PROPRANOLOL BIOGARAN 40 mg, comprimé sécable
CIS 67122698
Informations à jour au 10 novembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 10/11/2021
PROPRANOLOL BIOGARAN 40 mg, comprimé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Pour un comprimé sécable.
Excipient à effet notoire : lactose monohydraté (101,67 mg par comprimé).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé sécable rond, blanc à blanc cassé, présentant sur les deux faces une barre de sécabilité.
Le comprimé peut être divisé en doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
· prophylaxie des crises dangor d'effort ;
· traitement au long cours après infarctus du myocarde ;
· traitement de certains troubles du rythme: supraventriculaires (tachycardies, flutters et fibrillations auriculaires, tachycardies jonctionnelles) ou ventriculaires (extrasystoles ventriculaires, tachycardies ventriculaires) ;
· manifestations cardio‑vasculaires des hyperthyroïdies et intolérance aux traitements substitutifs des hypothyroïdies ;
· signes fonctionnels de la cardiomyopathie obstructive ;
· traitement de fond de la migraine et des algies de la face ;
· tremblements, en particulier essentiels ;
· manifestations fonctionnelles cardiaques à type de tachycardie et de palpitations au cours des situations émotionnelles transitoires ;
· prévention des hémorragies digestives par rupture de varices sophagiennes (prévention primaire) et de leur récidive (prévention secondaire) chez les patients atteints de cirrhose : la prévention dune première rupture de varice sophagienne est limitée aux patients ayant une hypertension portale, chez lesquels lexamen endoscopique révèle des varices sophagiennes de tailles intermédiaire ou volumineuse (stade II ou III).
4.2. Posologie et mode d'administration
Adultes
Hypertension artérielle, prophylaxie des crises dangor deffort, cardiomyopathie obstructive : 4 comprimés par jour en 2 prises (160 mg) en moyenne.
Le traitement peut éventuellement être initié par 2 comprimés.
Traitement au long cours après infarctus du myocarde :
Traitement initial : il devra être institué entre le 5ème et le 21ème jour après lépisode aigu de linfarctus ; 1 comprimé à 40 mg, 4 fois par jour, pendant 2 à 3 jours.
Traitement d'entretien : 4 comprimés par jour en 2 prises (soit 160 mg par jour).
Troubles du rythme et hyperthyroïdie : 1 à 2 comprimés par jour en plusieurs prises.
Migraines, algies de la face, tremblements : 1 à 3 comprimés par jour.
Manifestations fonctionnelles cardiaques à type de tachycardie et de palpitations au cours des situations émotionnelles transitoires : en moyenne 40 mg, 60 à 90 minutes avant chaque situation stressante.
Prévention primaire et secondaire des hémorragies digestives par rupture de varices sophagiennes chez les cirrhotiques : le traitement sera généralement institué à la dose de 160 mg par jour. La posologie sera ensuite adaptée à chaque malade. On se basera en particulier sur la fréquence cardiaque dont la diminution doit être denviron 25 %.
Enfants et adolescents
Troubles du rythme (arythmie) : le dosage doit être adapté individuellement et la posologie suivante est seulement à titre indicatif : de 0,25 à 0,50 mg/kg, 3 à 4 fois par jour. La dose doit être ajustée en fonction de la réponse tensionnelle. Une dose maximale de 1 mg/kg, 4 fois par jour peut être administrée mais ne doit pas excéder 160 mg par jour.
· insuffisance cardiaque non contrôlée par le traitement ;
· choc cardiogénique ;
· blocs auriculo‑ventriculaires des second et troisième degrés non appareillés ;
· angor de Prinzmetal ;
· maladie du sinus (y compris bloc sino‑auriculaire) ;
· bradycardie (< 45‑50 battements par minute) ;
· phénomène de Raynaud et troubles artériels périphériques ;
· phéochromocytome non traité ;
· hypotension artérielle ;
· hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
· antécédent de réaction anaphylactique ;
· dans le cadre de la prévention primaire et secondaire des hémorragies digestives chez le cirrhotique : insuffisance hépatique évoluée avec hyperbilirubinémie, ascite massive, encéphalopathie hépatique ;
· prédisposition à lhypoglycémie (comme après un jeûne ou en cas danomalie de réponse aux hypoglycémies).
Ce médicament est généralement déconseillé en cas dallaitement.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
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Ne jamais interrompre brutalement le traitement chez les angineux. Larrêt brusque peut entraîner des troubles du rythme graves, un infarctus du myocarde ou une mort subite. |
En cas dhémorragie digestive, les risques de défaillance circulatoire peuvent être majorés par la prise de propranolol.
