PAROXETINE TEVA 20 mg, comprimé pelliculé sécable
CIS 65668830
Informations à jour au 15 juillet 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 15/07/2021
PAROXETINE TEVA 20 mg, comprimé pelliculé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Paroxétine base..................................................................................................................... 20 mg
sous forme de chlorhydrate hémihydraté.
Pour un comprimé pelliculé sécable.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé sécable, rond, biconvexe, de couleur blanche à blanchâtre, de 8,0 mm de diamètre, avec « 2 » gravé en creux dun côté de la barre de sécabilité et « 0 » de lautre côté de la barre de sécabilité. Lautre face du comprimé est gravée « PX ».
Le comprimé peut être divisé en doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
· Episode dépressif majeur
· Troubles obsessionnels compulsifs
· Trouble panique avec ou sans agoraphobie
· Trouble danxiété sociale/phobie sociale
· Trouble danxiété généralisée
· Etat de stress post-traumatique
4.2. Posologie et mode d'administration
Episode dépressif majeur
La posologie recommandée est de 20 mg par jour.
En général, lamélioration du patient débute après une semaine de traitement mais peut ne devenir manifeste quà partir de la deuxième semaine.
Comme avec tous les médicaments antidépresseurs, la posologie doit être revue et ajustée si nécessaire au cours des 3 à 4 semaines suivant le début du traitement, et par la suite si cela est cliniquement justifié.
Chez certains patients présentant une réponse insuffisante sous 20 mg, la posologie peut être augmentée graduellement par paliers de 10 mg en fonction de la réponse thérapeutique, jusquà un maximum de 50 mg par jour.
Les patients souffrant de dépression doivent être traités pendant une période suffisante dau moins 6 mois afin dassurer la disparition des symptômes.
Troubles obsessionnels compulsifs
La posologie recommandée est de 40 mg par jour. Le traitement sera débuté à la dose de 20 mg par jour, qui pourra être augmentée progressivement par paliers de 10 mg jusquà la dose recommandée.
En cas de réponse insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée, certains patients peuvent tirer bénéfice dune augmentation progressive de dose jusquà un maximum de 60 mg par jour.
Les patients souffrant de troubles obsessionnels compulsifs doivent être traités pendant une période suffisante afin dassurer la disparition des symptômes. Cette période peut durer plusieurs mois, voire même plus longtemps (voir rubrique 5.1).
Trouble panique
La posologie recommandée est de 40 mg par jour. Le traitement sera débuté à la dose de 10 mg par jour, qui pourra être augmentée progressivement par paliers de 10 mg en fonction de la réponse thérapeutique jusquà la dose recommandée.
Une faible dose initiale est recommandée afin de minimiser laggravation potentielle des symptômes du trouble panique, pouvant survenir en début de traitement. En cas de réponse insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée, certains patients peuvent tirer bénéfice dune augmentation progressive de dose, jusquà un maximum de 60 mg par jour.
Les patients atteints de trouble panique doivent être traités pendant une période suffisante afin dassurer la disparition des symptômes. Cette période peut durer plusieurs mois voire même plus longtemps (voir rubrique 5.1).
Trouble danxiété sociale/phobie sociale
La posologie recommandée est de 20 mg par jour. En cas de réponse insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée, certains patients peuvent tirer bénéfice dune augmentation progressive de dose par paliers de 10 mg jusquà un maximum de 50 mg par jour.
Lutilisation à long terme doit être régulièrement évaluée (voir rubrique 5.1).
Trouble danxiété généralisée
La posologie recommandée est de 20 mg par jour. En cas de réponse insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée, certains patients peuvent tirer bénéfice dune augmentation progressive de dose par paliers de 10 mg jusquà un maximum de 50 mg par jour.
Lutilisation à long terme doit être régulièrement évaluée (voir rubrique 5.1).
Etat de stress post-traumatique
La posologie recommandée est de 20 mg par jour. En cas de réponse insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée, certains patients peuvent tirer bénéfice d'une augmentation progressive de dose par paliers de 10 mg jusqu'à un maximum de 50 mg par jour.
L'utilisation à long terme doit être régulièrement évaluée (voir rubrique 5.1).
Informations générales
Symptômes de sevrage observés lors de larrêt de la paroxétine
Un arrêt brutal du traitement doit être évité (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Le schéma utilisé au cours des essais cliniques comportait une interruption progressive de traitement avec diminution de la dose journalière par paliers de 10 mg par semaine.
La survenue de symptômes gênants lors de la diminution de la dose ou à larrêt du traitement pourra nécessiter la reprise de la dose précédemment prescrite. Le médecin pourra ensuite poursuivre la diminution de la dose, mais à un rythme plus progressif.
Populations particulières
Sujets âgés
Une augmentation des concentrations plasmatiques de paroxétine est observée chez les sujets âgés mais elles demeurent cependant dans les limites de celles observées chez les patients plus jeunes. La posologie initiale est la même que chez ladulte. Une augmentation de la dose pourra être utile chez certains patients, mais la dose maximale ne devra pas excéder 40 mg par jour.
Population pédiatrique
Enfants et adolescents (7 à 17 ans)
La paroxétine est déconseillée chez lenfant et ladolescent, des études cliniques contrôlées ayant montré que la paroxétine était associée à un risque accru de comportement suicidaire et dhostilité. De plus, lefficacité de la paroxétine na pas été suffisamment démontrée dans ces études (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Enfants âgés de moins de 7 ans
Lutilisation de la paroxétine na pas été étudiée chez lenfant de moins de 7 ans. La paroxétine est déconseillée tant que son efficacité et sa sécurité demploi nont pas été démontrées dans cette tranche dâge.
Insuffisance rénale ou hépatique
Une augmentation des concentrations plasmatiques de la paroxétine est observée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min) ou une insuffisance hépatique.
La posologie recommandée la plus faible ne doit donc pas être dépassée chez ces patients.
