DECAPEPTYL LP 22,5 mg, poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée
CIS 65459503
Informations à jour au 15 décembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 15/12/2021
DECAPEPTYL LP 22,5 mg, poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Triptoréline (sous forme dembonate de triptoréline).............................................................. 22,5 mg
Pour un flacon.
Après reconstitution avec 2 ml de solvant, 1 ml de suspension reconstituée contient 11,25 mg de triptoréline.
Excipient(s) à effet notoire :
Ce médicament contient du sodium mais moins de 1 mmol (23 mg) par flacon.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée.
4.1. Indications thérapeutiques
DECAPEPTYL LP 22,5 mg est indiqué dans le traitement du cancer de la prostate hormono-dépendant localisé à haut risque ou localement avancé en association à la radiothérapie. Voir section 5.1.
DECAPEPTYL LP 22,5 mg est indiqué dans le traitement de la puberté précoce centrale (PPC) chez les enfants de 2 ans et plus avec un début de PPC avant 8 ans chez les filles et 10 ans chez les garçons.
4.2. Posologie et mode d'administration
La dose recommandée de DECAPEPTYL LP 22,5 mg est de 22,5 mg de triptoréline (1 flacon) administré tous les 6 mois (vingt-quatre semaines) par injection intramusculaire unique.
Dans le traitement concomitant ou adjuvant à la radiothérapie du cancer de la prostate localisé à haut risque ou localement avancé, les données cliniques ont montré que la radiothérapie suivie d'une privation androgénique de 3 ans est préférable à une radiothérapie suivie d'une privation androgénique de 6 mois (voir rubrique 5.1). La durée de la suppression androgénique recommandée dans les guides de bonnes pratiques médicales, pour les patients avec un cancer de la prostate localisé à haut risque ou localement avancé, traités par radiothérapie, est de 2 à 3 ans.
Chez les patients atteints dun cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, non castrés chirurgicalement, traités par un agoniste de la GnRH, comme la triptoréline, et éligibles à un traitement par lacétate dabiratérone, un inhibiteur de la biosynthèse des androgènes ou lenzalutamide, un inhibiteur de la voie de signalisation des récepteurs aux androgènes, le traitement par un agoniste de la GnRH doit être poursuivi.
Insuffisants rénaux ou hépatiques
Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance rénale ou hépatique.
Population pédiatrique
Puberté précoce (avant 8 ans chez les filles et 10 ans chez les garçons)
Le traitement des enfants par DECAPEPTYL LP 22,5 mg doit se faire sous la surveillance générale d'un endocrino-pédiatre, d'un pédiatre ou dun endocrinologue ayant une expertise dans le traitement de la puberté précoce centrale.
Le traitement doit être arrêté vers l'âge physiologique de la puberté chez les garçons et les filles et il est recommandé de ne pas poursuivre le traitement chez les filles ayant un âge osseux supérieur à 12-13 ans. Chez les garçons, il existe peu de données disponibles concernant lâge osseux optimal pour arrêter le traitement. Toutefois, il est recommandé darrêter le traitement chez les garçons ayant un âge osseux de 13-14 ans.
Mode dadministration
Comme pour tout médicament administré par injection, il est nécessaire de changer régulièrement le site dinjection.
Une fois reconstituée, la suspension de DECAPEPTYL LP 22,5 mg doit être injectée en intramusculaire de manière relativement rapide et sans interruption pour éviter un potentiel blocage de laiguille.
Précautions à prendre avant la manipulation ou ladministration du médicament
DECAPEPTYL LP 22,5 mg est uniquement destiné à être administré par voie intramusculaire.
DECAPEPTYL LP 22,5 mg est une suspension de microgranules, son injection accidentelle par voie intravasculaire doit être absolument évitée.
DECAPEPTYL LP 22,5 mg doit être administré sous contrôle médical.
Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
La triptoréline est contre-indiquée pendant la grossesse et lallaitement (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Rarement, le traitement par les analogues de la GnRH peut révéler la présence jusque-là inconnue dun adénome hypophysaire gonadotrope. Une apoplexie pituitaire peut survenir chez ces patients. Elle se caractérise par lapparition dune céphalée soudaine, de vomissements, dune altération de la vision et dune ophtalmoplégie.
