MIRENA 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
CIS 66349230
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ANSM - Mis à jour le : 08/09/2021
MIRENA 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra‑utérin
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Lévonorgestrel................................................................................................................... 52,00 mg
Pour un dispositif.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Dispositif intra-utérin (DIU).
Le dispositif est composé dun réservoir médicamenteux blanchâtre recouvert dune membrane opaque, monté sur la tige verticale du corps en T.
Le corps blanc en T est doté dune boucle à une extrémité de la tige verticale et de deux bras horizontaux à lautre extrémité. Les fils de retrait de couleur marron sont fixés sur la boucle. Le corps en T de MIRENA contient du sulfate de Baryum qui le rend visible à la radiographie.
La tige verticale du DIU est placée dans le tube dinsertion, à lextrémité de linserteur.
4.1. Indications thérapeutiques
· Contraception intra-utérine.
· Ménorragies fonctionnelles (après recherche et élimination de causes organiques décelables).
4.2. Posologie et mode d'administration
MIRENA doit être inséré dans la cavité utérine où il reste efficace pendant 6 ans dans lindication contraception intra-utérine et 5 ans dans lindication ménorragies fonctionnelles.
Population pédiatrique
MIRENA na pas dindication avant lapparition des premières règles (ménarche).
Sujets âgés
MIRENA na pas dindication chez la femme de plus de 65 ans.
Insuffisance hépatique
MIRENA est contre-indiqué chez la femme atteinte daffection hépatique aiguë ou de tumeur hépatique (voir rubrique 4.3).
Insuffisance rénale
MIRENA na pas été étudié chez la femme atteinte dinsuffisance rénale.
Mode dadministration
Il est recommandé que linsertion de MIRENA soit réalisée exclusivement par un professionnel de santé familiarisé avec la technique dinsertion de MIRENA et/ou ayant été suffisamment formé à la technique dinsertion de MIRENA.
· Linsertion du DIU est plus facile pendant les règles. MIRENA doit être mis en place au cours des 7 jours qui suivent le début des règles. Il peut être remplacé par un nouveau dispositif à nimporte quelle période du cycle.
· La mise en place peut seffectuer également aussitôt après un avortement du premier trimestre.
· Au cours du post-partum, le dispositif ne peut être mis en place quaprès involution complète de lutérus et au plus tôt 6 semaines après laccouchement. Si linvolution est significativement retardée, il convient dattendre jusquà 12 semaines après laccouchement.
· En cas dinsertion difficile et/ou de douleurs ou de saignements particuliers pendant ou après linsertion, il faut envisager la possibilité dune perforation et prendre les mesures appropriées telles quun examen clinique et une échographie. Un examen clinique seul (avec vérification des fils de retrait) peut ne pas être suffisant pour exclure une perforation partielle.
· L'étui de MIRENA contient une carte à remettre à la patiente. Le professionnel de santé qui a inséré MIRENA pourra y inscrire son nom et son numéro de téléphone, le nom de la patiente, la date d'insertion de MIRENA ainsi que la date limite de retrait.
Retrait pour renouvellement du dispositif ou arrêt de la contraception par MIRENA
· Le retrait du dispositif se fera après 6 ans dutilisation au maximum dans lindication contraception intra-utérine et après 5 ans dutilisation au maximum dans lindication ménorragies fonctionnelles.
· Le retrait du dispositif seffectue en tirant doucement sur les fils à laide dune pince. Si les fils ne sont pas visibles mais que la présence du système dans la cavité utérine est confirmée par léchographie, celui-ci peut être retiré à laide dune pince spécifique ; une dilatation du canal cervical ou une intervention chirurgicale peut alors parfois être nécessaire.
· Si un cycle menstruel persiste, le DIU doit être retiré dans les 7 jours suivant le début des règles.
· Si la femme a un cycle irrégulier, ou une absence de règles (aménorrhée), le DIU peut être retiré à nimporte quel moment du cycle. Cependant, il existe un risque de grossesse si la femme a eu un rapport sexuel dans la semaine qui précède le retrait.
· Si la femme na pas de désir de grossesse, afin de garantir une contraception efficace, en particulier sil y a eu un rapport non protégé dans la semaine précédant le retrait :
o Un nouveau DIU doit être inséré lors de la même consultation, si la femme désire conserver cette méthode contraceptive,
o Si la femme souhaite changer de méthode contraceptive, il faudra utiliser une contraception mécanique pendant au moins 7 jours avant la date prévue de retrait et la poursuivre jusquà ce que la nouvelle contraception soit efficace.
