PLAQUENIL 200 mg, comprimé pelliculé
CIS 67767535
Informations à jour au 21 février 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 21/02/2022
PLAQUENIL 200 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Sulfate d'hydroxychloroquine............................................................................................... 200 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Excipient à effet notoire : lactose monohydraté (35,25 mg par comprimé pelliculé).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
· Traitement symptomatique d'action lente de la polyarthrite rhumatoïde.
· Lupus érythémateux discoïde.
· Lupus érythémateux subaigu.
· Traitement d'appoint ou prévention des rechutes des lupus systémiques.
· Prévention des lucites.
Enfants de plus de 6 ans (et dau moins 31 kg de poids corporel idéal) et adolescents :
· Traitement de larthrite juvénile idiopathique (en association avec dautres traitements).
· Lupus érythémateux discoïde.
· Lupus érythémateux subaigu.
· Traitement d'appoint ou prévention des rechutes des lupus systémiques.
4.2. Posologie et mode d'administration
Adulte
Traitement de la polyarthrite rhumatoïde :
· 2 à 3 comprimés par jour en traitement d'attaque, en 2 ou 3 prises.
· 1 à 2 comprimés par jour en traitement d'entretien, en 1 ou 2 prises.
Lupus érythémateux discoïde ou subaigu :
Initialement 1 à 2 comprimés par jour (200 à 400 mg/jour) jusqu'à disparition des lésions, pouvant être augmentée à 3 comprimés (600 mg) par jour, en cas de non-réponse après 1 à 2 mois.
La posologie est réduite progressivement, après obtention de la rémission, à 100 mg par jour pendant plusieurs mois, voire 200 à 300 mg par semaine sur plusieurs années.
Prévention des rechutes de lupus systémique :
Une posologie quotidienne de sulfate dhydroxychloroquine ne dépassant pas 6,5 mg/kg de poids idéal est en général suffisante.
Prévention des lucites :
2 à 3 comprimés (soit 400 à 600 mg d'hydroxychloroquine) par jour à débuter 7 jours avant le début de l'exposition solaire, puis à poursuivre pendant les 15 premiers jours.
Population pédiatrique
La dose minimale efficace doit être utilisée et ne doit pas dépasser 6,5 mg/kg/jour de sulfate dhydroxychloroquine en fonction du poids corporel idéal. Le comprimé à 200 mg ne convient donc pas aux enfants dun poids idéal inférieur à 31 kg.
Mode dadministration
Voie orale.
Les comprimés sont à prendre après la fin des repas.
Durée dadministration
Elle peut se prolonger pendant plusieurs mois.
· Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· rétinopathies,
· allaitement (voir rubrique 4.6),
· enfant de moins de 6 ans, en raison de la forme pharmaceutique non adaptée avant cet âge,
· en cas dassociation avec le citalopram, lescitalopram, l'hydroxyzine, la dompéridone et la pipéraquine en raison du risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe (voir rubriques 4.4 et 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Rétinopathie
Chez les patients atteints daffections rhumatologiques ou dermatologiques traités au long cours par des doses élevées dhydroxychloroquine, une rétinopathie peut survenir.
Afin de dépister les complications rétiniennes liées à lutilisation de ce médicament, qui peut exceptionnellement mener à une maculopathie irréversible, il conviendra de rechercher une anomalie ophtalmologique avant le début ou dans les premières semaines du traitement chez les patients pour lesquels un traitement au long cours est envisagé.
Cette recherche dune anomalie ophtalmologique peut être effectuée par un questionnaire ciblé sur les troubles visuels, un examen du champ visuel et une tomographie en cohérence optique, complété si besoin par un fond dil avec clichés en autofluorescence et une éléctrorétinographie multifocale.
Le caractère dose dépendant des effets indésirables oculaires ayant été établi, il conviendra de rechercher la dose minimale efficace.
En cours de traitement, les modalités et la fréquence de surveillance ophtalmologique sont à définir en fonction de :
· La dose quotidienne prescrite :
Les doses dhydroxychloroquine inférieures à 6,5 mg/kg/j sont considérées comme les doses à faible risque chez les patients présentant un poids idéal. Les taux dhydroxychloroquine retrouvés dans le tissu adipeux étant très faibles, le poids absolu ne devra pas être utilisé dans la détermination de la dose à administrer chez les patients obèses.
