OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion
CIS 65492097
Informations à jour au 5 mars 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 05/03/2021
OCTAGAM® 50 mg/ml, solution pour perfusion
Immunoglobuline humaine normale
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Immunoglobuline humaine normale.................................................................................... 50 mg/ml*
* correspondant à une quantité totale en protéines, dont au moins 95 % sont des IgG
Un flacon de 20 ml contient 1 g dImmunoglobuline humaine normale,
Un flacon de 50 ml contient 2,5 g dImmunoglobuline humaine normale,
Un flacon de 100 ml contient 5 g dImmunoglobuline humaine normale,
Un flacon de 120 ml contient 6 g dImmunoglobuline humaine normale,
Un flacon de 200 ml contient 10 g dImmunoglobuline humaine normale,
Un flacon de 500 ml contient 25 g dImmunoglobuline humaine normale.
Répartition en sous-classes dIgG :
IgG1............................................................................................................................. 62,6 % + 2,2
IgG2............................................................................................................................. 31,1 % + 2,3
IgG3.............................................................................................................................. 6,1 % + 1,6
IgG4.............................................................................................................................. 1,2 % + 0,2
IgA.......................................................................................... max 0,2 mg/ml (4 mg/g de protéines)
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution pour perfusion (flacon de 20 ml, 50 ml, 100 ml, 200 ml, 500 ml - boîte de 1).
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de substitution :
· déficits immunitaires primitifs avec hypogammaglobulinémie ou atteinte fonctionnelle de limmunité humorale,
· infections bactériennes récidivantes chez lenfant infecté par le VIH,
· déficits immunitaires secondaires de limmunité humorale, en particulier la leucémie lymphoïde chronique ou le myélome, avec hypogammaglobulinémie et associés à des infections à répétition.
Traitement immunomodulateur dans :
· purpura thrombopénique idiopathique (PTI) aigu de lenfant ou phase aiguë du PTI de ladulte en cas de syndrome hémorragique, prévention en cas dacte médical ou chirurgical exposant à un risque hémorragique et (ou) avec un taux de plaquettes inférieur à 20 x 109/l pour corriger le taux de plaquettes,
· syndrôme de GUILLAIN-BARRE,
· maladie de Kawasaki,
· polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC),
Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La posologie et lintervalle entre les administrations dépendent de lusage auquel est destiné le traitement (substitution ou immunomodulation) et de la demi-vie de limmunoglobuline humaine normale par voie intraveineuse (IgIV) in vivo chez les patients atteints de déficit immunitaire.
Les posologies suivantes sont données à titre indicatif :
Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire primitif :
Le traitement doit avoir pour but dassurer un taux dIgG résiduel (cest-à-dire avant ladministration suivante dimmunoglobuline humaine normale) dau moins 4 à 6 g/l. Après le début dun traitement par les IgIV, léquilibre seffectue en 3 à 6 mois. On peut recommander une dose de charge de 0,4 à 0,8 g/kg selon les circonstances (infection) puis une perfusion de 0,2 g/kg toutes les 3 semaines. Les doses dIgIV nécessaires pour atteindre un taux résiduel de 4 à 6 g/l sont de lordre de 0,3 g/kg/mois, avec des extrêmes de 0,2 à 0,8 g/kg/mois. Lintervalle des perfusions varie de 15 jours à 1 mois. La survenue dinfections peut nécessiter lemploi temporaire de perfusions plus fréquentes.
Dans le traitement substitutif des déficits immunitaires primitifs, un dosage des concentrations sériques dIgG avant chaque perfusion savère nécessaire pour contrôler lactivité du traitement et éventuellement ajuster la dose ou lintervalle dadministration.
Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire secondaire :
On peut recommander une dose de 0,2 à 0,4 g/kg toutes les 3 à 4 semaines.
Purpura thrombopénique idiopathique (PTI) :
Pour le traitement dattaque, 0,8 à 1 g/kg/j au jour 1, éventuellement répété au jour 3, ou 0,4 g/kg/j pendant 2 à 5 jours. Ce traitement peut être renouvelé en cas de réapparition dune thrombopénie sévère.