· Si la femme a un désir de grossesse, la conception dun enfant est possible dès le retrait de MIRENA, celui-ci naltérant pas la fertilité.
· Après le retrait de MIRENA, il convient de s'assurer que le DIU est intact. Lors de retraits difficiles, des cas isolés ont été rapportés où le cylindre contenant l'hormone avait glissé sur les bras latéraux les cachant ainsi de la vue du professionnel de santé. Cette situation ne nécessite pas d'autre intervention dès que l'intégrité du DIU retiré a été vérifiée. Les extrémités arrondies des bras latéraux empêchent généralement le cylindre de se détacher complètement des bras.
Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
· Grossesse suspectée ou avérée ;
· Maladie inflammatoire pelvienne, en cours ou récurrente ;
· Infection génitale basse (cervicite, vaginite ) ;
· Endométrite du post-partum ;
· Dysplasie cervicale ;
· Antécédent davortement septique au cours des 3 derniers mois ;
· Etat médical associé à une sensibilité accrue aux infections ;
· Hémorragie génitale anormale sans diagnostic ;
· Anomalies congénitales ou acquises de lutérus y compris les fibromes sils déforment la cavité utérine ;
· Affection maligne du col ou du corps utérin ;
· Tumeurs sensibles aux progestatifs, par exemple, cancer du sein ;
· Affections hépatiques aiguës ou tumeur hépatique ;
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
MIRENA est conditionné stérilement et le sachet stérile ne doit pas avoir été ouvert ou endommagé avant linsertion. Il est recommandé que linsertion de MIRENA soit réalisée exclusivement par un professionnel de santé familiarisé avec la technique dinsertion de MIRENA et/ou ayant été suffisamment formé à la technique dinsertion de MIRENA. Linsertion doit être réalisée dans des conditions dasepsie. Se reporter à la notice de pose présente dans lemballage et respecter strictement les recommandations dinsertion.
Lindication de MIRENA devra être discutée, éventuellement après consultation spécialisée, dans les circonstances suivantes : migraine, hypertension artérielle, antécédent de pathologie artérielle sévère (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde).
Le retrait du DIU (dispositif intra-utérin) devra être envisagé :
· en cas de survenue ou aggravation de migraine, migraine ophtalmique avec perte de vision asymétrique, ou autre symptôme évoquant une ischémie cérébrale transitoire.
· en cas de survenue ou de récidive :
o de céphalée exceptionnellement sévère,
o dictère,
o daugmentation importante de la pression artérielle,
o de suspicion ou de diagnostic dune tumeur sensible aux progestatifs, y compris cancer du sein,
o de pathologie artérielle sévère telle quun accident vasculaire cérébral ou un infarctus du myocarde,
o dune infection génitale haute,
o dévènement thromboembolique veineux aigu.
Les données épidémiologiques disponibles ne montrent pas daugmentation du risque de thrombose veineuse associée à lutilisation de MIRENA par rapport aux femmes nutilisant pas de contraception hormonale.
MIRENA nest pas recommandé chez les femmes présentant une cardiopathie congénitale ou une valvulopathie cardiaque et de ce fait exposées à un risque dendocardite infectieuse.
Des saignements irréguliers peuvent masquer certains symptômes et signes de polypes ou de cancer endométrial ; se reporter à la section Examen médical / consultation, en rubrique 4.4.
Le lévonorgestrel à faible dose peut affecter la tolérance au glucose et la glycémie doit être surveillée chez les utilisatrices de MIRENA atteintes de diabète.
MIRENA nest pas une méthode contraceptive de première intention des jeunes femmes nullipares.
Dans lindication ménorragies :
· Un bilan initial sera pratiqué afin de diagnostiquer une éventuelle anémie ferriprive associée. Un apport en fer peut savérer nécessaire afin de compenser cette anémie.
· Avant la mise en place de MIRENA, un examen gynécologique et une exploration diagnostique des ménorragies doivent être envisagés afin déliminer toute cause organique non décelée auparavant qui pourrait être masquée par les saignements irréguliers survenant durant les premiers mois.
· La patiente sera informée des alternatives médicales et chirurgicales du traitement des ménorragies : autres traitements médicaux, résection endométriale ou hystérectomie.
