TSOLUDOSE 88 microgrammes, solution buvable en récipient unidose
CIS 67174289
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ANSM - Mis à jour le : 16/12/2021
TSOLUDOSE 88 microgrammes, solution buvable en récipient unidose
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Lévothyroxine sodique........................................................................................................... 88 µg
Pour 1 ml de solution buvable.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution limpide, incolore à légèrement jaune contenue dans un récipient unidose de 1 ml, blanc opaque. Chaque récipient unidose porte une étiquette colorée avec le dosage et le nom du médicament (TSOLUDOSE).
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Dosage [microgrammes] |
Couleur |
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13 |
Vert |
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25 |
Orange |
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50 |
Blanc |
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75 |
Violet |
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88 |
Olive |
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100 |
Jaune |
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112 |
Fuchsia |
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125 |
Marron |
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137 |
Turquoise |
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150 |
Bleu |
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175 |
Lilas |
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200 |
Rose |
4.1. Indications thérapeutiques
· Traitement dun goitre euthyroïdien bénin
· Prévention des récidives de goitre après résection dun goitre euthyroïdien, en fonction du statut hormonal postopératoire
· Traitement hormonal substitutif de toutes les formes dhypothyroïdie
· Traitement freinateur et substitutif en cas de tumeur maligne de la thyroïde
· Traitement adjuvant au cours du traitement par antithyroïdiens de synthèse (dosages de 13, 25, 50, 75, 88 et 100 µg uniquement)
· Test de suppression thyroïdienne (dosages de 100 et 200 µg uniquement)
4.2. Posologie et mode d'administration
Les instructions de dosage doivent être considérées comme des recommandations.
La dose quotidienne individuelle est à définir au moyen de tests diagnostiques de laboratoire et dexamens cliniques.
Étant donné que certains patients sous traitement présentent des concentrations élevées de T4 et T4L, une mesure de la concentration sérique de base de la thyréostimuline (TSH : thyroid-stimulating hormone) constitue une base plus fiable pour la détermination de procédures thérapeutiques ultérieures.
Le traitement par hormones thyroïdiennes devra débuter à une faible dose et être augmenté de façon continue toutes les 2 à 4 semaines jusquà lobtention de la dose dentretien complète.
Chez les patients âgés, les patients atteints de coronaropathie et les patients atteints dhypothyroïdie sévère ou chronique, une prudence particulière est de mise lors de linstauration du traitement par hormones thyroïdiennes. Il convient de commencer par une dose initiale faible (par ex. 13 µg/jour) qui sera ensuite progressivement augmentée et à intervalles espacés (par ex. augmenter progressivement la dose de 13 µg tous les 14 jours), tout en contrôlant régulièrement les valeurs des hormones thyroïdiennes. Il convient denvisager ici une dose inférieure à celle requise pour un remplacement complet et qui ne suffit pas à rétablir complètement la valeur normale de la TSH.
Lexpérience indique que des doses plus faibles sont également suffisantes en cas de poids corporel faible et de goitre adénomateux important.
Posologie
Adultes
Se référer au tableau.
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Indication |
Dose recommandée (µg de lévothyroxine sodique/jour) |
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Traitement dun goitre euthyroïdien bénin |
75-200 |
|
Prévention des récidives de goitre après résection dun goitre euthyroïdien, en fonction du statut hormonal postopératoire |
75-200 |
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Traitement hormonal substitutif de toutes les formes dhypothyroïdie: dose initiale dose dentretien |
25-50 100-200 |
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Traitement adjuvant au cours du traitement par antithyroïdiens de synthèse |
50-100 |
|
Traitement freinateur et substitutif en cas de tumeur maligne de la thyroïde |
150-300 |
|
Utilisation diagnostique dans le test de suppression thyroïdienne |
2 x 100 ou 1 x 200 (pendant 14 jours avant la réalisation de la scintigraphie) |
Population pédiatrique
La dose dentretien est généralement entre 100 et 150 microgrammes par m2 de surface corporelle.
Pour les nouveau-nés et les enfants ayant une hypothyroïdie congénitale, lorsquune substitution rapide est importante, la dose initiale recommandée est de 10 à 15 microgrammes par kg de masse corporelle par jour pendant les 3 premiers mois. Ultérieurement, la dose doit être ajustée individuellement en fonction des résultats cliniques, des valeurs de lhormone thyroïdienne et de la TSH.
Pour les enfants atteints dhypothyroïdie acquise, la dose initiale recommandée est de 13 à 50 microgrammes par jour. La dose sera augmentée de façon continue toutes les 2 à 4 semaines en fonction des résultats cliniques, des valeurs de lhormone thyroïdienne et de la TSH jusquà lobtention de la dose dentretien complète.