Il y a un risque accru de survenue dune dépression (potentiellement sévère) chez les patients traités par agonistes de la GnRH, comme la triptoréline. Les patients doivent être informés en conséquence et traités de manière appropriée si des symptômes apparaissent.
Les patients qui souffrent de dépression doivent faire lobjet dun suivi adapté pendant le traitement.
Du fait de linjection intramusculaire, la prudence est requise chez les patients traités par des anticoagulants, en raison du risque potentiel dhématome au site dinjection. Lefficacité et la sécurité de DECAPEPTYL LP 22,5 mg ont seulement été établies pour ladministration par voie intramusculaire. Ladministration par voir sous-cutanée nest pas recommandée.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
Cancer de la prostate
Au début du traitement, la triptoréline comme les autres analogues de la GnRH provoque une augmentation transitoire du taux de testostérone sérique. Cela peut conduire à des cas isolés daggravation transitoire des signes et symptômes du cancer de la prostate lors des premières semaines de traitement. Lors de la phase initiale du traitement, ladministration additionnelle dun anti-androgène adapté devra être considérée afin de neutraliser laugmentation initiale du taux sérique de testostérone et laggravation des symptômes cliniques.
Chez un nombre réduit de patients peuvent survenir une exacerbation de la tumeur avec aggravation transitoire des signes et symptômes du cancer de la prostate et une augmentation temporaire des douleurs liées au cancer (douleurs métastatiques), qui peuvent être traitées symptomatiquement.
Comme avec les autres analogues de la GnRH, des cas isolés de compression médullaire ou dobstruction de lurètre ont été observés. En cas de compression médullaire ou dinsuffisance rénale, un traitement standard de ces complications devra être institué et dans les cas extrêmes une orchidectomie (castration chirurgicale) devra être envisagée. Un suivi attentif est nécessaire lors des premières semaines de traitement, en particulier chez les patients souffrant de métastases vertébrales, à risque de compression de la moelle épinière et chez les patients avec une obstruction des voies urinaires.
Après castration chirurgicale, la triptoréline ne provoque pas de diminution supplémentaire des taux de testostérone. Une fois les taux de castration atteints à la fin du premier mois, les taux sériques de testostérone sont maintenus aussi longtemps que les patients reçoivent leur injection tous les 6 mois (vingt-quatre semaines).
Lefficacité du traitement peut être suivie en mesurant les taux sériques de testostérone et dantigène spécifique de la prostate (PSA).
Linhibition prolongée de la sécrétion androgénique quelle soit induite par orchidectomie bilatérale ou par administration danalogue de la GnRH est associée à un risque élevé de perte osseuse et peut conduire à une ostéoporose et à un risque accru de fracture osseuse.
Le traitement par suppression androgénique peut provoquer un allongement de lintervalle QT.
Chez les patients ayant des antécédents ou présentant des facteurs de risque dallongement de lintervalle QT et chez les patients traités par un médicament susceptible de prolonger lintervalle QT (voir rubrique 4.5), le médecin devra évaluer le rapport bénéfice/risque, y compris le risque de torsades de pointe, avant linitiation dun traitement par DECAPEPTYL.
De plus, des données épidémiologiques ont mis en évidence que les patients pouvaient être sujets à des changements métaboliques (par exemple une intolérance au glucose), ou un risque plus élevé de maladie cardiovasculaire pendant le traitement inhibant la sécrétion androgénique. Toutefois, les données prospectives ne confirment pas le lien entre le traitement par analogue de la GnRH et laugmentation de la mortalité cardiovasculaire. Les patients qui ont un risque élevé de maladies cardiovasculaires ou métaboliques doivent faire lobjet dune évaluation attentive avant dinstaurer le traitement et doivent faire lobjet dun suivi adapté pendant le traitement inhibant la sécrétion androgénique.
Ladministration de triptoréline aux doses thérapeutiques conduit à une suppression du système gonadotrope hypophysaire. Un retour à la normale est généralement obtenu après linterruption du traitement. Des tests diagnostiques de la fonction gonadotrope hypophysaire conduits durant le traitement et après linterruption de la thérapie avec un agoniste de la GnRH peuvent donc être erronés.
Puberté précoce
Le traitement des enfants avec une tumeur cérébrale évolutive doit faire lobjet dune évaluation individuelle attentive du rapport bénéfices risques.
