AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion
CIS 67642154
Informations à jour au 8 juillet 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 08/07/2020
AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
1 ml de solution pour perfusion contient 5 mg d'amikacine sous forme de sulfate d'amikacine.
Un flacon de 100 ml contient 500 mg d'amikacine (sous forme de sulfate damikacine)
Excipient à effet notoire : 100 ml de solution contiennent 15 mmol (354 mg) de sodium
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution aqueuse limpide et incolore.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement des infections sévères dues à des bactéries sensibles à l'amikacine (voir rubrique 5.1), lorsque des antibiotiques moins toxiques ne sont pas efficaces. Dans ces conditions, AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion pourra être utilisée en cas de :
· Infections des voies respiratoires basses nosocomiales, y compris les pneumonies sévères.
· Infections intra-abdominales, y compris les péritonites,
· Infections urinaires compliquées et récurrentes.
· Infections de la peau et des tissus mous, y compris les infections liées aux brûlures.
· Endocardite bactérienne.
· Infections intra-abdominales postopératoires.
AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion peut également être utilisée dans le traitement des patients présentant une bactériémie associée, ou soupçonnée d'être associée, à l'une des infections précitées.
AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion est généralement utilisée en association avec d'autres antibiotiques appropriés afin de couvrir le spectre bactérien rencontré dans l'infection concernée.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
4.2. Posologie et mode d'administration
Le poids corporel du patient avant traitement doit être mesuré pour calculer le bon dosage.
L'usage d'une pompe à perfusion garantit un dosage précis d'AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion.
Pour éviter un surdosage plus particulièrement chez l'enfant, le dosage disponible le plus approprié devra être choisi.
Surveillance des concentrations médicamenteuses
Létat de la fonction rénale doit être estimé en mesurant la concentration sérique de la créatinine ou par calcul de la clairance de la créatinine endogène. Lutilisation de lazote uréique sanguin est beaucoup moins fiable. La fonction rénale doit être régulièrement contrôlée au cours du traitement.
Dès que cela est possible, les concentrations sériques damikacine doivent être mesurées pour assurer des taux corrects mais non excessifs. Il est préférable de mesurer, par intermittence au cours du traitement, à la fois les concentrations sériques maximales et les concentrations sériques minimales.
Les concentrations maximales (30 à 90 minutes après injection) supérieures à 35 microgrammes/ml et les concentrations minimales (juste avant la prochaine dose) supérieures à 10 microgrammes/ml doivent être évitées.
La dose doit être ajustée conformément aux indications. Chez les patients dont la fonction rénale est normale, une dose quotidienne peut être administrée ; les concentrations maximales peuvent dans ces cas-là dépasser les 35 microgrammes/ml.
Chez les patients atteints dinsuffisance rénale, le suivi des concentrations plasmatiques est fortement recommandé.
Durée du traitement
La durée totale du traitement doit être limitée à 7 à 10 jours, selon la gravité de l'infection. En cas d'infection sévère et compliquée, lorsque le traitement par amikacine excède 10 jours, la pertinence du traitement par amikacine doit être réévaluée car la poursuite éventuelle du traitement nécessitera la surveillance du taux sérique d'amikacine ainsi que des fonctions rénale, auditive et vestibulaire.
Les patients atteints d'infections dues à des germes sensibles doivent répondre au traitement dans un délai de 24 à 48 heures si la posologie recommandée est respectée. En l'absence de réponse clinique en trois à cinq jours, le traitement doit être arrêté et un nouvel antibiogramme doit être réalisé afin de vérifier à nouveau la sensibilité du germe à lantibiotique. Le manque de réponse au traitement peut être dû à la résistance de lorganisme ou à la présence de cavités septiques nécessitant un drainage chirurgical.
Patients dont la fonction rénale est normale (clairance de la créatinine ≥ 50 ml/min)
Adultes, adolescents et enfants de plus de 12 ans (poids corporel supérieur à 33 kg)
La dose intraveineuse recommandée pour les adultes et les adolescents dont la fonction rénale est normale (clairance de la créatinine ≥ 50 ml/min) est de 15 mg/kg de poids corporel/jour. Elle peut être administrée en une seule dose ou divisée en 2 doses égales, à savoir 7,5 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures.
La dose quotidienne totale ne peut pas dépasser 1,5 g. En cas d'endocardite et chez les patients neutropéniques fébriles, la dose doit être administrée en deux fois par jour car les données étayant l'administration de la dose quotidienne en une seule fois ne sont pas suffisantes.
Nourrissons, enfants en bas-âge et enfants (de 4 semaines à 12 ans)
La dose intraveineuse (perfusion intraveineuse lente) recommandée chez les enfants ayant une fonction rénale normale est de 15 à 20 mg/kg de poids corporel par jour. Elle peut être administrée en une dose de 15 à 20 mg/kg de poids corporel une fois par jour ou en doses de 7,5 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures. En cas d'endocardite et chez les patients neutropéniques fébriles, la dose doit être administrée en deux fois par jour car les données étayant l'administration de la dose quotidienne en une seule fois ne sont pas suffisantes.
