LIPERCOSYL 10 mg/5 mg, gélule
CIS 66399379
Informations à jour au 10 janvier 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 10/01/2022
LIPERCOSYL10 mg/5 mg, gélule
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Atorvastatine calcique trihydratée ...................................................................................... 10,82 mg
correspondant à atorvastatine................................................................................................. 10 mg
Périndopril arginine ................................................................................................................. 5 mg
correspondant à périndopril ............................................................................................... 3,395 mg
Pour une gélule.
Excipient à effet notoire : saccharose (33,9 mg).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
LIPERCOSYL10 mg/5 mg : gélule de taille 2 portant linscription « 10 5 » imprimée en noir sur le corps bleu clair et le logo «
» imprimé en noir sur la tête bleu clair et contenant des granulés sphériques blancs ou légèrement blancs.
Les gélules en gélatine de taille 2 font environ 18 mm de long.
4.1. Indications thérapeutiques
LIPERCOSYL est indiqué comme traitement de substitution dans le cadre de la prise en charge du risque cardiovasculaire (voir rubrique 5.1) de ladulte correctement contrôlé avec latorvastatine et le périndopril administrés de manière concomitante à la même dose mais sous forme de produits séparés.
4.2. Posologie et mode d'administration
Adultes
La posologie habituelle est dune gélule une fois par jour.
Lassociation à dose fixe ne convient pas à un traitement initial.
Si une modification de la posologie est nécessaire, lajustement posologique doit se faire avec les composants individuels.
Le patient devra continuer un régime alimentaire hypocholestérolémiant standard pendant toute la durée du traitement par LIPERCOSYL.
Co-administration avec dautres médicaments
Pour les patients prenant du tipranavir, du ritonavir, du télaprévir ou de la ciclosporine en même temps que leur traitement par LIPERCOSYL, la dose datorvastatine dans LIPERCOSYL ne doit pas dépasser 10 mg / jour (voir rubrique 4.4 et 4.5).
Pour les patients prenant des médicaments antiviraux contre lhépatite C contenant du bocéprévir, de lelbasvir/grazoprévir ou létermovir en prophylaxie de l'infection à cytomégalovirus, en même temps que leur traitement par LIPERCOSYL, la dose datorvastatine dans LIPERCOSYL ne doit pas dépasser 20 mg / jour (voir rubrique 4.4 et 4.5).
Patients insuffisants rénaux
LIPERCOSYL peut être administré à des patients présentant une clairance de la créatinine ≥ 60 mL/min et ne convient pas à ceux ayant une clairance de la créatinine < 60 mL/min. Chez ces patients, il est recommandé deffectuer un ajustement posologique personnalisé avec les composants individuels (voir rubrique 4.4).
Sujets âgés
Les personnes âgées peuvent être traitées par LIPERCOSYL selon leur fonction rénale (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Patients insuffisants hépatiques
LIPERCOSYL doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique. LIPERCOSYL est contre-indiqué chez les patients présentant une affection hépatique évolutive (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de LIPERCOSYL chez les enfants et les adolescents nont pas encore été établies. Aucune donnée nest disponible. De ce fait, lutilisation chez lenfant et chez ladolescent nest pas recommandée.
Mode dadministration
Voie orale.
Il est recommandé de prendre LIPERCOSYL en une prise quotidienne le matin avant le repas.
Ne pas mâcher ou écraser la gélule.
· Affection hépatique évolutive ou élévations persistantes et inexpliquées des transaminases sériques supérieures à trois fois la limite supérieure de la normale (LSN),
· Chez les femmes enceintes, allaitantes ou en âge de procréer et nutilisant pas de méthode contraceptive fiable (voir rubrique 4.6),
· Utilisation concomitante dantiviraux contre lhépatite C glécaprévir/pibrentasvir,
· Antécédent d'angioedème lié à la prise d'un IEC,
· Angioedème héréditaire ou idiopathique,
· Association à des médicaments contenant de l'aliskirène chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 mL/min/1,73 m²) (voir rubriques 4.5 et 5.1),
· Utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan, le traitement contenant du périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.4 et 4.5),
· Traitement par circulation extra-corporelle entraînant un contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique 4.5),
· Sténose bilatérale importante de l'artère rénale ou sténose de l'artère rénale sur rein fonctionnellement unique, (voir rubrique 4.4).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Effets hépatiques
En raison de la présence datorvastatine dans LIPERCOSYL, des tests fonctionnels hépatiques doivent être réalisés régulièrement. Ils doivent aussi être réalisés chez les patients développant des signes ou symptômes évoquant une lésion du foie. Les patients présentant une augmentation du taux sérique des transaminases doivent être surveillés jusquà normalisation.
En cas daugmentation persistante des transaminases au-delà de trois fois la LSN, il est recommandé de réduire la dose datorvastatine en utilisant les composants individuels ou darrêter ladministration datorvastatine (voir rubrique 4.8).
Dans de rares cas, les IEC comme le périndopril ont été associés à un syndrome commençant par un ictère cholestatique et évoluant vers une nécrose hépatique fulminante et (parfois) le décès du patient. Le mécanisme de ce syndrome nest pas connu.
Les patients traités par LIPERCOSYL qui développent un ictère ou une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter de prendre le médicament et bénéficier dun suivi médical approprié (voir rubrique 4.8).
Si lon tient compte de leffet de latorvastatine et du périndopril, LIPERCOSYL est contre-indiqué chez les patients présentant une affection hépatique évolutive ou une élévation persistante inexpliquée des transaminases sériques au-delà de 3 fois la LSN (voir rubrique 4.3). LIPERCOSYL doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique, chez ceux consommant des quantités importantes dalcool et/ou ayant des antécédents daffection hépatique. Si une modification de la posologie est nécessaire, lajustement posologique doit se faire avec les composants individuels.
Effets sur les muscles squelettiques
Latorvastatine, comme les autres inhibiteurs de lHMGCoA réductase, peut, dans de rares cas, affecter les muscles squelettiques et entraîner des myalgies, des myosites et des myopathies qui peuvent évoluer vers une rhabdomyolyse potentiellement fatale caractérisée par des taux élevés de créatine phosphokinase (CPK) (> 10 fois la LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant entraîner une insuffisance rénale.
Dans les situations dans lesquelles les facteurs prédisposants de rhabdomyolyse ci-dessous ont été identifiés avant linstauration du traitement :
· atteinte de la fonction rénale,
· hypothyroïdie,
· antécédents personnels ou familiaux de maladies musculaires héréditaires,
· antécédents de toxicité musculaire lors dun traitement par une statine ou un fibrate,
· antécédents daffection hépatique et/ou de consommation excessive dalcool,
· chez les patients âgés (> 70 ans), la nécessité de mesurer le taux de CPK doit être évaluée, en fonction de la présence d'autres facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse,
· situations où une augmentation des concentrations plasmatiques peut se produire, par exemple lors dinteractions (voir rubrique 4.5) et de lutilisation dans des populations particulières incluant les polymorphismes génétiques (voir rubrique 5.2),
Une réévaluation régulière du bénéfice/risque du traitement, ainsi quune surveillance clinique régulière, sont recommandées.
Si le taux basal de CPK est significativement élevé (> 5 fois la LSN) le traitement ne doit pas débuter.
Mesure de la créatine phosphokinase
La mesure du taux de CPK ne doit pas être effectuée après un exercice physique important ni en présence dautres facteurs susceptibles den augmenter le taux, linterprétation des résultats étant difficile dans ces cas. En cas délévation significative de la CPK (> 5 fois la LSN) avant traitement, un contrôle sera effectué 5 à 7 jours plus tard pour confirmer les résultats.
Pendant le traitement
· Il faut demander aux patients de signaler rapidement toute douleur musculaire, crampe ou faiblesse musculaire, en particulier si elles saccompagnent de malaise ou de fièvre ou si les signes et symptômes persistent après larrêt de LIPERCOSYL.
· Si ces symptômes apparaissent sous traitement par LIPERCOSYL, un dosage de la CPK doit être effectué. Si le taux de CPK est significativement élevé (> 5 fois la LSN), le traitement doit être interrompu.
· Si les symptômes musculaires sont sévères et entraînent une gêne quotidienne, larrêt du traitement doit être envisagé, même si le taux de CPK est égal ou inférieur à 5 fois la LSN.
· Si les symptômes disparaissent et si le taux de CPK se normalise, la reprise du traitement par atorvastatine ou par une autre statine peut être envisagée à la dose la plus faible sous étroite surveillance.
· LIPERCOSYL doit être interrompu en cas daugmentation cliniquement significative du taux de CPK (> 10 fois la LSN) ou si une rhabdomyolyse est diagnostiquée ou suspectée.
Association avec dautres médicaments
En raison de la présence datorvastatine, le risque de rhabdomyolyse est majoré lorsque LIPERCOSYL est administré en association avec certains médicaments qui peuvent augmenter la concentration plasmatique de latorvastatine, tels que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou les transporteurs protéiques (ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole, létermovir et les inhibiteurs de protéase du VIH incluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir, tipranavir/ritonavir, etc). Le risque de myopathie peut être également augmenté en association avec le gemfibrozil et les autres fibrates, les antiviraux utilisés dans le traitement de lhépatite C (VHC) (bocéprévir, télaprévir, elbasvir/ grazoprévir), lérythromycine, la niacine, ou lézétimibe. Des alternatives thérapeutiques ne présentant pas ces interactions devront être envisagées dans la mesure du possible.
Dans le cas où lassociation de ces médicaments avec LIPERCOSYL est nécessaire, le bénéfice / risque des traitements concomitants doit être soigneusement évalué. Une dose maximale plus faible est recommandée chez les patients recevant des médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques datorvastatine ; il faut donc envisager une diminution posologique des composants individuels. De même, en cas dassociation avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4, une dose initiale plus faible datorvastatine doit être utilisée et une surveillance clinique étroite est recommandée (voir rubrique 4.5).
Latorvastatine ne doit pas être administrée simultanément à lacide fusidique sous forme systémique et jusque dans les 7 jours suivant l'arrêt dun traitement par acide fusidique. Chez les patients pour lesquels lutilisation dacide fusidique systémique est considérée comme essentielle, le traitement par statine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par lacide fusidique. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains fatals) ont été rapportés chez des patients recevant l'acide fusidique et une statine en association (voir rubrique 4.5). Les patients doivent être informés de la nécessité de consulter immédiatement un médecin sils présentent des symptômes de faiblesse musculaire, de douleur ou de sensibilité musculaire.
Le traitement par statine peut être réintroduit sept jours après la dernière dose dacide fusidique.
Dans des circonstances exceptionnelles, lorsquun traitement prolongé par lacide fusidique systémique est nécessaire, par exemple pour le traitement d'infections sévères, la nécessité dune coadministration de LIPERCOSYL et d'acide fusidique ne doit être envisagée quau cas par cas et sous surveillance médicale étroite.
Myopathie nécrosante à médiation immunitaire
De très rares cas de myopathie nécrosante à médiation immunitaire (IMNM) ont été signalés pendant ou après le traitement par certaines statines. LIMNM est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale persistante et une élévation de la CPK sérique qui persistent malgré larrêt du traitement par statine.
Pneumopathie interstitielle diffuse
Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle diffuse ont été rapportés lors de la prise de certaines statines, en particulier en cas de traitement de longue durée (voir rubrique 4.8). Les symptômes se caractérisent par une dyspnée, une toux non productive et une altération de létat de santé général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion dune pneumopathie interstitielle diffuse chez un patient, le traitement par LIPERCOSYL doit être interrompu et le passage à un traitement par le périndopril seul doit être envisagé.
Diabète
Certaines données suggèrent que les statines, en tant que classe pharmacologique, augmenteraient la glycémie. Chez certains patients à risque élevé de survenue dun diabète, les statines peuvent entraîner une hyperglycémie nécessitant linstauration dun traitement antidiabétique. Ce risque est néanmoins compensé par la réduction du risque vasculaire sous statines et par conséquent il ne doit pas être un motif darrêt au traitement par LIPERCOSYL. Les patients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/L, IMC > 30 kg/m², augmentation du taux des triglycérides, hypertension artérielle) devront faire lobjet dune surveillance clinique et biologique conformément aux recommandations nationales lorsquils sont traités par LIPERCOSYL.