Les pseudo-pubertés précoces (hyperplasie ou tumeur des glandes surrénales ou des gonades) et les pubertés précoces indépendantes des gonadotrophines (testotoxicose, hyperplasie familiale des cellules de Leydig) devront être exclues.
Chez les filles, la stimulation ovarienne initiale suivie par la diminution des taux des strogènes induits par le traitement, peuvent conduire, au cours du premier mois, à des saignements vaginaux d'intensité légère ou modérée.
Le traitement consiste en une administration sur le long terme adaptée de manière individuelle. DECAPEPTYL LP 22,5 mg doit être administré aussi précisément que possible par période régulière de 6 mois. Un retard exceptionnel de quelques jours de la date dinjection (169 ± 3 jours) ninfluence pas les résultats du traitement.
A larrêt du traitement, le développement pubertaire reprend.
Les données relatives à la fertilité des patientes traitées sont encore limitées mais les fonctions de reproduction et de fertilité ne semblent pas affectées par le traitement par GnRH. Chez la plupart des filles, des règles régulières commencent environ 1 an après la fin du traitement.
Le traitement par les agonistes de la GnRH peut entraîner une diminution de la densité minérale osseuse (DMO) due à la suppression des effets attendus de lstrogène. Toutefois, après l'arrêt du traitement, le bilan ultérieur de la masse osseuse est préservé et le pic de croissance de la masse osseuse à la fin de la puberté ne semble pas être affecté par le traitement.
Une épiphysiolyse de la hanche peut se produire après larrêt du traitement par les agonistes de la GnRH. Il se pourrait que ce soit consécutif à laffaiblissement du cartilage de conjugaison en raison des faibles concentrations en strogène pendant le traitement avec les agonistes de la GnRH. Laugmentation de la vitesse de croissance qui se produit après larrêt du traitement conduit ensuite à la diminution de la force nécessaire pour le déplacement des épiphyses.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Etant donné quun traitement par suppression androgénique peut provoquer un allongement de lintervalle QT, lutilisation concomitante de triptoréline et de médicaments connus pour allonger lintervalle QT ou de médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointe tels les médicaments antiarythmiques de classe Ia (par exemple : quinidine, disopyramide) ou de classe III (par exemple : amiodarone, sotalol, dofetilide, ibutilide), la méthadone, la moxifloxacine, les antipsychotiques, etc doit être évaluée avec attention (voir rubrique 4.4).
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
DECAPEPTYL LP 22,5 mg est indiqué chez lhomme et chez lenfant. Les données sur lutilisation de la triptoréline chez la femme enceinte sont limitées. DECAPEPTYL LP 22,5 mg nest pas indiqué chez la femme.
Il est indispensable de vérifier l'absence de grossesse avant toute prescription de DECAPEPTYL LP 22,5 mg.
La triptoréline ne doit pas être utilisée pendant la grossesse car lutilisation concomitante des agonistes de la GnRH est associée à un risque théorique davortement ou danomalie ftale. Avant traitement, les patientes potentiellement fertiles doivent être examinées attentivement pour vérifier labsence de grossesse. Des méthodes de contraception non hormonale devront être utilisées jusquau retour des règles.
Des études chez lanimal ont mis en évidence des effets sur les paramètres de lappareil reproducteur (voir rubrique 5.3).
Allaitement
La triptoréline ne doit pas être utilisée pendant lallaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Cependant, laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines peut être altérée en cas survenue de sensations vertigineuses, dune somnolence et de troubles de la vision, qui sont des effets indésirables possibles du traitement ou qui peuvent résulter de la pathologie traitée.
Tolérance générale chez lhomme
Étant donné que les patients souffrant de cancer de la prostate hormono-dépendant localement avancé ou métastatique sont généralement âgés et ont dautres maladies fréquemment observées dans cette population âgée, des effets indésirables ont été rapportés chez plus de 90 % des patients inclus dans les études cliniques, et le lien de causalité est souvent difficile à évaluer. Comme il a été observé avec dautres agonistes de la GnRH ou après castration chirurgicale, les effets indésirables les plus communément observés lors de traitement avec la triptoréline étaient dus à ses effets pharmacologiques attendus. Ces effets comprennent des bouffées de chaleur et une diminution de la libido.