· La durée du traitement :
Aux doses inférieures à 6,5 mg/kg/j, le risque de perte permanente de lacuité visuelle est considéré comme faible pendant les 10 premières années de traitement.
· La présence de facteurs de risque supplémentaires comme lâge du patient supérieur à 65 ans, linsuffisance rénale chronique, lexistence éventuelle dune atteinte oculaire préalable.
Chez les patients avec une acuité visuelle normale, traités par des doses dhydroxychloroquine considérées comme des doses à faible risque et sans autre facteur de risque préalable, un suivi ophtalmologique peut être effectué une fois par an.
Chez les patients ayant une anomalie ophtalmologique préexistante ou un autre facteur de risque, un suivi ophtalmologique adapté plus rapproché peut être effectué.
Si une perturbation visuelle se produit (acuité visuelle, vision des couleurs...), le médicament devra être immédiatement interrompu et le patient suivi attentivement en raison dune aggravation possible de lanomalie. Des modifications rétiniennes (et des perturbations visuelles) peuvent progresser même après larrêt du traitement (voir rubrique 4.8).
Hypoglycémie
Lhydroxychloroquine peut provoquer une hypoglycémie sévère avec perte de connaissance pouvant mettre en jeu le pronostic vital chez des patients traités ou non par des médicaments antidiabétiques (voir rubriques 4.5 et 4.8). Les patients traités par hydroxychloroquine doivent être informés de ce risque et des symptômes associés.
Le taux de glucose sanguin devra être contrôlé et si nécessaire le traitement sera revu devant des symptômes cliniques évocateurs dune hypoglycémie au cours du traitement par PLAQUENIL.
Allongement de lintervalle QTc
L'hydroxychloroquine a le potentiel dallonger l'intervalle QTc chez certains patients à risque.
L'hydroxychloroquine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant un allongement de lintervalle QT congénital ou acquis documenté et/ou des facteurs de risques connus dallongement de lintervalle QT tels que :
· maladie cardiaque, par exemple insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde,
· affections pro-arythmiques, par exemple bradycardie (< 50 bpm)
· antécédents de dysrythmies ventriculaires
· hypokaliémie et/ou hypomagnésémie non corrigées
· traitement concomitant par des agents allongeant lintervalle QT (voir rubrique 4.5) car le risque darythmies ventriculaires pourrait alors être accru.
Lamplitude de lallongement de lintervalle QT peut augmenter avec laugmentation des concentrations du médicament. Par conséquent, la dose recommandée ne doit pas être dépassée (voir également rubriques 4.8 et 4.9).
Toxicité cardiaque chronique
Des cas de cardiomyopathie menant à une insuffisance cardiaque dévolution fatale dans certains cas ont été rapportés chez des patients traités par PLAQUENIL (voir rubriques 4.8 et 4.9). Le suivi clinique des signes et symptômes de cardiomyopathie est conseillé et PLAQUENIL doit être arrêté si une cardiomyopathie se développe. Une toxicité chronique doit être recherchée quand des troubles de la conduction (bloc de branche/bloc auriculo-ventriculaire) aussi bien que de lhypertrophie bi ventriculaire sont diagnostiqués (voir rubrique 4.8).
Risque carcinogène
Les données de carcinogénicité animales sont disponibles seulement pour une espèce pour la substances apparentée chloroquine et cette étude était négative (voir rubrique 5.3). Chez lHomme, les données sont insuffisantes pour écarter un risque augmenté de cancer chez les patients recevant un traitement au long cours.
Comportement suicidaire et troubles psychiatriques
Des comportements suicidaires et des troubles psychiatriques ont été rapportés chez certains patients traités par l'hydroxychloroquine (voir rubrique 4.8). Les effets indésirables psychiatriques se produisent généralement au cours du premier mois suivant le début du traitement par lhydroxychloroquine et ont également été rapportés chez des patients sans antécédents de troubles psychiatriques. Il est conseillé aux patients de consulter un médecin rapidement s'ils ressentent des symptômes psychiatriques pendant le traitement.
