QUETIAPINE EG LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
CIS 65761302
Informations à jour au 14 septembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 14/09/2021
QUETIAPINE EG LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Quétiapine (sous forme de fumarate de quétiapine)................................................................ 400 mg
Pour un comprimé à libération prolongée.
Excipient à effet notoire : 113 mg de lactose par comprimé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé à libération prolongée.
Comprimé ovale, biconvexe, blanc à blanc cassé, de 20,7 mm de longueur, 10,2 mm de largeur et 6,3 mm dépaisseur et gravé « 400 » sur une face.
4.1. Indications thérapeutiques
QUETIAPINE EG LP est indiqué dans :
· le traitement de la schizophrénie ;
· le traitement des troubles bipolaires :
o dans le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères dans les troubles bipolaires ;
o dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs dans les troubles bipolaires ;
o dans la prévention des récidives dépisodes maniaques ou dépressifs chez les patients présentant un trouble bipolaire ayant déjà répondu au traitement par la quétiapine ;
· le traitement adjuvant des épisodes dépressifs majeurs chez des patients présentant un Trouble Dépressif Majeur (TDM), et ayant présenté une réponse sous-optimale à un antidépresseur en monothérapie (voir rubrique 5.1). Avant de débuter le traitement, le prescripteur devra prendre en compte le profil de sécurité de la quétiapine (voir rubrique 4.4).
4.2. Posologie et mode d'administration
Les schémas posologiques diffèrent suivant l'indication. Il convient donc de bien s'assurer que le patient reçoit une information claire sur la posologie adaptée à son état.
Adultes
Traitement de la schizophrénie et des épisodes maniaques modérés à sévères dans les troubles bipolaires
QUETIAPINE EG LP doit être pris au moins une heure avant un repas. La posologie quotidienne de départ est de 300 mg au jour 1 et 600 mg au jour 2. La posologie quotidienne recommandée est de 600 mg, mais elle peut être augmentée jusqu'à 800 mg par jour suivant les besoins cliniques.
La dose sera adaptée dans l'intervalle de doses efficaces allant de 400 à 800 mg/jour, en fonction de la réponse clinique et de la tolérance du patient. Il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie pour le traitement d'entretien de la schizophrénie.
Traitement des épisodes dépressifs majeurs dans les troubles bipolaires
QUETIAPINE EG LP doit être pris au moment du coucher. La dose quotidienne totale pendant les 4 premiers jours de traitement est de : 50 mg (jour 1), 100 mg (jour 2), 200 mg (jour 3) et 300 mg (jour 4). La dose recommandée est de 300 mg par jour.
Dans les essais cliniques, aucun bénéfice additionnel n'a été observé dans le groupe de patients traités avec 600 mg par rapport au groupe traité avec 300 mg par jour (voir rubrique 5.1). Certains patients peuvent tirer bénéfice d'une dose de 600 mg. Les doses supérieures à 300 mg ne doivent être instaurées que par des médecins expérimentés dans le traitement des troubles bipolaires. Les études cliniques ont montré qu'une réduction de la dose à un minimum de 200 mg peut être envisagée au cas par cas en présence de problèmes de tolérance.
Prévention des récidives dans les troubles bipolaires
Pour la prévention des récidives des épisodes maniaques, mixtes ou dépressifs dans les troubles bipolaires, les patients ayant répondu à QUETIAPINE EG LP dans le traitement aigu des troubles bipolaires doivent continuer le traitement par QUETIAPINE EG LP à la même dose, administrée au moment du coucher. La dose de QUETIAPINE EG LP peut être ajustée au cas par cas en fonction de la réponse clinique et de la tolérance du patient dans l'intervalle de dose de 300 mg à 800 mg par jour. Il est important d'utiliser la dose minimale efficace dans le traitement dentretien.
Traitement adjuvant des épisodes dépressifs majeurs dans le TDM
QUETIAPINE EG LP doit être administré avant le moment du coucher. La posologie quotidienne de départ est de 50 mg aux jours 1 et 2, et de 150 mg aux jours 3 et 4. Un effet antidépresseur a été constaté à des doses de 150 et 300 mg/jour au cours d'essais à court terme en traitement adjuvant (avec l'amitriptyline, le bupropion, le citalopram, la duloxétine, l'escitalopram, la fluoxétine, la paroxétine, la sertraline et la venlafaxine voir rubrique 5.1) et à la dose de 50 mg/jour lors d'essais à court terme en monothérapie.
Le risque d'effets indésirables augmente avec la dose. Le prescripteur doit donc s'assurer que la dose minimale efficace est utilisée pour le traitement, en commençant à la posologie de 50 mg/jour. La nécessité d'augmenter la dose de 150 à 300 mg/jour reposera sur une évaluation au cas par cas.
Relais de la quétiapine en comprimés à libération immédiate
Les patients actuellement traités par des prises séparées de quétiapine en comprimés à libération immédiate peuvent, en vue de simplifier la prise, passer à QUETIAPINE EG LP, en prenant la même dose quotidienne totale en une seule prise par jour. Des ajustements posologiques peuvent être nécessaires au cas par cas.
Populations particulières
Sujet âgé
Comme avec les autres antipsychotiques et antidépresseurs, QUETIAPINE EG LP doit être utilisé avec précaution chez les patients âgés, en particulier lors de l'instauration du traitement. Il peut savérer nécessaire daugmenter la dose de QUETIAPINE EG LP plus progressivement et dutiliser une dose thérapeutique quotidienne plus faible, que chez des patients plus jeunes. Chez les patients âgés, la clairance plasmatique moyenne de la quétiapine est diminuée de 30 à 50 % par comparaison à des patients plus jeunes. Chez les patients âgés, la dose de départ sera de 50 mg/jour. La dose peut être augmentée par paliers de 50 mg/jour jusqu'à l'obtention d'une dose efficace, en fonction de la réponse clinique et de la tolérance de chaque patient.
Chez les patients âgés présentant des épisodes dépressifs majeurs dans le cadre d'un TDM, la posologie initiale sera de 50 mg/jour pour les trois premiers jours, augmentée à 100 mg/jour au jour 4 et 150 mg/jour au jour 8.
La dose minimale efficace devra être utilisée, en commençant avec 50 mg/jour. Si, à titre individuel, une augmentation de la dose à 300 mg/jour est cliniquement justifiée, elle ne pourra se faire avant le 22ème jour de traitement.
La sécurité et l'efficacité n'ont pas été évaluées chez les patients âgés de plus de 65 ans présentant des épisodes dépressifs associés aux troubles bipolaires.
Population pédiatrique
QUETIAPINE EG LP n'est pas recommandé chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans, en raison du manque de données pour étayer son utilisation chez ce groupe de patients.
Les informations disponibles issues d'études cliniques contrôlées versus placebo sont présentées dans les rubriques 4.4, 4.8, 5.1 et 5.2.
Insuffisance rénale
Il n'est pas nécessaire d'adapter la dose chez les insuffisants rénaux.
Insuffisance hépatique
La quétiapine est largement métabolisée par le foie. QUETIAPINE EG LP doit dès lors être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique connue, en particulier lors de linstauration du traitement. Chez les patients présentant une insuffisance hépatique, la dose initiale sera de 50 mg/jour. La posologie sera ensuite augmentée par paliers de 50 mg/jour jusqu'à obtention d'une posologie efficace, en fonction de la réponse clinique et de la tolérance de chaque patient.
Mode dadministration
Voie orale.
QUETIAPINE EG LP doit être administré en une seule prise quotidienne, en dehors des repas. Les comprimés doivent être avalés entiers et ne doivent pas être divisés, mâchés ou écrasés.
· Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Une administration concomitante d'inhibiteurs du cytochrome P450 3A4, tels que les inhibiteurs de la protéase du VIH, les antifongiques azolés, l'érythromycine, la clarithromycine et la néfazodone est contre-indiquée (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Lefficacité et la sécurité à long terme dune utilisation en traitement adjuvant chez des patients présentant un TDM nont pas été évaluées, cependant lefficacité et la sécurité à long terme dune utilisation en monothérapie ont été évaluées chez des patients adultes (voir rubrique 5.1).
Population pédiatrique
La quétiapine nest pas recommandée chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans, en raison du manque de données pour étayer son utilisation chez ce groupe de patients. Des études cliniques avec la quétiapine ont montré quen plus du profil de sécurité connu identifié chez les adultes (voir rubrique 4.8), certains effets indésirables se produisaient à une plus grande fréquence chez les enfants et les adolescents que chez les adultes (augmentation de lappétit, augmentation de la prolactine sérique, vomissements, rhinite et syncope) ou pouvaient avoir différentes implications chez les enfants et les adolescents (symptômes extrapyramidaux et irritabilité) ; par ailleurs, un effet indésirable qui navait pas été vu antérieurement dans les études chez ladulte a été identifié. Il sagit de laugmentation de la pression sanguine. De plus, des modifications des tests de la fonction thyroïdienne ont également été observées chez les enfants et les adolescents.
Les implications sur la sécurité à long-terme du traitement par la quétiapine sur la croissance et la maturation nont pas été étudiées au-delà de 26 semaines. Les implications à long terme sur le développement cognitif et comportemental ne sont pas connues.
Lors détudes cliniques contrôlées versus placebo chez des enfants et des adolescents, ladministration de quétiapine a été associée à une augmentation de la fréquence de survenue de symptômes extrapyramidaux par rapport au placebo chez des patients traités pour schizophrénie, manie bipolaire et dépression bipolaire (voir rubrique 4.8).
Suicide/pensées suicidaires ou aggravation clinique
La dépression est associée à une augmentation du risque de pensées suicidaires, dauto-mutilation et de suicide (événements liés au suicide). Ce risque persiste jusquà obtention dune rémission significative.
Lamélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients doivent être étroitement surveillés jusquà obtention de cette amélioration. Lexpérience clinique montre que le risque de suicide peut augmenter au tout début du rétablissement.
