MEMANTINE BIOGARAN 10 mg, comprimé pelliculé sécable
CIS 67308293
Informations à jour au 25 juillet 2017.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 25/07/2017
MEMANTINE BIOGARAN 10 mg, comprimé pelliculé sécable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chlorhydrate de mémantine.................................................................................................... 10 mg
Equivalent à mémantine....................................................................................................... 8,31 mg
Pour un comprimé pelliculé sécable.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé jaune pâle à jaune, de forme oblongue, biconvexe avec une barre de cassure sur les deux faces.
Le comprimé peut être divisé en doses égales.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement des patients adultes atteints d'une forme modérée à sévère de la maladie d'Alzheimer.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Le traitement ne doit commencer qu'avec l'assurance de la disponibilité d'un auxiliaire de soins qui surveillera régulièrement la prise du médicament par le patient. Le diagnostic doit être établi selon les critères en vigueur. La tolérance et la posologie de la mémantine doivent être réévaluées à intervalles réguliers, de préférence dans les 3 mois suivant le début du traitement. Ensuite, le bénéfice clinique de la mémantine et sa tolérance doivent être réévalués à intervalles réguliers selon les critères cliniques en vigueur. Le traitement dentretien peut être poursuivi aussi longtemps que le bénéfice thérapeutique est favorable et que le patient tolère le traitement par la mémantine. Larrêt du traitement par la mémantine doit être envisagé lorsquil devient évident quil ny a plus de bénéfice thérapeutique ou si le patient ne tolère pas le traitement.
Adultes
Progression posologique
La dose maximale est de 20 mg par jour. Pour réduire le risque d'effets indésirables, cette dose est atteinte par une progression posologique de 5 mg par semaine au cours des trois premières semaines, en procédant comme suit :
· Semaine 1 (jours 1‑7) :
Le patient doit prendre la moitié d'un comprimé pelliculé de 10 mg (soit 5 mg) par jour pendant 7 jours.
· Semaine 2 (jours 8‑14) :
Le patient doit prendre un comprimé pelliculé de 10 mg (soit 10 mg) par jour pendant 7 jours.
· Semaine 3 (jours 15‑21) :
Le patient doit prendre un comprimé pelliculé et demi de 10 mg (soit 15 mg) par jour pendant 7 jours.
· À partir de la semaine 4 :
Le patient doit prendre deux comprimés pelliculés de 10 mg (soit 20 mg) ou un comprimé pelliculé de 20 mg par jour.
· Dose d'entretien :
La dose d'entretien recommandée est de 20 mg par jour.
Personnes âgées
Sur la base des études cliniques, la dose recommandée pour les patients de plus de 65 ans est de 20 mg par jour (deux comprimés pelliculés de 10 mg ou un comprimé pelliculé de 20 mg, une fois par jour), comme décrit ci‑dessus.
Insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine comprise entre 50 et 80 ml/min), aucune adaptation posologique n'est requise. Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine comprise entre 30 et 49 ml/min), la dose quotidienne doit être de 10 mg. Si la tolérance est bonne après au moins 7 jours de traitement, la dose pourra être augmentée jusqu'à 20 mg par jour en suivant le schéma de progression posologique habituel. Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine comprise entre 5 et 29 ml/min), la dose quotidienne doit être de 10 mg.
Insuffisance hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (Child‑Pugh A et Child‑Pugh B), aucune adaptation posologique n'est nécessaire. Aucune donnée concernant l'utilisation de la mémantine chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère n'est disponible. L'administration de MEMANTINE BIOGARAN n'est pas recommandée chez ce type de patients.
Enfants et adolescents
Aucune donnée nest disponible.
Mode dadministration
MEMANTINE BIOGARAN doit être administré par voie orale une fois par jour et doit être pris à la même heure chaque jour. Les comprimés peuvent être pris pendant ou en dehors des repas.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
L'association aux antagonistes NMDA (N‑méthyl‑D‑aspartate) tels que l'amantadine, la kétamine ou le dextrométhorphane doit être évitée. Ces composés agissent au niveau des mêmes récepteurs que la mémantine et, par conséquent, les effets indésirables (essentiellement liés au système nerveux central, SNC) peuvent être plus fréquents ou plus prononcés (voir rubrique 4.5).
