probable que la même interaction se produira. La dose minimale de pitavastatine est recommandée au début du traitement par glécaprévir/pibrentasvir et une surveillance clinique des patients recevant cette association est préconisée.
Rifampicine
Ladministration concomitante et simultanée a augmenté de 1,3 fois lASC de la pitavastatine, du fait dun métabolisme hépatique diminué.
Inhibiteurs de protéase et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse :
Ladministration concomitante de lopinavir/ritonavir, de darunavir/ritonavir, datazanavir ou défavirenz avec TROLISE peut entraîner des modifications mineures de lASC de la pitavastatine.
Ezétimibe
Lézétimibe et ses métabolites glucuroconjugués inhibent labsorption du cholestérol dorigine alimentaire ou biliaire. Ladministration concomitante de pitavastatine na pas deffet sur les concentrations plasmatiques dézétimibe ou de ses métabolites glucuroconjugués ; de même, lézétimibe na pas deffet sur les concentrations plasmatiques de la pitavastatine.
Inhibiteurs du CYP3A4
Les études dinteraction avec litraconazole et le jus de pamplemousse, des inhibiteurs connus du CYP3A4, nont pas deffet cliniquement significatif sur les concentrations plasmatiques de la pitavastatine.
Digoxine
Aucune interaction na été mise en évidence entre la digoxine, un substrat connu de la P-gp, et la pitavastatine. Lors de ladministration concomitante, les concentrations de pitavastatine ou de digoxine ne sont pas modifiées significativement.
Warfarine
Chez des volontaires sains, à concentration maximale, les paramètres pharmacodynamiques (INR et TP) et pharmacocinétiques de la warfarine ne sont pas modifiés par ladministration concomitante de 4 mg par jour de pitavastatine. Cependant, comme avec les autres statines, chez les patients traités par la warfarine, la surveillance du taux de prothrombine ou de lINR est nécessaire en cas de traitement par pitavastatine.
Population pédiatrique
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte. Lampleur des interactions dans la population pédiatrique nest pas connue.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
La pitavastatine est contre-indiquée pendant la grossesse (voir rubrique 4.3). Les femmes en âge de procréer doivent prendre une contraception efficace pendant toute la durée dun traitement par pitavastatine. Pendant la grossesse, le cholestérol et les autres produits de la biosynthèse du cholestérol étant essentiels au développement du ftus, le risque éventuel dinhibition de la HMG-CoA réductase est prépondérant par rapport au bénéfice du traitement. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction mais sans risque tératogène (voir rubrique 5.3). En cas de désir de grossesse, le traitement doit être interrompu au moins un mois avant la conception. En cas de grossesse survenant pendant lutilisation de pitavastatine, le traitement doit être interrompu immédiatement.
La pitavastatine est contre-indiquée pendant lallaitement (voir rubrique 4.3). La pitavastatine est excrétée dans le lait des rates. On ne sait pas si la pitavastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel.
Fertilité
Il nexiste pas de données disponibles actuellement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Dans les essais cliniques contrôlés, aux doses recommandées, moins de 4% des patients traités par pitavastatine ont arrêté létude pour événements indésirables. Leffet indésirable le plus fréquemment décrit avec la pitavastatine dans les essais cliniques contrôlés est la myalgie.
Résumé des effets indésirables
Aux doses recommandées, les effets indésirables et leurs fréquences, observés dans les essais cliniques contrôlés internationaux et dans le suivi des études sont mentionnés ci-dessous par système de classe dorganes. Les fréquences sont définies ainsi : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 < 1/100), rare (≥ 1/10 000 < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) fréquence indéterminée (qui ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Peu fréquent : Anémie.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Peu fréquent : Anorexie.
Affections psychiatriques
Peu fréquent : Insomnie.
Affections du système nerveux
Fréquent : Céphalées,
Peu fréquent : Vertiges, dysgueusie, somnolence.
Affections oculaires
Rare : Baisse dacuité visuelle.
Affections de loreille et du labyrinthe
Peu fréquent : Acouphènes.