Pustulose exanthématique aiguë généralisée
La survenue en début de traitement dun érythème généralisé fébrile associé à des pustules doit faire suspecter une pustulose exanthématique généralisée (voir rubrique 4.8) ; elle impose larrêt du traitement et contre-indique toute nouvelle administration.
Autres surveillances pour des traitements au long cours
Les patients sous traitement au long cours doivent avoir une surveillance régulière de lhémogramme et le traitement doit être arrêté en cas danomalies de celui-ci.
De rares cas dagranulocytose, daplasie médullaire (nécessitant une surveillance régulière de lhémogramme) ont été rapportés. Lors de la survenue de tels effets, le traitement par PLAQUENIL doit être arrêté immédiatement (voir rubrique 4.8).
Des neuromyopathies ont été rapportées. Elles peuvent être réversibles mais la récupération peut prendre plusieurs mois. Lors de la survenue de tels effets, le traitement par PLAQUENIL doit être arrêté immédiatement (voir rubrique 4.8).
Tous les patients sous traitement au long cours doivent être soumis à un examen périodique des fonctions des muscles squelettiques et des réflexes tendineux. Si une faiblesse apparaît, le traitement doit être arrêté (Voir rubrique 4.8).
Des troubles extrapyramidaux peuvent survenir avec PLAQUENIL.
Précautions demploi
Utilisation prudente de lhydroxychloroquine en cas dinsuffisance hépatique ou rénale (adapter la posologie), de psoriasis (aggravation des lésions).
Chez les sujets atteints de porphyrie intermittente, la prise dhydroxychloroquine peut déclencher la survenue dune crise aiguë.
Lhydroxychloroquine appartient à la classe des amino-4-quinoléines. Dautres médicaments de cette classe ont entraîné une hémolyse aiguë chez les sujets porteurs dun déficit enzymatique en G6PD.
Bien quaucun cas dhémolyse nait été rapporté avec cette substance, par principe, sa prescription chez ces personnes doit prendre en compte ce risque et le recours à une alternative thérapeutique, si elle existe, est recommandé. Si la prescription de ce médicament est nécessaire, la survenue dune hémolyse éventuelle devra être dépistée.
Les jeunes enfants sont particulièrement sensibles aux effets toxiques des amino-4-quinoléines. Par conséquent, les patients doivent être avertis de la nécessité de garder PLAQUENIL hors de la portée des enfants.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations contre-indiquées
+ Citalopram ou escitalopram ou hydroxyzine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.
+ Dompéridone
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.
+ Pipéraquine
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.
Associations déconseillées
+ Médicaments connus pour allonger lintervalle QT / susceptibles dinduire une arythmie cardiaque
L'hydroxychloroquine doit être utilisée avec prudence chez les patients traités par des médicaments connus pour allonger lintervalle QT, par exemple les anti-arythmiques de classe IA et III, les antidépresseurs tricycliques, les antipsychotiques et certains anti-infectieux (les antibactériens comme les fluoroquinolones (par exemple la moxifloxacine), les macrolides (par exemple lazithromycine), les antirétroviraux (par exemple le saquinavir), les antifongiques (par exemple le fluconazole), les médicaments antiparasitaires (par exemple la pentamidine) en raison du risque accru darythmie ventriculaire (voir rubriques 4.4, 4.8 et 4.9). Lhalofantrine ne doit pas être administrée en association avec l'hydroxychloroquine.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Risque daugmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie.
Dosage des concentrations sanguines de ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant lassociation et après larrêt de lhydroxychloroquine.
+ Substrats de la glycoprotéine-P
Le potentiel dinhibition de l'hydroxychloroquine sur les substrats de la P-gp n'a pas été évalué. Les observations in vitro montrent que toutes les autres aminoquinoléines testées inhibent la P-gp. Par conséquent, il existe un potentiel d'augmentation des concentrations de substrat de la P-gp lorsque l'hydroxychloroquine est administrée de façon concomitante.
Une augmentation des taux sériques de digoxine a été rapportée lorsque la digoxine et l'hydroxychloroquine ont été coadministrés. La prudence est conseillée (par exemple, par la surveillance des effets indésirables ou des concentrations plasmatiques, selon le cas) lorsque des substrats à index thérapeutique étroit de la P-gp (par exemple la digoxine, la ciclosporine, le dabigatran) sont administrés de façon concomitante.