Certains facteurs susceptibles d'augmenter le pH de l'urine (voir « Élimination » à la rubrique 5.2) peuvent exiger une surveillance étroite du patient. Ces facteurs incluent des modifications radicales du régime alimentaire, par exemple le passage d'un régime carné à un régime végétarien, ou l'ingestion massive de tampons gastriques alcalinisants. Le pH de l'urine peut également être élevé lors d'états d'acidose tubulaire rénale (ATR) ou d'infection urinaire sévère à Proteus.
Dans la majorité des essais cliniques, les patients avec infarctus du myocarde récent, insuffisance cardiaque congestive non compensée (NYHA III‑IV) ou hypertension artérielle non contrôlée étaient exclus. Par conséquent, les données disponibles sont limitées et les patients présentant ces pathologies doivent être étroitement surveillés.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
· Le mode d'action suggère que les effets de la L‑dopa, des agonistes dopaminergiques et des anticholinergiques peuvent être augmentés par un traitement associé avec des antagonistes NMDA tels que la mémantine. Les effets des barbituriques et des neuroleptiques peuvent être diminués. L'association de mémantine aux agents antispastiques, dantrolène ou baclofène, peut modifier leurs effets et un ajustement posologique de ces produits peut s'avérer nécessaire.
· L'association de mémantine et d'amantadine doit être évitée en raison du risque de psychose pharmacotoxique. Les deux composés sont des antagonistes NMDA chimiquement proches. C'est peut-être également le cas de la kétamine et du dextrométhorphane (voir rubrique 4.4). Il existe un cas publié concernant aussi un risque possible d'interaction lié à l'association mémantine et phénytoïne.
· D'autres substances actives telles que la cimétidine, la ranitidine, le procaïnamide, la quinidine, la quinine et la nicotine qui utilisent le même système de transport cationique rénal que l'amantadine, pourraient également interagir avec la mémantine entraînant une possible augmentation des taux plasmatiques.
· Il existe un risque de réduction des taux plasmatiques d'hydrochlorothiazide (HCT) lorsque la mémantine est administrée avec l'HCT ou toute association en contenant.
· Lors du suivi de pharmacovigilance après commercialisation, des cas isolés d'augmentation de l'INR (Rapport Normalisé International) ont été rapportés chez des patients traités de façon concomitante avec la warfarine. Bien qu'aucun lien de causalité n'ait été établi, une surveillance étroite du taux de prothrombine ou de l'INR est recommandée chez les patients traités de façon concomitante avec des anticoagulants oraux.
Dans des études de pharmacocinétique (PK) à dose unique chez des sujets sains jeunes, aucune interaction significative entre substances actives n'a été observée entre la mémantine et l'association glibenclamide/metformine ou le donépézil.
Dans une étude clinique chez des sujets sains jeunes, aucun effet significatif de la mémantine sur la pharmacocinétique de la galantamine n'a été observé.
In vitro la mémantine n'a pas inhibé les CYP 1A2, 2A6, 2C9, 2D6, 2E1, 3A, la flavine monooxygénase, l'époxyde hydrolase ou la sulfatation.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il nexiste pas de données ou des données limitées sur l'utilisation de la mémantine, chez la femme enceinte. Les études chez l'animal indiquent un potentiel de réduction du développement intra-utérin à des niveaux d'exposition identiques ou légèrement supérieurs à l'exposition humaine (voir rubrique 5.3). Le risque demeure inconnu pour l'être humain. La mémantine ne doit pas être utilisée durant la grossesse, sauf cas de nécessité absolue.
Il n'a pas été établi si la mémantine est excrétée dans le lait maternel humain mais, étant donné la lipophilie de la substance, le passage est probable. Il est déconseillé aux femmes prenant de la mémantine d'allaiter.
Fertilité
Aucune réaction indésirable de la mémantine na été observée sur la fertilité masculine et féminine.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Au cours des essais cliniques dans la démence légère à sévère ayant inclus 1784 patients traités par la mémantine et 1595 patients sous placebo, la fréquence globale des évènements indésirables pour la mémantine ne différait pas de celle du placebo ; les évènements indésirables étaient en général d'intensité légère à modérée. Les évènements indésirables les plus fréquents avec une incidence supérieure dans le groupe mémantine par rapport au groupe placebo ont été : sensations vertigineuses (6,3 % vs 5,6 %, respectivement), céphalée (5,2 % vs 3,9 %), constipation (4,6 % vs 2,6 %), somnolence (3,4 % vs 2,2 %) et hypertension (4,1 % vs 2,8 %).