Syndrome de GUILLAIN-BARRE :
0,4 g/kg/j pendant 3 à 7 jours. L'expérience chez l'enfant est limitée.
Maladie de Kawasaki :
1,6 à 2,0 g/kg administrés en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 jours ou 2,0 g/kg en dose unique, associés à lacide acétylsalicylique.
Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) :
Posologie de 2 g/kg administrée sur 5 jours et répétée toutes les 4 semaines.
Labsence deffet thérapeutique devra être évaluée à chaque cure et larrêt du traitement devra être envisagé après 3 mois de traitement sans effet.
La poursuite du traitement au-delà de 4 mois doit être soumise à lappréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse sur le long terme.
La posologie et les intervalles dadministration devront être adaptés au cas par cas, en fonction de lévolution de la pathologie.
Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques :
Les IgIV sont généralement utilisées avant et après lallogreffe. Les IgIV ont un effet préventif vis-à-vis de la survenue de complications infectieuses et réduisent la fréquence et la sévérité de la maladie du greffon contre lhôte chez les receveurs dallogreffe de cellules souches hématopoïétiques. La posologie est déterminée sur une base individuelle et commence habituellement par une dose de 0,5 g/kg/semaine de J-7 à J+90. En cas de défaut persistant de la production danticorps, on recommande actuellement la posologie de 0,5 g/kg/mois jusquà J+360.
Posologie et Mode dadministration
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Indication |
Posologie |
Rythme des injections |
Traitement associé |
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Traitement substitutif dans les déficits immunitaires primitifs |
dose de charge : 0,4 à 0,8 g/kg |
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dose dentretien : 0,2 à 0,8 g/kg |
toutes les 2 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel dIgG dau moins 4 à 6 g/l |
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Traitement substitutif dans les déficits immunitaires secondaires |
0,2 à 0,4 g/kg |
toutes les 3 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel dIgG dau moins 4 à 6 g/l |
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Traitement immunomodulateur : |
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Purpura thrombopénique idiopathique |
0,8 à 1 g/kg ou 0,4 g/kg/j |
à J1, éventuellement répété à J3
pendant 2 à 5 jours |
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Syndrome de GUILLAIN-BARRE |
0,4 g/kg/j |
pendant 3 à 7 jours |
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maladie de Kawasaki |
1,6 à 2,0 g/kg ou 2 g/kg |
en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 j en une dose unique |
acide acétylsalycilique |
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Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) |
2 g/kg |
sur 5 jours, toutes les 4 semaines* |
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Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques |
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Prévention des complications infectieuses et de la maladie du greffon contre lhôte |
0,5 g/kg |
chaque semaine de J-7 à J+90 |
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En cas de défaut persistant de la production danticorps |
0,5 g/kg |
chaque mois jusquà J+360 |
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Pour les PIDC, la poursuite du traitement au-delà de 4 mois doit être soumise à lappréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse sur le long terme.
La posologie et les intervalles dadministration devront être adaptés au cas par cas, en fonction de lévolution de la pathologie.
Mode dadministration
OCTAGAM doit être exclusivement injecté par voie intraveineuse.
Le débit sera adapté en fonction de la tolérance clinique. La vitesse initiale de perfusion ne doit pas dépasser un débit de 1 ml/kg/h pendant la première demi-heure. Si aucune réaction indésirable ne survient, la vitesse de perfusion peut être augmentée progressivement jusquà un maximum de 5 ml/kg/h.
Sur avis du médecin prescripteur, le traitement de substitution dans les déficits immunitaires primitifs et secondaires peut être effectué à domicile chez les patients préalablement traités par OCTAGAM pendant au moins 6 mois en milieu hospitalier, sans apparition deffets indésirables. Ladministration doit être initiée et surveillée par une infirmière ou une personne ayant satisfait à une formation spécifique par léquipe hospitalière en charge du patient.
Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
· hypersensibilité aux immunoglobulines humaines, en particulier chez les patients présentant un déficit en IgA et avec des anticorps circulants anti-IgA ;
· hypersensibilité connue à lun des constituants de la préparation.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Certains effets indésirables peuvent être associés au débit dadministration. Le débit recommandé (voir paragraphe 4.2. "Mode dadministration") doit être scrupuleusement observé et les patients doivent rester sous surveillance pendant toute la durée de la perfusion afin de détecter déventuels signes dintolérance.