+ Hormones thyroïdiennes
Risque dhypothyroïdie clinique chez les patients substitués par hormones thyroïdiennes.
Surveillance des concentrations sériques de T3 et de T4 et adaptation, si besoin, de la posologie de lhormone thyroïdienne pendant le traitement par lhydroxychloroquine et après son arrêt.
+ Topiques gastro-intestinaux, antiacides et charbon
Diminution de labsorption digestive de lhydroxychloroquine.
L'administration concomitante avec des antiacides contenant du magnésium ou du kaolin peut entraîner une réduction de l'absorption de la chloroquine. Par extrapolation, l'hydroxychloroquine doit donc être administrée à au moins deux heures d'intervalle avec les antiacides ou le kaolin.
Prendre les topiques gastro-intestinaux à distance de lhydroxychloroquine (plus de 2 heures, si possible).
Associations à prendre en compte
+ Médicaments inhibiteurs enzymatiques
Ralentissement de lélimination de lhydroxychloroquine et risque de surdosage. L'utilisation concomitante de la cimétidine, un inhibiteur faible/modéré de plusieurs cytochromes, dont le CYP2C8 et le CYP3A4, a entraîné une multiplication par deux de l'exposition à la chloroquine. Par extrapolation, en raison des similitudes de structure et de voies d'élimination métabolique entre l'hydroxychloroquine et la chloroquine, une interaction similaire peut être observée pour l'hydroxychloroquine.
+ Autres
La prudence est recommandée (par exemple, la surveillance des effets indésirables) lorsque des inhibiteurs forts ou modérés du CYP2C8 et du CYP3A4 (par exemple le gemfibrozil, le clopidogrel, le ritonavir, l'itraconazole, la clarithromycine, le jus de pamplemousse) sont administrés de façon concomitante.
+ Médicaments inducteurs enzymatiques
Une efficacité insuffisante de l'hydroxychloroquine a été rapportée lorsque la rifampicine, un puissant inducteur du CYP2C8 et du CYP3A4, a été administrée en concomitance. La prudence est conseillée (par exemple, par la surveillance de l'efficacité) lorsque des inducteurs puissants du CYP2C8 et du CYP3A4 (comme la rifampicine, le millepertuis, la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne) sont administrés de façon concomitante.
+ Substrats du CYP2D6
Chez des patients recevant de l'hydroxychloroquine et une dose unique de métoprolol, un ligand du CYP2D6, la Cmax et l'ASC du métoprolol ont été multipliées par 1,7, ce qui suggère que l'hydroxychloroquine est un faible inhibiteur du CYP2D6. La prudence est conseillée (par exemple, par la surveillance des effets indésirables ou des concentrations plasmatiques, selon le cas) lorsque des substrats du CYP2D6 à index thérapeutique étroit (par exemple la flécaïnide, la propafénone) sont administrés de façon concomitante.
+ Autres médicaments abaissant le seuil épileptogène
Lutilisation conjointe de médicaments proconvulsivants ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol.
Risque accru de convulsions.
+ Médicaments antiépileptiques
Lactivité des médicaments antiépileptiques peut être altérée en cas de prise concomitante dhydroxychloroquine.
+ Médicaments hypoglycémiants
Lutilisation dhypoglycémiants avec lhydroxychloroquine peut entraîner une majoration de leffet hypoglycémiant de lhydroxychloroquine.
+ Autres associations
Dans une étude dinteraction simple dose, il a été rapporté que la chloroquine réduit la biodisponibilité du praziquantel. Il nexiste pas de données sur un effet similaire en cas de traitement par hydroxychloroquine. Par extrapolation, en raison de similarités de structure et de paramètres pharmacocinétiques entre lhydroxychloroquine et la chloroquine, un effet similaire peut être attendu pour PLAQUENIL.
Il existe un risque théorique dinhibition de lactivité intracellulaire alpha-galactosidase quand lhydroxychloroquine est administré concomitamment à des médicaments à base dagalsidase.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Chez l'Homme, l'hydroxychloroquine traverse le placenta, les concentrations sanguines chez le ftus sont similaires aux concentrations sanguines maternelle.
