PROGRAF 5 mg/1 ml, solution à diluer pour perfusion
CIS 66737795
Informations à jour au 28 octobre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 28/10/2021
PROGRAF 5 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
1 ml de solution à diluer pour perfusion contient 5 mg de tacrolimus.
Excipients à effet notoire : 200 mg dhuile de ricin hydrogénée polyoxyéthylénée et 638 mg déthanol.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution à diluer pour perfusion.
La solution à diluer est une solution limpide incolore.
4.1. Indications thérapeutiques
Prévention du rejet du greffon chez les transplantés hépatiques, rénaux ou cardiaques.
Traitement du rejet de lallogreffe résistant à un traitement par dautres médicaments immunosuppresseurs.
4.2. Posologie et mode d'administration
Généralités
Les recommandations posologiques initiales présentées ci-dessous ne sont données quà titre indicatif. La posologie de PROGRAF doit essentiellement reposer sur lévaluation clinique des signes de rejet et de tolérance pour chaque patient, aidée par la surveillance des concentrations sanguines (voir ci-dessous pour les recommandations des concentrations résiduelles cibles sur sang total). En cas dapparition de signes cliniques de rejet, une modification du protocole immunosuppresseur doit être envisagée.
PROGRAF peut être administré par voie intraveineuse ou par voie orale. En général, le traitement peut être débuté par voie orale ; si nécessaire, le contenu de la gélule peut être mélangé à de leau et administré par sonde naso-gastrique.
PROGRAF est administré en règle générale en association avec dautres immunosuppresseurs en période initiale postopératoire. La dose de PROGRAF peut varier en fonction du protocole immunosuppresseur choisi.
Posologie
Recommandations posologiques - Transplantation hépatique
Prévention du rejet du greffon - Adultes
Le traitement par PROGRAF par voie orale débutera à 0,10‑0,20 mg/kg/jour, en deux prises séparées (par exemple le matin et le soir). Le traitement doit débuter 12 heures environ après la transplantation.
Si létat clinique du patient ne permet pas dadministrer la dose par voie orale, le médicament doit être administré par voie intraveineuse à la dose de 0,01-0,05 mg/kg/jour en perfusion continue sur 24 heures.
Prévention du rejet du greffon - Enfants
Une dose orale initiale de 0,30 mg/kg/jour sera administrée en deux prises séparées (par exemple le matin et le soir). Si létat clinique du patient ne permet pas une administration par voie orale, une dose intraveineuse initiale de 0,05 mg/kg/jour sera administrée en perfusion continue sur 24 heures.
Adaptation posologique pendant la période post-transplantation chez les adultes et les enfants
En général, la posologie de PROGRAF est réduite pendant la période post-transplantation. Il est possible dans certains cas darrêter les autres traitements immunosuppresseurs concomitants et dutiliser ainsi PROGRAF en monothérapie. Lamélioration de létat du patient après la transplantation peut modifier la pharmacocinétique du tacrolimus et nécessiter des adaptations ultérieures de la posologie.
Traitement du rejet - Adultes et enfants
Laugmentation de la posologie de PROGRAF, ladministration de doses supplémentaires de corticoïdes et lintroduction de cures brèves danticorps monoclonaux ou polyclonaux ont été utilisées pour traiter les épisodes de rejet. En cas dapparition de signes de toxicité (par exemple en cas deffets indésirables marqués - voir rubrique 4.8), il peut être nécessaire de réduire la dose de PROGRAF.
En cas de substitution par PROGRAF, le traitement doit débuter à la dose orale initiale recommandée pour limmunosuppression primaire.
Pour plus dinformations sur la substitution de la ciclosporine par PROGRAF, se reporter ci-dessous au paragraphe « Adaptations de la posologie chez les populations particulières de patients ».
Recommandations posologiques - Transplantation rénale
Prévention du rejet du greffon - Adultes
Le traitement par PROGRAF par voie orale débutera à 0,20‑0,30 mg/kg/jour, en deux prises séparées (par exemple le matin et le soir). Le traitement doit débuter 24 heures après la transplantation.
Si létat clinique du patient ne permet pas dadministrer la dose par voie orale, le médicament doit être administré par voie intraveineuse à la dose de 0,05-0,10 mg/kg/jour en perfusion continue sur 24 heures.
Prévention du rejet du greffon - Enfants
Une dose orale initiale de 0,30 mg/kg/jour sera administrée en deux prises séparées (par exemple le matin et le soir). Si létat clinique du patient ne permet pas une administration par voie orale, une dose intraveineuse initiale de 0,075‑0,100 mg/kg/jour sera administrée en perfusion continue sur 24 heures.
Adaptation posologique pendant la période post-transplantation chez les adultes et les enfants
En général, la posologie de PROGRAF est réduite pendant la période post-transplantation. Il est possible dans certains cas darrêter les autres traitements immunosuppresseurs concomitants et dutiliser ainsi un protocole de bithérapie basé sur PROGRAF. Lamélioration de létat du patient après la transplantation peut modifier la pharmacocinétique du tacrolimus et nécessiter des adaptations ultérieures de la posologie.
Traitement du rejet - Adultes et enfants
Laugmentation de la posologie de PROGRAF, ladministration de doses supplémentaires de corticoïdes et lintroduction de cures brèves danticorps monoclonaux ou polyclonaux ont été utilisées pour traiter les épisodes de rejet. En cas dapparition de signes de toxicité (par exemple en cas deffets indésirables marqués - voir rubrique 4.8), il peut être nécessaire de réduire la dose de PROGRAF.
En cas de substitution par PROGRAF, le traitement doit débuter à la dose orale initiale recommandée pour limmunosuppression primaire.
Pour plus dinformations sur la substitution de la ciclosporine par PROGRAF, se reporter ci-dessous au paragraphe « Adaptations de la posologie chez les populations particulières de patients ».
Recommandations posologiques - Transplantation cardiaque
Prévention du rejet du greffon - Adultes
PROGRAF peut être utilisé soit en association avec un traitement dinduction par des anticorps (permettant une administration retardée de PROGRAF) soit sans traitement dinduction par des anticorps chez des patients cliniquement stables.
Après traitement dinduction par des anticorps, le traitement par PROGRAF par voie orale débutera à la dose de 0,075 mg/kg/jour, administrée en deux prises séparées (par exemple le matin et le soir). Le traitement doit débuter dans les 5 jours suivant la transplantation, dès que létat du patient est stabilisé. Si létat clinique du patient ne permet pas dadministrer la dose par voie orale, le médicament doit être administré par voie intraveineuse à la dose de 0,01 à 0,02 mg/kg/jour en perfusion continue sur 24 heures.
Une autre stratégie thérapeutique a été publiée dans laquelle le tacrolimus par voie orale était administré dans les 12 heures suivant la transplantation. Cette approche était réservée aux patients ne présentant pas de dysfonctionnement dorganes (par exemple, insuffisance rénale). Dans ce cas, une dose orale initiale de tacrolimus comprise entre 2 et 4 mg par jour était administrée en association avec le mycophénolate mofétil et les corticoïdes, ou en association avec le sirolimus et les corticoïdes.
Prévention du rejet du greffon - Enfants
PROGRAF a été utilisé avec et sans induction par anticorps chez lenfant transplanté cardiaque.
Chez les patients nayant pas reçu de traitement dinduction par anticorps, si PROGRAF est administré initialement par voie intraveineuse, la dose initiale recommandée est de 0,03-0,05 mg/kg/jour en perfusion continue sur 24 heures, afin datteindre des concentrations résiduelles sanguines de tacrolimus comprises entre 15-25 ng/ml. Le passage au traitement par voie orale doit débuter dès que létat clinique du patient le permet. La première dose du traitement oral doit être de 0,30 mg/kg/jour, en débutant 8 à 12 heures après larrêt du traitement par voie intraveineuse.
Après traitement dinduction par des anticorps, si PROGRAF est administré initialement par voie orale, la dose initiale recommandée est de 0,10-0,30 mg/kg/jour, administrée en deux prises séparées (par exemple le matin et le soir).
Adaptation posologique pendant la période post-transplantation chez les adultes et les enfants
En général, la posologie de PROGRAF est réduite pendant la période post-transplantation. Lamélioration de létat du patient après la transplantation peut modifier la pharmacocinétique du tacrolimus et nécessiter des adaptations ultérieures de la posologie.