Examen médical/consultation :
Avant linsertion, la patiente doit être informée de lefficacité, des risques (y compris les signes et symptômes de ces risques tels que décrits dans la notice) et des effets indésirables de MIRENA. Un examen gynécologique complet comportant au minimum un examen pelvien et un examen des seins doit être réalisé. Un frottis cervical peut être réalisé, si besoin, selon lévaluation du professionnel de santé. Toute éventualité de grossesse doit être éliminée (notamment par un test de grossesse), ainsi que toute éventualité dIST (infection sexuellement transmissible). Les infections génitales devront être correctement traitées.
La position de lutérus et la taille de la cavité utérine devront être déterminées. Le positionnement fundique de MIRENA est particulièrement important afin dassurer une exposition uniforme de lendomètre au progestatif, déviter lexpulsion du DIU et dassurer son efficacité maximale. De ce fait les instructions dinsertion devront être suivies soigneusement.
Linsertion et le retrait peuvent provoquer des douleurs et des saignements ; linsertion peut également entraîner une syncope (réaction vasovagale) ou une crise convulsive chez les patientes épileptiques.
Un suivi régulier de la patiente sera instauré : examen clinique pour inspection des fils et, si nécessaire, échographie pelvienne, 4 à 6 semaines après linsertion, puis une fois par an, voire plus souvent si nécessaire.
MIRENA ne doit pas être utilisé en tant que contraception post‑coïtale.
Si des saignements irréguliers surviennent lors dun traitement prolongé, des mesures diagnostiques appropriées doivent être prises.
MIRENA ayant un effet sur le volume des règles, une augmentation du flux menstruel peut être le signe dune expulsion.
Oligo/aménorrhée :
Une oligoménorrhée ou une aménorrhée ont été rapportées chez respectivement 57% et 16% des utilisatrices après un an dutilisation. À la fin de la sixième année d'utilisation de MIRENA, une oligoménorrhée ou une aménorrhée ont été rapportées chez respectivement 31 % et 24 % des utilisatrices de MIRENA. Si les règles ne surviennent pas dans les 6 semaines suivant les règles précédentes, léventualité dune grossesse doit être envisagée et écartée. Devant la persistance dune aménorrhée, la répétition du test de grossesse nest justifiée que si dautres signes de grossesse sont présents.
Infections pelviennes :
Le tube inserteur permet déviter la contamination bactérienne de MIRENA lors de linsertion et linserteur a été conçu afin de minimiser le risque dinfections. Chez les utilisatrices de DIU au cuivre, la fréquence des infections pelviennes est maximale le premier mois suivant linsertion et diminue ensuite.
Lun des facteurs de risques connu dinfection pelvienne est la multiplicité des partenaires sexuels. Linfection pelvienne peut avoir des conséquences graves qui peuvent retentir sur la fertilité et augmenter le risque de grossesses ectopiques.
Une infection sévère ou une septicémie (y compris une septicémie à streptocoques du groupe A) peut survenir après l'insertion du DIU, comme cela peut également être le cas avec d'autres interventions gynécologiques ou chirurgicales. Ce type dévènement est extrêmement rare.
MIRENA doit être retiré si la femme présente une endométrite ou une maladie inflammatoire pelvienne évolutive ou récidivante, ou en cas dinfection aiguë sévère ne répondant pas au traitement en quelques jours.
Des examens bactériologiques sont indiqués et une surveillance est recommandée, même en cas de symptômes mineurs évocateurs dune infection.
Expulsions :
Dans les essais cliniques menés avec MIRENA dans lindication contraception, lincidence des expulsions a été faible (< 4 % des insertions) et du même ordre que celle décrite pour les autres systèmes ou dispositifs intra-utérins.
Lexpulsion partielle ou complète de MIRENA peut se manifester par des saignements ou des douleurs. Elle peut aussi toutefois passer totalement inaperçue et conduire à une perte de leffet contraceptif. Dans la mesure où MIRENA diminue le flux menstruel, l'augmentation du flux menstruel peut être le signe dune expulsion.
Le risque d'expulsion est augmenté chez :
· Les femmes ayant des antécédents de saignements menstruels abondants (y compris les femmes qui utilisent MIRENA pour le traitement des saignements menstruels abondants),
· Les femmes ayant un IMC supérieur à la normale au moment de l'insertion ; ce risque augmente progressivement avec l'augmentation de l'IMC.