Affections gastro-intestinales
Fréquent : Constipation, diarrhée, dyspepsie, nausées,
Peu fréquent : Douleurs abdominales, sécheresse buccale, vomissements,
Rare : Glossodynie, pancréatite aiguë.
Affections hépatobiliaires
Peu fréquent : Elévation des transaminases (ASAT, ALAT),
Rare : Ictère cholestatique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent : Prurit, éruption cutanée,
Rare : Urticaire, érythème.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Fréquent : Myalgie, arthralgie,
Peu fréquent : Spasmes musculaires.
Fréquence indéterminée: myopathie nécrosante à médiation auto-immune (voir la rubrique 4.4).
Affections du rein et des voies urinaires
Peu fréquent : Pollakiurie.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Peu fréquent : Asthénie, malaise, fatigue, dème périphérique.
Dans les essais cliniques contrôlés, une augmentation de la créatine kinase sérique supérieure à 3 fois la limite normale supérieure (LSN) a été observée chez 49 des 2 800 patients (1,8%) recevant de la pitavastatine. Dans le programme détudes cliniques, les concentrations supérieures ou égales à 10 fois la LSN associées à des symptômes musculaires étaient rares et nont été observées que chez un patient parmi les 2 406 traités par 4 mg de pitavastatine (0,04%).
Population pédiatrique
La base de données de sécurité clinique inclut des données de sécurité de 142 enfants et adolescents ayant été traités par la pitavastatine, dont 87 patients dans la tranche dâge de 6 à 11 ans et 55 patients dans la tranche dâge de 12 à 17 ans. Au total, 91 patients ont reçu la pitavastatine pendant un an, 12 patients layant reçue pendant 2,5 ans et 2 patients pendant 3 ans. Le traitement a été arrêté en raison dévénements indésirables chez moins de 3 % des patients traités par la pitavastatine. Les effets indésirables liés à la pitavastatine les plus fréquemment rapportés dans le programme clinique étaient des céphalées (4,9 %), des myalgies (2,1 %) et des douleurs abdominales (4,9 %). Sur la base des données disponibles, il est attendu que la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables soient comparables chez les enfants et adolescents et chez les adultes.
Surveillance post-commercialisation
Une étude prospective de surveillance post-commercialisation a été réalisée pendant 2 ans chez approximativement 20 000 patients au Japon. La grande majorité des 20 000 patients de létude étaient traités par 1 ou 2 mg de pitavastatine, la posologie de 4 mg nayant pas été utilisée dans cette étude. 10,4% des patients ont signalé des événements indésirables pour lesquels limputabilité de la pitavastatine ne pouvait être exclue. 7,4% des patients ont arrêté le traitement en raison dévénements indésirables. La fréquence des myalgies était de 1,08%. La majorité des événements indésirables étaient dintensité légère. La fréquence des événements indésirables était plus élevée après 2 ans chez les patients ayant des antécédents dallergie médicamenteuse (20,4%), datteinte rénale ou hépatique (13,5%). Les effets indésirables et leur fréquence, observés dans létude de surveillance après commercialisation (en dehors des essais cliniques contrôlés internationaux) aux doses recommandées, sont mentionnés ci-après.
Affections hépatobiliaires
Rare : Anomalie de la fonction hépatique, troubles hépatiques.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Rare : Myopathie, rhabdomyolyse.
Dans cette étude, deux cas de rhabdomyolyse ayant nécessité une hospitalisation (0,01% des patients) ont été décrits.
Chez les patients traités par pitavastatine, à toutes les doses, des cas de notifications spontanées deffets indésirables musculo-squelettiques, parmi lesquels des cas de myalgie et de myopathie, ont été observés. Des cas de rhabdomyolyse avec ou sans insuffisance rénale aiguë, y compris des décès, ont également été notifiés. Des rapports spontanés des évènements ci-dessous ont également été reçus (la fréquence est basée sur celle observée dans les études post AMM).
Affections du système nerveux
Peu fréquent : Hypoesthésie.
Affections gastro intestinales.