De plus, les médecins doivent considérer le risque potentiel dévénements liés au suicide après larrêt brutal du traitement par la quétiapine, en raison des facteurs de risque connus pour la maladie traitée.
Dautres troubles psychiatriques pour lesquels la quétiapine est prescrite peuvent également être associés à une augmentation du risque dévénements liés au suicide. De plus, ces troubles peuvent saccompagner dépisodes dépressifs majeurs.
Les mêmes mesures de précaution que celles observées lors du traitement des patients présentant des épisodes dépressifs majeurs doivent également être appliquées lors du traitement des patients présentant dautres troubles psychiatriques.
Les patients qui présentent des antécédents dévénements liés au suicide ou qui présentent un niveau important de pensées suicidaires avant linstauration du traitement courent un plus grand risque de pensées suicidaires ou de tentatives de suicide et doivent être surveillés étroitement pendant le traitement.
Une méta-analyse dessais cliniques, contrôlés versus placebo, portant sur lutilisation dantidépresseurs chez des adultes présentant des troubles psychiatriques a mis en évidence une augmentation du risque de comportement suicidaire sous antidépresseurs, par rapport au placebo, chez les patients de moins de 25 ans.
Une surveillance étroite des patients, et en particulier des patients à risque élevé, est nécessaire en cas de traitement médicamenteux, surtout au début du traitement et après un ajustement de la dose. Les patients (et les personnes qui les soignent) doivent être prévenus de la nécessité de détecter la survenue dune aggravation clinique, dun comportement suicidaire, ou de pensées suicidaires et de tout changement inhabituel du comportement, et de consulter immédiatement un médecin en cas dapparition de ces symptômes.
Lors détudes à court terme contrôlées versus placebo chez des patients présentant des épisodes dépressifs majeurs dans le cadre de troubles bipolaires, une augmentation du risque dévénements liés au suicide a été observée chez les jeunes adultes (moins de 25 ans) traités par la quétiapine par comparaison avec ceux sous placebo (3,0 % versus 0 %, respectivement). Lors détudes cliniques chez des patients présentant un TDM, la fréquence des événements liés au suicide chez les jeunes adultes (de moins de 25 ans) était de 2,1 % (3/144) pour la quétiapine et 1,3 % (1/75) pour le placebo.
Une étude de population rétrospective de quétiapine pour le traitement des patients avec un trouble dépressif majeur a montré un risque accru dautomutilation et de suicide chez les patients âgés de 25 à 64 ans sans antécédents dautomutilation lors de lutilisation de la quétiapine avec dautres antidépresseurs.
Risque métabolique
Etant donné lobservation dun risque de dégradation du profil métabolique y compris des variations de poids, de la glycémie (voir hyperglycémie) et des lipides au cours des études cliniques, le profil métabolique du patient doit être étudié lors de linitiation du traitement et ces paramètres doivent être régulièrement contrôlés pour détecter tout changement pendant toute la durée du traitement. Toute dégradation de ces paramètres devra être prise en charge de manière cliniquement appropriée (voir rubrique 4.8).
Symptômes extrapyramidaux
Lors détudes cliniques contrôlées versus placebo chez des patients adultes, la quétiapine a été associée à une augmentation de la fréquence des symptômes extrapyramidaux par rapport au placebo chez les patients traités pour des épisodes dépressifs majeurs dans le cadre de troubles bipolaires et de trouble dépressif majeur (voir rubriques 4.8 et 5.1).
Il a été observé avec la quétiapine lapparition dune akathisie, caractérisée par une agitation subjectivement désagréable ou inquiétante et la nécessité de bouger souvent liée à une incapacité à rester tranquillement assis ou debout. Ce tableau survient principalement au cours des premières semaines du traitement. Une augmentation de la dose peut savérer nuisible chez les patients qui développent ces symptômes.
Dyskinésie tardive
En cas dapparition de signes et de symptômes de dyskinésie tardive, une réduction de la dose ou larrêt du traitement par quétiapine devra être envisagé. Les symptômes de dyskinésie tardive peuvent saggraver ou même survenir après larrêt du traitement (voir rubrique 4.8).
Somnolence et sensations vertigineuses
Le traitement par la quétiapine peut être à lorigine dune somnolence et de symptômes apparentés, tels quune sédation (voir rubrique 4.8).
Lors détudes cliniques relatives au traitement de patients présentant une dépression bipolaire ou un trouble dépressif majeur, lapparition des symptômes a été généralement observée dans les 3 premiers jours du traitement et était principalement dintensité faible à modérée.
Les patients présentant une somnolence dintensité sévère peuvent nécessiter un suivi rapproché pendant au moins 2 semaines à partir du début de la somnolence ou jusquà amélioration des symptômes ; larrêt du traitement peut parfois savérer nécessaire.
Hypotension orthostatique
Le traitement par la quétiapine a été associé à une hypotension orthostatique et des sensations vertigineuses apparentées (voir rubrique 4.8) apparaissant, tout comme la somnolence, notamment au cours de la période dadaptation posologique initiale. Cela peut augmenter la survenue de blessures accidentelles (chute), particulièrement dans la population âgée. Dès lors, les patients doivent être avertis de la nécessité dêtre prudents jusquà ce quils soient familiarisés avec les effets possibles du médicament.
La quétiapine doit être administrée avec précaution chez les patients présentant une maladie cardiovasculaire connue, une maladie cérébrovasculaire ou tout autre facteur prédisposant à lhypotension. En cas dhypotension orthostatique, il convient denvisager une réduction de la dose ou une augmentation plus progressive particulièrement chez les patients présentant une affection cardiovasculaire sous-jacente.
Syndrome dapnée du sommeil
Un syndrome dapnée du sommeil a été rapporté chez des patients utilisant la quétiapine. Chez les patients qui ont des antécédents ou présentant un risque dapnée du sommeil, et qui reçoivent de façon concomitante des dépresseurs du système nerveux central, tels que les patients en surpoids/obèses ou les patients de sexe masculin, la quétiapine doit être utilisée avec prudence.
Convulsions
Dans des études cliniques contrôlées, aucune différence de fréquence des convulsions na été observée chez les patients sous quétiapine ou placebo. Aucune donnée nest disponible sur lincidence des convulsions chez les patients ayant des antécédents de troubles convulsifs. Comme pour les autres antipsychotiques, la prudence est recommandée lors du traitement de patients ayant des antécédents de convulsions (voir rubrique 4.8).
Syndrome malin des neuroleptiques
Le syndrome malin des neuroleptiques a été associé au traitement par antipsychotiques, y compris la quétiapine (voir rubrique 4.8). Les manifestations cliniques comprennent une hyperthermie, une altération de la conscience, une rigidité musculaire, une dysautonomie et une augmentation de la créatine phosphokinase. Dans ce cas, le traitement par la quétiapine doit être arrêté et un traitement médical approprié instauré.
Neutropénie sévère et agranulocytose
Dans des études cliniques avec la quétiapine, des cas de neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 0,5 x 109/L) ont été rapportés. Dans la plupart des cas, la neutropénie sévère sest manifestée dans les deux mois après linstauration du traitement par la quétiapine. Il nexistait pas de lien évident avec la dose. Au cours de lexpérience après la commercialisation, plusieurs cas ont été mortels. Les possibles facteurs de risque de neutropénie comprennent une faible numération leucocytaire pré-existante et des antécédents de neutropénie dorigine médicamenteuse. Toutefois, des cas sont apparus chez des patients sans facteurs de risque préexistants. La quétiapine doit être arrêtée chez les patients dont le nombre de neutrophiles est < 1,0 x 109/L. Ces patients doivent être suivis de près afin de déceler tout signe ou symptôme dinfection et le nombre de neutrophiles doit être contrôlé (jusquà ce que le nombre dépasse 1,5 x 109/L) (voir rubrique 5.1).
La neutropénie doit être considérée chez les patients présentant des infections ou de la fièvre, particulièrement en labsence de facteurs prédisposant évidents, et devra être prise en charge de manière cliniquement appropriée.
Les patients doivent être avertis de la nécessité de rapporter immédiatement lapparition de tout signe ou symptôme suggérant une agranulocytose ou une infection (par ex., fièvre, faiblesse, léthargie, ou maux de gorge) à tout moment au cours du traitement par quétiapine. Le nombre de leucocytes et le nombre absolu de neutrophiles (NAN) de ces patients doivent être rapidement analysés, notamment en labsence de facteurs de prédisposition.
Effets anticholinergiques (muscariniques):
La norquétiapine, un métabolite actif de la quétiapine, possède une affinité modérée à forte pour plusieurs sous-types de récepteurs muscariniques. Cela contribue aux effets indésirables qui reflètent des effets anticholinergiques lorsque la quétiapine est utilisée aux doses recommandées, lorsquelle est utilisée en association avec dautres médicaments ayant des effets anticholinergiques, et dans le cadre dun surdosage. La quétiapine doit être utilisée avec prudence chez les patients recevant des médicaments ayant des effets anticholinergiques (muscariniques). La quétiapine doit être utilisée avec prudence chez les patients souffrant ou ayant eu des antécédents de rétention urinaire, une hypertrophie de la prostate cliniquement significative, une occlusion intestinale ou des affections apparentées, une augmentation de la pression intraoculaire ou un glaucome à angle fermé. (voir rubriques 4.5, 4.8, 5.1 et 4.9).
Interactions
Voir rubrique 4.5.
Lutilisation concomitante de quétiapine et dun puissant inducteur des enzymes hépatiques, comme la carbamazépine ou la phénytoïne, diminue significativement les concentrations plasmatiques de quétiapine, ce qui peut affecter lefficacité du traitement par la quétiapine. Chez les patients traités par un inducteur des enzymes hépatiques, le médecin ne prescrira la quétiapine que sil estime que les bénéfices de la quétiapine lemportent sur les risques liés à larrêt de linducteur des enzymes hépatiques. Il est important que tout changement du traitement inducteur soit graduel et quil soit remplacé si nécessaire par un médicament non inducteur (par ex. le valproate de sodium).
