NEVIRAPINE TEVA LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
CIS 66890524
Informations à jour au 5 décembre 2018.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 05/12/2018
NEVIRAPINE TEVA LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé à libération prolongée contient 400 mg de névirapine (sous forme anhydre).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé à libération prolongée.
Comprimé à libération prolongée, blanc à blanc cassé, ovale, biconvexe, denviron 20,5 mm de long et 10 mm de large, portant la mention « 400 » gravée sur une face, lautre face étant lisse.
4.1. Indications thérapeutiques
Les comprimés à libération prolongée ne sont pas adaptés à la période dinitiation de 14 jours chez les patients débutant un traitement par la névirapine. La disponibilité des autres formulations de névirapine, telles que les comprimés à libération immédiate ou la suspension buvable doit être vérifiée ; celles-ci pouvant être utilisées en conséquence (voir rubrique 4.2).
L'expérience acquise avec la névirapine concerne majoritairement des traitements en association avec des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI). Le choix dun traitement à la suite dun traitement par Névirapine Teva LP doit être basé sur lexpérience clinique et les tests de résistance (voir rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
Névirapine Teva LP doit être prescrit par des médecins expérimentés dans le traitement de l'infection par le VIH.
Adultes
La posologie recommandée de névirapine pour les patients initiant un traitement par la névirapine est d'un comprimé à libération immédiate de 200 mg une fois par jour pendant les 14 premiers jours (cette phase initiale doit être respectée, car elle semble réduire la fréquence des éruptions cutanées) puis d'un comprimé à libération prolongée de 400 mg une fois par jour, en association à au moins deux agents antirétroviraux.
Patients actuellement sous névirapine à libération immédiate deux fois par jour :
Les patients qui prennent déjà de la névirapine à libération immédiate deux fois par jour en association avec dautres antirétroviraux peuvent le remplacer par Névirapine Teva LP 400 mg, comprimé à libération prolongée une fois par jour en association avec dautres antirétroviraux, sans période dinitiation de traitement avec les comprimés à libération immédiate.
Névirapine Teva LP doit être associé à au moins deux antirétroviraux supplémentaires. Pour les traitements administrés de façon concomitante, il est nécessaire de suivre les doses recommandées par les fabricants.
Si un oubli dune dose est constaté dans les 12 heures suivant lheure de prise qui était prévue, le patient doit prendre la dose oubliée dès que possible. Si cet oubli est constaté plus de 12 heures après lheure de prise prévue, le patient doit prendre sa prochaine dose à lheure habituelle.
Population pédiatrique
Enfants âgés de trois ans et plus et adolescents
Conformément aux doses pédiatriques recommandées, Névirapine Teva LP 400 mg, comprimé à libération prolongée peut également être administré chez les enfants, selon le schéma de prise de ladulte, si ceux-ci :
· sont ≥ 8 ans et pèsent 43,8 kg ou plus ;
· sont < 8 ans et pèsent 25 kg ou plus ;
· ont une surface corporelle de 1,17 m² ou plus selon la formule de Mosteller.
Pour les patients pédiatriques âgés de 3 ans et plus, ne remplissant pas les critères ci-dessus, la disponibilité dautres formulations adaptées (telles que des comprimés à libération prolongée dosés à 50 mg et 100 mg) doit être vérifiée.
Enfants âgés de moins de trois ans
La sécurité et lefficacité des comprimés à libération prolongée de névirapine nont pas été établies chez les enfants âgés de moins de 3 ans. Aucune donnée nest disponible.
Pour les patients âgés de moins de 3 ans et pour toutes les autres tranches dâge, la disponibilité dautres formulations adaptées, telles quune suspension buvable à libération immédiate doit être vérifiée.
Recommandations pour la prise en charge thérapeutique
Pour tous les patients, la dose totale quotidienne à nimporte quel moment du traitement ne doit pas dépasser 400 mg. Les patients doivent être informés de la nécessité de prendre Névirapine Teva LP tous les jours conformément à la prescription.
En cas de survenue d'une éruption cutanée au cours de la période initiale de 14 jours à la dose de 200 mg une fois par jour, les patients ne doivent pas débuter le traitement avec Névirapine Teva LP 400 mg, comprimé à libération prolongée tant que les éruptions cutanées persistent. Les cas déruption cutanée isolée doivent être étroitement surveillés (voir rubrique 4.4). La posologie dinitiation du traitement de 200 mg une fois par jour de comprimé à libération immédiate ne doit pas être poursuivie au-delà dune durée de 28 jours ; après cette période un traitement alternatif devra être envisagé en raison dun possible risque de sous-exposition et de résistance.
Tout traitement par névirapine interrompu pendant plus de 7 jours doit être réinstauré à la posologie initiale recommandée comprenant la période dinitiation de 2 semaines par névirapine comprimé à libération immédiate.
Il existe des manifestations de toxicité du produit nécessitant linterruption du traitement par Névirapine Teva LP (voir rubrique 4.4).
Populations particulières
Personnes âgées
La névirapine n'a pas fait l'objet d'études spécifiques chez des patients de plus de 65 ans.
Insuffisance rénale
Chez les patients adultes insuffisants rénaux, sous dialyse, une dose additionnelle de 200 mg de névirapine à libération immédiate après chaque dialyse est recommandée. Les patients avec une CLcr ≥ 20ml/min ne nécessitent pas dadaptation de dose (voir rubrique 5.2). Chez les patients pédiatriques insuffisants rénaux et sous dialyse, il est recommandé quaprès chaque dialyse les patients reçoivent une dose supplémentaire de névirapine suspension buvable ou comprimés à libération immédiate équivalente à 50 % de la dose quotidienne recommandée de névirapine suspension buvable ou comprimés à libération immédiate, ce qui permettra de compenser les effets de la dialyse sur la clairance de la névirapine. La névirapine en comprimé à libération prolongée na pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance rénale ; les comprimés à libération immédiate de névirapine doivent donc être utilisés. La disponibilité de ces autres formulations, par ex., les comprimés à libération immédiate/la suspension buvable doit être vérifiée.
Insuffisance hépatique
La névirapine ne doit pas être utilisée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh classe C, voir rubrique 4.3). Les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée ne nécessitent pas dadaptation de dose (voir rubriques 4.4 et 5.2). La névirapine en comprimé à libération prolongée na pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique ; la disponibilité des comprimés à libération immédiate de névirapine doit être vérifiée et ceux-ci doivent être utilisés.
Mode dadministration
Les comprimés à libération prolongée doivent être pris avec une boisson et ils ne doivent être ni écrasés ni mâchés. Névirapine Teva LP peut être pris avec ou sans nourriture.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Ré-administration aux patients chez qui le traitement a été interrompu définitivement à la suite dune éruption cutanée sévère, dune éruption cutanée accompagnée de symptômes généraux, de réactions dhypersensibilité ou de manifestations cliniques dhépatite liées à ladministration de névirapine.
· En cas dinsuffisance hépatique sévère (Child-Pugh classe C) ou en cas de taux dASAT ou dALAT supérieurs à 5 fois la valeur normale avant initiation du traitement et jusquà ce que les taux de base dASAT/ALAT soient stabilisés à des taux inférieurs à 5 fois la valeur normale.
· Ré-administration à des patients ayant présenté, lors dun précédent traitement par la névirapine, des taux dALAT ou dASAT supérieurs à 5 fois la valeur normale, et chez lesquels des anomalies fonctionnelles hépatiques sont réapparues lors de la ré-administration de névirapine (voir rubrique 4.4).
· Co-administration avec les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) du fait du risque de diminution des concentrations plasmatiques et de réduction des effets cliniques de la névirapine (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Névirapine Teva LP doit être administré exclusivement en association à au moins deux autres agents antirétroviraux (voir rubrique 5.1).
Névirapine Teva LP ne doit pas être utilisé comme seul traitement antirétroviral actif étant donné quun antirétroviral utilisé en monothérapie peut conduire à une résistance virale.
Les 18 premières semaines du traitement par névirapine constituent une période critique nécessitant une surveillance étroite des patients afin de déceler léventuelle survenue de réactions cutanées sévères, menaçant le pronostic vital (y compris des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et de syndrome de Lyell) et dhépatite/insuffisance hépatique graves. Le risque de réactions hépatiques ou cutanées est plus élevé au cours des 6 premières semaines de traitement. Cependant, le risque de développer une réaction hépatique demeure au-delà de cette période, et la surveillance doit être poursuivie à intervalles réguliers. Le sexe féminin et un taux de CD4 élevé (> 250/mm3 chez les femmes adultes et > 400/mm3 chez les hommes adultes) lors de linstauration du traitement par névirapine sont associés à un risque plus élevé deffets indésirables hépatiques si le patient a une charge virale plasmatique dARN du VIH-1 détectable cest-à-dire une concentration ³ 50 copies/ml à linstauration du traitement par névirapine. Etant donné que des cas dhépatotoxicité sévère et menaçant le pronostic vital ont été observés lors des essais contrôlés et non contrôlés conduits principalement chez des patients avec une charge virale plasmatique du VIH-1 supérieure ou égale à 50 copies/ml, le traitement par névirapine ne doit pas être instauré chez les femmes adultes avec un taux de CD4 supérieur à 250 cellules/mm3 ou chez les hommes adultes avec un taux de CD4 supérieur à 400 cellules/mm3 dont la charge virale plasmatique dARN du VIH-1 est détectable, à moins que le bénéfice attendu ne dépasse le risque potentiel.
Dans certains cas, latteinte hépatique a progressé malgré larrêt du traitement. Les patients présentant des signes ou des symptômes dhépatite, une réaction cutanée sévère ou des réactions dhypersensibilité doivent arrêter de prendre la névirapine et doivent consulter immédiatement un médecin. Le traitement par névirapine ne doit pas être réintroduit à la suite de réactions sévères hépatiques, cutanées ou dhypersensibilité (voir rubrique 4.3).
La dose recommandée doit être strictement respectée, en particulier au cours de la période initiale de 14 jours (voir rubrique 4.2).
Atteintes cutanées
Des éruptions cutanées sévères, mettant en jeu le pronostic vital, y compris des cas fatals, sont survenues chez des patients traités par la névirapine, principalement au cours des 6 premières semaines du traitement. Il sagit de cas de syndrome de Stevens-Johnson, de cas de syndrome de Lyell et de réactions dhypersensibilité caractérisées par des éruptions cutanées, des symptômes généraux et des atteintes viscérales. Les patients doivent être étroitement surveillés au cours des 18 premières semaines de traitement. En cas de survenue dune éruption cutanée isolée, son évolution doit être étroitement surveillée. L'administration de névirapine doit être définitivement interrompue dans tous les cas de survenue d'une éruption cutanée sévère ou dune éruption accompagnée de symptômes généraux (tels que fièvre, phlyctènes, lésions buccales, conjonctivite, dème de la face, douleur musculaire ou articulaire ou malaise général), y compris en cas de syndrome de Stevens-Johnson, ou de syndrome de Lyell. La névirapine doit être interrompue définitivement chez tout patient présentant une réaction dhypersensibilité (caractérisée par une éruption cutanée accompagnée de symptômes généraux et datteintes viscérales telles quhépatite, éosinophilie, granulocytopénie et atteinte rénale), voir rubrique 4.4.
L'administration de Névirapine Teva LP à une dose supérieure à la posologie recommandée est susceptible d'accroître la fréquence et la gravité des réactions cutanées comme les syndromes de Stevens-Johnson et les syndromes de Lyell.
Des cas de rhabdomyolyse ont été observés chez des patients présentant des atteintes cutanées et/ou hépatiques liées à la prise de la névirapine.
Ladministration concomitante de prednisone (40 mg/jour pendant les 14 premiers jours de traitement par la névirapine à libération immédiate), ne semble pas réduire lincidence des éruptions cutanées liées au traitement par la névirapine, et pourrait être associée à une augmentation de lincidence et de la sévérité des éruptions cutanées au cours des 6 premières semaines de traitement.