Rare : Gêne abdominale.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquence indéterminée : dème de Quincke.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Fréquence indéterminée : Syndrome lupoïde.
Affections des organes de reproduction et du sein
Rare : Gynécomastie.
Effets de la classe des statines
Les événements indésirables suivants ont été décrits avec certaines statines :
· Troubles du sommeil, dont cauchemars,
· Troubles de la mémoire,
· Troubles de la sexualité,
· Dépression,
· Cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, notamment lors de traitements prolongés (voir rubrique 4.4),
· Diabète : la fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risques (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/l, IMC > 30 kg/m², augmentation du taux des triglycérides, antécédents dhypertension artérielle).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, code ATC : C10A A08
Mécanisme daction
La pitavastatine inhibe de façon compétitive la HMG-CoA réductase, lenzyme régulatrice de la biosynthèse hépatique du cholestérol. Elle inhibe ainsi la synthèse du cholestérol par le foie. Il en résulte une augmentation de lexpression des récepteurs LDL dans le foie, ce qui favorise la capture des LDL-cholestérol circulant dans le sang et diminue les concentrations sanguines de cholestérol total (CT) et de LDL-cholestérol. Linhibition prolongée de la synthèse hépatique du cholestérol réduit la sécrétion des VLDL dans le sang, ce qui diminue les concentrations plasmatiques des triglycérides (TG).
Effets pharmacodynamiques
La pitavastatine diminue les taux élevés du LDL-cholestérol, du cholestérol total et des triglycérides et augmente celui du HDL-cholestérol. Elle diminue lApo-B et entraîne des augmentations variables de lApo-A1 (voir Tableau 1). Elle diminue également le non-HDL-cholestérol, le rapport TC/HDL-cholestérol ainsi que le rapport Apo-B/Apo-A1.
Tableau 1 : Effet dose chez les patients présentant une hypercholestérolémie pure (Variation moyenne ajustée entre la valeur initiale et celle à 12 semaines en %)
|
Posologie |
N |
LDL- cholestérol |
CT* |
HDL- cholestérol |
TG |
Apo-B |
Apo-A1 |
|
Placebo |
51 |
-4,0 |
-1,3 |
2,5 |
-2,1 |
0,3 |
3,2 |
|
1 mg |
52 |
-33,3 |
-22,8 |
9,4 |
-14,8 |
-24,1 |
8,5 |
|
2 mg |
49 |
-38,2 |
-26,1 |
9,0 |
-17,4 |
-30,4 |
5,6 |
|
4 mg |
50 |
-46,5 |
-32,5 |
8,3 |
-21,2 |
-36,1 |
4,7 |
* non corrigé
Efficacité clinique et sécurité
Dans les essais cliniques contrôlés, réalisés chez 1 687 patients, atteints dhypercholestérolémie pure ou de dyslipidémie mixte, parmi lesquels 1 239 patients étaient traités aux doses thérapeutiques (LDL-cholestérol initial moyen denviron 4,8 mmol/l), la pitavastatine a systématiquement diminué les concentrations de LDL-cholestérol, du cholestérol total, du non-HDL-cholestérol, des TG et de lApo-B et augmenté les concentrations de HDL-cholestérol et de lApo-A1. Les rapports TC/HDL-cholestérol et Apo-B/Apo-A1 ont été diminués. Le LDL-cholestérol a été diminué de 38 à 39% sous pitavastatine 2 mg et de 44 à 45% sous pitavastatine 4 mg. La majorité des patients recevant 2 mg ont atteint lobjectif de traitement de la Société Européenne dAthérosclérose (ou European Atherosclerosis Society (EAS)), représenté par un taux de LDL-cholestérol < 3 mmol/l.
Dans un essai clinique contrôlé, réalisé chez 942 patients âgés de 65 ans et plus (434 traités par pitavastatine 1 mg, 2 mg ou 4 mg) présentant une hypercholestérolémie pure ou une dyslipidémie mixte (LDL-cholestérol initial moyen denviron 4,2 mmol/l), les concentrations de LDL-cholestérol ont été diminuées respectivement de 31%, 39,0% et 44,3% et environ 90% des patients ont atteint lobjectif thérapeutique de lEAS.