Nouveau-nés
Une dose de charge initiale de 10 mg/kg de poids corporel suivie de 7,5 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Prématurés
Chez les prématurés, la dose recommandée est de 7,5 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Volumes de perfusion chez les patients ayant une fonction rénale normale :
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Dose (mg) par kg de poids corporel |
|||||||||||||||
|
Poids corporel |
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|
AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml (100 ml = 500 mg) |
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|
2,5 kg |
5 kg |
10 kg |
12,5 kg |
20 kg |
30 kg |
40 kg |
50 kg |
60 kg |
70 kg |
|
|
|
|||
|
Amikacine |
|
|
|
||||||||||||
|
7,5 |
3,75 |
7,50 |
15,00 |
18,75 |
30,00 |
45,00 |
60,00 |
75,00 |
90,00 |
105,00 |
|
|
|
ml |
|
|
15 |
7,50 |
15,00 |
30,00 |
37,50 |
60,00 |
90,00 |
120,00 |
150,00 |
180,00 |
210,00 |
|
|
|
||
|
20 |
10,00 |
20,00 |
40,00 |
50,00 |
80,00 |
120,00 |
160,00 |
200,00 |
240,00 |
280,00 |
|
|
|
||
Dose quotidienne maximale
La dose quotidienne totale ne doit pas dépasser 15-20 mg/kg de poids corporel/jour, quel que soit la voie dadministration.
Etant donné la nécessité d'ajustements de la dose, l'administration d'amikacine en une seule dose quotidienne n'est pas recommandée chez les patients qui présentent une immunité affaiblie, une insuffisance rénale, une mucoviscidose, une ascite ou des brûlures étendues (plus de 20 % de la peau), chez les patients âgés et en cas de grossesse.
Patients insuffisants rénaux (clairance de la créatinine < 50 ml/min)
L'administration de la dose quotidienne d'amikacine en une seule fois n'est pas recommandée chez les patients qui présentent des troubles de la fonction rénale (clairance de la créatinine < 50 ml/min) car ces patients seront ainsi exposés continuellement à des concentrations minimales élevées. Voir ci-après les ajustements de dose chez les patients atteints de troubles de la fonction rénale.
Chez les patients atteints dinsuffisance rénale et recevant habituellement un dosage quotidien de deux ou trois doses, les concentrations sériques damikacine doivent être contrôlées par des procédures de tests adaptées. Les doses doivent être adaptées chez les patients présentant une insuffisance rénale, soit en allongeant les intervalles entre des doses normales, soit en réduisant les doses administrées à intervalles fixes, afin déviter une accumulation damikacine.
Les deux méthodes se basent sur les valeurs de la clairance de la créatinine ou de la créatinine sérique du patient car il a été démontré que ces valeurs sont corrélées à la demi-vie des aminoglycosides chez les patients dont la fonction rénale est réduite. Ces schémas posologiques doivent être utilisés conjointement à des examens cliniques et biologiques minutieux du patient et doivent être modifiées si nécessaire, notamment lorsque le patient est sous dialyse.
Allongement de lintervalle entre deux doses normales
Si le taux de clairance de la créatinine nest pas disponible et que létat du patient est stable, lintervalle, en heures, entre deux doses uniques normales (cest-à-dire qui seraient administrées à un patient dont la fonction rénale est normale, deux fois par jour, à raison de 7,5 mg/kg de poids corporel) se calcule en multipliant par 9 le taux de créatinine sérique. Par exemple, si la concentration en créatinine est de 2 mg/100 ml, la dose unique individuelle recommandée (7,5 mg/kg de poids corporel) doit être administrée toutes les 2 x 9 = 18 heures.
Réduction de la dose administrée à intervalles fixes
Si les déterminations par tests sanguins ne sont pas possibles, et que létat du patient est stable, les valeurs de la créatinine sérique et de la clairance de la créatinine sont les indicateurs les plus facilement disponibles permettant de définir le degré dinsuffisance rénale à utiliser pour déterminer le dosage.
Chez les patients atteints dinsuffisance rénale chronique et dont la clairance de la créatinine est connue, la dose de charge damikacine est de 7,5 mg/kg de poids corporel. La dose dentretien administrée toutes les 12 heures doit être réduite en fonction de la baisse du taux de clairance de la créatinine du patient et est calculée à laide de la formule suivante :
Clairance de la créatinineactuelle [ml/min]
Dose damikacine réduite = x dose de charge damikacine
[mg] Clairance de la créatininenormale [ml/min] calculée
Les valeurs présentées dans le tableau ci-dessous peuvent servir de repères.
|
Clairance de la créatinine |
Dose quotidienne d'amikacine |
Dose d'amikacine par 12 heures pour un patient de 70 kg de poids corporel |
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|
[ml/min] |
[mg/kg de poids corporel/jour] |
[mg] |
|||||||
|
50 |
- |
59 |
5,4 |
- |
6,4 |
186 |
- |
224 |
|
|
40 |
- |
49 |
4,2 |
- |
5,4 |
147 |
- |
186 |
|
|
30 |
- |
39 |
3,2 |
- |
4,2 |
112 |
- |
147 |
|
|
20 |
- |
29 |
2,1 |
- |
3,1 |
77 |
- |
112 |
|
|
15 |
- |
19 |
1,6 |
- |
2,0 |
56 |
- |
77 |
|
Ces schémas posologiques ne sont pas des recommandations strictes mais fournissent un guide des doses lorsque le dosage du taux sérique damikacine nest pas possible.
Une autre méthode permettant de déterminer la réduction de la dose avec des intervalles de douze heures (pour les patients dont les valeurs de la créatinine sérique stables sont connues) est de diviser la dose généralement recommandée par la créatinine sérique du patient.
Patients sous hémodialyse ou dialyse péritonéale
Lhémodialyse purifie aisément le sang de lamikacine quil contient ; plus de 90 % de la dose étant éliminés en lespace de 4 heures. Chez les patients anuriques, une dose initiale normale devra être administrée (7,5 mg/kg). Les doses suivantes, administrées après lhémodialyse, seront comprises entre 2,5 et 3,75 mg/kg. La surveillance des concentrations sériques est essentielle.