Certains facteurs de risque, favorisant la survenue datteintes cutanées sévères, ont été identifiés : non-respect de la période initiale de 14 jours à la dose de 200 mg par jour, et délai prolongé entre lapparition des premiers symptômes et la consultation médicale. Les femmes semblent présenter un risque plus élevé de développer une éruption cutanée que les hommes, quelles reçoivent ou non un traitement comprenant de la névirapine.
Il est recommandé d'expliquer aux patients quune des principales manifestations de toxicité de la névirapine sont des éruptions cutanées. Ils doivent être informés de la nécessité de consulter rapidement leur médecin en cas de survenue dune éruption cutanée et déviter toute attente entre lapparition des premiers symptômes et la consultation médicale. La majorité des éruptions cutanées associées à la névirapine survient au cours des 6 premières semaines de traitement. Leur apparition doit donc être étroitement surveillée chez les patients traités au cours de cette période.
Les patients doivent être informés quils ne doivent pas commencer le traitement par Névirapine Teva LP 400 mg, comprimé à libération prolongée tant quune éruption cutanée survenue au cours de la période dinitiation de 14 jours de traitement par la névirapine à libération immédiate nest pas résolue. La posologie de 200 mg une fois par jour de névirapine à libération immédiate ne doit pas être poursuivie au-delà dune durée de 28 jours ; après cette période un traitement alternatif devra être envisagé en raison dun possible risque de sous-exposition et de résistance.
En cas de survenue d'une éruption cutanée, sévère ou s'accompagnant de signes généraux (par exemple fièvre, phlyctènes, lésions buccales, conjonctivite, dème de la face, douleurs musculaires ou articulaires, malaise général), le patient doit interrompre le traitement et consulter immédiatement un médecin. La névirapine ne doit pas être ré-administrée dans ce cas.
En cas de survenue d'une éruption cutanée possiblement associée à la prise de névirapine, des tests de la fonction hépatique doivent être réalisés. Les patients présentant une élévation modérée à sévère des taux dASAT ou ALAT supérieurs à 5 fois la valeur normale, doivent arrêter définitivement le traitement par névirapine.
En cas de survenue dune réaction dhypersensibilité, (caractérisée par une éruption cutanée accompagnée de symptômes généraux tels que fièvre, arthralgie, myalgie, lymphadénopathie, ainsi que datteintes viscérales telles quhépatite, éosinophilie, granulocytopénie et atteinte rénale), le traitement par la névirapine doit être immédiatement interrompu et ne doit pas être réintroduit (voir rubrique 4.3).
Atteintes hépatiques
Des manifestations dhépatotoxicité sévères, menaçant le pronostic vital, sont survenues chez des patients traités par la névirapine, y compris des cas fatals dhépatite fulminante. Les 18 premières semaines de traitement sont une période critique qui nécessite une surveillance étroite. Le risque de réaction hépatique est plus important pendant les 6 premières semaines de traitement. Cependant, le risque est toujours présent après cette période et une surveillance doit être maintenue à intervalles réguliers pendant tout le traitement.
Des cas de rhabdomyolyse ont été observés chez des patients présentant des atteintes cutanées et/ou hépatiques liées à la prise de névirapine.
Des taux dALAT ou dASAT élevés supérieurs à 2,5 fois la valeur normale et/ou une co-infection avec les virus de lhépatite chronique virale B et/ou C au début du traitement antirétroviral sont associés à un risque plus élevé de survenue deffets indésirables hépatiques au cours du traitement antirétroviral en général, y compris avec la névirapine.
Le sexe féminin et un taux de CD4 élevé à linstauration du traitement par névirapine chez les patients naïfs sont associés à un risque plus élevé de développer des effets indésirables hépatiques. Dans une analyse rétrospective détudes cliniques poolées portant sur la névirapine à libération immédiate, les femmes avaient 3 fois plus de risque que les hommes de présenter des réactions hépatiques symptomatiques, souvent associées à une éruption cutanée (5,8 % versus 2,2 %) et les patients naïfs, de sexe féminin ou masculin, avec une charge virale plasmatique dARN du VIH-1 détectable et présentant des taux élevés de CD4 lors de linitiation du traitement par la névirapine avaient également un risque plus élevé de réactions hépatiques symptomatiques avec la névirapine. Principalement chez des patients avec une charge virale plasmatique du VIH-1 supérieure ou égale à 50 copies/ml, les femmes ayant des taux de CD4 > 250 cellules/mm3 avaient un risque 12 fois plus élevé de présenter des effets indésirables hépatiques symptomatiques en comparaison aux femmes ayant des taux de CD4 < 250 cellules/mm3 (11 % versus 0,9 %). Une augmentation du risque était observée chez les hommes avec une charge virale plasmatique dARN du VIH-1 détectable et des taux de CD4 > 400 cellules/mm3 par comparaison aux hommes avec des taux de CD4 < 400 cellules/mm3 (6,3 % versus 1,2 %). Ce risque accru de toxicité basé sur des valeurs seuils du taux de CD4 na pas été observé chez les patients avec une charge virale du VIH-1 indétectable (cest-à-dire une concentration < 50 copies/ml).
Les patients doivent être informés que les réactions hépatiques sont lune des manifestations majeures de la toxicité de la névirapine, et quelles exigent une surveillance étroite au cours des 18 premières semaines de traitement. Ils doivent être informés de la nécessité darrêter la névirapine en cas de survenue de symptômes évocateurs dune hépatite et de consulter immédiatement un médecin, qui effectuera des tests de la fonction hépatique.
Surveillance hépatique
Un bilan biochimique incluant les paramètres fonctionnels hépatiques doit être effectué avant le début du traitement par la névirapine et à intervalles réguliers au cours du traitement.
Des anomalies fonctionnelles hépatiques ont été constatées chez des patients traités par la névirapine, dans certains cas, au cours des premières semaines de traitement.
Des élévations asymptomatiques des taux denzymes hépatiques ont été fréquemment décrites, elles ne constituent pas une contre-indication formelle au traitement par la névirapine. Une élévation asymptomatique des Gamma-GT ne nécessite pas larrêt du traitement.
Un contrôle de la fonction hépatique doit être réalisé toutes les 2 semaines pendant les 2 premiers mois de traitement, lors du 3ème mois, puis régulièrement. La fonction hépatique doit être contrôlée en cas de survenue de signes ou de symptômes évocateurs dune hépatite et/ou dune réaction dhypersensibilité.
Chez les patients recevant déjà de la névirapine à libération immédiate deux fois par jour et qui la remplacent par Névirapine Teva LP une fois par jour, il nest pas nécessaire de modifier la surveillance prévue.
En cas délévation des taux dALAT ou dASAT à des valeurs supérieures ou égales à 2,5 fois la valeur normale avant ou pendant le traitement, la fonction hépatique doit être contrôlée plus fréquemment lors de visites de suivi régulières. La névirapine ne doit pas être administrée en cas de taux dASAT ou dALAT supérieurs à 5 fois la valeur normale avant initiation du traitement et jusquà ce que les taux de base dASAT/ALAT soient stabilisés à des taux inférieurs à 5 fois valeur normale (voir rubrique 4.3).
Les médecins et les patients doivent être vigilants en ce qui concerne les signes précoces ou les symptômes dhépatite (anorexie, nausées, ictère, bilirubinurie, selles décolorées, hépatomégalie ou douleur hépatique à la palpation). Les patients doivent être informés de la nécessité dune consultation médicale rapide en cas de survenue de ces symptômes.
En cas délévation des taux dALAT ou dASAT supérieure à 5 fois la valeur normale pendant le traitement, la névirapine doit être immédiatement arrêtée. En cas de retour aux valeurs initiales des taux dALAT ou dASAT et si le patient na pas présenté de signes cliniques ou de symptômes dhépatite, déruption cutanée, de symptômes généraux ou dautres signes suggérant une atteinte des organes, une ré-administration de la névirapine peut être envisagée, au cas par cas, à la dose initiale dun comprimé à libération immédiate de névirapine 200 mg par jour pendant 14 jours suivi dun comprimé de Névirapine Teva LP 400 mg à libération prolongée une fois par jour. Dans ce cas une surveillance plus fréquente de la fonction hépatique est nécessaire. Si les anomalies de la fonction hépatique réapparaissent, la névirapine doit être définitivement arrêtée.
En cas de survenue de manifestations cliniques dhépatite, caractérisée par une anorexie, des nausées, des vomissements, un ictère ET des anomalies biologiques (anomalie modérée à sévère des paramètres biologiques hépatiques à lexception des gamma-GT), la névirapine doit être définitivement arrêtée. Névirapine Teva LP ne doit pas être ré-administré chez des patients ayant nécessité un arrêt définitif du traitement à la suite de manifestations cliniques dhépatite liées à ladministration de névirapine.
Maladie hépatique
La tolérance et lefficacité de la névirapine nont pas été établies chez les patients présentant des troubles sous-jacents significatifs de la fonction hépatique. La névirapine est contre-indiquée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh classe C, voir rubrique 4.3). Les résultats pharmacocinétiques suggèrent la prudence lors de ladministration de la névirapine chez des patients présentant une atteinte modérée de la fonction hépatique (Child-Pugh classe B). Les patients atteints d'une hépatite chronique B ou C et traités par association d'antirétroviraux présentent un risque accru de développer des effets indésirables hépatiques sévères et potentiellement fatals. En cas d'administration concomitante d'un traitement antiviral de l'hépatite B ou C, veuillez consulter le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) de ces médicaments.
Les patients ayant des troubles préexistants de la fonction hépatique (y compris une hépatite chronique active) ont, au cours d'un traitement par association d'antirétroviraux, une fréquence plus élevée d'anomalies de la fonction hépatique et doivent faire l'objet d'une surveillance appropriée. Chez ces patients, en cas d'aggravation confirmée de l'atteinte hépatique, l'interruption ou l'arrêt du traitement devra être envisagé.
Autres mises en garde
Prophylaxie post-exposition : Des cas dhépatotoxicité grave, y compris une insuffisance hépatique ayant nécessité une transplantation ont été rapportés chez des individus non infectés par le VIH ayant reçu des doses répétées de névirapine à titre de prophylaxie post-exposition (PPE), une utilisation non approuvée. Aucune étude spécifique évaluant lutilisation de la névirapine à titre de prophylaxie post-exposition et particulièrement en termes de durée de traitement na été réalisée ; en conséquence, cette utilisation est fortement déconseillée.
La névirapine associée à dautres traitements antirétroviraux nétant pas un traitement curatif des patients infectés par le VIH-1, des pathologies dues à la progression de l'infection ne sont pas exclues sous traitement, y compris des infections opportunistes.
Bien quil ait été démontré que lefficacité virologique dun traitement antirétroviral réduise sensiblement le risque de transmission du VIH par voie sexuelle, un risque de transmission ne peut être exclu. Des précautions doivent être prises conformément aux recommandations nationales afin de prévenir toute transmission.
Il faut déconseiller aux patientes traitées par Névirapine Teva LP la prise de toute méthode hormonale autre que lacétate de médroxyprogestérone en tant que moyen unique de contraception, puisque la névirapine risque de diminuer les taux plasmatiques de ces médicaments. L'association à une méthode de contraception mécanique est donc recommandée (par exemple préservatif). Cette méthode de contraception permet de plus de réduire le risque de transmission du VIH. Si un traitement postménopausique à base dhormones est utilisé, son efficacité thérapeutique doit être surveillée en cas de traitement concomitant par la névirapine.
Poids corporel et paramètres métaboliques :
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral. De telles modifications peuvent en partie être liées au contrôle de la maladie et au mode de vie. Si pour les augmentations des taux de lipides, il est bien établi dans certains cas quil existe un effet du traitement, aucun lien nest clairement établi entre une prise de poids et un quelconque traitement antirétroviral. Le contrôle des taux de lipides et de glucose sanguins devra tenir compte des recommandations en vigueur encadrant les traitements contre le VIH. Les troubles lipidiques devront être pris en charge de façon appropriée.
