OPTIKINZY 250 microgrammes/35 microgrammes, comprimé
CIS 66449857
Informations à jour au 17 décembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 17/12/2021
OPTIKINZY 250 microgrammes/ 35 microgrammes, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé bleu actif contient 250 microgrammes de norgestimate et 35 microgrammes déthinylestradiol.
Excipient(s) à effet notoire : chaque comprimé bleu contient 89,357 mg de lactose et chaque comprimé non pelliculé vert clair contient 81,850 mg de lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé rond, bleu, non pelliculé, de 6,4 mm, plats, à bords biseautés gravés « 146 » sur une face et sans inscription sur lautre face.
Comprimé rond, vert clair, non pelliculé, plats, à bords biseautés gravés « 295 » sur une face et sans inscription sur lautre face.
4.1. Indications thérapeutiques
La décision de prescrire OPTIKINZY doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à OPTIKINZY en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux Combinés) (voir rubriques 4.3 et 4.4).
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Population pédiatrique
OPTIKINZY est contre-indiqué chez les filles qui nont pas atteint lâge de la puberté avant la ménarche (voir la section 4.3).
Adultes
Les comprimés doivent être pris dans lordre indiqué sur la plaquette, tous les jours à peu près à la même heure. La prise de comprimés est continue. Un comprimé est pris chaque jour pendant 28 jours consécutifs. Chaque plaquette est débutée après la prise du dernier comprimé de la plaquette précédente. Une hémorragie de privation survient généralement 2-3 jours après le début de la prise des comprimés placébos et ne sera peut-être pas terminée avant de commencer la plaquette suivante.
Personnes âgées
Lutilisation de ce produit nest pas indiquée chez les femmes post-ménopausées.
Mode dadministration
Début de traitement
Le premier comprimé doit être pris le 1er jour du cycle normal de la femme (cest-à-dire le premier jour des règles).
Relais dun autre contraceptif
Relais dun autre contraceptif hormonal combiné (contraceptif oral combiné (COC), anneau vaginal ou dispositif transdermique (patch)
La femme doit commencer à prendre OPTIKINZY le lendemain de la prise du dernier comprimé actif (le dernier comprimé contenant des substances actives) du COC précédent ou au plus tard le jour suivant la période habituelle sans comprimé ou le jour suivant le dernier comprimé de placebo du COC précédent. Dans le cas de lanneau vaginal ou du dispositif transdermique, la femme doit commencer OPTIKINZY le jour de retrait et au plus tard le jour prévu pour lapplication du nouveau dispositif ou du nouvel anneau.
Relais dune contraception progestative seule (pilule microdosée, forme injectable, implant) ou dun dispositif intra-utérin (DIU) contenant un progestatif
Le relais dune contraception microdosée peut se faire à tout moment du cycle. Le relais dun implant ou dun DIU se fait le jour du retrait, et le relais dun contraceptif injectable se fait le jour prévu pour la nouvelle injection).Dans tous les cas, il est recommandé dutiliser une méthode complémentaire de contraception non hormonale pendant les 7 premiers jours de traitement.
Administration post-partum
Les contraceptifs oraux estroprogestatifs peuvent être débutés 21 jours après un accouchement par voie basse à condition que la femme nallaite pas, puisse se déplacer, et ne présente pas de complications puerpérales. Dans ce cas, il ne sera pas nécessaire de prendre des mesures contraceptives complémentaires. Si le traitement est commencé plus de 21 jours après laccouchement, il est recommandé dutiliser une méthode complémentaire de contraception de type mécanique pendant les 7 premiers jours de traitement.
Cependant, si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, il convient de sassurer de labsence de grossesse avant le début de prise de contraceptif oral estroprogestatif ou dattendre les premières règles.
En cas dallaitement : voir rubriques 4.3, 4.4 et 4.6.
Après une interruption de grossesse ou une fausse couche
Interruption de grossesse du premier trimestre
La femme peut commencer à prendre les comprimés dOPTIKINZY immédiatement. Dans ce cas, il ne sera pas nécessaire de prendre des mesures contraceptives complémentaires.
Après un accouchement ou une interruption de grossesse du deuxième trimestre
Les contraceptifs oraux estroprogestatifs doivent être débutés entre le 21eme et le 28eme jour après un accouchement ou une interruption de grossesse du deuxième trimestre. Si le traitement est commencé plus de 28 jours après un accouchement ou une interruption de grossesse du deuxième trimestre, il est recommandé dutiliser une méthode complémentaire de contraception de type mécanique pendant les 7 premiers jours de traitement. Cependant, si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, il convient de sassurer de labsence de grossesse avant le début de prise de contraceptif oral estroprogestatif ou dattendre les premières règles.
En cas dallaitement : voir rubrique 4.6
Suppression des règles
Pour supprimer des règles, une nouvelle plaquette de OPTIKINZY doit être commencée le lendemain de la fin des comprimés actifs de la plaquette en cours (la patiente ne prend pas les 7 comprimés vert clair placebos). La prise de comprimés devrait se poursuivre de la manière habituelle.
Pendant l'utilisation de la seconde plaquette, la patiente risque d'avoir des petites pertes ou un saignement, mais la protection contraceptive ne sera pas diminuée à condition qu'il n'y ait pas d'oubli de comprimé.
La plaquette suivante de OPTIKINZY est débutée après les 7 jours de comprimés vert clair habituels, que les règles soient complètement terminées ou non.
Réduction de lefficacité
Lorsque OPTIKINZY est pris selon les instructions d'utilisation, l'apparition de la grossesse est hautement improbable. Cependant, la fiabilité des contraceptifs oraux peut être réduite dans les circonstances suivantes :
Conduite à tenir en cas doubli dun ou plusieurs comprimés
Si la femme prend un comprimé avec un retard de moins de 12 heures, lefficacité contraceptive nest pas réduite. La femme doit prendre le comprimé dès quelle y pense et les comprimés suivants seront pris comme dhabitude.