Patients sous dialyse péritonéale
Ce type de dialyse est beaucoup moins efficace, seuls 30 % dune dose donnée pouvant être extraits en 12 heures.
Administration quotidienne unique
Dans les situations cliniques où le volume de distribution est augmenté, la première dose, la dose de charge, sera comprise entre 20 et 30 mg/kg et devra ensuite être ajustée en fonction de la Cmax.
Patients âgés
Ils peuvent avoir besoin de doses d'entretien plus faibles que les adultes plus jeunes afin datteindre la concentration thérapeutique dans le plasma.
Patients obèses
L'amikacine se diffuse mal dans les tissus adipeux. Chez les patients obèses, il est recommandé de calculer la dose sur la base de la masse ajustée. Formule pour le calcul du poids à prendre en compte pour déterminer la posologie chez les patients obèses (P1) :
P1 = PI + (PA PI) x 0,4
PI = poids idéal
PA = poids actuel
La dose maximale de 1,5 g par jour ne doit pas être dépassée.
Patients atteints d'ascite
Des doses plus élevées doivent être administrées afin d'obtenir une concentration sérique adéquate, compte tenu de la distribution relativement plus importante dans le compartiment liquidien extracellulaire.
Mode dadministration
Voie intraveineuse.
La durée de perfusion idéale chez ladulte est de 30 minutes mais peut être allongée jusquà 60 minutes. Chez les patients pédiatriques, la solution doit normalement être perfusée sur une durée de 30 à 60 minutes. Chez les nourrissons, le contenu du flacon sera perfusé en 1 à 2 heures.
Cette solution est une formulation prête à lemploi qui ne doit pas être diluée avant ladministration et est destinée à un usage unique.
· Des antécédents dhypersensibilité ou de réactions toxiques sévères aux aminoglycosides peuvent contre-indiquer lutilisation de tout aminoglycoside en raison des allergies croisées connues aux médicaments de cette classe.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
La prudence s'impose lors de l'administration à des patients souffrant :
· d'insuffisance rénale,
· de dommages auditifs ou vestibulaires,
· de troubles neuromusculaires (par ex : myasthénie grave, syndromes parkinsoniens, car la faiblesse musculaire peut être aggravée en raison du potentiel effet curarisant des aminoglycosides sur la jonction neuromusculaire),
· chez les patients traités par un autre aminoglycoside immédiatement avant l'amikacine.
Les patients traités par aminoglycosides par voie parentérale doivent être placés sous observation clinique étroite en raison de lototoxicité et de la néphrotoxicité potentielles associées à leur utilisation.
Les effets toxiques des aminoglycosides, y compris l'amikacine, sont plus fréquents chez les patients insuffisants rénaux, si des doses élevées sont administrées et si la durée de traitement est prolongée.
La sécurité du traitement pendant une période de plus de 14 jours n'a pas été établie. Un âge avancé et une déshydratation accroissent également le risque de toxicité des aminoglycosides.
La neurotoxicité, qui se présente sous la forme dune ototoxicité vestibulaire et/ou bilatérale, peut survenir chez les patients traités par aminoglycosides. Le risque dototoxicité induite par les aminoglycosides est plus élevé chez les patients insuffisants rénaux ou chez ceux dont le traitement est prolongé au-delà de 5 à 7 jours, même chez les patients sains. Une perte significative de la détection des hautes fréquences est généralement le premier signe dototoxicité et ne peut être détectée que par un audiogramme. Les patients peuvent souffrir de vertiges, signe dune atteinte vestibulaire. Engourdissements, picotements, contractions musculaires et convulsions sont dautres manifestations de la neurotoxicité. Les patients développant des troubles cochléaires ou vestibulaires peuvent ne présenter aucun symptôme au cours du traitement les prévenant du développement dune toxicité du huitième nerf et dune surdité bilatérale partielle ou totale irréversible, ou de vertiges handicapants susceptibles de survenir après larrêt du traitement. Voir également rubrique 4.8. Lototoxicité induite par les aminoglycosides est généralement irréversible.
Toxicité neuromusculaire
Un blocage neuromusculaire et une paralysie respiratoire ont été rapportés à la suite dune injection parentérale, dune instillation topique (dans le cas dune irrigation orthopédique et abdominale ou dans le traitement local de lempyème) et à la suite de lutilisation daminoglycosides par voie orale. La possibilité de paralysie respiratoire doit être prise en compte en cas dadministration daminoglycosides, quel que soit la voie dadministration, surtout chez les patients recevant simultanément un traitement médicamenteux exerçant des blocages neuromusculaires. Voir également rubrique 4.5.
En cas de blocage neuromusculaire, les sels calciques peuvent permettre de supprimer la paralysie respiratoire mais une assistance respiratoire artificielle peut savérer nécessaire. Un blocage neuromusculaire et une paralysie musculaire ont été démontrés chez les animaux de laboratoire ayant reçu des doses élevées damikacine.
Toxicité rénale
Les aminoglycosides sont potentiellement néphrotoxiques. La toxicité rénale est indépendante du plasma obtenu au pic (Cmax). Le risque de néphrotoxicité est plus élevé chez les patients insuffisants rénaux et chez ceux recevant des doses élevées ou dont le traitement est prolongé.
Les patients doivent être bien hydratés pendant le traitement et la fonction rénale doit être évaluée à laide des méthodes traditionnelles avant de débuter le traitement. Elle doit également être vérifiée quotidiennement pendant le traitement. Voir rubrique 4.2.