Plus de 80% des patients recevaient des traitements concomitants, mais la fréquence des événements indésirables a été comparable dans tous les groupes de traitement. Moins de 5% des patients ont arrêté létude pour événements indésirables. Les résultats defficacité et de tolérance ont été comparables chez les patients dans les différents sous-groupes dâge (65-69, 70-74 et ≥ 75 ans).
Dans les essais cliniques contrôlés effectués chez 761 patients (dont 507 traités par 4 mg de pitavastatine) présentant une hypercholestérolémie pure ou une dyslipidémie mixte, avec au moins 2 facteurs de risque cardiovasculaire (LDL-cholestérol initial moyen denviron 4,1 mmol/l), ou une dyslipidémie en présence dun diabète de type 2 (LDL-cholestérol initial moyen denviron 3,6 mmol/l), environ 80% des patients ont atteint lobjectif recommandé de lEAS (3 ou 2,5 mmol/l, en fonction du risque).
Le LDL-cholestérol a été réduit respectivement de 44% et 41% dans les groupes de patients. Dans les études à long terme, jusquà 60 semaines, portant sur lhypercholestérolémie pure et la dyslipidémie mixte, lobjectif atteint de lEAS a été maintenu avec une diminution stable et persistante du LDL-cholestérol et les concentrations de HDL-cholestérol ont continué à augmenter.
Dans une étude réalisée chez 1 346 patients ayant reçu un traitement par statine pendant 12 semaines (diminution du LDL-cholestérol : 42,3%, objectif de lEAS atteint : 69%, augmentation du HDL-cholestérol : 5,6%), les résultats obtenus après 52 semaines complémentaires de traitement par pitavastatine à la dose de 4 mg consistaient en une diminution du LDL-cholestérol de 42,9%, un objectif de lEAS atteint dans 74% des cas et une augmentation du HDL-cholestérol de 14,3%.
Dans une extension de létude de surveillance de deux ans menée au Japon (LIVES 01, voir rubrique 4.8), 6 582 patients présentant une hypercholestérolémie et traités par la pitavastatine 1 mg, 2 mg ou 4 mg pendant 2 ans ont poursuivi le traitement pendant 3 années supplémentaires (durée totale de traitement de 5 ans). Pendant cette étude de 5 ans, la réduction du LDL-cholestérol ( 30,5 %) a été maintenue à partir du 3e mois pendant toute la durée de létude, les taux de HDL-cholestérol ont augmenté de 1,7 % au 3e mois à 5,7 % à 5 ans, avec les augmentations du HDL-cholestérol plus importantes chez les patients avec un taux de HDL cholestérol initial plus faible (< 40 mg/dl), par exemple des augmentations des taux sériques de 11,9 % au 3e mois à 28,9 % après 5 ans ont été observés.
Athérosclérose
Létude JAPAN ACS a comparé les effets dun traitement de 8 à 12 mois par pitavastatine 4 mg ou atorvastatine 20 mg sur le volume de la plaque athérome chez 251 patients bénéficiant dune intervention coronarienne percutanée guidée par échographie intravasculaire (IVUS) pour un syndrome coronarien aigu. Cette étude a montré une réduction denviron 17 % du volume de la plaque avec les deux traitements (-16,9 ± 13,9 % avec la pitavastatine et 18,1 ± 14,2 % avec latorvastatine). La non infériorité entre la pitavastatine et latorvastatine a été démontrée. Dans les deux cas, la régression de la plaque a été associée à un remodelage vasculaire négatif (113,0 à 105,4 mm3). Il na pas été constaté de corrélation significative entre la réduction du LDL cholestérol et la régression de la plaque dans cette étude, contrairement aux données observées dans les études contrôlées versus placebo.
Les effets bénéfiques sur la morbidité et la mortalité nont pas encore été évalués.