Liste sous forme de tableau des effets indésirables
Les effets indésirables dans le tableau ci-dessous ont été recueillis au cours des essais cliniques avec la mémantine et depuis sa commercialisation.
Les effets indésirables sont classés par classes systèmes organes en appliquant les conventions suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent ≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
|
CLASSE DE SYSTEMES DORGANES |
FREQUENCE |
EFFETS INDESIRABLES |
|
Infections et infestations |
Peu fréquent |
Infections fongiques |
|
Affections du système immunitaire |
Fréquent |
Hypersensibilité au médicament |
|
Affections psychiatriques |
Fréquent |
Somnolence |
|
|
Peu fréquent Peu fréquent |
Confusion Hallucinations1 |
|
|
Fréquence indéterminée |
Réactions psychotiques2 |
|
Affections du système nerveux |
Fréquent |
Sensations vertigineuses |
|
|
Fréquent |
Troubles de léquilibre |
|
|
Peu fréquent |
Troubles de la marche |
|
|
Très rare |
Convulsions |
|
Affections cardiaques |
Peu fréquent |
Insuffisance cardiaque |
|
Affections vasculaires |
Fréquent |
Hypertension |
|
Peu fréquent |
Thrombose veineuse / thromboembolisme |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Fréquent |
Dyspnée |
|
Affections gastro-intestinales |
Fréquent |
Constipation |
|
|
Peu fréquent |
Vomissements |
|
|
Fréquence indéterminée |
Pancréatite2 |
|
Affections hépatobiliaires |
Fréquent |
Elévation des tests de fonction hépatique |
|
|
Fréquence indéterminée |
Hépatite |
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Fréquent Peu fréquent |
Céphalée Fatigue |
1 Les hallucinations ont été observées principalement chez les patients au stade sévère de la maladie dAlzheimer.
2 Cas isolés rapportés au cours du suivi de pharmacovigilance.
La maladie dAlzheimer a été associée à des cas de dépression, didées suicidaires et de suicide. Lors du suivi de pharmacovigilance après commercialisation, ces réactions ont été rapportées chez des patients traités par mémantine.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Les données concernant le surdosage au cours des essais cliniques et du suivi de pharmacovigilance après commercialisation sont limitées.
Symptômes
Des surdosages relativement importants (200 mg et 105 mg par jour pendant 3 jours, respectivement) ont été associés soit aux seuls symptômes fatigue, faiblesse et/ou diarrhée, soit à labsence de symptômes. Dans les cas de surdosages inférieurs à 140 mg ou dont la dose est inconnue, les patients ont présenté des troubles du système nerveux central (confusion, sensation ébrieuse, somnolence, vertige, agitation, agressivité, hallucination et troubles de la marche) et/ou des troubles gastro-intestinaux (vomissement et diarrhée).
Dans le cas le plus extrême de surdosage, le patient a survécu à la prise orale totale de 2000 mg de mémantine et présenté des troubles du système nerveux central (10 jours de coma suivis dune diplopie et dune agitation). Le patient a reçu un traitement symptomatique et des plasmaphérèses. Le patient a guéri sans séquelles permanentes.
Dans un autre cas de surdosage important, le patient a également survécu et guéri. Le patient avait reçu 400 mg de mémantine par voie orale. Le patient a présenté des troubles du système nerveux central tels quhyperactivité motrice, psychose, hallucinations visuelles, état proconvulsif, somnolence, stupeur et perte de connaissance.
Traitement
En cas de surdosage, le traitement doit être symptomatique. Aucun antidote spécifique en cas dintoxication ou de surdosage nest disponible. Des moyens de prise en charge habituels pour éliminer la substance active tels que lavage gastrique, charbon activé (interruption dun potentiel cycle entéro-hépatique), acidification des urines, diurèse forcée doivent être utilisés en fonction des besoins.
En cas de signes et de symptômes dhyperstimulation générale du système nerveux central (SNC), un traitement symptomatique sous étroite surveillance doit être envisagé.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Il apparaît de plus en plus clairement que le dysfonctionnement de la neurotransmission glutamatergique, en particulier au niveau des récepteurs NMDA, contribue à la fois à lexpression des symptômes et à la progression de la maladie dans la démence neurodégénérative.