Les doses quotidiennes doivent être réduites et/ou lintervalle entre les doses doit être allongé en cas de signes de troubles rénaux tels que : cylindrurie, présence de leucocytes ou dérythrocytes, albuminurie, diminution de la clairance de la créatinine, diminution de la densité de lurine, hyperazotémie, augmentation de lazote uréique sanguin, élévation de la créatinine sérique et oligurie. Le traitement doit être interrompu si lazotémie augmente ou si le volume des urines diminue progressivement.
Suivi du patient
La fonction rénale et celle du huitième nerf crânien doivent être soigneusement contrôlées, notamment chez les patients atteints dinsuffisance rénale suspectée ou connue au début du traitement mais également chez ceux dont la fonction rénale est normale initialement mais qui présentent des signes dinsuffisance rénale au cours du traitement. Les concentrations sériques damikacine doivent être contrôlées quand cela est possible pour assurer des taux adéquats et éviter datteindre des taux potentiellement toxiques. Les urines doivent être examinées en vue de déceler une diminution de la densité de lurine, une augmentation de lexcrétion protéique, et la présence de cellules ou de cylindres urinaires. Lazote uréique sanguin, la créatinine sérique ou la clairance de la créatinine doivent être régulièrement mesurés. Si possible, des audiogrammes en série doivent être effectués chez les patients suffisamment âgés pour être testés, particulièrement chez les patients à haut risque. La preuve dune ototoxicité (étourdissements, vertiges, acouphènes, bourdonnements dans les oreilles et perte daudition) ou dune néphrotoxicité nécessite larrêt du médicament ou un ajustement de la dose. Voir rubrique 4.8.
Le traitement par amikacine doit être arrêté si des acouphènes ou une perte daudition subjective apparaissent ou si les audiogrammes de suivi montrent une perte significative de la détection des hautes fréquences.
Comme avec dautres antibiotiques, le recours à lamikacine peut entraîner la prolifération dorganismes résistants. Si cela se produit, un traitement approprié devra être initié. Appliqués localement dans le cadre dune procédure chirurgicale, les aminoglycosides sont absorbés rapidement et presque complètement (à lexception de la vessie). Des cas de surdité irréversible, dinsuffisance rénale et de décès ont été signalés à la suite dun blocage neuromusculaire lié à lirrigation du champ opératoire avec des préparations à base daminoglycosides (quelle que soit la surface).
Un infarctus maculaire entraînant parfois une perte irréversible de la vision a été rapporté à la suite de ladministration intravitréenne (injection dans lil) damikacine.
Patients âgés
Les patients âgés peuvent souffrir dinsuffisance rénale susceptible de passer inaperçue lors des tests de dépistage de routine comme lazote uréique sanguin ou la créatinine sérique. Une détermination de la clairance de la créatinine peut savérer plus utile. Le contrôle de la fonction rénale chez les patients âgés au cours du traitement par aminoglycosides est particulièrement important.
Patients pédiatriques
Les aminoglycosides doivent être utilisés avec prudence chez les prématurés et les nouveau-nés, en raison de l'immaturité rénale de ces patients qui allonge la demi-vie sérique de ces médicaments.
Avertissements/précautions spécifiques relatifs aux excipients
Ce médicament contient 354 mg de sodium par flacon de 100 ml, équivalent à 17,7% de la dose journalière maximale recommandée par l'OMS de 2 g de sodium pour un adulte.
Interférences avec les tests de laboratoire
Les dosages de la créatinine sérique peuvent donner des valeurs faussement élevées quand les céphalosporines sont administrées de façon concomitante. Linactivation mutuelle de lamikacine et des bêta-lactamines peut se poursuivre dans les échantillons (par ex : sérum, liquide céphalo-rachidien, etc.) prélevés en vue de doser les aminoglycosides, aboutissant ainsi à des résultats incorrects. Les échantillons doivent donc être soit immédiatement analysés après prélèvement, soit réfrigérés ou encore lantibiotique bêta-lactamine doit être inactivé par lajout de bêta-lactamase. Linactivation de laminoglycoside nest cliniquement pertinente que chez les patients atteints dune insuffisance rénale sévère.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Une réduction de lactivité sérique peut survenir lorsque des médicaments de la famille des aminoglycosides ou de la pénicilline sont administrés simultanément à lamikacine in vivo par des voies dadministration séparées.
Autres substances neurotoxiques, ototoxiques ou néphrotoxiques
L'administration concomitante ou subséquente, à la fois systémique ou locale, d'autres substances neurotoxiques, ototoxiques ou néphrotoxiques doivent être évitées en raison des effets additionnels possibles.
La toxicité de l'amikacine peut être augmentée par les substances neurotoxiques et/ou ototoxiques et/ou néphrotoxiques suivantes :
· Autres aminoglycosides par voie parentérale (par ex : kanamycine, paromomycine).
· Autres produits chimiothérapeutiques anti-infectieux, comme bacitracine, amphotéricine B, céphalosporines (céphaloridine), vancomycine, polymyxines (polymyxine B, colistine), viomycine
· Cytostatiques à base de platine: carboplatine (à haute dose), cisplatine, oxaliplatine (particulièrement en cas d'insuffisance rénale préexistante).
· Immunosuppresseurs: ciclosporine, tacrolimus.
· Diurétiques à action rapide, comme furosémide ou acide éthacrynique (ototoxicité intrinsèque potentielle, toxicité additionnelle des aminoglycosides peut être accrue à cause de leffet de déshydratation des diurétiques et une élévation de la concentration des aminoglycosides dans le sérum et les tissus).