A lexception de réactions immuno-allergiques (rares) et de réactions au site dinjection (<5%), tous les effets indésirables sont connus pour être liés aux modifications de la testostéronémie.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés et sont considérés comme étant au moins possiblement liés au traitement par la triptoréline. La plupart de ces effets sont connus comme étant liés à une castration biochimique ou chirurgicale.
La fréquence de ces effets indésirables peut être classée comme suit : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classes des systèmes dorgane |
Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Après commercialisation Fréquence indéterminée |
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Infections et infestations |
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Rhinopharyngite |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Thrombocytose |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité |
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Réaction anaphylactique |
Choc anaphylactique |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Anorexie Diabète Goutte Hyperlipidémie Appétit augmenté |
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Affections psychiatriques |
Diminution de la libido |
Perte de la libido Dépression* Changements dhumeur* |
Insomnie Irritabilité |
État confusionnel Baisse de lactivité Humeur euphorique |
Anxiété |
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Système nerveux |
Paresthésie du membre inférieur |
Céphalée Sensation vertigineuse |
Paresthésie |
Atteinte de la mémoire |
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Affections oculaires |
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Défauts visuels |
Sensation anormale dans lil Perturbation visuelle |
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Affections de l'oreille et du labyrinthe |
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Acouphènes Vertige |
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Affections endocriniennes |
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Apoplexie hypophysaire** |
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Affections cardiaques |
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Palpitations |
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Allongement de lintervalle QT (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
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Affections vasculaires |
Bouffées de chaleur |
Hypertension |
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Hypotension |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Dyspnée Epistaxis |
Orthopnée
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Affections gastro-intestinales |
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Bouche sèche Nausée |
Douleur abdominale Constipation Diarrhée Vomissement |
Distension abdominale Dysgueusie Flatulence |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Hyperhidrose |
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Acné Alopécie Erythème Prurit Rash Urticaire |
Eruption bulleuse Purpura |
dème angioneurotique |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Douleur dorsale |
Douleur musculo-squelettique Extrémités douloureuses |
Arthralgie Douleur osseuse Crampe musculaire Faiblesse musculaire Myalgie |
Raideur articulaire Tuméfaction articulaire Raideur musculo-squelettique Ostéoarthrite |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Nycturie Rétention urinaire |
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Incontinence urinaire |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Dysérection (incluant anéjaculation, trouble de léjaculation) |
Douleur pelvienne |
Gynécomastie Douleur mammaire Atrophie testiculaire Douleur testiculaire |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Asthénie |
Réaction au site dinjection (incluant érythème, inflammation et douleur) Oedème |
Léthargie dèmes périphériques Douleur Frissons Somnolence |
Douleur thoracique Dystasie Syndrome pseudo-grippal Fièvre |
Malaise |
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Investigations |
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Poids augmenté |
Alanine aminotransférase augmentée Aspartate aminotransférase augmentée Créatininémie augmentée Pression artérielle augmentée Urémie augmentée Gamma-glutamyltransférase augmentée Poids abaissé |
Phosphatase alcaline augmentée
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* La fréquence de ces effets de classe est basée sur la fréquence commune aux agonistes de la GnRH.
** Rapporté après ladministration initiale chez des patients avec un adénome hypophysaire.
La triptoréline provoque une augmentation transitoire des taux circulants de testostérone durant la première semaine après la première injection de la formulation à libération prolongée. A la suite de laugmentation initiale des taux circulants de testostérone, un faible pourcentage de patients (≤ 5%) peut présenter une aggravation transitoire des signes et des symptômes de leur cancer de la prostate (exacerbation de la tumeur), se manifestant généralement par une augmentation des symptômes urinaires (< 2%) et des douleurs métastatiques (5%), qui peuvent être traités de façon symptomatique. Ces symptômes sont transitoires et disparaissent généralement en 1 à 2 semaines.
Des cas isolés dexacerbation des symptômes liés à la maladie tels quune obstruction de lurètre ou une compression médullaire par des métastases peuvent survenir. Cest pourquoi les patients avec des lésions métastatiques vertébrales et/ou avec une obstruction de lappareil urinaire doivent faire lobjet dune surveillance attentive pendant les premières semaines de traitement (voir rubrique 4.4).