Si elle prend un comprimé avec un retard de plus de 12 heures, lefficacité contraceptive peut être réduite. En effet, la prise ininterrompue de comprimés bleus pendant 7 jours est requise pour obtenir une inhibition correcte de laxe hypothalamo-hypophyso-ovarien.
Les conseils suivants seront donc donnés en pratique en cas doubli dun comprimé actif (bleu).
Semaine 1
La femme prendra le dernier comprimé oublié dès quelle y pense, même si cela implique la prise de 2 comprimés en même temps. Les comprimés suivants devront être pris à lheure habituelle. Elle devra aussi utiliser simultanément une contraception mécanique complémentaire (exemple, un préservatif) pendant les 7 jours suivants. En cas de rapports sexuels au cours des 7 jours qui précèdent, la possibilité dune grossesse doit être envisagée. Plus le nombre de comprimés oubliés est important ou plus la date de loubli est proche de la période de prise des comprimés placebos (vert clair) plus le risque de grossesse est important.
Semaine 2
La femme prendra le dernier comprimé oublié dès quelle y pense, même si cela implique la prise de 2 comprimés en même temps. Les comprimés suivants devront être pris à lheure habituelle. Si les comprimés ont été pris correctement les 7 jours qui précèdent le comprimé oublié, il ne sera pas nécessaire de prendre des mesures contraceptives complémentaires. Toutefois si plusieurs comprimés sont oubliés, il sera recommandé à la femme dutiliser une autre méthode de contraception pendant 7 jours.
Semaine 3
Le risque defficacité réduite est maximal compte tenu de la proximité des 7 jours de prise des comprimés placebos (vert clair). Toutefois, il est possible dempêcher la réduction de lefficacité contraceptive en modulant la prise de comprimés. Il ne sera donc pas nécessaire de prendre des mesures contraceptives complémentaires si lon suit lune des alternatives de prise ci-dessous, à condition que tous les comprimés aient été pris correctement pendant les 7 jours qui précèdent le comprimé oublié. Toutefois, si cela nest pas le cas, il sera recommandé à la femme de suivre la première des deux alternatives de prise et dutiliser une méthode contraceptive complémentaire pendant les 7 jours suivants.
1. La femme prendra le dernier comprimé oublié dès quelle y pense, même si cela implique la prise de 2 comprimés en même temps. Les comprimés suivants devront être pris à lheure habituelle jusquà avoir terminé les comprimés bleus de la plaquette. Les sept comprimés vert clair (placebos) ne doivent pas être pris. La plaquette suivante doit être commencée immédiatement après avoir pris le dernier comprimé bleu. Lapparition dune hémorragie de privation avant la fin des comprimés bleus de la deuxième plaquette est peu probable mais des spottings (gouttes ou taches de sang) ou des métrorragies sont possibles les jours de prise des comprimés.
2. Il pourra aussi être conseillé à la femme darrêter de prendre les comprimés bleus de la plaquette en cours. Dans ce cas, elle devra prendre les comprimés vert clair pendant 7 jours maximum, incluant le nombre de jours où des comprimés bleus ont été oubliés, puis elle commencera la plaquette suivante.
Chez une femme ayant oublié de prendre un (des) comprimé(s), labsence dhémorragie de privation durant la prise des comprimés placebos (vert clair) devra faire rechercher une éventuelle grossesse.
En cas de troubles gastro-intestinaux sévères (par exemple des vomissements ou une diarrhée), labsorption dun comprimé peut ne pas être complète ; des mesures contraceptives complémentaires doivent donc être prises. Si des vomissements se produisent dans les 3-4 heures suivant la prise dun comprimé bleu, un nouveau comprimé doit être pris en remplacement dès que possible. Le nouveau comprimé doit être pris si possible dans les 12 heures qui suivent lheure habituelle de prise. Si plus de 12 heures se sont écoulées, les mêmes consignes que celles données pour les oublis de comprimés doivent sappliquer (voir rubrique 4.2. « Conduire à tenir en cas doubli dun ou plusieurs comprimés »). Si la femme ne veut pas modifier le calendrier normal de prise des comprimés bleus, elle doit prendre le(s) comprimé(s) supplémentaire(s) à partir dune autre plaquette.
· Hypersensibilité à la (aux) substance(s) active(s) ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV) :
o Thrombo-embolie veineuse présence de TEV (patient traité par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (p. ex. thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP]).
o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie veineuse, telle quune résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S.
o Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (voir rubrique 4.4).
o Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4).
· Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA) :
o Thrombo-embolie artérielle présence ou antécédents de thrombo-embolie artérielle (p. ex. infarctus du myocarde [IM]) ou de prodromes (p. ex. angine de poitrine).
o Affection cérébrovasculaire présence ou antécédents daccident vasculaire cérébral (AVC) ou de prodromes (p. ex. accident ischémique transitoire [AIT]).
o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie artérielle, telle quune hyperhomocystéinémie ou la présence danticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique).
o Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux.
o Risque élevé de thrombo-embolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4) ou dun facteur de risque sévère tel que :
§ diabète avec symptômes vasculaires.
§ hypertension artérielle sévère.
§ dyslipoprotéinémie sévère.
· Femmes qui allaitent dans les 6 semaines post-partum.
· Carcinome de lendomètre ou toute autre tumeur estrogéno-dépendante connue ou suspectée.
· Saignements vaginaux anormaux non diagnostiqués.
· Tabagisme de 15 cigarettes ou plus par jour chez les femmes de 35 ans ou plus.
· Affection hépatique aigue ou chronique, incluant les hépatites (virales ou non virales) ou les cirrhoses graves, ou des antécédents daffections hépatiques jusquà 3 mois après le retour à la normale des tests biologiques de la fonction hépatique ; adénomes ou carcinomes hépatiques.
