ANANDRON 50 mg, comprimé
CIS 67541333
Informations à jour au 17 décembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 17/12/2021
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Nilutamide..............................................................................................................................50 mg
Pour un comprimé de 130 mg.
Excipient à effet notoire : lactose
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé.
Les comprimés d'ANANDRON 50 mg sont des comprimés ronds et blancs, gravés « 168A » sur une face et « CP » sur l'autre face.
4.1. Indications thérapeutiques
Cancer de la prostate métastasé en co-prescription avec la castration chirurgicale ou chimique, lefficacité sobservant chez les patients non traités antérieurement (moins de 10% de réponses lorsquune première thérapeutique hormonale a été tentée et sest avérée inefficace ou dépassée).
4.2. Posologie et mode d'administration
· Le traitement par le nilutamide doit être débuté dès la castration, quelle soit médicale ou chirurgicale.
· Traitement dattaque : 300 mg/j durant 4 semaines.
· Traitement dentretien : 150 mg/jour.
La dose quotidienne peut être indifféremment absorbée en 1 ou plusieurs prises.
Le passage au traitement dentretien peut être plus précoce en cas de survenue deffets indésirables, en particulier digestifs.
Hypersensibilité à la substance active (nilutamide) ou à lun des excipients mentionnés dans la rubrique 6.1.
· Insuffisance hépatique sévère.
· Antécédent datteinte hépatique lié à la prise de nilutamide.
· Insuffisance respiratoire sévère.
En raison de son indication, ANANDRON nest pas indiqué chez les femmes ou les enfants.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Un contrôle des transaminases doit être pratiqué avant la mise en route du traitement. Le malade sera informé de la nécessité davertir immédiatement le médecin traitant en cas dapparition de symptômes ou de signes pouvant faire suspecter une atteinte hépatique (voir rubrique 4.4).
Ce contrôle devra être répété périodiquement lors des bilans de contrôle ultérieurs. Une élévation de lactivité sérique des transaminases au-delà de 3 fois la limite supérieure de la normale doit faire arrêter le traitement.
Lexamen approfondi des patients présentant une apparition aiguë et/ou une aggravation inexpliquée de symptômes pulmonaires (dyspnée, toux, fièvre) est nécessaire afin d'écarter le diagnostic daffection pulmonaire interstitielle. Le traitement par ANANDRON doit être interrompu pendant l'exploration de ces symptômes et un traitement médical approprié de la dyspnée doit être initié.
Le traitement par privation androgénique peut allonger lintervalle QT.
Chez les patients avec un antécédent ou des facteurs de risques dallongement de lintervalle QT et chez les patients recevant concomitamment des médicaments qui pourraient allonger lintervalle QT (voir rubriques 4.5), les médecins doivent évaluer le rapport bénéfice/risque y compris le risque de torsades de pointes avant dinitier ANANDRON.
En cas dallongement de lintervalle QT, le traitement doit être arrêté (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Précautions demploi :
· Avant traitement :
La fonction hépatique et létat respiratoire du malade doivent être évalués et le malade sera informé de la nécessité de signaler tout signe clinique faisant suspecter une atteinte hépatique ou respiratoire.
· En cours de traitement :
La découverte dune pneumopathie interstitielle doit faire arrêter définitivement le traitement afin de réduire le risque de progression vers une fibrose pulmonaire.
Ladministration de corticoïdes peut être envisagée chez les patients ayant des gaz du sang fortement perturbés.
En cas de signes cliniques faisant suspecter une hépatite (nausées ou vomissements, douleurs abdominales, ictère ou urines foncées, prurit, asthénie, anorexie, syndrome pseudo-grippal), il est recommandé de faire doser immédiatement les transaminases.
Une élévation des transaminases supérieure à 3 fois la limite supérieure à la normale doit faire définitivement interrompre le traitement.
La prise dalcool doit être évitée si des manifestations dintolérance telles que malaise et bouffées vasomotrices apparaissent.