Diabète
Dans une étude prospective en ouvert contrôlée menée chez 1 269 patients japonais présentant une diminution de la tolérance au glucose randomisés à un traitement par des mesures hygiéno-diététiques avec ou sans TROLISE 4 mg ou 2 mg par jour, 45,7 % des patients du groupe comparateur ont développé un diabète contre 39,9 % des patients du groupe TROLISE sur une période de 2,8 ans ; risque relatif de 0,82 [IC à 95 % : 0,68 ; 0,99].
Une méta-analyse de 4 815 patients non diabétiques inclus dans des études randomisées en double aveugle contrôlées dune durée dau moins 12 semaines (durée moyenne pondérée de suivi de 17,3 semaines [ET : 17,7 semaines]) a montré un effet neutre de TROLISE sur le risque de diabète de novo (0,98 % des patients du groupe comparateur et 0,50 % des patients traités par TROLISE ont développé un diabète ; risque relatif de 0,70 [IC à 95 % : 0,30 ; 1,61]) tandis que 6,5 % des patients du groupe comparateur (103/1 579) recevaient le placebo ; les autres patients étaient traités par des statines incluant latorvastatine, la pravastatine et la simvastatine.
Population pédiatrique
Dans une étude multicentrique randomisée en double aveugle, contrôlée versus placebo (étude NK 104 4.01EU) (n = 106 ; 48 garçons et 58 filles), des enfants et adolescents (âge ≥ 6 ans et < 17 ans) présentant une hyperlipidémie à risque élevé (taux plasmatiques de LDL C à jeun ≥ 160 mg/dl [4,1 mmol/l] ou LDL C ≥ 130 mg/dl [3,4 mmol/l] avec dautres facteurs de risque) ont reçu la pitavastatine 1 mg, 2 mg, 4 mg ou le placebo une fois par jour pendant 12 semaines. Lors de linclusion dans létude, la majorité des patients avait un diagnostic dhypercholestérolémie familiale hétérozygote, environ 41 % des patients étaient âgés de 6 ans à moins de 10 ans et environ 20 %, 9 %, 12 % et 9 % étaient au stade de Tanner II, III, IV et V respectivement. Le taux moyen de LDL C a été réduit de respectivement 23,5 %, 30,1 % et 39,3 % avec la pitavastatine 1 mg, 2 mg et 4 mg contre 1,0 % avec le placebo.
Dans une étude de sécurité et dextension en ouvert de 52 semaines (étude NK 104 4.02EU) (n = 113 ; dont 87 patients ayant participé à létude contrôlée versus placebo de 12 semaines ; 55 garçons et 58 filles), des enfants et adolescents (âge ≥ 6 ans et < 17 ans) présentant une hyperlipidémie à risque élevé ont reçu la pitavastatine pendant 52 semaines. Chez tous les patients, le traitement par la pitavastatine était débuté à la posologie de 1 mg par jour et la dose de pitavastatine pouvait être augmentée à 2 mg et 4 mg pour atteindre lobjectif thérapeutique dun taux de LDL C optimal < 110 mg/dl (2,8 mmol/l) en fonction des valeurs du LDL C à la semaine 4 et à la semaine 8. Lors de linclusion dans létude, environ 37 % des patients étaient âgés de 6 ans à moins de 10 ans et environ 22 %, 11 %, 12 % et 13 % étaient au stade de Tanner II, III, IV et V respectivement. La dose de pitavastatine a été augmentée à 4 mg par jour chez la majorité des patients (n = 103). Le taux moyen de LDL C était réduit de 37,8 % à la fin de la semaine 52. Au total, 47 patients (42,0 %) avaient atteint lobjectif minimal recommandé par lAmerican Heart Association (AHA), soit un taux de LDL C < 130 mg/dl, et 23 patients (20,5 %) avaient atteint lobjectif idéal de lAHA, soit un taux de LDL C < 110 mg/dl à la semaine 52. La réduction du taux moyen de LDL C à la fin de la semaine 52 était de 40,2 % chez les patients âgés de 6 ans à moins de 10 ans (n = 42), 36,7 % chez les patients âgés de 10 ans à moins de 16 ans (n = 61) et 34,5 % chez les patients âgés de 16 ans à moins de 17 ans (n = 9). Le sexe du patient ne semblait pas avoir deffet sur la réponse. De plus, les taux moyens de CT et de TG avaient diminué de respectivement 29,5 % et 7,6 % à la fin de la semaine 52.