· Amikacine/anesthésie au méthoxyflurane
Les aminoglycosides peuvent accroître les effets néfastes du méthoxyflurane sur les reins. En cas d'usage simultané, des neuropathies extrêmement sévères sont possibles.
Lorsque lamikacine est associée à un agent potentiellement néphrotoxique ou ototoxique, les fonctions auditive et rénale doivent être surveillées de très près. En cas dutilisation concomitante avec un diurétique à action rapide, lhydratation du patient doit être contrôlée.
Amikacine/myorelaxants et autres substances ayant un effet neuromusculaire
En cas de traitement concomitant par amikacine et un myorelaxant (par ex : succinylcholine, décaméthonium, atracurium, rocuronium, vencuronium), de grandes quantités de sang citraté ou un anesthésique, il faut sattendre à ce que le blocage musculaire induit par ces produits soit accru et puisse conduire à une paralysie respiratoire. En cas de chirurgie, l'anesthésiste doit être informé de l'administration de ce médicament au patient. Une injection de sels de calcium peut faire disparaître le blocage neuromusculaire dû aux aminoglycosides (voir rubrique 4.9).
Indométacine
Chez les nouveau-nés, l'indométacine peut accroître la concentration d'amikacine dans le plasma.
Bisphosphonates
Le risque dhypocalcémie est accru quand les aminoglycosides sont administrés avec des bisphosphonates.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les données disponibles concernant l'emploi d'aminoglycosides chez les femmes enceintes sont limitées. Les aminoglycosides peuvent être nocifs pour le ftus. Ils traversent la barrière placentaire et des cas de surdité congénitale bilatérale totale irréversible ont été signalés chez des enfants dont les mères ont reçu de la streptomycine durant leur grossesse. Bien qu'aucun effet indésirable sur le ftus ou le nouveau-né n'ait été signalé chez des femmes enceintes traitées au moyen d'autres aminoglycosides, il existe une nocivité potentielle. Si l'amikacine est utilisée durant la grossesse ou si la patiente entame une grossesse alors qu'elle prend ce médicament, la patiente doit être informée des risques potentiels pour le ftus.
AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion ne doit pas être administrée pendant la grossesse, à moins que l'état clinique de la patiente ne requière un traitement par amikacine. Si le traitement est jugé nécessaire, il doit uniquement avoir lieu sous surveillance médicale (voir rubrique 4.4).
Aucune donnée n'est disponible sur l'éventuelle excrétion de l'amikacine ou de ses métabolites dans le lait maternel. La décision d'interrompre l'allaitement ou d'interrompre ladministration ou de ne pas entamer l'administration d'AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion doit être prise en tenant compte des avantages de l'allaitement pour l'enfant et des bénéfices du traitement pour la mère.
Fertilité
Des études de toxicité reproductive chez la souris et le rat n'ont montré aucun effet sur la fertilité.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
En cas d'administration à des patients non hospitalisés, la prudence s'impose lors de la conduite et de l'utilisation de machines, compte tenu des effets indésirables possibles tels que des troubles de l'équilibre (voir rubrique 4.8), pouvant altérer laptitude à conduire des véhicules et utiliser des machines.
Tous les aminoglycosides peuvent potentiellement induire une ototoxicité, une néphrotoxicité et un blocage neuromusculaire. Ces toxicités surviennent plus souvent chez les patients insuffisants rénaux, chez les patients traités par dautres médicaments ototoxiques ou néphrotoxiques, et chez les patients traités sur de longues périodes et/ou avec des doses supérieures à celles recommandées (voir rubrique 4.4).
Les effets indésirables considérés comme pouvant au moins être liés au traitement sont listés ci-dessous par classe de système d'organes et par fréquence absolue.
|
Très fréquent |
(≥ 1/10) |
|||
|
Fréquent |
(≥ 1/100 à < 1/10) |
|||
|
Peu fréquent |
(≥ 1/1 000 à < 1/100) |
|||
|
Rare |
(≥ 1/10 000 à < 1/1 000) |
|||
|
Très rare |
(<1/10 000) |
|||
|
Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles) |
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|
Pour plus de détails sur les effets indésirables spécifiques indexes avec a ou b, voir section 4.8 |
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|
Infections et infestations : |
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|
Peu fréquent : |
Surinfection ou colonisation par des bactéries résistantes ou des levuresa |
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|
Affections hématologiques et du système lymphatique : |
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|
Rare : |
Anémie, éosinophilie |
|||
|
Affections du système immunitaire: |
||||
|
Fréquence indéterminée : |
Réactions anaphylactiques (réactions anaphylactiques, choc anaphylactique, réactions anaphylactoïdes), manifestations dhypersensibilité, voir également les rubriques « Affections de la peau et du tissu sous-cutané » et « Troubles généraux et anomalies au site d'administration » |
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|
Troubles du métabolisme et de la nutrition : |
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|
Rare : |
Hypomagnésémie |
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|
Affections du système nerveux : |
||||
|
Peu fréquent : |
Etourdissementsa, vertigesa |
|||
|
Rare : |
Céphalée, paresthésiea, tremblementsa, troubles de léquilibrea |
|||
|
Fréquence indéterminée : |
Paralysiea |
|
||
|
Affections oculaires : |
||||
|
Rare : |
Cécitéb, infarctus rétinienb |
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|
Affections de l'oreille et du labyrinthe : |
||||
|
Rare : |
Acouphènesa, hypoacousiea |
|||
|
Fréquence indéterminée : |
Surditéa, surdité neurosensoriellea |
|||
|
Affections vasculaires : |
||||
|
Rare : |
Hypotension |
|||
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales : |
||||
|
Fréquence indéterminée : |
Apnée, bronchospasme |
|||
|
Très rare : |
Paralysie respiratoire (cas isolés) |
|||
|
Affections gastro-intestinales : |
||||
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Peu fréquent : |
Nausées, Vomissements |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané : |
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Peu fréquent : |
Rash |
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Rare : |
Prurit, urticaire |
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Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif : |
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Rare : |
Arthralgie, contractions musculaires |
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Affections du rein et des voies urinaires : |
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Peu fréquent : |
Atteinte des tubules rénaux |
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Rare : |
Oliguriea, augmentation de la créatinine sanguinea, albuminuriea, azotémiea, hématies dans les urinesa, leucocytes dans les urinesa |
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Fréquence indéterminée : |
Néphropathie toxique, insuffisance rénale aiguë, cellules dans les urinesa |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration : |
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Rare : |
Pyrexie |
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Information sur les effets indésirables particuliers :
a Voir section 4.4
b Lamikacine nest pas formulée pour un usage intravitréen. Une cécité et un infarctus rétinien ont été rapportés à la suite dadministrations intravitréennes (injection dans lil) damikacine.