Interactions médicamenteuses
Lassociation du propranolol avec les antagonistes du calcium (diltiazem, vérapamil, bépridil) est déconseillée (voir rubrique 4.5 « Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions »).
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Précautions demploi
Arrêt du traitement
Le traitement ne doit pas être interrompu brutalement, en particulier chez les patients présentant une cardiopathie ischémique. La posologie doit être diminuée progressivement, cest‑à‑dire sur une à deux semaines, en commençant en même temps, si nécessaire, le traitement substitutif, pour éviter une aggravation de langor.
Insuffisance cardiaque
Chez linsuffisant cardiaque contrôlé par le traitement et en cas de nécessité, le propranolol sera administré à très faibles doses progressivement croissantes et sous surveillance médicale stricte.
Bradycardie
Si la fréquence sabaisse au‑dessous de 50‑55 pulsations par minute au repos et que le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, la posologie doit être diminuée.
Bloc auriculo‑ventriculaire du premier degré
Etant donné leur effet dromotrope négatif, les bêta‑bloquants doivent être administrés avec prudence aux patients présentant un bloc auriculo‑ventriculaire du premier degré.
Phéochromocytome
Lutilisation des bêta‑bloquants dans le traitement de lhypertension due au phéochromocytome traité nécessite une surveillance étroite de la pression artérielle.
Sujet âgé
Chez le sujet âgé, le respect absolu des contre‑indications est impératif. On veillera à initier le traitement par une posologie faible et à assurer une surveillance étroite.
Insuffisance rénale ou hépatique
Ces deux situations nécessitent la prudence dans linstitution de la posologie initiale.
Sujet diabétique
Prévenir le malade et renforcer en début de traitement lauto‑surveillance glycémique.
Les signes annonciateurs dune hypoglycémie peuvent être masqués, en particulier tachycardie, palpitations et sueurs.
Hypoglycémie
Le propranolol soppose à la réponse des catécholamines endogènes permettant de corriger une hypoglycémie.
De plus, il masque les signes adrénergiques annonciateurs dhypoglycémie.
Il peut donc aggraver les hypoglycémies survenant dans des situations à risque, telles que : le nouveau‑né, lenfant, le sujet âgé, le patient hémodialysé, le patient traité par antidiabétique hypoglycémiant, linsuffisant hépatique, le jeûne, ainsi quen cas de surdosage.
Ces hypoglycémies associées à la prise de propranolol ont pu se présenter exceptionnellement sous forme de crise convulsive et/ou de coma.
Psoriasis
Des aggravations de la maladie ayant été rapportées sous bêta‑bloquants, lindication mérite dêtre pesée.
Réactions allergiques
Chez les patients susceptibles de faire une réaction anaphylactique sévère, quelle quen soit lorigine, en particulier avec des produits de contraste iodés ou la floctafénine (voir rubrique 4.5) ou au cours de traitements désensibilisants, le traitement bêta‑bloquant peut entraîner une aggravation de la réaction et une résistance à son traitement par ladrénaline aux posologies habituelles.
Anesthésie générale
Les bêta‑bloquants vont entraîner une atténuation de la tachycardie réflexe et une augmentation du risque dhypotension. La poursuite du traitement par bêta‑bloquant diminue le risque darythmie, dischémie myocardique et de poussées hypertensives. Il convient de prévenir lanesthésiste que le patient est traité par un bêta‑bloquant.
· Si larrêt du traitement est jugé nécessaire, une suspension de 48 heures peut être considérée comme suffisante pour permettre la réapparition de la sensibilité aux catécholamines.
· Dans certains cas le traitement bêta‑bloquant ne peut être interrompu :
o chez les malades atteints dinsuffisance coronarienne, il est souhaitable de poursuivre le traitement jusquà lintervention, étant donné le risque lié à larrêt brutal des bêta‑bloquants ;
o en cas durgence ou dimpossibilité darrêt, le patient doit être protégé dune prédominance vagale par une prémédication suffisante datropine renouvelée selon les besoins. Lanesthésie devra faire appel à des produits aussi peu dépresseurs myocardiques que possible et les pertes sanguines devront être compensées.
· Le risque anaphylactique devra être pris en compte.
Thyrotoxicose
Les bêta‑bloquants sont susceptibles den masquer les signes cardio‑vasculaires.