Le risque de réactions anaphylactiques, voire détat de choc, est plus fréquent :
· en cas de perfusion intraveineuse rapide (voir rubrique 4.2),
· chez les patients hypo- ou agammaglobulinémiques, avec ou sans déficit en IgA, et plus particulièrement lors de la première perfusion dIgIV, ou dun changement de spécialité, ou lorsque le dernier traitement par les IgIV remonte à plus de 8 semaines.
Les vraies réponses allergiques à ce médicament sont rares. Une intolérance aux immunoglobulines peut se développer dans les très rares cas de déficit en IgA où le patient possède des anticorps anti-IgA.
Très rarement, les IgIV peuvent entraîner une chute brutale de la pression artérielle associée à une réaction anaphylactique même chez des patients qui ont présenté une bonne tolérance à une administration précédente dIgIV.
En cas de réactions de type allergique ou anaphylactique, il convient dinterrompre immédiatement la perfusion. En cas de choc, le traitement symptomatique relatif à létat de choc devra être instauré.
Les complications potentielles peuvent être souvent évitées ; il est souhaitable :
· de surveiller attentivement le débit des perfusions,
· de sassurer initialement de la tolérance de ladministration des IgIV par une perfusion lente (1 ml/kg/h),
· de garder les patients sous surveillance pendant toute la durée de la perfusion, afin de détecter déventuels signes dintolérance.
Le patient doit être maintenu en observation pendant au moins 20 minutes après la fin de la perfusion. En cas de première perfusion dIgIV, le patient doit être maintenu en observation pendant au moins 1 heure après la fin de la perfusion.
Le risque daccidents thrombotiques artériels et veineux est plus fréquent en cas de perfusion intraveineuse rapide (voir rubrique 4.2), plus particulièrement chez le sujet à risque vasculaire.
Des cas dinsuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients recevant des IgIV. Dans la plupart des cas, des facteurs de risque ont été identifiés, tels une insuffisance rénale pré-existante, un diabète, une hypovolémie, une obésité, la prise concomitante de médicaments néphrotoxiques ou un âge supérieur à 65 ans.
Chez ces patients, ladministration dIgIV impose :
· une hydratation correcte avant ladministration dIgIV,
· de surveiller la diurèse,
· de doser la créatininémie,
· déviter dassocier des diurétiques de lanse.
Bien que ces cas dinsuffisance rénale aient été associés à lutilisation de nombreuses spécialités dIgIV, celles contenant du saccharose comme stabilisant représentent la plus large part.
Aussi, chez les patients à risque, lutilisation de préparations dIgIV ne contenant pas de saccharose doit être envisagée. OCTAGAM ne contient pas de saccharose.
Le risque de transmission dagents infectieux, y compris ceux dont la nature est encore inconnue, ne peut pas être définitivement exclu lorsque sont administrés des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain.
Ce risque est cependant limité par :
· de stricts contrôles effectués lors de la sélection des dons par un entretien médical avec les donneurs et la réalisation de tests de dépistage sur chaque don, en particulier pour trois virus pathogènes majeurs, VIH, VHC, VHB,
· la recherche du matériel génomique du virus VHC sur les pools de plasma,
· le procédé dextraction/purification qui inclut des étapes délimination et/ou dinactivation virale, dont la capacité a été validée pour le VIH, le VHC et le VHB, à laide de virus modèles.
Lefficacité de lélimination et/ou de linactivation virale reste cependant limitée vis-à-vis de certains virus non enveloppés particulièrement résistants.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Vaccins constitués de virus vivants atténués
Ladministration dimmunoglobuline humaine normale peut entraver lefficacité des vaccins constitués de virus vivants atténués tels que les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle. Après perfusion de ce médicament, attendre au minimum 6 semaines (de préférence 3 mois) avant dadministrer ce type de vaccins.
Si le patient a reçu des vaccins constitués de virus vivants atténués (rougeole, rubéole, oreillons, varicelle) au cours des 2 semaines précédant la perfusion, un contrôle des anticorps protecteurs post-vaccinaux peut être nécessaire en vue dun éventuel rappel.