· Tumeur maligne connue ou suspectée du sein.
· Pancréatite ou antécédent de pancréatite si elle est associé à une hypertriglycéridémie sévère.
· OPTIKINZY est contre-indiqué chez les filles qui nont pas atteint lâge de la puberté - avant la ménarche.
OPTIKINZY est contre-indiqué lors de lutilisation concomitante avec les médicaments contenant ombitsavir/paritaprevir/ritonavir et dasabuvir ou les médicaments contenant glécaprévir/pibrentasvir (voir rubrique 4.4 et rubrique 4.5).
Si la patiente présente pour la première fois lune de ces situations au cours de lutilisation de OPTIKINZY, les comprimés doivent être arrêtés immédiatement.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Si la patiente présente lun des troubles ou lun des facteurs de risque mentionnés ci-dessous, la pertinence du traitement par OPTIKINZY doit être discutée avec elle.
En cas daggravation ou de survenue de lun de ces troubles ou facteurs de risque, la nécessité dinterrompre lutilisation dOPTIKINZY doit être discutée entre le médecin et la patiente.
Risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
Le risque de TEV est augmenté chez les femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné (CHC) en comparaison aux femmes qui nen utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate (incluant OPTIKINZY) ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible.La décision dutiliser OPTIKINZY doit être prise uniquement après concertation avec la patiente afin de sassurer quelle comprend le risque de TEV associé à OPTIKINZY, linfluence de ses facteurs de risque actuels sur ce risque et le fait que le risque de TEV est maximal pendant la première année dutilisation. Certaines données indiquent également une augmentation du risque lors de la reprise dun CHC après une interruption de 4 semaines ou plus.
Parmi les femmes qui nutilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 sur 10 000 développeront une TEV sur une période dun an. Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque quelle présente (voir ci-dessous).
On estime que sur 10 000 femmes qui utilisent un CHC contenant du lévonorgestrel, environ 61 développeront une TEV sur une période dun an.
Les données disponibles à ce jour suggèrent que le risque de TEV associé à lutilisation de CHC contenant du norgestimate est similaire à celui associé à lutilisation de CHC contenant du lévonorgestrel.
1 Point central de lintervalle de 5-7 pour 10 000 années-femmes sur la base dun risque relatif, pour les CHC contenant du lévonorgestrel par rapport à la non-utilisation dun CHC, denviron 2,3 à 3,6
Ce nombre de TEV par année est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.
La TEV peut être fatale dans 1 à 2 % des cas.
Nombre de cas de TEV pour 10 000 femmes sur une période dun an

De façon extrêmement rare, des cas de thrombose ont été signalés chez des utilisatrices de CHC dans dautres vaisseaux sanguins, p. ex. les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes.
Facteurs de risque de TEV
Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si dautres facteurs de risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir le tableau ci-dessous).
OPTIKINZY est contre-indiqué chez les femmes présentant de multiples facteurs de risque, ceux-ci les exposant à un risque élevé de thrombose veineuse (voir rubrique 4.3). Lorsquune femme présente plus dun facteur de risque, il est possible que laugmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau : Facteurs de risque de TEV
|
Facteur de risque |
Commentaire |
|
Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²) |
Lélévation de lIMC augmente considérablement le risque. Ceci est particulièrement important à prendre en compte si dautres facteurs de risque sont présents. |
|
Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention chirurgicale sur les jambes ou le bassin, neurochirurgie ou traumatisme majeur.
Remarque : limmobilisation temporaire, y compris les trajets aériens > 4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, en particulier chez les femmes présentant dautres facteurs de risque |
Dans ces situations, il est conseillé de suspendre lutilisation de la pilule (au moins quatre semaines à lavance en cas de chirurgie programmée) et de ne reprendre le CHC que deux semaines au moins après la complète remobilisation. Une autre méthode de contraception doit être utilisée afin déviter une grossesse non désirée. Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé si OPTIKINZY na pas été interrompu à lavance. |
|
Antécédents familiaux (thrombo-embolie veineuse survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans) |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de CHC |
|
Autres affections médicales associées à la TEV
|
Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique) et drépanocytose |
|
Âge |
En particulier au-delà de 35 ans |
Il nexiste aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans lapparition ou la progression dune thrombose veineuse.
Laugmentation du risque de thrombo-embolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les 6 semaines de la période puerpérale, doit être prise en compte (pour des informations concernant « Grossesse et allaitement », voir rubrique 4.6).
Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)
Les femmes doivent être informées quen cas dapparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer quelles utilisent un CHC.
Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure :
· gonflement unilatéral dune jambe et/ou dun pied ou le long dune veine de la jambe ;
· douleur ou sensibilité dans une jambe, pouvant nêtre ressentie quen position debout ou lors de la marche ;
· sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.
Les symptômes de lembolie pulmonaire (EP) peuvent inclure :
· apparition soudaine et inexpliquée dun essoufflement ou dune accélération de la respiration ;
· toux soudaine, pouvant être associée à une hémoptysie ;
· douleur thoracique aiguë ;
· étourdissements ou sensations vertigineuses sévères ;
· battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Certains de ces symptômes (p. ex. « essoufflement », « toux ») ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes dévénements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p. ex.).
Les autres signes dune occlusion vasculaire peuvent inclure : douleur soudaine, gonflement et coloration légèrement bleutée dune extrémité.
Si locclusion se produit dans lil, les symptômes peuvent débuter sous la forme dune vision trouble indolore pouvant évoluer vers une perte de la vision. Dans certains cas, la perte de la vision peut survenir presque immédiatement.
Risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
Des études épidémiologiques ont montré une association entre lutilisation de CHC et laugmentation du risque de thrombo-embolie artérielle (infarctus du myocarde) ou daccident cérébrovasculaire (p. ex. accident ischémique transitoire, AVC). Les événements thrombo-emboliques artériels peuvent être fatals.