La mémantine est un antagoniste voltage‑dépendant non compétitif des récepteurs NMDA daffinité modérée. Elle module les effets de taux élevés pathologiques de glutamate qui pourraient aboutir à un dysfonctionnement neuronal.
Études cliniques
Une étude pivot en monothérapie dans une population de patients atteints de maladie dAlzheimer au stade modéré à sévère (score total du Mini Mental test [MMSE] de 3 à 14 au début de l'étude) a inclus un total de 252 patients ambulatoires. Létude a montré le bénéfice du traitement par la mémantine par rapport au placebo à 6 mois (analyse des cas observés pour la Clinician's Interview Based Impression of Change [CIBIC-plus] : p = 0,025 ; lAlzheimer's Disease Cooperative Study-Activities of Daily Living [ADCS-ADLsev] : p = 0,003 ; la Severe Impairment Battery [SIB] : p = 0,002).
Une étude pivot en monothérapie dans le traitement de la maladie dAlzheimer au stade léger à modéré (score total MMSE de 10 à 22 au début de létude) a inclus un total de 403 patients. Les patients traités par la mémantine ont présenté, de façon statistiquement significative, un effet supérieur à celui observé chez les patients sous placebo sur les critères primaires : Alzheimer's Disease Assessment Scale (ADAS-cog) (p = 0,003) et CIBIC-plus (p = 0,004) à la semaine 24 (LOCF - dernière observation reportée). Dans une autre étude de monothérapie dans la maladie dAlzheimer au stade léger à modéré, un total de 470 patients (score total MMSE de 11 à 23 au début de l'étude) ont été randomisés. Lanalyse primaire définie de façon prospective na pas permis de conclure à une différence statistiquement significative sur le critère primaire defficacité à la semaine 24.
Une méta-analyse des patients atteints dune maladie d'Alzheimer au stade modéré à sévère (score total MMSE < 20) issue de 6 études de phase III versus placebo sur une durée de 6 mois (incluant les études en monothérapie et les études chez des patients traités par inhibiteurs de lacétylcholinestérase à posologie stable) a montré un effet statistiquement significatif en faveur de la mémantine pour les domaines cognitif, global et fonctionnel. Chez les patients pour lesquels une aggravation concomitante sur les trois domaines était identifiée, les résultats ont montré un effet statistiquement significatif de la mémantine sur la prévention de laggravation, puisque 2 fois plus de patients sous placebo ont montré une aggravation dans les trois domaines par rapport à ceux traités par la mémantine (21 % vs 11 %, p < 0,0001).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La mémantine présente une biodisponibilité absolue denviron 100 %. Le Tmax se situe entre 3 et 8 heures. Rien nindique que la prise de nourriture influe sur l'absorption de mémantine.
Distribution
Des doses quotidiennes de 20 mg aboutissent à des concentrations plasmatiques de mémantine à létat déquilibre comprises entre 70 et 150 ng/ml (0,5 à 1 µmol) avec dimportantes variations interindividuelles. Avec des doses quotidiennes de 5 à 30 mg, on a calculé un rapport moyen de 0,52 entre le liquide céphalo-rachidien (LCR) et le sérum. Le volume de distribution se situe autour de 10 l/kg. Environ 45 % de la mémantine est liée aux protéines plasmatiques.
Biotransformation
Chez lhomme, environ 80 % de la dose est présente sous forme inchangée. Les principaux métabolites chez lhomme sont le N‑3,5‑diméthyl-gludantan, le mélange isomère de 4‑ et 6‑hydroxy‑mémantine et le 1‑nitroso‑3,5-diméthyl‑adamantane. Aucun de ces métabolites ne présente dactivité antagoniste NMDA. Aucun métabolisme catalysé par le cytochrome P 450 n'a été détecté in vitro.
Dans une étude avec administration par voie orale de 14C‑mémantine, 84 % de la dose, en moyenne, a été retrouvée dans les 20 jours, dont plus de 99 % par excrétion rénale.
Élimination
La mémantine est éliminée de manière monoexponentielle avec un t½ terminal de 60 à 100 heures. Chez les volontaires présentant une fonction rénale normale, la clairance totale (Cltot) sélève à 170 ml/min/1,73 m2, et une partie de la clairance rénale totale se fait par sécrétion tubulaire.
La clairance rénale fait également intervenir une réabsorption tubulaire, probablement par lintermédiaire des protéines assurant le transport des cations. Le taux délimination rénale de la mémantine dans des urines alcalines peut être réduit dun facteur de 7 à 9 (voir rubrique 4.4).