Au cours détudes cliniques, la névirapine a été associée à une augmentation du HDL-cholestérol et à une amélioration globale du rapport cholestérol total sur HDL-cholestérol. Cependant, en labsence détudes spécifiques, limpact clinique de ces résultats nest pas connu. De plus, il na pas été démontré que la névirapine entraine des troubles de la glycémie.
Ostéonécrose : Létiologie est considérée comme multifactorielle (incluant lutilisation de corticoïdes, la consommation dalcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), cependant des cas dostéonécrose ont été rapportés en particulier chez des patients à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou ayant un traitement par association dantirétroviraux au long cours. Il est conseillé aux patients de solliciter un avis médical sils éprouvent des douleurs articulaires, une raideur articulaire ou des difficultés pour se mouvoir.
Syndrome de Restauration Immunitaire : Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de linstauration du traitement par association dantirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut apparaître et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou premiers mois suivant linstauration du traitement par association dantirétroviraux. Des exemples pertinents sont les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées, et les pneumopathies à Pneumocystis jirovecii. Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré si nécessaire. Des maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow et lhépatite auto-immune) ont également été rapportées dans le cadre dune restauration immunitaire ; cependant, le délai dapparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après linstauration du traitement.
Les données pharmacocinétiques disponibles suggèrent que lutilisation concomitante de rifampicine et de névirapine nest pas recommandée. Par ailleurs, lassociation de Névirapine Teva LP avec les médicaments suivants nest pas recommandée : éfavirenz, kétoconazole, delavirdine, étravirine, rilpivirine, elvitégravir (en association avec le cobicistat), atazanavir (en association avec le ritonavir), bocéprévir, fosamprénavir (lorsquil nest pas administré en association avec une faible dose de ritonavir) (voir rubrique 4.5).
Une granulocytopénie est fréquemment associée à la zidovudine. Par conséquent, les patients recevant de façon concomitante de la névirapine et de la zidovudine, particulièrement les patients pédiatriques et ceux recevant des doses élevées de zidovudine ou les patients présentant une insuffisance médullaire, en particulier ceux à un stade avancé de la maladie liée au VIH, ont un risque augmenté de granulocytopénie. Chez ces patients, les paramètres hématologiques doivent être étroitement surveillés.
Certains patients recevant dautres formulations à libération prolongée de névirapine ont signalé la présence de résidus dans leurs selles pouvant ressembler à des comprimés intacts. D'après les données disponibles à ce jour, il na pas été démontré que cela ait une incidence sur la réponse thérapeutique de ces autres formulations.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Les données suivantes ont été obtenues avec les comprimés à libération immédiate de névirapine, mais il est attendu quelles sappliquent à toutes les formes pharmaceutiques.
La névirapine est un inducteur des systèmes enzymatiques CYP3A et potentiellement CYP2B6. Le phénomène d'induction métabolique est maximal 2 à 4 semaines après linstauration du traitement en administration répétée.
En cas de co-administration, la névirapine peut réduire les concentrations plasmatiques des médicaments substrats des systèmes enzymatiques CYP3A et CYP2B6. Il est recommandé de contrôler l'efficacité thérapeutique des médicaments métabolisés par le système enzymatique du cytochrome P450, associés à la névirapine.
L'absorption de la névirapine n'est pas modifiée par la prise de nourriture, les traitements antiacides, ou les médicaments contenant un tampon alcalin.
Les données dinteraction présentées correspondent aux valeurs des moyennes géométriques avec un intervalle de confiance de 90 % (IC à 90 %) quand ces données sont disponibles. ND = Non Déterminé, ↑ = Augmenté, ↓ = Diminué, ↔ = Pas deffet
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Médicaments par classes thérapeutiques |
Interaction |
Recommandations concernant la co-administration |
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ANTI-INFECTIEUX |
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ANTIRÉTROVIRAUX |
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INTI |
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Didanosine 100-150 mg deux fois par jour |
Didanosine ASC ↔ 1,08 (0,92-1,27) Didanosine Cmin ND Didanosine Cmax ↔ 0,98 (0,79-1,21) |
La didanosine et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Emtricitabine |
Lemtricitabine nest pas un inhibiteur des enzymes humaines du cytochrome P450. |
Névirapine Teva LP et lemtricitabine peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Dans les microsomes hépatiques humains, l'abacavir n'a pas inhibé les isoformes du cytochrome P450. |
Névirapine Teva LP et labacavir peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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150 mg deux fois par jour |
La clairance apparente et le volume de distribution de la lamivudine nont pas été modifiés suggérant que la névirapine na aucun effet inducteur sur la clairance de la lamivudine. |
La lamivudine et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Stavudine 30/40 mg deux fois par jour |
Stavudine ASC ↔ 0,96 (0,89-1,03) Stavudine Cmin ND Stavudine Cmax ↔ 0,94 (0,86-1,03) Névirapine : les concentrations plasmatiques nont pas été modifiées par rapport à des valeurs historiques. |
La stavudine et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Ténofovir 300 mg une fois par jour |
Les concentrations plasmatiques de ténofovir ne sont pas modifiées lors de co- administration avec de la névirapine. Les concentrations plasmatiques de névirapine nont pas été modifiées par la co-administration de Ténofovir. |
Le ténofovir et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Zidovudine 100-200 mg trois fois par jour |
Zidovudine ASC ↓ 0,72 (0,60-0,96) Zidovudine Cmin ND Zidovudine Cmax ↓ 0,70 (0,49-1,04) Névirapine : les paramètres pharmacocinétiques de la névirapine nont pas été modifiés par la zidovudine. |
La zidovudine et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. Une granulocytopénie est fréquemment associée à la zidovudine. Par conséquent, les patients recevant de façon concomitante de la névirapine et de la zidovudine et particulièrement les patients pédiatriques et ceux recevant des doses élevées de zidovudine ou les patients présentant une insuffisance médullaire, en particulier ceux à un stade avancé de la maladie liée au VIH, ont un risque augmenté de granulocytopénie. Chez ces patients, les paramètres hématologiques doivent être étroitement surveillés. |
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INNTI |
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Efavirenz 600 mg une fois par jour |
Efavirenz ASC ↓ 0,72 (0,66-0,86) Efavirenz Cmin ↓ 0,68 (0,65-0,8 1) Efavirenz Cmax ↓ 0,88 (0,77-1,01) |
Lassociation défavirenz et de Névirapine Teva LP nest pas recommandée (voir rubrique 4.4) à cause dune toxicité cumulée et de labsence de bénéfice en terme defficacité par rapport à ladministration dun INNTI seul (pour les résultats de létude 2NN, voir rubrique 5.1 des formulations de névirapine à libération immédiate). |
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Delavirdine |
Aucune étude dinteraction na été réalisée. |
Ladministration concomitante de Névirapine Teva LP avec les INNTI nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). |
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Etravirine |
Ladministration concomitante détravirine et de névirapine peut entraîner une diminution significative des concentrations plasmatiques détravirine et une perte de lefficacité thérapeutique de létravirine. |
Ladministration concomitante de Névirapine Teva LP avec les INNTI nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). |
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Rilpivirine |
Aucune étude dinteraction na été réalisée. |
Ladministration concomitante de Névirapine Teva LP avec les INNTI nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). |
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IP |
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Atazanavir/ritonavir 300/100 mg une fois par jour 400/100 mg une fois par jour |
Atazanavir/r 300/100 mg : Atazanavir ASC ↓ 0,58 (0,48-0,7 1) Atazanavir Cmin ↓ 0,28 (0,20-0,40) Atazanavir Cmax ↓ 0,72 (0,60-0,86) Atazanavir/r 400/100 mg : Atazanavir ASC ↓ 0,81 (0,65-1,02) Atazanavir Cmin ↓ 0,41 (0,27-0,60) Atazanavir Cmax ↔ 1,02 (0,85-1,24) (comparé à 300/100 mg sans névirapine) Névirapine ASC ↑ 1,25 (1,17-1,34) Névirapine Cmin ↑ 1,32 (1,22-1,43) Névirapine Cmax ↑ 1,17 (1,09-1,25) |
Lassociation datazanavir /ritonavir et de Névirapine Teva LP nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). |
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Darunavir/ritonavir 400/100 mg deux fois par jour |
Darunavir ASC ↑ 1,24 (0,97-1,57) Darunavir Cmin ↔ 1,02 (0,79-1,32) Darunavir Cmax ↑ 1,40 (1,14-1,73) Névirapine ASC ↑ 1,27 (1,12-1,44) Névirapine Cmin ↑ 1,47 (1,20-1,82) Névirapine Cmax ↑ 1,18 (1,02-1,37) |
Le darunavir et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Fosamprénavir 1400 mg deux fois par jour |
Amprénavir ASC ↓ 0,67 (0,55-0,80) Amprénavir Cmin ↓ 0,65 (0,49-0,85 Amprénavir Cmax ↓ 0,75 (0,63-0,89) Névirapine ASC ↑ 1,29 (1,19-1,40) Névirapine Cmin ↑ 1,34 (1,21-1,49) Névirapine Cmax ↑1,25 (1,14-1,37) |
La co-administration de fosamprénavir et de Névirapine Teva LP nest pas recommandée si le fosamprénavir nest pas associé au ritonavir (voir rubrique 4.4). |
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Fosamprénavir/ritonavir 700/100 mg deux fois par jour |
Amprénavir ASC ↔ 0,89 (0,77-1,03) Amprénavir Cmin ↓ 0,81 (0,69-0,96) Amprénavir Cmax ↔ 0,97 (0,85-1,10) Névirapine ASC ↑ 1,14 (1,05-1,24) Névirapine Cmin ↑ 1,22 (1,10-1,35) Névirapine Cmax ↑ 1,13 (1,03-1,24) |
Le fosamprénavir/ritonavir et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Lopinavir/ritonavir (capsule molle) 400/100 mg deux fois par jour |
Chez des patients adultes : Lopinavir ASC ↓ 0,73 (0,53-0,98) Lopinavir Cmin ↓ 0,54 (0,28-0,74) Lopinavir Cmax ↓ 0,81 (0,62-0,95) |
Une augmentation de la dose de lopinavir/ritonavir à 533/133 mg (4 capsules molles) ou 500/125 mg (5 comprimés à 100/25 mg chacun) deux fois par jour, au cours dun repas, est recommandée en cas dassociation à Névirapine Teva LP. Aucun ajustement posologique de Névirapine Teva LP nest nécessaire lors dune co-administration avec du lopinavir. |
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Lopinavir/ritonavir (solution buvable) 300/75 mg/m2 deux fois par jour |
Chez lenfant : Lopinavir ASC ↓ 0,78 (0,56-1,09) Lopinavir Cmin ↓ 0,45 (0,25-0,82) Lopinavir Cmax ↓ 0,86 (0,64-1,16) |
Chez les enfants, une augmentation de la dose de lopinavir/ritonavir à 300/75 mg/m² deux fois par jour, au cours dun repas, doit être envisagée lorsque lopinavir/ritonavir est coadministré avec Névirapine Teva LP, en particulier chez les patients pour qui une diminution de la sensibilité au lopinavir/ritonavir est suspectée. |
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Ritonavir 600 mg deux fois par jour |
Ritonavir ASC↔ 0,92 (0,79-1,07) Ritonavir Cmin ↔ 0,93 (0,76-1,14) Ritonavir Cmax ↔ 0,93 (0,78-1,07) Névirapine : la co-administration de ritonavir ne produit pas de modifications cliniquement significatives des concentrations plasmatiques de névirapine. |
Le ritonavir et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Saquinavir/ritonavir |
Les données limitées disponibles avec le saquinavir capsule molle en association au ritonavir ne suggèrent aucune interaction cliniquement significative entre le saquinavir boosté par le ritonavir et la névirapine. |
Le saquinavir/ritonavir et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Tipranavir/ritonavir 500/200 mg deux fois par jour |
Aucune étude spécifique dinteraction na été conduite. Les données limitées issues dune étude de phase IIa chez des patients infectés par le VIH ont montré une diminution de 20 % de la Cmin de tipranavir non cliniquement significative. |
Le tipranavir et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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INHIBITEURS DENTRÉE |
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Enfuvirtide |
En raison du métabolisme de lenfuvirtide, aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative nest attendue entre lenfuvirtide et la névirapine. |
Lenfuvirtide et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Maraviroc 300 mg une fois par jour |
Maraviroc ASC ↔ 1,01 (0,60-1,55) Maraviroc Cmin ND Maraviroc Cmax ↔ 1,54 (0,94-2,52) (comparé à des valeurs historiques) Les concentrations de névirapine nont pas été mesurées ; aucun effet nest attendu. |
Le maraviroc et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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INHIBITEURS DINTÉGRASE |
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Elvitégravir/cobicistat |
Aucune étude dinteraction na été réalisée. Le cobicistat, un inhibiteur du cytochrome P450 3A, inhibe de façon significative les enzymes hépatiques, ainsi que les autres voies métaboliques. Par conséquent, leur co-administration entraînerait probablement une modification des concentrations plasmatiques de cobicistat et de névirapine. |
Ladministration concomitante de Névirapine Teva LP avec lelvitégravir en association au cobicistat nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). |
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Raltégravir 400 mg deux fois par jour |