Traitement du rejet - Adultes et enfants
Laugmentation de la posologie de PROGRAF, ladministration de doses supplémentaires de corticoïdes et lintroduction de cures brèves danticorps monoclonaux ou polyclonaux ont été utilisées pour traiter les épisodes de rejet.
Chez ladulte, en cas de substitution par PROGRAF, une dose orale initiale de 0,15 mg/kg/jour sera administrée en deux prises séparées (par exemple le matin et le soir).
Chez lenfant, en cas de substitution par PROGRAF, une dose orale initiale de 0,20-0,30 mg/kg/jour sera administrée en deux prises séparées (par exemple le matin et le soir).
Pour plus dinformations sur la substitution de la ciclosporine par PROGRAF, se reporter ci-dessous au paragraphe « Adaptations de la posologie chez les populations particulières de patients ».
Recommandations posologiques - Traitement du rejet, autres allogreffes
Les posologies recommandées en transplantations pulmonaire, pancréatique ou intestinale reposent sur des données limitées détudes cliniques prospectives. PROGRAF a été utilisé aux doses orales initiales de 0,10-0,15 mg/kg/jour en transplantation pulmonaire, de 0,2 mg/kg/jour en transplantation pancréatique et de 0,3 mg/kg/jour en transplantation intestinale.
Adaptations de la posologie chez les populations particulières de patients
Insuffisants hépatiques
Une diminution de la dose peut être nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère de façon à maintenir les concentrations résiduelles sanguines dans les limites recommandées.
Insuffisants rénaux
Comme la pharmacocinétique du tacrolimus nest pas affectée par la fonction rénale, aucune adaptation de la posologie ne devrait être nécessaire. Cependant, en raison du potentiel néphrotoxique du tacrolimus, il est recommandé de surveiller étroitement la fonction rénale (notamment par des dosages de la créatininémie, le calcul de la clairance de la créatinine et la surveillance du débit urinaire).
Population pédiatrique
En général, les doses nécessaires chez lenfant sont 1,5 à 2 fois plus élevées que chez ladulte pour obtenir des concentrations sanguines similaires.
Personnes âgées
Les données actuellement disponibles ne montrent pas la nécessité dadapter la posologie chez les personnes âgées.
Substitution de la ciclosporine
Une surveillance accrue est recommandée lors de la substitution dun protocole à base de ciclosporine par un protocole à base de PROGRAF (voir rubriques 4.4 et 4.5). Le traitement par PROGRAF doit être instauré en tenant compte des concentrations sanguines de ciclosporine et de létat clinique du patient. Ladministration de PROGRAF doit être différée en cas de concentrations sanguines élevées de ciclosporine. En pratique, le traitement par PROGRAF doit être instauré 12‑24 heures après larrêt de la ciclosporine. La surveillance des concentrations sanguines de ciclosporine doit se poursuivre après la substitution car la clairance de la ciclosporine peut être modifiée.
Recommandations sur les concentrations résiduelles cibles sur sang total
La posologie doit être basée essentiellement sur lévaluation clinique des signes de rejet et de la tolérance pour chaque patient.
Afin daider à loptimisation de la posologie, plusieurs techniques dimmunoanalyse sont disponibles pour déterminer les concentrations de tacrolimus dans le sang total et parmi elles, la méthode enzymatique dimmunodosage semi-automatisée sur microparticules (MEIA). La comparaison des concentrations décrites dans la littérature par rapport aux valeurs individuelles observées en pratique clinique doit être évaluée avec prudence et en tenant compte de la méthode de dosage utilisée. Actuellement, en pratique clinique, le suivi des concentrations sur sang total est effectué par des méthodes dimmunodosage.
Les concentrations résiduelles sur sang total de tacrolimus doivent être surveillées en période post-transplantation. En cas dadministration orale, les taux sanguins doivent donc être déterminés 12 heures environ après ladministration de la dernière dose, et juste avant la dose suivante. La périodicité du suivi des concentrations doit être basée sur létat clinique. Étant donné la faible clairance de PROGRAF, les modifications des concentrations sanguines peuvent napparaître que plusieurs jours après en cas dadaptation posologique. Les concentrations sanguines résiduelles de tacrolimus doivent être surveillées environ deux fois par semaine pendant la période post-transplantation immédiate, puis régulièrement pendant le traitement dentretien. Les concentrations sanguines résiduelles doivent également être surveillées après toute adaptation de la posologie, après des modifications du protocole immunosuppresseur ou après ladministration concomitante de substances susceptibles daffecter les concentrations sur sang total du tacrolimus (voir rubrique 4.5).
Lanalyse des études cliniques suggère que, lorsque les concentrations sanguines résiduelles de tacrolimus sont maintenues en dessous de 20 ng/ml, la majorité des patients peut être traitée efficacement. Il est nécessaire de tenir compte de létat clinique du patient lors de linterprétation des concentrations du produit dans le sang total.
En pratique clinique, les concentrations résiduelles sur sang total sont généralement comprises entre 5‑20 ng/ml chez les transplantés hépatiques et 10-20 ng/ml chez les transplantés rénaux et cardiaques dans la période post-transplantation immédiate. Au cours du traitement dentretien, les concentrations sanguines sont généralement comprises entre 5-15 ng/ml chez les transplantés hépatiques, rénaux et cardiaques.
Mode dadministration
La solution doit être administrée en perfusion intraveineuse seulement après avoir été diluée dans une solution appropriée.
La concentration finale de la solution pour perfusion doit être comprise entre 0,004 0,100 mg/ml. Le volume total perfusé en 24 heures doit être compris entre 20-500 ml.
La solution diluée ne doit pas être administrée en bolus (voir rubrique 6.6).
Durée du traitement
Ladministration orale prendra le relais de ladministration intraveineuse dès que possible en fonction des conditions individuelles. Ladministration par voie intraveineuse ne doit pas être poursuivie au-delà de 7 jours.
Hypersensibilité au tacrolimus ou à dautres macrolides.
Hypersensibilité à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 en particulier lhuile de ricin hydrogénée polyoxyéthylénée ou à des composés analogues.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Substances ayant un potentiel dinteraction
Les inhibiteurs ou les inducteurs du CYP3A4 ne doivent être co-administrés avec le tacrolimus qu'après consultation d'un spécialiste en transplantation, du fait des interactions médicamenteuses potentielles conduisant à des effets indésirables graves, y compris un rejet ou une toxicité (voir rubrique 4.5).
Inhibiteurs du CYP3A4
L'utilisation concomitante avec des inhibiteurs du CYP3A4 peut augmenter les concentrations sanguines de tacrolimus, ce qui pourrait conduire à des effets indésirables graves, tels qu'une néphrotoxicité, une neurotoxicité et un allongement de l'intervalle QT. Il est recommandé déviter lutilisation concomitante d'inhibiteurs puissants du CYP3A4 (tels que ritonavir, cobicistat, kétoconazole, itraconazole, posaconazole, voriconazole, télithromycine, clarithromycine ou josamycine) avec le tacrolimus. Si cette utilisation concomitante ne peut être évitée, les concentrations sanguines résiduelles du tacrolimus doivent être surveillées fréquemment à compter des premiers jours de l'administration concomitante, sous la supervision dun spécialiste en transplantation, afin dajuster la posologie du tacrolimus si nécessaire pour maintenir une exposition similaire au tacrolimus. La fonction rénale, l'ECG avec lintervalle QT et l'état clinique du patient doivent également être étroitement surveillés.
De même, l'interruption des inhibiteurs du CYP3A4 peut modifier le métabolisme du tacrolimus et conduire ainsi à des concentrations sanguines sub-thérapeutiques de tacrolimus ; par conséquent, une surveillance et une supervision étroites par un spécialiste en transplantation sont requises.
Inducteurs du CYP3A4
L'utilisation concomitante avec des inducteurs du CYP3A4 peut diminuer les concentrations sanguines de tacrolimus et potentiellement augmenter le risque de rejet du greffon. Il est recommandé déviter lutilisation concomitante d'inducteurs puissants du CYP3A4 (tels que rifampicine, phénytoïne, carbamazépine) avec le tacrolimus. Si cette utilisation concomitante ne peut être évitée, les concentrations sanguines de tacrolimus doivent être surveillées fréquemment à compter des premiers jours de l'administration concomitante, sous la supervision dun spécialiste en transplantation, afin d'ajuster la posologie du tacrolimus, si nécessaire, pour maintenir une exposition similaire au tacrolimus. Le fonctionnement du greffon doit également être étroitement surveillé (voir rubrique 4.5).