Lutilisation des agonistes de la GnRH dans le traitement du cancer de la prostate peut être associée à une perte osseuse qui peut conduire à une ostéoporose et augmenter le risque de fracture. Elle peut également conduire à un diagnostic erroné de métastases osseuses.
Tolérance générale chez lenfant (voir rubrique 4.4)
La fréquence de ces effets indésirables peut être classée comme suit : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100).
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Classes de systèmes dorganes |
Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Après commercialisation Fréquence indéterminée |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité |
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Choc anaphylactique |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Obésité |
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Affections psychiatriques |
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Humeur modifiée |
Labilité émotionnelle Dépression Nervosité |
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Affections du système nerveux |
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Céphalée |
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Affections oculaires |
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Défauts visuels |
Perturbation visuelle |
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Affections vasculaires |
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Bouffées de chaleur |
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Hypertension |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Epistaxis |
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Affections gastro-intestinales |
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Douleur abdominale |
Vomissement Constipation Nausées |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Acné |
Prurit Rash Urticaire
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dème angioneurotique |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Cervicalgie |
Myalgie |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Saignements génitaux (incluant hémorragie vaginale, hémorragie de privation, hémorragie utérine, pertes vaginales, saignements vaginaux incluant un spotting) |
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Douleur mammaire |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
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Réaction au site dinjection (incluant douleur au site dinjection, érythème au site dinjection, inflammation au site dinjection) |
Malaise |
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Investigations |
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Poids augmenté |
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Prolactinémie augmentée Pression artérielle augmentée |
Tolérance générale
Une augmentation des lymphocytes a été rapportée chez des patients traités par des analogues de la GnRH. Cette lymphocytose secondaire est apparemment liée à la castration induite par la GnRH et semble indiquer que les hormones gonadiques sont impliquées dans linvolution thymique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les propriétés pharmaceutiques de DECAPEPTYL LP 22,5 mg et son mode dadministration rendent le risque de surdosage accidentel ou intentionnel improbable. Il ny a pas de données de surdosage chez lhomme. Des tests réalisés chez lanimal suggèrent quaucun autre effet que les effets thérapeutiques sur la concentration dhormones sexuelles et sur lappareil reproducteur nest attendu avec des doses plus élevées de DECAPEPTYL LP 22,5 mg. En cas de surdosage, celui-ci sera traité de façon symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction et effets pharmacodynamiques
La triptoréline, un agoniste de la GnRH, agit comme inhibiteur puissant de la sécrétion des gonadotrophines, lorsquelle est donnée de façon continue et à doses thérapeutiques. Chez lanimal ou chez lhomme, des études ont montré quaprès administration de triptoréline, survient dans un premier temps une augmentation transitoire des taux circulants de lhormone lutéinisante (LH), de lhormone de stimulation folliculaire (FSH), de la testostérone chez lhomme et de lestradiol chez la femme.
Cependant, une administration chronique et continue de triptoréline provoque une diminution de la sécrétion de la LH et de la FSH ainsi que la suppression de la synthèse des stéroïdes ovariens et testiculaires.
Chez lhomme avec un cancer de la prostate
Chez lhomme, une diminution des taux sériques de testostérone à des taux observés chez les hommes castrés chirurgicalement survient approximativement entre 2 et 4 semaines après le début du traitement. DECAPEPTYL LP 22,5 mg est formulé pour délivrer 22,5 mg de triptoréline sur une période de 6 mois. Une fois le taux de castration atteint à la fin du premier mois, ce taux de testostérone est ensuite maintenu aussi longtemps que les patients reçoivent leur injection toutes les vingt-quatre semaines.
Ceci entraîne une atrophie des organes sexuels secondaires. Ces effets sont généralement réversibles après arrêt du médicament. Lefficacité du traitement peut être contrôlée par la mesure de la testostéronémie et de lantigène spécifique de la prostate (PSA). Comme montré pendant les études cliniques, au 6ème mois de traitement par DECAPEPTYL LP 22,5 mg, la diminution relative médiane du PSA était de 97%.
Chez lanimal, ladministration de triptoréline conduit à une inhibition de la croissance de certaines tumeurs prostatiques hormonosensibles dans des modèles expérimentaux.