Poids
Une prise de poids a été rapportée chez des patients traités par la quétiapine. Celle-ci doit être contrôlée et prise en charge sur le plan clinique de façon appropriée conformément aux recommandations sur lutilisation des antipsychotiques (voir rubriques 4.8 et 5.1).
Hyperglycémie
Une hyperglycémie et/ou lapparition ou lexacerbation dun diabète parfois associée à une acidocétose ou à un coma ont été rarement rapportées, dont quelques cas fatals (voir rubrique 4.8). Dans certains cas, une augmentation antérieure du poids corporel a été rapportée, ce qui peut être un facteur prédisposant. Une surveillance clinique appropriée est préconisée conformément aux recommandations sur lutilisation des antipsychotiques.
Les patients traités par un antipsychotique, y compris la quétiapine, doivent faire lobjet dun suivi pour détecter tout signe ou symptôme dhyperglycémie (tel que polydipsie, polyurie, polyphagie et faiblesse) et les patients présentant un diabète ou des facteurs de risque de diabète doivent être contrôlés régulièrement afin de dépister toute détérioration du contrôle de la glycémie. Le poids doit être contrôlé régulièrement.
Lipides
Des augmentations des triglycérides, du cholestérol LDL et du cholestérol total, et des diminutions du cholestérol HDL ont été observées au cours détudes cliniques avec la quétiapine (voir rubrique 4.8). Toute variation des paramètres lipidiques devra être pris en charge de manière cliniquement appropriée.
Allongement de lintervalle QT
Lors des essais cliniques et en cas dutilisation conforme au RCP, la quétiapine na pas entraîné un allongement persistant de lintervalle QT en valeur absolue. Après la commercialisation, un allongement de l'intervalle QT a été rapporté avec la quétiapine administrée aux doses thérapeutiques (voir rubrique 4.8) et lors de surdosages (voir rubrique 4.9). Comme c'est le cas pour d'autres antipsychotiques, la prudence est recommandée lorsque la quétiapine est prescrite à des patients présentant une maladie cardiovasculaire ou des antécédents familiaux dallongement de lintervalle QT. La prudence est également recommandée lorsque la quétiapine est prescrite soit avec des médicaments connus pour allonger l'intervalle QT, soit avec des neuroleptiques, en particulier chez les personnes âgées, chez les patients avec un syndrome du QT long congénital, et chez ceux atteints dinsuffisance cardiaque congestive, d'hypertrophie cardiaque, d'hypokaliémie ou d'hypomagnésémie (voir rubrique 4.5).
Cardiomyopathie et myocardite
Des cas de cardiomyopathie et de myocardite ont été rapportés au cours des études cliniques et après la commercialisation (voir rubrique 4.8). Chez les patients suspectés de cardiomyopathie ou de myocardite, l'arrêt de de la quétiapine doit être envisagé.
Sevrage
Après un arrêt brutal de la quétiapine, des symptômes aigus de sevrage ont été rapportés tels quinsomnie, nausées, céphalées, diarrhées, vomissements, sensations vertigineuses et irritabilité.
Un sevrage progressif sur une période dau moins une à deux semaines est souhaitable (voir rubrique 4.8).
Patients âgés atteints de psychose liée à une démence
La quétiapine nest pas approuvée dans le traitement des patients atteints de psychose liée à une démence.
Lors dessais cliniques randomisés contrôlés versus placebo chez des patients atteints de démence, le risque deffets indésirables cérébrovasculaires était presque triplé avec certains antipsychotiques atypiques. Le mécanisme responsable de cette augmentation du risque nest pas connu. Une augmentation du risque deffets indésirables ne peut être exclue avec dautres antipsychotiques ou dans dautres populations de patients. La quétiapine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant des facteurs de risque daccident vasculaire cérébral.
Une méta-analyse a signalé que les patients âgés atteints de psychose liée à une démence ont un plus grand risque de décès sous antipsychotiques atypiques que sous placebo. Dans deux études contrôlées versus placebo dune durée de 10 semaines portant sur ladministration de quétiapine à la même population de patients (n = 710, âge moyen : 83 ans, extrêmes : 56-99 ans), lincidence de décès chez les patients traités par la quétiapine a été de 5,5 % contre 3,2 % dans le groupe placebo. Les patients inclus dans ces études sont décédés pour des raisons diverses qui étaient attendues dans cette population.
Patients âgés atteints de la maladie de Parkinson (parkinsonisme)
Une étude de population rétrospective de quétiapine pour le traitement des patients avec un TDM a montré un risque accru de décès pendant lutilisation de la quétiapine chez les patients âgés de plus de 65 ans. Cette association nétait pas présente quand les patients atteints de la maladie de Parkinson ont été retirés de lanalyse. Des précautions doivent être prises si la quétiapine est prescrite à des patients âgés atteints de la maladie de Parkinson.
Dysphagie
Une dysphagie a été rapportée avec la quétiapine (voir rubrique 4.8). La quétiapine doit être utilisée avec précaution chez des patients risquant de développer une pneumonie dinhalation.
Constipation et obstruction intestinale
La constipation est un facteur de risque dobstruction intestinale. Des cas de constipation et dobstruction intestinale ont été rapportés avec la quétiapine (voir rubrique 4.8), y compris des cas fatals chez des patients présentant des risques plus élevés dobstruction intestinale, parmi lesquels les patients recevant plusieurs traitements en même temps réduisant la motilité intestinale et/ou pouvant masquer les symptômes de constipation. Les patients souffrant dobstruction intestinale ou diléus doivent être pris en charge en urgence et bénéficier dun suivi rapproché.
Thromboembolie veineuse (TEV)
Des cas de thromboembolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec des antipsychotiques. Etant donné que les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque potentiels de survenue de TEV doivent être identifiés avant et au cours du traitement par quétiapine, et des mesures préventives doivent être prises.
Pancréatite
Des cas de pancréatite ont été rapportés lors des études cliniques et après la commercialisation. Parmi les cas rapportés après la commercialisation, bien que des facteurs de risque déterminants naient pas été retrouvés dans tous les cas, de nombreux patients présentaient des facteurs connus pour être associés à des pancréatites, tels quun taux de triglycérides élevé (voir rubrique 4.4), des calculs biliaires et la consommation dalcool.
Informations supplémentaires
Les données sur lassociation de la quétiapine avec le divalproate ou le lithium dans le traitement aigu des épisodes maniaques modérés à sévères sont limitées ; un traitement concomitant a cependant été bien toléré (voir rubriques 4.8 et 5.1). Les données ont révélé un effet additif à la 3ème semaine.
Lactose
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactose ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Mésusage et abus
Des cas de mésusage et dabus ont été rapportés. Des précautions doivent être prises lors de la prescription de quétiapine à des patients ayant des antécédents dalcoolisme ou dabus de substances.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
En raison des effets principaux de la quétiapine sur le système nerveux central, la quétiapine sera utilisée avec précaution en association avec dautres médicaments à action centrale ainsi quavec lalcool.
La prudence est de mise lorsque lon traite des patients recevant dautres médicaments ayant des effets anticholinergiques (muscariniques) (voir rubrique 4.4).
Le cytochrome P450 (CYP) 3A4 est la principale enzyme responsable du métabolisme de la quétiapine médié par le cytochrome P450. Dans une étude dinteraction chez des volontaires sains, ladministration concomitante de quétiapine (à la dose de 25 mg) et de kétoconazole, un inhibiteur du CYP3A4, a provoqué une augmentation de 5 à 8 fois de lASC de la quétiapine. Par conséquent, ladministration concomitante de quétiapine et dinhibiteurs du CYP3A4 est contre-indiquée. Il est également déconseillé de consommer du jus de pamplemousse pendant le traitement par la quétiapine.
Lors dune étude à doses multiples chez des patients, afin dévaluer la pharmacocinétique de la quétiapine, administrée avant et pendant un traitement par la carbamazépine (un inducteur des enzymes hépatiques connu), la prise concomitante de carbamazépine augmentait la clairance de la quétiapine de façon significative. Cette augmentation de la clairance réduisait lexposition systémique à la quétiapine (mesurée par laire sous la courbe (ASC)) jusquà en moyenne 13 % de lexposition correspondant à une administration de quétiapine seule ; néanmoins, chez certains patients un effet plus fort a été observé. Cette interaction peut aboutir à des concentrations plasmatiques plus basses, pouvant affecter lefficacité du traitement par quétiapine.
Ladministration concomitante de quétiapine et de phénytoïne (un autre inducteur enzymatique microsomal) a provoqué une forte augmentation de la clairance de la quétiapine denviron 450 %. Chez les patients traités par un inducteur des enzymes hépatiques, linstauration dun traitement par quétiapine ne sera possible que si le prescripteur estime que les bénéfices de la quétiapine lemportent sur les risques liés à larrêt de linducteur enzymatique. Il est important que les changements apportés au traitement inducteur soient graduels et quil soit remplacé si nécessaire par un médicament non inducteur (p. ex. le valproate de sodium) (voir rubrique 4.4).
La pharmacocinétique de la quétiapine na pas été significativement modifiée par ladministration concomitante des antidépresseurs que sont limipramine (un inhibiteur connu du CYP2D6) ou la fluoxétine (un inhibiteur connu du CYP3A4 et du CYP2D6).
Ladministration concomitante des antipsychotiques que sont la rispéridone et lhalopéridol na pas modifié significativement la pharmacocinétique de la quétiapine. Lutilisation concomitante de quétiapine et de thioridazine a augmenté la clairance de la quétiapine de 70 % environ.
La pharmacocinétique de la quétiapine na pas été modifiée par ladministration concomitante de cimétidine.
La pharmacocinétique du lithium na pas été modifiée par ladministration concomitante de la quétiapine.
Lors dune étude de 6 semaines, randomisée, conduite avec du lithium en association avec la quétiapine à libération prolongée versus un placebo en association avec la quétiapine à libération prolongée chez des patients adultes atteints de manie aigüe, des effets extrapyramidaux (en particulier tremblements), une somnolence et une prise de poids ont été observés avec une plus grande fréquence dans le groupe lithium que dans le groupe placebo (voir rubrique 5.1).