De même, l'interruption des inducteurs du CYP3A4 peut modifier le métabolisme du tacrolimus et conduire ainsi à des concentrations sanguines supra-thérapeutiques de tacrolimus ; par conséquent, une surveillance et une supervision étroites par un spécialiste en transplantation sont requises.
Préparations de phytothérapie
Les préparations de phytothérapie à base de millepertuis (Hypericum perforatum) ou dautres préparations de phytothérapie doivent être évitées lors de la prise de PROGRAF en raison du risque dinteraction qui conduit soit à une diminution de la concentration sanguine du tacrolimus et à une diminution de son efficacité clinique, soit à une augmentation de la concentration sanguine du tacrolimus et à un risque de toxicité du tacrolimus (voir rubrique 4.5).
Autres interactions
Ladministration concomitante de ciclosporine et de tacrolimus doit être évitée et il convient dêtre prudent lors de ladministration de tacrolimus à des patients qui ont reçu préalablement de la ciclosporine (voir rubriques 4.2 et 4.5).
Les apports élevés de potassium ou les diurétiques hyperkaliémiants doivent être évités (voir rubrique 4.5).
Certaines associations de tacrolimus avec des médicaments connus pour avoir des effets neurotoxiques peuvent augmenter le risque de ces effets (voir rubrique 4.5).
Vaccination
Les immunosuppresseurs peuvent affecter la réponse à la vaccination et peuvent rendre une vaccination pendant le traitement par tacrolimus moins efficace. Lutilisation de vaccins vivants atténués doit être évitée.
Le tacrolimus peut provoquer une atteinte de la fonction rénale chez les patients après la transplantation. Les patients présentant une atteinte de la fonction rénale doivent être étroitement surveillés, car il peut être nécessaire de réduire la posologie de tacrolimus. Le risque de néphrotoxicité peut augmenter en cas dadministration concomitante de tacrolimus et de médicaments associés à une néphrotoxicité (voir rubrique 4.5). Lutilisation concomitante de tacrolimus et de médicaments connus pour avoir des effets néphrotoxiques doit être évitée. Sil nest pas possible déviter une administration concomitante, il convient de surveiller étroitement la concentration résiduelle sanguine de tacrolimus et la fonction rénale et denvisager une réduction de la posologie, en cas de néphrotoxicité.
Affections gastro-intestinales
Des cas de perforation gastro-intestinale ont été rapportés chez des patients traités par tacrolimus. La perforation gastro-intestinale étant un événement médicalement important pouvant engager le pronostic vital ou être responsable dun état grave, un traitement adéquat devra être considéré sans délai dès lapparition de signes ou symptômes suspectés.
Les taux sanguins du tacrolimus pouvant changer de façon significative pendant les épisodes de diarrhées, une surveillance accrue des concentrations du tacrolimus est recommandée lors de ces épisodes de diarrhées.
Affections cardiaques
Des hypertrophies ventriculaires ou septales, rapportées comme étant des cardiomyopathies, ont été observées en de rares occasions. La plupart de ces cas étaient réversibles, survenant principalement chez des enfants présentant des concentrations sanguines résiduelles de tacrolimus beaucoup plus élevées que les taux maximums recommandés. Les autres facteurs identifiés comme augmentant le risque dapparition de ces signes cliniques sont une cardiopathie préexistante, lutilisation de corticoïdes, lhypertension, un dysfonctionnement rénal ou hépatique, des infections, une surcharge hydrique et des dèmes. Par conséquent, les patients à haut risque, notamment les jeunes enfants et les patients recevant une immunosuppression importante, doivent être surveillés par des méthodes telles que léchocardiographie ou ECG avant et après la transplantation (par exemple, le premier examen à 3 mois, puis à 9-12 mois). En cas danomalies, une diminution de la posologie de PROGRAF ou un changement du traitement immunosuppresseur doit être envisagé. Le tacrolimus peut allonger lintervalle QT et peut provoquer la survenue de torsades de pointe. La prudence simpose chez les patients présentant des facteurs de risques dallongement de lintervalle QT, y compris les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux dallongement de lintervalle QT, dinsuffisance cardiaque congestive, de bradyarythmie et danomalies électrolytiques. La prudence simpose également chez les patients avec un diagnostic établi ou une suspicion de syndrome du QT long congénital ou dallongement de lintervalle QT acquis ou chez les patients recevant des traitements concomitants connus pour allonger lintervalle QT, provoquer des anomalies électrolytiques ou augmenter lexposition au tacrolimus (voir rubrique 4.5).
Syndromes lymphoprolifératifs et affections malignes
Des syndromes lymphoprolifératifs associés à lEpstein-Barr-Virus (EBV) ont été rapportés chez des patients traités par PROGRAF (voir rubrique 4.8). En cas de substitution par PROGRAF, les patients ne doivent pas recevoir un traitement antilymphocytaire concomitant. Il a été rapporté que les très jeunes enfants (< 2 ans) EBV-VCA-séronégatifs ont un risque accru de développer un syndrome lymphoprolifératif. Une sérologie EBV-VCA doit donc être vérifiée chez ces patients avant dinstaurer le traitement par PROGRAF. Une surveillance étroite avec une PCR-EBV est recommandée pendant le traitement. Une PCR-EBV positive peut persister pendant plusieurs mois et nindique pas en soi une maladie lymphoproliférative ou un lymphome.
Comme avec dautres agents immunosuppresseurs, en raison du risque potentiel de survenue de lésions cutanées malignes, lexposition au soleil et aux rayons UV doit être limitée par le port de vêtements protecteurs et lutilisation dun écran solaire à fort indice de protection.
Comme avec dautres agents immunosuppresseurs puissants, le risque de cancer secondaire est inconnu (voir rubrique 4.8).
Syndrome dEncéphalopathie Postérieure Réversible (SEPR)
Il a été rapporté que des patients traités par tacrolimus ont développé un Syndrome dEncéphalopathie Postérieure Réversible (SEPR). Si les patients sous tacrolimus consultent pour certains symptômes dun SEPR tels que céphalées, état mental altéré, convulsions et troubles de la vision, un examen radiologique (par exemple IRM) doit être effectué. Si un SEPR est diagnostiqué, il est recommandé de contrôler étroitement la pression artérielle ainsi que le statut épileptique et dinterrompre immédiatement le tacrolimus. La plupart des patients se rétablissent complètement après que des mesures adéquates ont été prises.
Affections oculaires
Des affections oculaires, évoluant parfois vers une perte de la vision, ont été rapportées chez des patients traités par tacrolimus. Certains cas ont fait état dune résolution après le passage à un autre traitement immunosuppresseur. Il est conseillé aux patients de signaler toute modification de lacuité visuelle, tout changement de la vision des couleurs, une vision trouble ou un défaut du champ visuel, et dans de tels cas, une évaluation rapide est recommandée, avec le renvoi vers un ophtalmologue si besoin.
Infections, y compris infections opportunistes
Les patients traités par des immunosuppresseurs, dont PROGRAF, ont un risque accru de développer des infections, notamment des infections opportunistes (bactériennes, fongiques, virales et à protozoaires) telles que: une néphropathie à virus BK et une leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) à virus JC. Les patients présentent également un risque accru dinfections par hépatite virale (par exemple, réactivation et infection de novo par les hépatites B et C, ainsi que lhépatite E, qui peuvent devenir chroniques). Ces infections, souvent liées à une charge immunosuppressive importante, peuvent entraîner des maladies graves ou fatales, et doivent être prises en compte par les médecins dans les diagnostics différentiels chez les patients immunodéprimés avec une fonction hépatique ou rénale altérée ou des symptômes neurologiques. La prévention et la gestion doivent être conformes aux orientations cliniques appropriées.
Erythroblastopénie acquise
Des cas dérythroblastopénie acquise (EA) ont été rapportés chez des patients traités par tacrolimus. Tous ces patients présentaient des facteurs de risque dEA tels quune infection à parvovirus B19, une maladie sous-jacente ou des traitements concomitants en lien avec une EA.