Efficacité et sécurité clinique dans le cancer de la prostate
Ladministration par voie intramusculaire dun total de 2 doses (12 mois) de DECAPEPTYL LP 22,5 mg chez des patients souffrant de cancer avancé de la prostate permet dune part dobtenir, après quatre semaines, des taux de testostérone en dessous du seuil de castration chez 97,5% des patients, et dautre part de maintenir les taux de testostérone en dessous du seuil de castration chez 93,0% des patients du deuxième au douzième mois de traitement.
Chez les patients avec un cancer de la prostate localement avancé, plusieurs études cliniques, randomisées, à long terme, ont démontré le bénéfice dune privation androgénique associée à la radiothérapie (RT) en comparaison à la RT seule (RTOG 85-31, RTOG 86-10, EORTC 22863, DAmico et al., JAMA, 2008).
Dans un essai clinique randomisé de phase III, (EORTC 22961) incluant 970 patients atteints de cancer de la prostate localement avancé (principalement T2c-T4, avec des patients T1c à T2b avec un envahissement ganglionnaire régional) et traités par radiothérapie, 483 patients ont été traités par une suppression androgénique courte (6 mois) associée et 487 patients par une suppression androgénique longue (3 ans ) associée. Une analyse de non-infériorité a comparé le traitement hormonal concomitant et adjuvant court par rapport au traitement hormonal concomitant et adjuvant long par agonistes de la GnRH (principalement la triptoréline (62,2%) ou la goséréline (30,1%)).
Globalement, la mortalité totale à 5 ans était de 19,0% dans le groupe "traitement hormonal court" et de 15,2% dans le groupe "traitement hormonal long", soit un risque relatif de 1,42 (IC unilatéral à 95,71%=1,79 ; IC à 95,71% =[ 1,09 ; 1,85] ; p=0,65 pour la non infériorité et p=0,0082 pour le test post-hoc de différence entre les groupes de traitement). La mortalité à 5 ans spécifiquement liée au cancer de la prostate était 4,78% dans le groupe "traitement hormonal court" et de 3,2% dans le groupe "traitement hormonal long", soit un risque relatif de 1,71 (IC 95% =[1,14 à 2,57] ; p=0,002). La qualité de vie, évaluée avec léchelle QLQ-C30, nétait pas significativement différente entre les deux groupes (p=0,37).
L'indication du cancer de la prostate localisé à haut risque est basée sur des études publiées sur lassociation de la radiothérapie et des analogues de la GnRH. Les données cliniques de cinq études publiées ont été analysées (EORTC 22863, RTOG 85-31, RTOG 92-02, RTOG 86-10 et D'Amico et al., JAMA, 2008). Elles ont toutes démontré un avantage de lassociation des analogues de la GnRH avec la radiothérapie. Dans les études publiées, il nétait pas possible de clairement différentier les populations respectives des indications du cancer de la prostate localement avancé et du cancer de la prostate localisé à haut risque.
Chez les patients atteints dun cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, les études cliniques ont démontré le bénéfice de lajout des inhibiteurs de la biosynthèse des androgènes comme lacétate dabiratérone ou des inhibiteurs de la voie de signalisation des récepteurs aux androgènes comme l'enzalutamide, au traitement par un analogue de la GnRH, comme la triptoréline.
Efficacité et sécurité clinique chez les enfants avec une puberté précoce
Dans une étude clinique non comparative, 44 enfants atteints de puberté précoce centrale (39 filles et 5 garçons) ont été traités par un total de 2 injections intramusculaires de DECAPEPTYL LP 22,5 mg sur 12 mois (48 semaines). Labaissement du pic de LH à des niveaux de prépuberté a été obtenu chez 95,5% des sujets au 3ème mois et chez 93,2% au 6ème mois et 97,7% au 12ème mois.
La conséquence est une régression ou une stabilisation des caractères sexuels secondaires et un ralentissement de laccélération de la maturation osseuse et de la croissance.
Chez les filles, la stimulation ovarienne initiale suivie par la diminution des taux des strogènes induits par le traitement, peuvent conduire, au cours du premier mois, à des saignements vaginaux d'intensité légère ou modérée.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après une injection unique par voie intramusculaire de DECAPEPTYL LP 22,5 mg chez les patients atteints de cancer de la prostate, le tmax était de 3 (2-12) heures et le Cmax (0-169 jours) de 40 (22,2-76,8) ng/ml.