Mode dadministration
Il est recommandé de prendre la paroxétine en une prise journalière, le matin, au cours du petit déjeuner.
Le comprimé doit être avalé plutôt que croqué.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
La paroxétine est contre-indiquée en association aux inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO). Dans des circonstances exceptionnelles, le linézolide (un antibiotique IMAO non sélectif réversible) peut être utilisé en association avec la paroxétine à condition dêtre en mesure dassurer une surveillance étroite permettant de détecter les symptômes évocateurs dun syndrome sérotoninergique et un suivi de la pression artérielle (voir rubrique 4.5).
Le traitement avec la paroxétine pourra être instauré :
· 2 semaines après larrêt dun traitement par un IMAO irréversible, ou ;
· au moins 24 heures après larrêt dun IMAO réversible (moclobémide, linézolide, chlorure de méthylthioninium [bleu de méthylène ; agent de marquage préopératoire qui est un IMAO non sélectif réversible]).
Respecter un délai dau moins une semaine entre larrêt de la paroxétine et le début du traitement par un IMAO.
La paroxétine ne doit pas être utilisée en association avec la thioridazine. En effet, comme les autres médicaments inhibiteurs du CYP450 2D6, elle est susceptible daugmenter les concentrations plasmatiques de la thioridazine (voir rubrique 4.5). Ladministration de la thioridazine seule peut conduire à un allongement de lintervalle QTc associé à des arythmies ventriculaires graves telles que des torsades de pointe, et à une mort subite.
La paroxétine ne doit pas être associée au pimozide (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le traitement par la paroxétine doit être initié avec prudence, 2 semaines après larrêt du traitement par un IMAO irréversible ou 24 heures après larrêt dun IMAO réversible. La dose de paroxétine doit être augmentée progressivement jusquà lobtention dune réponse thérapeutique optimale (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Population pédiatrique
La paroxétine ne doit pas être utilisée chez lenfant et adolescent de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentative de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement dopposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par des antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo.
Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire lobjet dune surveillance attentive pour détecter lapparition de symptômes suicidaires. De plus, on ne dispose daucune donnée de tolérance à long terme chez lenfant et ladolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.
Suicide/idées suicidaires ou aggravation clinique
La dépression est associée à une augmentation du risque didées suicidaires, dauto-agression et de suicide (évènements liés au suicide). Ce risque persiste jusquà obtention dune rémission significative.
Lamélioration pouvant ne survenir quaprès quelques semaines de traitement, voire plus tardivement, les patients doivent être étroitement surveillés jusquà cette amélioration. Lexpérience clinique avec tous les traitements antidépresseurs montre que le risque suicidaire peut augmenter en tout début de rétablissement.
Les autres troubles psychiatriques dans lesquels la paroxétine est prescrite peuvent également être associés à un risque accru dévènements liés au suicide. De plus, ces troubles peuvent être associés à un épisode dépressif majeur. Les mêmes précautions demploi que celles prises pour les patients souffrant dépisodes dépressifs majeurs devront donc être appliquées aux patients souffrant dautres troubles psychiatriques
Le risque de tentative de suicide ou pensées suicidaires est accru chez les patients ayant des antécédents dévènements liés au suicide, ou chez ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement. Ces patients doivent être étroitement surveillés pendant le traitement.
Une méta-analyse dessais cliniques contrôlés versus placebo sur lutilisation dantidépresseurs chez ladulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo (voir aussi rubrique 5.1).
Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de doses.
Les patients (et leur entourage) doivent être avertis de la nécessité de surveiller la survenue dune aggravation clinique, lapparition didées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de demander immédiatement un avis médical si ces symptômes surviennent.
Akathisie/agitation psychomotrice
Lutilisation de la paroxétine a été associée à lapparition dakathisie, caractérisée par une sensation intérieure dimpatience et dagitation psychomotrice, telle quune impossibilité de rester assis ou debout tranquillement, associée en général à un sentiment de désarroi. Ces symptômes surviennent plutôt dans les premières semaines de traitement. Chez les patients développant ces symptômes, une augmentation de posologie peut être préjudiciable.
Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques
Dans de rares cas, un syndrome sérotoninergique ou un tableau évocateur de syndrome malin des neuroleptiques peut survenir lors du traitement par la paroxétine, en particulier lorsque celle-ci est associée à des médicaments sérotoninergiques et/ou des neuroleptiques. Ces syndromes pouvant menacer le pronostic vital, le traitement par paroxétine devra être arrêté si de tels effets surviennent (caractérisés par un ensemble de symptômes tels quhyperthermie, rigidité, myoclonie, dysautonomie accompagnée de possibles fluctuations rapides des constantes vitales, modification de létat psychique incluant confusion, irritabilité, agitation extrême évoluant vers un délire et un coma).
Un traitement symptomatique devra être instauré.
La paroxétine ne doit pas être utilisée en association avec les précurseurs de la sérotonine (comme le L-tryptophane, loxitriptan) en raison du risque de syndrome sérotoninergique (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Manie
Comme pour tous les antidépresseurs, la paroxétine doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant des antécédents dépisode maniaque. En cas de virage maniaque, le traitement par la paroxétine devra être arrêté.
Insuffisance rénale/hépatique
Une attention particulière est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère ou une insuffisance hépatique (voir rubrique 4.2).
Diabète
Les traitements par inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) peuvent déséquilibrer le contrôle glycémique des patients diabétiques. Ladaptation des doses dinsuline et/ou de lhypoglycémiant oral peut savérer nécessaire. Par ailleurs, des études ont suggéré quune augmentation de la glycémie est possible en cas de co-administration de paroxétine et de pravastatine (voir rubrique 4.5).
Epilepsie
Comme dautres antidépresseurs, la paroxétine doit être utilisée avec précaution chez les patients épileptiques.
Convulsions
Lincidence globale des crises convulsives est inférieure à 0,1 % chez les patients traités par la paroxétine. La survenue de crises convulsives impose larrêt du traitement.