Chez les patients diabétiques traités par des antidiabétiques oraux ou par linsuline, le contrôle de la glycémie doit être étroitement surveillé pendant le premier mois de traitement par un médicament contenant un IEC, comme LIPERCOSYL (voir rubrique 4.5).
Hypotension
Les IEC, comme le périndopril, peuvent provoquer une chute de la pression artérielle. Lhypotension symptomatique est rarement observée chez les patients hypertendus sans complication, mais se produit préférentiellement chez les patients ayant une déplétion volumique, par exemple ceux traités par un diurétique, sous régime restrictif en sel, sous dialyse, ayant des diarrhées ou vomissements, ou chez ceux ayant une hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubriques 4.5 et 4.8). Une hypotension symptomatique a été observée chez les patients ayant une insuffisance cardiaque symptomatique, avec ou sans insuffisance rénale associée. Elle se produit préférentiellement chez ces patients qui présentent un degré sévère dinsuffisance cardiaque, en rapport avec lutilisation de fortes doses de diurétiques de lanse, une hyponatrémie ou une atteinte de la fonction rénale. Linitiation du traitement et ladaptation posologique devront être réalisées sous stricte surveillance médicale chez les patients à haut risque dhypotension symptomatique (voir rubriques 4.2 et 4.8). Les mêmes précautions sappliquent aux patients souffrant de cardiopathie ischémique ou de maladie cérébrovasculaire chez lesquels une chute tensionnelle excessive peut conduire à un infarctus du myocarde ou à un accident cérébrovasculaire.
Si une hypotension se produit, le patient doit être placé en position couchée sur le dos et, si nécessaire, recevoir une perfusion intraveineuse dune solution de chlorure de sodium à 9 mg / mL (0,9%). Une hypotension transitoire nest pas une contre-indication à la poursuite du traitement, qui pourra être généralement poursuivi sans problème une fois la pression artérielle remontée suite à laugmentation de la volémie.
Une diminution supplémentaire de la pression artérielle peut se produire avec le périndopril chez certains patients en insuffisance cardiaque congestive ayant une pression artérielle normale ou basse. Cet effet attendu ne nécessite généralement pas larrêt du traitement. Si lhypotension devient symptomatique, une diminution de la posologie en utilisant les composants individuels ou larrêt de LIPERCOSYL peut être nécessaire.
Sténose des valves aortique et mitrale / cardiomyopathie hypertrophique
Comme avec les autres médicaments contenant un IEC comme le périndopril, LIPERCOSYL doit être donné avec précaution chez les patients ayant une sténose mitrale et une obstruction du débit ventriculaire gauche telle quune sténose aortique ou une cardiomyopathie hypertrophique.
Transplantation rénale
Il nexiste pas de données relatives à ladministration de périndopril ou de LIPERCOSYL chez les patients ayant subi une transplantation rénale récente.
Hypertension rénovasculaire
Chez les patients atteints de sténose artérielle rénale bilatérale ou de sténose artérielle rénale sur rein fonctionnellement unique traités par un IEC, le risque dhypotension et dinsuffisance rénale est majoré (voir rubrique 4.3). Le traitement par diurétiques peut être un facteur contributif. Une perte de la fonction rénale peut survenir avec seulement des modifications mineures de la créatinine sérique, même chez les patients atteints de sténose artérielle rénale unilatérale.
Atteinte de la fonction rénale
LIPERCOSYL peut être administré à des patients présentant une clairance de la créatinine ≥ 60 mL/min et ne convient pas à ceux atteints dune insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine entre 30 et 60 mL/min) ou dune insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min). Chez ces patients, il est recommandé deffectuer un ajustement posologique individuel avec chacun des composants individuels séparés. Un contrôle périodique du potassium et de la créatinine fait partie des examens de routine chez les patients ayant une atteinte de la fonction rénale (voir rubrique 4.8).
Des augmentations de lurée sanguine et de la créatinine sérique, généralement réversibles à larrêt du traitement, ont été observées chez certains patients ayant une sténose bilatérale de lartère rénale ou une sténose de lartère sur rein unique et traités par des IEC. Cela a notamment été observé chez les insuffisants rénaux. Il existe un risque augmenté dhypotension sévère et dinsuffisance rénale si une hypertension rénovasculaire est aussi présente.
Des augmentations souvent faibles et transitoires des taux durée sanguine et de créatinine sérique, surtout lorsque le périndopril était associé à un diurétique, ont été observées chez certains patients hypertendus sans antécédent apparent de maladie rénovasculaire. Cela concerne particulièrement les patients ayant une insuffisance rénale préexistante. Une réduction de la posologie avec les composants individuels et/ou un arrêt du diurétique et/ou de LIPERCOSYL peuvent être nécessaire.
Leffet de LIPERCOSYL na pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance rénale. Les doses de LIPERCOSYL doivent respecter les recommandations posologiques de chaque composant individuel pris séparément.
Patients hémodialysés
Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez les patients dialysés avec des membranes de haute perméabilité et traités concomitamment par un IEC. Il conviendra dutiliser un autre type de membrane de dialyse ou un agent antihypertenseur de classe différente chez ces patients.
Hypersensibilité/Angioedème
Des angioedèmes de la face, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx ont été rarement signalés chez les patients traités par un IEC, dont le périndopril (voir rubrique 4.8). Cela peut se produire à nimporte quel moment du traitement. Dans de tels cas, LIPERCOSYL doit être arrêté immédiatement et le patient doit être surveillé jusquà disparition complète des symptômes. Lorsque ldème est limité à la face et aux lèvres, lévolution est en général régressive sans traitement, bien que des antihistaminiques aient été utilisés pour soulager les symptômes.
Langioedème associé à un dème laryngé peut être fatal. Lorsquil y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, un traitement durgence doit être administré rapidement. Ce dernier peut inclure ladministration dadrénaline et/ou le dégagement des voies aériennes. Le patient doit être maintenu sous surveillance médicale stricte jusquà disparition complète et prolongée des symptômes.
Les patients ayant un antécédent dangioedème non lié à la prise dun IEC sont sujets à un risque accru de faire un angioedème sous LIPERCOSYL (voir rubrique 4.3).
Un angioedème intestinal a été rarement signalé chez des patients traités par IEC. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce nétait pas précédé dun angioedème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été effectué par un scanner abdominal, une échographie, ou lors dune chirurgie et les symptômes ont disparu à larrêt de lIEC. Langioedème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous LIPERCOSYL.
Lassociation de périndopril avec du sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison dun risque accru dangioedème (voir rubrique 4.3). Le sacubitril/valsartan ne doit être initié que 36 heures après la prise de la dernière dose de périndopril. En cas darrêt de traitement par sacubitril/valsartan, le traitement par périndopril ne devra être initié que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5). Lutilisation concomitante dIEC avec les inhibiteurs de lEPN (par exemple racécadotril), les inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) peut entrainer un risque accru dangio-dème (par exemple gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route dun traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) chez un patient prenant déjà un IEC.
Réactions anaphylactoïdes pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL)
Des réactions anaphylactoïdes menaçant le pronostic vital ont été rarement rapportées pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité avec adsorption sur du sulfate de dextran chez des patients recevant des IEC.
Ces réactions ont pu être évitées en interrompant temporairement le traitement par lIEC avant chaque aphérèse.
Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation
Certains patients recevant un médicament contenant un IEC, comme LIPERCOSYL, pendant un traitement de désensibilisation (par exemple avec du venin dhyménoptère) ont eu des réactions anaphylactoïdes. Ces réactions ont pu être évitées chez ces patients en interrompant temporairement les IEC lors de la désensibilisation, mais elles sont réapparues lors de la reprise par inadvertance du traitement.
Neutropénie/Agranulocytose/Thrombocytopénie/Anémie
Des neutropénie/agranulocytose, thrombocytopénie et anémie ont été rapportées chez certains patients sous IEC. Chez les patients ayant une fonction rénale normale et sans autre facteur daggravation, une neutropénie est rarement observée. LIPERCOSYL doit être utilisé avec une extrême précaution chez les patients atteints de collagénose à traduction vasculaire, chez les patients sous immunosuppresseur, chez les patients traités par allopurinol ou procaïnamide, ou chez les patients présentant une association de ces facteurs daggravation, tout particulièrement en cas de troubles de la fonction rénale préexistants. Certains de ces patients ont développé des infections graves, qui, dans quelques cas, nont pas répondu à un traitement antibiotique intensif. Si LIPERCOSYL est utilisé chez ces patients, un suivi périodique du nombre de globules blancs est conseillé et les patients doivent être informés afin de signaler tout signe dinfection (par exemple mal de gorge, fièvre).
Particularités ethniques
Les IEC provoquent un plus grand taux dangioedème chez les patients à la peau noire que chez les patients nayant pas la peau noire.
LIPERCOSYL, qui contient lIEC périndopril peut être moins efficace sur la diminution de la pression artérielle chez les patients à la peau noire, en raison de la possibilité dune plus grande prévalence de faibles taux de rénine dans ce type de population.
Toux
Une toux a été rapportée avec la prise dIEC. Dune façon caractéristique, la toux est non-productive, persistante et disparaît à larrêt du traitement. La toux induite par les IEC devra faire partie du diagnostic différentiel de la toux chez les patients traités par LIPERCOSYL.
Intervention chirurgicale/Anesthésie
Chez les patients devant subir une intervention chirurgicale majeure ou une anesthésie par des agents provoquant une hypotension, LIPERCOSYL peut bloquer la production de langiotensine II secondaire à la libération compensatoire de rénine. Le traitement doit être interrompu un jour avant lintervention. Si une hypotension se produit et quelle est attribuée à ce mécanisme, elle peut être corrigée par une augmentation de la volémie.
Hyperkaliémie
Des élévations de la kaliémie ont été observées chez certains patients traités avec un IEC, dont le périndopril, les IEC peuvent causer une hyperkaliémie parce quils inhibent la libération de laldostérone. Leffet nest généralement pas significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Les facteurs de risque dhyperkaliémie sont une insuffisance rénale, une dégradation de la fonction rénale, lâge (> 70 ans), le diabète, les événements intercurrents tels que déshydratation, décompensation cardiaque aigüe, acidose métabolique, utilisation concomitante de diurétiques épargneurs de potassium (par exemple : spironolactone, éplérénone, triamtérène, amiloride), de suppléments potassiques ou de substituts de sel contenant du potassium ou la prise dautres traitements augmentant la kaliémie (par exemple héparine, co-trimoxazole aussi connu comme triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier les antagonistes de laldostérone ou les antagonistes des récepteurs de langiotensine. Lutilisation de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium, ou de substituts de sel contenant du potassium, en particulier chez des patients ayant une fonction rénale altérée, peut provoquer une élévation significative de la kaliémie. Lhyperkaliémie peut entraîner des arythmies graves, parfois fatales. Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine doivent être utilisés avec précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées. Si la prise concomitante des agents mentionnés ci-dessus avec LIPERCOSYL est jugée nécessaire, ils doivent être utilisés avec précaution et un contrôle fréquent de la kaliémie doit être effectué (voir rubrique 4.5.).
Association au lithium
Lassociation du lithium et de médicaments contenant du périndopril, comme le LIPERCOSYL, nest pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dIEC, dantagoniste des récepteurs de langiotensine-II (ARA II) ou daliskirène augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskirène nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle.
Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Hyperaldostéronisme primaire
Les patients atteints dhyperaldostéronisme primaire ne répondent généralement pas aux traitements antihypertenseurs agissant par inhibition du système rénine-angiotensine. De ce fait, lutilisation de ce médicament nest pas recommandée chez ces patients.
Excipients
Ce médicament contient du saccharose. Il est contre-indiqué chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares).