Le Comité des médicaments pédiatriques de lAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées chez des enfants âgés de moins de 6 ans et dans le traitement des enfants de tout âge présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote (voir rubrique 4.2 Population pédiatrique).
Population infectée par le VIH
Lefficacité de la pitavastatine et des autres statines sur le LDL cholestérol est réduite chez les patients présentant une hypercholestérolémie associée à linfection par le VIH ou à son traitement par rapport aux patients présentant une hypercholestérolémie primaire ou une dyslipidémie mixte sans infection par le VIH.
Dans létude INTREPID, 252 patients infectés par le VIH présentant une dyslipidémie (n = 126 par bras) sont entrés dans une phase de sevrage/dintroduction dun régime alimentaire de 4 semaines et ont ensuite été randomisés pour recevoir une dose de 4 mg de pitavastatine ou de 40 mg de pravastatine une fois par jour pendant 52 semaines. Le critère principal defficacité était évalué à la semaine 12.
Le taux sérique de LDL cholestérol à jeun a diminué de 31 % et 30 % dans le groupe de traitement par la pitavastatine et de 21 % et 20 % dans le groupe de traitement par la pravastatine pendant 12 et 52 semaines respectivement (moyenne des moindres carrés de la différence entre les traitements 9,8 %, P < 0,0001 à la semaine 12 et 8,4 %, P = 0,0007 à la semaine 52). Il a été observé une différence entre les traitements statistiquement significative dans la variation relative moyenne aux semaines 12 et 52 par rapport à linclusion pour les critères defficacité secondaires, les taux de cholestérol total (CT), de non HDL cholestérol et dApo B, avec une diminution plus importante dans le groupe de traitement par la pitavastatine que dans le groupe de traitement par la pravastatine pour chaque paramètre. Il na pas été observé de nouveaux signaux de sécurité ni dévénements indésirables avec la pitavastatine 4 mg. A la semaine 52, un échec virologique (défini comme une charge virale dARN VIH-1 > 200 copies/mL et une augmentation > 0,3 log par rapport à la valeur initiale) a été rapporté chez 4 patients (3,2 %) du groupe pitavastatine et 6 patients (4,8 %) du groupe pravastatine, sans différences statistiquement significatives entre les traitements.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La pitavastatine est rapidement absorbée à partir du tube digestif supérieur et les concentrations plasmatiques maximales sont obtenues dans lheure suivant la prise orale. Labsorption nest pas altérée par la prise daliments. La molécule sous forme inchangée subit un cycle entérohépatique et est bien absorbée à partir du jéjunum et de liléon. La biodisponibilité absolue de la pitavastatine est de 51%.
Distribution
La pitavastatine est liée aux protéines plasmatiques à plus de 99%, essentiellement à lalbumine et à lalpha-1-glycoprotéine acide. Le volume de distribution moyen est denviron 133 l. La pitavastatine pénètre dans les hépatocytes, son site daction et le siège de son métabolisme grâce à un transport actif faisant intervenir plusieurs systèmes de transport hépatiques dont lOATP1B1 et lOATP1B3. LASC plasmatique est variable, avec un facteur denviron 4 entre les valeurs les plus faibles et les plus élevées. Les études menées sur le SLCO1B1 (le gène codant pour lOATP1B1) laissent penser que le polymorphisme de ce gène pourrait être à lorigine dune grande partie de la variabilité de lASC. La pitavastatine nest pas un substrat de la glycoprotéine p.
Biotransformation
La pitavastatine sous forme inchangée constitue la fraction prédominante de la molécule dans le plasma. Le principal métabolite est la lactone inactive qui est formée via un glucuroconjugué de la pitavastatine de type ester, grâce à lintervention de glucuronosyltransférases UDP (UGT1A3 et 2B7).
