CLIMASTON 1 mg/10 mg, comprimé pelliculé
CIS 67365650
Informations à jour au 18 novembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 18/11/2020
CLIMASTON 1 mg/10 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé blanc contient de lestradiol hémihydraté équivalent à 1 mg destradiol.
Chaque comprimé gris contient de lestradiol hémihydraté équivalent à 1 mg destradiol et 10 mg de dydrogestérone.
Excipient à effet notoire : lactose monohydraté : lactose monohydraté 119,1 mg (comprimé pelliculé blanc) et 110,2 mg (comprimé pelliculé gris).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé, rond, biconvexe (7 mm), imprimé 379 dun côté, de couleur blanche (comprimés à 1 mg) ou de couleur grise (comprimés à 1 mg/10 mg).
4.1. Indications thérapeutiques
Prévention de lostéoporose post-ménopausique chez les femmes ayant un risque accru de fracture ostéoporotique et présentant une intolérance ou une contre-indication aux autres traitements indiqués dans la prévention de lostéoporose (voir aussi rubrique 4.4).
Lexpérience de ce traitement chez les femmes âgées de plus de 65 ans est limitée.
4.2. Posologie et mode d'administration
CLIMASTON 1 mg/10 mg est un THS continu séquentiel par voie orale.
Lestrogène est administré continuellement. Le progestatif est ajouté pendant les 14 derniers jours de chaque cycle de 28 jours, de façon séquentielle.
Le traitement commence avec 1 comprimé blanc par jour pendant les 14 premiers jours puis avec 1 comprimé gris pendant les 14 jours suivants, comme indiqué sur le blister calendaire de 28 jours.
CLIMASTON 1 mg/10 mg doit être pris de façon continue sans arrêt entre les plaquettes.
Pour débuter ou poursuivre un traitement dans lindication des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la plus courte durée possible (voir rubrique 4.4).
En général, le traitement combiné séquentiel commence avec CLIMASTON 1 mg/10 mg.
Le dosage peut être adapté en fonction de la réponse au traitement.
Les patientes traitées préalablement par un autre traitement continu séquentiel ou cyclique doivent terminer leur cycle de 28 jours avant de changer et de prendre CLIMASTON 1 mg/10 mg. S'il s'agit d'un relais d'un traitement combiné continu, le traitement peut commencer n'importe quel jour.
Si un comprimé a été oublié, il doit être pris dès que possible. Si l'oubli remonte à plus de 12 heures, le traitement doit être continué avec le prochain comprimé sans prendre le comprimé oublié. Un oubli peut augmenter la probabilité de survenue de spottings ou de saignements.
CLIMASTON 1 mg/10 mg peut être pris pendant ou en dehors des repas.
Population pédiatrique
Lutilisation de CLIMASTON 1 mg/10 mg dans la population pédiatrique nest pas pertinente.
· Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédent de cancer du sein ;
· Tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées (exemple : cancer de lendomètre) ;
· Hémorragie génitale non diagnostiquée ;
· Hyperplasie endométriale non traitée ;
· Antécédent d'accident thrombo-embolique veineux ou accident thrombo-embolique veineux en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;
· Thrombophilie connue (exemple : déficit en protéine C, protéine S ou antithrombine, voir rubrique 4.4) ;
· Accident thrombo-embolique artériel récent ou en évolution (exemple : angor, infarctus du myocarde) ;
· Affection hépatique aiguë ou antécédents daffection hépatique, jusqu'à normalisation des tests hépatiques ;
· Porphyrie,
· Hypersensibilité connue aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés en rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les données concernant les risques associés aux THS lors du traitement de la ménopause précoce sont limitées. Cependant, en raison dun risque absolu faible chez les femmes jeunes, la balance bénéfices/risques peut être plus favorable chez ces femmes que chez les femmes plus âgées.
Examen clinique et surveillance
Avant de débuter ou de recommencer un traitement hormonal substitutif (THS), il est indispensable deffectuer un examen clinique et gynécologique complet (y compris le recueil des antécédents médicaux personnels et familiaux), en tenant compte des contre-indications et précautions demploi. Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers seront effectués, leur nature et leur fréquence étant adaptées à chaque patiente.
Les femmes doivent être informées du type danomalies mammaires pouvant survenir sous traitement ; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant (voir paragraphe « cancer du sein » ci-dessous). Les examens, incluant une imagerie médicale telle quune mammographie, doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.