Taux de sodium
LIPERCOSYL contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par gélule, cest.-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du SRAA par la prise concomitante dIEC, dARA II ou daliskirène est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Médicaments augmentant le risque dangio-dème
Lutilisation concomitante dIEC avec lassociation sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru dangio-dème (voir rubriques 4.3 et 4.4). Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de traitement contenant du périndopril. Le traitement contenant du périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.4)
Lutilisation concomitante dIEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) peut entraîner un risque accru dangio-dème (voir rubrique 4.4).
Médicaments entrainant une hyperkaliémie
Bien que la kaliémie reste généralement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut se produire chez certains patients traités avec le LIPERCOSYL. Certains médicaments ou certaines classes thérapeutiques peuvent augmenter lapparition dhyperkaliémie comme : laliskirène, les sels de potassium, les diurétiques épargneurs de potassium (par ex : spironolactone, triamtérène ou amiloride), les IEC, les ARA II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les héparines, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus, et le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/ sulfaméthoxazole), le triméthoprime étant connu pour agir comme un diurétique épargneur de potassium comme lamiloride. Lassociation de ces médicaments augmente le risque dhyperkaliémie. Par conséquent, lassociation de LIPERCOSYL avec les médicaments susmentionnés nest pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée dune surveillance fréquente de la kaliémie.
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
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Composant |
Interaction connue |
Interaction avec un autre produit |
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Périndopril |
Aliskirène |
Le risque dhyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de morbi-mortalité cardiovasculaire augmente chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux (voir rubrique 4.3). |
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Traitements par circulation extra-corporelle |
Les traitements par circulation extra-corporelle entrainant un contact avec des surfaces chargées négativement, tels que la dialyse ou lhémofiltration avec certaines membranes de haute perméabilité (ex. membranes de polyacrylonitrile) et laphérèse des lipoprotéines de faible densité avec le sulfate de dextran, sont contre-indiqués, en raison dun risque de réactions anaphylactoïdes (voir rubrique 4.3). Si ce type de traitement est nécessaire, lutilisation dun autre type de membrane de dialyse ou dune classe dagent antihypertenseur différente doit être envisagée. |
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Atorvastatine |
Glécaprévir/pibrentasvir |
Lutilisation concomitante avec LIPERCOSYL est contre-indiquée en raison dun risque accru de myopathie. |
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
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Composant |
Interaction connue |
Interaction avec un autre produit |
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Atorvastatine |
Inhibiteurs puissants du CYP3A4 |
Latorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et est un substrat des transporteurs hépatiques, polypeptides transporteurs danions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de latorvastatine sont des substrats de lOATP1B1. Latorvastatine est également identifiée comme étant un substrat de la protéine de multirésistance aux médicaments 1 (MDR1) et de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter labsorption intestinale et la clairance biliaire de latorvastatine (voir rubrique 5.2). Ladministration concomitante de médicaments inhibiteurs du CYP3A4 ou de transporteur protéique peut augmenter les concentrations plasmatiques datorvastatine et entraîner un risque majoré de myopathie. Le risque peut aussi être augmenté lors de ladministration concomitante datorvastatine avec dautres médicaments pouvant induire des myopathies, tels que les fibrates et lézétimibe (voir rubrique 4.4). Les concentrations plasmatiques datorvastatine sont augmentées de façon importante lors de lassociation avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4. Lassociation dinhibiteurs puissants du CYP3A4 (tels que ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole, certains antiviraux utilisés dans le traitement du VHC (par ex., elbasvir/grazoprévir) et les inhibiteurs de protéase du VIH incluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir, etc) avec LIPERCOSYL doit être évitée dans la mesure du possible. Dans les cas où lassociation de ces médicaments avec LIPERCOSYL ne peut être évitée , la plus faible dose datorvastatine dans LIPERCOSYL doit être envisagée et une surveillance clinique étroite du patient est recommandée (voir Tableau 1). |
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Inhibiteurs de la BCRP (Breast Cancer Resistance Protein) |
La co-administration de médicaments inhibiteurs de la BCRP (comme lelbasvir ou le grazoprévir) peuvent augmenter la concentration plasmatique datorvastatine et le risque de myopathie ; par conséquent, une adaptation de la dose datorvastatine pourra être envisagé en fonction de la dose prescrite. La co-administration delbasvir ou de grazoprévir avec latorvastatine augmentent la concentration plasmatique datorvastatine dun facteur 1,9 (voir Tableau 1) ; par conséquent, la dose datorvastatine dans LIPERCOSYL ne devra pas dépasser 20 mg / jour chez les patients traités simultanément par de lelbasvir ou du grazoprévir (voir rubriques 4.2 et 4.4). |
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Pamplemousse ou jus de pamplemousse |
La consommation dimportantes quantités de jus de pamplemousse nest pas recommandée au cours dun traitement par atorvastatine. (voir Tableau 1). |
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Périndopril |
Aliskirène |
Lassociation de LIPERCOSYL et daliskirène est déconseillée chez les patients autres que les patients diabétiques ou insuffisants rénaux, en raison dune augmentation du risque dhyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de morbi-mortalité cardiovasculaire. |
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Traitement associant un IEC et un ARA II |
Il a été rapporté dans la littérature que chez les patients atteints de maladie athéroscléreuse diagnostiquée, dinsuffisance cardiaque ou chez les patients diabétiques ayant une atteinte des organes cibles , le traitement concomitant par un IEC, comme le périndopril (présent dans LIPERCOSYL), et un ARA II est associé à une fréquence plus élevée dhypotension, de syncope, dhyperkaliémie et de dégradation de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison au traitement en monothérapie par une molécule agissant sur le SRAA. Le double blocage (par exemple association dun IEC avec un ARA II) doit être limité à des cas individuels et définis, avec une surveillance renforcée de la fonction rénale, du taux de potassium et de la pression artérielle. |
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Estramustine |
Risque daugmentation des effets indésirables tel quun dème angioneurotique (angioedème) |
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Lithium |
Des augmentations réversibles des concentrations sériques du lithium et donc de sa toxicité ont été rapportées pendant ladministration concomitante de lithium avec des IEC. La prise de LIPERCOSYL avec du lithium nest pas recommandée, mais si lassociation savère nécessaire, un suivi attentif de la lithémie devra être réalisé (voir rubrique 4.4). |
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Diurétiques épargneurs de potassium (par ex. triamtérène, amiloride, éplérénone, spironolactone), sels de potassium |
Ces médicaments sont connus pour induire une hyperkaliémie (potentiellement fatale), notamment lorsquil existe une atteinte de la fonction rénale (effets hyperkaliémiques additifs). Lassociation de LIPERCOSYL avec ces médicaments nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). Si une utilisation concomitante est néanmoins indiquée, ils doivent être utilisés avec précaution et sous surveillance fréquente de la kaliémie et de la créatininémie. |
Associations faisant l'objet de précautions demploi
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Composant |
Interaction connue |
Interaction avec un autre produit |
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Atorvastatine |
Inhibiteurs modérés du CYP3A4 |
Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (tels que érythromycine, diltiazem, vérapamil et fluconazole) peuvent augmenter les concentrations plasmatiques datorvastatine (voir Tableau 1). Une majoration du risque de myopathie a été observée lors de ladministration concomitante dérythromycine et de statines. Aucune étude dinteraction évaluant les effets de lamiodarone ou du vérapamil sur latorvastatine na été réalisée. Lamiodarone et le vérapamil étant tous deux connus pour inhiber lactivité du CYP3A4, leur association avec latorvastatine peut entraîner une augmentation de lexposition à latorvastatine. De ce fait, une dose maximale plus faible de latorvastatine présente dans LIPERCOSYL doit être prescrite et une surveillance clinique adéquate du patient doit être mise en place lors de lassociation de LIPERCOSYL avec un inhibiteur modéré du CYP3A4. Une surveillance clinique appropriée est recommandée après linitiation du traitement ou après une adaptation posologique de linhibiteur du CYP 3A4. |
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Inducteurs du CYP3A4 |
Ladministration concomitante datorvastatine avec un inducteur du CYP3A (tels que léfavirenz, la rifampicine ou le millepertuis) peut entraîner des diminutions variables de la concentration plasmatique datorvastatine (voir Tableau 1). En raison du double mécanisme dinteraction de la rifampicine (induction du CYP3A et inhibition du transporteur hépatocytaire OATP1B1), ladministration simultanée de LIPERCOSYL et de rifampicine est conseillée, car une administration datorvastatine séparée dans le temps de celle de la rifampicine a été associée à une diminution significative des concentrations plasmatiques datorvastatine. Leffet de la rifampicine sur les concentrations hépatocytaires datorvastatine est toutefois inconnu. Si lassociation savère nécessaire, lefficacité du traitement doit être particulièrement surveillée. |
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Digoxine |
À létat déquilibre les concentrations plasmatiques de digoxine sont légèrement augmentées lors de ladministration concomitante de doses répétées de digoxine et de 10 mg d'atorvastatine (voir Tableau 2). Les patients traités par digoxine doivent être surveillés de façon adéquate. |
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Ézétimibe |
Lézétimibe seul est associé à des évènements musculaires, tels que des rhabdomyolyses. Le risque de survenue de ces évènements peut ainsi être augmenté en cas de traitement concomitant par ézétimibe et LIPERCOSYL. Une surveillance clinique adéquate de ces patients est recommandée. |
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Acide fusidique |
Comme pour les autres statines, des évènements musculaires, comme les rhabdomyolyses, ont été rapportés en pratique après la commercialisation en cas dadministration concomitante datorvastatine et dacide fusidique. Le mécanisme de cette interaction est inconnu. Lutilisation concomitante de LIPERCOSYL et dacide fusidique nest pas recommandée. Il convient denvisager de passer à un traitement par le seul composant individuel, périndopril lorsquun arrêt de ladministration de LIPERCOSYL est nécessaire. Le traitement par une statine peut être réintroduit 7 jours après la dernière administration dacide fusidique. |
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Gemfibrozil /dérivés de lacide fibrique |
Un traitement par les fibrates seuls est parfois associé à des évènements musculaires, tels que les rhabdomyolyses (voir Tableau 1). Le risque de survenue de ces évènements peut être augmenté en cas dutilisation concomitante dun dérivé de lacide fibrique et datorvastatine. Si lassociation savère nécessaire, la plus faible dose datorvastatine dans LIPERCOSYL permettant datteindre lobjectif thérapeutique doit être utilisée et le patient doit faire lobjet dun suivi approprié (voir rubrique 4.4). |
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Inhibiteurs des transporteurs |
Les inhibiteurs des transporteurs protéiques (tels que la ciclosporine, létermovir) peuvent augmenter lexposition systémique à latorvastatine (voir Tableau 1). Leffet de linhibition des transporteurs hépatocytaires sur les concentrations hépatocytaires datorvastatine est inconnu. Si lassociation savère nécessaire, la dose doit être diminuée et lefficacité du traitement doit être surveillée (voir Tableau 1). Lutilisation de LIPERCOSYL nest pas recommandée chez les patients recevant létermovir co-administré avec de la ciclosporine (voir rubrique 4.4). |