Facteurs de risque de TEA
Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles ou daccident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir le tableau). OPTIKINZY est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle (voir rubrique 4.3). Lorsquune femme présente plus dun facteur de risque, il est possible que laugmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement dans ce cas, le risque global doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau : Facteurs de risque de TEA
|
Facteur de risque |
Commentaire |
|
Âge |
En particulier au-delà de 35 ans |
|
Tabagisme |
Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC. Il doit être fortement conseillé aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer dutiliser une méthode de contraception différente. |
|
Hypertension artérielle |
|
|
Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2) |
Lélévation de lIMC augmente considérablement le risque. Ceci est particulièrement important à prendre en compte chez les femmes présentant dautres facteurs de risque. |
|
Antécédents familiaux (thrombo-embolie artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans) |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de CHC. |
|
Migraine |
Laccroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de lutilisation dun CHC (qui peut être le prodrome dun événement cérébrovasculaire) peut constituer un motif darrêt immédiat du CHC. |
|
Autres affections médicales associées à des événements indésirables vasculaires |
Diabète, hyperhomocystéinémie, valvulopathie cardiaque et fibrillation auriculaire, dyslipoprotéinémie et lupus érythémateux disséminé |
Symptômes de TEA
Les femmes doivent être informées quen cas dapparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer quelles utilisent un CHC.
Les symptômes dun accident cérébrovasculaire peuvent inclure :
· apparition soudaine dun engourdissement ou dune faiblesse du visage, dun bras ou dune jambe, en particulier dun côté du corps ;
· apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, dune perte déquilibre ou de coordination ;
· apparition soudaine dune confusion, de difficultés à parler ou à comprendre ;
· apparition soudaine de difficultés à voir dun il ou des deux yeux ;
· céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue ;
· perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise convulsive.
Des symptômes temporaires suggèrent quil sagit dun accident ischémique transitoire (AIT).
Les symptômes de linfarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :
· douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation doppression ou dencombrement dans la poitrine, le bras ou sous le sternum ;
· sensation de gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras, lestomac ;
· sensation dencombrement, dindigestion ou de suffocation ;
· transpiration, nausées, vomissements ou sensations vertigineuses ;
· faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes ;
· battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Tumeurs
Certaines études épidémiologiques suggèrent que les COC pourraient être associés à une augmentation du risque de cancer du col de lutérus chez les utilisatrices de COC à long terme (> 5 ans). Il nest cependant pas établi si ces pathologies sont dues à dautres facteurs comme le comportement sexuel et le papillomavirus humain (HPV).
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a conclu quil existe une légère augmentation du risque relatif (RR = 1,24) de cancer du sein chez les femmes sous contraception orale. Cette majoration du risque disparaît progressivement au cours des 10 années qui suivent larrêt du COC.
Le cancer du sein étant rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre plus élevé de cancers diagnostiqués chez les utilisatrices habituelles ou nouvelles utilisatrices de COC reste faible par rapport au risque global de cancer du sein.
Ces études ne permettent pas détablir une relation de causalité. Les cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices ont tendances à être moins évolués cliniquement par rapport à ceux diagnostiqués chez des femmes nen ayant jamais utilisé. Il est possible que, chez les utilisatrices de COC, cette augmentation du risque soit due à un diagnostic plus précoce du cancer du sein, aux effets biologiques de cette contraception ou à lassociation des deux.
Dans de rares cas, des tumeurs bénignes du foie, et dans de plus rares cas encore, des tumeurs malignes du foie ont été rapportées chez les utilisatrices de COC.
Dans des cas isolés, ces tumeurs ont conduit à des hémorragies intra-abdominales mettant en jeu le pronostic vital. Chez les femmes sous COC, la survenue de douleurs de la partie supérieure de labdomen, daugmentation du volume du foie ou de signes dhémorragie intra-abdominale doit faire évoquer une tumeur hépatique.
Lutilisation de COC plus fortement dosés (50 µg éthinylestradiol) diminue le risque de cancer de lendomètre et de lovaire. Ceci demande à être confirmé avec les COC plus faiblement dosés.
Autres pathologies
Lefficacité contraceptive peut être réduite chez les femmes pesant 90 kg ou plus.
Chez les femmes atteintes dhypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux dhypertriglycéridémie, un risque accru de pancréatite peut survenir en cas dutilisation dun COC.
Une augmentation modérée de la pression artérielle a été observée chez de nombreuses femmes sous COC mais elle était rarement cliniquement significative. Une interruption immédiate du COC nest justifiée que dans ces rares cas. La persistance de chiffres tensionnels élevés ou le non contrôle des chiffres tensionnels par un traitement antihypertenseur chez une femme hypertendue prenant un COC doit faire interrompre celui-ci. Le COC pourra éventuellement être repris après normalisation des chiffres tensionnels par un traitement antihypertenseur.
La survenue ou laggravation des pathologies suivantes a été observée au cours de la grossesse ou chez des femmes prenant des COC, bien que la responsabilité des COC nait pu être établie : ictère et/ou prurit dû à une cholestase, lithiase biliaire, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytico-urémique, chorée de Sydenham, herpès gravidique, hypoacousie par otosclérose.
Les strogènes exogènes peuvent déclencher ou aggraver les symptômes dun angio-oedème héréditaire ou acquis.
La survenue danomalie hépatiques aiguës ou chroniques peut nécessiter larrêt du COC jusquà la normalisation des paramètres hépatiques. La récidive dun ictère cholestatique et/ou dun prurit liés à une cholestase survenue au cours dune grossesse précédente ou de la prise antérieure dhormones stéroïdiennes doit faire arrêter le COC.