Excipients
PROGRAF 5 mg/ml, solution à diluer pour perfusion contient de lhuile de ricin hydrogénée polyoxyéthylénée qui peut provoquer des réactions anaphylactoïdes. La prudence est donc nécessaire chez les patients ayant déjà reçu des préparations contenant des dérivés de lhuile de ricin hydrogénée polyoxyéthylénée en injection ou en perfusion intraveineuses et chez les patients ayant un terrain allergique. Le risque danaphylaxie peut être réduit par perfusion lente de la solution à diluer pour perfusion reconstituée de PROGRAF 5 mg/ml ou par ladministration préalable dun antihistaminique. Les patients doivent être surveillés étroitement pendant les 30 premières minutes de la perfusion en raison de la possibilité dune réaction anaphylactoïde. Ce médicament contient 638 mg d'alcool (éthanol) dans 5 mg/ml de solution pour perfusion intraveineuse, ce qui équivaut à 16 ml de bière ou 7 ml de vin. La faible quantité d'alcool contenue dans ce médicament n'est pas susceptible d'entraîner d'effet notable.
En cas d'administration accidentelle par voie artérielle ou périveineuse, la solution à diluer pour perfusion de PROGRAF 5 mg/ml reconstituée peut provoquer une irritation au site d'injection.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le tacrolimus disponible dans la circulation générale est métabolisé par le CYP3A4 hépatique. Un métabolisme gastro-intestinal par le CYP3A4 dans la paroi intestinale a également été observé. Lutilisation concomitante de médicaments ou de produits à base de plantes connus comme étant des inhibiteurs ou des inducteurs du CYP3A4 peut modifier le métabolisme du tacrolimus et donc augmenter ou diminuer ses concentrations sanguines. De même, l'interruption de tels produits ou de remèdes à base de plantes peut modifier le métabolisme du tacrolimus et, par conséquent, les concentrations sanguines du tacrolimus.
Les études pharmacocinétiques ont montré que l'augmentation des concentrations sanguines de tacrolimus, lorsqu'il est co-administré avec des inhibiteurs du CYP3A4, résulte principalement de l'augmentation de la biodisponibilité orale du tacrolimus due à l'inhibition du métabolisme gastro-intestinal. L'effet sur la clairance hépatique est moins prononcé.
Il est fortement recommandé de surveiller étroitement les concentrations sanguines de tacrolimus sous la supervision d'un spécialiste en transplantation et de surveiller également le fonctionnement du greffon, l'allongement de lintervalle QT (avec ECG), la fonction rénale et les autres effets indésirables tels quune neurotoxicité, lors de toute administration concomitante de substances pouvant modifier le métabolisme par le CYP3A4 et dajuster la posologie ou dinterrompre la prise du tacrolimus, si nécessaire, de manière à maintenir une exposition constante du tacrolimus (voir rubriques 4.2 et 4.4). De même, les patients doivent être surveillés étroitement lors de l'utilisation concomitante du tacrolimus et de plusieurs substances qui affectent le CYP3A4, car les effets sur l'exposition au tacrolimus peuvent être augmentés ou contrecarrés.
Les médicaments ayant un effet sur le tacrolimus sont répertoriés dans le tableau ci-dessous. Les exemples d'interactions médicamenteuses n'ont pas vocation à être complets ou exhaustifs et, par conséquent, les informations concernant la voie métabolique, les voies d'interactions, les risques potentiels et les mesures spécifiques à prendre concernant une administration concomitante doivent être consultées dans l'information produit de chaque médicament associé au tacrolimus.
Médicaments ayant des effets sur le tacrolimus
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Nom ou classe du médicament/de la substance |
Effet de lInteraction médicamenteuse |
Recommandations concernant l'administration concomitante |
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Pamplemousse ou jus de pamplemousse |
Peuvent augmenter les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et augmenter le risque d'effets indésirables graves (p. ex., neurotoxicité, allongement de l'intervalle QT) [voir rubrique 4.4]. |
Éviter le pamplemousse ou le jus de pamplemousse. |
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Apports élevés de potassium, diurétiques hyperkaliémiants (p. ex., amiloride, triamtérène ou spironolactone) |
Peuvent augmenter une hyperkaliémie associée au tacrolimus ou augmenter une hyperkaliémie préexistante. |
Les apports élevés de potassium ou les diurétiques hyperkaliémiants doivent être évités [voir rubrique 4.4]. |
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Ciclosporine |
Peut augmenter les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total. En outre, des effets néphrotoxiques synergiques/additifs peuvent se produire. |
Ladministration concomitante de ciclosporine et de tacrolimus doit être évitée [voir rubrique 4.4]. |
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Médicaments connus pour avoir des effets néphrotoxiques ou neurotoxiques : aminosides, inhibiteurs de la gyrase, vancomycine, sulfaméthoxazole + triméthoprime, AINS, ganciclovir, aciclovir, amphotéricine B, ibuprofène, cidofovir, foscarnet |
Peuvent augmenter les effets néphrotoxiques ou neurotoxiques du tacrolimus. |
Lutilisation concomitante de tacrolimus et de médicaments connus pour avoir des effets néphrotoxiques doit être évitée. Sil nest pas possible déviter une administration concomitante, surveiller la fonction rénale et dautres effets indésirables et ajuster la posologie du tacrolimus si nécessaire. |
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Peuvent augmenter les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et augmenter le risque d'effets indésirables graves (p. ex., néphrotoxicité, neurotoxicité, allongement de l'intervalle QT), ce qui nécessite une surveillance étroite [voir rubrique 4.4] Des cas d'augmentations rapides et fortes des concentrations de tacrolimus peuvent se produire, dès 1 à 3 jours après l'administration concomitante, malgré une réduction immédiate de la posologie du tacrolimus. Globalement, l'exposition au tacrolimus peut augmenter plus de 5 fois. En cas d'association avec le ritonavir, lexposition au tacrolimus peut augmenter plus de 50 fois. Pratiquement tous les patients peuvent nécessiter une réduction de la posologie de tacrolimus, voire une interruption provisoire. L'effet sur les concentrations sanguines de tacrolimus peut perdurer quelques jours après la fin de l'administration concomitante. |
Il est recommandé déviter lutilisation concomitante. Si l'administration concomitante d'un inhibiteur puissant du CYP3A4 ne peut être évitée, envisager de ne pas administrer le tacrolimus le jour de linstauration du traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4. Reprendre le tacrolimus le lendemain à une posologie réduite, en fonction des concentrations sanguines de tacrolimus. La posologie et/ou la fréquence d'administration du tacrolimus doivent être modifiées au cas par cas et ajustées si nécessaire en fonction des concentrations résiduelles de tacrolimus, qui doivent être évaluées à l'instauration du traitement, surveillées régulièrement (dès les premiers jours) et ré-évaluées pendant toute la durée du traitement par inhibiteur du CYP3A4 et après la fin de celui-ci. Après la fin du traitement, la posologie et la fréquence d'administration adéquates du tacrolimus doivent être établies en fonction des concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang. Surveiller étroitement la fonction rénale, lallongement de lintervalle QT par ECG, ainsi que dautres effets indésirables. |
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Inhibiteurs modérés ou faibles du CYP3A4 : agents antifongiques (p. ex., fluconazole, isavuconazole, clotrimazole, miconazole), antibiotiques macrolides (p. ex., azithromycine), inhibiteurs calciques (p. ex., nifédipine, nicardipine, diltiazem, vérapamil), amiodarone, danazol, éthinylestradiol, lansoprazole, oméprazole, antiviraux ciblant le VHC elbasvir/grazoprévir et glécaprévir/pibrentasvir, antiviral ciblant le CMV létermovir, et inhibiteurs de la tyrosine kinase nilotinib, crizotinib, imatinib et remèdes à base de plantes (chinoises) contenant des extraits de Schisandra sphenanthera |
Peuvent augmenter les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et augmenter le risque d'effets indésirables graves (p. ex., neurotoxicité, allongement de l'intervalle QT) [voir rubrique 4.4]. La concentration de tacrolimus peut augmenter rapidement. |
Surveiller fréquemment les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total, dès les premiers jours qui suivent l'administration concomitante. Réduire la posologie du tacrolimus si nécessaire [voir rubrique 4.2]. Surveiller étroitement la fonction rénale, lallongement de lintervalle QT par ECG, ainsi que dautres effets indésirables. |
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Il a été montré in vitro que les substances suivantes sont des inhibiteurs potentiels du métabolisme du tacrolimus : bromocriptine, cortisone, dapsone, ergotamine, gestodène, lidocaïne, méphénytoïne, midazolam, nilvadipine, noréthistérone, quinidine, tamoxifène |