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Warfarine |
Dans une étude clinique conduite chez des patients recevant un traitement chronique de warfarine, ladministration concomitante de 80 mg par jour datorvastatine et de warfarine a induit une légère diminution, denviron 1,7 secondes, du temps de prothrombine au cours des 4 premiers jours du traitement, ce temps se normalisant dans les 15 premiers jours du traitement par latorvastatine. Bien que seulement de très rares cas dinteractions anticoagulantes cliniquement significatives aient été rapportés, le temps de prothrombine doit être déterminé avant de débuter le traitement par LIPERCOSYL chez les patients recevant des anticoagulants dérivés de la coumarine, puis au début du traitement à une fréquence suffisante pour sassurer quaucune modification significative du temps de prothrombine napparaît. Dès que la stabilité du temps de prothrombine est atteinte, il pourra être suivi à la fréquence habituellement pratiquée chez les patients traités par anticoagulants dérivés de la coumarine. Si la dose datorvastatine présente dans LIPERCOSYL est modifiée ou le traitement interrompu, la même procédure doit être répétée. Le traitement par atorvastatine na pas été associé à des saignements ou des modifications du temps de prothrombine chez les patients ne recevant pas danticoagulants. |
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Périndopril |
Antidiabétiques (insulines, hypoglycémiants oraux) |
Des études épidémiologiques ont suggéré que lassociation dIEC et dantidiabétiques (insulines, hypoglycémiants oraux) peut provoquer une majoration de leffet hypoglycémiant avec un risque dhypoglycémie. Ce phénomène semble se produire plus particulièrement au cours des premières semaines de lassociation de ces traitements et chez les patients présentant une atteinte de la fonction rénale. |
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Baclofène |
Augmentation de leffet antihypertenseur. Surveiller la pression artérielle et adapter la posologie de lantihypertenseur si nécessaire. |
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Diurétiques non-épargneurs de potassium |
Les patients traités par diurétiques, et en particulier ceux présentant une hypovolémie et/ou une déplétion hydrosodée, peuvent être sujets à une forte diminution de la pression sanguine après linstauration du traitement par un IEC. Leffet hypotenseur peut être diminué en interrompant le diurétique, en augmentant le volume ou la prise de sel avant dinstaurer le traitement par des doses faibles et progressives de périndopril. |
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Anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) y compris lacide acétylsalicylique ≥ 3 g/jour |
Quand les IEC sont administrés simultanément à des AINS (tels que lacide acétylsalicylique utilisé comme anti-inflammatoire, les inhibiteurs COX-2 et les AINS non sélectifs) une atténuation de leffet antihypertenseur peut se produire. La prise concomitante dIEC et dAINS peut conduire à un risque accru daggravation de la fonction rénale, incluant un risque dinsuffisance rénale aiguë, et à une augmentation de la kaliémie, notamment chez les patients avec une altération préexistante de la fonction rénale. Lassociation de LIPERCOSYL et dAINS doit être administrée avec prudence, particulièrement chez les sujets âgés. Les patients doivent être correctement hydratés et des mesures doivent être prises pour contrôler la fonction rénale, en début de traitement, puis périodiquement. |
Associations à prendre en compte
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Composant |
Interaction connue avec le produit |
Interaction avec un autre produit |
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Atorvastatine |
Colchicine |
Bien quaucune étude dinteraction entre latorvastatine et la colchicine nait été réalisée, des cas de myopathie ont été rapportés lors de lassociation datorvastatine et de colchicine. Des précautions doivent être prises lors de la prescription datorvastatine avec de la colchicine. |
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Colestipol |
Lassociation datorvastatine et de colestipol entraîne une diminution des concentrations plasmatiques datorvastatine et de ses métabolites actifs (denviron 25%). Les effets hypolipémiants sont cependant plus importants lorsque latorvastatine et le colestipol sont administrés simultanément par rapport à une administration séparée. |
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Contraceptifs oraux |
Ladministration concomitante datorvastatine et dun contraceptif oral entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques de la noréthindrone et de léthinylestradiol (voir Tableau 2). |
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Périndopril |
Sympathomimétiques |
Les sympathomimétiques peuvent réduire les effets antihypertenseurs des IEC. |
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Antidépresseurs tricycliques/ Antipsychotiques/ Anesthésiques |
Lutilisation concomitante de certains anesthésiques, antidépresseurs tricycliques et antipsychotiques avec les IEC peut conduire à une accentuation de la diminution de la pression artérielle (voir rubrique 4.4). |
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Sels dor |
Des réactions nitritoïdes (symptômes comprenant bouffées vasomotrices au visage, nausées, vomissement et hypotension) ont été rarement rapportées chez des patients recevant des injections dor (aurothiomalate de sodium) et un IEC (dont le périndopril) de façon concomitante. |
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Antihypertenseurs et vasodilatateurs |
Lutilisation concomitante de ces agents peut augmenter les effets hypotenseurs de LIPERCOSYL. Lutilisation concomitante de trinitrine et dautres dérivés nitrés, ou autres vasodilatateurs, peut accentuer la baisse de pression artérielle. |
Tableau 1 : Effet des médicaments administrés en association avec latorvastatine sur les paramètres pharmacocinétiques de latorvastatine
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Médicament administré en association et posologie |
Atorvastatine |
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Dose (mg) |
Variation de la SSC& |
Recommandations cliniques |
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Tipranavir 500 mg 2x/jour/ Ritonavir 200 mg 2x/jour, 8 jours (jours 14 à 21) |
40 mg le 1er jour, 10 mg le 20ème jour |
↑ 9,4 fois |
Dans le cas où lassociation avec latorvastatine est nécessaire, ne pas dépasser 10 mg / jour datorvastatine. Un suivi clinique adéquat de ces patients est recommandé. |
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Télaprévir 750 mg toutes les 8 h, 10 jours |
20 mg, DU |
↑ 7,9 fois |
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Ciclosporine 5,2 mg / kg/jour, dose stable |
10 mg 1x/jour pendant 28 jours |
↑ 8,7 fois |
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Lopinavir 400 mg 2x/jour/ Ritonavir 100 mg 2x/jour, 14 jours |
20 mg 1x/jour pendant 4 jours |
↑ 5,9 fois |
Dans le cas où lassociation avec latorvastatine est nécessaire, une diminution de la dose dentretien de latorvastatine est recommandée. A des doses datorvastatine supérieures à 20 mg, une surveillance clinique des patients est recommandée. |
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Clarithromycine 500 mg 2x/jour, 9 jours |
80 mg 1x/jour pendant 8 jours |
↑ 4,4 fois |
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Saquinavir 400 mg 2x/jour/ Ritonavir (300 mg 2x/jour à partir des jours 57, augmenté à 400 mg 2x/jour le jour 8), jours 418, 30 min après la prise datorvastatine |
40 mg 1x/jour pendant 4 jours |
↑ 3,9 fois |
Dans le cas où lassociation avec latorvastatine est nécessaire, une diminution de la dose dentretien de latorvastatine est recommandée. A des doses datorvastatine supérieures à 40 mg, une surveillance clinique des patients est recommandée. |
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Darunavir 300 mg 2x/jour/ Ritonavir 100 mg 2x/jour, 9 jours |
10 mg 1x/jour pendant 4 jours |
↑ 3,3 fois |
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Itraconazole 200 mg 1x/jour, 4 jours |
40 mg, DU |
↑ 3,3 fois |
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Fosamprénavir 700 mg 2x/jour/ Ritonavir 100 mg 2x/jour, 14 jours |
10 mg 1x/jour pendant 4 jours |
↑ 2,5 fois |
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Fosamprénavir 1 400 mg 2x/jour, 14 jours |
10 mg 1x/jour pendant 4 jours |
↑ 2,3 fois |
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Létermovir 480 mg 1x/jour, 10 jours |
20 mg, DU |
↑ 3,29 fois |
La dose datorvastatine ne doit pas excéder 20 mg par jour durant ladministration concomitante de produits contenant du létermovir |
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Nelfinavir 1 250 mg 2x/jour, 14 jours |
10 mg 1x/jour pendant 28 jours |
↑ 1,7 fois^ |
Pas de recommandation spécifique. |
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Jus de pamplemousse, 240 mL 1x/jour * |
40 mg, DU |
↑ 37% |
La consommation dimportantes quantités de jus de pamplemousse nest pas recommandée au cours dun traitement par atorvastatine. |
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Diltiazem 240 mg 1x/jour, 28 jours |
40 mg, DU |
↑ 51%^ |
Une surveillance clinique appropriée des patients est recommandée à la suite de l'instauration du traitement ou dune adaptation posologique du diltiazem. |
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Erythromycine 500 mg 4x/jour, 7 jours |
10 mg, DU |
↑ 33%^ |
Une dose maximale plus faible et un suivi clinique de ces patients sont recommandés. |
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Amlodipine 10 mg, dose unique |
80 mg, DU |
↑ 18% |
Pas de recommandation spécifique. |
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Cimétidine 300 mg 4x/jour, 2 semaines |
10 mg 1x/jour pendant 4 semaines |
↓ moins de 1%^ |
Pas de recommandation spécifique. |
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Colestipol 10 g 2x/jour, 24 semaines |
40 mg 1x/jour pendant 8 semaines |
0,74** |
Pas de recommandation spécifique. |
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Suspension antiacide dhydroxydes de magnésium et daluminium, 30 mL 4x/jour, 2 semaines |
10 mg 1x/jour pendant 4 semaines |
↓ 35%^ |
Pas de recommandation spécifique. |
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Efavirenz 600 mg 1x/jour, 14 jours |
10 mg pendant 3 jours |
↓ 41% |
Pas de recommandation spécifique. |
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Rifampicine 600 mg 1x/jour, 7 jours (prises simultanées) |
40 mg DU |
↑ 30% |
Si lassociation savère nécessaire, ladministration simultanée datorvastatine et de rifampicine est recommandée, avec suivi clinique. |
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Rifampicine 600 mg 1x/jour, 5 jours (prises séparées) |
40 mg DU |
↓ 80% |
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Gemfibrozil 600 mg 2x/jour, 7 jours |
40 mg DU |
↑ 35% |
Une dose initiale plus faible et un suivi clinique des patients sont recommandés. |
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Fénofibrate 160 mg 1x/jour, 7 jours |
40 mg DU |
↑ 3% |
Une dose initiale plus faible et un suivi clinique des patients sont recommandés. |
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Bocéprévir 800 mg 3x/jour, 7 jours |
40 mg DU |
↑ 2,3 fois |
Une dose initiale plus faible et un suivi clinique des patients sont recommandés. La dose datorvastatine ne doit pas excéder 20 mg par jour durant ladministration concomitante de bocéprévir. |
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Glécaprévir 400 mg 1x/jour/ Pibrentasvir 120 mg 1x/jour, 7 jours |
10 mg 1x/jour pendant 7 jours |
↑8,3 fois |
Lassociation avec des produits contenant du glécaprévir ou du pibrentasvir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). |
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Elbasvir 50 mg 1x/jour/ Grazoprévir 200 mg 1x/jour, 13 jours |
10 mg DU |
↑1,95 fois |
La dose datorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg / jour en cas de co-administration avec lelbasvir ou le grazoprévir. |
SSC = surface sous la courbe ; DU = dose unique
Une augmentation est indiquée par « ↑ », une diminution par « ↓ »
& les données exprimées en modification « x-fois » représentent un simple rapport entre ladministration concomitante de deux produits et latorvastatine seule (cest à dire, 1 fois = pas de modification du rapport). Les données exprimées en «% de changement » représentent la différence en% par rapport à latorvastatine seule (cest à dire, 0% = aucun changement).
# Voir rubriques 4.4 et 4.5 pour la significativité clinique.
* Contient un ou plusieurs composants qui inhibent le CYP3A4 et peuvent augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés par le CYP3A4. La prise dun verre de 240 mL de jus de pamplemousse a également entraîné une diminution de 20,4% de la SSC du métabolite actif orthohydroxy. De grandes quantités de jus de pamplemousse (plus de 1,2 L par jour pendant 5 jours) ont augmenté de 2,5 fois la SSC de l'atorvastatine et celle des substances actives (atorvastatine et métabolites).