Conditions nécessitant une surveillance
Si lune des affections suivantes survient, est survenue précédemment, et/ou sest aggravée au cours dune grossesse ou dun précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Les affections suivantes peuvent réapparaître ou saggraver au cours du traitement par CLIMASTON 1 mg/10 mg, comprimé pelliculé, en particulier :
· léiomyome (fibrome utérin) ou endométriose ;
· facteurs de risque thrombo-embolique (voir ci-dessous) ;
· facteurs de risque de tumeurs estrogéno-dépendantes, par exemple : 1er degré dhérédité pour le cancer du sein ;
· hypertension artérielle ;
· troubles hépatiques (par exemple : adénome hépatique) ;
· diabète avec ou sans atteinte vasculaire ;
· lithiase biliaire ;
· migraines ou céphalées sévères ;
· lupus érythémateux disséminé ;
· antécédent dhyperplasie endométriale (voir ci-dessous) ;
· épilepsie ;
· asthme ;
· otospongiose ;
· méningiome.
Arrêt immédiat du traitement :
Le traitement doit être arrêté immédiatement en cas de survenue dune contre-indication ou dans les cas suivants :
· ictère ou altération de la fonction hépatique ;
· augmentation significative de la pression artérielle ;
· céphalées de type migraine inhabituelle ;
· grossesse.
Hyperplasie endométriale et cancer de lendomètre
Chez les femmes ayant un utérus, le risque dhyperplasie endométriale et de cancer de lendomètre augmente en cas dadministration prolongée destrogènes seuls. Sous estrogènes seuls, le risque de cancer de lendomètre est multiplié par 2 à 12 par rapport aux non utilisatrices, en fonction de la durée dutilisation et de la dose destrogène utilisée (voir rubrique 4.8). Le risque peut rester élevé pendant au moins 10 ans après larrêt du traitement. Chez les femmes non hystérectomisées, lassociation dun progestatif pendant au moins 12 jours par cycle de 28 jours ou lutilisation dun traitement continu combiné estro-progestatif peut prévenir laugmentation du risque associé aux estrogènes seuls.
Des métrorragies et des spottings peuvent survenir au cours des premiers mois de traitement. La survenue de saignements irréguliers plusieurs mois après le début du traitement ou la persistance de saignements après larrêt du traitement doit faire rechercher une pathologie sous-jacente. Cette démarche peut nécessiter une biopsie endométriale afin déliminer une pathologie maligne.
Cancer du sein
Lensemble des données disponibles montre un risque accru de cancer du sein chez les femmes prenant un traitement estro-progestatif, ou chez celles prenant un THS à base destrogènes seuls, ce risque étant dépendant de la durée du traitement.
Traitement estro-progestatif combiné
· Lessai randomisé contrôlé versus placebo Womens Health Initiative study (WHI) et une méta-analyse des études épidémiologiques prospectives montrent tous deux une augmentation du risque de survenue de cancer du sein chez les femmes traitées par un THS estro-progestatif combiné, apparaissant au bout denviron 3 (1-4) ans de traitement (voir rubrique 4.8).
Traitement par estrogènes seuls
· Létude WHI na pas montré daugmentation du risque de cancer du sein chez les femmes hystérectomisées traitées par estrogènes seuls. Les études observationnelles ont généralement rapporté une légère augmentation du risque de cancer du sein diagnostiqué, ce risque étant plus faible que chez les utilisatrices dassociation estrogènes-progestatifs (voir rubrique 4.8).
Les résultats dune importante méta-analyse ont montré quaprès avoir arrêté le traitement, le risque additionnel diminue dans le temps et la durée nécessaire pour quil revienne à la normale dépend de la durée de la prise du THS. Lorsquun THS a été suivi pendant plus de 5 ans, le risque peut perdurer 10 ans ou plus.
Les THS, particulièrement les traitements combinés estrogène/progestatif, augmentent la densité mammaire à la mammographie, ce qui pourrait gêner le diagnostic de cancer du sein.
Cancer des ovaires
Le cancer ovarien est beaucoup plus rare que le cancer du sein. Les données épidémiologiques provenant dune importante mêta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque chez les femmes prenant un THS par strogènes seuls ou par une combinaison dstrogènes et de progestatifs, qui apparaît dans les cinq ans suivant le début de lutilisation du produit et diminue progressivement après larrêt du traitement. Dautres études, dont lessai WHI, suggèrent quun risque similaire ou légèrement inférieur peut être associé avec une utilisation de THS combinés (voir rubrique 4.8).
Accidents thrombo-emboliques veineux
· Le THS est associé à un risque relatif 1,3 à 3 fois plus élevé d'accidents thrombo-emboliques veineux (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire). Cet événement survient plutôt au cours de la première année de traitement (voir rubrique 4.8).