Les modifications de la fonction rénale sont généralement réversibles à larrêt du médicament. Les effets toxiques sur le huitième nerf crânien peuvent entraîner une perte daudition, une perte déquilibre, ou les deux. Lamikacine touche principalement la fonction auditive. Les dommages cochléaires comprennent la perte significative de la détection des hautes fréquences et surviennent généralement avant que la perte daudition clinique ne puisse être détectée par les tests audiométriques (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Un surdosage peut entraîner une néphrotoxicité, une ototoxicité ou un effet curarisant (blocage neuromusculaire).
Traitement
En cas de surdosage ou de réaction toxique, la perfusion d'amikacine doit être interrompue et une dialyse péritonéale ou une hémodialyse peuvent être pratiquées afin d'accélérer l'élimination de l'amikacine du sang.
Lhémofiltration artérioveineuse continue peut également favoriser lélimination de lamikacine qui sest accumulée dans le sang.
Chez le nouveau-né, une exsanguino-transfusion peut être envisagée, cependant le conseil d'un expert doit être demandé avant qu'une telle mesure ne soit mise en uvre.
Un blocage neuromusculaire avec arrêt respiratoire nécessite un traitement approprié, comprenant lapplication de calcium ionisé (par ex : gluconate ou lactobionate en solution à 10 ou 20 %). En cas de paralysie respiratoire, une ventilation artificielle peut être nécessaire.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : autres aminoglycosides, code ATC : J01GB06.
Lamikacine est un antibiotique aminoglycoside semi-synthétique dérivé de la kanamycine. Elle est obtenue par acylation avec un acide amino-hydroxybutyrique au niveau du groupe aminé C-1 de la fraction 2-déoxystreptamine.
Mécanisme daction
Lamikacine agit en inhibant la synthèse des protéines au niveau du ribosome bactérien grâce à une interaction avec lARN ribosomique, laquelle entraîne une inhibition de la traduction chez les micro-organismes sensibles. Il en résulte une action bactéricide.
Liens pharmacocinétiques/pharmacodynamiques
Le principal paramètre pharmacocinétique/pharmacodynamique permettant de prédire leffet bactéricide de lamikacine est le rapport de la concentration sérique maximale (Cmax) et de la concentration minimale inhibitrice (CMI) de lagent pathogène concerné. Un ratio Cmax/CMI de 8:1 ou 10:1 est considéré comme permettant lélimination efficace des bactéries et la prévention dune nouvelle prolifération bactérienne.
Lamikacine a démontré un effet post-antibiotique in vitro et in vivo. Leffet post-antibiotique permet dallonger lintervalle de dosage sans perte defficacité contre la plupart des bacilles Gram-négatifs.
Mécanisme(s) de résistance
Une résistance à lamikacine peut résulter des mécanismes suivants :
· Inactivation enzymatique : la modification enzymatique des molécules de laminoglycoside est le mécanisme de résistance le plus courant. Elle est médiée par des acétyltransférases, des phosphotransférases ou des nucléotidyltransférases, qui sont généralement codés par des plasmides. Lamikacine a démontré une efficacité contre de nombreuses souches résistantes aux aminoglycosides, en raison de sa capacité à résister à une dégradation par des enzymes qui inactivent les aminoglycosides.
· Pénétration réduite et efflux actif : ces mécanismes de résistance sont observés chez Pseudomonas aeruginosa. Des données récentes indiquent lémergence de mécanismes de résistance similaires chez Acinetobacter spp.
· Altération de la structure cible : occasionnellement, des modifications à lintérieur des ribosomes sont identifiées comme la cause de la résistance.
Une résistance croisée partielle entre lamikacine et dautres antibiotiques aminoglycosides est possible.
Efficacité et sécurité clinique
Valeurs critiques
Daprès EUCAST, les valeurs limites suivantes sont dapplication en ce qui concerne lamikacine :
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Micro-organisme |
Valeurs critiques dEUCAST (mg/l) |
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S ≤ |
R > |
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Enterobacteriaceae; Pseudomonas, Acinetobacter et Staphylococcus Valeurs critiques non liées à une espèce *1 |
8 |
16 |
* Se basent essentiellement sur la pharmacocinétique sérique.