** Rapport basé sur un échantillon unique pris entre 8 à 16 heures suivant la prise de la dose.
^ Activité totale en équivalent atorvastatine
Tableau 2. Effet de latorvastatine sur les paramètres pharmacocinétiques de médicaments administrés en association
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Posologie de latorvastatine |
Médicament coadministré |
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Médicament/dose (mg) |
Variation de la SSC & |
Recommandations cliniques |
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80 mg 1x/jour pendant 10 jours |
Digoxine 0,25 mg 1x/jour, 20 jours |
↑ 15% |
Les patients traités par la digoxine doivent être surveillés de façon adéquate. |
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40 mg 1x/jour pendant 22 jours |
Contraceptif oral 1x/j, 2 mois - noréthindrone, 1 mg - éthinylestradiol, 35 µg |
↑ 28% ↑ 19% |
Pas de recommandation spécifique. |
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80 mg 1x/jour pendant 15 jours |
*Phénazone, 600 mg DU |
↑ 3% |
Pas de recommandation spécifique. |
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10 mg, DU |
Tipranavir 500 mg 2x/jour / Ritonavir 200 mg 2x/jour, 7 jours |
Pas de variation |
Pas de recommandation spécifique. |
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10 mg, 1x/jour pendant 4 jours |
Fosamprénavir 1 400 mg 2x/jour, 14 jours |
↓ 27% |
Pas de recommandation spécifique. |
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10 mg 1x/jour pendant 4 jours |
Fosamprénavir 700 mg 2x/jour / Ritonavir 100 mg 2x/jour, 14 jours |
Pas de variation |
Pas de recommandation spécifique. |
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SSC = surface sous la courbe |
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Une augmentation est indiquée par « ↑ », une diminution par « ↓ » |
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& Les données exprimées en «% de changement » représentent la différence par rapport à latorvastatine seule (cest à dire, 0% = aucun changement). |
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* Ladministration concomitante de doses répétées datorvastatine et de phénazone na exercé que peu ou pas deffet détectable sur la clairance de la phénazone. |
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4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des mesures contraceptives fiables pendant le traitement par LIPERCOSYL (voir rubrique 4.3).
Grossesse
Daprès les données existantes décrites ci-dessous pour les composants individuels, LIPERCOSYL est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3).
ATORVASTATINE
La sécurité demploi de latorvastatine na pas été établie chez la femme enceinte. Aucun essai clinique contrôlé na été réalisé chez des femmes enceintes traitées par atorvastatine. Suite à une exposition intra-utérine à des inhibiteurs de lHMGCoA réductase, des anomalies congénitales ont rarement été rapportées. Les études chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Un traitement de la mère par latorvastatine peut réduire le taux ftal du mévalonate, qui est un précurseur de la biosynthèse du cholestérol. Lathérosclérose est un processus chronique, et l'interruption d'un médicament hypolipémiant pendant une grossesse devrait généralement avoir peu deffet sur le risque à long terme associé à une hypercholestérolémie primaire.
Pour ces raisons, latorvastatine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, ni chez une femme envisageant une grossesse ou chez laquelle une grossesse est suspectée.
PERINDOPRIL
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue.
Il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.
Lexposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3).
Pour ces raisons, la prise dIEC nest pas recommandée pendant le premier trimestre de grossesse. La prise dIEC est contre-indiquée pendant le 2e et le 3e trimestre de grossesse.
En cas dexposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé deffectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Allaitement
Daprès les données existantes décrites ci-dessous pour les composants individuels, LIPERCOSYL est contre-indiqué pendant lallaitement (voir rubrique 4.3).
ATORVASTATINE
On ignore si latorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Chez le rat, les concentrations plasmatiques datorvastatine et de ses métabolites actifs sont similaires à celles retrouvées dans le lait (voir rubrique 5.3). En raison de la possibilité deffets indésirables graves, les femmes traitées par latorvastatine ne doivent pas allaiter leur nourrisson (voir rubrique 4.3). Latorvastatine est contre-indiquée pendant lallaitement (voir rubrique 4.3).
PERINDOPRIL
En raison de labsence dinformation disponible sur son utilisation au cours de lallaitement, le périndopril est déconseillé. Il est préférable dutiliser dautres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant lallaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.
Fertilité
Aucune donnée clinique nest disponible sur la fécondité en cas de traitement par LIPERCOSYL.
ATORVASTATINE
Aucun effet de latorvastatine sur la fécondité na été mis en évidence lors détudes conduites chez lanimal mâle ou femelle (voir rubrique 5.3).
PERINDOPRIL
Il ny a pas deffet sur les fonctions de reproduction ou sur la fécondité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
· Latorvastatine na quun effet négligeable sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
· Le périndopril na aucun effet direct sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines mais des réactions individuelles liées à une faible pression artérielle peuvent apparaître chez certains patients, en particulier au début du traitement ou en cas dassociation à un autre médicament antihypertenseur.
Par conséquent laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines peut être diminuée chez les patients prenant LIPERCOSYL.
Résumé du profil
Les effets indésirables le plus fréquemment rapportés avec latorvastatine et le périndopril administrés séparément sont : rhinopharyngite, hypersensibilité, hyperglycémie, sensation vertigineuse, céphalée, dysgueusie, paresthésie, défauts visuels, acouphène, vertige, hypotension, douleur pharyngolaryngée, épistaxis, toux, dyspnée, nausée, vomissement, douleur abdominale haute et basse, dyspepsie, diarrhée, constipation, flatulence, rash, prurit, gonflement de l'articulation, extrémités douloureuses, arthralgie, contractures musculaires, myalgie, dorsalgie, asthénie, test hépatique anormal, créatine phosphokinase sanguine augmentée.
Tableau des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été observés pendant le traitement par atorvastatine et périndopril, administrés sous forme dassociation fixe ou séparément, et sont répertoriés selon la classification de système dorganes MedDRA et listés par ordre de fréquence selon la convention suivante :
Très fréquent (≥ 1/10); fréquent (≥ 1/100, < 1/10); peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100); rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000); très rare (< 1/10 000); fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de systèmes dorganes MedDRA |
Effets indésirables |
Fréquence |
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Atorvastatine |
Périndopril |
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Infections et infestations |
Rhinopharyngite |
Fréquent |
- |
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Rhinite |
- |
Très rare |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Thrombopénie |
Rare |
Très rare |
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Leucopénie/Neutropénie (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
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Éosinophilie |
- |
Peu fréquent* |
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Agranulocytose/Pancytopénie (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
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Anémie hémolytique chez les patients ayant une déficience congénitale en G-6PDH (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
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Affections du système immunitaire |
Hypersensibilité |
Fréquent |
- |
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Anaphylaxie |
Très rare |
- |
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Troubles endocriniens |
Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (SIADH) |
- |
Rare |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hyperglycémie |
Fréquent |
- |
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Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 and 4.5) |
Peu fréquent |
Peu fréquent* |
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Hyponatrémie |
- |
Peu fréquent* |
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Hyperkaliémie réversible à larrêt du traitement (voir rubrique 4.4) |
- |
Peu fréquent* |
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Anorexie |
Peu fréquent |
- |
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Affections psychiatriques |
Insomnie |
Peu fréquent |
- |
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Dépression |
- |
Peu fréquent* |
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Humeur modifiée |
- |
Peu fréquent |
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Trouble du sommeil |
- |
Peu fréquent |
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Cauchemar |
Peu fréquent |
- |
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État confusionnel |
- |
Très rare |
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Affections du système nerveux |
Somnolence |
- |
Peu fréquent* |
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Etourdissement |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Céphalée |
Fréquent |
Fréquent |
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Dysgueusie |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Syncope |
- |
Peu fréquent* |
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|
Hypoesthésie |
Peu fréquent |
- |
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Paresthésie |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Neuropathie périphérique |
Rare |
- |
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Accident vasculaire cérébral, possiblement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
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Amnésie |
Peu fréquent |
- |
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Affections oculaires |
Défauts visuels |
Rare |
Fréquent |
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Vision trouble |
Peu fréquent |
- |
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Affections de l'oreille et du labyrinthe |
Acouphène |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Vertige |
- |
Fréquent |
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|
Perte auditive |
Très rare |
- |
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Affections cardiaques |
Infarctus du myocarde, possiblement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
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Angine de poitrine (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
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Arythmie |
- |
Très rare |
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Tachycardie |
- |
Peu fréquent* |
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|
Palpitations |
- |
Peu fréquent* |
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Affections vasculaires |
Hypotension (et effets liés à lhypotension) |
- |
Fréquent |
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Vascularite |
- |
Peu fréquent* |
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Bouffée congestive |
- |
Rare* |
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|
Syndrome de Raynaud |
- |
Indéterminée |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Douleur pharyngolaryngée |
Fréquent |
- |
|
Épistaxis |
Fréquent |
- |
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|
Toux |
- |
Fréquent |
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|
Dyspnée |
- |
Fréquent |
|
|
Bronchospasme |
- |
Peu fréquent |
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Pneumopathie à éosinophiles |
- |
Très rare |
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Affections gastro-intestinales |
Nausée |
Fréquent |
Fréquent |
|
Vomissement |
Peu fréquent |
Fréquent |
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|
Douleur abdominale haute et basse |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Dyspepsie |
Fréquent |
Fréquent |
|
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Diarrhée |
Fréquent |
Fréquent |
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|
Constipation |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Bouche sèche |
- |
Peu fréquent |
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Pancréatite |
Peu fréquent |
Très rare |
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|
Éructation |
Peu fréquent |
- |
|
|
Flatulence |
Fréquent |
- |
|
|
Affections hépatobiliaires |
Hépatite cytolytique ou cholestatique (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquent |
Très rare |
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Cholestase |
Rare |
- |
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Insuffisance hépatique |
Très rare |
- |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Rash |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Prurit |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Urticaire (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Hyperhidrose |
- |
Peu fréquent |
|
|
Aggravation de psoriasis |
- |
Rare* |
|
|
Alopécie |
Peu fréquent |
- |
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|
Angioedème (voir rubrique 4.4) |
Rare |
Peu fréquent |
|
|
Pemphigoïde |
- |
Peu fréquent* |
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|
Syndrome de Stevens-Johnson |
Rare |
- |
|
|
Réactions de photosensibilité |
- |
Peu fréquent* |
|
|
Nécrolyse épidermique toxique |
Rare |
- |
|
|
Érythème polymorphe |
Rare |
Très rare |
|
|
Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Gonflement de l'articulation |
Fréquent |
- |
|
Extrémités douloureuses |
Fréquent |
- |
|
|
Arthralgie |
Fréquent |
Peu fréquent* |
|
|
Contractures musculaires |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Myalgie |
Fréquent |
Peu fréquent* |
|
|
Dorsalgie |
Fréquent |
- |
|
|
Cervicalgie |
Peu fréquent |
- |
|
|
Fatigue musculaire |
Peu fréquent |
- |
|
|
Myopathie |
Rare |
- |
|
|
Myosite |
Rare |
- |
|
|
Rhabdomyolyse |
Rare |
- |
|
|
Déchirure musculaire |
Rare |
- |
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|
Tendinopathie parfois compliquée dune rupture |
Rare |
- |
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|
Syndrome de type lupus |
Très rare |
- |
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Myopathie nécrosante à médiation immunitaire (voir rubrique 4.4) |
Indéterminée |
- |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Insuffisance rénale |
- |
Peu fréquent |
|
Insuffisance rénale aiguë |
- |
Rare |
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Anurie/oligurie |
- |
Rare* |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Dysérection |
- |
Peu fréquent |
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Gynécomastie |
Très rare |
- |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Asthénie |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Fatigue |
Peu fréquent |
- |
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Douleur thoracique |
Peu fréquent |
Peu fréquent* |
|
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Malaise |
Peu fréquent |
Peu fréquent* |
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dèmes périphériques |
Peu fréquent |
Peu fréquent* |
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Fièvre |
Peu fréquent |
Peu fréquent* |
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Investigations |
Urée sanguine augmentée |
- |
Peu fréquent* |
|
Créatinine sanguine augmentée |
- |
Peu fréquent* |
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Enzymes hépatiques augmentées |
- |
Rare |
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Bilirubine sanguine augmentée |
- |
Rare |
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Hémoglobine diminuée et hématocrite diminué (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
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Poids augmenté |
Peu fréquent |
- |
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Leucocytes urinaires positifs |
Peu fréquent |
- |
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Test hépatique anormal |
Fréquent |
- |
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Créatine phosphokinase sanguine augmentée |
Fréquent |
- |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
Chute |
- |
Peu fréquent* |
* Fréquence estimée à partir des données des essais cliniques pour les effets indésirables rapportés après la commercialisation (notifications spontanées)
Comme avec les autres inhibiteurs de lHMGCoA réductase, des augmentations du taux sérique des transaminases ont été rapportées chez des patients recevant de latorvastatine. Ces modifications ont été habituellement légères et transitoires et n'ont pas nécessité dinterruption du traitement. Des augmentations cliniquement pertinentes(> 3 fois la LSN) du taux des transaminases sériques ont été observées chez 0,8% des patients traités par latorvastatine. Ces augmentations étaient dose-dépendantes et réversibles chez tous les patients (voir rubrique 4.4).