· Les patientes présentant une thrombophilie connue ont un risque accru daccident thrombo-embolique veineux et le THS pourrait majorer ce risque. Chez ces patientes, lutilisation dun THS est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
· Les facteurs de risque reconnus daccidents thrombo-emboliques veineux sont : utilisation destrogènes, âge élevé, intervention chirurgicale importante, immobilisation prolongée, obésité (Indice de Masse Corporelle > 30 kg/m²), grossesse/post-partum, lupus érythémateux disséminé (LED) et cancer. En revanche, il nexiste aucun consensus sur le rôle possible des varices sur le risque thrombo-embolique veineux.
· Afin de prévenir tout risque thrombo-embolique veineux post-opératoire, les mesures prophylactiques habituelles doivent être appliquées chez les femmes ayant subi une chirurgie. En cas dimmobilisation prolongée suivant une intervention chirurgicale programmée, une interruption provisoire du traitement doit être envisagée quatre à six semaines avant lintervention. Le traitement ne sera réinstauré que lorsque la patiente aura repris une mobilité normale.
· Chez les femmes sans antécédents personnels daccidents thrombo-emboliques mais ayant des antécédents familiaux (1er degré) de thromboses à un jeune âge, des examens doivent être proposés après avoir évalué les limites (seulement certaines thrombophilies sont identifiées lors des examens). Si une thrombophilie de nature différente de celle dun membre de la famille est identifiée ou si une thrombophilie est « sévère » (par exemple déficits en antithrombine, protéine S ou protéine C ou une association de ces déficits), le THS est contre-indiqué.
· Chez les femmes déjà traitées par anticoagulants, le rapport bénéfice/risque dun THS doit être évalué avec précaution.
· La survenue dun accident thrombo-embolique impose larrêt du THS. En cas de survenue de signes évoquant une thrombose tels que gonflement douloureux dune jambe, douleurs soudaines dans la poitrine ou dyspnée, il est conseillé aux patientes de consulter immédiatement leur médecin.
Maladie coronarienne
Les études randomisées contrôlées nont pas mis en évidence de protection contre linfarctus du myocarde chez les femmes avec ou sans maladie coronarienne prenant un traitement combiné estro-progestatif ou estrogènes seuls.
Pour les associations estro-progestatives :
Le risque relatif de maladie coronarienne est légèrement augmenté lors de lutilisation dun traitement combiné estro-progestatif. Le risque absolu de maladie coronarienne étant fortement dépendant de lâge, le nombre de cas supplémentaires de maladie coronarienne dus à lutilisation de traitements estro-progestatifs est très faible chez les femmes en bonne santé proches de la ménopause. Ce risque augmentera avec lâge.
Pour les estrogènes seuls :
Les études randomisées contrôlées nont pas mis en évidence daugmentation du risque de maladie coronarienne chez les femmes hystérectomisées utilisant des estrogènes seuls.
Accidents vasculaires cérébraux (AVC)
Les traitements combinés estro-progestatifs et estrogènes seuls sont associés à une augmentation du risque daccident vasculaire cérébral qui peut être multiplié par 1,5. Le risque relatif ne change pas avec lâge ou lancienneté de la ménopause. Toutefois, comme le risque de base de l'AVC est fortement dépendant de l'âge, le risque global d'AVC chez les femmes utilisant un THS augmente avec l'âge (voir rubrique 4.8).
Autres précautions demploi
· Les estrogènes pouvant provoquer une rétention hydrique, les patientes présentant une insuffisance rénale ou cardiaque doivent être étroitement surveillées.
· Les femmes avec une hypertriglycéridémie préexistante doivent être étroitement surveillées pendant le traitement hormonal substitutif. De rares cas daugmentation importante du taux des triglycérides conduisant à une pancréatite ont été observés sous estrogénothérapie.
· Au cours du traitement par les estrogènes, une augmentation des taux plasmatiques de la TBG (thyroid binding globulin) est observée, elle conduit à une élévation des taux plasmatiques des hormones thyroïdiennes totales mesurées par PBI (protein-bound iodine), de la T4 totale (mesurés sur colonne ou par RIA (radioimmunoassay)) et de la T3 totale (mesurés par RIA). La fixation de la T3 sur la résine est diminuée, reflétant laugmentation de la TBG. Les concentrations des fractions libres de T4 et de T3 restent inchangées. Les taux sériques dautres protéines de liaison, telles que la CBG (corticoid binding globulin) et la SHBG (sex-hormone binding globulin) peuvent être augmentés, entraînant, respectivement, une augmentation des taux circulants de corticoïdes et de stéroïdes sexuels. Les concentrations des fractions libres ou actives des hormones restent inchangées. Dautres protéines plasmatiques peuvent également être augmentées (angiotensinogène/substrat de la rénine, alpha-1-antitrypsine, céruloplasmine).