Les femmes doivent être conseillées sur les signes possibles d'expulsion et sur la manière de vérifier les fils de MIRENA et de contacter un professionnel de santé si elles ne sentent plus les fils. Une méthode contraceptive barrière (tel quun préservatif) doit être utilisée jusqu'à ce que le positionnement de MIRENA ait été confirmé. En cas dexpulsion partielle, lefficacité de MIRENA peut être diminuée.
En cas dexpulsion partielle, MIRENA doit être retiré. Un nouveau système peut être inséré au moment du retrait, à condition que toute grossesse ait été exclue.
Perforations :
Dans certains cas, le DIU peut pénétrer ou perforer lutérus ; ceci peut parfois aboutir à une localisation intra-abdominale ou intra-péritonéale du dispositif. Dans ces cas, lefficacité de MIRENA peut alors être diminuée. Cet incident survient le plus souvent lors de linsertion, mais il se peut quil ne soit décelé que plus tard.
Si linsertion a été difficile ou particulièrement douloureuse, ou que des douleurs persistent après 30 minutes de repos ou apparaissent à distance de linsertion, il faudra sassurer du bon positionnement de MIRENA dans la cavité utérine, notamment par échographie, un examen clinique seul (avec vérification des fils de retrait) pouvant ne pas être suffisant pour exclure une perforation partielle.
En cas de perforation, le DIU doit être retiré. Une intervention chirurgicale peut savérer nécessaire.
Dans une importante étude de cohorte prospective, non interventionnelle et comparative chez des utilisatrices de DIU (N = 61 448 femmes) avec une période dobservation de 1 an, lincidence de perforation a été de 1,3 (IC à 95 % : 1,1 - 1,6) pour 1000 insertions dans la cohorte globale de létude. Cette incidence a été de 1,4 (IC à 95 % : 1,1 - 1,8) pour 1000 insertions dans la cohorte MIRENA et de 1,1 (IC à 95 % : 0,7 - 1,6) pour 1000 insertions dans la cohorte DIU au cuivre.
Létude a montré que lallaitement au moment de linsertion et une insertion dans les 36 semaines après laccouchement étaient tous deux associés à un risque accru de perforation (voir tableau 1). Ces deux facteurs de risque étaient indépendants du type de DIU utilisé.
Tableau 1 : Incidence de perforation pour 1000 insertions pour la cohorte globale de létude observée sur 1 an, stratifiée par la présence/absence dallaitement au moment de linsertion et par le délai entre laccouchement et linsertion (femmes pares)
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Allaitement au moment de linsertion |
Pas dallaitement au moment de linsertion |
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Insertion ≤ 36 semaines après laccouchement |
5,6 (IC à 95 % : 3,9-7,9 ; N = 6047 insertions) |
1,7 (IC à 95 % : 0,8-3,1 ; N = 5927 insertions) |
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Insertion > 36 semaines après laccouchement |
1,6 (IC à 95 % : 0,0-9,1 ; N = 608 insertions) |
0,7 (IC à 95 % : 0,5-1,1 ; N = 41 910 insertions) |
En prolongeant la période dobservation à 5 ans dans un sous-groupe de cette étude (N = 39 009 femmes utilisatrices de MIRENA ou dun DIU au cuivre, des informations étaient disponibles pour 73% de ces femmes sur les 5 années complètes de suivi), lincidence des perforations détectées à tout moment pendant toute la période de 5 ans était de 2,0 (IC à 95% : 1,6 2,5) pour 1000 insertions. Lallaitement au moment de linsertion et linsertion dans les 36 semaines après laccouchement ont été confirmés comme facteurs de risque également dans le sous-groupe suivi pendant 5 ans.
Le risque de perforation peut être augmenté chez la femme présentant un utérus rétroversé fixé.
Lexamen de contrôle après linsertion doit suivre les recommandations fournies ci-dessus au paragraphe « Examen médical/consultation » et elles peuvent être adaptées, selon la situation clinique, chez les femmes présentant des facteurs de risque de perforation.
Une perforation utérine peut être diagnostiquée lors de la mise en évidence dune grossesse ou lors dun accouchement.
Grossesses extra-utérines :
Les patientes ayant des antécédents de grossesse extra-utérine, de chirurgie tubaire ou dinfection pelvienne, ont un risque plus élevé de GEU (grossesse extra-utérine).