Lalcalinisation de l'urine peut résulter de modifications radicales du régime alimentaire, par exemple du passage dun régime carné à un régime végétarien, ou de lingestion massive de tampons gastriques alcalinisants.
Linéarité
Les études chez des volontaires ont montré une pharmacocinétique linéaire dans lintervalle de dose allant de 10 à 40 mg.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Avec une dose de mémantine de 20 mg par jour, les taux dans le LCR correspondent à la valeur ki (ki = constante dinhibition) de la mémantine, soit 0,5 µmol dans le cortex frontal humain.
5.3. Données de sécurité préclinique
Des modifications oculaires ont été observées de manière inconstante lors détudes de toxicité à doses répétées chez les rongeurs et le chien, mais pas chez le singe. Les examens ophtalmologiques spécifiques réalisés durant les études cliniques de la mémantine n'ont révélé aucune modification oculaire.
Une phospholipidose dans les macrophages pulmonaires causée par laccumulation de mémantine dans les lysosomes a été observée chez les rongeurs. Cet effet est connu pour dautres substances actives dotées de propriétés amphiphiliques cationiques. Il existe peut-être un lien entre cette accumulation et la vacuolisation observée dans les poumons. Cet effet a uniquement été observé à de fortes doses chez les rongeurs. La pertinence clinique de ces observations est inconnue.
Aucune génotoxicité na été observée suite aux études standards de la mémantine. Aucun effet carcinogène na été observé lors détudes vie entière chez la souris et le rat. La mémantine ne sest pas avérée tératogène chez le rat et le lapin, même à des doses materno-toxiques, et aucun effet indésirable de la mémantine sur la fertilité na été relevé. Chez le rat, un retard de croissance du ftus a été constaté à des niveaux dexposition identiques ou légèrement supérieurs à ceux utilisés chez lhomme.
Pelliculage :
Opadry II 85F32879 jaune (alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane (E 171), macrogol 3350, talc, laque aluminique de jaune de quinoléine (E 104), laque aluminique ponceau 4 R).
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
28, 30, 56, 84, 90, 98, 100 ou 112 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium).
30 ou 56 comprimés pelliculés sécables en flacon PEHD, avec un bouchon en polypropylène contenant un dessicant et une fermeture de sécurité enfant.
500 comprimés pelliculés sécables en flacon PEHD, avec un bouchon en polypropylène contenant un dessicant.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
15 BOULEVARD CHARLES DE GAULLE
92700 COLOMBES
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 268 809 3 4 : 28 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 268 810 1 6 : 30 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 268 811 8 4 : 56 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 584 124 7 9 : 84 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 584 125 3 0 : 90 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 584 127 6 9 : 98 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 584 128 2 0 : 100 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 584 129 9 8 : 112 comprimés sous plaquettes (PVDC/PVC/Aluminium)
· 34009 300 785 4 9 : 30 comprimés en flacon PEHD avec un bouchon en polypropylène contenant un dessicant et une fermeture de sécurité enfant
· 34009 300 785 5 6 : 56 comprimés en flacon PEHD avec un bouchon en polypropylène contenant un dessicant et une fermeture de sécurité enfant
· 34009 550 278 4 3 : 500 comprimés en flacon PEHD avec un bouchon en polypropylène contenant un dessicant
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Surveillance particulière nécessaire pendant le traitement.
Prescription initiale annuelle réservée aux médecins spécialistes en neurologie, en psychiatrie, aux médecins spécialistes titulaires de diplôme détudes spécialisées complémentaires de gériatrie et aux médecins spécialistes ou qualifiés en médecine générale titulaires de la capacité de gérontologie.
Médicaments liés cités dans ce texte
- MANTADIX 100 mg, capsule
- ATUXANE, sirop
- DANTRIUM 100 mg, gélule
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- NICOPASS 1,5 mg SANS SUCRE EUCALYPTUS, pastille édulcorée à l'aspartam et à l'acésulfame potassique
- ESIDREX 25 mg, comprimé sécable
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- DAONIL 5 mg, comprimé sécable
- GLUCOPHAGE 1000 mg, comprimé pelliculé sécable
- AETOXISCLEROL TAMPONNE 0,25 POUR CENT (5 mg/2 ml), solution injectable (I.V.) en ampoule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.