· Il na pas été mis en évidence damélioration des fonctions cognitives sous THS. Des données suggèrent une augmentation du risque de probable démence chez les femmes débutant un traitement combiné continu ou par estrogène seul après 65 ans.
· Les patientes présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
· Cette association estro-progestative nest pas contraceptive.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune étude dinteraction na été réalisée.
Lefficacité des estrogènes et des progestatifs peut être diminuée :
· Le métabolisme des estrogènes et des progestatifs peut être augmenté par lutilisation concomitante de médicaments inducteurs enzymatiques, en particulier des enzymes P450, comme les anti-convulsivants (phénobarbital, carbamazépine, phénytoïne) et les anti-infectieux (rifampicine, rifabutine, névirapine, éfavirenz).
· Le ritonavir et le nelfinavir, bien que connus comme de puissants inhibiteurs enzymatiques, ont paradoxalement des propriétés inductrices quand ils sont utilisés avec des hormones stéroïdiennes.
· Les préparations à base de plante contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) pourraient modifier le métabolisme des estrogènes et des progestatifs.
· Dun point de vue clinique, laugmentation du métabolisme des estrogènes et des progestatifs peut conduire à une diminution de leffet thérapeutique et à une modification du profil des saignements utérins.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
CLIMASTON 1 mg/10 mg n'a pas d'indication au cours de la grossesse. La découverte dune grossesse au cours du traitement par CLIMASTON 1 mg/10 mg impose larrêt immédiat du traitement.
Il ny a pas de données pertinentes concernant lutilisation de lassociation estradiol/dydrogestérone chez la femme enceinte. A ce jour, la plupart des études épidémiologiques nont pas mis en évidence deffet tératogène ou ftotoxique chez les femmes enceintes exposées par mégarde à une association estro-progestative.
CLIMASTON 1 mg/10 mg na pas dindication au cours de lallaitement.
Fertilité
CLIMASTON 1 mg/10 mg na pas dindication au cours de la période de fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patientes traitées par lassociation estradiol/dydrogestérone lors des essais cliniques sont : maux de tête, douleurs abdominales, douleur/tension mammaire et douleur dorsale.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés lors des essais cliniques (n = 4929) aux fréquences indiquées ci-dessous. *La fréquence attribuée aux effets indésirables rapportés spontanément et non observés lors des essais cliniques est « rare ».
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Système organe / |
Très fréquents ≥1/10 |
Fréquents |
Peu fréquents ≥1/1000 à <1/100 |
Rares |
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Infections et infestations |
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Candidose vaginale |
Symptômes de type cystite |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées |
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Augmentation de la taille dun léiomyome |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Anémie hémolytique* |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité |
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Affections psychiatriques |
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Dépression, nervosité |
Modification de la libido |
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Affections du système nerveux central |
Céphalée |
Migraine, sensations vertigineuses |
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Meningiome* |
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Affections oculaires |
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Accentuation de la courbure de la cornée*, irritation par les lentilles de contact* |
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Affections cardiaques |
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Infarctus du myocarde |
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Affections vasculaires |
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Thrombo-embolie veineuse, hypertension, troubles vasculaires périphériques, varices |
Accident vasculaire cérébral* |
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Affections gastro-intestinales |
Douleur abdominale |
Nausées, vomissements, distension abdominale (incluant flatulences) |
Dyspepsies |
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Affections hépatobiliaires |
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Fonction hépatique anormale, parfois avec jaunisse, asthénie ou malaise, et douleurs abdominales, troubles de la vésicule biliaire |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Réactions cutanées allergiques (par exemple éruption, urticaire, prurit) |
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Angioedème, purpura vasculaire, érythème noueux*, chloasma ou mélasme pouvant persister à larrêt du traitement* |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Douleur dorsale |
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Crampes dans les jambes* |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Douleurs/tension mammaires |
Troubles des règles (incluant spottings post-ménopausiques, métrorragies, ménorragies, oligo-aménorrhée, règles irrégulières, dysménorrhée), douleurs pelviennes, sécrétions cervicales |
Gonflement des seins, syndrome de type prémenstruel |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Maladie asthénique (asthénie, fatigue, malaise), dème périphérique |
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Investigations |
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Augmentation du poids |
Diminution du poids |
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Risque de cancer du sein :
· Il a été rapporté un risque 2 fois plus élevé d'avoir un cancer du sein diagnostiqué chez les femmes prenant un traitement combiné estro-progestatif pendant plus de 5 ans.