Aucune donnée clinique nest disponible. Aucune interaction nest attendue entre le raltégravir et la névirapine, en raison du métabolisme du raltégravir. |
Le raltégravir et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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ANTIBIOTIQUES |
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500 mg deux fois par jour |
Clarithromycine ASC ↓ 0,69 (0,62-0,76) Clarithromycine Cmin ↓ 0,44 (0,30-0,64) Clarithromycine Cmax ↓ 0,77 (0,69-0,86) Métabolite 14-OH clarithromycine ASC ↑ 1,42 (1,16-1,73) Métabolite 14-OH clarithromycine Cmin ↔ 0 (0,68-1,49) Métabolite 14-OH clarithromycine Cmax ↑ 1,47 (1,21-1,80) Névirapine ASC ↑ 1,26 Névirapine Cmin ↑ 1,28 Névirapine Cmax ↑ 1,24 (comparé à des valeurs historiques) |
Lexposition à la clarithromycine a été diminuée de façon significative, lexposition au métabolite 14-OH a été augmentée. Le métabolite actif de la clarithromycine ayant une activité réduite contre le complexe Mycobacterium avium intracellulaire, lactivité globale contre lagent pathogène peut être altérée. Des alternatives thérapeutiques à la clarithromycine, comme lazithromycine, doivent être envisagées. Un suivi attentif de la fonction hépatique est recommandé. |
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150 ou 300 mg une fois par jour |
Rifabutine ASC ↑ 1,17 (0,98-1,40) Rifabutine Cmin ↔ 1,07 (0,84-1,37) Rifabutine Cmax ↑ 1,28 (1,09-1,51) Métabolite 25-O-désacétylrifabutine ASC ↑ 1,24 (0,84-1,84) Métabolite 25-O-désacétylrifabutine Cmin ↑ 1,22 (0,86-1,74). Métabolite 25-O-désacétylrifabutine Cmax ↑ 1,29 (0,98-1,68). Une augmentation de la clairance apparente de la névirapine (de 9 %) par rapport à des données de référence, sans signification clinique, a été rapportée. |
Aucun effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques moyens de la rifabutine et de la névirapine na été observé. La rifabutine et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. Cependant, en raison de la forte variabilité interpatient, certains patients peuvent présenter une augmentation importante de lexposition à la rifabutine, et peuvent avoir un risque plus élevé de toxicité liée à la rifabutine. Par conséquent, une attention particulière doit être portée en cas dadministration concomitante. |
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Rifampicine 600 mg une fois par jour |
Rifampicine ASC ↔ 1,11 (0,96-1,28) Rifampicine Cmin ND Rifampicine Cmax ↔ 1,06 (0,91-1,22) Névirapine ASC ↓ 0,42 Névirapine Cmin ↓ 0,32 Névirapine Cmax ↓ 0,50 (comparé à des valeurs historiques) |
La co-administration de rifampicine et de Névirapine Teva LP nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). La rifabutine peut être envisagée, comme alternative à la rifampicine, pour le traitement des patients co-infectés par la tuberculose et sous traitement par la névirapine. |
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ANTIFONGIQUES |
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200 mg une fois par jour |
Fluconazole ASC ↔ 0,94 (0,88-1,01) Fluconazole Cmin ↔ 0,93 (0,86-1,01) Fluconazole Cmax ↔ 0,92 (0,85-0,99) Névirapine : exposition ↑ 100 % par rapport aux valeurs historiques lorsque la névirapine est administrée seule. |
La prescription concomitante de ces deux médicaments doit saccompagner de la plus grande prudence et les patients doivent être surveillés étroitement du fait du risque daugmentation de lexposition à la névirapine. |
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Itraconazole 200 mg une fois par jour |
Itraconazole ASC ↓ 0,39 Itraconazole Cmin ↓ 0,13 Itraconazole Cmax ↓ 0,62 Névirapine : il ny a pas eu de différence significative dans les paramètres pharmacocinétiques de la névirapine. |
Une augmentation de la posologie de litraconazole doit être envisagée lorsque ces deux produits sont administrés de façon concomitante. |
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Kétoconazole 400 mg une fois par jour |
Kétoconazole ASC ↓ 0,28 (0,20-0,40) Kétoconazole Cmin ND Kétoconazole Cmax ↓ 0,56 (0,42-0,73) Névirapine : concentrations plasmatiques : ↑ 1,15-1,28 (comparé à des valeurs historiques) |
La co-administration de kétoconazole et de Névirapine Teva LP nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). |
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ANTIVIRAUX UTILISES DANS LE TRAITEMENT DES HEPATITES B ET C CHRONIQUES |
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Adéfovir |
Les résultats des études in vitro ont montré un faible antagonisme de la névirapine par ladéfovir (voir rubrique 5.1). Cela na pas été confirmé dans les essais cliniques et une réduction de lefficacité nest pas attendue. Ladéfovir na pas dinfluence sur les isoformes communes du cytochrome P450 connues pour être impliquées dans le métabolisme des médicaments chez lhomme et est excrété par voie rénale. Aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative nest attendue. |
Ladéfovir et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Bocéprévir |
Le bocéprévir est en partie métabolisé par les systèmes enzymatiques CYP3A4/5. La co-administration du bocéprévir avec les médicaments inducteurs ou inhibiteurs des systèmes enzymatiques CYP3A4/5 peut en augmenter ou en diminuer lexposition. Les concentrations plasmatiques résiduelles du bocéprévir ont été diminuées lors de ladministration concomitante dun INNTI utilisant une voie métabolique similaire à celle de la névirapine. Les conséquences cliniques de cette diminution observée des concentrations résiduelles de bocéprevir nont pas été directement étudiées. |
Ladministration concomitante de Névirapine Teva LP avec le bocéprévir nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). |
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Entécavir |
Lentécavir nest pas un substrat, un inducteur ou un inhibiteur des enzymes du cytochrome P450 (CYP450). Au vu de la voie métabolique de lentécavir, aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative nest attendue. |
Lentécavir et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Interférons (interférons pégylés alfa 2a et alfa 2b) |
Les interférons nont pas deffet connu sur les systèmes enzymatiques CYP3A4 ou 2B6. Aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative nest attendue. |
Les interférons et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Ribavirine |
Les résultats des études in vitro ont montré un faible antagonisme de la névirapine par la ribavirine (voir rubrique 5.1). Cela na pas été confirmé dans les essais cliniques et une réduction de lefficacité nest pas attendue. La ribavirine ninhibe pas les enzymes du cytochrome P450, et les études de toxicité nont pas mis en évidence deffet inducteur de la ribavirine sur les enzymes hépatiques. Aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative nest attendue.
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La ribavirine et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Télaprévir |
Le télaprévir est métabolisé dans le foie par les systèmes enzymatiques CYP3A et est un substrat de la glycoprotéine P (P-gp). Dautres enzymes peuvent être impliquées dans son métabolisme. Ladministration concomitante du télaprévir avec des médicaments inducteurs du CYP3A et/ou de la P-gp peut diminuer les concentrations plasmatiques du télaprévir. Aucune étude dinteraction médicamenteuse entre le télaprévir et la névirapine na été réalisée. Cependant, des études dinteraction réalisées entre le télaprévir et un INNTI utilisant une voie métabolique similaire à celle de la névirapine ont démontré une diminution des concentrations des deux médicaments. Les résultats des études dinteraction médicamenteuse entre le télaprévir et léfavirenz ont montré quil fallait faire preuve de prudence lors de ladministration concomitante du télaprévir avec des inducteurs du cytochrome P450. |
Une attention particulière doit être portée en cas dadministration concomitante du télaprévir avec la névirapine. En cas dadministration concomitante avec Névirapine Teva LP, une adaptation posologique du télaprévir peut savérer nécessaire. |
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Telbivudine |
La telbivudine nest pas un substrat, un inducteur ou un inhibiteur des enzymes du cytochrome P450 (CYP450). Au vu de la voie métabolique de la telbivudine, aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative nest attendue. |
La telbivudine et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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ANTIACIDES |
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Cimétidine |
Cimétidine : aucun effet significatif sur les paramètres pharmacocinétiques de la cimétidine na été observé. Névirapine Cmin ↑ 1,07 |
La cimétidine et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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ANTITHROMBOTIQUES |
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Warfarine |
Linteraction entre la névirapine et la warfarine (agent antithrombotique) est complexe, avec un risque, aussi bien daugmentation que de réduction du temps de coagulation lorsque ces médicaments sont utilisés de façon concomitante. |
Une étroite surveillance de lactivité anticoagulante est nécessaire. |
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CONTRACEPTIFS |
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Acétate de médroxyprogestérone (DMPA) 150 mg tous les 3 mois |
DMPA ASC ↔ DMPA Cmin ↔ DMPA Cmax ↔ Névirapine ASC ↑ 1,20 Névirapine Cmax ↑ 1,20 |
La co-administration de névirapine na pas affecté la suppression de lovulation induite par le DMPA. Le DMPA et Névirapine Teva LP peuvent être associés sans ajustement posologique. |
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Ethinylestradiol (EE) 0,035 mg |
EE ASC ↓ 0,80 (0,67-0,97) EE Cmin ND EE Cmax ↔ 0,94 (0,79-1,12) |
Les contraceptifs hormonaux oraux comme méthode unique de contraception sont déconseillés chez les femmes traitées par Névirapine Teva LP (voir rubrique 4.4). Les doses appropriées de contraceptifs hormonaux (oraux ou autres formes dapplication) autres que le DMPA en association avec la névirapine nont pas été établies en ce qui concerne la sécurité et lefficacité. |
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Noréthindrone (NET) 1,0 mg une fois par jour |
NET ASC ↓ 0,81 (0,70-0,93) NET Cmin ND NET Cmax ↓ 0,84 (0,73-0,97) |
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ANALGESIQUES/OPIOIDES |
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Méthadone (dose individualisée) |
Méthadone ASC ↓ 0,40 (0,31-0,51) Méthadone Cmin ND Méthadone Cmax ↓ 0,58 (0,50-0,67) |
Les patients sous méthadone initiant un traitement par Névirapine Teva LP doivent être surveillés pour détecter un syndrome de sevrage éventuel et la dose de méthadone doit être adaptée en conséquence. |
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PRODUITS A BASE DE PLANTES |
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Millepertuis |
Les concentrations sériques de névirapine peuvent être réduites lors de lutilisation concomitante de préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum). Ceci est dû à linduction par le millepertuis des enzymes du métabolisme et/ou des protéines de transport. |
Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis ne doivent pas être associées à Névirapine Teva LP (voir rubrique 4.3). Si un patient est déjà traité par du millepertuis, il faut vérifier les concentrations sériques de névirapine et si possible la charge virale et arrêter le millepertuis. Suite à larrêt du millepertuis, les concentrations de névirapine peuvent augmenter. Une adaptation posologique de la névirapine peut être nécessaire. Leffet inducteur peut se prolonger pendant au moins 2 semaines après larrêt du millepertuis. |
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Autres informations :
Métabolites de la névirapine : Des études menées sur microsomes hépatiques humains indiquent que la formation des métabolites hydroxylés de la névirapine n'est pas affectée par la présence des produits suivants : dapsone, rifabutine, rifampicine et triméthoprime-sulfaméthoxazole. En revanche, le kétoconazole et l'érythromycine ont significativement inhibé la formation des métabolites hydroxylés de la névirapine.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer/Contraception chez les hommes et les femmes
Les femmes en âge de procréer ne doivent pas utiliser de contraceptifs oraux comme unique moyen de contraception car la névirapine risque de diminuer les concentrations plasmatiques de ces médicaments (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Grossesse
Les données disponibles actuellement concernant les femmes enceintes nindiquent pas de toxicité foeto/néonatale ou entraînant des malformations. Aucune autre donnée épidémiologique pertinente nest disponible à ce jour. Aucun effet tératogène observable na été constaté lors des études de toxicité sur la reproduction menées chez la rate et la lapine gestantes (voir rubrique 5.3). Aucune étude contrôlée nest disponible chez la femme enceinte. La prudence est recommandée en cas de prescription de névirapine chez la femme enceinte (voir rubrique 4.4). Lhépatotoxicité étant plus fréquente chez la femme avec un taux de CD4 supérieur à 250 cellules/mm3 et une charge virale plasmatique dARN du VIH-1 détectable (≥ 50 copies/ml), ces éléments doivent être pris en considération lors de la décision thérapeutique (voir rubrique 4.4). Les données disponibles ne sont pas suffisantes pour affirmer que labsence de risque accru de toxicité observé chez les femmes préalablement traitées, avec une charge virale indétectable (charge virale plasmatique de VIH-1 < 50 copies/ml) et un taux de CD4 > 250 cellules/mm3, qui débutent un traitement par la névirapine sapplique également aux femmes enceintes. Toutes les études randomisées sur ce sujet ont spécifiquement exclu les femmes enceintes et les femmes enceintes étaient sous-représentées dans les études de cohorte ainsi que dans les méta-analyses.