Electroconvulsivothérapie (ECT)
Il existe peu de données cliniques sur ladministration concomitante de paroxétine et délectroconvulsivothérapie.
Glaucome
Comme dautres ISRS, la paroxétine provoque parfois une mydriase et devra être utilisée avec prudence chez les patients ayant un glaucome à angle étroit ou un antécédent de glaucome.
Pathologies cardiaques
Les précautions dusage doivent être observées chez les patients présentant des pathologies cardiaques.
Hyponatrémie
Une hyponatrémie a été rarement rapportée, principalement chez les sujets âgés.
Une attention particulière devra également être portée aux patients présentant un risque dhyponatrémie lié à un traitement concomitant ou à une cirrhose.
Lhyponatrémie est généralement réversible à larrêt de la paroxétine.
Hémorragies
Des saignements cutanés tels des ecchymoses et purpura ont été rapportés avec les ISRS. Dautres manifestations hémorragiques, telles des hémorragies gastro-intestinales et gynécologiques, ont été rapportées. Les ISRS/IRSN peuvent augmenter le risque dhémorragie du post-partum (voir rubriques 4.6 et 4.8).
Le risque de saignements dorigine non menstruelle peut être accru chez les patients âgés.
La prudence est conseillée chez les patients traités simultanément par des ISRS et des anticoagulants oraux, des médicaments agissant sur la fonction plaquettaire ou d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque de saignement (par exemple, antipsychotiques atypiques tels que la clozapine, les phénothiazines, la plupart des antidépresseurs tricycliques, lacide acétylsalicylique, les AINS et les inhibiteurs de la COX-2) ainsi que chez les patients ayant des antécédents d'anomalies de l'hémostase ou souffrant de pathologies qui les prédisposent à des saignements (voir rubrique 4.8).
Dysfonction sexuelle
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)/ inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ou de la noradrénaline (ou norépinéphrine) (IRSN) pourraient causer des symptômes de dysfonction sexuelle (voir rubrique 4.8). Des cas de dysfonction sexuelle dont les symptômes se sont prolongés malgré larrêt du traitement par des ISRS/IRSN ont été rapportés.
Interaction avec le tamoxifène
La paroxétine, puissant inhibiteur du CYP2D6, peut entraîner une diminution des concentrations dendoxifène, lun des plus importants métabolites actifs du tamoxifène. De ce fait, la paroxétine doit être évitée autant que possible pendant un traitement par tamoxifène (voir rubrique 4.5).
Symptômes de sevrage à larrêt du traitement par la paroxétine
Les symptômes de sevrage à larrêt du traitement sont fréquents, particulièrement si larrêt est brutal (voir rubrique 4.8).
Dans les essais cliniques, des évènements indésirables ont été observés lors de larrêt du traitement chez 30 % des patients traités par la paroxétine, contre 20 % des patients recevant un placebo. La survenue de symptômes de sevrage nest pas synonyme daddiction ou de dépendance.
Le risque de symptôme de sevrage peut être fonction de plusieurs facteurs incluant la durée du traitement, la posologie et le taux de réduction de la dose.
Les symptômes rapportés ont été : sensations vertigineuses, troubles sensoriels (incluant paresthésies, sensations à type de décharge électrique et acouphènes), troubles du sommeil (incluant rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées, tremblements, confusion, hypersudation, céphalées, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité et troubles visuels. Généralement, ces symptômes sont dintensité légère à modérée, mais ils peuvent être dintensité plus sévère chez certains patients.
Ils surviennent généralement dans les premiers jours suivant larrêt du traitement, mais quelques très rares cas ont été rapportés chez des patients ayant accidentellement sauté une prise. Généralement, ces symptômes sont spontanément résolutifs en 2 semaines même si, chez certaines personnes, ils peuvent se prolonger (2 à 3 mois, voire plus). Il est donc conseillé de diminuer progressivement la dose de paroxétine sur une période de plusieurs semaines ou mois, selon les besoins des patients (voir « Symptômes de sevrage observés lors de larrêt de la paroxétine », rubrique 4.2).
Excipient
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Médicaments sérotoninergiques
Comme avec les autres ISRS, lassociation de paroxétine à des médicaments sérotoninergiques peut entraîner une majoration des effets de la sérotonine (syndrome sérotoninergique, voir rubrique 4.4). Une attention particulière et une surveillance clinique étroite sont recommandées lorsque ces médicaments (par exemple, L-tryptophane, triptans, tramadol, buprénorphine, linézolide, chlorure de méthylthioninium [bleu de méthylène], ISRS, lithium, péthidine et préparations à base de millepertuis [Hypericum perforatum]) sont associés à la paroxétine. La prudence est également de mise avec le fentanyl, utilisé en anesthésie générale ou comme traitement de la douleur chronique.
Ladministration concomitante de paroxétine et dIMAO est contre-indiquée en raison du risque de syndrome sérotoninergique (voir rubrique 4.3).
Pimozide
Une augmentation des concentrations de pimozide (environ de 2,5 fois) a été observée dans une étude dinteraction entre une faible dose de pimozide (2 mg) et la paroxétine (60 mg). Cet effet peut sexpliquer par les propriétés inhibitrices connues de la paroxétine du CYP2D6. Le pimozide ayant un index thérapeutique étroit et pouvant entraîner un allongement de lintervalle QT, lassociation de paroxétine et de pimozide est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Enzymes du métabolisme
Le métabolisme et la pharmacocinétique de la paroxétine peuvent être modifiés par linhibition ou linduction des enzymes la métabolisant.
Lorsque la paroxétine doit être associée à un inhibiteur enzymatique connu, les doses recommandées les plus faibles seront utilisées.
Aucun ajustement de dose nest nécessaire lorsque la paroxétine est co-administrée avec des inducteurs enzymatiques (par exemple, carbamazépine, rifampicine, phénobarbital, phénytoïne) ou avec lassociation de fosamprénavir/ritonavir. Tout ajustement de posologie de la paroxétine (soit après linstauration du traitement, soit au décours de larrêt dun inducteur enzymatique) sera basé sur leffet clinique observé (tolérance et efficacité).