· Laugmentation du risque est plus faible chez les utilisatrices d'estrogènes seuls comparativement aux utilisatrices dassociations estro-progestatives.
· Le niveau de risque dépend de la durée d'utilisation (voir rubrique 4.4).
· Les estimations du risque absolu basées sur les résultats du plus large essai randomisé contrôlé versus placebo (étude WHI) et de la plus large méta-analyse des études épidémiologiques prospectives sont présentées ci-après.
Plus importante méta-analyse détudes épidémiologiques prospectives
Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 5 ans de traitement chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m²)
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Age au début du THS (ans) |
Incidence pour 1000 patientes nayant jamais pris de THS sur une période de 5 ans (50-54 ans)* |
Risque relatif |
Nombre de cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS après 5 ans |
|
|
THS par estrogènes seuls |
||
|
50 |
13,3 |
1,2 |
2,7 |
|
|
Association estro-progestative |
||
|
50 |
13,3 |
1,6 |
8,0 |
|
*Issu des taux dincidence de base en Angleterre en 2015 chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m²) Remarque : étant donné que lincidence de base du cancer du sein diffère selon les pays de lUnion européenne (UE), le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement. |
|||
Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 10 ans de traitement chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m²)
|
Age au début du THS (ans) |
Incidence pour 1000 patientes nayant jamais pris de THS sur une période de 10 ans (50-59 ans)* |
Risque relatif |
Nombre de cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS après 10 ans |
|
THS par estrogènes seuls |
|||
|
50 |
26,6 |
1,3 |
7,1 |
|
Association estroprogestative |
|||
|
50 |
26,6 |
1,8 |
20,8 |
*Issu des taux dincidence de base en Angleterre en 2015 chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m²)
Remarque : étant donné que lincidence de base du cancer du sein diffère selon les pays de lUE, le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement.
Etude américaine Women's Health Initiative Study (WHI) Risque supplémentaire de cancer du sein après 5 ans dutilisation
|
Age (année) |
Incidence pour 1000 femmes dans le bras placebo, pendant une période de 5 ans |
Risque relatif et IC 95% |
Cas supplémentaires pour 1000 femmes utilisatrices de THS pendant une période de 5 ans (IC 95%) |
|
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Pour les estrogènes conjugués équins (CEE) seuls |
||
|
50 - 79 |
21 |
0,8 (0,7 1,0) |
-4 (-6 0)* |
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Pour les associations estro-progestatives CEE + MPA |
||
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50 - 79 |
14 |
1,2 (1,0 1,5) |
+4 (0 9) |
Quand lanalyse était limitée aux femmes qui navaient pas utilisé de THS avant létude, il ny avait pas daugmentation du risque visible pendant les 5 années de traitement ; après 5 ans, le risque était plus élevé que chez les non utilisatrices.
*Etude WHI chez les femmes hystérectomisées, qui ne montre pas daugmentation du risque de cancer du sein.
Risque de cancer de lendomètre :
Femmes ménopausées avec un utérus :
Chez les femmes non hystérectomisées, le risque est denviron 5 diagnostics de cancer de lendomètre sur 1000 femmes nutilisant pas de THS.
Chez les femmes non hystérectomisées, lutilisation destrogènes seuls nest pas recommandée en raison de laugmentation du risque de cancer de lendomètre (voir rubrique 4.4).
Daprès les études épidémiologiques, le risque de cancer de lendomètre varie de 5 à 55 cas supplémentaires de diagnostics chez 1000 femmes entre 50 et 65 ans, en fonction de la durée dutilisation et de la dose destrogène utilisée.
Lassociation dun progestatif à lestrogène pendant au moins 12 jours par cycle prévient laugmentation de ce risque. Dans létude Million Women Study, lutilisation de THS combiné (séquentiel ou continu) na pas augmenté le risque de cancer de lendomètre (RR de 1,0 (0,8 1,2)).
Cancer de lovaire
Lutilisation dun THS par estrogènes seuls ou par une combinaison dstrogènes et de progestatifs a été associée à une légère augmentation du risque de cancer ovarien diagnostiqué (voir rubrique 4.4). Une méta-analyse portant sur 52 études épidémiologiques a rapporté un risque accru de cancer ovarien chez les femmes prenant actuellement un THS par rapport aux femmes nen ayant jamais pris (RR 1.43, IC 95% 1.31-1.56). Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans, prendre un THS pendant cinq ans entraîne lapparition dun cas supplémentaire pour 2000 utilisatrices. Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans qui ne prennent pas de THS, un diagnostic de cancer ovarien sera posé chez environ 2 femmes sur 2000 sur une période de cinq ans.