Hémorragie digestive du cirrhotique
Il est indispensable de surveiller régulièrement la numération globulaire, lhématocrite et le taux dhémoglobine afin de dépister déventuels saignements occultes.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. Cest le cas des anti‑arythmiques de la classe Ia, des bêta‑bloquants, de certains anti‑arythmiques de la classe III, de certains antagonistes du calcium et des anticholinestérasiques, de la pilocarpine.
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
+ Bépridil
Troubles de lautomatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino‑auriculaire et auriculo‑ventriculaire et risque majoré de troubles du rythme ventriculaire (torsades de pointes) ainsi que de défaillance cardiaque.
Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou au début de traitement.
+ Diltiazem et Vérapamil
Troubles de lautomatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino‑auriculaire et auriculo‑ventriculaire et défaillance cardiaque.
Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en début de traitement.
+ Fingolimod
Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Les bêta‑bloquants sont dautant plus à risque quils empêchent les mécanismes de compensation adrénergique.
Surveillance clinique et ECG continu pendant les 24 heures suivant la première dose.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Troubles de lautomatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs). Surveillance clinique et ECG.
+ Anesthésiques volatils halogénés
Réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêta‑bloquants. Linhibition bêta‑adrénergique peut être levée durant lintervention par les bêta‑mimétiques. En règle générale, ne pas arrêter le traitement bêta‑bloquant et, de toute façon, éviter larrêt brutal. Informer lanesthésiste de ce traitement.
+ Antihypertenseurs centraux
Augmentation importante de la pression artérielle en cas darrêt brutal du traitement par lantihypertenseur central.
Eviter larrêt brutal du traitement par lantihypertenseur central. Surveillance clinique.
+ Anti-arythmiques de la classe I (sauf Lidocaïne)
Troubles de la contractilité, de lautomatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs). Surveillance clinique et ECG.
Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique. Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de lantihypertenseur si nécessaire.
+ Ergotamine
Ergotisme : quelques cas de spasmes artériels avec ischémie des extrémités ont été observés (addition deffets vasculaires). Surveillance clinique renforcée, en particulier pendant les premières semaines de lassociation.
Augmentation des concentrations plasmatiques de propranolol par inhibition de son métabolisme hépatique, avec majoration de lactivité et des effets indésirables, par exemple : bradycardie importante.
Surveillance clinique accrue et si besoin, adaptation de la posologie du propranolol pendant le traitement par la fluvoxamine et après son arrêt.
+ Insuline, sulfamides hypoglycémiants
Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de lhypoglycémie : palpitations et tachycardie. Prévenir le malade et renforcer, surtout en début de traitement, lauto‑surveillance glycémique.
+ Lidocaïne (avec la lidocaïne utilisée par voie IV)
Augmentation des concentrations plasmatiques de lidocaïne avec possibilité deffets indésirables neurologiques et cardiaques (diminution de la clairance hépatique de la lidocaïne).
Surveillance clinique, ECG et, éventuellement, contrôle des concentrations plasmatiques de lidocaïne pendant lassociation et après larrêt du bêta‑bloquant. Adaptation si besoin de la posologie de la lidocaïne.
+ Médicaments donnant des torsades de pointes (sauf sultopride)
· anti‑arythmiques de la classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) ;
· anti‑arythmiques de la classe III (amiodarone, dofétilide, ibutilide, sotatol) ;
· certains neuroleptiques : phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide) ;
· autres : cisapride, diphémanil, érythromycine IV, halofantrine, méthadone, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, spiramycine IV, vincamine IV, luméfantrine, véralipride.
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Surveillance clinique et électrocardiographique.
+ Propafénone
Troubles de la contractilité, de lautomatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).
Surveillance clinique et ECG.
+ Rizatriptan
Augmentation des concentrations plasmatiques de rizatriptan par diminution de son métabolisme hépatique par le propranolol.
Diminuer la posologie de rizatriptan de moitié en cas de traitement par le propranolol.
+ Glinides
Tous les bêta‑bloquants peuvent masquer certains symptômes de lhypoglycémie : palpitations et tachycardie.
Prévenir le patient et renforcer, surtout en début de traitement, lautosurveillance glycémique.
Associations à prendre en compte
+ Anti‑inflammatoires non stéroïdiens
Réduction de leffet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les anti‑inflammatoires non stéroïdiens et rétention hydrosodée avec les anti‑inflammatoires non stéroïdiens pyrazolés).