Curares
Les ISRS peuvent diminuer lactivité de la cholinestérase plasmatique induisant une prolongation de linhibition neuromusculaire du mivacurium et du suxaméthonium.
Association fosamprénavir/ritonavir
La co-administration dune association fosamprénavir/ritonavir à la posologie de 700/100 mg deux fois par jour, avec 20 mg par jour de paroxétine, chez des volontaires sains pendant 10 jours, a entraîné une diminution significative de la concentration plasmatique de paroxétine denviron 55 %. Lors de cette co-administration avec la paroxétine, les concentrations plasmatiques de fosamprénavir/ritonavir étaient similaires aux valeurs de référence issues dautres études, indiquant que la paroxétine navait pas deffet significatif sur le métabolisme de lassociation fosamprénavir/ritonavir. Il ny a pas de données disponibles sur les effets à long terme de la co-administration de paroxétine et de lassociation fosamprénavir/ritonavir au-delà de dix jours.
Procyclidine
Ladministration journalière de paroxétine accroît significativement les concentrations plasmatiques de procyclidine. Si des effets anti-cholinergiques sont observés, la dose de procyclidine doit être réduite.
Anti-convulsivants (carbamazépine, phénytoïne, valproate de sodium)
Ladministration concomitante ne semble pas avoir dinfluence sur le profil pharmacocinétique/dynamique chez les patients épileptiques.
Inhibition du CYP2D6 par la paroxétine
Comme dautres antidépresseurs, parmi lesquels dautres ISRS, la paroxétine inhibe lisoenzyme CYP2D6 du cytochrome P450 hépatique. Linhibition de cette isoenzyme peut entraîner laugmentation des concentrations plasmatiques des médicaments associés métabolisés par cette enzyme. Ces médicaments comprennent certains antidépresseurs tricycliques (par exemple, clomipramine, nortriptyline et désipramine), les neuroleptiques de type phénothiazine (par exemple, perphénazine et thioridazine, voir rubrique 4.3), la rispéridone, latomoxétine, certains antiarythmiques de type 1c (par exemple, propafénone et flécaïnide) et le métoprolol. Il nest pas recommandé dutiliser la paroxétine en association avec le métoprolol lorsquil est administré dans le traitement de linsuffisance cardiaque, en raison dun index thérapeutique étroit du métoprolol dans cette indication.
Une interaction pharmacocinétique entre les inhibiteurs du CYP2D6 et le tamoxifène, montrant une diminution de 65-75 % des concentrations plasmatiques dendoxifène, une des formes les plus actives du tamoxifène, a été rapportée dans la littérature. Une diminution de lefficacité du tamoxifène a été rapportée dans quelques études en cas dutilisation concomitante de certains antidépresseurs ISRS. Une diminution de leffet du tamoxifène ne pouvant être exclue, lassociation dun inhibiteur puissant du CYP2D6 (incluant la paroxétine) au tamoxifène doit être, autant que possible, évitée (voir rubrique 4.4).
Alcool
Comme avec les autres traitements psychotropes, la consommation de boissons alcoolisées est déconseillée pendant le traitement.
Anticoagulants oraux
Une interaction pharmacodynamique peut se produire entre la paroxétine et les anticoagulants oraux. Ladministration concomitante de paroxétine avec ces médicaments peut entraîner une augmentation de lactivité anticoagulante et du risque hémorragique. La paroxétine doit donc être utilisée avec prudence chez les patients traités par des anticoagulants oraux (voir rubrique 4.4).
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et acide acétylsalicylique, et autres agents antiplaquettaires
Une interaction pharmacodynamique peut se produire entre la paroxétine et les AINS ou lacide acétylsalicylique. Ladministration concomitante de ces médicaments peut augmenter le risque hémorragique (voir rubrique 4.4).
La prudence est conseillée chez les patients traités par des ISRS en association avec des anticoagulants oraux, des médicaments agissant sur la fonction plaquettaire ou susceptibles d'augmenter le risque de saignement (par exemple, antipsychotiques atypiques tels que la clozapine, les phénothiazines, la plupart des antidépresseurs tricycliques, lacide acétylsalicylique, les AINS et les inhibiteurs de la COX-2) ainsi que chez les patients ayant des antécédents d'anomalies de l'hémostase ou présentant des pathologies qui les prédisposent aux saignements.
Pravastatine
Une interaction entre la paroxétine et la pravastatine a été observée dans des études suggérant que ladministration concomitante de paroxétine et de pravastatine pouvait conduire à une augmentation de la glycémie. Un ajustement de la posologie des hypoglycémiants oraux et/ou de linsuline peut savérer nécessaire chez les patients diabétiques recevant de la paroxétine et de la pravastatine (voir rubrique 4.4).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Quelques études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de malformations congénitales, en particulier cardiovasculaires (par exemple, communication interventriculaire et interauriculaire) chez les enfants de mère traitée par paroxétine pendant le premier trimestre de la grossesse. Le mécanisme n'est pas connu. Ces données suggèrent que le risque davoir un enfant avec une malformation cardiovasculaire est inférieur à 2 % pour une mère exposée à la paroxétine, alors que le taux attendu de ce type d'anomalie est d'environ 1 % dans la population générale.
La paroxétine ne sera utilisée pendant la grossesse que si elle est strictement nécessaire. Le médecin devra évaluer lintérêt dun traitement alternatif chez une femme enceinte ou envisageant de lêtre.
Une interruption brutale du traitement doit être évitée au cours de la grossesse (voir « Symptômes de sevrage observés lors de larrêt de la paroxétine », rubrique 4.2).
Une surveillance du nouveau-né devra être effectuée si lutilisation de la paroxétine est poursuivie jusquen fin de grossesse, particulièrement au troisième trimestre.