Une augmentation du taux sérique de la CPK de plus de trois fois la LSN a été observée chez 2,5% des patients sous atorvastatine, proportion similaire à celle observée avec les autres inhibiteurs de lHMGCoA réductase au cours dessais cliniques. Des taux sériques supérieurs à dix fois la LSN ont été constatés chez 0,4% des patients traités par latorvastatine (voir rubrique 4.4).
Les évènements indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines :
· Dysfonction sexuelle.
· Dépression.
· Cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle diffuse, particulièrement au cours dun traitement de longue durée (voir rubrique 4.4).
· Diabète : La fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risques (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/L, IMC > 30 kg/m², augmentation du taux des triglycérides, antécédents dhypertension artérielle).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Il nexiste aucune information relative à un surdosage de LIPERCOSYL chez lHomme.
Atorvastatine
Symptômes et prise en charge
Il nexiste pas de traitement spécifique dun surdosage à latorvastatine. En cas de surdosage, le traitement doit être symptomatique et des mesures daccompagnement adaptées doivent être mises en uvre selon les besoins. La fonction hépatique et les taux de CPK doivent être contrôlés. En raison de limportance de la liaison de latorvastatine aux protéines plasmatiques, une hémodialyse ne devrait pas significativement augmenter la clairance de latorvastatine.
Périndopril
Symptômes
Les symptômes associés à un surdosage dIEC peuvent comprendre une hypotension, un choc circulatoire, des troubles électrolytiques, une insuffisance rénale, une hyperventilation, une tachycardie, des palpitations, une bradycardie, des sensations vertigineuses, de lanxiété et de la toux.
Prise en charge
Le traitement recommandé en cas de surdosage est la perfusion intraveineuse dune solution de chlorure de sodium à 9 mg / mL (0,9%). Si une hypotension se produit, le patient devra être placé en décubitus. Si possible, une perfusion intraveineuse dangiotensine II et/ou une injection intraveineuse de catécholamines peuvent aussi être réalisées. Le périndopril peut être retiré de la circulation générale par hémodialyse (voir rubrique 4.4). Un pacemaker est indiqué lors dune bradycardie résistante au traitement. Les signes vitaux, les concentrations sériques en électrolytes et en créatinine doivent être continuellement contrôlés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction et effets pharmacodynamiques
Atorvastatine
Latorvastatine est un inhibiteur sélectif et compétitif de l'HMGCoA réductase, enzyme responsable du contrôle du taux de biotransformation de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl-coenzyme A en mévalonate, un précurseur des stérols et en particulier du cholestérol. Les triglycérides et le cholestérol hépatiques sont incorporés aux lipoprotéines de très basse densité (VLDL) et sont libérés dans le plasma pour atteindre les tissus périphériques. Les lipoprotéines de basse densité (LDL) se forment à partir des VLDL et sont essentiellement catabolisées au niveau des récepteurs à forte affinité pour les LDL (récepteurs des LDL).
Latorvastatine diminue le taux de cholestérol plasmatique et les concentrations sériques des lipoprotéines en inhibant lHMGCoA réductase et, en conséquence, la biosynthèse hépatique du cholestérol. Latorvastatine accroît également le nombre des récepteurs des LDL à la surface des hépatocytes, amplifiant ainsi le captage et le catabolisme des LDL.
Latorvastatine diminue la synthèse des LDL et le nombre des particules de LDL. Elle entraîne une augmentation importante et prolongée de l'activité des récepteurs des LDL ainsi quune amélioration qualitative des particules de LDL circulantes. Latorvastatine réduit efficacement le LDL-cholestérol chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, une population habituellement résistante aux autres médicaments hypolipémiants.
Périndopril
Le périndopril est un inhibiteur de lenzyme qui transforme langiotensine I en angiotensine II (Enzyme de Conversion de lAngiotensine, ECA). Cette enzyme de conversion, ou kinase, est une exopeptidase qui permet la conversion de langiotensine I en angiotensine II vasoconstrictrice, et provoque la dégradation de la bradykinine vasodilatatrice en un heptapeptide inactif. Linhibition de lECA induit une diminution de langiotensine II dans le plasma, conduisant à une augmentation de lactivité plasmatique de la rénine (par inhibition du rétrocontrôle négatif de la libération de rénine) et à une diminution de la sécrétion daldostérone. Comme lECA inactive la bradykinine, linhibition de lECA conduit aussi à une augmentation de lactivité des systèmes kallikréine-kinine locaux et circulants (et par conséquent aussi à une activation du système prostaglandines).
Ce mécanisme peut contribuer à laction hypotensive des IEC et est partiellement responsable de certains de leurs effets indésirables (comme la toux).
Le périndopril agit par lintermédiaire de son métabolite actif, le périndoprilate. Les autres métabolites ne présentent pas dinhibition de lECA in vitro.
Insuffisance cardiaque
Le périndopril réduit le travail cardiaque en diminuant la pré-charge et la post-charge.
Efficacité et sécurité clinique
LIPERCOSYL na pas fait lobjet détudes portant sur la morbi mortalité.
Atorvastatine
Une étude de dose-réponse a montré que latorvastatine réduit les concentrations de cholestérol total (30% à 46%), de LDL-cholestérol (41% à 61%), dapolipoprotéine B (34% à 50%) et de triglycérides (14% à 33%) et quelle entraîne des augmentations variables de HDL-cholestérol et dapolipoprotéine A1. Ces résultats sont également observés chez des patients présentant une hypercholestérolémie hétérozygote familiale, une hypercholestérolémie non familiale et une hyperlipidémie mixte, ainsi que chez les patients présentant un diabète sucré non insulinodépendant.
Il a été démontré que les diminutions du cholestérol total, du LDL-cholestérol et de lapolipoprotéine B diminuent le risque dévénements cardiovasculaires et de décès dorigine cardiovasculaire.
Hypercholestérolémie homozygote familiale
Une étude multicentrique en ouvert dutilisation compassionnelle dune durée de huit semaines avec une phase dextension optionnelle dune durée variable a été réalisée chez 335 patients, parmi lesquels 89 étaient atteints dhypercholestérolémie homozygote familiale. Chez ces 89 patients, la diminution moyenne en pourcentage du LDL-cholestérol a été denviron 20%. Latorvastatine a été administrée à des doses allant jusquà 80 mg / jour.
Athérosclérose
Létude REVERSAL (Reversing Atherosclerosis with Aggressive Lipid-Lowering), a comparé leffet sur lathérosclérose coronaire dun traitement hypolipémiant intensif par 80 mg datorvastatine à celui dun traitement hypolipémiant standard par 40 mg de pravastatine évalué par échographie intravasculaire (IVUS) réalisée au cours dune angiographie chez des patients atteints de maladie cardiaque coronaire. Dans cet essai multicentrique en double aveugle, randomisé et contrôlé, une IVUS a été réalisée à linclusion et 18 mois après chez 502 patients. Aucune progression de lathérosclérose na été observée dans le groupe atorvastatine (n = 253).
La modification du volume athéromateux total en pourcentage (médiane) par rapport à la valeur basale (critère principal de létude) a été de -0,4% (p = 0,98) dans le groupe atorvastatine et de +2,7% (p = 0,001) dans le groupe pravastatine (n = 249). Leffet obtenu dans le groupe atorvastatine comparativement à celui obtenu dans le groupe pravastatine est significatif (p = 0,02). Cette étude navait pas pour objectif détudier leffet dun traitement hypolipémiant intensif sur la survenue des évènements cardiovasculaires (tels que le recours à la revascularisation, la survenue des infarctus du myocarde non fatals, ou les décès dorigine coronarienne).
Dans le groupe atorvastatine, le taux moyen du LDL-cholestérol a été réduit à 2,04 ± 0,8 mmol/L (78,9 ± 30 mg / dL) par rapport à la valeur basale de 3,89 ± 0,7 mmol/L (150 ± 28 mg / dL). Dans le groupe pravastatine, le taux moyen de LDL-cholestérol a été réduit à 2,85 ± 0,7 mmol/L (110 ± 26 mg / dL) par rapport à la valeur basale de 3,89 ± 0,7 mmol/L (150 ± 26 mg / dL) (p < 0,0001). Latorvastatine a également significativement réduit le taux moyen de cholestérol total de 34,1% (groupe pravastatine : 18,4%, p < 0,0001), les taux moyens de triglycérides de 20% (groupe pravastatine : -6,8%, p < 0,0009) et les taux moyens dapolipoprotéine B de 39,1% (groupe pravastatine : -22,0%, p < 0,0001). Latorvastatine a augmenté le taux moyen de HDL-cholestérol de 2,9% (groupe pravastatine : +5,6%, p = NS). Une réduction moyenne de 36,4% du taux de CRP (protéine C réactive) a été observée dans le groupe atorvastatine, contre une réduction de 5,2% dans le groupe pravastatine (p < 0,0001).
Les résultats de létude ont été obtenus à la dose de 80 mg et ne peuvent donc pas être extrapolés aux doses plus faibles.
Les profils de sécurité demploi et de tolérance ont été similaires entre les deux groupes de traitement.
Cette étude navait pas pour objectif dévaluer l'effet d'un traitement hypolipémiant intensif sur la survenue des évènements cardiovasculaires majeurs. La relation entre les résultats dimagerie obtenus dans cette étude et lefficacité clinique en termes de prévention primaire et secondaire des évènements cardiovasculaires nest pas établie.
Syndrome coronaire aigu
Dans létude MIRACL, une dose de 80 mg datorvastatine a été évaluée chez 3 086 patients (1 538 patients dans le groupe atorvastatine; 1 548 patients dans le groupe placebo) présentant un syndrome coronaire aigu (infarctus du myocarde sans onde Q ou angor instable). Le traitement a été instauré au cours de la phase aiguë après hospitalisation et a été poursuivi pendant 16 semaines.
Le traitement par atorvastatine 80 mg / jour a augmenté le temps de survenue du critère composite principal, qui combinait la survenue des décès de toute cause, des infarctus du myocarde non fatals, des arrêts cardiaques réanimés ou dun angor avec signes dischémie myocardique nécessitant une hospitalisation. La réduction du risque a été de 16% (p = 0,048). Cela a été principalement dû à une réduction de 26% des réhospitalisations pour angor avec signes dischémie myocardique (p = 0,018). Les différences observées pour les critères secondaires nétaient pas statistiquement significatives (globalement, placebo : 22,2%, atorvastatine : 22,4%).
Le profil de la sécurité demploi de latorvastatine au cours de létude MIRACL était cohérent avec celui décrit à la rubrique 4.8.
Prévention de maladies cardiovasculaires
L'effet de l'atorvastatine sur les maladies cardiaques coronaires fatales et non fatales a été évalué dans une étude randomisée, en double aveugle contrôlée versus placebo, « The Anglo-Scandinavian Cardiac Outcomes Trial Lipid Lowering Arm » (ASCOT-LLA), chez des patients hypertendus âgés de 40 à 79 ans, sans antécédent d'infarctus du myocarde ni d'angor traité, et présentant des taux de cholestérol total ≤ 6,5 mmol/L (251 mg / dL). Tous les patients présentaient au moins 3 des facteurs de risque cardiovasculaire prédéfinis suivants : sexe masculin, âge (≥ 55 ans), tabagisme, diabète, antécédent de maladie cardiaque coronaire chez un parent du premier degré, ratio cholestérol total/HDL-cholestérol > 6, maladie vasculaire périphérique, hypertrophie ventriculaire gauche, antécédent dévènement cérébrovasculaire, anomalie électrocardiographique spécifique, protéinurie/albuminurie. Tous les patients inclus nétaient pas considérés comme présentant un risque élevé de premier évènement cardiovasculaire.