Les profils pharmacocinétiques du valproate de sodium et de la quétiapine ne subissent pas de modification cliniquement significative en cas dadministration concomitante. Une étude rétrospective chez des enfants et des adolescents traités par du valproate, de la quétiapine ou les deux associés, a montré une incidence plus élevée de leucopénie et de neutropénie dans le groupe recevant lassociation par rapport à ceux traités par monothérapie.
Aucune étude formelle dinteraction avec les médicaments cardiovasculaires couramment prescrits na été réalisée.
La prudence est recommandée lorsque la quétiapine est utilisée simultanément avec des médicaments susceptibles de causer un déséquilibre électrolytique ou dallonger lintervalle QT.
Des cas de résultats faux positifs ont été rapportés lors de dosages immuno-enzymatiques de la méthadone et des antidépresseurs tricycliques chez les patients ayant pris de la quétiapine. Il est recommandé de confirmer les résultats des dosages immuno-enzymatiques ambigus par une technique chromatographique appropriée.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Premier trimestre
La quantité modérée de données publiées sur les grossesses exposées (entre 300 et 1000 résultats de grossesse connus), y compris les rapports individuels et quelques études observationnelles ne suggèrent pas un risque accru de malformations dues au traitement. Cependant, sur la base de toutes les données disponibles, une conclusion définitive ne peut être tirée. Les études chez lanimal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Par conséquent, la quétiapine ne doit être utilisée pendant la grossesse que si les bénéfices justifient les risques potentiels.
Troisième trimestre
Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (y compris la quétiapine) au cours du troisième trimestre de la grossesse présentent un risque deffets indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage pouvant varier en termes de sévérité et de durée après la naissance. Les réactions suivantes ont été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire, et troubles de lalimentation. En conséquence, les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés.
Sur la base des données très limitées issues des rapports publiés concernant lexcrétion de la quétiapine dans le lait maternel humain, le degré dexcrétion à des doses thérapeutiques semble variable. En raison du manque de données fiables, une décision doit être prise soit d'interrompre l'allaitement soit d'arrêter le traitement par la quétiapine en tenant compte du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et du bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Les effets de la quétiapine sur la fertilité humaine nont pas été évalués. Des effets liés à des niveaux élevés de prolactine ont été observés chez les rats, néanmoins ceux-ci ne sont pas directement pertinents pour les humains (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables (EI) les plus fréquemment rapportés avec la quétiapine (≥ 10 %) sont : somnolence, sensations vertigineuses, bouche sèche, céphalées, symptômes de sevrage (à larrêt du traitement), augmentation du taux de triglycérides sériques, augmentation du cholestérol total (principalement du cholestérol LDL), diminution du cholestérol HDL, prise de poids, diminution des symptômes extrapyramidaux et du taux dhémoglobine.
Les fréquences des effets indésirables associés à un traitement par quétiapine sont présentées ci-dessous sous forme de tableau (Tableau 1), selon le format recommandé par le « Conseil des Organisations Internationales des Sciences Médicales » (groupe de travail CIOMS III, 1995).
Tableau 1 - Effets indésirables associés à un traitement par quétiapine
Les fréquences des effets indésirables sont répertoriées comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classes de systèmes dorganes (SOC) |
Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Diminution du taux dhémoglobine22 |
Leucopénie1,28, diminution du nombre de neutrophiles, augmentation des éosinophiles27 |
Neutropénie1, thrombopénie, anémie, diminution du nombre de plaquettes13 |
Agranulocytose26 |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité (y compris réactions cutanées allergiques) |
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Réaction anaphylactique5 |
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Affections endocriniennes |
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Hyperprolactinémie15, diminution de la T4 totale24, de la T4 libre24, et de la T3 totale24, augmentation de la TSH24 |
Diminution de la T3 libre24, hypothyroïdie21 |
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Sécrétion anormale dhormone antidiurétique |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Elévation des concentrations sériques de triglycérides10,30, élévations du cholestérol total (principalement du cholestérol LDL)11,30, diminution du cholestérol HDL17,30, prise de poids8,30 |
Augmentation de lappétit, élévation de la glycémie jusquà des valeurs hyperglycémiques6,30 |
Hyponatrémie19, diabète1,5, exacerbation dun diabète pré-existant |
Syndrome métabolique29 |
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Affections psychiatriques |
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Rêves anormaux et cauchemars, idées suicidaires et comportement suicidaire20 |
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Somnambulisme et autres réactions associées telles que parler pendant le sommeil et troubles des conduites alimentaires liés au sommeil |
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Affections du système nerveux |
Sensations vertigineuses4,16, somnolence2,16, céphalées, symptômes extrapyramidaux1,21 |
Dysarthrie |
Convulsions1, syndrome des jambes sans repos, dyskinésie tardive1,5, syncope4,16 |
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Affections oculaires |
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Vision trouble |
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Affections cardiaques |
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Tachycardie4, palpitations23 |
Allongement du QT1,12,18, bradycardie32 |
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Cardiomyopathie Myocardite |
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Affections vasculaires |
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Hypotension orthostatique4,16 |
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Thromboembolie veineuse1 |
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Accident vasculaire cérébral33 |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Dyspnée23 |
Rhinite |
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Affections gastro-intestinales |
Bouche sèche |
Constipation, dyspepsie, vomissements25 |
Dysphagie7 |
Pancreatite1, obstruction intestinale/iléus |
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Affections hépatobiliaires |
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Elévation de lalanine aminotransfé rase sérique (ALAT)3, élévation des taux de gamma GT3 |
Elévation de laspartate aminotransfé rase sérique (ASAT)3 |
Ictère5, hépatite |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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dème de Quincke5, syndrome de Stevens-Johnson5 |
Nécrolyse épidermique toxique, érythème polymorphe , Rash médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) Vascularite cutanée |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Rhabdomyolyse |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Rétention urinaire |
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Affections gravidiques, puerpérales et périnatales |
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Syndrome néonatal de sevrage31 |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Dysfonction sexuelle |
Priapisme, galactorrhée, gonflement des seins, troubles menstruels |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Symptômes de sevrage (à larrêt du traitement)1,9 |
Légère asthénie, dème périphérique, irritabilité, pyrexie. |
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Syndrome malin des neuroleptiques1, hypothermie |
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Investigations |
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Elévation de la créatine phosphokinase sanguine14 |
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1 Voir rubrique 4.4.
2 Une somnolence peut apparaître particulièrement pendant les deux premières semaines de traitement, mais disparaît généralement avec la poursuite du traitement par quétiapine.
3 Des élévations asymptomatiques (modifications de la normale à 3 x LSN (limite supérieure de la normale) à un moment quelconque) des taux de transaminases sériques (ALAT, ASAT) ou de gamma-GT ont été observées chez quelques patients traités par la quétiapine. Ces élévations étaient habituellement réversibles avec la poursuite du traitement par la quétiapine.
4 Comme avec dautres antipsychotiques à action alpha1-adréno-bloquante, la quétiapine peut fréquemment provoquer une hypotension orthostatique associée à des sensations vertigineuses, une tachycardie et, chez certains patients, des syncopes, surtout pendant la période dadaptation posologique initiale (voir rubrique 4.4).
5 Le calcul de la fréquence de ces effets indésirables a été fait sur la seule base des données post-commercialisation concernant la quétiapine en comprimé à libération immédiate.
6 Glycémie à jeun ≥ 126 mg/dL (≥ 7,0 mmol/L) ou glycémie non à jeun ≥ 200 mg/dL (≥ 11,1 mmol/L), au moins une fois.
7 Une augmentation du taux de dysphagie avec la quétiapine versus placebo na été observée que lors détudes cliniques portant sur la dépression bipolaire.
8 Basé sur une augmentation de plus de 7 % du poids corporel par rapport à la valeur de base. Survient principalement pendant les premières semaines de traitement chez les adultes.
9 Les symptômes de sevrage suivants ont été observés le plus fréquemment au cours détudes cliniques à court terme contrôlées versus placebo et en monothérapie, qui évaluaient les symptômes à larrêt de traitement : insomnie, nausées, céphalées, diarrhée, vomissements, sensations vertigineuses, et irritabilité. Lincidence de ces réactions avait significativement diminué une semaine après larrêt du traitement.
10 Triglycérides ≥ 200 mg/dL (≥ 2,258 mmol/L) (patients ≥ 18 ans) ou ≥ 150 mg/dL (≥ 1,694 mmol/L) (patients < 18 ans) au moins une fois.
11 Cholestérol ≥ 240 mg/dL (≥ 6,2064 mmol/L) (patients ≥ 18 ans) ou ≥ 200 mg/dL (≥ 5,172 mmol/L) (patients < 18 ans) au moins une fois. Une augmentation du cholestérol LDL ≥ 30 mg/dL (≥ 0,769 mmol/L) a été très fréquemment observée. La variation moyenne chez les patients qui ont présenté cette augmentation était de 41,7 mg/dL (≥ 1,07 mmol/L).
12 Voir texte ci-dessous
13 Plaquettes ≤ 100 x 109/L au moins une fois.
14 Daprès la notification d'effets indésirables au cours des études cliniques, l'augmentation de la concentration sanguine de créatine phosphokinase n'est pas associée au syndrome malin des neuroleptiques.
15 Concentrations de prolactine (patients > 18 ans) : > 20 microgrammes/L (> 869,56 pmol/L) chez les hommes ; > 30 microgrammes/L (> 1304,34 pmol/L) chez les femmes, à un moment quelconque.
16 Peut conduire à des chutes.
17 Cholestérol HDL : < 40 mg/dL (1,025 mmol/L) chez les hommes ; < 50 mg/dL (1,282 mmol/L) chez les femmes, à un moment quelconque.
18 Incidence des patients ayant présenté une variation de lintervalle QTc de < 450 msec à ≥ 450 msec avec une augmentation ≥ 30 msec. Lors détudes contrôlées versus placebo avec la quétiapine, la variation moyenne et lincidence des modifications cliniquement significatives de lintervalle QT sont similaires pour la quétiapine et le placebo.