Interférence avec des tests sérologiques
Après administration dimmunoglobuline humaine normale, laugmentation transitoire de la concentration de divers anticorps transférés peut être responsable de sérologies positives temporaires.
Ce médicament contenant des anticorps anti-érythrocytaires, son administration peut être suivie de façon transitoire dun test de Coombs positif.
Une portion de maltose injecté étant excrétée au niveau rénal sous forme de glucose, une glucosurie transitoire est observée après administration dOCTAGAM. Ladministration dOCTAGAM na par contre aucune influence sur la glycémie.
Le maltose présent dans OCTAGAM peut toutefois être responsable dune surestimation de la glycémie mesurée avec certains tests, principalement ceux utilisant une enzyme non spécifique du glucose. Il est recommandé de se référer à la notice dutilisation du test avant de valider les résultats obtenus.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Aucune étude de reproduction chez lanimal na été conduite avec OCTAGAM et lexpérience chez la femme enceinte est limitée. Bien quaucune réaction indésirable sur le ftus nait été observée, les IgIV ne doivent être administrées quen cas de nécessité bien établie
Allaitement
Les protéines contenues dans OCTAGAM étant des constituants normaux du plasma humain, leur passage dans le lait maternel ne doit pas provoquer deffets indésirables chez le nouveau-né.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Rien ne suggère que limmunoglobuline humaine normale diminue laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Les effets secondaires liés à ladministration dIgIV sont plus fréquents chez les malades atteints de déficits immunitaires primitifs.
· Comme avec les autres IgIV, des réactions de type frissons-hyperthermie parfois accompagnées de céphalées, nausées, vomissements, manifestations allergiques, élévation ou chute de la pression artérielle, arthralgies et lombalgies modérées peuvent survenir occasionnellement.
· Le risque de réaction anaphylactique est plus élevé en cas de perfusion intraveineuse rapide (voir rubrique 4.2) chez des patients agammaglobulinémiques avec déficit en IgA ou hypogammaglobulinémiques qui nont jamais reçu dimmunoglobulines ou dont le dernier traitement par IgIV remonte à plus de 8 semaines. Un débit rapide pourrait même être responsable daccidents thrombotiques artériels et veineux, plus particulièrement chez le sujet à risque vasculaire.
· De rares cas dhypotension et de chocs anaphylactiques ont été rapportés, même chez des patients nayant pas présenté de réactions dhypersensibilité lors dinjections antérieures.
· De rares cas de poussées hypertensives isolées ont été rapportés chez les patients recevant des IgIV.
· De très rares cas de douleurs transitoires des membres inférieurs ont été observés.
· Comme avec les autres IgIV, de rares cas de réactions cutanées (y compris de lupus érythémateux cutané - fréquence indéterminée) surtout eczématiformes, régressives, de rares cas danémie hémolytique et/ou hémolyse régressive et des cas délévation de la créatininémie et/ou d'insuffisance rénale aiguë et de très rares cas daugmentation transitoire des transaminases ont été rapportés.
· Des cas de réaction méningée aseptique, particulièrement chez les patients présentant un purpura thrombopénique idiopathique, ont été rapportés avec les IgIV. Cette atteinte méningée est réversible en quelques jours après larrêt du traitement.
· Des rares cas de thrombose ont été rapportés avec les IgIV en majorité chez les sujets âgés ainsi que chez les patients présentant des risques dischémie cérébrale ou cardiaque, une surcharge pondérale ou atteints dhypovolémie sévère.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Bien quaucun surdosage nait été rapporté avec OCTAGAM, la survenue de certains effets secondaires (voir rubrique 4.8) dose-dépendants pourrait être favorisée : méningite aseptique, insuffisance rénale, hyperviscosité sanguine.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Antisérums et immunoglobulines, Immunoglobuline normale J06BA02
OCTAGAM contient essentiellement des immunoglobulines G (IgG), présentant un large spectre danticorps contre divers agents infectieux.
Lopsonisation et la neutralisation de divers agents infectieux et de toxines ont été documentées.