Les symptômes suivants peuvent survenir chez le nouveau-né après administration de paroxétine chez la mère pendant le troisième trimestre de la grossesse : détresse respiratoire, cyanose, apnée, convulsions, instabilité de la température, difficulté dalimentation, vomissements, hypoglycémie, hypertonie, hypotonie, hyperréflexie, tremblements, nervosité, irritabilité, léthargie, pleurs permanents, somnolence et troubles du sommeil. Ces symptômes peuvent être dus soit à des effets sérotoninergiques soit à des symptômes de sevrage. Dans la majorité des cas, ces symptômes surviennent immédiatement ou juste après laccouchement (moins de 24 heures).
Des données épidémiologiques semblent indiquer que lutilisation dISRS pendant la grossesse, particulièrement en fin de grossesse, pourrait augmenter le risque dhypertension artérielle pulmonaire persistante (HTAPP) chez le nouveau-né. Le risque observé était denviron 5 cas pour 1 000 grossesses. Dans la population générale, le risque dHTAPP chez le nouveau-né est de 1 à 2 cas pour 1 000 grossesses.
Les données issues détudes observationnelles indiquent un risque accru (moins de 2 fois supérieur) dhémorragie du post-partum faisant suite à une exposition aux ISRS/IRSN dans le mois précédant la naissance (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Les études chez lanimal ont montré une toxicité sur la reproduction, mais nindiquent pas deffets délétères directs sur la grossesse, le développement embryonnaire ou ftal, laccouchement ou le développement post-natal (voir rubrique 5.3).
De faibles quantités de paroxétine sont excrétées dans le lait maternel. Dans les études publiées, les concentrations sériques chez les nourrissons allaités étaient indétectables (< 2 ng/mL) ou très faibles (< 4 ng/mL) et aucun signe dun effet du médicament na été observé chez ces nourrissons. Aucun effet nétant attendu, lallaitement est envisageable.
Fertilité
Des données chez lanimal ont montré que la paroxétine pourrait affecter la qualité du sperme (voir rubrique 5.3). Des données in vitro obtenues avec du matériel humain laissent suggérer une modification de la qualité du sperme.
Cependant, des cas rapportés chez lHomme sous traitement par certains ISRS (dont la paroxétine) ont montré que cet effet relatif à la qualité du sperme semble être réversible. Limpact sur la fertilité humaine na pas été observé jusquà présent.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Bien que la paroxétine naugmente pas les atteintes mentales et motrices causées par lalcool, lutilisation concomitante de la paroxétine et de lalcool est déconseillée.
Certains des effets indésirables listés ci-dessous peuvent diminuer en intensité et en fréquence en cas de poursuite du traitement et ne nécessitent pas, en général, larrêt du traitement.
Les effets indésirables sont listés ci-dessous par classe de systèmes dorganes et fréquence.
Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Peu fréquent : saignements anormaux, principalement cutanéo-muqueux (incluant des ecchymoses et des saignements dorigine gynécologique).
Très rare : thrombopénie.
Affections du système immunitaire
Très rare : réactions allergiques sévères et potentiellement fatales (incluant notamment réactions anaphylactoïdes et dème de Quincke).
Affections endocriniennes
Très rare : syndrome de sécrétion inappropriée de lhormone antidiurétique (SIADH).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent : augmentation de la cholestérolémie, diminution de lappétit.
Peu fréquent : une altération du contrôle glycémique a été signalée chez des patients diabétiques (voir rubrique 4.4).
Rare : hyponatrémie.
La plupart des cas dhyponatrémie ont été décrits chez des patients âgés et sont parfois dus à un syndrome de sécrétion inappropriée de lhormone antidiurétique (SIADH).
Affections psychiatriques
Fréquent : somnolence, insomnie, agitation, rêves anormaux (y compris cauchemars).
Peu fréquent : confusion, hallucinations.
Rare : réactions maniaques, anxiété, dépersonnalisation, attaques de panique, akathisie (voir rubrique 4.4).
Fréquence indéterminée : idées et comportements suicidaires, agressivité, bruxisme.
Des cas didées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par la paroxétine ou peu après son arrêt (voir rubrique 4.4).
Des cas dagressivité ont été observés après la commercialisation.
Ces symptômes peuvent également être dus à la pathologie sous-jacente.
Affections du système nerveux
Fréquent : sensations vertigineuses, tremblements, céphalées, difficultés de concentration.
Peu fréquent : syndromes extrapyramidaux.
Rare : convulsions, syndrome des jambes sans repos.
Très rare : syndrome sérotoninergique (les symptômes peuvent inclure agitation, confusion, hypersudation, hallucinations, hyperréflexie, myoclonie, frissons, tachycardie et tremblements).
Des syndromes extra-pyramidaux incluant des dyskinésies bucco-faciales ont été rapportés chez des patients ayant parfois des mouvements anormaux sous-jacents ou chez des patients traités par des neuroleptiques.
Affections oculaires
Fréquent : vision trouble.
Peu fréquent : mydriase (voir rubrique 4.4).
Très rare : glaucome aigu.
Affections de loreille et du labyrinthe
Fréquence indéterminée : acouphènes.
Affections cardiaques
Peu fréquent : tachycardie sinusale.
Rare : bradycardie.
Affections vasculaires
Peu fréquent : élévations ou diminutions transitoires de la pression artérielle, hypotension orthostatique.
Des cas délévations ou de diminutions transitoires de la pression artérielle ont été rapportés à la suite dun traitement par paroxétine, habituellement chez des patients ayant une hypertension artérielle ou une anxiété pré-existantes.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent : bâillements.
Affections gastro-intestinales
Très fréquent : nausées.
Fréquent : constipation, diarrhée, vomissements, sécheresse buccale.
Très rare : hémorragies digestives.
Fréquence «indéterminée»: colite microscopique.
Affections hépatobiliaires
Rare : élévation des enzymes hépatiques.