Les études in vitro, menées avec 13 isoformes humaines du cytochrome P450 (CYP), indiquent que le métabolisme de la pitavastatine par le CYP est limité ; le CYP2C9 (et dans une moindre mesure le CYP2C8) est responsable du métabolisme de la pitavastatine en métabolites mineurs.
Élimination
La pitavastatine inchangée est rapidement éliminée du foie dans la bile, mais elle subit un cycle entérohépatique, contribuant à la durée de son action. Moins de 5% de la pitavastatine sont excrétés dans lurine. La demi-vie délimination plasmatique varie entre 5,7 heures (dose unique) et 8,9 heures (plateau) et la moyenne géométrique de la clairance orale apparente est de 43,4 l/h après une dose unique.
Effet des aliments
La concentration plasmatique maximale de pitavastatine a été diminuée de 43% en présence dun repas riche en lipides, mais lASC est demeurée inchangée.
Populations particulières
Personnes âgées :
Dans une étude pharmacocinétique ayant comparé des volontaires sains jeunes et âgés (³ 65 ans), lASC de la pitavastatine était 1,3 fois plus élevée chez les sujets âgés. Dans les essais cliniques, chez les patients âgés, aucune conséquence sur lefficacité et la tolérance de pitavastatine na été observée.
Sexe :
Dans une étude pharmacocinétique ayant comparé des volontaires sains de sexe masculin et féminin, lASC de la pitavastatine était 1,6 fois plus élevée chez les femmes. Cela na pas eu de conséquence sur lefficacité et la tolérance de pitavastatine chez les femmes dans les essais cliniques.
Groupe ethnique :
Il ny a pas eu de différence de profil pharmacocinétique de la pitavastatine entre les volontaires sains japonais et caucasiens, lorsque lâge et le poids corporel sont pris en considération.
Population pédiatrique :
Les données pharmacocinétiques chez les enfants et adolescents sont limitées. Dans létude NK 104 4.01EU (voir rubrique 5.1), des prélèvements limités ont montré un effet dose dépendant sur les concentrations plasmatiques de pitavastatine à 1 heure post dose. Des données indiquaient également que les concentrations à 1 heure post dose étaient (inversement) corrélées au poids corporel et quelles peuvent être plus élevées chez les enfants que chez les adultes.
Insuffisance rénale :
En cas datteinte rénale modérée ainsi que chez les patients hémodialysés, les ASC ont été augmentées respectivement de 1,8 et 1,7 fois (voir rubrique 4.2).
Insuffisance hépatique :
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (Child-Pugh A), lASC était augmentée de 1,6 fois par rapport à celle des sujets sains. Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh B), lASC était 3,9 fois plus élevée. Une diminution de la posologie est recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée (voir rubrique 4.2). La pitavastatine est contre-indiquée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.
5.3. Données de sécurité préclinique
Pelliculage :
Hypromellose (E464), dioxyde de titane (E171), citrate de triéthyle (E1505), silice colloïdale anhydre.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
Conserver la plaquette dans lemballage extérieur, à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes en PVC/Aluminium/PVDC blanc, boîte de 7, 28 ou 30 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément aux exigences locales.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
Kowa Pharmaceutical Europe GmbH
Görreshof 151,
53347 Alfter
Allemagne
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 494 625 7 5: 7 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium/PVDC).
· 34009 494 626 3 6: 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium/PVDC).
· 34009 494 628 6 5: 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium/PVDC).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- LIPUR 450 mg, comprimé pelliculé
- FEGENOR 140 mg, gélule
- DARUNAVIR ACCORD 400 mg, comprimé pelliculé
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- EZETIMIBE ACCORD 10 mg, comprimé
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- ATORVASTATINE ACCORD 10 mg, comprimé pelliculé
- ELISOR 10 mg, comprimé sécable
- SIMVASTATINE ACCORD HEALTHCARE 10 mg, comprimé pelliculé
- ARTELAC 1,6 mg/0,5 mL, collyre en récipient unidose
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