+ Alpha-bloquants à visée urologique
Majoration de leffet hypotenseur. Risque dhypotension orthostatique majoré.
+ Amifostine, antidépresseurs imipraminiques, dérivés nitrés et apparentés
Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.
+ Antihypertenseurs alpha-bloquants
Majoration de leffet hypotenseur. Risque majoré dhypotension orthostatique.
+ Autres bradycardisants
Risque de bradycardie excessive (addition des effets).
+ Dihydropyridines
Hypotension, défaillance cardiaque chez les patients en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (addition des effets inotropes négatifs).
Le bêta-bloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.
+ Dipyridamole (avec le dipyridamole IV)
Majoration de leffet antihypertenseur.
+ Neuroleptiques
Effet vasodilatateur et risques dhypotension, notamment orthostatique (effet additif).
Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.
+ Phénobarbital (par extrapolation primidone)
Diminution des concentrations plasmatiques du propranolol avec réduction de ses effets cliniques (augmentation de son métabolisme hépatique).
+ Pilocarpine
Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants).
+ Rifampicine
Diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacité du bêta-bloquant (augmentation de son métabolisme hépatique).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études chez lanimal nont pas mis en évidence deffet tératogène. En labsence deffet tératogène chez lanimal, un effet malformatif dans lespèce humaine nest pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans lespèce humaine se sont révélées tératogènes chez lanimal au cours détudes bien conduites sur deux espèces.
En clinique, aucun effet tératogène na été rapporté à ce jour et les résultats détudes prospectives contrôlées avec quelques bêta‑bloquants nont pas fait état de malformations à la naissance. Chez le nouveau‑né de mère traitée, laction bêta‑bloquante persiste plusieurs jours après la naissance et peut se traduire par une bradycardie, une détresse respiratoire, une hypoglycémie ; mais le plus souvent, cette rémanence est sans conséquence clinique.
Il peut néanmoins survenir, par réduction des réactions cardiovasculaires de compensation, une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs (voir rubrique 4.9), tout en évitant les solutés de remplissage (risque dOAP).
En conséquence, ce médicament, dans les conditions normales dutilisation, peut être prescrit pendant la grossesse si besoin. En cas de traitement jusquà laccouchement, une surveillance attentive du nouveau‑né (fréquence cardiaque et glycémie pendant les 3 à 5 premiers jours de vie) est recommandée.
Les bêta‑bloquants sont excrétés dans le lait (voir rubrique 5.2).
La survenue dhypoglycémie et de bradycardie a été décrite pour certains bêta‑bloquants peu liés aux protéines plasmatiques. En conséquence, lallaitement est déconseillé en cas de nécessité de traitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
· Fréquents (≥ 1/100 et < 1/10)
Général : asthénie.
Affections cardiovasculaires : bradycardie, refroidissement des extrémités, syndrome de Raynaud.
Troubles du système nerveux central : insomnie, cauchemars.
· Peu fréquents (≥ 1/1000 et < 1/100)
Troubles digestifs : gastralgies, nausées, vomissements, diarrhées.
· Rares (≥ 1/10 000 et < 1/1000)
Général : sensations vertigineuses.
Système hématopoïétique : thrombocytopénie.
Affections cardiovasculaires : insuffisance cardiaque, ralentissement de la conduction auriculo‑ventriculaire ou intensification dun bloc auriculo‑ventriculaire existant, hypotension orthostatique pouvant être associée à une syncope, aggravation dune claudication intermittente existante.
Troubles du système nerveux central : hallucinations, psychoses, modifications de lhumeur, confusion, impuissance.
Système cutané : purpura, alopécie, éruptions psoriasiformes, exacerbation dun psoriasis, rash cutané.
Troubles neurologiques : paresthésies.
Vision : sécheresse oculaire, perturbation de la vision.
Système respiratoire : un bronchospasme peut survenir chez les patients présentant un asthme ou des antécédents dasthme, avec parfois une issue fatale.
· Très rares (< 1/10 000)
Système endocrinien : hypoglycémie chez les sujets à risque (voir rubrique 4.4).
Au niveau biologique : on a pu observer dans de rares cas, lapparition danticorps antinucléaires ne saccompagnant quexceptionnellement de manifestations cliniques à type de syndrome lupique et cédant à larrêt du traitement.
Système nerveux : des cas isolés de myasthénie ou dexacerbation ont été rapportés.