Très rare : atteintes hépatiques (par exemple, hépatite, parfois associée à un ictère et/ou à une insuffisance hépatique).
Des cas délévation des enzymes hépatiques ont été rapportés. Très rarement, des cas dhépatites, parfois associées à un ictère et/ou une insuffisance hépatocellulaire ont été rapportés après la commercialisation de la paroxétine. En cas délévation prolongée des résultats des tests de la fonction hépatique, larrêt du traitement doit être envisagé.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : hypersudation.
Peu fréquent : éruption cutanée, prurit.
Très rare : effets indésirables cutanés sévères (notamment, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique), urticaire, réactions de photosensibilité.
Affections du rein et des voies urinaires
Peu fréquent : rétention urinaire, incontinence urinaire.
Affections des organes de reproduction et du sein
Très fréquent : dysfonction sexuelle.
Rare : hyperprolactinémie/galactorrhée, troubles menstruels (incluant ménorragie, métrorragie, aménorrhée, retard de règles et règles irrégulières).
Très rare : priapisme.
Fréquence indéterminée : hémorragie du post-partum*
* Cet événement a été rapporté pour la classe thérapeutique des ISRS/IRSN (voir rubriques 4.4 et 4.6).
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Rare : arthralgie, myalgie.
Des études épidémiologiques, principalement menées chez des patients de 50 ans et plus, montrent un risque accru de fractures osseuses chez les patients sous ISRS et ATC. Le mécanisme à lorigine de ce risque est inconnu.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Fréquent : asthénie, prise de poids.
Très rare : dème périphérique.
Symptômes de sevrage à larrêt du traitement par la paroxétine
Fréquent : sensations vertigineuses, troubles sensoriels, troubles du sommeil, anxiété, céphalées.
Peu fréquent : agitation, nausées, tremblements, confusion, hypersudation, instabilité émotionnelle, troubles visuels, palpitations, diarrhée, irritabilité.
Larrêt du traitement par paroxétine (particulièrement quand il est brutal) entraîne fréquemment des symptômes de sevrage.
Les effets suivants ont été observés : sensations vertigineuses, troubles sensoriels (incluant paresthésies, sensations de décharges électriques et acouphènes), troubles du sommeil (incluant rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées, tremblements, confusion, hypersudation, céphalées, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité et troubles visuels.
Généralement ces évènements sont dintensité légère à modérée, et spontanément résolutifs ; cependant, chez certains patients, ils peuvent être sévères et/ou prolongés.
Il est donc recommandé de diminuer progressivement les doses de paroxétine lorsque le traitement nest plus nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Evénements indésirables au cours des essais cliniques pédiatriques
Les évènements indésirables suivants ont été observés :
Augmentation des comportements suicidaires (incluant tentatives de suicide et idées suicidaires), comportements dauto-agression et augmentation de lhostilité. Idées suicidaires et tentatives de suicide ont été principalement observées au cours des essais cliniques chez des adolescents atteints dépisode dépressif majeur.
Laugmentation de lhostilité a notamment été observée chez les enfants souffrant de troubles obsessionnels compulsifs, en particulier chez les enfants de moins de 12 ans.
Les autres évènements indésirables observés sont : diminution de lappétit, tremblements, hypersudation, hyperkinésie, agitation, labilité émotionnelle (incluant pleurs et fluctuations de lhumeur), évènements indésirables liés à lhémorragie, principalement de la peau et des muqueuses.
Les évènements observés après larrêt/la diminution progressive de la paroxétine sont : labilité émotionnelle (incluant pleurs, fluctuations de lhumeur, auto-agression, idées suicidaires et tentatives de suicide), nervosité, sensations vertigineuses, nausées et douleurs abdominales (voir rubrique 4.4).
Voir rubrique 5.1 pour plus dinformations sur les essais cliniques pédiatriques.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes et signes
Les informations disponibles concernant les cas de surdosage à la paroxétine démontrent quil existe une marge de sécurité importante.
Lors de surdosages avec la paroxétine, outre les symptômes mentionnés en rubrique 4.8, les symptômes suivants ont été observés : fièvre et contractions musculaires involontaires. Les patients se sont généralement rétablis sans séquelles graves, même dans les cas où les doses allant jusquà 2 000 mg avaient été prises, seules. Des effets tels que coma ou modifications de lECG, dévolution très rarement fatale, ont été rapportés occasionnellement, généralement en cas de polyintoxications avec dautres médicaments psychotropes, voire de lalcool.
Traitement
Il nexiste pas dantidote spécifique de la paroxétine.
Le traitement comporte les mêmes mesures générales que pour tout surdosage avec des antidépresseurs. Ladministration de 20 à 30 g de charbon activé peut être envisagée, si possible dans les heures qui suivent le surdosage, pour diminuer labsorption de paroxétine.
Une surveillance régulière des constantes vitales et une observation étroite des patients sont indiquées.
La prise en charge sera fonction de létat clinique du patient.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
La paroxétine est un inhibiteur puissant et sélectif de la recapture de la 5-hydroxytryptamine (5-HT, sérotonine). Son action antidépressive et son efficacité dans le traitement des troubles obsessionnels compulsifs, du trouble danxiété sociale/phobie sociale, du trouble danxiété généralisée, de létat de stress post-traumatique et du trouble panique semblent être dues à son inhibition spécifique de la recapture de la sérotonine dans les neurones cérébraux.
La paroxétine nest pas chimiquement apparentée aux antidépresseurs tricycliques, tétracycliques et autres antidépresseurs disponibles.
La paroxétine a une faible affinité pour les récepteurs muscariniques cholinergiques et les études effectuées sur lanimal nont montré quune faible activité anticholinergique.
En relation avec cette action sélective, des études in vitro ont montré que, contrairement à la plupart des antidépresseurs tricycliques, la paroxétine a peu daffinité pour les récepteurs alpha-1, alpha-2, et bêta-adrénergiques, dopaminergiques (D2), 5-HT1 apparentés, 5-HT2 et histaminergiques (H1). Cette absence dinteraction avec les récepteurs post-synaptiques in vitro est corroborée par les études in vivo qui démontrent labsence deffet dépresseur sur le système nerveux central ainsi que des propriétés hypotensives.