19 Variation de > 132 mmol/L à ≤ 132 mmol/L au moins une fois.
20 Des cas de pensées suicidaires et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par quétiapine ou juste après larrêt du traitement (voir rubriques 4.4 et 5.1).
21 Voir rubrique 5.1.
22 Une diminution du taux dhémoglobine jusquà des valeurs ≤ 13 g/dL (8,07 mmol/L) chez les hommes, ≤ 12 g/dL (7,45 mmol/L) chez les femmes est survenue au moins une fois chez 11 % des patients traités par quétiapine dans tous les essais cliniques y compris les extensions en ouvert. Chez ces patients, la diminution maximale moyenne du taux dhémoglobine à un moment quelconque était de -1,50 g/dL.
23 Ces cas survenaient souvent dans un contexte de tachycardie, sensations vertigineuses, hypotension orthostatique et/ou maladie cardiaque/respiratoire sous-jacente.
24 Daprès des variations (observées à un moment quelconque dans tous les essais cliniques) de la valeur initiale à une valeur potentiellement cliniquement significative. Les variations des taux de T4 et T3 totales ou libres sont définies comme < 0,8 x LIN (limite inférieure de la normale) (pmol/L) et celles du taux de TSH comme > 5 mUI/L à un moment quelconque.
25 Daprès une augmentation du taux de vomissement chez les personnes âgées (≥ 65 ans).
26 Variation du nombre de neutrophiles de ≥ 1,5 x109/L en valeur de base à < 0,5 x 109/L à un moment quelconque durant le traitement et sur la base des patients présentant une neutropénie sévère (< 0,5 x 109/L) et une infection pendant les essais cliniques avec la quétiapine (voir rubrique 4.4).
27 Daprès des variations de la valeur initiale à une valeur potentiellement cliniquement significative, à un moment quelconque dans tous les essais cliniques. Les variations des taux déosinophiles sont définies comme > 1 x 109 cellules/L à un moment quelconque.
28 Daprès des variations de la valeur initiale à une valeur potentiellement cliniquement significative, à un moment quelconque dans tous les essais cliniques. Les variations des taux de globules blancs sont définies comme ≤ 3 x 109 cellules/L à un moment quelconque.
29 Daprès des rapports dévénements indésirables de syndrome métabolique issus de tous les essais cliniques avec la quétiapine.
30 Chez certains patients, une aggravation de plus dun des paramètres métaboliques que sont le poids, le taux de glucose sanguin et le taux de lipides a été observée dans les essais cliniques (voir rubrique 4.4).
31 Voir rubrique 4.6.
32 Peut survenir au début ou peu après le début du traitement et être associée à une hypotension et/ou une syncope. Fréquence basée sur les rapports d'événements indésirables de bradycardie et les événements apparentés dans l'ensemble des essais cliniques avec la quétiapine.
33 Daprès une étude épidémiologique rétrospective non randomisée.
Des cas dallongement de lintervalle QT, darythmie ventriculaire, de mort subite inexpliquée, darrêt cardiaque et de torsades de pointes ont été rapportés au cours de lutilisation de neuroleptiques, et ces effets sont considérés comme des effets de classe.
Des effets indésirables cutanés sévères, y compris le syndrome de Stevens-Johnson, une nécrolyse épidermique toxique, et un rash médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) ont été rapportés lors dun traitement par quétiapine.
Population pédiatrique
Les effets indésirables décrits précédemment chez les adultes sont à considérer chez les enfants et les adolescents.
Le tableau suivant résume les effets indésirables survenant plus fréquemment chez les enfants et adolescents (de 10 à 17 ans) que dans la population adulte, ou les effets indésirables qui nont pas été identifiés dans la population adulte.
Tableau 2 -Effets indésirables chez les enfants et les adolescents associés au traitement par la quétiapine se produisant à une fréquence plus élevée que chez les adultes, ou non identifiés chez les adultes
Les fréquences des effets indésirables sont répertoriées comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000).
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Classe de systèmes dorganes |
Très fréquent |
Fréquent |
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Affections endocriniennes |
Augmentation de la prolactine1 |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Augmentation de lappétit |
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Affections du système nerveux |
Symptômes extrapyramidaux3,4 |
Syncope |
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Affections vasculaires |
Augmentation de la pression sanguine2 |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Rhinite |
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Affections gastro-intestinales |
Vomissements |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Irritabilité3 |
1 Concentration de prolactine (patients < 18 ans) : > 20 microgrammes/L (> 869,56 pmol/L) chez les sujets de sexe masculin ; > 26 microgrammes/L (> 1130,428 pmol/L) chez les sujets de sexe féminin, à un moment quelconque. Moins de 1 % des patients ont eu une augmentation de la concentration de prolactine à une valeur > 100 microgrammes/L.
2 Daprès les passages au-dessus du seuil de significativité clinique (adapté daprès les critères du National Institute of Health [NIH]) ou des augmentations > 20 mmHg pour la pression artérielle systolique ou > 10 mmHg pour la pression artérielle diastolique, à un moment quelconque au cours de 2 études à court terme (3 à 6 semaines) contrôlées versus placebo chez des enfants et des adolescents.
3 Note : la fréquence correspond à celle observée chez les adultes, mais il pourrait y avoir différentes implications cliniques chez les enfants et les adolescents par comparaison aux adultes.
4 Voir rubrique 5.1.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
En général, les signes et symptômes rapportés étaient ceux résultant dune exagération des effets pharmacologiques connus de la substance active, comme une somnolence et une sédation, une tachycardie, une hypotension et des effets anticholinergiques.
Un surdosage peut entraîner les effets suivants : allongement de lintervalle QT, convulsions, état de mal épileptique, rhabdomyolyse, dépression respiratoire, rétention urinaire, confusion mentale, délire et/ou agitation, coma et décès.
Les patients présentant une maladie cardiovasculaire sévère préexistante peuvent présenter un risque accru de survenue des effets associés à un surdosage (voir rubrique 4.4 : « Hypotension orthostatique »).
Prise en charge du surdosage
Il nexiste pas dantidote spécifique de la quétiapine. En cas de symptômes sévères, la possibilité dune implication de plusieurs médicaments doit être envisagée ; des soins intensifs sont recommandés, y compris assurer et maintenir la perméabilité des voies aériennes, assurer une oxygénation et une ventilation adéquates, ainsi quune surveillance et des mesures de soutien du système cardiovasculaire.
Daprès la littérature publiée, les patients présentant un délire, une agitation et un syndrome anticholinergique évident peuvent être traités avec 1 à 2 mg de physostigmine (sous surveillance ECG continue). Ce traitement nest pas recommandé en tant que traitement de référence, en raison de leffet négatif potentiel de la physostigmine sur la conduction cardiaque. La physostigmine peut être utilisée en labsence danomalies de lECG. La physostigmine ne doit pas être utilisée en cas de dysrythmie, de bloc cardiaque de tout degré, ou délargissement du complexe QRS.
Bien quune prévention de labsorption lors dun surdosage nait pas été évaluée, un lavage gastrique peut être indiqué en cas de surdosage important et doit si possible être pratiqué dans lheure qui suit la prise. Ladministration de charbon actif doit être envisagée.
En cas de surdosage par la quétiapine, lhypotension réfractaire doit être traitée par des mesures appropriées tels que remplissage vasculaire et/ou agents sympathomimétiques. Ladrénaline et la dopamine devront être évitées car une stimulation bêta peut aggraver une hypotension induite par un blocage des récepteurs alpha par la quétiapine.
Une surveillance médicale étroite et un suivi devront être assurés jusquà la guérison du patient.
En cas de surdosage avec la quétiapine à libération prolongée, il y a une sédation maximale ainsi quun pouls maximum retardés et une récupération prolongée par rapport à un surdosage en quétiapine à libération immédiate.
En cas de surdosage à la quétiapine en libération prolongée, une formation de bézoard gastrique a été rapportée et une imagerie diagnostique appropriée est recommandée pour mieux guider la prise en charge du patient.
L'élimination endoscopique du pharmacobézoard a été réalisée avec succès dans certains cas.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
La quétiapine est un antipsychotique atypique. La quétiapine et son métabolite plasmatique actif chez lhomme, la norquétiapine, se lient à un large éventail de récepteurs de neurotransmetteurs.
La quétiapine et la norquétiapine ont une affinité pour les récepteurs cérébraux de la sérotonine (5HT2) et ceux de la dopamine D1 et D2. On considère que cest ce double antagonisme des récepteurs, avec une sélectivité plus forte pour les récepteurs 5-HT2 par rapport aux récepteurs D2, qui contribue aux propriétés antipsychotiques cliniques et à la faible tendance de la quétiapine à engendrer des symptômes extrapyramidaux (EPS) par comparaison aux antipsychotiques typiques.
Laffinité de la quétiapine et la norquétiapine pour les récepteurs de la benzodiazépine est négligeable. La quétiapine et la norquétiapine ont une affinité négligeable pour les récepteurs des benzodiazépines, mais une affinité importante pour les récepteurs histaminergiques et alpha1 adrénergiques et une affinité modérée pour les récepteurs alpha2 adrénergiques. La quétiapine a peu ou pas daffinité pour les récepteurs muscariniques, alors que la norquétiapine a une affinité modérée à importante pour plusieurs récepteurs muscariniques, ce qui peut expliquer les effets anticholinergiques (muscariniques).
L'inhibition du transporteur de noradrénaline (NAT) et laction agoniste partielle sur les sites de liaison 5HT1A par la norquétiapine pourrait contribuer à lefficacité thérapeutique de la quétiapine à libération prolongée comme antidépresseur.
Effets pharmacodynamiques
La quétiapine est active dans les tests portant sur lactivité antipsychotique, tels lévitement conditionné (« conditioned avoidance »). Il ressort des mesures comportementales ou électro-physiologiques que la quétiapine inhibe également laction des agonistes dopaminergiques et augmente les concentrations des métabolites de la dopamine, paramètre neurochimique du blocage des récepteurs D2.