Les patients recevaient un traitement antihypertenseur à base damlodipine ou daténolol associé soit à 10 mg / jour datorvastatine (n = 5 168) soit à un placebo (n = 5 137).
Leffet de latorvastatine sur la réduction du risque relatif et absolu a été :
|
Évènement |
Réduction du risque relatif (%) |
Nb dévènements (atorvastatine vs placebo) |
Réduction du risque absolu1 (%) |
p-value |
|
Décès dorigine coronaire et IDM non fatals |
36% |
100 vs 154 |
1,1% |
0,0005 |
|
Total des évènements cardiovasculaires et des procédures de revascularisation |
20% |
389 vs 483 |
1,9% |
0,0008 |
|
Total des évènements coronariens |
29% |
178 vs 247 |
1,4% |
0,0006 |
|
1Sur la base de la différence des taux bruts dévènements survenus après une durée médiane de suivi de 3,3ans. |
||||
|
IDM : infarctus du myocarde |
||||
La diminution des mortalités totale et cardiovasculaire n'était pas significative (185 versus 212 évènements, p = 0,17 et 74 versus 82 évènements, p = 0,51). Des analyses en sous-groupes en fonction du sexe (81% d'hommes, 19% de femmes) ont montré un bénéfice de l'atorvastatine chez les hommes mais pas chez les femmes; cela pouvant être expliqué peut-être par le faible nombre d'événement dans le groupe des femmes. Les mortalités totale et cardiovasculaire étaient numériquement plus élevées dans le groupe des femmes (38 versus 30 et 17 versus 12), mais sans atteindre la significativité statistique. Une interaction significative en fonction du traitement antihypertenseur initial a été observée. L'atorvastatine diminue significativement le nombre de « décès d'origine coronaire et infarctus du myocarde non fatal » (critère principal) chez les patients traités par amlodipine (HR 0,47 (0,32-0,69), p = 0,00008), contrairement à ceux traités par aténolol (HR 0,83 (0,59-1,17), p = 0,287).
Dans une analyse post-hoc, un sous-groupe de patients randomisés sous le traitement à base damlodipine a été traité par périndopril et soit par atorvastatine (n = 1 950) soit par placebo (n = 1 926). Le risque de maladie cardiaque coronaire totale [infarctus du myocarde non-fatal (y compris asymptomatique) + maladie cardiaque coronaire fatale] a été réduit de 42% (IC 95% [0,396;0,837]). Il existait également une réduction significative de 46% du risque de mortalité cardiovasculaire (IC 95% [0,344;0,854]), une réduction de 40% du critère composite mortalité cardiovasculaire + infarctus du myocarde + accident vasculaire cérébral (AVC) (IC 95% [0,461;0,779]), une réduction de 36% du critère composite maladie cardiaque coronaire totale + AVC fatal et non-fatal (IC 95% [0,490;0,846]), une réduction de 32% des événements coronariens totaux (IC 95% [0,516;0,883]) et une réduction de 29% de la mortalité toutes causes confondues (IC 95% [0,555;0,915]).
L'effet de l'atorvastatine a également été évalué sur les évènements cardiovasculaires fatals et non fatals dans l'étude Collaborative Atorvastatin Diabetes Study (CARDS). Il s'agit d'une étude randomisée, en double aveugle, multicentrique, contrôlée versus placebo, réalisée chez des patients atteints de diabète de type 2, âgés de 40 à 75 ans, sans antécédents de maladies cardiovasculaires, présentant un taux de LDL-cholestérol ≤ 4,14 mmol/L (160 mg / dL) et un taux de triglycérides ≤ 6,78 mmol/L (600 mg / dL).
Tous les patients avaient au moins un des facteurs de risque suivants : hypertension, tabagisme en cours, rétinopathie, microalbuminurie ou macroalbuminurie.
Les patients ont reçu soit 10 mg d'atorvastatine par jour (n = 1 428) soit un placebo (n = 1 410) pendant une période médiane de 3,9 ans.
L'effet de l'atorvastatine sur la réduction du risque relatif et absolu a été:
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Évènement |
Réduction du risque relatif (%) |
Nb dévènements (atorvastatine vs placebo) |
Réduction du risque absolu1 (%) |
p-value |
|
Évènements cardiovasculaires majeurs (IDM aigu fatal et non-fatal, IDM asymptomatique, décès dorigine coronaire aiguë, angor instable, PAC, ACTP, revascularisation, AVC) |
37% |
83 vs 127 |
3,2% |
0,0010 |
|
IDM (aigu fatal et non fatal, asymptomatique) |
42% |
38 vs 64 |
1,9% |
0,0070 |
|
AVC (fatals et non-fatals) |
48% |
21 vs 39 |
1,3% |
0,0163 |
|
1Sur la base de la différence des taux bruts dévènements survenus après une durée médiane de suivi de 3,9 ans. IDM : infarctus du myocarde ; PAC : pontage de lartère coronaire ; ACTP : angioplastie coronaire transluminale percutanée ; AVC : accident vasculaire cérébral. |
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Aucune différence de leffet du traitement na été observée en fonction du sexe ou de lâge des patients ou du taux de LDL-cholestérol à linclusion. Une tendance favorable a été observée sur la mortalité (82 décès dans le groupe placebo versus 61 dans le groupe atorvastatine, p = 0,0592).
Récidive des accidents vasculaires cérébraux
Dans l'étude SPARCL (Stroke Prevention by Aggressive Reduction in Cholesterol Levels), l'effet de 80 mg/jour d'atorvastatine ou d'un placebo sur les AVC a été évalué chez 4 731 patients ayant présenté un AVC ou un accident ischémique transitoire (AIT) au cours des 6 mois précédents et sans antécédent de maladie cardiaque coronaire. Parmi eux, 60% des patients était des hommes, âgés de 21 à 92 ans (âge moyen : 63 ans) ayant des taux initiaux de LDL-cholestérol de 133 mg / dL (3,4 mmol/L). Le taux moyen de LDL-cholestérol était de 73 mg / dL (1,9 mmol/L) sous atorvastatine et de 129 mg / dL (3,3 mmol/L) sous placebo. La durée médiane du suivi a été de 4,9 ans.
En comparaison à un placebo, 80 mg d'atorvastatine ont diminué de 15% le risque de survenue d'AVC fatal ou non fatal (critère principal), soit un risque relatif par rapport au placebo de 0,85 (IC 95% [0,72;1,00], p = 0,05) ou de 0,84 (IC 95% [0,71;0,99], p = 0,03) après ajustement en fonction des valeurs initiales. Le taux de mortalité (toutes causes confondues) était de 9,1% (216/2 365) chez les patients traités par atorvastatine versus 8,9% (211/2 366) chez les patients traités par placebo.
Une analyse réalisée a postériori a montré que 80 mg d'atorvastatine diminuaient la fréquence des AVC ischémiques de 9,2% (218/2 365) versus 11,6% (274/2 366) sous placebo (p = 0,01), et augmentaient la fréquence des AVC hémorragiques de 2,3% (55/2 365) versus 1,4% (33/2 366) sous placebo (p = 0,02).
· Le risque d'AVC hémorragique était plus élevé chez les patients inclus ayant des antécédents d'AVC hémorragiques (7/45 sous atorvastatine versus 2/48 sous placebo), soit un risque relatif de 4,06 (IC 95% [0,84;19,57]). Le risque d'AVC ischémique était similaire dans les deux groupes (3/45 sous atorvastatine versus 2/48 sous placebo), soit un risque relatif de 1,64 (IC 95% [0,27;9,82]).
· Le risque d'AVC hémorragique était plus élevé chez les patients inclus ayant des antécédents d'infarctus lacunaire (20/708 sous atorvastatine versus 4/701 sous placebo), soit un risque relatif de 4,99 (IC 95% [1,71;14,61]). Le risque d'AVC ischémique était par contre plus faible chez ces patients (79/708 sous atorvastatine versus 102/701 sous placebo); soit un risque relatif de 0,76 (IC 95% [0,57;1,02]). Il est possible que le risque absolu dAVC soit plus élevé chez les patients traités par 80 mg datorvastatine par jour ayant un antécédent dinfarctus lacunaire.
Le taux de mortalité (toutes causes confondues) était de 15,6% (7/45) sous atorvastatine versus 10,4% (5/48) sous placebo dans le sous-groupe de patients ayant un antécédent d'AVC hémorragique ; ce taux était de 10,9% (77/708) sous atorvastatine versus 9,1% (64/701) sous placebo dans le sous-groupe de patients ayant un antécédent d'infarctus lacunaire.
Périndopril
Hypertension
Le périndopril est actif à tous les stades de lhypertension artérielle : légère, modérée, sévère ; on observe une réduction des pressions systolique et diastolique, à la fois en décubitus et en orthostatisme.
Le périndopril réduit les résistances périphériques vasculaires, conduisant à une diminution de la pression artérielle. Par conséquent, le débit sanguin périphérique augmente, sans effet sur la fréquence cardiaque.
Le débit sanguin rénal augmente, en règle générale, le débit de filtration glomérulaire (DFG) restant habituellement inchangé.
Lactivité anti-hypertensive est maximale entre 4 et 6 heures après une prise unique et se maintient pendant au moins 24 heures : le rapport vallée/pic est de lordre de 87 100%.
La diminution de la pression artérielle se produit rapidement. Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle intervient durant le premier mois de traitement, et se maintient sans échappement.
Larrêt du traitement ne saccompagne pas dun effet rebond sur la pression artérielle.
Le périndopril réduit lhypertrophie ventriculaire gauche.
Chez lhomme, les propriétés vasodilatatrices de périndopril ont été confirmées. Il améliore lélasticité des gros troncs artériels et diminue le ratio média/lumen des petites artères.
Lassociation à un diurétique thiazidique produit une synergie additive. Lassociation dun IEC et dun thiazidique diminue aussi le risque dhypokaliémie induit par le traitement diurétique.
Insuffisance cardiaque
Le périndopril réduit le travail cardiaque en diminuant la pré-charge et la post-charge.
Les études chez linsuffisant cardiaque ont démontré :
· une baisse des pressions de remplissage ventriculaire gauche et droit,
· une diminution des résistances vasculaires périphériques totales,
· une augmentation du débit cardiaque et une amélioration de lindex cardiaque.
Dans des études comparatives, la première administration de 2,5 mg de périndopril arginine aux patients souffrant dune insuffisance cardiaque légère à modérée na pas été associée à une diminution significative de la pression artérielle par rapport au placebo.
Patients atteints dune coronaropathie stable
Létude clinique EUROPA, multicentrique, internationale, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo a duré 4 ans.
Douze mille deux cent dix-huit (12 218) patients âgés de plus de 18 ans ont été randomisés sous 8 mg de périndopril tert-butylamine (correspondant à 10 mg de périndopril arginine) (n = 6 110) ou sous placebo (n = 6 108).
Les patients de létude présentaient une coronaropathie sans signe clinique dinsuffisance cardiaque. Au total, 90% des patients avaient un antécédent dinfarctus du myocarde et/ou un antécédent de revascularisation coronaire. La plupart des patients ont reçu le traitement étudié en plus de leur thérapie usuelle incluant des antiagrégants plaquettaires, des hypolipémiants et des bêta-bloquants.
Le critère principal defficacité était un critère composite associant la mortalité cardiovasculaire, linfarctus du myocarde non fatal et/ou larrêt cardiaque réanimé. Le traitement par le périndopril tert-butylamine à la dose de 8 mg (équivalent à 10 mg de périndopril arginine) une fois par jour a abouti à une réduction absolue significative du critère principal de 1,9% (Réduction du Risque Relatif (RRR) de 20%, IC 95% [9,4;28,6] - p<0,001).