Effets pharmacodynamiques
La paroxétine naltère pas les fonctions psychomotrices et ne potentialise pas les effets dépresseurs de léthanol.
Comme avec les autres ISRS, la paroxétine entraîne des symptômes de stimulation excessive des récepteurs à la sérotonine lorsquelle est administrée chez lanimal ayant reçu au préalable des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) ou du tryptophane.
Les études comportementales et électroencéphalographiques (EEG) montrent que la paroxétine est faiblement activatrice à des doses généralement supérieures à celles nécessaires à linhibition de la recapture de la sérotonine. Ces propriétés activatrices ne sont pas de nature amphétaminique.
Les études chez lanimal indiquent que la paroxétine est bien tolérée au niveau cardiovasculaire. Chez le volontaire sain, la paroxétine nentraîne pas de modifications cliniquement significatives de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque et de lélectrocardiogramme.
Contrairement aux antidépresseurs qui inhibent la recapture de la noradrénaline, les études indiquent que la paroxétine a une faible propension à inhiber les effets anti-hypertenseurs de la guanéthidine.
Dans le traitement des troubles dépressifs, la paroxétine montre une efficacité comparable aux antidépresseurs conventionnels.
La paroxétine peut avoir un intérêt thérapeutique chez les patients qui ne répondent pas aux traitements standard.
La prise matinale de la paroxétine na pas deffets préjudiciables sur la qualité ou la durée du sommeil.
De plus, les patients sont susceptibles daméliorer leur sommeil quand ils répondent au traitement par la paroxétine.
Analyse de la suicidalité chez ladulte
Une analyse spécifique à la paroxétine des études contrôlées contre placebo menées chez des adultes présentant des troubles psychiatriques a montré une fréquence plus élevée de comportements suicidaires chez les jeunes adultes (18 à 24 ans) traités par la paroxétine que chez ceux recevant un placebo (2,19 % versus 0,92 %). Cette augmentation na pas été observée chez les patients plus âgés. Chez des adultes présentant des épisodes dépressifs majeurs (de tous âges), il a été observé une augmentation de la fréquence de comportements suicidaires chez les patients recevant la paroxétine par rapport au placebo (0,32 % versus 0,05 %) ; tous les évènements ont été des tentatives de suicide. Cependant, la majorité de ces tentatives avec la paroxétine (8 sur 11) ont été décrites chez de jeunes adultes (voir également rubrique 4.4).
Dose réponse
Dans les études à dose fixe, la courbe de dose-réponse est aplatie, suggérant labsence de bénéfice à utiliser des doses supérieures à celles recommandées en termes defficacité. Cependant, quelques données cliniques suggèrent que laugmentation des doses pourrait être bénéfique chez certains patients.
Efficacité à long terme
Lefficacité à long terme de la paroxétine dans la dépression a été démontrée dans une étude de maintien de lefficacité sur 52 semaines (suivant un schéma de type « prévention des rechutes ») : 12 % des patients recevant la paroxétine (20-40 mg par jour) ont rechuté versus 28 % des patients sous placebo.
Lefficacité à long terme de la paroxétine dans les troubles obsessionnels compulsifs a été démontrée par trois études de maintien defficacité sur 24 semaines, selon un schéma de type « prévention des rechutes ». Lune des trois études a montré une différence significative entre la proportion des rechutes sous paroxétine (38 %) et celles sous placebo (59 %).
Lefficacité à long terme de la paroxétine dans le traitement du trouble panique a été démontrée par une étude de maintien defficacité sur 24 semaines de type « prévention des rechutes » : 5 % des patients sous paroxétine (10-40 mg par jour) ont rechuté versus 30 % des patients sous placebo. Cela a été confirmé dans une étude de maintien defficacité sur 36 semaines.
Lefficacité à long terme de la paroxétine dans le traitement du trouble danxiété sociale, du trouble danxiété généralisée et de létat de stress post-traumatique na pas été suffisamment démontrée.
Evénements indésirables des essais cliniques pédiatriques
Au cours dessais cliniques à court terme (jusquà 10-12 semaines) menés chez lenfant et ladolescent, les évènements indésirables suivants ont été observés chez les patients traités par la paroxétine, à une fréquence dau moins 2 % et au moins deux fois supérieure à celle observée dans le groupe placebo : augmentation des comportements suicidaires (incluant tentatives de suicide et pensées suicidaires), comportements dauto-agression et augmentation de lhostilité. Pensées suicidaires et tentatives de suicide ont été principalement observées au cours des essais cliniques chez des adolescents atteints dépisodes dépressifs majeurs. Laugmentation de lhostilité a notamment été observée chez les enfants souffrant de troubles obsessionnels compulsifs, en particulier chez les enfants de moins de 12 ans. Les autres évènements indésirables observés plus fréquemment dans le groupe paroxétine comparativement au groupe placebo étaient : perte de lappétit, tremblements, transpiration, hyperkinésie, agitation, labilité émotionnelle (incluant pleurs et fluctuations de lhumeur).
Au cours des études liées à une diminution progressive, les symptômes suivants ont été signalés durant la phase de diminution ou darrêt de la paroxétine à une fréquence dau moins 2 % et au moins deux fois supérieure à celle observée dans le groupe placebo : labilité émotionnelle (incluant pleurs, fluctuations de lhumeur, auto-agression, pensées suicidaires et tentatives de suicide), nervosité, sensations vertigineuses, nausées et douleurs abdominales (voir rubrique 4.4).