Les COC peuvent avoir un effet sur la résistance périphérique à linsuline et la tolérance au glucose ; il nest cependant pas obligatoire de modifier le traitement chez des diabétiques utilisant un CHC faiblement dosé (contenant moins de 0,05 mg déthinylestradiol). Les femmes diabétiques doivent cependant être étroitement surveillées, en particulier lors de linstauration dun COC.
Des cas daggravation de dépression endogène, dépilepsie, de maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique ont été observés sous COC.
Létat dépressif et la dépression sont des effets indésirables bien connus liés à lutilisation de contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La dépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il convient de conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements dhumeur et de symptômes dépressifs, y compris peu de temps après le début du traitement.
Un chloasma peut survenir, en particulier chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes ayant une prédisposition au chloasma sous COC doivent éviter de sexposer au soleil ou aux rayons ultra-violets.
Augmentation des ALAT
Lors des études cliniques réalisées chez des patientes traitées pour une infection par le virus de lhépatite C (VHC) par des médicaments contenant ombitasvir/paritaprevir/ritonavir et dasabuvir avec ou sans ribavirine, la survenue délévations des transaminases (ALAT) de plus de 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN) étaient significativement plus fréquentes chez les femmes utilisant des médicaments contenant de léthinylestradiol tels que les contraceptifs hormonaux combinés (CHCs). De plus, également chez les patients traités par glécaprévir/pibrentasvir, des élévations des ALAT ont été observées chez les femmes utilisant des médicaments contenant de l'éthinylestradiol, tels que les CHCs. (voir sections 4.3 et 4.5).
Consultation/ examen médical
Avant linstauration ou la reprise dun traitement par OPTIKINZY, une recherche complète des antécédents médicaux (y compris les antécédents familiaux) doit être effectuée et la présence dune grossesse doit être exclue. La pression artérielle doit être mesurée et un examen physique doit être réalisé, en ayant à lesprit les contre-indications (voir rubrique 4.3) et les mises en garde (voir rubrique 4.4). Il est important dattirer lattention des patientes sur les informations relatives à la thrombose veineuse et artérielle, y compris le risque associé à OPTIKINZY comparé à celui associé aux autres CHC, les symptômes de la TEV et de la TEA, les facteurs de risque connus et la conduite à tenir en cas de suspicion de thrombose.
Il doit également être indiqué aux patientes de lire attentivement la notice et de suivre les conseils fournis. La fréquence et la nature des examens doivent être définies sur la base des recommandations en vigueur et adaptées à chaque patiente.
Les patientes doivent être averties que les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre linfection par le VIH (SIDA) et les autres maladies sexuellement transmissibles.
Diminution de lefficacité
Lefficacité des COC peut être réduite en cas doubli de comprimés (voir rubrique 4.2), de troubles gastro-intestinaux, (voir rubrique 4.2) ou de prise concomitante dautres médicaments (voir rubrique 4.5).
Troubles du cycle
Des saignements irréguliers (« spottings » ou métrorragies) peuvent survenir sous COC en particulier au cours des premiers mois. Ces saignements irréguliers seront considérés comme significatifs sils persistent après environ 3 cycles.
Si les saignements irréguliers persistent ou surviennent après des cycles réguliers, une recherche étiologique non hormonale doit alors être effectuée ; des examens diagnostiques appropriés doivent être pratiqués afin dexclure une tumeur maligne ou une grossesse. Ces examens peuvent comporter un curetage.
Chez certaines femmes, les hémorragies de privation peuvent ne pas survenir au cours de lintervalle libre. Si le COC a été pris tel que décrit dans la rubrique 4.2, il est peu probable que la femme soit enceinte. Cependant, si le COC na pas été pris correctement avant labsence de la première hémorragie de privation ou si deux hémorragies de privation successives ne se produisent pas, il convient de sassurer de labsence de grossesse avant de poursuivre le COC.
Chez certaines femmes, il peut exister une aménorrhée ou une oligoménorrhée après arrêt de la contraception hormonale, en particulier lorsque la femme présentait avant le début du traitement une telle condition.
Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) ne doivent pas être utilisées pendant la prise de lassociation Norgestimate/ Ethinylestradiol (voir rubrique 4.5)
Excipients
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patientes présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Des interactions peuvent se produire avec un médicament qui induit des enzymes microsomales qui peuvent entraîner une clairance accrue des hormones sexuelles et qui, entre les contraceptifs oraux et d'autres médicaments, peut entraîner des saignements et/ ou un échec contraceptif.
Conduite à tenir
L'induction enzymatique peut déjà être observée après quelques jours de traitement. L'induction enzymatique maximale est généralement observée après quelques semaines. Après larrêt de la pharmacothérapie, l'induction enzymatique peut être maintenue pendant environ 4 semaines.
Traitement à court terme
Les femmes traitées avec des médicaments inducteurs d'enzymes devraient utiliser temporairement une méthode barrière ou une autre méthode de contraception en plus du COC. La méthode barrière doit être utilisée pendant tout le traitement médicamenteux concomitant et pendant 28 jours après son arrêt.
Traitement à long terme
Chez les femmes ayant un traitement à long terme avec des substances actives inductrices d'enzymes, une autre méthode de contraception sûre et non hormonale est recommandée.
Les interactions suivantes ont été rapportées dans la littérature.
Substances qui augmentent la clairance des COC (efficacité diminuée des COC par induction enzymatique), par exemple: métabolisme hépatique Barbituriques, bosentan, carbamazépine, phénytoïne, primidone, rifampicine et médicament contre le VIH tels que ritonavir, névirapine et éfavirenz et éventuellement felbamate, griseofulvine, oxcarbazépine, topiramate et produits à base de plantes, le millepertuis (Hypericum perforatum).
L'utilisation concomitante avec les médicaments contenant ombitasvir/ paritaprevir/ ritonavir et dasabuvir, avec ou sans ribavirine, ou glécaprévir/ pibrentasvir peut augmenter le risque d'élévation de l'ALAT (voir les sections 4.3 et 4.4).