· Fréquence inconnue notamment chez les enfants et adolescents (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Hypoglycémie et crises convulsives liées à lhypoglycémie.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Cardiaques Le patient peut présenter une bradycardie, une hypotension, un dème pulmonaire, une syncope et un bloc cardiogénique. Des anomalies de la conduction telles quun bloc auriculoventriculaire du premier ou second degré peuvent se produire. Des arythmies se produisent dans de rares cas. Lapparition de complications cardiovasculaires est plus probable si dautres médicaments cardioactifs, en particulier des antagonistes calciques, des antidépresseurs cycliques de type digoxine ou des neuroleptiques ont également été ingérés. Les personnes âgées et celles qui souffrent dune cardiopathie ischémique présentent un risque de développer des troubles cardiovasculaires graves.
SNC Une somnolence, une confusion, des convulsions, des hallucinations, une dilatation des pupilles, et dans les cas les plus graves, un coma peuvent se produire. Les signes neurologiques tels que le coma ou labsence de réactivité des pupilles constituent des indicateurs de pronostic peu fiables durant la réanimation.
Autres caractéristiques un bronchospasme, des vomissements et occasionnellement, une dépression respiratoire médiée par le SNC, peuvent se produire. Le concept de cardiosélectivité ne sapplique guère plus dans la situation dun surdosage, et les effets systémiques des bêta-bloquants incluent le bronchospasme et la cyanose. Ceci est particulièrement le cas chez les patients souffrant dune pathologie respiratoire préexistante. De rares cas dhypoglycémie et dhypocalcémie ont été notés et un spasme généralisé peut aussi être occasionnellement présent.
Traitement
En cas de surdosage ou de chutes extrêmes du rythme cardiaque ou de la pression artérielle, le traitement par le propranolol doit être interrompu. Outre les mesures principales de traitement du surdosage, les paramètres vitaux doivent être surveillés et corrigés en conséquence dans lunité de soins intensifs. En cas darrêt cardiaque, il est indiqué de procéder à une réanimation sur plusieurs heures.
Cette réanimation consistera en des mesures symptomatiques générales, notamment le dégagement des voies aériennes et la surveillance des signes vitaux jusquà leur stabilisation. Il convient denvisager lutilisation de charbon actif (50 g chez ladulte, 1 g/kg chez lenfant) si un adulte se présente dans lheure ayant suivi lingestion dune dose supérieure à la dose thérapeutique, ou pour un enfant ayant ingéré une dose inconnue. Si nécessaire, latropine doit être administrée avant un lavage gastrique, en raison du risque de stimulation vagale. A défaut, envisager un lavage gastrique chez ladulte dans lheure suivant un surdosage mettant potentiellement en danger le pronostic vital.
Une bradycardie excessive peut répondre à des doses importantes datropine (3 mg en intraveineuse pour un adulte et 0,04 mg/kg pour un enfant) et/ou à un pacemaker cardiaque.
En cas dhypertension sévère, dinsuffisance cardiaque ou de choc cardiogénique chez ladulte, un bolus IV de 5 à 10 mg de glucagon (50 à 150 microgrammes/kg chez lenfant) doit être administré sur une période de 10 minutes de manière à réduire la probabilité de survenue de vomissements, suivi dune perfusion de 1 à 5 mg/heure (50 microgrammes/kg/heure), titrée en fonction de la réponse clinique. Sil ny a pas de glucagon ou en cas de bradycardie sévère et dhypotension qui ne sont pas améliorées par le glucagon, leffet béta-bloquant peut être neutralisé par ladministration intraveineuse lente de chlorhydrate disoprénaline, de dopamine ou de noradrénaline.
En cas dhypotension sévère, un soutien inotrope supplémentaire par un bêta-agoniste tel que la dobutamine à 2,5 40 microgrammes/kg/min (adultes et enfants) peut savérer nécessaire. Il est probable que ces doses soient insuffisantes pour inverser les effets des bêta-bloquants sur le cur dans le cas où le surdosage est important. Si nécessaire, la dose de dobutamine doit donc être augmentée pour obtenir la réponse requise en fonction de létat clinique du patient.
Il faut administrer du salbutamol nébulisé à 2,5 5 mg pour le bronchospasme. Dans les cas graves, ladministration intraveineuse daminophylline peut savérer bénéfique (5 mg/kg sur une période de 30 minutes, suivie dune perfusion de 0,5 1 mg/kg/heure). Il ne faut pas administrer la dose de charge initiale de 5 mg/kg si le patient prend de la théophylline ou de laminophylline par voie orale.