Dans cinq études en groupes parallèles dune durée comprise entre huit semaines et huit mois de traitement, des évènements indésirables liés à lhémorragie, principalement de la peau et des muqueuses, ont été observés chez les patients traités par la paroxétine, à une fréquence de 1,74 % contre 0,74 % chez les patients traités par placebo.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La paroxétine est bien absorbée par voie orale et subit un effet de premier passage hépatique. En raison de cet effet, la quantité de paroxétine présente dans la circulation systémique est inférieure à celle absorbée par le tractus gastro-intestinal. Une saturation partielle de leffet de premier passage hépatique et une diminution de la clairance plasmatique surviennent quand lexposition de lorganisme au produit augmente après prises de doses uniques plus élevées ou de doses répétées.
Il en résulte une augmentation disproportionnée des concentrations plasmatiques de la paroxétine, entraînant des paramètres pharmacocinétiques non constants et, par conséquent, une pharmacocinétique non linéaire du produit. Cependant, cette non-linéarité est généralement faible et limitée aux sujets présentant des taux plasmatiques bas lors de ladministration de faibles doses.
Les concentrations plasmatiques à léquilibre sont atteintes après 7 à 14 jours de traitement avec les formes à libération immédiate ou prolongée et les paramètres pharmacocinétiques restent stables lors dun traitement à long terme.
Distribution
La paroxétine est très largement distribuée dans les tissus et les résultats de pharmacocinétique montrent que seulement 1 % de la paroxétine absorbée reste dans le compartiment plasmatique.
Environ 95 % de la paroxétine présente est fixée aux protéines plasmatiques aux concentrations thérapeutiques.
Aucune corrélation na été démontrée entre les concentrations plasmatiques de paroxétine et les effets cliniques observés (effets indésirables et efficacité).
Le transfert vers le lait maternel humain et les ftus des animaux de laboratoire survient en petites quantités.
Biotransformation
Les principaux métabolites de la paroxétine sont des produits polaires et conjugués doxydation et de méthylation, facilement éliminés. Considérant leur faible activité pharmacologique, il est peu probable quils contribuent aux effets thérapeutiques de la paroxétine.
Le métabolisme de la paroxétine ne compromet pas laction sélective de la paroxétine sur la recapture de la sérotonine.
Elimination
Lélimination urinaire de la paroxétine sous forme inchangée représente généralement moins de 2 % de la dose initiale tandis que celle des métabolites atteint environ 64 %. Environ 36 % de la dose, dont moins de 1 % sous forme inchangée, est éliminée dans les fèces, probablement par voie biliaire. Lélimination de la paroxétine seffectue donc presque entièrement sous forme métabolisée.
Lélimination des métabolites est biphasique : elle résulte initialement du premier passage hépatique, puis dune élimination systémique de la paroxétine.
La demi-vie délimination est variable, mais généralement de 1 jour.
Populations de patients particulières
Sujets âgés, insuffisants rénaux/hépatiques
Chez les sujets âgés et les patients atteints dinsuffisance rénale sévère ou dinsuffisance hépatique, on observe une augmentation des concentrations plasmatiques de paroxétine, qui demeurent cependant dans les limites de celles observées chez les sujets adultes sains.
5.3. Données de sécurité préclinique
Carcinogénèse : la paroxétine na pas montré deffet carcinogène lors détudes réalisées sur deux ans chez le rat et la souris.
Génotoxicité : aucun effet génotoxique na été observé au cours des tests réalisés in vitro et in vivo.
Les études de toxicité sur la reproduction menées chez le rat ont montré un effet de la paroxétine sur la fertilité des mâles et des femelles en diminuant lindex de fertilité et le taux de grossesse. Chez les rats, un accroissement de la mortalité des jeunes et un retard dossification ont été observés. Ces derniers effets sont probablement liés à une toxicité maternelle, et pas à une toxicité directe sur le ftus/nouveau-né.
Hydrogénophosphate de calcium, povidone K30, carboxyméthylamidon sodique (type A), stéarate de magnésium.
Pelliculage :
Dioxyde de titane (E171), hypromellose (E464), macrogol 400, polysorbate 80 (E433).
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage dorigine, à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes (PVC/PVdC/aluminium) transparentes.
Plaquettes (PVC/PVdC/aluminium) blanches opaques.
Boîtes de 14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 84 ou 100 comprimés pelliculés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
100-110, ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE
92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 386 704 7 9 : 14 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) transparentes.
· 34009 347 259 6 8 : 20 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) transparentes.
· 34009 386 697 0 1 : 28 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) transparentes.
· 34009 386 698 7 9 : 30 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) transparentes.
· 34009 386 699 3 0 : 50 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) transparentes.
· 34009 386 700 1 1 : 56 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) transparentes.
· 34009 386 701 8 9 : 60 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) transparentes.
· 34009 386 702 4 0 : 84 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) transparentes.
· 34009 386 703 0 1 : 100 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) transparentes.
· 34009 347 257 3 9 : 14 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) blanches opaques.
· 34009 386 705 3 0 : 20 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) blanches opaques.
· 34009 386 707 6 9 : 28 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) blanches opaques.
· 34009 386 708 2 0 : 30 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) blanches opaques.
· 34009 386 709 9 8 : 50 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) blanches opaques.
· 34009 386 710 7 0 : 56 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) blanches opaques.
· 34009 386 711 3 1 : 60 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) blanches opaques.
· 34009 386 713 6 0 : 84 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) blanches opaques.
· 34009 386 714 2 1 : 100 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium) blanches opaques.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- DEROXAT 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- LINEZOLIDE ACCORD 600 mg, comprimé pelliculé
- MOCLAMINE 150 mg, comprimé pelliculé sécable
- ORAP 1 mg, comprimé
- LEVOTONINE, gélule
- ELISOR 10 mg, comprimé sécable
- CLOZAPINE ACCORD 100 mg, comprimé sécable
- NOLVADEX 10 mg, comprimé pelliculé
- BIODALGIC 50 mg, comprimé effervescent
- BUPRENORPHINE ARROW 0,4 mg, comprimé sublingual
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- ABSTRAL 100 microgrammes, comprimé sublingual
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
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