Le syndrome de sevrage aux Antiandrogènes : Chez les patients ayant progressé sous traitement par un anti-androgène, l'arrêt de l'antiandrogène peut provoquer un syndrome de sevrage. Dans un sous-groupe de patients, l'arrêt du traitement anti-androgène diminue les valeurs du PSA et améliore l'état clinique ; cependant le mécanisme n'est pas clairement défini et on ne sait pas si cela se traduit par une survie prolongée.
Ce médicament contient du lactose et du sodium
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le nilutamide, en agissant peut-être sur certains mécanismes enzymatiques microsomaux, peut réduire le métabolisme hépatique de certaines substances telles que : antivitamines K, phénytoïne, propranolol, chlordiazépoxide, diazépam et théophylline, dont lélimination peut ainsi être retardée et les taux sanguins augmentés.
La posologie de ces médicaments, ou dautres ayant un métabolisme semblable, peut nécessiter un ajustement lorsquils sont coadministrés avec le nilutamide.
En cas de traitement conjoint par les antivitamines K, il est recommandé de contrôler attentivement la coagulation (taux de prothrombine, INR) et de réduire, le cas échéant, la posologie des antivitamines K durant le traitement par le nilutamide.
Puisquun traitement par privation androgénique peut allonger lintervalle QT, le traitement par ANANDRON doit être évalué avec prudence en cas dutilisation concomitante avec des médicaments connus pour allonger lintervalle QT ou des médicaments pouvant induire des torsades de pointes tels que les médicaments antiarythmiques de la classe IA (ex : quinidine, disopyramide) ou de la classe III (ex : amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), la méthadone, la moxifloxacine, les antipsychotiques, etc En cas dassociation avec de tels médicaments, lintervalle QT doit être étroitement surveillé (voir rubrique 4.4).
Une intolérance à lalcool peut apparaître pendant le traitement par le nilutamide (malaise et bouffées vasomotrices).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Sans objet.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Lattention est attirée, chez les conducteurs de véhicules et chez les utilisateurs de machines, sur les possibilités de troubles oculaires et deffet antabuse (voir rubrique 4.8).
Les fréquences des effets indésirables rapportés ci-dessous sont classées comme très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (<1/10 000) ou indéterminé (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).
Affections oculaires :
· Très fréquents : Troubles de laccommodation à lobscurité et de la vision des couleurs (environ 25% des malades traités), nécessitant rarement larrêt du traitement.
Ces troubles, qui peuvent diminuer malgré la poursuite du traitement, sont peu graves et toujours réversibles à larrêt du traitement. Ils peuvent être améliorés par le port de verres teintés.
· Fréquents : Cécité nocturne.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
· Fréquents : Maladie interstitielle pulmonaire (incluant pneumopathie interstitielle et fibrose pulmonaire pouvant être fatale).
Des cas de pneumopathies interstitielles ont été rapportés avec une incidence de 1 à 2 % au cours des essais cliniques. Lapparition survient habituellement au cours des 3 premiers mois de traitement. Typiquement, les patients présentent une dyspnée progressive parfois accompagnée de toux, de douleurs thoraciques et/ou de fièvre. La radiographie pulmonaire montre des anomalies interstitielles ou alvéolo-interstitielles.
· Très rares : La pneumopathie sinstalle brutalement avec une insuffisance respiratoire aiguë ou évolue vers une insuffisance respiratoire aiguë (voir rubrique 4.4).
Un arrêt précoce de lANANDRON, avec ou sans corticothérapie, entraîne habituellement la régression des symptômes.
Affections hépatobiliaires :
· Très fréquents : Augmentation des transaminases pouvant être transitoire.
· Rares : Possibilité dhépatite cytolytique ou mixte, exceptionnellement hépatite fulminante (voir rubrique 4.4). Ces atteintes surviennent principalement pendant les 6 premiers mois de traitement.