Il faut envisager léventualité dune GEU, en présence dune douleur abdominale basse et plus particulièrement lorsquelle est associée à labsence de règles, ou en cas de métrorragie chez une patiente aménorrhéique.
Le risque absolu de grossesse extra-utérine chez les utilisatrices de MIRENA est faible car la probabilité dune grossesse est réduite par rapport aux femmes nutilisant aucune contraception.
Dans une importante étude de cohorte prospective, non interventionnelle et comparative, avec une période dobservation dun an, le taux de grossesse extra-utérine observé avec MIRENA a été de 0,02 %. Lors des essais cliniques, la fréquence absolue de grossesses extra-utérines chez les utilisatrices de MIRENA a été denviron 0,1 % par an, comparé à 0,3 - 0,5 % par an chez les femmes n'utilisant pas de contraception.
Cependant si une femme développe une grossesse avec MIRENA in situ, le risque relatif de survenue dune grossesse extra-utérine est augmenté.
Absence de fils :
Si les fils de retrait ne sont pas visibles au niveau du col pendant les examens de suivi, une grossesse doit être exclue. Cependant, les fils peuvent être remontés dans lutérus ou le canal cervical et réapparaître lors des règles suivantes. Une fois la présence dune grossesse exclue, les fils peuvent généralement être localisés en explorant délicatement à laide dun instrument approprié. Sils restent introuvables, il faut envisager léventualité dune expulsion ou dune perforation.
On peut recourir à léchographie pour préciser la position exacte du dispositif. En cas déchec de léchographie ou en cas dimpossibilité dy recourir, MIRENA peut être localisé grâce aux rayons X. Dans le cas où MIRENA devrait être retiré il peut être ôté à laide dune pince fine. Une dilatation du canal cervical ou une intervention chirurgicale peut alors parfois être nécessaire.
Follicules de grande taille :
Leffet contraceptif du dispositif étant principalement dû à son effet local, des cycles ovulatoires avec rupture des follicules sont généralement observés chez les femmes en âge de procréer. Latrésie du follicule est quelquefois retardée et la folliculogénèse peut se poursuivre.
Les follicules de grande taille ne peuvent être distingués cliniquement des kystes ovariens. Des cas de kystes ovariens ont été rapportés comme effet indésirable chez environ 7% des utilisatrices. La plupart des follicules sont asymptomatiques mais certains peuvent saccompagner de douleurs pelviennes ou de dyspareunie. Dans la majorité des cas, les kystes ovariens disparaissent spontanément au bout de 2 ou 3 mois. Dans le cas contraire, une surveillance échographique continue ainsi que dautres mesures thérapeutiques ou diagnostiques sont recommandées. Une intervention chirurgicale est rarement nécessaire.
Cancer du sein :
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a montré une légère augmentation du risque (risque relatif = 1,24) de diagnostic dun cancer du sein chez les femmes utilisant un contraceptif oral combiné (COC). Laugmentation de ce risque disparaît dans les 10 ans qui suivent larrêt de lutilisation du COC. Comme le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre supplémentaire de cas diagnostiqués de cancer du sein chez les femmes utilisant actuellement un COC est faible par rapport au risque global de cancer du sein.
Le risque d'avoir un cancer du sein diagnostiqué chez les femmes utilisant un contraceptif uniquement progestatif est potentiellement similaire à celui associé aux COCs.
Cependant, pour les contraceptifs uniquement progestatifs, les preuves sont basées sur des populations plus petites et sont donc moins concluantes quavec les COCs.
Troubles psychiatriques :
Létat dépressif et la dépression sont des effets indésirables bien connus liés à lutilisation de contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La dépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il convient de conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements dhumeur et de symptômes dépressifs, y compris peu de temps après le début du traitement.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le métabolisme des progestatifs peut être augmenté par l'utilisation concomitante de médicaments inducteurs d'enzymes métaboliques, comme les enzymes du cytochrome P450. Il sagit notamment des anti‑convulsivants (par exemple le phénobarbital, la phénytoïne, la carbamazépine), et des anti-infectieux (par exemple la rifampicine, la rifabutine, la névirapine, l'éfavirenz). L'influence de ces médicaments sur l'efficacité contraceptive de MIRENA n'est pas connue, mais on peut penser quelle na pas dimpact majeur étant donné le mécanisme daction local du système.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Lutilisation de MIRENA est contre-indiquée lorsquune grossesse est suspectée ou avérée.