1 Les valeurs critiques correspondent à ladministration dune dose intraveineuse damikacine de 15 mg/kg par jour.
Spectre dactivité de lamikacine
La prévalence de la résistance acquise peut varier dans lespace et dans le temps pour certaines espèces. Des données locales au sujet de la résistance sont souhaitables, en particulier lors du traitement dinfections sévères. Si nécessaire, un expert peut être consulté lorsque la prévalence locale de la résistance est telle que lutilité de lagent est remise en question, tout au moins pour certains types dinfections.
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Espèces généralement sensibles |
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Micro-organismes aérobies Gram-positifs |
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Staphylococcus aureus Staphylococcus haemolyticus Staphylococcus hominis0 |
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Micro-organismes aérobies Gram-négatifs |
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Citrobacter freundii |
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Enterobacter aerogenes |
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Enterobacter cloacae |
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Escherichia coli |
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Klebsiella oxytoca |
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Klebsiella pneumoniae |
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Morganella morganii |
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Proteus mirabilis |
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Proteus vulgaris0 |
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Pseudomonas aeruginosa1 |
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Salmonella enterica0 |
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Serratia liquefaciens0 |
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Serratia marcescens |
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Shigella spp. |
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Espèces pour lesquelles une résistance acquise peut poser problème |
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Micro-organismes aérobies Gram-positifs |
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Staphylococcus epidermidis |
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Micro-organismes aérobies Gram-négatifs |
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Acinetobacter baumannii |
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Micro-organismes à résistance inhérente |
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Micro-organismes aérobies Gram-positifs |
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Enterococcus spp. |
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Streptococcus spp. |
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Micro-organismes aérobies Gram-négatifs |
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Burkholderia cepacia |
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Stenotrophomonas maltophilia |
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Anaérobies |
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Bacteroides spp. |
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Prevotella spp. |
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Autres micro-organismes |
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Chlamydia spp. |
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Chlamydophila spp. |
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Mycoplasma spp. |
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Ureaplasma urealyticum |
0 Au moment de la publication de ces tableaux, aucune donnée à jour nétait disponible. Dans la littérature primaire, les ouvrages de référence standard et les recommandations thérapeutiques, la sensibilité est supposée.
1 Le taux de résistance des isolats provenant de groupes de patients particuliers, par exemple de patients atteints de mucoviscidose, est ≥ 10%.
Autres informations
Les aminoglycosides peuvent être combinés à dautres antibiotiques afin de lutter contre les cocci Gram-positives.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Concentrations plasmatiques
En cas d'administration orale, l'amikacine n'est pratiquement pas absorbée. Elle ne peut être utilisée que dans le cadre d'une administration parentérale. Le pic sérique est atteint de 1 à 2 heures après la perfusion. La demi-vie sérique varie de 2,2 à 2,4 heures. Une demi-vie plus longue est prévisible chez les patients atteints d'insuffisance rénale ainsi que chez les prématurés ou les nouveau-nés.
L'administration d'une dose de 7,5 mg/kg par perfusion intraveineuse continue de 30 minutes entraîne une concentration sérique de 38 µg/ml à la fin de la perfusion. Chez des volontaires en bonne santé, l'administration d'une dose de 15 mg/kg par perfusion intraveineuse continue de 30 minutes entraîne une concentration sérique d'environ 77 µg/ml à la fin de la perfusion, de 47 µg/ml 1 heure après la fin de la perfusion et de 1 µg/ml 12 heures après la fin de la perfusion.
Chez les personnes âgées ayant une clairance de la créatinine moyenne de 64 ml/min, l'administration d'une dose de 15 mg/kg par perfusion intraveineuse de 30 minutes entraîne une concentration sérique de 55 µg/ml à la fin de la perfusion, de 5,4 µg/ml 12 heures après la fin de la perfusion et de 1,3 µg/ml 24 heures après la fin de la perfusion.
Lors d'études portant sur des doses multiples, aucun effet d'accumulation n'a été démontré chez les personnes ayant une fonction rénale normale et recevant une dose quotidienne unique de 15 à 20 mg/kg.
Distribution
Le volume de distribution apparent de l'amikacine est d'environ 24 litres (28 % du poids corporel). Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est de 4 à 10 %.
Après administration de la dose recommandée, une concentration thérapeutique d'amikacine est présente dans les os, le cur, la vésicule biliaire, les tissus pulmonaires, l'urine, la bile, les sécrétions bronchiques, les expectorations, le liquide interstitiel, le liquide pleural et la synovie.
Le produit se diffuse suffisamment dans le liquide des méninges enflammées. Environ 10 à 20 % de la concentration sérique traverse les méninges saines. Ce chiffre peut atteindre 50 % si les méninges sont enflammées.
La substance s'accumule dans le cortex rénal et le liquide de l'oreille interne et ne s'élimine que lentement de ces compartiments profonds.
L'amikacine traverse la barrière placentaire et est excrétée dans le lait maternel. Une concentration atteignant 20 % de celle mesurée chez la mère a été retrouvée dans le sang ftal et dans le liquide amniotique.
Biotransformation
L'amikacine n'est pas métabolisée par le corps humain.
Élimination
Chez les patients dont la fonction rénale est normale, la clairance sérique moyenne de l'amikacine est de 100 ml/min tandis que la clairance rénale est de 94 ml/min. L'amikacine est éliminée essentiellement par filtration glomérulaire. La plus grande partie du volume (60 %-82 %) est excrétée sous forme inchangée dans l'urine au cours des 6 premières heures. Seules de très petites quantités sont excrétées dans la bile. Chez les patients dont la fonction rénale est normale, 91 % de la dose d'amikacine (I.M.) sont excrétés dans l'urine sous une forme inchangée après 8 heures et 95 % après 24 heures.