Par conséquent, les utilisatrices dOPTIKINZY doivent passer à une autre méthode de contraception (par exemple, la contraception à base de progestatif ou les méthodes non hormonales) avant de commencer le traitement avec ce schéma thérapeutique combiné. OPTIKINZY peut être redémarré 2 semaines après la fin du traitement avec ce schéma thérapeutique combiné.
Substances à effet variable sur l'élimination des COC
Lorsqu'ils sont co-administrés avec des COC, de nombreuses associations d'inhibiteurs de la protéase du VIH et d'inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse, y compris des combinaisons avec des inhibiteurs du VHC, peuvent augmenter ou diminuer les concentrations plasmatiques d'strogène ou de progestatif. L'effet net de ces changements peut être cliniquement pertinent dans certains cas. Par exemple : Interférence avec la circulation entéro-hépatique
Ritonavir, névirapine.
Par conséquent, les informations de prescription de médicaments concomitants contre le VIH/ VHC devraient être évaluées pour identifier les interactions potentielles et toutes les recommandations associées. En cas de doute, une méthode contraceptive barrière supplémentaire devrait être utilisée par les femmes sur un inhibiteur de la protéase ou un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse.
Médicaments qui affectent l'absorption
Des médicaments qui augmentent la motilité gastro-intestinale, par ex. le métoclopramide, peuvent réduire l'absorption des hormones.
Le traitement par le charbon activé compromettra l'absorption des hormones stéroïdes.
Changements dans les niveaux plasmatiques de médicaments administrés conjointement pouvant avoir une importance clinique:
Les contraceptifs hormonaux combinés peuvent également affecter la pharmacocinétique de certains autres médicaments s'ils sont utilisés de manière concomitante.
Médicaments dont les niveaux plasmatiques peuvent être augmentés (en raison de l'inhibition du CYP). Les exemples comprennent :
· prednisolone
· théophylline
Les médicaments dont les taux plasmatiques peuvent être diminués (en raison de l'induction de la glucuronidation). Les exemples comprennent:
· lamotrigine
Tests de laboratoire
L'utilisation de stéroïdes contraceptifs peut influencer les résultats de certains tests de laboratoire, y compris les paramètres biochimiques de la fonction hépatique, thyroïdienne, surrénale et rénale, des taux plasmatiques de protéines (de transport), par ex. les globules de liaison aux corticostéroïdes et les fractions lipidiques/ lipoprotéiques, les paramètres du métabolisme des glucides et les paramètres de la coagulation et de la fibrinolyse. Les changements restent généralement dans les normes du laboratoire.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Non indiqué pendant la grossesse. Confirmer la grossesse suspectée avant d'interrompre le traitement.
Le risque accru de TEV pendant la période post-partum devrait être pris en compte lors du redémarrage de OPTIKINZY (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Les stéroïdes contraceptifs et/ ou leurs métabolites peuvent être excrétés dans le lait maternel. L'utilisation des COC est contre-indiquée pour les mères qui allaitent moins de 6 semaines post-partum (voir la section 4.3) et peut être utilisée uniquement sur décision médicale pour les mères qui allaitent entre 6 semaines et 6 mois post-partum (voir la section 4.4).
Il est déconseillé aux mères qui allaitent dutiliser une pilule combinée puisque celle-ci diminue la quantité de lait excrétée ; il est plutôt conseillé dutiliser une pilule progestative seule.
Fertilité
Le norgestimate, seul et en association avec l'éthinylestradiol, est un médicament anti-ovulant efficace. Après l'arrêt du traitement contraceptif oral, la patiente devra retarder la grossesse jusqu'à ce qu'au moins un cycle spontané normal ait eu lieu afin de pouvoir dater la grossesse. Une autre méthode contraceptive devra être utilisée pendant cette période.
Lassociation du norgestimate et de l'éthinylestradiol entraîne une suppression de la fertilité dépendante de la dose, une diminution de l'efficacité de l'implantation et de la taille de la portée et une augmentation de la résorption ftale chez les rats femelles à tous les niveaux de dose. Il est modérément puissant dans le test progestatif standard in vivo qui mesure la prolifération de l'endomètre chez les lapins et bloque efficacement l'ovulation chez les rats, les hamsters et les lapins.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Description des effets indésirables sélectionnés
Un risque accru d'événements thrombotiques et thrombo-emboliques veineux et artériels, y compris l'infarctus du myocarde, l'accident vasculaire cérébral, les attaques ischémiques transitoires, la thrombose veineuse et l'embolie pulmonaire a été observé chez les femmes utilisant des CHC, comme décrit plus en détail dans la rubrique 4.4.
Certains évènements indésirables (EI) qui ont été associés à une utilisation de contraceptifs oraux peuvent nécessiter une attention médicale immédiate et/ ou larrêt de l'utilisation de contraceptifs oraux. Ces EI comprennent: l'infarctus du myocarde, la thrombose veineuse profonde, l'embolie pulmonaire, les accidents vasculaires cérébraux, la thrombose de la veine rétinienne, le nouveau déclenchement de la migraine, le cancer du sein, les adénomes des tumeurs hépatiques, l'hypertension artérielle, l'angio-dème, l'urticaire et l'hypersensibilité.
Des méthodes alternatives non hormonales de contraception doivent être utilisées pendant toute la période de réalisation des tests diagnostiques et de mise en place des mesures thérapeutiques appropriées.
Sur la base des données de sécurité combinées provenant de 5 essais cliniques, l'EI le plus fréquemment signalé (˃ 10%) était le mal de tête (27,9%). L'EI le plus fréquemment rapporté (˃ 10%) identifié depuis la mise sur le marché était la diarrhée (11,8%).