Risque lié au DIU :
En cas de grossesse sous MIRENA et comme pour tout DIU, une grossesse extra-utérine doit être exclue.
En cas de grossesse intra-utérine débutant sous MIRENA, le système doit être retiré dès que possible car le maintien en place de tout contraceptif intra-utérin peut augmenter le risque davortement et de travail prématuré. Le retrait de MIRENA ou lexploration de lutérus peuvent également provoquer un avortement. Si la patiente souhaite poursuivre la grossesse et si le système ne peut pas être retiré, elle devra être informée du risque de naissance prématurée du bébé et de ses conséquences pour lenfant.
Toute grossesse se déroulant dans un tel contexte doit faire lobjet dune étroite surveillance. La patiente doit recevoir pour instruction de signaler tous les symptômes évocateurs de complications gestationnelles, tels que des crampes abdominales accompagnées de fièvre.
Risque lié au lévonorgestrel :
Un risque accru deffets virilisants chez un ftus féminin en raison de lexposition intra-utérine au lévonorgestrel ne peut être exclu. Des cas isolés de virilisation des organes génitaux externes des ftus féminins ont été rapportés à la suite dune exposition locale au lévonorgestrel avec un système intra-utérin au lévonorgestrel maintenu en place pendant la grossesse.
La dose et les concentrations sanguines quotidiennes de lévonorgestrel sont plus faibles avec MIRENA qu'avec n'importe quel autre contraceptif hormonal, bien que la présence de lévonorgestrel ait été mise en évidence dans le lait maternel.
Une dose de lévonorgestrel denviron 0,1 % passe dans le lait maternel.
Aucun effet délétère sur la croissance et le développement du nourrisson na été rapporté après linsertion de MIRENA 6 semaines après l'accouchement.
Les méthodes uniquement progestatives ne semblent pas avoir dimpact sur la quantité ni sur la qualité du lait maternel. Par conséquent, MIRENA peut être utilisé en cas dallaitement
Fertilité
L'utilisation de MIRENA n'altère pas le retour à la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
MIRENA na pas deffets connus sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
La plupart des femmes connaissent des changements de leur cycle menstruel après linsertion de MIRENA. Pendant les 90 premiers jours après linsertion de MIRENA, des saignements prolongés et des saignements irréguliers apparaissent respectivement chez 22 % et 67 % des utilisatrices ; ces taux diminuent pour atteindre 3 % et 19 % respectivement, à la fin de la première année. En parallèle, une aménorrhée et une oligoménorrhée apparaissent respectivement dans 0 % et 11 % des cas au cours des 90 premiers jours, augmentant respectivement à 16 % et 57 % à la fin de la première année dutilisation. À la fin de la sixième année d'utilisation de MIRENA, des saignements prolongés et des saignements irréguliers sont constatés respectivement chez 2 % et 15 % des utilisatrices de MIRENA ; une aménorrhée survient chez 24 % des utilisatrices et des saignements peu fréquents chez 31 % des utilisatrices.
Les fréquences des effets indésirables rapportés pour MIRENA sont reprises dans le tableau ci-dessous. Les fréquences y sont définies comme suit: très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100), rare (≥ 1/10000 à < 1/1000) et fréquence non déterminée.
Le tableau 2 ci-dessous décrit les effets indésirables par classe de système-organe selon la classification MedDRA.
Les fréquences correspondent aux incidences brutes observées au cours des essais cliniques incluant 5091 femmes et 12 101 années-femmes.
Le terme MedDRA le plus approprié est utilisé afin de décrire un certain type de réaction ainsi que ses synonymes et pathologies liées.