Lhydroxychloroquine doit être évité pendant la grossesse sauf si de lavis du médecin, le bénéfice attendu est supérieur aux risques potentiels encourus. Si le traitement avec lhydroxychloroquine est nécessaire durant la grossesse, la dose efficace la plus faible devra être utilisée
En cas de traitement prolongé pendant la grossesse, tenir compte pour le suivi de l'enfant, du profil d'effets indésirables de l'hydroxychloroquine, notamment ophtalmologiques.
Allaitement
L'hydroxychloroquine passe dans le lait maternel (en moyenne 2% de la dose maternelle après ajustement sur les poids corporels respectifs). Les données disponibles de sécurité chez lenfant allaité ne permettent pas de conclure à un risque. L'allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament.
Fertilité
Les études chez lanimal ont montré une altération de la fertilité masculine pour la chloroquine (voir rubrique 5.3). Il ny a pas de données pertinentes chez lHomme pour lhydroxychloroquine.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de troubles de l'accommodation attachés à l'emploi de ce produit.
La classification des évènements indésirables en fonction de leur fréquence est la suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 et < 1/100), rare (≥ 1/10 000 et <1/1000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Effets oculaires
Fréquent :
· Une vision floue due à des troubles de l'accommodation peut survenir. Elle est dose dépendante.
Peu Fréquent :
· Des modifications au niveau de la cornée (dème, dépôts cornéens) ont été rapportées. Soit elles sont asymptomatiques, soit elles provoquent des perturbations telles que des halos ou une photophobie. Elles sont réversibles à l'arrêt du traitement.
· Des rétinopathies avec des anomalies de la pigmentation rétinienne et du champ visuel (incluant lamputation du champ visuel) ont été rapportées et imposent larrêt immédiat du traitement.
· Les formes précoces des atteintes rétiniennes semblent être réversibles à larrêt de lhydroxychloroquine. Ces atteintes rétiniennes peuvent être asymptomatiques au début ou peuvent se manifester par la survenue de scotomes à type danneau paracentral et péricentral ou des scotomes temporaux et de visions anormales des couleurs. Il existe cependant un risque de progression de cette atteinte même après larrêt du traitement.
Fréquence indéterminée :
· Des cas de maculopathies et de dégénérescence maculaire ont été rapportés et peuvent être irréversibles (voir rubrique 4.4).
Affections gastro-intestinales
Très fréquent :
· Douleur abdominale, nausées.
Fréquent :
· Diarrhées, vomissements.
Ces symptômes disparaissent généralement dès la réduction de la dose ou à larrêt du traitement.
Effets cutanéo-muqueux
Fréquent :
· Prurit, éruption cutanée.
Peu fréquent :
· Modification ardoisée de la pigmentation de la peau ou des muqueuses, décoloration des cheveux, alopécie. Ces anomalies disparaissent généralement après larrêt du traitement.
Fréquence indéterminée :
· Eruptions bulleuses incluant lérythème polymorphe, le syndrome de Stevens-Johnson et le syndrome de Lyell, syndrome dhypersensibilité médicamenteuse (DRESS syndrome), photosensibilité, dermite exfoliative, pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) (voir rubrique 4.4).
· La PEAG est à distinguer du psoriasis, bien que PLAQUENIL puisse provoquer une aggravation de psoriasis. La PEAG peut être associée à de la fièvre et une hyperleucocytose. Lissue est généralement favorable après arrêt du traitement.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Fréquence indéterminée :
· Des myopathies ont été rapportées conduisant à une faiblesse progressive et à une atrophie des groupes de muscles proximaux. Ces myopathies peuvent être réversibles après larrêt du traitement (voir rubrique 4.4).
Affections cardiaques
Fréquence indéterminée :
· Cardiomyopathie qui peut mener à une insuffisance cardiaque dévolution fatale dans certains cas (voir rubriques 4.4 et 4.9). Une toxicité chronique doit être recherchée quand des troubles de la conduction (bloc de branche / bloc auriculo-ventriculaire) ou une hypertrophie ventriculaire sont diagnostiqués (voir rubrique 4.4). Larrêt du médicament peut conduire à la guérison.
· Allongement de lintervalle QT chez les patients à risque pouvant entraîner une arythmie (torsades de pointes, tachycardie ventriculaire) (voir rubriques 4.4 et 4.9).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquence indéterminée :
· Aplasie médullaire (voir rubrique 4.4), anémies, anémies aplasiques, agranulocytoses, leuconeutropénies et thrombocytopénies.