Mode dadministration
La dose quotidienne totale de lévothyroxine doit être prise en dose unique, le matin à jeun, au moins une demi-heure avant le petit-déjeuner.
Pour les enfants, la dose quotidienne totale doit être donnée au moins une demi-heure avant le premier repas de la journée.
TSOLUDOSE peut être administré dans de leau ou directement dans la bouche :
· Le récipient unidose doit être ouvert et la solution buvable préparée immédiatement avant la prise.
· Pour administrer la solution buvable dans de leau, le contenu du récipient unidose doit être pressé au-dessus dun verre deau. La solution buvable diluée doit être mélangée et prise immédiatement. Le verre doit être rincé avec une petite quantité deau supplémentaire et le contenu doit être avalé également pour sassurer que la dose totale est administrée.
· Pour administrer la solution buvable directement (sans eau), le contenu du récipient unidose doit être soit pressé dans la bouche, ou à laide dune cuillère et être immédiatement avalé.
Durée du traitement
Le traitement devra généralement être poursuivi à vie en cas dhypothyroïdie, de strumectomie ou de thyroïdectomie en raison dune tumeur maligne de la thyroïde, et dans le cadre dun traitement prophylactique de la récidive de goitre après résection dun goitre euthyroïdien. Le traitement de soutien pour le traitement de lhyperthyroïdie est indiqué pour toute la durée du traitement thyréostatique.
En cas de goitre bénin euthyroïdien, un traitement dune durée de 6 mois à 2 ans est requis ; si les médicaments ne savèrent pas suffisants au cours de cette période, il conviendra denvisager une chirurgie ou un traitement à liode radioactif pour le goitre.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
· Insuffisance surrénalienne non traitée, hypopituitarisme non traité et hyperthyroïdie non traitée.
· Le traitement par TSOLUDOSE ne doit pas être instauré en cas dinfarctus aigu du myocarde, de myocardite aiguë ou de pancardite aiguë.
· Lassociation de la lévothyroxine à un antithyroïdien dans le traitement dune hyperthyroïdie nest pas indiquée en cas de grossesse (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Avant de commencer un traitement par hormones thyroïdiennes ou avant un test de suppression thyroïdienne, les maladies ou troubles suivants sont à exclure ou doivent être traités : insuffisance coronarienne, angor, artériosclérose, hypertension, hypopituitarisme et insuffisance corticosurrénale. Il convient également dexclure ou de traiter une autonomie thyroïdienne avant de débuter un traitement par hormones thyroïdiennes.
Chez les patients atteints dinsuffisance coronarienne, dinsuffisance cardiaque ou de tachyarythmie, il est fondamental déviter une hyperthyroïdie, même relativement légère, causée par des médicaments. Dans de tels cas, il convient de contrôler fréquemment les paramètres des hormones thyroïdiennes.
La cause dune hypothyroïdie secondaire doit être déterminée avant de commencer un traitement de remplacement.
En cas de dysfonctionnements corticosurrénaliens, ceux-ci doivent être traités avant de commencer le traitement par lévothyroxine en instaurant un traitement de substitution adéquat pour prévenir une insuffisance surrénale aiguë (voir rubrique 4.3).
En cas de suspicion dune autonomie thyroïdienne, il convient de réaliser le test à la TRH ou dobtenir une scintigraphie de suppression.
Lhyperthyroïdie subclinique peut être associée à une perte osseuse. Afin de minimiser le risque dostéoporose chez les patientes post-ménopausées et chez les personnes âgées, une surveillance étroite de la fonction thyroïdienne est nécessaire pour éviter les doses supraphysiologiques.
La lévothyroxine ne doit pas être administrée en cas détat métabolique hyperthyroïdien, excepté en tant que traitement de soutien dans le traitement thyréostatique dune hyperthyroïdie
En cas de substitution vers un autre médicament contenant de la lévothyroxine, une surveillance étroite (clinique et biologique) doit être instaurée pendant la période de transition en raison du risque potentiel de déséquilibre thyroïdien. Chez certains patients, une adaptation de la posologie pourrait être nécessaire.
Pour les instructions concernant les patients diabétiques et les patients sous traitement anticoagulant, voir rubrique 4.5.
La prudence est requise lorsque la lévothyroxine est administrée à des patients ayant des antécédents connus dépilepsie. Des convulsions ont été rapportées dans de rares cas, en association avec linstauration dun traitement par la lévothyroxine sodique, et peut être liée à leffet de lhormone thyroïdienne sur le seuil de survenue des crises.