La névirapine franchit facilement la barrière placentaire et est excrétée dans le lait maternel.
Il est recommandé aux femmes infectées par le VIH de ne pas allaiter leur enfant afin d'éviter un risque de transmission postnatale du virus et d'interrompre l'allaitement en cas d'instauration d'un traitement par la névirapine.
Fertilité
Les études de toxicité sur la reproduction ont mis en évidence une altération de la fertilité chez le rat.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours du traitement par les comprimés à libération prolongée de névirapine chez des patients naïfs de traitement (y compris pendant la période dinitiation du traitement avec la formulation à libération immédiate) au cours de létude clinique 1100.1486 (VERxVE) ont été : éruption cutanée, nausées, anomalies des tests de la fonction hépatique, céphalées, fatigue, hépatite, douleurs abdominales, diarrhée et pyrexie. Aucun nouvel effet indésirable nest apparu avec la névirapine comprimés à libération prolongée par rapport à ceux ayant déjà été identifiés avec la névirapine comprimés à libération immédiate et suspension buvable.
Lexpérience acquise depuis la mise sur le marché de la névirapine montre que les effets indésirables les plus graves sont les cas de syndrome de Stevens-Johnson/syndrome de Lyell, les cas graves dhépatite/insuffisance hépatique et les syndromes dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques, caractérisés par des éruptions cutanées accompagnées de symptômes généraux tels que fièvre, arthralgie, myalgie, lymphadénopathie, ainsi que datteintes viscérales telles quhépatite, éosinophilie, granulocytopénie et atteinte rénale. Les 18 premières semaines de traitement constituent une période critique qui nécessite une surveillance étroite des patients (voir rubrique 4.4).
Tableau résumé des effets indésirables
Les effets indésirables suivants, pouvant être associés à ladministration de névirapine comprimés à libération prolongée, ont été rapportés. Les fréquences indiquées ci-dessous sont basées sur les taux dincidence bruts des effets indésirables observés dans les groupes traités par la névirapine à libération immédiate (période dinitiation, tableau 1) et la névirapine à libération prolongée (phase randomisée/période dentretien, tableau 2) de létude clinique 1100.1486 menée chez 1 068 patients exposés à la névirapine avec ténofovir/emtricitabine en traitement associé.
Les fréquences de survenue sont définies par la classification suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).
Tableau 1 : Période dinitiation avec névirapine à libération immédiate
Affections hématologiques et du système lymphatique
Peu fréquent : granulocytopénie
Rare : anémie
Affections du système immunitaire
Peu fréquent : hypersensibilité (incluant réaction anaphylactique, angidème, urticaire), syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques, réaction anaphylactique
Affections du système nerveux
Fréquent : céphalées
Affections gastro-intestinales
Fréquent : douleurs abdominales, nausées, diarrhées
Peu fréquent : vomissements
Affections hépatobiliaires
Peu fréquent : ictère, hépatite fulminante (pouvant être fatale)
Rare : hépatite (incluant des cas dhépatotoxicité sévère et menaçant le pronostic vital) (0,09 %)
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : éruption cutanée (6,7 %)
Peu fréquent : syndrome de Stevens-Johnson/syndrome de Lyell (pouvant être fatal) (0,2 %), angidème, urticaire
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Peu fréquent : arthralgie, myalgie
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Fréquent : fatigue, pyrexie
Investigations
Peu fréquent : tests de la fonction hépatique anormaux (augmentation de lalanine aminotransférase ; augmentation des transaminases ; augmentation de laspartate aminotransférase ; augmentation de la gamma-glutamyltransférase ; augmentation des enzymes hépatiques ; hypertransaminasémie), diminution de la phosphorémie, augmentation de la pression artérielle
Tableau 2 : Période dentretien avec névirapine comprimé à libération prolongée
Affections hématologiques et du système lymphatique
Peu fréquent : anémie, granulocytopénie
Affections du système immunitaire
Peu fréquent : hypersensibilité (incluant réaction anaphylactique, angidème, urticaire), syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques, réaction anaphylactique
Affections du système nerveux
Fréquent : céphalées
Affections gastro-intestinales
Fréquent : douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhées
Affections hépatobiliaires
Fréquent : hépatite (incluant des cas dhépatotoxicité sévère et menaçant le pronostic vital) (1,6 %)
Peu fréquent : ictère, hépatite fulminante (pouvant être fatale)
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : éruption cutanée (5,7 %)
Peu fréquent : syndrome de Stevens-Johnson/syndrome de Lyell (pouvant être fatal) (0,6 %), angidème, urticaire
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Peu fréquent : arthralgie, myalgie
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Fréquent : fatigue
Peu fréquent : pyrexie
Investigations
Fréquent : tests de la fonction hépatique anormaux (augmentation de lalanine aminotransférase ; augmentation des transaminases ; augmentation de laspartate aminotransférase ; augmentation de la gamma-glutamyltransférase ; augmentation des enzymes hépatiques ; hypertransaminasémie), diminution de la phosphorémie, augmentation de la pression artérielle
Description de certains effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été identifiés dans dautres études sur la névirapine ou lors de la surveillance après commercialisation, mais nont pas été observés au cours de létude clinique randomisée, contrôlée 1100.1486.
Puisque la granulocytopénie, le syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques, la réaction anaphylactique, lictère, lhépatite fulminante (pouvant être fatale), lurticaire, la diminution de la phosphorémie et laugmentation de la pression artérielle survenus pendant la période dinitiation avec la névirapine à libération immédiate nont pas été observés dans létude 1100.1486, la catégorie de fréquence a été estimée par un calcul statistique basé sur le nombre total de patients exposés à la névirapine à libération immédiate au cours de la période dinitiation dans létude clinique randomisée, contrôlée 1100.1486 (n = 1 068).
De même, puisque lanémie, la granulocytopénie, la réaction anaphylactique, lictère, le syndrome de Stevens-Johnson/syndrome de Lyell (pouvant être fatal), langidème, la diminution de la phosphorémie et laugmentation de la pression artérielle survenus pendant la période dentretien avec la névirapine comprimé à libération prolongée nont pas été observés dans létude 1100.1486, la catégorie de fréquence a été estimée par un calcul statistique basé sur le nombre total de patients exposés à la névirapine comprimé à libération prolongée au cours de la phase dentretien dans létude clinique randomisée, contrôlée 1100.1486 (n = 505).
Paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral (voir rubrique 4.4).
Les effets indésirables suivants ont également été rapportés lors de ladministration de névirapine en association à dautres agents antirétroviraux : pancréatite, neuropathie sensitive périphérique et thrombocytopénie. Ces effets indésirables sont fréquemment observés avec dautres agents antirétroviraux et peuvent survenir lorsque la névirapine est administrée en association avec ces agents. Il est cependant peu probable que ces effets indésirables soient liés au traitement par la névirapine. Rarement, des syndromes d'insuffisance hépato-rénale ont été rapportés.
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de linstauration du traitement par une association dantirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. Des maladies autoimmunes (comme la maladie de Basedow et lhépatite auto-immune) ont également été rapportées ; cependant, le délai dapparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après linstauration du traitement (voir rubrique 4.4).
Des cas dostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association dantirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue nest pas connue (voir rubrique 4.4).
Peau et tissu sous-cutané
Les manifestations les plus fréquentes de la toxicité de la névirapine sont des éruptions cutanées. Les éruptions cutanées sont habituellement d'intensité légère à modérée et à type d'éruptions érythémateuses maculopapuleuses s'accompagnant ou non de prurit et localisées au tronc, à la face et aux membres. Des cas dhypersensibilité (incluant des cas de réaction anaphylactique, angidème et urticaire) ont été rapportés. Les éruptions cutanées surviennent seules ou dans un contexte de syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques, caractérisées par une éruption cutanée accompagnée de symptômes généraux tels que fièvre, arthralgie, myalgie, lymphadénopathie, ainsi que datteintes viscérales telles quhépatite, éosinophilie, granulocytopénie et atteinte rénale.
Des éruptions cutanées sévères, mettant en jeu le pronostic vital sont survenues chez des patients traités par la névirapine, y compris des cas de syndrome de Stevens-Johnson et de syndrome de Lyell. Des cas fatals de syndrome de Stevens-Johnson, de syndrome de Lyell et de syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques ont été rapportés. La majorité des éruptions sévères est survenue au cours des 6 premières semaines de traitement nécessitant parfois une hospitalisation (une prise en charge chirurgicale a été nécessaire dans un cas) (voir rubrique 4.4).
Au cours de létude 1100.1486 (VERxVE), les patients naïfs de traitements antirétroviraux ont reçu une dose initiale de névirapine 200 mg comprimé à libération immédiate une fois par jour pendant 14 jours (n = 1 068), puis ont été randomisés pour recevoir soit névirapine 200 mg comprimé à libération immédiate deux fois par jour, soit névirapine 400 mg comprimé à libération prolongée une fois par jour. Tous les patients ont reçu lassociation ténofovir + emtricitabine comme traitement de fond. Les données de tolérance sont basées sur lensemble des visites des patients jusquà ce que le dernier patient ait terminé les 144 semaines de lessai. Cela inclut également les données de tolérance correspondant aux visites des patients dans la phase dextension en ouvert après la 144ème semaine (phase dans laquelle les patients de chacun des groupes de traitement qui avaient terminé la période en aveugle de 144 semaines pouvaient entrer). Des éruptions cutanées sévères ou menaçant le pronostic vital considérées comme reliées au traitement par la névirapine sont survenues chez 1,1 % des patients au cours de la période dinitiation du traitement par névirapine comprimé à libération immédiate. Des éruptions cutanées sévères sont survenues chez respectivement 1,4 % et 0,2 % des patients dans les groupes traités par névirapine comprimé à libération immédiate et névirapine comprimé à libération prolongée au cours de la phase randomisée. Aucun événement indésirable cutané menaçant le pronostic vital (grade 4) considéré comme étant relié à la névirapine na été rapporté au cours de la phase randomisée de l'étude. Six cas de syndrome de Stevens-Johnson ont été rapportés au cours de létude ; tous sauf un sont survenus au cours des 30 premiers jours de traitement par la névirapine.