Risque de maladie thrombo-embolique veineuse
Le THS est associé à un risque relatif 1,3 à 3 fois plus élevé d'accidents thrombo-emboliques veineux (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire). Cet événement survient plutôt au cours de la première année de traitement (voir rubrique 4.4). Les résultats des études WHI sont présentés :
Etudes WHI Risque supplémentaire de maladie thrombo-embolique après 5 ans dutilisation
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Age (année) |
Incidence pour 1000 femmes dans le bras placebo, pendant une période de 5 ans |
Risque relatif et IC 95% |
Cas supplémentaires pour 1000 femmes utilisatrices de THS |
|
Pour les estrogènes seuls par voie oralea |
|||
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50 - 59 |
7 |
1,2 (0,6 2,4) |
1 (-3 10) |
|
Pour les associations estro-progestatives par voie orale |
|||
|
50 - 59 |
4 |
2,3 (1,2 4,3) |
5 (1 13) |
a Etude chez les femmes non hystérectomisées
Risque de maladie coronarienne
Le risque de maladie coronarienne est légèrement augmenté chez les utilisatrices de THS combinés estro-progestatifs de plus de 60 ans (voir rubrique 4.4).
Risque daccident vasculaire cérébral
Lutilisation destrogènes seuls et des traitements combinés estro-progestatifs est associée à une augmentation du risque daccident vasculaire cérébral qui peut être multiplié par 1,5. Le risque daccident hémorragique nest pas modifié pendant lutilisation de THS.
Le risque relatif ne change pas avec lâge ou la durée dutilisation. Toutefois, comme le risque de base est fortement dépendant de l'âge, le risque global d'accident vasculaire cérébral chez les femmes utilisant un THS augmente avec l'âge (voir rubrique 4.4).
Etudes WHI combinées Risque supplémentaire daccident vasculaire cérébralb après 5 ans dutilisation
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Age (année) |
Incidence pour 1000 femmes dans le bras placebo, pendant une période de 5 ans |
Risque relatif et IC 95% |
Cas supplémentaires pour 1000 femmes utilisatrices de THS |
|
50 - 59 |
8 |
1,3 (1,1 1,6) |
3 (1 5) |
b aucune différentiation na été faite entre les accidents ischémiques et hémorragiques
Dautres effets indésirables ont été rapportés lors de ladministration dun traitement estro-progestatif :
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées
Tumeurs dépendantes des estrogènes, bénignes et malignes, par exemple cancer de lendomètre, cancer de lovaire. Augmentation de la taille dun méningiome.
Affections du système immunitaire
Lupus érythémateux disséminé.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Hypertriglycéridémie.
Affections du système nerveux
Probable démence, chorée, exacerbation dune épilepsie.
Affections vasculaires
Maladie thrombo-embolique artérielle
Affections gastro-intestinales
Pancréatite (chez les femmes ayant une hypertriglycéridémie pré-existante).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Erythème polymorphe.
Affections rénales et urinaires
Incontinence urinaire.
Affections des organes de reproduction et du sein
Maladie fibrokystique du sein, érosion cervicale.
Affections congénitales, familiales et génétiques
Aggravation dune porphyrie.
Investigations
Augmentation des hormones thyroïdiennes totales.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Population pédiatrique
Ces informations sappliquent aussi en cas de surdosage chez lenfant.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : système génito-urinaire et hormones sexuelles, code ATC : G03FB08.
Estradiol :
La substance active, 17 β-estradiol de synthèse, est chimiquement et biologiquement identique à lestradiol endogène humain. Il remplace l'arrêt de production des estrogènes chez les femmes ménopausées et soulage les symptômes climatériques de la ménopause.
Les estrogènes préviennent la perte osseuse liée à la ménopause ou à une ovariectomie.
Dydrogestérone :
La dydrogestérone est un progestatif actif par voie orale qui a une activité comparable à la progestérone administrée par voie parentérale.
Les estrogènes stimulent la croissance de lendomètre et majorent le risque dhyperplasie et de cancer de lendomètre. Lassociation dun progestatif chez les femmes non hystérectomisées entraîne une réduction importante du risque dhyperplasie de lendomètre induit par les estrogènes.
Information sur les études cliniques :
· Soulagement des symptômes liés au déficit estrogénique et profil des saignements :
Le soulagement des symptômes de la ménopause a été obtenu dès les premières semaines de traitement.