Chez la femme enceinte, la surveillance clinique et biologique doit être renforcée le plus précocement possible, et tout particulièrement pendant la 1ère moitié de la grossesse, afin dadapter le traitement si nécessaire (voir rubrique 4.6).
Il convient de surveiller les paramètres hémodynamiques lors de linstauration du traitement par la lévothyroxine chez des nouveau-nés prématurés de très faible poids à la naissance, car un collapsus circulatoire pourrait se produire en raison de limmaturité de la fonction surrénalienne.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations faisant lobjet dune précaution demploi
+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques (carbamazépine, fosphénytoine, phénobarbital, phénytoine, primidone)
Risque dhypothyroïdie clinique chez les patients hypothyroïdiens, par augmentation du métabolisme de la T3 et de la T4.
Surveillance des concentrations sériques de T3 et de T4 et adaptation, si besoin, de la posologie des hormones thyroïdiennes pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.
+ Antidiabétiques
La lévothyroxine peut diminuer leffet des médicaments antidiabétiques. Il convient par conséquent de contrôler régulièrement la glycémie au début du traitement par hormones thyroïdiennes, et dadapter la dose de lantidiabétique le cas échéant.
+ Calcium
Diminution de labsorption des hormones thyroïdiennes. Prendre les sels de calcium à distance des hormones thyroïdiennes (plus de 2 heures, si possible).
+ Chloroquine/Proguanil/Sertraline
Risque dhypothyroïdie clinique (augmentation de la TSH) chez les patients substitués par hormones thyroïdiennes. Surveillance des concentrations sériques de T3 et de T4 et adaptation, si besoin, de la posologie de l'hormone thyroïdienne pendant le traitement et après son arrêt.
+ Dérivés coumariniques
Leffet du traitement anticoagulant peut être renforcé car la lévothyroxine déplace les anticoagulants de leur liaison aux protéines plasmatiques. Il convient par conséquent, au début du traitement par hormones thyroïdiennes, de contrôler régulièrement les paramètres de coagulation et dadapter la dose de lanticoagulant le cas échéant.
+ Estrogènes (diéthylstilbestrol, estradiol, estriol, estrogènes sulfoconjugués equins, estrone, promestriène)
Risque dhypothyroïdie clinique en cas destrogénothérapie. Surveillance clinique et biologique ; adaptation éventuelle des doses de lhormone thyroïdienne chez les femmes prenant des estrogènes.
+ Fer
Diminution de labsorption digestive des hormones thyroïdiennes. Prendre les hormones thyroïdiennes à distance du fer (plus de 2 heures, si possible).
+ Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir
Risque de baisse de lefficacité des hormones thyroïdiennes par augmentation de leur métabolisme hépatique par le ritonavir. Surveillance clinique et biologique et adaptation éventuelle de la posologie des hormones thyroïdiennes.
+ Résines chélatrices (catiorésine sulfo sodique, colesevelam, colestyramine, colestipol, sevelamer), sucralfate, antiacides (sels daluminium)
Diminution de labsorption digestive des hormones thyroïdiennes. Prendre les hormones thyroïdiennes à distance (plus de 2 heures, si possible).
Risque d'hypothyroïdie clinique chez les patients hypothyroïdiens, par augmentation du métabolisme de la T3 et de la T4. Surveillance des concentrations sériques de T3 et de T4 et adaptation, si besoin, de la posologie des hormones thyroïdiennes pendant le traitement par la rifampicine ou rifabutine et après son arrêt.
+ Salicylés, dicoumarol, furosémide, clofibrate, phénytoïne
Les salicylés, le dicoumarol, le furosémide à fortes doses (250 mg), le clofibrate, la phénytoïne et dautres substances peuvent déplacer la lévothyroxine de sa liaison aux protéines plasmatiques, ce qui donne lieu à une augmentation de la fraction libre de T4.
Associations à prendre en compte
Risque de baisse de lefficacité des hormones thyroïdiennes.
+ Orlistat
Risque de déséquilibre du traitement thyroïdien substitutif en cas de traitement par orlistat.
+ Produits à base de soja
Les produits à base de soja peuvent réduire labsorption intestinale de la lévothyroxine. Une adaptation de la posologie de la lévothyroxine peut donc savérer nécessaire, notamment en début de traitement ou suite à un régime à base de soja.
+ Propylthiouracile, glucocorticoïdes, sympatholytiques bêta, amiodarone et produits de contraste iodés
Ces substances inhibent la conversion périphérique de T4 en T3.