Au cours de létude 1100.1526 (TRANxITION), les patients traités par névirapine 200 mg comprimé à libération immédiate deux fois par jour pendant au moins 18 semaines ont été randomisés soit pour recevoir névirapine 400 mg comprimé à libération prolongée une fois par jour (n = 295), soit pour conserver leur traitement par névirapine comprimé à libération immédiate (n = 148). Dans cette étude, aucune éruption cutanée de grade 3 ou 4 na été observée dans les différents groupes de traitement.
Foie et voies biliaires
Les anomalies biologiques observées le plus fréquemment sont des augmentations des paramètres fonctionnels hépatiques (ALAT, ASAT, Gamma-GT, bilirubine totale et phosphatases alcalines). Les élévations asymptomatiques des Gamma-GT sont les événements les plus fréquents. Des cas d'ictères ont été rapportés. Des cas dhépatite (hépatotoxicité sévère et menaçant le pronostic vital, y compris des cas fatals dhépatite fulminante) sont survenus chez des patients traités par la névirapine. Le meilleur élément de pronostic pour la survenue des effets indésirables hépatiques graves était lélévation des paramètres fonctionnels hépatiques par rapport aux valeurs basales. Les 18 premières semaines de traitement constituent une période critique nécessitant une surveillance étroite des patients (voir rubrique 4.4).
Dans létude 1100.1486 (VERxVE), des patients naïfs de traitement ont reçu une dose initiale de névirapine 200 mg comprimé à libération immédiate une fois par jour pendant 14 jours, puis ont été randomisés pour recevoir soit névirapine 200 mg comprimé à libération immédiate deux fois par jour, soit névirapine 400 mg comprimé à libération prolongée une fois par jour. Tous les patients ont reçu lassociation ténofovir + emtricitabine comme traitement de fond. Les patients inclus dans létude avaient des taux de CD4 < 250 cellules/mm3 pour les femmes et < 400 cellules/mm3 pour les hommes. Les données sur les symptômes potentiels dévénements hépatiques ont été recueillies de manière prospective au cours de cette étude. Les données de tolérance comprennent celles de toutes les visites des patients jusquà ce que le dernier patient ait achevé létude à 144 semaines. Lincidence des événements hépatiques symptomatiques au cours de la période dinitiation du traitement par névirapine à libération immédiate a été de 0,5 %. Après la période dinitiation, lincidence des événements hépatiques symptomatiques a été de 2,4 % dans le groupe névirapine comprimé à libération immédiate et de 1,6 % dans le groupe névirapine comprimé à libération prolongée. Dune manière générale, lincidence des événements hépatiques symptomatiques a été comparable entre les hommes et les femmes participant à létude VERxVE.
Dans létude 1100.1526 (TRANxITION), aucun événement hépatique clinique de grade 3 ou 4 na été observé dans les différents groupes de traitement.
Population pédiatrique
Au cours dune étude clinique chez 361 patients pédiatriques avec névirapine comprimés à libération immédiate et suspension buvable, dont la majorité recevait un traitement associant ZDV et/ou ddI, les effets indésirables liés à ladministration de la névirapine et rapportés le plus fréquemment ont été comparables aux effets indésirables observés chez les adultes.
Des cas de granulocytopénie ont été observés plus fréquemment chez lenfant. Au cours dune étude clinique en ouvert (ACTG 180), les cas de granulocytopénie considérés comme liés au traitement ont été observés chez 5/37 patients (13,5 %). Dans létude ACTG 245 menée en double aveugle contrôlée versus placebo, la fréquence des cas de granulocytopénie graves considérés comme liés au traitement était de 5/305 (1,6 %). Des cas isolés de syndrome de Stevens-Johnson ou de syndrome de transition de Stevens-Johnson/Lyell ont été rapportés dans cette population.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Il n'existe aucun antidote connu de la névirapine en cas de prise d'une dose excessive. Des cas de surdosage à la névirapine à libération immédiate ont été rapportés, concernant des doses comprises entre 800 et 6000 mg par jour sur des périodes allant jusquà 15 jours. Ils se sont manifestés par des dèmes, des érythèmes noueux, une asthénie, de la fièvre, des céphalées, des insomnies, des nausées, des infiltrats pulmonaires, des éruptions cutanées, des vertiges, des vomissements, des élévations des transaminases et une perte de poids. Tous ces événements ont régressé à larrêt du traitement par la névirapine.
Population pédiatrique
Un cas de surdosage accidentel massif chez un nouveau-né a été rapporté. La dose ingérée était égale à 40 fois la dose recommandée de 2 mg/kg/jour. Une légère neutropénie isolée et une hyperlactatémie ont été observées, qui ont disparu spontanément en une semaine sans aucune complication clinique. Un an plus tard, le développement de l'enfant restait normal.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
La névirapine est un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) du VIH-1. La névirapine est un inhibiteur non compétitif de la transcriptase inverse du VIH-1, mais na aucun effet inhibiteur biologiquement significatif sur la transcriptase inverse du VIH-2 ou sur les ADN-polymérases α, β, γ ou δ des eucaryotes.
Activité antivirale in vitro
La valeur médiane de la concentration inhibitrice à 50 % (CE50) de la névirapine a été de 63 nM contre un ensemble disolats du VIH-1 du groupe M, de sous-types A, B, C, D, F, G et H, et de formes recombinantes circulantes (circulating recombinant forms, CRF) CRF01_AE, CRF02_AG et CRF12_BF se répliquant dans des cellules humaines embryonnaires de rein 293. Dans un ensemble de 2 923 isolats cliniques du VIH-1 principalement de sous-type B, la valeur moyenne de la CE50 a été de 90 nM. Des valeurs similaires de la CE50 sont obtenues lorsque lactivité antivirale de la névirapine est mesurée dans des cellules mononuclées du sang périphérique, des macrophages dérivés de monocytes ou une lignée cellulaire lymphoblastoïde. La névirapine na aucune activité antivirale en culture cellulaire contre des isolats de VIH-1 de groupe O ou des isolats du VIH-2.
La névirapine en association avec léfavirenz a montré une forte activité antagoniste contre le VIH-1 in vitro (voir rubrique 4.5) et a montré des effets additifs à antagonistes avec linhibiteur de protéase ritonavir ou avec linhibiteur de fusion enfuvirtide. La névirapine en association avec les inhibiteurs de protéase amprénavir, atazanavir, indinavir, lopinavir, saquinavir et tipranavir, et avec les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse abacavir, didanosine, emtricitabine, lamivudine, stavudine, ténofovir et zidovudine a montré une activité contre le VIH-1 additive à synergique. Lactivité in vitro anti-VIH-1 de la névirapine a été antagonisée par ladéfovir, médicament contre le virus de lhépatite B, et par la ribavirine, médicament contre le virus de lhépatite C.
Résistances
Des isolats du VIH-1 présentant une sensibilité réduite (de 100 à 250 fois) à la névirapine émergent dans des cultures cellulaires. Lanalyse génotypique a montré lexistence des mutations Y181C et/ou V106A sur le gène de la transcriptase inverse du VIH-1 en fonction de la souche virale et de la lignée cellulaire utilisées. Le délai dapparition dune résistance à la névirapine dans les cultures cellulaires na pas été modifié lorsque la névirapine a été utilisée en association avec plusieurs autres INNTI.
Lanalyse génotypique des isolats provenant de patients naïfs de traitement antirétroviral présentant un échec virologique (n = 71) recevant la névirapine une fois par jour (n = 25) ou deux fois par jour (n = 46) en association avec la lamivudine et la stavudine pendant 48 semaines a montré que les isolats provenant respectivement de 8 patients sur 25 et de 23 patients sur 46 contenaient au moins lune des substitutions associées à une résistance aux INNTI suivantes : Y181C, K101E, G190A/S, K103N, V106A/M, V108I, Y188C/L, A98G, F227L et M230L.
Une analyse génotypique a été effectuée sur des isolats provenant de 86 patients naïfs de traitements antirétroviraux ayant interrompu létude VERxVE (1100.1486) après avoir présenté un échec virologique (rebond, réponse partielle), ou à la suite dun événement indésirable ou ayant présenté une augmentation transitoire de la charge virale au cours de létude. Lanalyse de ces échantillons de patients traités par névirapine à libération immédiate deux fois par jour ou névirapine à libération prolongée une fois par jour, en association avec le ténofovir et lemtricitabine, a montré que les isolats provenant de 50 patients contenaient des mutations de résistance attendues avec un schéma thérapeutique à base de névirapine. Parmi ces 50 patients, 28 ont développé une résistance à léfavirenz et 39 ont développé une résistance à létravirine (la mutation de résistance apparaissant le plus fréquemment étant Y181C). Aucune différence n'a été observée sur la base de la formulation administrée (libération immédiate deux fois par jour ou libération prolongée une fois par jour).
Les mutations observées lors de léchec ont été celles attendues avec un schéma posologique à base de névirapine. Deux nouvelles substitutions sur des codons précédemment associés à une résistance à la névirapine ont été observées : un patient avec la mutation Y181I dans le groupe névirapine à libération prolongée et un patient avec la mutation Y188N dans le groupe névirapine à libération immédiate ; la résistance à la névirapine a été confirmée par le phénotype.
Résistances croisées
Lémergence rapide de souches du VIH présentant une résistance croisée aux INNTI a été observée in vitro. Une résistance croisée avec la delavirdine et léfavirenz est attendue en cas déchec virologique avec la névirapine. En fonction des résultats des tests de résistance, un traitement contenant létravirine pourrait être utilisé par la suite. Une résistance croisée entre la névirapine et les inhibiteurs de la protéase, les inhibiteurs de lintégrase ou les inhibiteurs dentrée est improbable dans la mesure où les cibles enzymatiques impliquées sont différentes. De même, le risque dune résistance croisée entre la névirapine et les INTI est faible dans la mesure où les molécules ont des sites de liaison différents sur la transcriptase inverse.
Résultats cliniques
La névirapine a été évaluée pour le traitement des patients naïfs et pour celui des patients préalablement traités par des antirétroviraux.
Études cliniques avec les comprimés à libération prolongée
Lefficacité clinique de la névirapine à libération prolongée est basée sur les données à 48 semaines dune étude randomisée, en double aveugle, double placebo de phase 3 (VERxVE étude 1100.1486) menée chez des patients naïfs de traitement, et sur les données à 24 semaines dune étude en ouvert, randomisée effectuée chez des patients ayant remplacé la névirapine, comprimé à libération immédiate administré deux fois par jour par la névirapine, comprimé à libération prolongée administré une fois par jour (TRANxITION étude 1100.1526).
Patients naïfs de traitement
Létude VERxVE (étude 1100.1486) est une étude de phase 3 dans laquelle des patients naïfs de traitement ont reçu névirapine 200 mg à libération immédiate une fois par jour pendant 14 jours, puis ont été randomisés pour recevoir soit névirapine 200 mg à libération immédiate deux fois par jour, soit névirapine 400 mg à libération prolongée une fois par jour. Tous les patients ont reçu lassociation ténofovir + emtricitabine en traitement de fond. La randomisation a été stratifiée selon le taux dARN du VIH-1 à la sélection (< 100 000 copies/ml et > 100 000 copies/ml). Un certain nombre de caractéristiques démographiques et pathologiques initiales sont présentées dans le tableau 1.