Lors du traitement par CLIMASTON 1 mg/10 mg, des hémorragies de privation régulières surviennent chez 76% des femmes et durent en moyenne 5 jours. Les hémorragies de privation commencent généralement le jour de la dernière prise du comprimé de la phase progestative (c'est-à-dire le 28ème jour du cycle). Des saignements irréguliers et/ou des spottings sont survenus chez 23% des femmes au cours des 3 premiers mois de traitement et chez 15% des femmes du 10ème au 12ème mois de traitement. Des aménorrhées (absence de saignement ou de spotting) surviennent dans 21% des cycles durant la 1ère année de traitement.
· Prévention de lostéoporose :
Le déficit en estrogènes à la ménopause est associé à un renouvellement osseux accru et à une diminution de la masse osseuse. L'effet des estrogènes sur la densité minérale osseuse est dose-dépendant. La protection est efficace tout au long du traitement. A larrêt du THS, la perte osseuse reprend au même rythme que chez les femmes non traitées.
Les résultats de létude WHI et dune méta-analyse de plusieurs études montrent que lutilisation dun traitement estrogénique substitutif, seul ou en association à un progestatif - principalement chez des femmes en bonne santé diminue le risque de fractures de la hanche, des vertèbres et dautres fractures ostéoporotiques. Des données limitées suggèrent que les THS pourraient également prévenir des fractures chez des femmes ayant une faible densité minérale osseuse et/ou une ostéoporose établie.
Pour CLIMASTON 1 mg/10 mg, laugmentation de la DMO au niveau du rachis lombaire a été de 5,2% ± 3,8% (moyenne ± écart-type) et le pourcentage de femmes dont la DMO au niveau du rachis lombaire est restée identique ou a augmenté en cours de traitement a été de 93,0%.
CLIMASTON 1 mg/10 mg a montré également un effet sur la DMO au niveau de la hanche. Laugmentation après deux ans de traitement avec CLIMASTON 1 mg/10 mg a été de 2,7% ± 4,2% (moyenne ± écart-type) au niveau du col du fémur, 3,5% ± 5,0% (moyenne ± écart-type) au niveau du trochanter et de 2,7% ± 6,7% (moyenne ± écart-type) au niveau du triangle de Ward. Le pourcentage de femmes dont la DMO au niveau des 3 zones de la hanche sest maintenue ou a augmenté a été de 67 à 78 % après traitement avec CLIMASTON 1 mg/10 mg.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Labsorption de lestradiol dépend de la taille des particules : l'estradiol micronisé est rapidement absorbé par le tractus gastro-intestinal.
Le tableau ci-après mentionne la valeur moyenne des paramètres pharmacocinétiques de lestradiol (E2), de lestrone (E1) et du sulfate destrone (E1S) à létat déquilibre, pour chaque dose destradiol micronisé. Les données sont présentées sous forme de moyenne (écart-type).
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Estradiol 1 mg |
||||
|
Paramètres |
E2 |
E1 |
Paramètres |
E1S |
|
Cmax (pg/ml) |
71 (36) |
310 (99) |
Cmax (ng/ml) |
9,3 (3,9) |
|
Cmin (pg/ml) |
18,6 (9,4) |
114 (50) |
Cmin (ng/ml) |
2,099 (1,340) |
|
Cmoy (pg/ml) |
30,1 (11,0) |
194 (72) |
Cmoy (ng/ml) |
4,695 (2,350) |
|
ASC0-24 (pg.h/ml) |
725 (270) |
4767 (1857) |
ASC0-24 (ng.h/ml) |
112,7 (55,1) |
Distribution
Les estrogènes peuvent être retrouvés sous forme libre ou liée. Environ 98 99% de la dose destradiol est liée aux protéines plasmatiques, dont environ 30 52% à lalbumine et 46 69% à la sex-hormone binding globulin (SHBG).
Biotransformation
Après administration orale, lestradiol est en grande partie métabolisé. Les principaux métabolites non conjugués et conjugués sont l'estrone et le sulfate d'estrone. Ces métabolites peuvent contribuer à l'effet estrogénique, à la fois directement et après transformation en estradiol. Le sulfate destrone peut subir un premier passage hépatique.
Élimination
Les principaux composés retrouvés dans les urines sont les glucuronides destrone et destradiol. La demi-vie d'élimination est comprise entre 10 et 16 heures.
Les estrogènes sont excrétés dans le lait maternel.
Dose-dépendance et temps-dépendance
Après administration orale journalière de CLIMASTON, les concentrations en estradiol ont atteint létat déquilibre après 5 jours.