Lamiodarone a une teneur élevée en iode qui peut entraîner soit une hyperthyroïdie soit une hypothyroïdie. Une prudence particulière est recommandée en cas de goitre nodulaire avec autonomie thyroïdienne éventuelle non diagnostiquée.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Lexpérience chez lhomme na révélé aucune malformation ou ftotoxicité/toxicité néonatale en cas dutilisation de lévothyroxine au cours de la grossesse dans la fourchette des doses recommandées. Le développement néonatal dépend de la fonction thyroïdienne de la mère. La thyroxine est nécessaire pour le développement du cerveau du ftus. Par conséquent, le traitement continu par hormones thyroïdiennes doit être tout particulièrement poursuivi pendant la grossesse. Une augmentation de la dose peut savérer nécessaire au cours de la grossesse.
Aucun test de suppression thyroïdienne ne doit être effectué au cours de la grossesse.
Utilisation comme traitement de soutien avec des thyréostatiques :
La lévothyroxine ne peut pas être administrée avec un traitement par thyréostatiques pour une hyperthyroïdie au cours de la grossesse. La lévothyroxine augmente la dose requise de thyréostatiques.
Étant donné que les thyréostatiques traversent plus facilement la barrière placentaire que la lévothyroxine, lassociation de ces deux traitements peut entraîner une hypothyroïdie chez le ftus. Par conséquent, seuls les thyréostatiques doivent être utilisés dans le traitement de lhyperthyroïdie au cours dune grossesse.
Allaitement
La lévothyroxine est excrétée dans le lait maternel ; toutefois, les concentrations dans la fourchette des doses recommandées ne sont pas suffisantes pour entraîner une hyperthyroïdie ou une suppression de la TSH chez les nouveau-nés. La lévothyroxine peut être utilisée pendant lallaitement.
Aucun test de suppression thyroïdienne ne doit être effectué au cours de lallaitement.
Utilisation comme traitement de soutien avec des thyréostatiques :
La lévothyroxine ne peut pas être administrée avec un traitement par thyréostatiques pour une hyperthyroïdie pendant lallaitement (voir section grossesse).
Fertilité
Lhypothyroïdie ou lhyperthyroïdie sont susceptibles daffecter la fertilité. Le traitement dune hypothyroïdie par ce médicament doit donc être adapté sur la base dune surveillance biologique car un sous-dosage est susceptible de ne pas améliorer lhypothyroïdie et un surdosage peut entrainer une hyperthyroïdie.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les risques de survenue deffets indésirables du type hypothyroïdie ou hyperthyroïdie sont très rares lors du traitement par TSOLUDOSE si le médicament est correctement utilisé et avec une surveillance des paramètres cliniques et diagnostiques de laboratoire.
Dans des cas isolés, il se peut que le patient ne tolère pas le dosage ou quil présente un surdosage. Dans ce cas, notamment lorsque la dose est augmentée trop rapidement au début du traitement, des symptômes peuvent survenir, analogues à ceux observés lors dune hyperthyroïdie, par ex. tachycardie, palpitations, arythmies cardiaques, angor, céphalées, faiblesse musculaire et crampes, rougeur, fièvre, vomissements, troubles menstruels, hypertension intracrânienne bénigne, tremblements, agitation intérieure, insomnie, hyperhidrose, perte de poids rapide et diarrhée.
Dans de tels cas, il convient de pratiquer un dosage hormonal, réduire la posologie quotidienne ou darrêter le traitement pendant quelques jours. Le traitement pourra être repris dès la disparition de ces effets en utilisant une posologie prudente.
Des réactions dhypersensibilité, aux excipients et/ou à la substance active, ont été rapportées. Les signes et symptômes les plus fréquents sont : urticaire, prurit, angio-dème, dyspnée, érythème, éruption cutanée.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Des taux élevés de T3 sont une indication plus fiable de surdosage que des taux élevés de T4 ou T4L.
En cas de surdosage, le patient présente des symptômes indiquant une nette augmentation de lactivité métabolique (voir rubrique 4.8). Selon le degré du surdosage, il est recommandé darrêter le traitement et de procéder à un examen complet du patient.
Des symptômes peuvent se manifester sous forme deffets bêta-adrénergiques marqués, tels que tachycardie, état anxieux, agitation et hyperkinésie. Ces symptômes peuvent être diminués au moyen de bêta-bloquants. En cas dingestion de doses extrêmes, une plasmaphérèse peut savérer utile.
Suite à un surdosage accidentel chez lhomme, des doses de 10 mg de lévothyroxine ont été tolérées sans complications.