Tableau 2 : effets indésirables
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Classification Système-Organe |
Très fréquent (³ 1/10) |
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) |
Peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100) |
Fréquence non déterminée |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes) |
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Cancer du sein voir rubrique 4.4. |
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Infections et infestations |
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Septicémie (y compris septicémie à streptocoques du groupe A) voir rubrique 4.4. |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité y compris rash, urticaire et dème de Quincke |
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Affections psychiatriques |
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Humeur dépressive/ Dépression Nervosité Baisse de la libido |
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Affections du système nerveux |
Céphalées |
Migraine |
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Affections vasculaires |
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Sensations vertigineuses |
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Affections gastro-intestinales |
Douleurs abdominales/ pelviennes Distension abdominale |
Nausées |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Acné / Séborrhée Hirsutisme
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Alopécie Chloasma Hyperpigmentation de la peau Prurit Eczéma |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Douleurs dorsales |
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Affections des organes de reproduction et du sein
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Modification des saignements y compris augmentation ou diminution des règles, spotting, oligoménorrhée et aménorrhées Vulvo-vaginite Leucorrhée |
Kystes ovariens Dysménorrhée Douleur mammaire Expulsion du DIU (complète ou partielle) |
Perforation utérine* Infection pelvienne Endométrite Cervicite Modification bénigne du frottis |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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dème |
Fatigue ou asthénie |
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Investigations |
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Prise de poids |
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Augmentation de la pression artérielle |
* Cette fréquence est basée sur une importante étude de cohorte prospective, non interventionnelle et comparative chez des utilisatrices de DIU, qui a montré que lallaitement au moment de linsertion et linsertion dans les 36 semaines après laccouchement sont des facteurs de risque de perforation indépendants (voir rubrique 4.4). Dans les essais cliniques avec MIRENA qui excluaient les femmes qui allaitent, la fréquence de perforation était « rare ». Certains cas de perforation peuvent résulter en une localisation intra-abdominale ou intra-péritonéale du dispositif (voir la rubrique 4.4).
· Si une femme développe une grossesse avec MIRENA in situ, le risque relatif de survenue dune grossesse extra-utérine est augmenté.
· Les fils de retrait peuvent être ressentis par le partenaire lors des rapports sexuels.
· Les effets indésirables suivants ont été rapportés en lien avec linsertion ou le retrait de MIRENA : douleurs, saignements, réaction vasovagale avec vertiges ou syncope. La pose ou le retrait de MIRENA peut provoquer également une crise convulsive chez les patientes épileptiques.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Sans objet.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Le lévonorgestrel est un progestatif utilisé sous diverses formes : en association dans les contraceptifs oraux combinés, seul dans les contraceptifs minidosés ainsi que dans les thérapies substitutives hormonales ou les implants. Le lévonorgestrel peut également être administré directement dans la cavité utérine, à partir dun DIU. Ceci entraîne la libération dune faible quantité journalière de lévonorgestrel directement au niveau de lendomètre.
Le mécanisme daction de MIRENA est différent de celui des DIU classiques au cuivre. Il repose principalement sur les modifications suivantes :
· épaississement de la glaire cervicale prévenant le passage cervical des spermatozoïdes,
· effet local du DIU sur lendomètre et prévention de la prolifération de lendomètre pouvant constituer un terrain hostile aux nombreux phénomènes qui interviennent dans le mécanisme de reproduction.
Lovulation peut être inhibée chez certaines femmes.
Efficacité et sécurité clinique
L'efficacité contraceptive de MIRENA a été étudiée dans des études cliniques majeures réalisées chez 3330 femmes. Lindice de Pearl était denviron 0,2 à 1 an et le taux déchec cumulé était denviron 0,7 % à 5 ans. L'efficacité contraceptive de MIRENA au-delà de 5 ans a été étudiée dans une étude clinique auprès de 362 femmes utilisant MIRENA. Au cours de lannée 6 dutilisation de MIRENA, lindice de Pearl était de 0,35 (IC à 95% : 0,01 - 1,95).
Tableau 3 : taux déchec cumulé (%) et indice de Pearl
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Année |
Taux déchec cumulé (%)* |
Indice de Pearl |
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Efficacité contraceptive durant les années 1 à 5 (N = 3330, Données regroupées provenant d'essais sur les contraceptifs jusqu'à 5 ans) |
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À 1 an |
0,20 |
0,21 |
|
À 5 ans |
0,71 |
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Efficacité contraceptive au-delà de 5 ans (N=362, Etude dextension Mirena) |
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Lors de la 6ème année |
0,29 |
0,35 |
* Méthode Kaplan Meier
Les taux déchec prennent aussi en compte les grossesses par expulsions ou perforations non-décelées. Une efficacité contraceptive similaire a été observée lors dune étude post‑marketing incluant plus de 17000 femmes sous MIRENA (âge moyen : 40 ans). MIRENA ne nécessitant pas une prise journalière, les taux de grossesse en « utilisation habituelle » sont semblables à ceux observés dans les essais cliniques contrôlés (« utilisation parfaite »).