Dans les tests précliniques prédictifs des symptômes extrapyramidaux, la quétiapine se distingue des antipsychotiques typiques et possède un profil atypique. Après administration chronique, la quétiapine ninduit pas dhypersensibilité des récepteurs dopaminergiques D2. La quétiapine nengendre quune légère catalepsie aux doses qui bloquent les récepteurs dopaminergiques D2.
La quétiapine a montré après administration chronique une sélectivité à légard du système limbique en induisant un blocage de la dépolarisation des neurones contenant de la dopamine mésolimbiques mais non nigrostriataux. Après administration aiguë et chronique, la quétiapine entraîne un risque minime de survenue de dystonie chez les singes Cebus sensibilisés à lhalopéridol ou naïfs de traitement pharmacologique (voir rubrique 4.8).
Efficacité clinique
Schizophrénie
Lefficacité de la quétiapine dans le traitement de la schizophrénie a été démontrée dans le cadre dune étude contrôlée versus placebo, dune durée de 6 semaines, chez des patients répondant aux critères de schizophrénie du DSM-IV ; elle a également été démontrée dans le cadre dune étude versus produit actif du relais de la quétiapine à libération immédiate par la quétiapine à libération prolongée chez des patients schizophrènes cliniquement stables, dans un contexte ambulatoire.
Le critère dévaluation principal dans létude contrôlée versus placebo était la variation du score PANSS total entre lévaluation initiale et lévaluation finale. Ladministration de quétiapine à libération prolongée à raison de 400 mg/jour, de 600 mg/jour et de 800 mg/jour induisait une amélioration statistiquement significative des symptômes psychotiques, par rapport au placebo. La taille de leffet aux doses à 600 mg et à 800 mg était plus importante quà la dose à 400 mg.
Dans létude de relais contre comparateur actif dune durée de 6 semaines, le critère dévaluation principal était la proportion de patients rapportant un manque defficacité (patients qui arrêtaient le traitement en raison dun manque defficacité ou dont le score PANSS total augmentait dau moins 20 % entre la randomisation et une visite). Chez les patients stables sous 400 mg à 800 mg de quétiapine à libération immédiate, lefficacité se maintenait lorsque les patients passaient à une dose quotidienne équivalente de quétiapine à libération prolongée en 1 prise par jour.
Dans une étude à long terme chez des patients schizophrènes stables suivant un traitement dentretien par quétiapine à libération prolongée pendant 16 semaines, la quétiapine à libération prolongée prévenait plus efficacement que le placebo lapparition des rechutes. Les estimations du risque de rechute après 6 mois de traitement étaient de 14,3 % dans le groupe sous quétiapine à libération prolongée, par rapport à 68,2 % dans le groupe sous placebo. La dose moyenne était de 669 mg. Aucun autre problème de tolérance lié au traitement par quétiapine à libération prolongée na été observé pendant jusquà 9 mois (durée médiane : 7 mois). En particulier, le nombre de rapports dévénements indésirables associés à des symptômes extrapyramidaux et à une prise de poids na pas augmenté en cas dutilisation de quétiapine à libération prolongée pendant une période plus longue.
Troubles bipolaires
Dans le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères, la quétiapine a montré une efficacité supérieure au placebo dans la réduction des symptômes maniaques à 3 et 12 semaines dans les 2 essais en monothérapie.
Lefficacité de la quétiapine à libération prolongée a de plus été démontrée de façon significative par rapport au placebo dans une étude additionnelle de 3 semaines. La quétiapine à libération prolongée a été dosée dans un intervalle de 400 à 800 mg par jour et la dose moyenne était dapproximativement 600 mg par jour. Les données relatives à lusage de la quétiapine en association avec le divalproate ou le lithium dans les épisodes maniaques aigus modérés à sévères à 3 et 6 semaines sont limitées ; cette association a cependant été bien tolérée. Les données ont montré un effet additif à la 3ème semaine. Une deuxième étude na pas montré deffet additif à la 6ème semaine.
Lors dune étude clinique, chez des patients présentant des épisodes dépressifs dans le cadre de troubles bipolaires de type I ou II, la quétiapine à libération prolongée à raison de 300 mg par jour a montré une efficacité supérieure par rapport au placebo dans la réduction du score total MADRS.
Lors de 4 études cliniques additionnelles dune durée de 8 semaines avec la quétiapine dans le traitement de patients atteints dépisodes dépressifs modérés à sévères dans les troubles bipolaires de type I ou II, la quétiapine à libération immédiate à la dose de 300 mg et 600 mg était significativement supérieure au placebo sur les critères dévaluation pertinents : amélioration moyenne du score MADRS et taux de réponse défini par une amélioration dau moins 50 % du score total MADRS par rapport au score initial.
Aucune différence na été observée dans lamplitude de leffet entre les patients recevant 300 mg de quétiapine à libération immédiate et ceux recevant une dose de 600 mg.
Dans la phase dextension de 2 de ces études, il a été démontré quun traitement à long terme chez des patients répondeurs à 300 mg ou à 600 mg de quétiapine à libération immédiate avait une efficacité supérieure à celle du placebo sur les symptômes dépressifs, mais pas sur les symptômes maniaques.
Lors de 2 études portant sur la prévention des récidives et évaluant la quétiapine en association avec des thymorégulateurs chez des patients présentant des épisodes maniaques, dépressifs ou mixtes, lassociation avec la quétiapine était supérieure aux thymorégulateurs en monothérapie pour laugmentation du délai de récidive des épisodes thymiques (maniaques, mixtes ou dépressifs). La quétiapine était administrée 2 fois par jour à raison dune dose totale de 400 à 800 mg par jour en association avec le lithium ou le valproate.
Lors dune étude de 6 semaines, randomisée, conduite avec du lithium en association avec de la quétiapine à libération prolongée versus un placebo en association avec de la quétiapine à libération prolongée chez des patients adultes atteints de manie aigüe, la différence damélioration moyenne du score YMRS entre le groupe lithium et le groupe placebo était de 2,8 points et la différence en pourcentage du taux de répondeurs (défini comme une amélioration de 50 % du score YMRS par rapport au score initial) était de 11 % (79 % dans le groupe lithium versus 68 % dans le groupe placebo).
Lors dune étude à long-terme (jusquà 2 ans de traitement) évaluant la prévention des récidives chez des patients présentant des épisodes maniaques, dépressifs ou mixtes, la quétiapine était supérieure au placebo pour laugmentation du délai de récidive des épisodes thymiques (maniaques, mixtes ou dépressifs), chez des patients présentant un trouble bipolaire de type I. Le nombre de patients ayant présenté un épisode thymique étaitrespectivement de 91 (22,5 %) dans le groupe quétiapine, 208 (51,5 %) dans le groupe placebo et 95 (26,1 %) dans le groupe lithium. Si lon compare un traitement continu avec la quétiapine à un relais par le lithium chez les patients qui répondent à la quétiapine, les résultats indiquent quun relais par le lithium ne semble pas associé à une augmentation du délai de récidive dépisode thymique.
Episodes dépressifs majeurs dans le TDM
Deux études à court terme (6 semaines) ont inclus des patients qui avaient présenté une réponse insuffisante à au moins un antidépresseur. La quétiapine à libération prolongée aux doses de 150 mg et 300 mg/jour, administrée en traitement adjuvant dun traitement antidépresseur en cours (amitriptyline, bupropion, citalopram, duloxétine, escitalopram, fluoxétine, paroxétine, sertraline ou venlafaxine), a montré une efficacité supérieure à lantidépresseur seul dans la réduction des symptômes dépressifs, daprès la mesure de lamélioration du score total MADRS (variation de la moyenne des moindres carrés [MC] de 2 à 3,3 points comparativement au placebo).
Lefficacité et la sécurité à long terme chez des patients présentant un TDM nont pas été évaluées dans lutilisation en traitement adjuvant, cependant elles lont été dans lutilisation en monothérapie chez des patients adultes (voir ci-après).
Les études suivantes ont été conduites avec la quétiapine à libération prolongée en monothérapie, toutefois la quétiapine à libération prolongée est indiquée uniquement en traitement adjuvant :
· Dans trois des quatre études en monothérapie à court terme (jusquà 8 semaines) conduites chez des patients présentant un trouble dépressif majeur, la quétiapine à libération prolongée aux posologies de 50 mg/j, 150 mg/j et 300 mg/j a montré une efficacité supérieure au placebo dans la réduction des symptômes dépressifs, daprès lamélioration du score total sur léchelle MADRS (Montgomery-Asberg Depression Rating Scale) (variation de la moyenne des MC de 2 à 4 points comparativement au placebo).
· Dans une étude de prévention des rechutes, des patients présentant des épisodes dépressifs stabilisés sous quétiapine à libération prolongée en monothérapie administrée en ouvert pendant au moins 12 semaines ont été randomisés de façon à recevoir soit la quétiapine à libération prolongée une fois par jour, soit un placebo, sur une durée allant jusquà 52 semaines. La dose moyenne de quétiapine à libération prolongée pendant la phase randomisée était de 177 mg/jour. Lincidence des rechutes était de 14,2 % chez les patients traités par quétiapine à libération prolongée et de 34,4 % chez les patients sous placebo.
· Dans une étude à court terme (9 semaines) chez des patients âgés (66 à 89 ans) sans démence, présentant un trouble dépressif majeur, ladministration à dose variable de quétiapine à libération prolongée, dans une fourchette de 50 à 300 mg/jour, a réduit plus efficacement les symptômes dépressifs que le placebo, selon lamélioration du score total MADRS (variation de la moyenne des MC de -7,54 comparativement au placebo). Dans cette étude, les patients randomisés sous quétiapine à libération prolongée recevaient 50 mg/jour les jours 1 à 3 ; la dose pouvait être augmentée à 100 mg/jour au jour 4, à 150 mg/jour au jour 8 et jusquà un maximum de 300 mg/jour, en fonction de la réponse clinique et de la tolérance du patient. La dose moyenne de quétiapine à libération prolongée était de 160 mg/jour. Mis à part lincidence des symptômes extrapyramidaux (voir la rubrique 4.8 et « Sécurité Clinique » ci-dessous), la tolérance de la quétiapine à libération prolongée en prise quotidienne unique chez des patients âgés était comparable à celle observée chez les adultes (de 18 à 65 ans). Le pourcentage de patients randomisés âgés de plus 75 ans était de 19 %.