Chez les enfants atteints de la puberté précoce, le tmax était de 4 (2-8) heures et le Cmax (0-169 jours) était de 39,9 (19,1-107,0) ng/ml.
Il ny a pas daccumulation de la triptoréline après 12 mois de traitement.
Distribution
Les résultats dessais pharmacocinétiques conduits chez lhomme sain indiquent quaprès une administration par voie intraveineuse en bolus, la triptoréline est distribuée et éliminée selon un modèle à trois compartiments et les demi-vies correspondantes sont denviron 6 minutes, 45 minutes et 3 heures.
Le volume de distribution de la triptoréline à létat déquilibre après administration intraveineuse de 0,5 mg dacétate de triptoréline est approximativement de 30 l chez les volontaires sains masculins. Comme il na pas pu être montré que la triptoréline se lie aux protéines plasmatiques aux concentrations thérapeutiques, les interactions médicamenteuses dues à un déplacement du site de liaison aux protéines sont improbables.
Biotransformation
Les métabolites de la triptoréline nont pas été déterminés chez lhomme. Toutefois, des données pharmacocinétiques chez lhomme suggèrent que les fragments C-terminaux produits par dégradation tissulaire sont, soit complètement dégradés dans les tissus soit rapidement dégradés dans le plasma ou éliminés par les reins.
Élimination
La triptoréline est éliminée par le foie et les reins. Après administration intraveineuse de 0,5 mg de triptoréline chez le volontaire sain, 42% de la dose est éliminée dans les urines sous forme de triptoréline inchangée, pour augmenter jusquà 62% chez les sujets insuffisants hépatiques. La clairance à la créatinine (Clcreat) chez les volontaires sains étant de 150 ml/min et de seulement 90 ml/min chez les sujets présentant une insuffisance hépatique, le foie est considéré comme étant le site délimination principal de la triptoréline. Chez ces volontaires sains, la demi-vie terminale de la triptoréline est de 2,8 heures et la clairance totale de 212 ml/min, cette dernière étant une combinaison de lélimination rénale et hépatique.
Autres populations particulières
Après administration intraveineuse de 0,5 mg de triptoréline chez les sujets avec une insuffisance rénale modérée (Clcreat 40 ml/min), la demi-vie délimination de la triptoréline est de 6,7 heures, de 7,81 heures chez les sujets avec un insuffisance rénale sévère (Clcreat 8,9 ml/min) et de 7,65 heures chez les patients avec une insuffisance hépatique (Clcreat 89,9 ml/min).
Les effets de lâge et de lethnie sur la pharmacocinétique de la triptoréline nont pas été étudiés. Néanmoins, des données pharmacocinétiques obtenues chez de jeunes volontaires sains âgés de 20 à 22 ans avec une clairance à la créatinine élevée (approximativement 150 ml/min) indiquent que la triptoréline est éliminée deux fois plus rapidement chez cette population jeune. Ceci est dû au fait que la clairance à la triptoréline est corrélée à la clairance à la créatinine totale, qui est connue pour diminuer avec lâge.
Au vu de limportante marge thérapeutique de la triptoréline et comme DECAPEPTYL LP 22,5 mg se présente sous forme dune formulation à libération prolongée, aucun ajustement de la dose nest recommandé chez les patients souffrant dinsuffisance rénale ou hépatique.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
La relation pharmacocinétique/pharmacodynamique de la triptoréline nest pas simple à déterminer car elle est non linéaire et dépendante de la durée dadministration. Toutefois, après administration aiguë chez des sujets non traités, la triptoréline induit une augmentation dose dépendante de la réponse en termes de LH et de FSH.
Lors de ladministration dune formulation à libération prolongée, la triptoréline stimule la sécrétion de LH et FSH durant les premiers jours et par conséquent la sécrétion de testostérone. Les différentes études de bioéquivalence montrent que laugmentation maximale de la testostérone est atteinte après environ 4 jours avec un Cmax équivalent, qui est indépendant de la vitesse de libération de la triptoréline. La réponse initiale nest pas maintenue malgré lexposition continue à la triptoréline et est suivie par une diminution progressive des taux de testostérone. Dans ce cas également, le degré dexposition à la triptoréline peut varier largement sans affecter leffet global sur les taux de testostérone sériques.