Par rapport au placebo, une réduction absolue de 2,2% correspondant à un RRR de
22,4% (IC 95% [12,0;31,6] - p<0,001) du critère principal a été observée chez les patients ayant un antécédent dinfarctus du myocarde et/ou de revascularisation.
Lors de la randomisation, 89,41% des patients traités par hypolipémiant ont reçu des statines (89,02% dans le groupe périndopril et 89,80% dans le groupe placebo).
Dans un sous-groupe de patients traités par hypolipémiant, qui a été défini dans une analyse post-hoc de létude EUROPA, laddition de périndopril à lhypolipémiant (n = 3 534) a révélé une réduction significative de 1,7% du risque absolu (RRR de 21,8%, IC 95% [0,634;0,964] par rapport au placebo associé à lhypolipémiant (n = 3 499) pour le critère composite comprenant mortalité cardiovasculaire, infarctus aigu du myocarde non-fatal et arrêt cardiaque réanimé.
Données issues des essais cliniques relatives au double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) :
Lutilisation de lassociation dun IEC avec un ARA II a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés : ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou cérébrovasculaire, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, de lésion du rein aiguë et/ou dhypotension. Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskirène Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskirène à un traitement standard par un IEC ou un ARA II chez des patients diabétiques de type 2, atteints d'une insuffisance rénale chronique, de troubles cardio-vasculaires ou des deux. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les AVC ont été plus fréquents dans le groupe aliskirène que dans le groupe placebo ; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskirène que dans le groupe placebo.
Population pédiatrique
Aucune donnée nest disponible sur le traitement de lenfant par LIPERCOSYL.
LAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec LIPERCOSYL dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique pour le traitement des maladies cardiovasculaires (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant lusage pédiatrique).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Dans une étude dinteraction médicamenteuse réalisée chez des sujets sains, ladministration concomitante de 40 mg datorvastatine, de 10 mg de périndopril arginine et de 100 mg dacide acétylsalicylique a entraîné une augmentation de 32% de la concentration maximale de périndopril, mais les paramètres pharmacocinétiques du périndoprilate, le métabolite actif, nont pas été modifiés. Aucune interaction pharmacocinétique na été identifiée pour latorvastatine, lacide acétylsalicylique et leurs métabolites respectifs.
Atorvastatine
Absorption
Après administration orale, l'atorvastatine est rapidement absorbée, les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) étant atteintes en 1 à 2 heures. L'absorption de l'atorvastatine est dose-dépendante. Après administration orale, la biodisponibilité des comprimés pelliculés d'atorvastatine est de 95% à 99% en comparaison à une solution orale. La biodisponibilité absolue de l'atorvastatine est d'environ 12%, la biodisponibilité systémique de l'activité inhibitrice de l'HMGCoA réductase étant d'environ 30%. La faible biodisponibilité systémique est due à la clairance dans la muqueuse gastro-intestinale précédant le passage systémique et/ou à l'effet de premier passage hépatique.
Distribution
Le volume moyen de distribution de latorvastatine est denviron 381 litres. La liaison de latorvastatine aux protéines plasmatiques est ≥ 98%.
Biotransformation
Latorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 en dérivés ortho-et parahydroxylés et en divers produits de bêtaoxydation. En plus dautres voies métaboliques, ces produits sont ultérieurement métabolisés par glucuronidation. Linhibition in vitro de lHMGCoA réductase par les métabolites ortho- et parahydroxylés est similaire à celle de latorvastatine. Environ 70% de lactivité circulante inhibitrice de lHMGCoA réductase est attribuée aux métabolites actifs.
Élimination
Latorvastatine est un substrat des transporteurs hépatiques polypeptides, transporteurs danions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de latorvastatine sont des substrats de lOATP1B1.
Latorvastatine est également identifiée comme étant un substrat des transporteurs defflux de type protéine de multirésistance aux médicaments 1 (MDR1) et protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter labsorption intestinale et la clairance biliaire de latorvastatine.
Latorvastatine est principalement éliminée par voie biliaire après métabolisme hépatique et/ou extrahépatique. Cependant, latorvastatine ne semble pas subir un cycle entérohépatique important. La demi-vie délimination plasmatique moyenne de l'atorvastatine est denviron 14 heures chez lhomme. La demi-vie de l'activité d'inhibition de l'HMGCoA réductase est d'environ 20 à 30 heures en raison de la contribution des métabolites actifs.
Populations particulières
Sujets âgés
Les concentrations plasmatiques de latorvastatine et de ses métabolites actifs sont plus élevées chez le sujet âgé sain que chez ladulte jeune, leffet hypolipémiant étant cependant comparable à celui observé chez des patients plus jeunes.
Sexe
Les concentrations de latorvastatine et de ses métabolites actifs sont différentes entre les femmes et les hommes (chez les femmes : Cmax environ 20% plus élevée et SSC environ 10% plus basse). Ces différences nont pas de signification clinique, aucune différence cliniquement significative sur les paramètres lipidiques nétant observée entre les hommes et les femmes.
Patients insuffisants rénaux
Une maladie rénale n'a pas d'influence sur les concentrations plasmatiques ou sur l'effet de l'atorvastatine et de ses métabolites actifs sur les paramètres lipidiques.
Patients insuffisants hépatiques
Les concentrations plasmatiques datorvastatine et de ses métabolites actifs sont très augmentées (environ 16 fois pour la Cmax et environ 11 fois pour la SSC) chez les patients présentant une maladie hépatique chronique due à lalcool (classe B de Child-Pugh).
Polymorphisme SLOC1B1
Le captage hépatique de tous les inhibiteurs de lHMGCoA réductase, dont latorvastatine, implique le transporteur OATP1B1. Chez les patients ayant un polymorphisme SLCO1B1, il y a un risque de surexposition à latorvastatine, qui peut entraîner une augmentation du risque de rhabdomyolyse (voir rubrique 4.4). Un polymorphisme au niveau du gène OATP1B1 (SLCO1B c.521CC) est associé à une exposition à latorvastatine 2,4 fois (SSC) supérieure à celle observée chez les individus sans ce variant génotypique (c.521TT). Une altération génétique du captage hépatique de latorvastatine est également possible chez ces patients. Les conséquences éventuelles sur lefficacité sont inconnues.
Périndopril
Absorption
Après administration orale, labsorption de périndopril est rapide et le pic de concentration est atteint en 1 heure. La demi-vie plasmatique du périndopril est de 1 heure.
Biotransformation
Le périndopril est une prodrogue. Vingt-sept pour cent (27%) de la dose administrée de périndopril est retrouvé dans le compartiment sanguin sous forme de périndoprilate, le métabolite actif. En plus du périndoprilate actif, le périndopril produit 5 métabolites, tous inactifs. Le pic de concentration plasmatique du périndoprilate est atteint en 3 à 4 heures.
La prise daliments diminuant la transformation en périndoprilate, et donc sa biodisponibilité, le périndopril arginine doit être administré par voie orale, en une prise quotidienne unique le matin avant le repas.
Linéarité
Une relation linéaire a été démontrée entre la dose de périndopril et sa concentration plasmatique.
Distribution
Le volume de distribution est approximativement de 0,2 L/kg pour la forme libre du périndoprilate. La liaison du périndoprilate aux protéines plasmatiques est de 20%, principalement à lEnzyme de Conversion de l'Angiotensine, et est concentration-dépendante.
Élimination
Le périndoprilate est éliminé dans lurine et la demi-vie terminale de la fraction libre est denviron 17 heures, permettant dobtenir un état déquilibre en 4 jours.
Populations particulières
Sujets âgés
Lélimination du périndoprilate est diminuée chez le sujet âgé, ainsi que chez les insuffisants cardiaques et rénaux.
Patients insuffisants rénaux
Une adaptation posologique en cas dinsuffisance rénale est souhaitable en fonction du degré de cette insuffisance (clairance de la créatinine).
La clairance de dialyse du périndoprilate est de 70 mL/min.
Patients cirrhotiques
Les cinétiques du périndopril sont modifiées chez les cirrhotiques : la clairance hépatique de la molécule-mère est réduite de moitié. Cependant, la quantité de périndoprilate formée nest pas réduite et, par conséquent, aucune adaptation posologique nest nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).
5.3. Données de sécurité préclinique
Aucune étude préclinique na été réalisée avec LIPERCOSYL.
Atorvastatine
Toxicité de la reproduction et effets sur la fertilité
Il a été montré lors détudes chez lanimal que les inhibiteurs de lHMGCoA réductase peuvent affecter le développement de lembryon ou du ftus. Chez le rat, le lapin et le chien, latorvastatine na exercé aucun effet sur la fécondité et na pas été tératogène mais une toxicité ftale a été observée chez le rat et le lapin à des doses toxiques pour les mères. Un retard du développement des portées et une réduction de la survie postnatale ont été observés au cours dexpositions à une dose élevée d'atorvastatine chez la rate. Des données ont indiqué un transfert transplacentaire chez la rate. Les concentrations datorvastatine dans le plasma et le lait ont été similaires chez la rate. On ne sait pas si latorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel.
Carcinogénèse, mutagénèse
Aucun effet mutagène ou clastogène potentiel na été observé avec latorvastatine dans 4 tests in vitro et 1 test in vivo. Latorvastatine na pas montré deffet carcinogène chez le rat, mais de fortes doses chez la souris (conduisant à une SSC0-24h 6 à 11 fois supérieure à celle observée chez lhomme aux doses recommandées les plus élevées) ont été associées à des adénomes hépatocellulaires chez les mâles et à des carcinomes hépatocellulaires chez les femelles.
Périndopril
Toxicité chronique
Dans les études de toxicité chronique (chez le rat et le singe), lorgane cible est le rein, où des dommages réversibles ont été observés.
Toxicité de la reproduction et effets sur la fertilité
Les études sur la toxicité de la reproduction (chez le rat, la souris, le lapin et le singe) nont montré aucun signe dembryotoxicité ou de tératogénicité. Cependant, il a été montré que les IEC, par effet de classe, induisent des effets indésirables sur les derniers stades de développement du ftus, conduisant à une mort ftale et des effets congénitaux chez les rongeurs et le lapin : des lésions rénales et une augmentation de la mortalité péri- et post-natale ont été observées. La fécondité na pas été altérée chez le rat mâle ou femelle.
Carcinogénèse, mutagénèse
Aucun effet mutagène na été observé lors des études in vitro ou in vivo. Aucune carcinogénicité na été observée lors des études à long terme chez le rat et la souris.
· Talc (E553b)
Granulés datorvastatine
· Carbonate de calcium (E170)
· Hydroxypropylcellulose (E463)
· Polysorbate 80 (E433)
· Croscarmellose sodique (E468)
· Sphères de sucre (saccharose, amidon de maïs)
Granulés de périndopril arginine
· Hydroxypropylcellulose (E463)
· Sphères de sucre (saccharose, amidon de maïs)
Enveloppe de la gélule
· Dioxyde de titane (E171)
· Bleu brillant FCF (E133) FD&C Blue 1 (E133)
· Gélatine
Ingrédients de lencre
· Gomme laque (E904)
· Propylène glycol (E1520)
· Solution dammoniaque fort (E527)
· Oxyde de fer noir (E172)
· Hydroxyde de potassium (E525).
2 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage dorigine, à labri de lhumidité.
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
· 10 gélules dans un flacon en polypropylène fermé par un bouchon en polyéthylène basse densité
· 30 gélules dans un flacon en polypropylène fermé par un bouchon en polyéthylène basse densité
· 90 (3 x 30) gélules dans 3 flacons en polypropylène fermés par un bouchon en polyéthylène basse densité
· 100 gélules dans un flacon en polyéthylène haute densité fermé par un bouchon en polypropylène
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
50 RUE CARNOT
92284 SURESNES CEDEX
FRANCE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 329 2 0 : 30 gélules en flacon (PP).
· 34009 550 494 5 6 : Conditionnement multiple de 90 gélules (3 flacons de 30 gélules) en flacon (PP).
· 34009 550 494 7 0 : 100 gélules en flacon (PEHD).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
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- EZETIMIBE ACCORD 10 mg, comprimé
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