Tableau 1 : Caractéristiques démographiques et pathologiques initiales dans létude 1100.1486
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Névirapine à libération immédiate n = 508* |
Névirapine à libération prolongée n = 505 |
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Sexe |
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- Homme |
85 % |
85 % |
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- Femme |
15 % |
15 % |
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Race |
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|
- Blanche |
74 % |
77 % |
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- Noire |
22 % |
19 % |
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- Asiatique |
3 % |
3 % |
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- Autre** |
1 % |
2 % |
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Région |
|
|
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- Amérique du Nord |
30 % |
28 % |
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- Europe |
50 % |
51 % |
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- Amérique latine |
10 % |
12 % |
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- Afrique |
11 % |
10 % |
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Concentration plasmatique initiale de lARN du VIH-1 (log10 copies/ml) |
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- Moyenne (ET) |
4,7 (0,6) |
4,7 (0,7) |
|
- ≤ 100 000 |
66 % |
67 % |
|
- > 100 000 |
34 % |
33 % |
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Taux initial des CD4 (cellules/mm3) |
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|
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- Moyenne (ET) |
228 (86) |
230 (81) |
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Sous-type de VIH-1 |
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- B |
71 % |
75 % |
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- Non-B |
29 % |
24 % |
* Dont 2 patients ayant été randomisés mais nayant jamais reçu les médicaments à létude.
** Dont Indiens dAmérique/natifs dAlaska et Hawaïens/autochtones des îles pacifiques.
Le tableau 2 décrit les résultats à la semaine 48 de létude VERxVE (1100.1486). Ces résultats comprennent ceux de lensemble des patients randomisés après la période dinitiation du traitement de 14 jours avec la névirapine à libération immédiate et ayant reçu au moins une dose de médicament en aveugle.
Tableau 2 : Résultats à la semaine 48 de létude 1100.1486*
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Névirapine à libération immédiate n = 506 |
Névirapine à libération prolongée n = 505 |
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Répondeur virologique (ARN du VIH-1 < 50 copies/ml) |
75,9 % |
81,0 % |
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Échec virologique |
5,9 % |
3,2 % |
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- Absence de suppression jusquà la semaine 48 - Rebond |
2,6 % 3,4 % |
1,0 % 2,2 % |
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Arrêt du traitement avant la semaine 48 |
18,2 % |
15,8 % |
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- Décès - Evénements indésirables - Autre** |
0,6 % 8,3 % 9,3 % |
0,2 % 6,3 % 9,4 % |
* Dont les patients ayant reçu au moins une dose de médicament en aveugle après la randomisation. Les patients ayant arrêté le traitement au cours de la période dinitiation ont été exclus.
** Dont les cas suivants : perdu de vue, retrait du consentement, non-observance, absence defficacité, grossesse et autre.
À la semaine 48, le changement moyen par rapport aux valeurs initiales du taux des lymphocytes CD4 a été respectivement de 184 cellules/mm3 et de 197 cellules/mm3 pour les groupes traités respectivement par la névirapine à libération immédiate et la névirapine à libération prolongée.
Le tableau 3 décrit les résultats à la semaine 48 de létude 1100.1486 (après la randomisation) en fonction de la charge virale initiale.
Tableau 3 : Résultats à la semaine 48 de létude 1100.1486 par rapport à la charge virale initiale*
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Nombre de répondeurs/nombre total (%) |
Différence en % (IC à 95 %) |
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Névirapine à libération immédiate |
Névirapine à libération prolongée |
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Strate de la charge virale initiale du VIH-1 (copies/ml) |
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- ≤ 100 000 - > 100 000 |
240/303 (79,2 %) 144/203 (70,9 %) |
267/311 (85,0 %) 142/194 (73,2 %) |
6,6 (0,7, 12,6) 2,3 (-6,6, 11,1) |
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Total |
384/506 (75,9 %) |
409/505 (81,0 %) |
4,9 (-0,1, 10,0)** |
* Dont les patients ayant reçu au moins une dose de médicament en aveugle après la randomisation. Les patients ayant arrêté le traitement au cours de la phase dinitiation ont été exclus.
** Sur la base de tests statistiques de Cochrane avec une correction de continuité pour le calcul de la variance.
Le pourcentage global de répondeurs au traitement observés au cours de létude 1100.1486 (y compris la période dinitiation), quelle que soit la formulation, a été de 793/1 068 = 74,3 %. Le dénominateur 1 068 comprend 55 patients ayant arrêté le traitement au cours de la période dinitiation et deux patients randomisés nayant jamais été traités avec la dose randomisée. Le numérateur 793 est le nombre de patients ayant répondu au traitement à 48 semaines (384 avec la formulation à libération immédiate et 409 avec la formulation à libération prolongée).
Lipides, changement par rapport aux valeurs initiales
Les changements par rapport aux valeurs initiales des concentrations de lipides à jeun sont présentés dans le tableau 4.
Tableau 4 : Résumé des valeurs des lipides à linitiation (sélection) et à la semaine 48 de létude 1100.1486
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Névirapine à libération immédiate |
Névirapine à libération prolongée |
||||
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Valeur initiale (moyenne) n = 503 |
Semaine 48 (moyenne) n = 407 |
Pourcentage de changement* n = 406 |
Valeur initiale (moyenne) n = 505 |
Semaine 48 (moyenne) n = 419 |
Pourcentage de changement* n=419 |
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LDL (mg/dl) |
98,8 |
110,0 |
+9 |
98,3 |
109,5 |
+7 |
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HDL (mg/dl) |
38,8 |
52,2 |
+32 |
39,0 |
50,0 |
+27 |
|
Cholestérol total (mg/dl) |
163,8 |
186,5 |
+13 |
163,2 |
183,8 |
+11 |
|
Cholestérol total/HDL |
4,4 |
3,8 |
-14 |
4,4 |
3,9 |
-12 |
|
Triglycérides (mg/dl) |
131,2 |
124,5 |
-9 |
132,8 |
127,5 |
-7 |
* Le pourcentage de changement est la médiane des changements intra-patients par rapport aux valeurs initiales pour les patients disposant de valeurs initiales et à 48 semaines, mais il ne constitue pas une simple différence entre les valeurs initiales et les valeurs moyennes à la semaine 48.
Patients remplaçant la névirapine à libération immédiate par la névirapine à libération prolongée
Létude TRANxITION (étude 1100.1526) est une étude de phase 3 ayant évalué la tolérance et lactivité antivirale chez des patients remplaçant la névirapine à libération immédiate par la névirapine à libération prolongée. Dans cette étude ouverte, 443 patients déjà traités par une thérapie antivirale contenant névirapine 200 mg à libération immédiate deux fois par jour et dont la concentration dARN du VIH-1 était < 50 copies/ml ont été randomisés selon un ratio de 2:1 pour recevoir soit névirapine 400 mg à libération prolongée une fois par jour, soit névirapine 200 mg à libération immédiate deux fois par jour. Environ la moitié des patients recevaient en traitement de fond ténofovir + emtricitabine, les autres recevaient le sulfate dabacavir + la lamivudine ou la zidovudine + la lamivudine. Environ la moitié des patients avaient été exposés pendant au moins trois ans à la névirapine à libération immédiate avant de commencer létude 1100.1526.
24 semaines après la randomisation dans létude TRANxITION, respectivement 92,6 % et 93,6 % des patients traités par névirapine 200 mg à libération immédiate deux fois par jour ou névirapine 400 mg à libération prolongée une fois par jour ont continué à présenter une concentration dARN du VIH-1 < 50 copies/ml.
Population pédiatrique
Les résultats dune analyse à 48 semaines de létude BI 1100.1368 conduite en Afrique du Sud ont confirmé que les doses de névirapine 4/7 mg/kg et de 150 mg/m² étaient bien tolérées et efficaces pour le traitement de la population pédiatrique naïve de traitement antirétroviral. Une amélioration marquée du taux de CD4 était observée au bout de 48 semaines pour les deux groupes de dose. De plus, les deux doses de traitement ont été efficaces sur la réduction de la charge virale. Au cours de cette étude sur 48 semaines, aucun élément inattendu de tolérance n'a été observé dans les deux groupes.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Aucune donnée nest disponible sur linterchangeabilité des comprimés de 400 mg à libération prolongée et de 100 mg à libération prolongée.
La pharmacocinétique de la névirapine a été étudiée au cours dune étude à dose unique (étude 1100.1485) de névirapine à libération prolongée menée chez 17 volontaires sains. La biodisponibilité relative de la névirapine administrée sous forme dun comprimé de névirapine 400 mg à libération prolongée par rapport à deux comprimés de névirapine 200 mg à libération immédiate a été approximativement de 75 %. La concentration plasmatique maximale moyenne de la névirapine a été de 2 060 ng/ml mesurée en moyenne 24,5 heures après ladministration des comprimés de névirapine 400 mg à libération prolongée.
La pharmacocinétique de la névirapine à libération prolongée a également été étudiée au cours dune étude pharmacocinétique à doses multiples (étude 1100.1489) chez 24 patients infectés par le VIH-1 et remplaçant un traitement chronique par la névirapine à libération immédiate par la névirapine à libération prolongée. LASC0-24,ss et la Cmin,ss de la névirapine mesurées après 19 jours dadministration à jeun de comprimés de névirapine 400 mg à libération prolongée une fois par jour ont atteint respectivement environ 80 % et 90 % de lASC0-24,ss et de la Cmin,ss mesurées lorsque les patients étaient traités par les comprimés de névirapine 200 mg à libération immédiate deux fois par jour. La moyenne géométrique de la Cmin,ss de la névirapine a été de 2 770 ng/ml.
Lorsque la névirapine comprimé à libération prolongée a été administrée simultanément à un repas riche en graisses, lASC0-24,ss et la Cmin,ss de la névirapine ont atteint respectivement environ 94 % et 98 % de lASC0-24,ss et de la Cmin,ss mesurées lorsque les patients étaient traités par les comprimés de névirapine à libération immédiate. La différence observée au niveau de la pharmacocinétique de la névirapine, lorsque les comprimés de névirapine à libération prolongée ont été administrés en dehors ou pendant les repas, na pas été considérée comme cliniquement significative. Les comprimés de Névirapine Teva LP peuvent par conséquent être pris avec ou sans nourriture.
Certains patients recevant dautres formulations à libération prolongée de névirapine ont signalé la présence de résidus dans leurs selles pouvant ressembler à des comprimés intacts. D'après les données disponibles, il na pas été démontré que cela ait une incidence sur la réponse thérapeutique de ces formulations.
Distribution
La névirapine est lipophile et est essentiellement sous forme non ionisée aux pH physiologiques. Après injection intraveineuse chez des adultes sains, le volume de distribution (Vdss) de la névirapine a été de 1,21 ± 0,09 l/kg, ce qui suggère que la névirapine est largement distribuée chez l'homme. La névirapine franchit facilement la barrière placentaire et est excrétée dans le lait. Le taux de liaison de la névirapine aux protéines plasmatiques est d'environ 60 % quand sa concentration plasmatique est de 1 à 10 µg/ml. La concentration de la névirapine dans le liquide céphalo-rachidien humain (n = 6) a été égale à 45 % (± 5 %) de la concentration plasmatique, soit un rapport voisin de la fraction non liée aux protéines plasmatiques.