Les EI les plus communément rapportés (˃ 10%) dans le premier cycle de traitement dans les essais cliniques étaient: dysménorrhée (40,4%); nausées (29,1%); métrorragie (26,3%); trouble gastro-intestinal [signalé comme nausées ou vomissements] (24,6%) et règles anormales (16,9%). L'incidence de ces EI a été la plus élevée dans le cycle 1 et a diminué avec le temps à l'exception de la dysménorrhée. La plus forte incidence de vomissement s'est produite au cycle 12 (11,8%).
Les 5 essais cliniques (2 essais randomisés contrôlés actifs et 3 essais ouverts non contrôlés), qui ont été utilisés pour évaluer la sécurité de lassociation Norgestimate / Ethinylestradiol, comprenaient 1 891 femmes en bonne santé en âge de procréer. Dans 3 essais, les sujets ont été suivis pendant une période allant jusquà 24 cycles et dans les 2 autres essais jusqu'à 12 cycles. Une étude additionnelle non contrôlée (n = 8 331) a signalé des EI par cycle de traitement pendant une période allant jusqu'à 24 cycles. Comme la fréquence des EI varie en fonction du cycle de traitement, l'incidence du cycle le plus élevé a été utilisée pour attribuer l'EI à une catégorie de fréquence.
Le tableau ci-dessous présente tous les EI qui ont été rapportés avec l'utilisation de lassociation Norgestimate/ Ethinylestradiol dans des essais cliniques ou après la commercialisation avec des comprimés associant norgestimate et éthinylestradiol.
Les catégories de fréquence affichées utilisent la convention suivante: très fréquent (> 1/10); commun (> 1/100 à < 1/10); peu commun (> 1/1000 à < 1/100); rare (> 1/10 000 à < 1/1 000); très rare (< 1/10 000); et indéterminé (ne peut pas être estimé à partir des données disponibles).
|
Infections et infestations |
|
|
Fréquent |
Infection urinaire, infection vaginale |
|
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes) |
|
|
Peu fréquent |
Dysplasie cervicale |
|
Rare |
Kyste mammaire |
|
Fréquence indéterminée |
Adénome hépatique, cancer du sein, tumeur bénigne du sein, hyperplasie nodulaire focale, fibroadénome du sein |
|
Affections du système immunitaire |
|
|
Fréquent |
Hypersensibilité |
|
Fréquence indéterminée |
Aggravation des symptômes dun angio-dème héréditaire ou acquis |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
|
|
Fréquent |
Rétention hydrique |
|
Peu fréquent |
Augmentation et diminution de lappétit, modification du poids |
|
Rare |
Troubles de lappétit |
|
Fréquence indéterminée |
Dyslipidémie |
|
Affections psychiatriques |
|
|
Fréquent |
Modification de lhumeur, dépression, nervosité, insomnie |
|
Peu fréquent |
Anxiété, modifications de la libido |
|
Rare |
Perte de libido |
|
Affections du système nerveux |
|
|
Très fréquent |
Céphalées |
|
Fréquent |
Migraines, étourdissement |
|
Peu fréquent |
Syncope, paresthésie |
|
Fréquence indéterminée |
Accident cérébrovasculaire, convulsion |
|
Affections oculaires |
|
|
Peu fréquent |
Gène visuelle, sécheresse oculaire |
|
Fréquence indéterminée |
Intolérance aux lentilles de contact, thrombose veineuse rétinienne* |
|
Affections de loreille et du labyrinthe |
|
|
Rare |
Vertige |
|
Affections cardiaques |
|
|
Peu fréquent |
Palpitations |
|
Rare |
Tachycardie |
|
Fréquence indéterminée |
Infarctus du myocarde |
|
Affections vasculaires |
|
|
Peu fréquent |
Thrombose, hypertension, bouffées de chaleur |
|
Fréquence indéterminée |
Thromboses veineuses profondes* |
|
Rare |
Thrombo-embolie veineuse Thrombo-embolie artérielle |
|
Affections respiratoires, thoraciques, médiastinales |
|
|
Peu fréquent |
Dyspnée |
|
Fréquence indéterminée |
Embolie pulmonaire* |
|
Affections gastro-intestinales |
|
|
Très fréquent |
Troubles gastro-intestinaux, vomissement, diarrhée, nausée |
|
Fréquent |
Douleurs gastro-intestinales, douleurs abdominales, distension abdominale, constipation, flatulence |
|
Rare |
Pancréatite |
|
Affections hépatobiliaires |
|
|
Rare |
Hépatite |
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
|
|
Fréquent |
Acné, rash |
|
Peu fréquent |
Alopécie, hirsutisme, urticaire, prurit, érythème, décoloration cutanée |
|
Rare |
Hyperhidrose, réaction de photosensibilité |
|
Fréquence indéterminée |
Angio-oedème, érythème noueux, sueurs nocturnes |
|
Affections musculo-squelettiques et des tissus conjonctifs |
|
|
Fréquent |
Spasmes musculaires, douleurs dans les extrémités, douleur au dos |
|
Peu fréquent |
Myalgie |
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
|
|
Très fréquent |
Dysménorrhée, métrorragie, hémorragies de privation anormales |
|
Fréquent |
Aménorrhée, pertes génitales, douleur mammaire |
|
Peu fréquent |
Ecoulement mammaire, gonflement mammaire, kystes ovariens, sécheresse vulvovaginale |
|
Rare |
Pertes vaginales |
|
Fréquence indéterminée |
Suppression de la lactation |
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
|
|
Fréquent |
Douleur à la poitrine, dème, asthénie |
|
Investigations |
|
|
Fréquent |
Augmentation du poids |
|
Peu fréquent |
Diminution du poids |
* Non vu dans les essais cliniques, la fréquence ne peut pas être estimée. Voir la section 4.4 pour la fréquence en fonction des taux de déclaration standard pour les contraceptifs hormonaux combinés similaires.