Lamikacine peut être éliminée à hauteur de 90 % par hémodialyse en 4 heures.
Patients pédiatriques
Des données provenant d'essais cinétiques portant sur des doses quotidiennes différentes montrent que chez les nourrissons bien portants, la concentration de produit dans le liquide cérébro-spinal équivaut à 10 à 20 % environ de la concentration sérique et peut atteindre 50 % en cas de méningite.
Administration intraveineuse
Chez les nouveau-nés et plus particulièrement les prématurés, l'élimination rénale de l'amikacine est réduite.
Lors d'une étude unique chez des nouveau-nés (1 à 6 jours d'âge post-natal), regroupés selon leur poids de naissance (< 2 000, 2 000-3 000 et > 3 000 g), de l'amikacine a été administrée par voie intramusculaire et/ou intraveineuse, à raison de 7,5 mg/kg. Chez les nouveau-nés de plus de 3 000 g, la clairance était de 0,84 ml/min/kg et la demi-vie terminale de 7 heures environ. Dans ce groupe, le volume de distribution initial et le volume de distribution à l'état d'équilibre étaient, respectivement, de 0,3 ml/kg et 0,5 ml/kg. Dans les groupes de bébés ayant un poids de naissance plus faible, la clairance par kilogramme était inférieure et la demi-vie plus longue. Un dosage répété toutes les 12 heures dans tous les groupes précités n'a pas mis en évidence d'accumulation après 5 jours.
5.3. Données de sécurité préclinique
Toxicité en administration unique
Le blocage neuromusculaire et la paralysie musculaire ont été mis en évidence chez les animaux de laboratoire ayant reçu des doses élevées damikacine.
Toxicité en administration répétée
Lors d'études de toxicologie en administration répétée, les principaux effets ont été une néphrotoxicité et une ototoxicité.
Potentiel mutagène et carcinogène
Aucune étude n'a été menée en ce qui concerne le potentiel mutagène ou carcinogène de l'amikacine.
Toxicité sur la reproduction
Lors d'études sur la toxicité de la reproduction, l'amikacine a entraîné une néphrotoxicité liée à la dose chez des rates gestantes et leurs ftus. Des études sur la toxicité de la reproduction chez les progénitures de souris, de rats et de lapins ont révélé un taux de mortalité ftale accru. Il existe un risque potentiel de détérioration de l'oreille interne et des reins chez le ftus, comme cela a été observé pour la classe des aminoglycosides.
Toxicité locale
Aucune donnée nest disponible.
Chlorure de sodium, hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH), eau pour préparations injectables.
Les aminoglycosides ne peuvent en aucun cas être mélangés à une solution de perfusion contenant des antibiotiques bêta-lactames (pénicillines ou céphalosporines, par exemple), car cela pourrait entraîner une inactivation physico-chimique de l'autre produit.
Des incompatibilités chimiques sont connues avec l'amphotéricine, les chlorothiazides, l'érythromycine, l'héparine, la nitrofurantoïne, la novobiocine, la phénytoïne, la sulfadiazine, le thiopentone, la chlortétracycline, la vitamine B et la vitamine C. L'amikacine ne peut pas être prémélangée avec ces produits.
L'inactivation qui se produit lorsque des aminoglycosides et des antibiotiques bêta-lactames sont mélangés peut également persister lorsque des échantillons sont prélevés afin de mesurer la concentration d'antibiotiques dans le sérum, ce qui peut entraîner une sous-estimation considérable et par conséquent, des erreurs de dosage et des risques de toxicité. Les prélèvements doivent être traités rapidement. Ils doivent en outre être placés dans de la glace ou de la bêta-lactamase doit y être ajoutée.
Avant ouverture
3 ans.
Après première ouverture du récipient
Du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8°C.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
Pour les conditions de conservation du médicament après ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacons en polyéthylène basse densité de 100 ml, disponibles en boîtes de :
· 10 x 100 ml
· 20 x 100 ml
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation locale en vigueur, immédiatement après usage.
Pour usage intraveineux uniquement.
A usage unique exclusivement.
Toute solution non utilisée doit être jetée.
Avant d'être administrée, la solution doit être inspectée visuellement afin de s'assurer qu'elle ne contient pas de particules et ne présente aucun changement de couleur.
Seules les solutions limpides et incolores ne contenant aucune particule doivent être utilisées.
La solution doit être administrée à l'aide d'un équipement stérile et suivant une technique aseptique. L'équipement doit être amorcé avec la solution afin d'éviter toute entrée d'air dans le système.
Pour de plus amples informations, reportez-vous à la rubrique 4.2.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
CARL BRAUN STRASSE 1
34212 MELSUNGEN
ALLEMAGNE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 579 529-2 ou 34009 579 529 2 1 : 100 ml en flacon (PEBD). Boîte de 10.
· 300 557-8 ou 34009 300 557 8 6 : 100 ml en flacon (PEBD). Boîte de 10.
· 579 530-0 ou 34009 579 530 0 3 : 100 ml en flacon (PEBD). Boîte de 20.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière.
Médicaments liés cités dans ce texte
- AMIKACINE B. BRAUN 10 mg/ml, solution pour perfusion
- VANCOMYCINE HIKMA 1 g, poudre pour solution à diluer pour perfusion
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- FUROSEMIDE ACCORD 20 mg/2 ml, solution injectable
- CHRONO-INDOCID 75 mg, gélule
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- FURADANTINE 50 mg, gélule
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- FLAMMAZINE, crème
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