OCTAGAM présente les activités propres aux immunoglobulines G qui se trouvent dans la population normale. Ce produit est préparé à partir de pools de plasma provenant denviron 14 000 donneurs. La distribution des sous-classes dIgG dans OCTAGAM est similaire à celle du plasma dorigine. Des administrations appropriées de ce médicament sont susceptibles de ramener à une valeur normale un taux anormalement bas dimmunoglobulines G.
OCTAGAM contient principalement des IgG entières ; leurs fonctions biologiques sont pleinement conservées.
OCTAGAM renferme moins de 1 p. 100 de polymères ; le taux de monomères et dimères IgG est ³ 90 p. 100.
Le mécanisme daction des immunoglobulines, lorsquelles sont prescrites en traitement immunomodulateur est multifactoriel impliquant limmunité humorale et cellulaire.
Les données de 47 patients atteints de polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) et traités par OCTAGAM 50 mg/mL ont été colligées rétrospectivement. Lanalyse de lefficacité a porté dune part sur 24 patients dont 11 nayant jamais reçu dIgIV avant linstauration dOCTAGAM 50 mg/mL (IgIV-naïfs, groupe 1) et 13 ayant reçu des IgIV stoppées depuis au moins 12 semaines avant linstauration dOCTAGAM 50 mg/mL (groupe 2) et dautre part sur 13 patients ayant reçu des IgIV lors de linstauration dOCTAGAM® 50 mg/mL ou ayant arrêté ce traitement par IgIV depuis moins de 12 semaines (groupe 3). Lefficacité a été évaluée avec le score ONLS (Overall Neuropathy Limitations Scale) et la réponse a été définie par une diminution dau moins un point de ce score après 4 mois de traitement par OCTAGAM 50 mg/mL. Pour le groupe 1 et 2, le taux de réponse était de 41,7% et la diminution du score ONLS était statistiquement significative (p=0,02). Pour le groupe 3, les patients sont restés stables. Au cours de cette période, les patients ont reçu moins de 3 cures avec une posologie moyenne par cure de 1,5 g/kg pour le groupe 1 et 2 et de 1.87g/kg pour le groupe 3.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Limmunoglobuline humaine normale a une biodisponibilité complète et immédiate après administration par voie intraveineuse.
Les IgIV sont assez rapidement réparties entre le plasma et le liquide extravasculaire et, au bout de 3 à 5 jours environ, un équilibre est atteint entre les compartiments intra et extravasculaires.
La demi-vie moyenne des IgG calculée pour OCTAGAM chez des patients immunodéficients est denviron 35 ± 10 jours ; cette demi-vie peut varier en fonction du patient surtout en cas de déficit immunitaire primitif.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les données précliniques ne laissent supposer aucun potentiel oncogène ou mutagène de OCTAGAM.
Maltose et eau pour préparations injectables.
En labsence détudes de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
À conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
Conserver le conditionnement primaire dans lemballage extérieur à labri de la lumière.
Ne pas congeler.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
1 g dans 20 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1.
2,5 g dans 50 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1.
5 g dans 100 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1.
10 g dans 200 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1.
25 g dans 500 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Ne pas utiliser de solution trouble ou présentant un dépôt.
La préparation doit être amenée à température ambiante avant son administration.
Pour la perfusion, utiliser une tubulure munie dun filtre supérieur à 0,2 microns.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
OCTAPHARMA France
62 bis avenue André Morizet
92100 Boulogne Billancourt
[Tel, fax, e-Mail : à compléter ultérieurement par le titulaire]
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 562 114-9 ou 34009 562 114 9 4: 1 g dans 20 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1
· 562 058-1 ou 34009 562 058 1 3: 2,5 g dans 50 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1
· 562 059-8 ou 34009 562 059 8 1: 5 g dans 100 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1
· 565 788-0 ou 34009 565 788 0 1 : 6 g dans 120 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1
· 562 060-6 ou 34009 562 060 6 3: 10 g dans 200 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1
· 571 123-7 ou 34009 571 123 7 0 : 25 g dans 500 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
Date de dernier renouvellement:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière. La prescription par un médecin exerçant dans un établissement de transfusion sanguine autorisé à dispenser des médicaments aux malades qui y sont traités est également autorisée.
Médicaments liés cités dans ce texte
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