Sécurité clinique
Lors détudes cliniques à court terme contrôlées versus placebo dans la schizophrénie et la manie bipolaire, la fréquence totale des symptômes extrapyramidaux était similaire au placebo (schizophrénie : 7,8 % pour la quétiapine et 8,0 % pour le placebo ; manie bipolaire : 11,2 % pour la quétiapine et 11,4 % pour le placebo). Des taux plus élevés de symptômes extrapyramidaux ont été observés chez des patients traités par la quétiapine par comparaison aux patients sous placebo lors détudes cliniques à court terme contrôlées versus placebo portant sur le TDM et la dépression bipolaire. Lors détudes cliniques à court terme contrôlées versus placebo portant sur la dépression bipolaire, la fréquence totale des symptômes extrapyramidaux était de 8,9 % pour la quétiapine comparée à 3,8 % pour le placebo. Lors détudes cliniques en monothérapie à court terme contrôlées versus placebo portant sur le trouble dépressif majeur, la fréquence totale des symptômes extrapyramidaux était de 5,4 % pour la quétiapine à libération prolongée comparée à 3,2 % pour le placebo. Lors détudes cliniques en monothérapie à court terme contrôlées versus placebo portant sur le trouble dépressif majeur chez des patients âgés, la fréquence totale des symptômes extrapyramidaux était de 9,0 % pour la quétiapine à libération prolongée et de 2,3 % pour le placebo. Dans la dépression bipolaire et le TDM, la fréquence des effets indésirables individuels (par ex., akathisie, troubles extrapyramidaux, tremblements, dyskinésie, dystonie, agitation, contractions involontaires des muscles, hyperactivité psychomotrice et rigidité musculaire) nexcédait pas 4 % dans chacun des groupes traités.
Lors détudes à court terme, à doses fixes (50 mg/jour à 800 mg/jour), contrôlées versus placebo (portant sur 3 à 8 semaines), la prise de poids moyenne chez les patients traités par la quétiapine était de 0,8 kg pour la dose de 50 mg par jour à 1,4 kg pour la dose de 600 mg par jour (avec une prise de poids plus faible pour la dose de 800 mg par jour), comparé à 0,2 kg chez les patients sous placebo. Le pourcentage de patients traités par la quétiapine qui ont eu une prise de poids ≥ 7 % allait de 5,3 % pour la dose de 50 mg par jour à 15,5 % pour la dose de 400 mg par jour (avec une prise de poids plus faible aux doses de 600 et 800 mg par jour), comparé à 3,7 % pour les patients sous placebo.
Une étude randomisée, conduite sur 6 semaines avec du lithium en association avec la quétiapine à libération prolongée versus un placebo en association avec la quétiapine à libération prolongée chez des patients adultes atteints de manie aigüe, a montré que lassociation de la quétiapine à libération prolongée avec du lithium engendre plus deffets indésirables (63 % versus 48 % lorsque la quétiapine à libération prolongée est associée à un placebo). Les résultats de tolérance ont montré une incidence plus élevée de symptômes extrapyramidaux, rapportés chez 16,8 % des patients dans le groupe lithium et 6,6 % dans le groupe placebo, la majorité consistant en des tremblements, rapportés chez 15,6 % des patients dans le groupe lithium et 4,9 % dans le groupe placebo. Lincidence de la somnolence était plus élevée dans le groupe où la quétiapine à libération prolongée était associée à du lithium (12,7 %) que dans le groupe où la quétiapine à libération prolongée était associée au placebo (5,5 %). De plus, un pourcentage plus élevé de patients dans le groupe lithium (8 %) avait eu une prise de poids ≥ 7 % à la fin du traitement en comparaison aux patients dans le groupe placebo (4,7 %).
Des essais à plus long terme portant sur la prévention des rechutes comportaient une période en ouvert (de 4 à 36 semaines) pendant laquelle les patients étaient traités par la quétiapine, suivie par une période de sevrage randomisée au cours de laquelle les patients recevaient soit de la quétiapine soit du placebo. Pour les patients randomisés dans le groupe quétiapine, la prise de poids moyenne pendant la phase ouverte était de 2,56 kg, et à la semaine 48 de la période randomisée, la prise de poids moyenne était de 3,22 kg, par comparaison à la valeur initiale de la phase ouverte. Pour les patients randomisés dans le groupe placebo, la prise de poids moyenne pendant la phase ouverte était de 2,39 kg, et à la semaine 48 de la période randomisée, la prise poids moyenne était de 0,89 kg, par comparaison à la valeur initiale de la phase ouverte.
Lors des études cliniques contrôlées versus placebo chez des patients âgés atteints de psychose liée à une démence, lincidence des effets cérébrovasculaires pour 100 années-patients nétait pas supérieure chez les patients traités par la quétiapine, par rapport aux patients sous placebo.
Dans toutes les études cliniques à court terme contrôlées versus placebo avec administration en monothérapie à des patients ayant un nombre initial de neutrophiles ≥ 1,5 x 109/L, lincidence dau moins un événement avec variation du nombre de neutrophiles à une valeur < 1,5 x 109/L était de 1,9 % chez les patients traités par la quétiapine, par rapport à 1,5 % chez les patients sous placebo. Lincidence des variations jusquà des valeurs > 0,5 - < 1,0 x 109/L était la même (0,2 %) chez les patients traités par quétiapine et chez les patients sous placebo. Dans toutes les études cliniques (contrôlées versus placebo, ouvertes, comparateur actif), chez les patients ayant un nombre initial de neutrophiles ≥ 1,5 x 109/L, lincidence dau moins un événement de variation du nombre de neutrophiles à une valeur < 1,5 x 109/L était de 2,9 % chez les patients traités par la quétiapine. Elle était de 0,21 % pour une valeur < 0,5 x109/L.
Le traitement par la quétiapine a été associé à des diminutions des concentrations dhormones thyroïdiennes liées à la dose. Lincidence des modifications de la TSH étaient de 3,2 % pour la quétiapine contre 2,7 % pour le placebo. Lincidence des variations réciproques potentiellement cliniquement significatives des taux de T3 ou T4 et TSH dans ces essais était rare, et les variations des taux dhormones thyroïdiennes observées ne saccompagnaient pas de symptômes cliniques dhypothyroïdie.
La réduction de la T4 totale et de la T4 libre était maximale dans les 6 premières semaines de traitement par la quétiapine, sans réduction supplémentaire en cas de traitement prolongé. Dans environ deux tiers de la totalité des cas, larrêt du traitement par la quétiapine a permis le retour à la normale de la T4 totale et libre, indépendamment de la durée du traitement.
Cataracte / opacification du cristallin
Dans une étude clinique évaluant le potentiel cataractogène de la quétiapine (200 - 800 mg/jour) comparé à celui de la rispéridone (2 - 8 mg/jour) chez des patients schizophrènes ou présentant des troubles schizo-affectifs, le pourcentage de patients avec une augmentation du degré dopacité du cristallin nétait pas plus important sous quétiapine (4 %) que sous rispéridone (10 %) chez les patients traités pendant au moins 21 mois.
Population pédiatrique
Efficacité clinique
Lefficacité et la sécurité de la quétiapine ont été étudiées dans une étude contrôlée versus placebo dune durée de 3 semaines dans le traitement de la manie (n = 284 patients originaires des Etats-Unis, âgés de 10 à 17 ans). Approximativement 45 % de la population de patients avait un diagnostic additionnel de TDAH (trouble de déficit de lattention avec hyperactivité). De plus, une étude contrôlée versus placebo dune durée de 6 semaines dans le traitement de la schizophrénie (n = 222 patients âgés de 13 à 17 ans) a été réalisée.
Dans ces 2 études, les patients connus pour être non répondeurs à la quétiapine ont été exclus. Le traitement par la quétiapine a été initié à 50 mg le premier jour et augmenté au 2ème jour à une dose de 100 mg/jour ; par la suite, la dose a été titrée à une dose cible (manie 400-600 mg/jour ; schizophrénie 400-800 mg/jour) en utilisant des paliers de 100 mg/jour, en répartissant la dose totale en 2 ou 3 prises quotidiennes.
Lors dune étude dans la manie, la différence en termes de variation de la moyenne des MC pour le score total sur léchelle YMRS par rapport à la valeur initiale (produit actif moins placebo) était de -5,21 pour la quétiapine 400 mg/jour et -6,56 pour la quétiapine 600 mg/jour. Le taux de patients répondeurs (amélioration YMRS ≥ 50 %) était de 64 % pour la quétiapine 400 mg/jour, 58 % pour la quétiapine 600 mg/jour et 37 % pour le bras placebo.
Lors dune étude dans la schizophrénie, la différence en termes de variation de la moyenne des MC pour le score total sur léchelle PANSS par rapport à la valeur initiale (produit actif moins placebo) était de -8,16 pour la quétiapine 400 mg/jour et -9,29 pour la quétiapine 800 mg/jour.
Concernant la proportion de patients obtenant une réponse au traitement, définie comme une réduction ≥ 30 % par rapport à la valeur initiale du score total PANSS, la quétiapine na pas montré defficacité supérieure par rapport au placebo ni à une faible dose (400 mg/jour) ni à haute dose (800 mg/jour).
Dans la manie et la schizophrénie, des plus hautes doses résultaient en des taux de réponse numériquement plus faibles.
Lors dune troisième étude contrôlée de la quétiapine à libération prolongée versus placebo à court terme en monothérapie chez des enfants et adolescents (âgés de 10 à 17 ans) présentant une dépression bipolaire, lefficacité na pas été démontrée.