Peuvent augmenter les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et augmenter le risque d'effets indésirables graves (p. ex., neurotoxicité, allongement de l'intervalle QT) [voir rubrique 4.4]. |
Surveiller les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et réduire la posologie du tacrolimus si nécessaire [voir rubrique 4.2]. Surveiller étroitement la fonction rénale, lallongement de lintervalle QT par ECG, ainsi que dautres effets indésirables. |
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Inducteurs puissants du CYP3A4 : rifampicine, phénytoïne carbamazépine, apalutamide, enzalutamide, mitotane, ou millepertuis (Hypericum perforatum) |
Peuvent diminuer les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et augmenter le risque de rejet [voir rubrique 4.4]. L'effet maximal sur les concentrations sanguines de tacrolimus peut être atteint 1 à 2 semaines après l'administration concomitante. L'effet peut perdurer 1 à 2 semaines après la fin du traitement. |
Il est recommandé déviter lutilisation concomitante. Si l'administration concomitante ne peut être évitée, les patients peuvent nécessiter une augmentation de la posologie du tacrolimus. Les modifications de la posologie du tacrolimus doivent être individualisées et ajustées si nécessaire en fonction des concentrations de tacrolimus résiduelles, qui doivent être évaluées à l'instauration du traitement, surveillées régulièrement pendant toute la durée du traitement (dès les premiers jours) et ré-évaluées pendant et après la fin du traitement par inducteur du CYP3A4. Après utilisation de linducteur du CYP3A4, il se peut que la posologie du tacrolimus doive être ajustée progressivement. Surveiller étroitement le fonctionnement du greffon. |
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Inducteurs modérés du CYP3A4 : métamizole, phénobarbital, isoniazide, rifabutine, éfavirenz, étravirine, névirapine |
Peuvent diminuer les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et augmenter le risque de rejet [voir rubrique 4.4]. |
Surveiller les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et augmenter la posologie du tacrolimus si nécessaire [voir rubrique 4.2]. Surveiller étroitement le fonctionnement du greffon. |
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Médicaments connus pour avoir une forte affinité pour les protéines plasmatiques, par exemple : AINS, anticoagulants oraux, antidiabétiques oraux |
Le tacrolimus est fortement lié aux protéines plasmatiques. Des interactions possibles avec dautres substances actives connues pour avoir une forte affinité pour les protéines plasmatiques doivent être prises en considération. |
Surveiller les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et ajuster la posologie du tacrolimus si nécessaire [voir rubrique 4.2]. |
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Agents procinétiques : métoclopramide, cimétidine et hydroxyde de magnésium - aluminium |
Peuvent augmenter les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et augmenter le risque d'effets indésirables graves (p. ex., neurotoxicité, allongement de l'intervalle QT). |
Surveiller les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et réduire la posologie du tacrolimus si nécessaire [voir rubrique 4.2]. Surveiller étroitement la fonction rénale, lallongement de lintervalle QT par ECG, ainsi que dautres effets indésirables. |
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Doses d'entretien de corticoïdes |
Peuvent diminuer les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et augmenter le risque de rejet [voir rubrique 4.4]. |
Surveiller les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et augmenter la posologie du tacrolimus si nécessaire [voir rubrique 4.2]. Surveiller étroitement le fonctionnement du greffon. |
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Doses élevées de prednisolone ou de méthylprednisolone |
Peuvent avoir un impact sur les concentrations sanguines de tacrolimus (augmentation ou diminution) lorsquelles sont administrées pour le traitement du rejet aigu. |
Surveiller les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et ajuster la posologie du tacrolimus si nécessaire. |
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Traitement par antiviraux à action directe (AAD) |
Peut avoir un impact sur la pharmacocinétique du tacrolimus du fait des modifications de la fonction hépatique lors d'un traitement par AAD, liées à la clairance du virus de l'hépatite. La concentration sanguine de tacrolimus peut diminuer. Toutefois, le potentiel d'inhibition du CYP3A4 de certains AAD peut contrecarrer cet effet ou conduire à une augmentation des concentrations sanguines de tacrolimus. |
Surveiller les concentrations résiduelles de tacrolimus dans le sang total et ajuster la posologie du tacrolimus si nécessaire pour garantir une efficacité et une sécurité continues. |
Effets du tacrolimus sur le métabolisme dautres médicaments
Le tacrolimus est un inhibiteur connu du CYP3A4 ; par conséquent, lutilisation concomitante de tacrolimus et de médicaments métabolisés par le CYP3A4 peut modifier le métabolisme de ces derniers.
La demi-vie de la ciclosporine est prolongée en cas dadministration concomitante avec le tacrolimus. En outre, des effets néphrotoxiques synergiques/additifs peuvent se produire. Pour ces raisons, ladministration concomitante de ciclosporine et de tacrolimus nest pas recommandée et il convient dêtre prudent lors de ladministration de tacrolimus à des patients qui ont reçu préalablement de la ciclosporine (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Il a été montré que le tacrolimus augmente la concentration sanguine de la phénytoïne.
Comme le tacrolimus peut diminuer la clairance des contraceptifs stéroïdiens, avec pour résultat une augmentation de lexposition hormonale, la prudence est recommandée lors du choix dune méthode contraceptive.
Des informations limitées sont disponibles sur les interactions entre le tacrolimus et les statines. Les données disponibles suggèrent que la pharmacocinétique des statines nest quasiment pas modifiée en cas dassociation avec le tacrolimus.
Les études chez lanimal ont montré que le tacrolimus pouvait potentiellement diminuer la clairance et prolonger la demi-vie du pentobarbital et du phénazone.
Acide mycophénolique. Sil y a une association de traitements, la prudence simpose lors du remplacement de la ciclosporine, qui interfère avec la recirculation entérohépatique de lacide mycophénolique, par le tacrolimus, qui est dépourvu de cet effet, car cela pourrait entraîner des changements de lexposition à lacide mycophénolique. Les médicaments qui interfèrent avec le cycle entérohépatique de lacide mycophénolique sont susceptibles de réduire les taux plasmatiques et lefficacité de lacide mycophénolique. Une surveillance thérapeutique de lacide mycophénolique peut savérer appropriée lors du passage de la ciclosporine au tacrolimus ou vice versa.
Les immunosuppresseurs peuvent affecter la réponse à la vaccination et peuvent rendre une vaccination pendant le traitement par tacrolimus moins efficace. Lutilisation de vaccins vivants atténués doit être évitée (voir rubrique 4.4).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les données observées chez lHomme montrent que le tacrolimus peut traverser la barrière fto-placentaire. Des données limitées issues de patients transplantés nont pas mis en évidence de risque accru deffets indésirables sur le déroulement et lissue de la grossesse pendant le traitement par tacrolimus, comparativement aux autres immunosuppresseurs. Cependant, des cas davortement spontané ont été rapportés. À ce jour, il ny a pas dautres données épidémiologiques pertinentes disponibles. Etant donné la nécessité dun traitement, le tacrolimus peut être envisagé chez la femme enceinte sil nexiste pas dalternative plus sûre et si le bénéfice attendu justifie le risque potentiel pour le ftus. En cas dexposition in utero, la surveillance du nouveau-né est recommandée pour détecter des effets indésirables potentiels du tacrolimus (en particulier les effets sur les reins). Il existe un risque d'accouchement prématuré (<37semaines). Chez le nouveau-né, un risque d'hyperkaliémie se normalisant spontanément a été identifié.
Chez le rat et le lapin, des effets toxiques sur lembryon et le ftus ont été observés à des doses materno-toxiques (voir rubrique 5.3).
Les données chez lHomme montrent que le tacrolimus est excrété dans le lait maternel. Des effets nocifs sur le nouveau-né ne pouvant pas être exclus, les femmes ne doivent pas allaiter pendant le traitement par PROGRAF.
Fertilité
De par une diminution du nombre et de la motilité des spermatozoïdes, la fertilité des rats mâles a été altérée par le tacrolimus (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Le profil des effets indésirables liés aux traitements immunosuppresseurs est souvent difficile à établir en raison de la pathologie sous-jacente et de lutilisation concomitante de nombreux autres médicaments.