Affections de loreille et du labyrinthe
Peu fréquent :
· Vertiges, acouphènes.
Fréquence indéterminée :
· Surdité.
Troubles du système nerveux
Fréquent :
· Céphalées.
Fréquence indéterminée :
· Convulsions, neuropathie périphérique : diminution des réflexes ostéo-tendineux, et anomalies de la conduction nerveuse (voir rubrique 4.4), troubles extrapyramidaux tels que dystonie, dyskinésie et tremblements (voir rubrique 4.4).
Troubles psychiatriques
Fréquent :
· Labilité affective.
Peu fréquent :
· Nervosité.
Fréquence indéterminée :
· Comportement suicidaire, psychose, dépression, hallucinations, anxiété, agitation, confusion, délires, état maniaque et troubles du sommeil.
Affections hépatobiliaires
Peu fréquent :
· Anomalies des tests de la fonction hépatique.
Fréquence indéterminée :
· Hépatite fulminante.
Affections du système immunitaire
Fréquence indéterminée :
· Urticaire, angidème et bronchospasme.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent :
· Anorexie.
Fréquence indéterminée :
· Hypoglycémie.
· Possibilité de crise aiguë de porphyrie chez les sujets atteints de porphyrie intermittente ou d'hémolyse aiguë chez les porteurs d'un déficit en Glucose-6-Phosphate Déshydrogénase.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes de surdosage en hydroxychloroquine :
· Doses absorbées ≥ 25mg/kg.
Céphalées, étourdissements, troubles visuels, nausées, vomissements. En cas dintoxication grave, un élargissement du complexe QRS, des bradycardies, un rythme nodal, un allongement de lintervalle QT, un bloc auriculo-ventriculaire, une tachycardie ventriculaire, des torsades de pointes et une fibrillation ventriculaire peuvent survenir. Certains symptômes sont de valeur pronostique très péjorative : hypotension, collapsus cardiovasculaire, signes ECG (aplatissement de londe T, allongement de lespace QT, élargissement du QRS) ; un arrêt respiratoire et cardiaque peut survenir brutalement et précocement. Une hypokaliémie peut avoir lieu, probablement due à une entrée de potassium dans les cellules, augmentant ainsi le risque de dysrythmie cardiaque. Lévolution peut être fatale en cas dinsuffisance cardiaque, respiratoire ou de dysrythmie cardiaque.
Conduite à tenir :
Toute suspicion dintoxication par lhydroxychloroquine impose lhospitalisation. Quelle que soit la dose supposée ingérée, toute intoxication par lhydroxychloroquine impose une prise en charge pré-hospitalière par un service mobile durgence. En attendant lambulance, une perfusion IV avec une solution de remplissage peut être posée. En cas dintoxication grave (dose supposée ingérée ≥ 4g ou hypotension et/ou signes ECG), le schéma thérapeutique durgence suivant est préconisé :
· Adrénaline : 0,25 microgramme/kg/min.
· Intubation, ventilation assistée.
· Diazépam : 2 mg/kg en 30 minutes, puis 2 à 4 mg/kg/24 heures.
Lhémodialyse ne permet pas une élimination rapide de lhydroxychloroquine en cas dintoxication (la clairance de dialyse représente 15% de la clairance totale). Lacidification des urines, lhémodialyse, la dialyse péritonéale et lexsanguinotransfusion napportent pas de bénéfice en cas de surdosage à lhydroxychloroquine.
Un surdosage en amino-4-quinoléine est particulièrement dangereux chez les nourrissons. De faibles doses de 1 à 2 g se sont avérées mortelles.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Autres médicaments des désordres musculo-squelettiques
(M : appareil locomoteur)
(D : dermatologie)
La substitution du groupe hydroxyéthyl au groupement éthyl sur la chaîne latérale de la 4-amino-quinoléïne lui confère une action anti-inflammatoire et antalgique.
L'effet antalgique peut apparaître rapidement. L'action sur les signes articulaires est en général retardée.