Aucune donnée nest disponible sur le maintien de leffet ni sur la prévention des récidives dans ce groupe de patients.
Sécurité clinique
Lors détudes pédiatriques à court terme menées avec la quétiapine et décrites ci-dessus, les taux de symptômes extrapyramidaux dans le bras actif versus placebo étaient respectivement de 12,9 % versus 5,3 % dans létude sur la schizophrénie, 3,6 % versus 1,1 % dans létude sur la manie bipolaire, et de 1,1 % versus 0 % dans létude sur la dépression bipolaire. Les taux de prise de poids ≥ 7 % par rapport au poids initial dans le bras actif versus placebo étaient de 17 % versus 2,5 % dans les études sur la schizophrénie et la manie bipolaire, et de 13,7 % versus 6,8 % dans létude sur la dépression bipolaire. Les taux dévènements liés au suicide dans le bras actif versus placebo étaient de 1,4 % versus 1,3 % dans létude sur la schizophrénie, de 1 % versus 0 % dans létude sur la manie bipolaire, et de 1,1 % versus 0 % dans létude sur la dépression bipolaire. Lors dune phase dextension de suivi post-traitement de létude sur la dépression bipolaire, deux évènements supplémentaires liés au suicide ont été rapportés chez deux patients, lun de ces patients étant traité par la quétiapine au moment de lévènement.
Sécurité au long terme
Lextension en ouvert sur 26 semaines des études en phases aiguës (n = 380 patients), avec des doses variables de quétiapine de 400-800 mg/jour, a fourni des données de sécurité supplémentaires. Des augmentations de la pression artérielle ont été rapportées chez les enfants et les adolescents ; de plus, une augmentation de lappétit, des symptômes extrapyramidaux et des augmentations de la prolactine sérique ont été rapportés avec une fréquence plus élevée chez les enfants et les adolescents que chez les patients adultes (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Concernant la prise de poids, en ajustant sur la croissance normale à plus long terme, une augmentation dau moins 0,5 de lécart-type par rapport à la valeur initiale de lindice de masse corporelle (IMC) a été utilisée comme critère de variation cliniquement significative ; 18,3 % des patients traités par la quétiapine pendant une durée dau moins 26 semaines ont atteint ce critère.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration orale, la quétiapine est bien absorbée. La quétiapine à libération prolongée occasionne des pics plasmatiques de quétiapine et de norquétiapine environ 6 h après l'administration (Tmax).
Les concentrations molaires maximales à l'état déquilibre de son métabolite actif, la norquétiapine, s'élèvent à 35 % de celles observées pour la quétiapine.
La pharmacocinétique de la quétiapine et de la norquétiapine est linéaire et proportionnelle à la dose jusqu'à une dose de 800 mg en une prise quotidienne. Lorsque l'on compare la quétiapine à libération prolongée, administrée en 1 prise par jour, à une même dose quotidienne totale de fumarate de quétiapine à libération immédiate (quétiapine à libération immédiate), administrée en 2 prises par jour, l'aire sous la courbe (ASC) des concentrations plasmatiques en fonction du temps est équivalente mais la concentration plasmatique maximum (Cmax) est inférieure de 13 % à l'état d'équilibre. Lorsque l'on compare la quétiapine à libération prolongée à la quétiapine à libération immédiate, l'ASC du métabolite norquétiapine est inférieure de 18 %.
Dans une étude sur les effets de la consommation d'aliments sur la biodisponibilité de la quétiapine, il a été constaté qu'un repas riche en graisses induit une augmentation statistiquement significative d'environ 50 % de la Cmax et d'environ 20 % de l'ASC de la quétiapine à libération prolongée. Un effet éventuellement plus important d'un repas riche en graisses sur la formulation ne peut être exclu.
Comparativement, un repas léger n'a aucun effet significatif sur la Cmax ou sur l'ASC de la quétiapine. Il est donc recommandé de prendre la quétiapine à libération prolongée en une prise par jour, en dehors des repas.
Distribution
La quétiapine se lie pour environ 83 % aux protéines plasmatiques.
Biotransformation
La quétiapine est largement métabolisée par le foie, et moins de 5 % sont excrétés sous forme inchangée dans l'urine ou les fèces après administration de quétiapine radiomarquée.
Des études in vitro ont établi que le CYP3A4 est l'enzyme principalement responsable du métabolisme de la quétiapine médié par le cytochrome P450. La norquétiapine est principalement formée et éliminée via le CYP3A4.
La quétiapine et plusieurs de ses métabolites (y compris le métabolite norquétiapine) se sont avérés de faibles inhibiteurs des activités 1A2, 2C9, 2C19, 2D6 et 3A4 du cytochrome humain P450 in vitro.
L'inhibition in vitro du CYP n'a été observée qu'à des concentrations environ 5 à 50 fois supérieures à celles observées chez l'homme aux doses comprises dans l'intervalle entre 300 et 800 mg/jour. Sur la base de ces résultats in vitro, il est peu probable que l'administration concomitante de la quétiapine avec d'autres médicaments se traduise par une inhibition cliniquement significative du métabolisme de l'autre médicament médié par le cytochrome P450. Il ressort des études chez lanimal que la quétiapine peut stimuler les enzymes du cytochrome P450. Toutefois, une étude spécifique d'interaction chez des patients psychotiques n'a pas montré d'augmentation de l'activité du cytochrome P450 après administration de quétiapine.
Élimination
Les demi-vies d'élimination de la quétiapine et de la norquétiapine sont respectivement d'environ 7 et 12 heures. Environ 73 % d'un médicament radiomarqué est excrété dans les urines et 21 % dans les fèces, dont moins de 5 % de la radioactivité totale provient du médicament sous forme inchangée. La fraction de la dose molaire moyenne de la quétiapine libre et du métabolite plasmatique actif chez l'homme, la norquétiapine, excrétée dans les urines est inférieure à 5 %.
Populations spéciales
Sexe
Les propriétés pharmacocinétiques de la quétiapine ne diffèrent pas selon le sexe.
Sujet âgé
La clairance moyenne de la quétiapine chez les sujets âgés est approximativement 30 à 50 % inférieure à celle observée chez des adultes de 18 à 65 ans.
Troubles de la fonction rénale
La clairance plasmatique moyenne de la quétiapine est réduite d'environ 25 % chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min/1,73 m2), mais les valeurs individuelles de clairance se situent dans les limites observées chez les sujets normaux.
Troubles de la fonction hépatique
La clairance plasmatique moyenne de la quétiapine diminue d'environ 25 % chez les personnes atteintes de troubles hépatiques connus (cirrhose alcoolique stable). Puisque la quétiapine est largement métabolisée par le foie, on doit s'attendre à des taux plasmatiques plus élevés chez les sujets atteints de troubles hépatiques. Une adaptation de la dose peut s'avérer nécessaire chez ces patients (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique
Des données pharmacocinétiques ont été échantillonnées chez 9 enfants âgés de 10 à 12 ans et chez 12 adolescents, qui étaient sous traitement à l'état déquilibre avec 400 mg de quétiapine 2 fois par jour. A l'équilibre, les niveaux plasmatiques normalisés par rapport à la dose du composé dorigine, la quétiapine, chez les enfants et adolescents (âgés de 10 à 17 ans) étaient en général similaires à ceux chez les adultes, bien que la Cmax chez les enfants se situait dans la partie supérieure de l'intervalle observé chez les adultes. L'ASC et la Cmax pour le métabolite actif, la norquétiapine, étaient plus grands, respectivement d'approximativement 62 % et 49 % chez les enfants (10-12 ans) et respectivement de 28 % et 14 % chez les adolescents (13-17 ans), par comparaison avec les adultes.
Aucune donnée n'est disponible pour la quétiapine à libération prolongée chez les enfants et les adolescents.
5.3. Données de sécurité préclinique
Dans une étude de toxicité embryo-ftale chez le lapin l'incidence des courbures du carpe/tarse chez le ftus était augmentée. Cet effet est apparu en présence de signes maternels évidents tels quune réduction de la prise de poids corporel. Ces effets étaient visibles à des niveaux d'exposition maternelle similaires ou légèrement supérieurs à ceux des humains à la dose thérapeutique maximale. La pertinence de cette observation pour l'homme est inconnue.
Dans une étude de fertilité menée chez le rat, une légère diminution de la fertilité des mâles, des pseudo-gestations, des périodes prolongées de dioestrus, un allongement de lintervalle pré-coïtal et une diminution du taux de grossesse ont été observés. Ces effets sont liés à laugmentation des taux de prolactine et ne sont pas directement transposables à lhomme en raison des différences du contrôle hormonal de la reproduction entre les espèces.
Copolymère d'acide méthacrylique et dacrylate d'éthyle (1:1) type A, lactose, stéarate de magnésium, maltose cristallin, talc.
Pelliculage
Copolymère d'acide méthacrylique et dacrylate d'éthyle (1:1) type A, citrate de triéthyle.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10, 30, 50, 60 et 100 comprimés sous plaquette blanche opaque (PVC/PCTFE-aluminium) dans une boîte en carton contenant une notice.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EGLABO - LABORATOIRES EUROGENERICS
CENTRAL PARK
9- 15 RUE MAURICE MALLET
92130 ISSY LES MOULINEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 285 2 0 : 30 comprimés sous plaquette (PVC/PCTFE-aluminium)
· 34009 300 285 3 7 : 60 comprimés sous plaquette (PVC/PCTFE-aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[À compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- QUETIAPINE ACCORD HEALTHCARE LP 300 mg, comprimé à libération prolongée
- ELAVIL 25 mg, comprimé pelliculé
- CITALOPRAM ALMUS 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- DULOXETINE ACCORD 30 mg, gélule gastro-résistante
- ESCITALOPRAM ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- FLUOXETINE ACCORD 20 mg, gélule
- DEROXAT 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- SERTRALINE ALMUS 50 mg, gélule
- EFFEXOR L.P. 37,5 mg, gélule à libération prolongée
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
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