La plupart des effets indésirables indiqués ci-dessous sont réversibles et/ou répondent à une réduction de la posologie. Ladministration orale semble être associée à une incidence plus faible deffets indésirables que ladministration intraveineuse. Les effets indésirables sont présentés ci-dessous par ordre décroissant de fréquence dapparition : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Infections et infestations
Comme avec dautres immunosuppresseurs puissants, les patients recevant du tacrolimus présentent fréquemment un risque accru dinfections (virales, bactériennes, fongiques, à protozoaires). Lévolution des maladies infectieuses préexistantes peut être aggravée. Des infections généralisées ou localisées peuvent se développer.
Des cas de néphropathie à virus BK, ainsi que des cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) à virus JC, ont été rapportés chez des patients traités par des immunosuppresseurs, dont PROGRAF.
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)
Les patients recevant un traitement immunosuppresseur présentent un risque accru de développer des tumeurs malignes. Des tumeurs bénignes mais aussi malignes, incluant des syndromes lymphoprolifératifs associés à lEBV et des cancers cutanés, ont été décrites en relation avec le traitement par tacrolimus.
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Fréquents : |
anémie, leucopénie, thrombocytopénie, leucocytose, anomalies érythrocytaires |
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Peu fréquents : |
coagulopathies, anomalies de la coagulation et du temps de saignement, pancytopénie, neutropénie |
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Rares : |
purpura thrombopénique idiopathique, hypoprothrombinémie, microangiopathie thrombotique |
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Fréquence indéterminée : |
érythroblastopénie acquise, agranulocytose, anémie hémolytique, neutropénie fébrile |
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Affections du système immunitaire |
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Des réactions allergiques et anaphylactoïdes ont été observées chez des patients recevant du tacrolimus (voir rubrique 4.4). |
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Affections endocriniennes |
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Rare : |
hirsutisme |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Très fréquents : |
hyperglycémie, diabète sucré, hyperkaliémie |
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Fréquents : |
hypomagnésémie, hypophosphatémie, hypokaliémie, hypocalcémie, hyponatrémie, surcharge hydrique, hyperuricémie, diminution de lappétit, acidoses métaboliques, hyperlipidémie, hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, autres anomalies électrolytiques. |
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Peu fréquents : |
déshydratation, hypoprotéinémie, hyperphosphatémie, hypoglycémie |
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Affections psychiatriques |
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Très fréquents : |
insomnies insomnies |
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Fréquents : |
signes danxiété, confusion et désorientation, dépression, humeur dépressive, troubles de lhumeur, cauchemars, hallucinations, troubles mentaux |
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Peu fréquents : |
troubles psychotiques. |
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Affections du système nerveux |
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Très fréquents : |
tremblements, céphalées |
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Fréquents : |
convulsions, troubles de la conscience, paresthésies et dysesthésies, neuropathies périphériques, vertiges, altération de lécriture, troubles du système nerveux |
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Peu fréquents : |
coma, hémorragies du système nerveux central et accidents vasculaires cérébraux, paralysie et parésie, encéphalopathie, troubles de lélocution et du langage, amnésie. |
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Rare : |
hypertonie |
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Très rare : |
myasthénie |
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Fréquence indéterminée : |
Syndrome dEncéphalopathie Postérieure Réversible (SEPR) |
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Affections oculaires |
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Fréquents : |
vision trouble, photophobie, troubles oculaires |
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Peu fréquent : |
cataracte |
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Rare : |
cécité |
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Fréquence indéterminée : |
neuropathie optique |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
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Fréquents : |
acouphènes. |
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Peu fréquent : |
hypoacousie |
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Rare : |
surdité neurosensorielle |
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Très rares : |
troubles de laudition |
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Affections cardiaques |
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Fréquents : |
coronaropathies ischémiques, tachycardie |
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Peu fréquents : |
arythmies ventriculaires et arrêt cardiaque, insuffisance cardiaque, cardiomyopathies, hypertrophie ventriculaire, arythmies supraventriculaires, palpitations |
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Rares : |
épanchements péricardiques |
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Très rares : |
torsades de pointes |
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Affections vasculaires |
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Très fréquent : |
hypertension |
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Fréquents : |
hémorragies, accidents thromboemboliques et ischémiques, maladie vasculaire périphérique, troubles vasculaires hypotensifs |
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Peu fréquents : |
infarctus, thrombose veineuse profonde dun membre, collapsus |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Fréquents : |
dyspnée, affections du parenchyme pulmonaire, épanchement pleural, pharyngite, toux, congestion et inflammations nasales |
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Peu fréquents : |
insuffisance respiratoire, affection des voies respiratoires, asthme |
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Rare : |
syndrome de détresse respiratoire aiguë |
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Affections gastro-intestinales |
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Très fréquents : |
diarrhées, nausées |
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Fréquents : |
inflammations gastro-intestinales, ulcérations et perforation des voies digestives, hémorragies gastro-intestinales, stomatite et ulcération, ascite, vomissements, douleurs gastro-intestinales et abdominales, signes et symptômes dyspeptiques, constipation, flatulences, météorisme et ballonnements, selles molles, signes et symptômes gastro-intestinaux |
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Peu fréquents : |
iléus paralytique, pancréatite aiguë et chronique, reflux gastro-sophagien, altération de la vidange gastrique |
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Rares : |
subiléus, pseudokyste pancréatique |
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Affections hépatobiliaires |
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Fréquents : |
cholestase et ictère, lésions hépatocellulaires et hépatite, cholangite |
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Rares : |
thrombose de lartère hépatique, maladie veino-occlusive hépatique |
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Très rares : |
insuffisance hépatique, sténose des canaux biliaires |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Fréquents : |
prurit, rash, alopécie, acné, hypersudation |
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Peu fréquents : |
dermatite, photosensibilité |
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Rare : |
érythrodermie bulleuse avec épidermolyse (syndrome de Lyell) |
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Très rare : |
syndrome de Stevens-Johnson |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Fréquents : |
arthralgies, spasmes musculaires, douleur des extrémités, dorsalgies |
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Peu fréquents : |
troubles articulaires |
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Rare : |
diminution de la mobilité |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Très fréquents : |
anomalies de la fonction rénale |
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Fréquents : |
insuffisance rénale, insuffisance rénale aiguë, oligurie, nécrose tubulaire rénale, néphropathie toxique, troubles urinaires, symptômes vésicaux et urétraux. |
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Peu fréquents : |
anurie, syndrome hémolytique et urémique |
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Très rares : |
néphropathie, cystite hémorragique |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Peu fréquents : |
dysménorrhées et saignements utérins |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Fréquents : |
asthénie, fièvre, dème, douleur et gêne, altérations de la perception de la température corporelle |
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Peu fréquents : |
défaillance multiviscérale, état pseudo-grippal, intolérance au chaud et au froid, sensation doppression thoracique, sensation dénervement, impression de ne pas être dans son état normal |
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Rares : |
soif, chutes, oppression thoracique, ulcères |
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Très rare : |
augmentation du tissu adipeux |
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Investigations |
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Fréquents : |
anomalies des enzymes et de la fonction hépatique, augmentation des phosphatases alcalines sanguines, prise de poids. |
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Peu fréquents : |
augmentation de lamylase, anomalies de lECG, anomalies du pouls et de la fréquence cardiaque, perte de poids, augmentation de la lactate déshydrogénase sanguine. |
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Très rares : |
anomalies de léchocardiogramme, allongement de lintervalle QT à lélectrocardiogramme. |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
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Fréquent : |
dysfonction primaire du greffon |
Description des effets indésirables sélectionnés
Des douleurs des extrémités ont été décrites dans un certain nombre de rapports de cas publiés en tant que syndrome douloureux induit par un inhibiteur de la calcineurine (SDIC). Celui-ci se manifeste typiquement par une douleur bilatérale et symétrique, intense, ascendante dans les membres inférieurs et peut être associé à des taux supra-thérapeutiques de tacrolimus. Le syndrome peut répondre à une réduction de dose du tacrolimus. Dans certains cas, il a été nécessaire de recourir à une immunosuppression alternative.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Lexpérience en matière de surdosage est limitée. Plusieurs cas de surdosage accidentel ont été rapportés, et les symptômes suivants ont été observés : tremblements, céphalées, nausées et vomissements, infections, urticaire, léthargie, hyperurémie, hyperazotémie et hypercréatininémie, et augmentation des alanine-aminotransférases.
Aucun antidote spécifique du PROGRAF nest disponible. En cas de surdosage, maintenir les fonctions vitales et assurer un traitement symptomatique.