L'utilisation de MIRENA n'altère pas le retour à la fertilité. Environ 80% des femmes qui désirent une grossesse sont enceintes dans les 12 mois qui suivent le retrait du DIU.
MIRENA peut entraîner une diminution du volume des règles.
Chez les femmes souffrant de ménorragies, les saignements menstruels diminuent de 62-94 % au bout de trois mois dutilisation et de 71‑95% au bout de 6 mois dutilisation. Chez ces patientes, suite à la réduction des saignements, on note une augmentation du taux dhémoglobine sanguine.
La fréquence des dysménorrhées diminue également avec une fréquence identique à celle des contraceptifs oraux.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
La résorption du lévonorgestrel à partir du dispositif MIRENA ne peut être estimée dune manière fiable. Notamment, en raison du profil de libération à partir du dispositif et des faibles concentrations circulantes. Toutefois, en se référant à lexposition systémique observée par la voie intraveineuse, la résorption du lévonorgestrel apparait virtuellement comme complète (supérieure à 90%). Le Iévonorgestrel est détectable dans le plasma une heure après I'insertion du dispositif. La concentration plasmatique maximale est atteinte environ deux semaines suivant l'insertion. En raison de la baisse progressive du taux de libération du Iévonorgestrel, la concentration plasmatique moyenne diminue de 206 pg/ml (25ème au 75ème percentiles: 151 à 264 pg/ml) à 6 mois, à 194 pg/ml (146 à 266 pg/ml) à 12 mois et à 131 pg/ml (113 à 161 pg/ml) à 5 ans chez les femmes en âge de procréer et de poids supérieur à 55 kg. Après 72 mois (6 ans), la concentration médiane de lévonorgestrel s'élevait à 113 pg/mL (87,3 pg/ml à 155 pg/ml).
Distribution
Au niveau plasmatique, le lévonorgestrel est fortement lié aux protéines circulantes, principalement la Sex Hormone-Binding Globulin (SHBG), mais aussi à lalbumine. Moins de 2% du lévonorgestrel circulant est présent sous forme de stéroïde libre. Le lévonorgestrel se lie avec une forte affinité à la SHBG. En conséquence, les modifications des concentrations sériques de SHBG entraînent une augmentation (à des concentrations plus élevées de SHBG) ou une diminution (à des concentrations inférieures de SHBG) de la concentration totale de lévonorgestrel dans le sérum. La concentration de SHBG a diminué en moyenne denviron 20-30% pendant le premier mois après linsertion de MIRENA, est restée stable au cours de la première année et a augmenté légèrement par la suite. Au cours de la sixième année d'utilisation, la concentration de SHBG est restée stable. Le volume de distribution est d'environ 106 L.
Élimination
La clairance plasmatique totale du lévonorgestrel est d'environ 1,0 ml/min/kg.
Le lévonorgestrel est excrété principalement sous forme de métabolites à part égale par voie rénale et fécale. Seules des traces de lévonorgestrel sont excrétées sous forme inchangée. La demi-vie d'élimination, représentée principalement par les métabolites, est denviron 1 jour.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études précliniques de pharmacologie, de pharmacocinétique, de toxicité par administration unique ou répétée, génotoxicité, cancérogénicité et de toxicité sur les fonctions de reproduction conduites avec le lévonorgestrel nont pas révélé de risque particulier pour lhomme.
Aucun signe d'embryotoxicité n'a été observé chez le lapin suite à l'administration intra‑utérine de lévonorgestrel. Lévaluation de la sécurité des composants élastomères du réservoir d'hormones, du matériel en polyéthylène, et de la combinaison de substances élastomères et de lévonorgestrel n'a pas mis en évidence de bio-incompatibilités ou de potentiel génotoxique.
Composition du manchon :
Polydiméthylsiloxane (Elastomère), silice colloïdale anhydre.
Composition du corps en T :
Polyéthylène, sulfate de baryum.
Fils de retrait :
Polyéthylène, oxyde de fer.
Aucune incompatibilité nest connue à ce jour avec MIRENA.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Dispositif intra-utérin en blister (PET/PE).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Voir rubrique 4.2.
Pour les instructions particulières relatives à sa mise en place, se reporter à la notice à lintérieur du conditionnement.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
220 AVENUE DE LA RECHERCHE
59120 LOOS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 339 292 8 2 : 1 dispositif intra-utérin en blister (PET/PE).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.