Atteintes de la peau et des tissus sous-cutanés :
· Fréquents : Hypersudation, alopécie.
Affections hématologiques et du système lymphatique :
· Très rares : Anémie aplasique.
Affections gastro-intestinales :
· Très fréquents : Nausées, vomissements.
Affections du système de reproduction et des seins :
· Très fréquents : Impuissance.
· Fréquence indéterminée : Gynécomastie.
Affections psychiatriques :
· Très fréquents : Baisse de la libido.
Affections vasculaires :
· Très fréquents : Bouffées de chaleur.
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
· Fréquents : Intolérance à lalcool : Malaise avec bouffées vasomotrices.
Affections cardiaques :
· Indéterminée : Allongement de lintervalle QT (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Labsorption de doses supérieures à 300 mg/j peut entraîner des effets secondaires tels que troubles digestifs (nausées et vomissements) et/ou, vertiges qui cèdent en arrêtant ou réduisant la prise.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Thérapeutique endocrine, Anti-androgènes, code ATC : L02BB02.
Le nilutamide est un anti-androgène spécifique non stéroïdien, sans action sur les récepteurs stéroïdiens (estrogène, progestérone, minéralo et glucocorticoïdes) et donc dépourvu de toute autre activité hormonale ou anti-hormonale.
In vitro, il se fixe au récepteur androgène, empêchant ainsi les androgènes de se lier à lui.
In vivo, grâce à sa biodisponibilité et à sa cinétique, il interagit de manière permanente avec ce récepteur sans effet androgène (peu de translocation nucléaire). Cela se traduit par une activité anti-androgène périphérique complète lorsquest associée une castration chirurgicale ou chimique (par analogue de la LH-RH) avec comme conséquences :
· inhibition des effets des androgènes dorigine surrénalienne (dont la sécrétion est conservée quel que soit le mode de castration) ;
· inhibition des effets potentiels de laugmentation de la testostérone entraînée par un analogue de la LH-RH, dans les premiers jours du traitement.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration unique :
· le nilutamide est rapidement et totalement absorbé ;
· le produit circulant est essentiellement du produit inchangé ;
· la demi-vie délimination est en moyenne de 56 heures chez les patients ;
· le nilutamide est fixé à 80-84% sur les protéines plasmatiques par une liaison non saturable, à des concentrations comprises entre 0,32 et 32,1 mg/l ; dans le sang total, il est fixé à 36% sur les érythrocytes ;
· le produit est essentiellement éliminé par voie urinaire sous forme de métabolites glucuro et/ou sulfoconjugués, la proportion de produit inchangé dans les urines est négligeable ;
· les études du métabolisme chez lhomme montrent que le nilutamide est lentement mais presque totalement biotransformé. 5 métabolites ont été identifiés dans les urines dont les plus importants sont les dérivés aminés et hydroxyméthylé.
Après administration répétée chez le malade :
· létat stable est atteint en 2 semaines sans quon observe par la suite daccumulation ;
· les concentrations plasmatiques observées à léquilibre sont proportionnelles aux doses, indépendantes de la créatininémie et indépendantes du nombre de prises par jour à dose quotidienne constante.
5.3. Données de sécurité préclinique
Amidon de maïs, lactose, polyvidone excipient, docusate de sodium, stéarate de magnésium, talc.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
45 ou 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC - Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
ZIEGELHOF 24
17489 GREIFSWALD
ALLEMAGNE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 328 826 6 3 : 45 comprimés sous plaquettes (PVC - Aluminium).
· 34009 328 827 2 4 : 90 comprimés sous plaquettes (PVC - Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- ANANDRON 150 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- KARNODYL 5 mg/5 ml, solution injectable en ampoule
- DIAZEPAM ARROW 10 mg, comprimé sécable
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- IZILOX 400 mg, comprimé pelliculé
- CRINONE 80 mg/g, gel vaginal
- ANDROGEL 16,2 mg/g, gel
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