Biotransformation et élimination
Des études in vivo chez l'homme et in vitro sur microsomes hépatiques humains indiquent que la névirapine est très fortement métabolisée par le système oxydatif du cytochrome P450, donnant naissance à plusieurs métabolites hydroxylés. Les études in vitro sur microsomes hépatiques humains suggèrent que le métabolisme oxydatif de la névirapine est essentiellement médié par les iso-enzymes CYP3A du cytochrome P450, mais que d'autres iso-enzymes peuvent jouer un rôle accessoire. Une étude du métabolisme et de l'excrétion a été menée chez huit volontaires sains de sexe masculin après un traitement par la névirapine à raison de 200 mg deux fois par jour jusqu'à l'état d'équilibre suivis d'une dose unique de 50 mg de 14C-névirapine. Après récupération de 91,4 ± 10,5 %, de la dose radioactive administrée, il est apparu que lexcrétion était principalement urinaire (81,3 ± 11,1 % contre 10,1 ± 1,5 % pour la voie fécale). Plus de 80 % de la radioactivité urinaire correspondent à des glycuroconjugués des métabolites hydroxylés. On peut en conclure que, le métabolisme par le cytochrome P450, la glycuroconjugaison et l'excrétion urinaire de métabolites glycuroconjugués représentent la principale voie de biotransformation et d'élimination de la névirapine chez l'homme. Seule une faible fraction (< 5 %) de la radioactivité urinaire (représentant moins de 3 % de la dose totale) correspond à la molécule mère intacte, ce qui démontre que l'excrétion rénale joue un rôle mineur dans l'excrétion de la névirapine inchangée.
Des données montrent que la névirapine est un inducteur des enzymes métaboliques hépatiques du cytochrome P450. La pharmacocinétique de l'auto-induction se caractérise par une augmentation voisine de 1,5 à 2 fois de la clairance apparente de la névirapine entre la première prise orale et deux à quatre semaines de traitement par 200 à 400 mg/jour. Cette auto-induction résulte également en une diminution correspondante de la demi-vie plasmatique terminale de la névirapine, qui passe d'environ 45 heures (dose unique) à environ 25 à 30 heures après administration réitérée de 200 à 400 mg/jour.
Populations particulières :
Insuffisance rénale :
Les propriétés pharmacocinétiques après administration dune dose unique de névirapine à libération immédiate ont été comparées chez 23 patients présentant soit une insuffisance rénale légère (50 ≤ CLcr < 80 ml/min) ou modérée (30 ≤ CLcr < 50 ml/min), soit une atteinte rénale sévère (CLcr < 30 ml/min), soit une insuffisance rénale, ou une insuffisance rénale phase terminale nécessitant une dialyse et chez 8 patients présentant une fonction rénale normale (CLcr > 80 ml/min). Linsuffisance rénale (légère, modérée ou sévère) na pas entraîné de modification significative des propriétés pharmacocinétiques de névirapine. Cependant, chez les patients présentant une insuffisance rénale en phase terminale nécessitant une dialyse, lASC de la névirapine a été réduite de 43,5 % après une période dexposition de 1 semaine. Une accumulation des métabolites hydroxy de la névirapine dans le plasma a également été observée. Les résultats suggèrent quune dose additionnelle chez ladulte de 200 mg de névirapine à libération immédiate après chaque dialyse peut compenser leffet de la dialyse sur la clairance de la névirapine. Par ailleurs, chez les patients ayant une clairance de la créatinine ≥ 20 ml/min, une adaptation posologique de la névirapine nest pas nécessaire. Chez les patients pédiatriques présentant une insuffisance rénale et sous dialyse, il est recommandé dadministrer après chaque dialyse une dose supplémentaire de névirapine suspension buvable ou comprimés à libération immédiate correspondant à 50 % de la dose quotidienne recommandée de névirapine suspension buvable ou comprimés à libération immédiate, ce qui permettra de compenser les effets de la dialyse sur la clairance de la névirapine. Névirapine comprimés à libération prolongée na pas été étudié chez des patients atteints dinsuffisance rénale ; névirapine à libération immédiate doit donc être utilisé.
Insuffisance hépatique :
Une étude à létat déquilibre a été conduite chez 46 patients ayant une fibrose hépatique, reflet de linsuffisance hépatique, à un stade :
léger (n = 17 ; score Ishak 1-2),
modéré (n = 20 ; score Ishak 3-4),
ou sévère (n = 9 ; score Ishak 5-6, Child-Pugh classe A chez 8 patients ; le score Child-Pugh na pas été évalué chez un patient).
Les patients de létude recevaient un traitement antirétroviral comprenant névirapine 200 mg comprimé à libération immédiate deux fois par jour pendant au moins 6 semaines avant les prélèvements pharmacocinétiques, et présentaient une durée médiane de traitement de 3,4 années. Dans cette étude, le profil pharmacocinétique en doses multiples de la névirapine et des cinq métabolites oxydés na pas été modifié.
Cependant, environ 15 % de ces patients ayant une fibrose hépatique ont présenté des concentrations résiduelles de névirapine supérieures à 9 000 ng/ml (2 fois la concentration résiduelle moyenne habituelle). Les patients présentant une insuffisance hépatique doivent être attentivement surveillés afin de détecter tout signe de toxicité médicamenteuse.
Au cours dune étude pharmacocinétique avec une dose unique de 200 mg de névirapine comprimé à libération immédiate, chez des patients VIH-négatifs présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (Child-Pugh classe A, n = 6 ; Child-Pugh classe B, n = 4), une augmentation significative de lASC de la névirapine a été observée chez un patient Child-Pugh B présentant une ascite, suggérant que les patients avec une aggravation de la fonction hépatique et une ascite peuvent présenter un risque daccumulation de la névirapine dans la circulation systémique. La névirapine en doses multiples induisant son propre métabolisme, cette étude en dose unique peut ne pas refléter limpact de linsuffisance hépatique sur la pharmacocinétique en doses multiples (voir rubrique 4.4). La névirapine comprimé à libération prolongée na pas été évalué chez des patients atteints dinsuffisance hépatique ; la névirapine à libération immédiate doit donc être utilisé.
Sexe
Dans létude multinationale 2NN menée avec la névirapine à libération immédiate, une analyse de pharmacocinétique de population a été effectuée sur 1 077 patients, incluant 391 femmes. Les femmes ont présenté une diminution de la clairance de la névirapine de 13,8 % par rapport aux hommes. Cette différence nest pas considérée comme cliniquement significative. Dans la mesure où ni le poids corporel ni lIndice de Masse Corporelle (IMC) nont dinfluence sur la clairance de la névirapine, linfluence du sexe ne peut être expliquée par le volume corporel.
Les effets du sexe des patients (masculin/féminin) sur la pharmacocinétique de la névirapine à libération prolongée ont été étudiés au cours de létude 1100.1486. Les patients de sexe féminin ont tendance à présenter des concentrations résiduelles plus élevées (environ 20 à 30 %) à la fois dans les groupes traités par la névirapine à libération prolongée et à libération immédiate.
Personnes âgées
La pharmacocinétique de la névirapine chez les adultes infectés par le VIH-1 ne semble pas varier avec lâge (de 18 à 68 ans). La névirapine n'a pas fait l'objet d'études spécifiques chez des patients de plus de 65 ans. Les patients noirs (n = 80 par groupe) de létude 1100.1486 ont montré des concentrations résiduelles environ 30 % supérieures à celles des patients caucasiens (250 à 325 patients par groupe) à la fois dans les bras traités par la névirapine à libération immédiate et à libération prolongée au cours de 48 semaines de traitement à la dose de 400 mg/jour.
Population pédiatrique
Les données concernant la pharmacocinétique de la névirapine sont issues de deux sources principales : une étude sur 48 semaines chez lenfant conduite en Afrique du Sud (BI 1100.1368) incluant 123 patients naïfs HIV-1 positifs, âgés de trois mois à 16 ans ; et une analyse consolidée de 5 protocoles du Peadiatric AIDS Clinical Trials Group (PACTG), comprenant 495 patients âgés de 14 jours à 19 ans.
Des données pharmacocinétiques provenant de 33 patients (entre 0,77 et 13,7 ans), ayant été prélevés de la totalité des échantillons, ont démontré que la clairance de la névirapine augmentait avec lâge proportionnellement à laugmentation de la surface corporelle. Des doses de névirapine de 150 mg/m² deux fois par jour (après une période dinitiation de 150 mg/m² une fois par jour) ont conduit à une moyenne géométrique ou une concentration plasmatique résiduelle moyenne entre 4 et 6 µg/ml (comme attendu daprès les données chez ladulte). De plus, la concentration plasmatique résiduelle de névirapine observée était comparable entre les deux méthodes.
Lanalyse consolidée issue des protocoles 245, 356, 366, 377 et 403 du Peadiatric AIDS Clinical Trials Group (PACTG) a permis lévaluation des patients pédiatriques de moins de 3 mois (n = 17) inclus dans ces essai PACTG. Les concentrations plasmatiques de névirapine observées étaient dans lintervalle de celles observées chez ladulte et chez le reste de la population pédiatrique, mais comportaient plus de variabilité entre les patients, en particulier au cours du deuxième mois de la vie.
La pharmacocinétique de la névirapine à libération prolongée a été évaluée au cours de létude 1100.1518. Quatre-vingt-cinq patients (âgés de 3 ans à moins de 18 ans) ont reçu une dose de névirapine comprimé à libération immédiate ajustée en fonction du poids ou de la surface corporelle pendant un minimum de 18 semaines, puis leur traitement a été remplacé par névirapine comprimé à libération prolongée (2 × 100 mg, 3 × 100 mg ou 1 × 400 mg une fois par jour) en association avec dautres antirétroviraux pendant 10 jours. Les rapports des moyennes géométriques observés entre névirapine à libération prolongée et névirapine à libération immédiate ont été denviron 90 % pour la Cmin,ss et l'ASCss avec des intervalles de confiance à 90 % compris entre 80 et 125 % ; le rapport pour la Cmax,ss a été inférieur et conforme avec une forme pharmaceutique à libération prolongée administrée une fois par jour. Les moyennes géométriques des concentrations plasmatiques résiduelles pré-dose à létat déquilibre de névirapine à libération prolongée ont été respectivement de 3 880 ng/ml, 3 310 ng/ml et 5 350 ng/ml dans les tranches dâge de 3 ans à < 6 ans, de 6 ans à < 12 ans et de 12 ans à < 18 ans. Dune manière générale, lexposition chez les enfants a été similaire à celle observée chez les adultes traités par névirapine à libération prolongée dans létude 1100.1486.
Dans les études de biodisponibilité de doses uniques en groupes parallèles (études 1100.1517 et 1100.1531), les comprimés de névirapine à libération prolongée dosés à 50 et 100 mg ont présenté les caractéristiques dune formulation à libération prolongée, cest-à-dire une absorption prolongée et des concentrations maximales moins élevées, similaires aux résultats obtenus lorsquun comprimé à libération prolongée dosé à 400 mg a été comparé au comprimé de névirapine à libération immédiate de 200 mg. La division de la dose totale de 200 mg en quatre doses de 50 mg plutôt quen deux doses de 100 mg a entraîné une absorption globale plus élevée de 7 à 11 %, mais avec des taux de libération du médicament comparables. La différence observée au niveau de la pharmacocinétique entre les comprimés de névirapine à libération prolongée dosés à 50 mg et 100 mg nest pas cliniquement significative, et le comprimé à libération prolongée dosé à 50 mg peut être utilisé comme alternative à un comprimé de 100 mg de taille légèrement supérieure.
5.3. Données de sécurité préclinique
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10, 10 x 1, 30, 30 x 1, 60, 60 x 1, 90, 90 x 1, 100 et 100 x 1 comprimés à libération prolongée sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
Flacons PEHD munis dun bouchon à vis à sécurité enfant, avec sceau dinviolabilité en PP et capsule de dessicant contenant 30 comprimés à libération prolongée.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
100-110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE
92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 020 9 1 : 30 comprimés à libération prolongée sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
· 34009 301 021 0 7 : 30 x 1 comprimés à libération prolongée sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle.
Renouvellement non restreint.
Médicaments liés cités dans ce texte
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- CORTANCYL 1 mg, comprimé
- DEPO PRODASONE 500 mg, suspension injectable
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- RETROVIR 10 mg/ml, solution à diluer pour perfusion
- ABACAVIR ARROW 300 mg, comprimé pelliculé sécable
- LAMIVUDINE ARROW 100 mg, comprimé pelliculé
- DARUNAVIR ACCORD 400 mg, comprimé pelliculé
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- AZADOSE 600 mg, comprimé pelliculé
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- BEAGYNE 150 mg, gélule
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