Étant donné son poids moléculaire élevé, sa faible solubilité aqueuse et sa forte liaison aux érythrocytes et aux protéines plasmatiques, on suppose que le tacrolimus nest pas dialysable. Chez certains patients présentant des concentrations sanguines très élevées, lhémofiltration ou lhémodiafiltration ont permis de diminuer les concentrations toxiques. En cas dintoxication par voie orale, un lavage gastrique et/ou lutilisation de produits adsorbants (tels que le charbon actif) peuvent être efficaces sils sont administrés rapidement après lingestion du médicament.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction et effets pharmacodynamiques
Au niveau moléculaire, les effets du tacrolimus semblent être induits par la liaison à une protéine cytosolique (FKBP12) responsable de laccumulation intracellulaire du produit. De manière spécifique et compétitive, le complexe FKBP12‑tacrolimus se lie à, et inhibe la calcineurine, conduisant à une inhibition calcium-dépendante du signal de transduction des lymphocytes T, en empêchant ainsi la transcription dune partie des gènes des lymphokines.
Le tacrolimus est un immunosuppresseur très puissant dont lactivité a été démontrée in vitro et in vivo.
Le tacrolimus inhibe notamment la formation des lymphocytes cytotoxiques qui sont principalement responsables du rejet du greffon. Le tacrolimus supprime lactivation des lymphocytes T et la prolifération T-dépendante des lymphocytes B, ainsi que la production de lymphokines (telles que les interleukines-2 et -3 et linterféron- γ) et lexpression du récepteur de linterleukine-2.
Résultats des données publiées dans dautres transplantations dorganes de novo
PROGRAF est devenu un traitement reconnu comme immunosuppresseur primaire après transplantation pancréatique, pulmonaire ou intestinale. Dans des études prospectives publiées, le tacrolimus a été étudié en immunosuppression primaire chez près de 175 patients transplantés pulmonaires, 475 patients transplantés pancréatiques et 630 patients transplantés intestinaux.
Dans lensemble, le profil de sécurité du tacrolimus dans ces études publiées apparaît similaire à celui qui a été rapporté dans les grandes études où le tacrolimus était utilisé comme immunosuppresseur primaire en transplantation hépatique, rénale et cardiaque. Les résultats defficacité des plus grandes études dans chaque indication sont récapitulés ci-dessous.
Transplantation pulmonaire
Lanalyse intermédiaire dune étude multicentrique récente a porté sur 110 patients randomisés (1 :1) dans le groupe tacrolimus ou ciclosporine. Le traitement par tacrolimus a été initié en perfusion intraveineuse continue à une dose de 0,01 à 0,03 mg/kg/jour, puis par voie orale à une dose de 0,05 à 0,3 mg/kg/jour. Pendant la première année post-transplantation, lincidence des épisodes de rejets aigus a été plus faible chez les patients traités par tacrolimus que chez ceux recevant de la ciclosporine (11,5 % versus 22,6 %), tout comme lincidence des rejets chroniques (syndrome de bronchiolite oblitérante) (2,86 % versus 8,57 %). Le taux de survie des patients à un an a été de 80,8 % dans le groupe tacrolimus et de 83 % dans le groupe ciclosporine (Treede et al., 3rd ICI San Diego, US, 2004;Abstract 22).
Une autre étude randomisée a été menée sur 66 patients traités par tacrolimus versus 67 patients traités par ciclosporine. Le traitement par tacrolimus a été initié en perfusion intraveineuse continue à une dose de 0,025 mg/kg/jour et le tacrolimus par voie orale a été administré à la dose de 0,15 mg/kg/jour avec ensuite des adaptations de la posologie pour obtenir des concentrations résiduelles cibles comprises entre 10 et 20 ng/ml. Le taux de survie des patients à un an a été de 83 % dans le groupe tacrolimus et de 71 % dans le groupe ciclosporine, et respectivement de 76 % et 66 % à deux ans. Les épisodes de rejet aigu pour 100 patients-jours ont été moins nombreux (0,85 épisode) sous tacrolimus que sous ciclosporine (1,09 épisode). 21,7 % des patients sous tacrolimus ont développé une bronchiolite oblitérante versus 38,0 % sous ciclosporine (p = 0,025). Significativement plus de patients sous ciclosporine (n = 13) ont dû être convertis au tacrolimus, que de patients sous tacrolimus convertis à la ciclosporine (n = 2) (p = 0,02) (Keenan et al., Ann Thoracic Surg 1995;60:580).
Dans une autre étude bicentrique, 26 patients ont été randomisés dans le groupe tacrolimus versus 24 patients dans le groupe ciclosporine. Le traitement par tacrolimus a été initié en perfusion intraveineuse continue à la dose de 0,05 mg/kg/jour, puis par voie orale à une dose de 0,1 à 0,3 mg/kg/jour avec ensuite des adaptations de la posologie pour obtenir des concentrations résiduelles cibles comprises entre 12 et 15 ng/ml. Les taux de survie à un an ont été de 73,1 % dans le groupe tacrolimus versus 79,2 % dans le groupe ciclosporine. Après transplantation pulmonaire, les patients ne présentant pas de rejet aigu ont été plus nombreux dans le groupe tacrolimus à 6 mois (57,7 % versus 45,8 %) et à 1 an (50 % versus 33,3 %) (Treede et al., J Heart Lung Transplant 2001;20:511).
Ces trois études ont montré des taux de survie similaires. Les incidences de rejets aigus ont été numériquement plus faibles avec le tacrolimus dans ces trois études, et dans lune dentre elles, lincidence du syndrome de bronchiolite oblitérante a été significativement plus faible avec le tacrolimus.
Transplantation pancréatique
Une étude multicentrique a inclus 205 receveurs dune double transplantation rein-pancréas, randomisés dans le groupe tacrolimus (n = 103) ou dans le groupe ciclosporine (n = 102). La dose initiale orale de tacrolimus per protocol était de 0,2 mg/kg/jour, avec ensuite des adaptations de la posologie pour obtenir des concentrations résiduelles cibles comprises entre 8 et 15 ng/ml au 5ème jour et entre 5 et 10 ng/ml après le 6ème mois. La survie à un an du pancréas a été significativement supérieure avec le tacrolimus : 91,3 % versus 74,5 % avec la ciclosporine (p < 0,0005), alors que la survie du greffon rénal a été similaire dans les deux groupes. Au total, chez 34 patients la ciclosporine a été substituée par le tacrolimus, alors que 6 patients seulement traités par tacrolimus ont dû recevoir un autre traitement (Bechstein et al., Transplantation 2004;77:1221).
Transplantation intestinale
Lexpérience clinique monocentrique publiée, sur lutilisation du tacrolimus en immunosuppression primaire après transplantation intestinale, a montré que les taux de survie actuariels de 155 patients (65 recevant lintestin seul ; 75 recevant le foie et lintestin et 25 recevant une transplantation multiviscérale) recevant du tacrolimus et de la prednisone, était de 75 % à un an, de 54 % à cinq ans et de 42 % à dix ans. Pendant les premières années, la dose initiale orale de tacrolimus était de 0,3 mg/kg/jour. Les résultats se sont continuellement améliorés au fur et à mesure de lexpérience accumulée pendant 11 ans.
On considère que différentes innovations, telles que les techniques permettant la détection précoce dinfections à Epstein Barr (EBV) et à CMV, laugmentation de la moelle osseuse, lutilisation en traitement adjuvant de daclizumab (antagoniste du récepteur de linterleukine‑2), la diminution des doses initiales de tacrolimus avec des concentrations résiduelles cibles comprises entre 10 et 15 ng/ml, et plus récemment lirradiation du greffon dans lallogreffe, ont contribué à améliorer les résultats obtenus dans cette indication (Abu-Elmagd et al., Ann Surg 2001;234:404).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Les études chez lhomme ont montré que le tacrolimus peut être absorbé à tous les niveaux du tractus gastro-intestinal.
Après administration orale de gélules de PROGRAF, les concentrations sanguines maximales (Cmax) de tacrolimus sont atteintes en 1 à 3 heures environ. Chez certains patients, le tacrolimus semble être absorbé de manière continue sur une période prolongée, conduisant à un profil dabsorption relativement plat. La biodisponibilité orale moyenne du tacrolimus est comprise entre 20 % et 25 %.