Un ralentissement de la vitesse de sédimentation peut être observé.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Une étude réalisée (en 1989) chez 5 volontaires sains montre que lhydroxychloroquine est bien absorbée. Sa biodisponibilité absolue a été estimée à environ 79 % (écart-type de 12 %). Après administration orale, les concentrations maximales plasmatiques ou sanguines sont atteintes en 3 à 4 heures environ.
Distribution
Au niveau sanguin, lhydroxychloroquine saccumule au niveau des hématies. Le rapport concentrations dans le sang par concentrations plasmatique est denviron 7,2. La liaison aux protéines plasmatiques est modérée, denviron 50%. Lhydroxychloroquine est caractérisée par un grand volume de distribution (5500 l, lorsqu'on l'évalue à partir des concentrations sanguines, 44 000 l, lorsqu'on l'évalue à partir des concentrations plasmatiques), en raison de son accumulation importante dans les tissus et de sa distribution dans de nombreux tissus et cellules sanguines.
Biotransformation
Le métabolisme de lhydroxychloroquine nest pas clairement élucidé. Les données disponibles suggèrent que lhydroxychloroquine est principalement métabolisée en désethylhydroxychloroquine et en deux autres métabolites communs avec la chloroquine, la désethylchloroquine et bidésethylhydroxychloroquine. Les voies métaboliques, notamment limplication des cytochromes P450, ne sont pas connues. On peut extrapoler à partir de la chloroquine, que l'hydroxychloroquine pourrait être métabolisée in vitro par les mêmes cytochromes que la chloroquine, à savoir les CYP2C8 et CYP3A, et dans une moindre mesure par le CYP2D6. Après administration orale chronique et répétée de 200 mg et 400 mg de sulfate d'hydroxychloroquine une fois par jour à des patients adultes atteints de lupus ou de polyarthrite rhumatoïde, les concentrations moyennes à l'état d'équilibre étaient respectivement d'environ 450-490 ng/mL et 870-970 ng/mL dans le sang.
Les prévisions des études pharmacocinétiques à dose unique indiquent que l'état d'équilibre des concentrations sanguines est atteint dans les 4 mois suivant le traitement.
Excrétion
Lhydroxychloroquine présente un profil délimination multiphasique avec une longue demi-vie délimination terminale de 30 à 50 jours correspondant à un relargage de lhydroxychloroquine à partie des tissus profonds. Lexcrétion est majoritairement fécale. Approximativement 20-25% du produit inchangé est éliminé par voie urinaire.
5.3. Données de sécurité préclinique
Sur la base de rapports de littérature, des effets fto-létaux et tératogènes (malformations oculaires) ont été rapportés chez les rats après administration de doses de chloroquine élevées supérieures ou égales à 250 mg/kg. Les études auto-radiographiques ont montré que lorsquelle est administrée en début ou en fin de la gestation, la chloroquine saccumule dans les yeux et les oreilles.
Une étude effectuée sur des rats mâles après 30 jours de traitement avec la chloroquine par voie orale à 5 mg/jour a montré des modifications des paramètres spermatiques (viabilité, morphologie), et une diminution des concentrations de testostérone, du poids des testicules, de lépididyme, des vésicules séminales et de la prostate. Une diminution du taux de fertilité a également été observée chez le rat après administration intrapéritonéale de 10 mg/kg/jour.
Sur la base des études conduites, il a été démontré que lhydroxychloroquine nétait pas génotoxique.
Aucune étude pertinente de cancérogénicité nest disponible.
Lactose monohydraté, povidone, amidon de maïs, stéarate de magnésium.
Pelliculage:
Hypromellose, macrogol 4000, dioxyde de titane (E171), lactose monohydraté.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
82 AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 364 414 6 0 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II.
Médicaments liés cités dans ce texte
- CITALOPRAM ALMUS 20 mg, comprimé pelliculé sécable
- ESCITALOPRAM ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- ATARAX 25 mg, comprimé pelliculé sécable
- DOMPERIDONE ALMUS 10 mg, comprimé pelliculé
- IZILOX 400 mg, comprimé pelliculé
- AZADOSE 600 mg, comprimé pelliculé
- BEAGYNE 150 mg, gélule
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- LIPUR 450 mg, comprimé pelliculé
- CLOPIDOGREL ACCORD 75 mg, comprimé pelliculé
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.