Quelques cas de mort subite dorigine cardiaque ont été rapportés chez des patients ayant utilisé de manière abusive la lévothyroxine pendant de nombreuses années.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Hormones thyroïdiennes, code ATC : H03A A01.
La lévothyroxine synthétique contenue dans TSOLUDOSE est identique du point de vue de son action à lhormone thyroïdienne naturelle qui est principalement produite dans la glande thyroïde. Elle est transformée en T3 dans les organes périphériques et, tout comme lhormone naturelle, elle présente ses effets caractéristiques aux récepteurs de la T3. Il est impossible pour le corps de faire la différence entre la lévothyroxine endogène et la lévothyroxine exogène.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La lévothyroxine administrée par voie orale est presque exclusivement absorbée au niveau de la partie supérieure de lintestin grêle. Jusquà 80 % de la lévothyroxine est absorbée après administration orale. Le Tmax se situe entre 1 et 6 heures.
Distribution
Les effets sont observés 3 à 5 jours après le début du traitement par voie orale. La lévothyroxine présente une liaison aux protéines plasmatiques extrêmement élevée, à 99,97 %. Aucune liaison covalente nest établie ; on observe alors un échange continu et très rapide entre lhormone liée aux protéines plasmatiques et la fraction libre de lhormone.
Élimination
En raison de sa forte liaison protéique, la lévothyroxine ne peut pas être éliminée par hémodialyse ou hémoperfusion.
En moyenne, la demi-vie délimination de la lévothyroxine est denviron 7 jours. Elle est plus courte en cas dhyperthyroïdie (3 à 4 jours) et plus longue en cas dhypothyroïdie (environ 9 à 10 jours). Le volume de distribution se situe entre 10 et 12 L. Un tiers de la lévothyroxine présente à lextérieur de la thyroïde est retrouvée dans le foie et peut être rapidement échangée avec la lévothyroxine sérique. Les hormones thyroïdiennes sont principalement métabolisées dans le foie, les reins, le cerveau et les muscles. Les métabolites sont excrétés dans lurine et les fèces. La clairance métabolique est denviron 1,2 L de plasma par jour.
5.3. Données de sécurité préclinique
La toxicité aiguë de la lévothyroxine est très faible.
Toxicité chronique :
Des études de toxicité chronique ont été réalisées chez plusieurs espèces animales (rat et chien). À des doses élevées, des signes dhépatopathie, une augmentation de la survenue de syndrome néphrotique spontané et des modifications du poids des organes ont été observés chez le rat.
Toxicité sur la reproduction :
Aucune étude de toxicité sur la reproduction na été menée chez lanimal.
Mutagénicité :
Aucune donnée sur le pouvoir mutagène de la lévothyroxine nest disponible. Mais à ce jour, aucune donnée ni aucun signe suspect, laissant penser que les hormones seraient susceptibles de porter atteinte à la progéniture par modification génomique, nont été observés.
Carcinogénicité :
Aucune étude chronique de carcinogénicité avec la lévothyroxine na été menée chez lanimal.
Après première ouverture du sachet : 15 jours
Après première ouverture du récipient unidose : le produit doit être utilisé immédiatement et le récipient vide doit être jeté après utilisation.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pour les conditions de conservation après première ouverture, se référer à la section 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Récipient unidose de 1 ml, blanc, opaque, en polyéthylène à basse densité (LDPE) conditionné dans un sachet en polyéthylène téréphtalate/aluminium/polyéthylène (PET/Alu/PE). Chaque sachet contient 5 récipients unidoses.
Boites de 30 récipients unidoses.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
PARC DE SOPHIA-ANTIPOLIS
LES TROIS MOULINS, 280 RUE DE GOA
06600 ANTIBES
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
TSOLUDOSE 88 microgrammes, solution buvable en récipient unidose
· 34009 301 651 1 9 : 30 récipients unidoses
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicaments liés cités dans ce texte
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- MYSOLINE 250 mg, comprimé sécable
- SERTRALINE ALMUS 50 mg, gélule
- DELIDOSE 0,5 mg, gel en sachet-dose
- BLISSEL 50 microgrammes/g, gel vaginal
- COLPOTROPHINE 1 POUR CENT, crème
- SEVELAMER CARBONATE ARROW 2,4 g, poudre pour suspension buvable
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- FUROSEMIDE ACCORD 20 mg/2 ml, solution injectable
- IMATINIB ARROW LAB 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- SUNITINIB BIOGARAN 12,5 mg, gélule
- PROPYLEX 50 mg, comprimé
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