Après administration orale (0,30 mg/kg/jour) à des transplantés hépatiques, létat déquilibre des concentrations de PROGRAF est atteint en 3 jours chez la majorité des patients.
Chez des sujets sains, PROGRAF 0,5 mg, PROGRAF 1 mg et PROGRAF 5 mg Gélules, se sont révélés bioéquivalents, lorsquils ont été administrés à une dose équivalente.
La vitesse et le taux dabsorption du tacrolimus sont augmentés à jeun. Ils sont diminués en présence daliments, leffet étant plus prononcé après un repas riche en graisses et moindre après un repas riche en hydrates de carbone.
Chez des transplantés hépatiques stables, la biodisponibilité orale de PROGRAF est diminuée en cas dadministration après un repas à teneur modérée en graisses (34 % de lapport calorique). Des diminutions de lAUC (27 %) et de la Cmax (50 %) ainsi quune augmentation du tmax (173 %) sont observées dans le sang total.
Dans une étude chez des transplantés rénaux stables recevant PROGRAF immédiatement après un petit déjeuner continental classique, leffet sur la biodisponibilité orale a été moins prononcé. Des diminutions de lAUC (2 à 12 %) et de la Cmax (15 à 38 %) et une augmentation du tmax (38 à 80 %) ont été observées sur sang total.
La bile ne modifie pas labsorption de PROGRAF.
Il existe une forte corrélation entre lAUC et les concentrations résiduelles sur sang total à létat déquilibre. Le suivi thérapeutique des concentrations résiduelles sur sang total permet donc une bonne estimation de lexposition systémique.
Distribution et élimination
Chez lhomme, la cinétique du tacrolimus après perfusion intraveineuse peut être décrite par un modèle bicompartimental.
Dans la circulation systémique, le tacrolimus est fortement lié aux érythrocytes, avec pour résultat un rapport de distribution des concentrations sang total/plasma denviron 20 pour 1. Dans le plasma, le tacrolimus est fortement lié (> 98,8 %) aux protéines plasmatiques, essentiellement à lalbumine sérique et à la a‑1‑glycoprotéine acide.
Le tacrolimus est largement distribué dans lorganisme. À létat déquilibre, le volume de distribution déterminé à partir des concentrations plasmatiques est denviron 1 300 l (sujets sains). La valeur correspondante à partir des concentrations dans le sang total est de 47,6 l en moyenne.
La clairance du tacrolimus est faible. Chez des sujets sains, une clairance corporelle totale moyenne (TBC) de 2,25 l/h a été observée, (déterminée à partir des concentrations dans le sang total). Chez des patients adultes ayant reçu une transplantation hépatique, rénale ou cardiaque, des valeurs de 4,1 l/h, 6,7 l/h et 3,9 l/h, ont été respectivement observées. Chez les transplantés hépatiques, la TBC des enfants est près de deux fois supérieure à celle des adultes. Des facteurs tels que de faibles taux dhématocrite et de protéines, entraînant une augmentation de la fraction libre du tacrolimus, ainsi quune induction du métabolisme par les corticoïdes, sont considérés comme responsables de laugmentation des taux de clairance observés après transplantation.
La demi-vie du tacrolimus est longue et variable. Chez des sujets sains, la demi-vie moyenne dans le sang total est denviron 43 heures.Elle est respectivement de 11,7 heures et 12,4 heures, chez ladulte et lenfant transplantés hépatiques, et de 15,6 heures chez ladulte transplanté rénal. Chez les transplantés, laugmentation de la clairance contribue à la diminution de la demi-vie.
Métabolisme et biotransformation
Le tacrolimus est largement métabolisé dans le foie (principalement par le cytochrome P450-3A4) et dans la paroi intestinale. Plusieurs métabolites ont été identifiés mais un seul présente in vitro une activité immunosuppressive similaire à celle du tacrolimus, les autres métabolites ne présentant quune activité immunosuppressive faible voire nulle. Dans la circulation systémique, un seul des métabolites inactifs est présent à faible concentration. Par conséquent, les métabolites ne contribuent pas à lactivité pharmacologique du tacrolimus.
Elimination
Après administration intraveineuse et orale de tacrolimus marqué au 14C, la plupart de la radioactivité est éliminée dans les fèces. Environ 2 % de la radioactivité est éliminée dans les urines. Moins de 1 % du tacrolimus est retrouvé sous forme inchangée dans les urines et les fèces, indiquant que le tacrolimus est presque totalement métabolisé avant dêtre éliminé principalement par voie biliaire.
5.3. Données de sécurité préclinique
Lorsque le tacrolimus est administré par voie intraveineuse sous forme de perfusion rapide/bolus à la dose de 0,1 à 1,0 mg/kg, un allongement de lintervalle QTc a été observé chez certaines espèces animales. Le pic de concentration sanguine atteint avec ces doses était supérieur à 150 ng/ml, ce qui est supérieur à plus de 6 fois le pic moyen de concentration observé avec PROGRAF en transplantation clinique.
Chez le rat et le lapin, une toxicité embryofoetale a été observée et était limitée à des doses maternotoxiques. Chez le rat femelle, les fonctions de la reproduction, y compris la parturition ont été altérées. Il a été observé une diminution de la viabilité, de la croissance et du poids de naissance de la progéniture.
La fertilité des rats mâles a été affectée par le tacrolimus au travers dune diminution du nombre et de la motilité des spermatozoïdes.
Huile de ricin hydrogénée polyoxyéthylénée.
Ethanol.
Le tacrolimus est absorbé par les matériaux plastiques en PVC. Les tubulures, seringues et autres équipements utilisés pour préparer et administrer PROGRAF 5 mg/ml solution à diluer pour perfusion ne doivent pas contenir de PVC.
Le tacrolimus est instable en condition alcaline. Le mélange de PROGRAF 5 mg/ml solution à diluer pour perfusion avec dautres produits pharmaceutiques très alcalinisants (comme aciclovir ou ganciclovir) doit être évité.
2 ans.
La stabilité physico-chimique du produit une fois dilué a été démontrée pendant 24 heures à 25°C.
Dun point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas dutilisation non immédiate, les durées et les conditions de conservation du produit une fois dilué avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de lutilisateur et ne devraient pas être de plus de 24 heures à 2 8°C, sauf si la dilution a été effectuée dans des conditions aseptiques validées et contrôlées.
6.4. Précautions particulières de conservation
Conserver lampoule dans lemballage dorigine à labri de la lumière.
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
1 ml de solution à diluer pour perfusion dans des ampoules en verre transparent incolore de type I Ph. Eur., de 2 ml.
Chaque boîte contient 10 ampoules.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Le tacrolimus ayant des effets immunosuppresseurs, l'inhalation ou le contact direct avec la peau ou les muqueuses par les formulations injectables, la poudre ou les granulés contenus dans les médicaments à base de tacrolimus doivent être évités pendant la préparation. Si un tel contact se produit, laver la peau et rincer l'il ou les yeux atteint(s).
PROGRAF 5 mg/ml solution à diluer pour perfusion ne doit pas être injecté sans dilution préalable.
PROGRAF 5 mg/ml solution à diluer pour perfusion doit être reconstituée dans une solution de glucose à 5 % ou du soluté physiologique, dans des récipients en polyéthylène, polypropylène ou en verre, mais pas dans des récipients en PVC (voir rubrique 6.2). Seules les solutions transparentes et incolores doivent être utilisées.
La concentration finale de la solution pour perfusion doit être comprise entre 0,004 - 0,100 mg/ml. Le volume total perfusé en 24 heures doit être compris entre 20 - 500 ml.
La solution diluée ne doit pas être administrée en bolus.
Toute solution à diluer non utilisée dans une ampoule ouverte ou toute solution reconstituée non utilisée doivent être détruites immédiatement conformément à la réglementation en vigueur afin déviter toute contamination.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
26 QUAI CHARLES PASQUA
92300 LEVALLOIS PERRET
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 558 874 2 3 : 1 ml en ampoule (verre) ; boîte de 10
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament réservé à lusage hospitalier
Médicaments liés cités dans ce texte
- PROGRAF 0,5 mg, gélule
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- VANCOMYCINE HIKMA 1 g, poudre pour solution à diluer pour perfusion
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- CYMEVAN 500 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion
- ACICLOVIR AGEPHA 30 mg/g, pommade ophtalmique
- ADVIL 200 mg, comprimé enrobé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.