5.3. Données de sécurité préclinique
La toxicité de la triptoréline sur les organes extragénitaux est faible.
Les effets observés sont principalement liés à une exacerbation des effets pharmacologiques de la triptoréline.
Lors détudes de toxicologie chronique, la triptoréline induit à doses cliniques des changements macro et microscopiques sur lappareil reproducteur chez les rats mâles, les chiens et les singes. Ceux-ci sont considérés comme reflétant la suppression de la fonction gonadique due à lactivité pharmacologique du principe actif. Ces changements sont partiellement réversibles pendant le période de récupération. Après administration chez le rat par voie sous-cutanée de 10 microgrammes/kg du jour 6 à 15 de la gestation, la triptoréline na pas démontré dembryotoxicité, de tératogénicité, ou deffet sur le développement de la progéniture (génération F1) ou sur leur performance reproductrice. Une diminution de laugmentation du poids maternel et une augmentation des résorptions ont été observés à 100 microgrammes/kg.
La triptoréline nest pas mutagénique in vitro ou in vivo. Aucun effet oncogénique na été observé chez la souris à des doses de triptoréline allant jusquà 6000 microgrammes/kg, après 18 mois de traitement. Une étude de carcinogénicité conduite chez le rat pendant 23 mois, a montré une incidence de près de 100% des tumeurs bénignes pituitaires à chaque dose, conduisant à une mort prématurée. Laugmentation de lincidence des tumeurs pituitaires chez le rat est un effet communément associé au traitement par les agonistes de la GnRH. La pertinence clinique de cette observation nest pas connue.
Polymère D,L-lactide-co-glycolide
Mannitol
Carmellose sodique
Polysorbate 80
Solvant
Eau pour préparations injectables
3 ans.
Après reconstitution : à utiliser immédiatement. Dun point de vue microbiologique, la suspension reconstituée doit être utilisée immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après reconstitution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de lutilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8°C.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.
Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon de poudre : flacon (verre type I) de 6 ml transparent légèrement brun à septum avec un bouchon en bromobutyle et une capsule aluminium recouverte dun flip-off vert foncé.
Ampoule de solvant : ampoule (verre type I) transparente et incolore contenant 2 ml de solvant stérile pour la reconstitution de la suspension.
Boîte de 1 flacon de poudre et 1 ampoule de solvant conditionnés avec un blister contenant une seringue vide et deux aiguilles.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
La suspension pour injection doit être reconstituée en conditions aseptiques et en utilisant exclusivement lampoule de solvant pour injection.
Il faut suivre strictement les instructions pour la reconstitution mentionnées ci-après et dans la notice.
La totalité du solvant doit être aspirée dans la seringue fournie en utilisant laiguille pour la reconstitution (20G, sans système de sécurité) et transférée dans le flacon contenant la poudre. La suspension doit être reconstituée en agitant le flacon doucement dun mouvement circulaire assez longtemps pour obtenir une suspension laiteuse et homogène. Ne pas retourner le flacon.
Il est important de vérifier quil ny a pas dagglomérats dans le flacon. La suspension obtenue doit être aspirée dans la seringue sans retourner le flacon. Laiguille pour la reconstitution doit être remplacée par laiguille pour injection (20G avec système de sécurité) utilisée pour ladministration du produit.
Le produit est sous forme dune suspension, il doit être injecté dans le muscle fessier immédiatement après la reconstitution pour éviter sa précipitation.
Pour administration unique seulement.
Les aiguilles utilisées, toute suspension non utilisée ou déchet doivent être éliminés conformément à la réglementation en vigueur.
Tous les produits médicaux non utilisés ou déchets doivent être éliminés conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
65 QUAI GEORGES GORSE
92100 BOULOGNE-BILLANCOURT
FRANCE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 398 901 7 3 : poudre en flacon (verre) et 2 ml de solvant en ampoule (verre) ; boîte de 1
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament soumis à prescription médicale.
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- DECAPEPTYL 0,1 mg, poudre et solvant pour solution injectable (S.C.)
- ANDROGEL 16,2 mg/g, gel
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- IZILOX 400 mg, comprimé pelliculé
- DELIDOSE 0,5 mg, gel en sachet-dose
- ZOLADEX 10,8 mg, implant en seringue préremplie pour voie sous-cutanée
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