La stimulation cardiaque peut aussi être efficace pour augmenter le rythme cardiaque, mais elle ne corrige pas toujours lhypotension secondaire à la diminution du tonus cardiaque.
Dans les cas de spasme généralisé, une dose intraveineuse lente de diazépam peut être utilisée (0,1 0,3 mg/kg de poids corporel).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Bêta‑bloquant, code ATC : C07A ‑ Système cardio‑vasculaire.
Le propranolol se caractérise par trois propriétés pharmacologiques :
· labsence dactivité bêta‑bloquante bêta‑1 cardiosélective ;
· un effet anti‑arythmique ;
· labsence de pouvoir agoniste partiel (ou dactivité sympathomimétique intrinsèque).
Le propranolol diminue le risque de récidive de linfarctus du myocarde et la mortalité particulièrement la mort subite.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Relation concentration‑activité
Le blocage de leffet du sympathique à leffort (inhibition de la tachycardie) est obtenu avec des concentrations plasmatiques comprises entre 8 et 100 microgrammes/L (concentrations inhibitrices : CI 50 = 8 microgrammes/L ; CI 100 = 100 microgrammes/L). En tenant compte de la variabilité inter‑individuelle élevée des concentrations, un pic plasmatique de 100 microgrammes/L est obtenu avec 1 à 4 mg/kg/jour chez ladulte (ou mieux 40 à 160 mg/m2 de surface corporelle).
Pharmacocinétique
Labsorption est rapide et complète, mais le propranolol subit un effet de premier passage hépatique important. La concentration maximale est obtenue en 1 à 2 heures environ après ladministration orale.
Le propranolol est lié à plus de 90 % aux protéines plasmatiques. La demi‑vie délimination plasmatique est denviron 3 heures. Le volume de distribution est de 300 L/1,73 m2, avec des concentrations élevées dans le foie et le système nerveux central. La clairance totale est de 900 à 1200 mL/min/1,73 m2, la clairance hépatique étant de 800 à 900 mL/min.
Le propranolol est métabolisé dans le foie, notamment en 4‑hydroxypropranolol, métabolite doté également de propriétés bêta‑bloquantes. Les métabolites sont éliminés par le rein, sous forme glycuroconjuguée, de même quune faible fraction de la molécule mère, inchangée (3 4 %) ou glycuroconjuguée (15 20 %).
Lélimination du propranolol et de ses métabolites est complète en 48 heures. La dialysance en épuration extra‑rénale est denviron 20 mL/min pour un débit de 250 mL/min.
Le propranolol passe la barrière placentaire et se retrouve dans le cordon (concentration : environ 1,5 fois celle du sang maternel).
La concentration dans le lait maternel est environ moitié de celle du sang. La quantité absorbée par le nourrisson serait ainsi inférieure à 1 % de la dose thérapeutique.
5.3. Données de sécurité préclinique
Lactose monohydraté, cellulose microcristalline, povidone, stéarate de magnésium.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
50, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
50, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium).
30 comprimés en flacon (PEHD) avec bouchon (PP).
50 comprimés en flacon (PEHD) avec un bouchon en (PP) muni dune bague dinviolabilité, dun dessiccant et dune fermeture de sécurité enfant.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
15, BOULEVARD CHARLES DE GAULLE
92700 COLOMBES
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 385 3 6 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 300 385 4 3 : 90 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 300 385 6 7 : 100 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 300 385 7 4 : 50 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 385 8 1 : 90 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 385 9 8 : 100 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 34009 300 386 0 4 : Flacon (PEHD) de 30 comprimés.
· 34009 301 472 7 6 : Flacon (PEHD) de 50 comprimés, fermé par un bouchon en (PP) muni dune bague dinviolabilité, dun dessiccant et dune fermeture de sécurité enfant.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire].
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire].
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- KARNODYL 5 mg/5 ml, solution injectable en ampoule
- BI TILDIEM L.P. 120 mg, comprimé enrobé à libération prolongée
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- CHLORHYDRATE DE LIDOCAINE RENAUDIN 10 mg/ml, solution injectable
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- FLOXYFRAL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- SERECOR 300 mg, gélule à libération prolongée
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- LARGACTIL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- CYAMEMAZINE BIOGARAN 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- NOZINAN 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- AMISULPRIDE ARROW 100 mg, comprimé sécable
- DOGMATIL 0,5 g/100 ml SANS SUCRE, solution buvable édulcorée au cyclamate de sodium
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