Généralement, les concentrations à létat déquilibre sont atteintes en 8 à 11 jours.
Dydrogestérone
Absorption
Après administration orale, la dydrogestérone est rapidement absorbée avec un Tmax compris entre 0,5 et 2,5 heures. La biodisponibilité absolue de la dydrogestérone (dose orale de 20 mg versus une perfusion intraveineuse dune dose de 7,8 mg) est de 28%.
Le tableau ci-après mentionne la valeur moyenne des paramètres pharmacocinétiques de la dydrogestérone (D) et de la dihydrodydrogestérone (DHD) à létat déquilibre. Les données sont présentées sous forme de moyenne (écart-type).
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Dydrogestérone 10 mg |
||
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Paramètres |
D |
DHD |
|
Cmax (ng/ml) |
2,54 (1,80) |
62,50 (33,10) |
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Cmin (ng/ml) |
0,13 (0,07) |
3,70 (1,67) |
|
Cmoy (ng/ml) |
0,42 (0,25) |
13,04 (4,77) |
|
ASC0-t (ng.h/ml) |
9,14 (6,43) |
311,17 (114,35) |
Distribution
Après administration intraveineuse de dydrogestérone, le volume de distribution à létat déquilibre est approximativement de 1400 litres. La dydrogestérone et la DHD sont liées à plus de 90% aux protéines plasmatiques.
Biotransformation
Après administration orale, la dydrogestérone est rapidement métabolisée en DHD. Les concentrations du principal métabolite, la 20 α-dihydrodydrogestérone (DHD) atteignent un pic environ 1,5 heure après ladministration. Les concentrations plasmatiques de DHD sont considérablement plus élevées que celles de la dydrogestérone. Les rapports DHD/dydrogestérone pour l'aire sous la courbe (ASC) et la Cmax sont respectivement de l'ordre de 40 et 25. Les demi-vies moyennes d'élimination de la dydrogestérone et de la DHD varient respectivement entre 5 et 7 heures et entre 14 et 17 heures. Tous les métabolites formés conservent la configuration en 4,6-diène-3-one ; il n'y a pas d'hydroxylation en 17α. Ceci explique l'absence d'activité estrogénique et androgénique de la dydrogestérone.
Elimination
Après administration orale de dydrogestérone marquée, en moyenne 63 % de la dose est excrétée dans les urines. La clairance plasmatique totale est de 6,4 l/min. L'élimination est complète en 72 heures. La DHD est présente dans l'urine principalement sous forme glucuroconjuguée.
Dose-dépendance et temps-dépendance
Les pharmacocinétiques des doses uniques et répétées par voie orale sont linéaires sur lintervalle de concentrations de 2,5 à 10 mg. La comparaison de la cinétique des doses uniques et répétées montre que les pharmacocinétiques de la dydrogestérone et de la DHD ne sont pas modifiées après administration répétée. Létat déquilibre était atteint après 3 jours de traitement.
5.3. Données de sécurité préclinique
Evaluation du risque environnemental
Ce médicament peut présenter un risque pour le milieu aquatique. Les médicaments qui ne sont plus utiles ne doivent pas être éliminés au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur ou rapporté à la pharmacie.
Lactose monohydraté, hypromellose, amidon de maïs, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.
Pelliculage :
Pour le comprimé blanc (contenant que 1 mg estradiol) : hypromellose, macrogol, dioxyde de titane (E171).
Pour le comprimé gris (contenant 1 mg estradiol et 10 mg de dydrogestérone) : polyalcool vinylique, macrogol, talc, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer noir (E 172).
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de conditions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
28, 84 (3 x 28) ou 280 (10 x 28) comprimés sous plaquettes thermoformées calendaires (PVC/Aluminium) dans un étui imprimé.
Chaque plaquette contient 14 comprimés pelliculés blancs et 14 comprimés pelliculés gris.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
40-44 RUE WASHINGTON
75008 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 352 644 1 1 : 28 comprimés sous plaquette thermoformée (Aluminium/PVC) ; boîte de 3 plaquettes.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- DELIDOSE 0,5 mg, gel en sachet-dose
- DUPHASTON 10 mg, comprimé pelliculé
- CLIMASTON 0,5 mg/2,5 mg, comprimé pelliculé
- ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- CRINONE 80 mg/g, gel vaginal
- ARTELAC 1,6 mg/0,5 mL, collyre en récipient unidose
- AETOXISCLEROL TAMPONNE 0,25 POUR CENT (5 mg/2 ml), solution injectable (I.V.) en ampoule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.