Interactions
Les saignements et/ ou l'échec contraceptif peuvent résulter des interactions d'autres médicaments (inducteurs enzymatiques) avec des contraceptifs oraux (voir la section 4.5).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.
Aucun cas de surdosage n'a mis en évidence de problèmes graves de santé. Les symptômes pouvant survenir sont: nausées, vomissements et saignements vaginaux. Il nexiste pas dantidote et le traitement doit être purement symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Progestatifs et strogènes en associations fixes, code ATC : G03AA11.
OPTIKINZY agit par inhibition des gonadotrophines grâce aux actions strogéniques et progestatives de l'éthinylestradiol et du norgestimate. Le principal mécanisme d'action est l'inhibition de l'ovulation, mais les modifications au niveau de la glaire cervicale, de la motilité des trompes de Fallope et de l'endomètre peuvent également contribuer à l'efficacité du produit.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le norgestimate et léthinylestradiol sont absorbés rapidement après administration orale. Après une administration unique ou multiple (trois cycles) de Norgestimate/ Ethinylestradiol, les concentrations sériques de norgestimate restent inférieures à la limite de quantification des métabolites (0,1 ng / mL) du norgestimate, la norelgestromine et le norgestrel, se trouvent dans des concentrations mesurables en circulation, atteignant des niveaux sériques maximaux environ 1,5 heure après la dose. L'augmentation de la Cmax et de l'ASC pour la norelgestromine est proportionnelle à la dose après administration de 0,180 à 0,250 mg de norgestimate. Les concentrations sériques d'éthinylestradiol sont mesurables dans les 0,5 h suivant l'administration, atteignant des niveaux de pointe environ 1,2 heure après la dose.
Distribution
La norelgestromine et le norgestrel sont fortement liés (> 97%) aux protéines sériques. La norelgestromine est liée à l'albumine mais pas à la SHBG, tandis que le norgestrel est lié principalement au SHBG et, dans une moindre mesure, à l'albumine. L'éthinylestradiol est fortement lié à l'albumine sérique.
Des études ont montré que le manque de liaison de la norelgestromine à la SHBG est unique par rapport à d'autres progestatifs dans les contraceptifs oraux et joue un rôle clé dans l'amélioration de son activité biologique. En revanche, le norgestrel formé du norgestimate est largement lié à SHBG, ce qui limite son activité biologique.
Biotransformation
Le norgestimate est rapidement métabolisé par des mécanismes de premier passage (intestinal et/ ou hépatique) en norelgestromine (concentrations sériques maximales observées dans les 2 heures) et en norgestrel, tous deux progestatifs pharmacologiquement actifs. L'éthinylestradiol est métabolisé par divers métabolites hydroxylés et leurs conjugués glucuronide et sulfate.
Élimination
La norelgestromine et le norgestrel et l'éthinylestradiol sont ensuite métabolisés et leurs métabolites sont éliminés par voie rénale et fécale. Les valeurs de demi-vie d'élimination à l'état stationnaire étaient de 10 à 15 heures pour l'éthinylestradiol, 24,9 heures pour la norelgestromine et 45 heures pour le norgestrel. Après l'administration de 14C-norgestimate, 47% de la radioactivité administrée a été éliminée dans l'urine et 37% dans les fèces.
Pharmacocinétique à l'état stable
Après l'administration de 0,250 mg de norgestimate/ 0, 035 mg d'éthinylestradiol, l'ASC0-24h moyen à l'état d'équilibre, basé sur des taux sériques non liés à SHBG, était de 18,1 h ng / mL pour la norelgestromine et 3,64 h ng / mL pour le norgestrel. L'ASC pour le norgestrel suite à l'administration de 0,250 mg de norgestimate/ 0, 035 mg d'éthinylestradiol, correspond à l'exposition après une dose de lévonorgestrel d'environ 30 microgrammes en association avec l'éthinylestradiol.
5.3. Données de sécurité préclinique
Lactose anhydre, lactose monohydraté, povidone K-25, dl-α-tocophérol, cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, amidon prégélatinisé (amidon 1500), stéarate de magnésium, laque aluminique de carmin dindigo (E132).
Comprimés vert clair :
Lactose anhydre, amidon prégélatinisé, cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, oxyde de fer jaune, laque aluminique FD & C bleu n°1, stéarate de magnésium.
2 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
Conserver dans lemballage dorigine afin de protéger le produit de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquettes PVC/PVDC/Aluminium de 28 comprimés. Chaque plaquette est emballée dans un sachet en aluminium tri-laminé.
Boites de 28, 84, 168, 364 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Sans objet.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
6 RUE DE COPERNIC
75016 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 333 7 8 : 21 comprimés bleus et 7 comprimés vert clair (PVC/PVDC/Aluminium). Boite de 1 plaquette.
· 34009 301 333 8 5 : 21 comprimés bleus et 7 comprimés vert clair (PVC/PVDC/Aluminium). Boite de 3 plaquettes.
· 34009 301 334 0 8 : 21 comprimés bleus et 7 comprimés vert clair (PVC/PVDC/Aluminium). Boite de 6 plaquettes.
· 34009 550 495 6 2 : 21 comprimés bleus et 7 comprimés vert clair (PVC/PVDC/Aluminium). Boite de 13 plaquettes.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable
- DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
- COPEGUS 200 mg, comprimé pelliculé
- BOSENTAN ACCORD 125 mg, comprimé pelliculé
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- MYSOLINE 250 mg, comprimé sécable
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- TALOXA 600 mg, comprimé
- OXCARBAZEPINE MYLAN 150 mg, comprimé pelliculé
- EPITOMAX 100 mg, comprimé pelliculé
- ANAUSIN METOCLOPRAMIDE 15 mg, comprimé à libération prolongée
- NEORAL 10 mg, capsule molle
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.