PERINDOPRIL TERT-BUTYLAMINE/AMLODIPINE EG 4 mg/10 mg, comprimé
CIS 67871167
Informations à jour au 16 février 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 16/02/2022
PERINDOPRIL TERT-BUTYLAMINE/AMLODIPINE EG 4 mg/10 mg, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Périndopril tert-butylamine........................................................................................................ 4 mg
Equivalant à 3,3 mg de périndopril
Amlodipine............................................................................................................................ 10 mg
Equivalant à 13,9 mg damlodipine bésilate
Pour un comprimé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé.
Comprimés blancs à blanc cassé, rectangulaires, biconvexes, mesurant 8 mm x 8 mm et comportant la mention « 4|10 » gravée sur une face, lautre face étant lisse.
4.1. Indications thérapeutiques
PERINDOPRIL TERT-BUTYLAMINE/AMLODIPINE EG est indiqué en substitution pour le traitement de lhypertension artérielle essentielle et/ou de la maladie coronaire stable, chez les patients déjà contrôlés avec périndopril et amlodipine pris simultanément à la même posologie.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Un comprimé par jour en une prise, de préférence le matin et avant le repas.
Lassociation à dose fixe nest pas appropriée pour le traitement initial.
Si un changement de posologie est nécessaire, la dose de PERINDOPRIL TERT-BUTYLAMINE/ AMLODIPINE EG peut être modifiée ou une adaptation individuelle de lassociation libre peut être envisagée.
Populations particulières
Insuffisant rénal et sujet âgé (voir rubriques 4.4 et 5.2)
Lélimination du périndoprilate est diminuée chez le sujet âgé et linsuffisant rénal. Par conséquent, le suivi médical habituel devra inclure un contrôle périodique de la créatinine et du potassium. PERINDOPRIL TERT-BUTYLAMINE/AMLODIPINE EG peut être administré chez les patients avec une Clcr ≥ 60 ml/min, mais nest pas recommandé chez les patients avec une Clcr < 60 ml/min. Chez ces patients, une adaptation individuelle des monocomposants est recommandée.
Lamlodipine utilisée à des doses similaires montre une aussi bonne tolérance chez les patients âgés que chez les patients plus jeunes. Des schémas posologiques normaux sont recommandés chez les sujets âgés, mais une augmentation de la posologie doit être effectuée avec précaution. Les changements de concentrations plasmatiques en amlodipine ne sont pas corrélés avec le degré dinsuffisance rénale. Lamlodipine nest pas dialysable.
Insuffisant hépatique : voir rubriques 4.4 et 5.2
Les posologies recommandées ne sont pas établies chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère à modérée. La posologie doit donc être choisie avec précaution et doit démarrer à la dose la plus faible (voir rubriques 4.4 et 5.2). Pour déterminer la dose initiale optimale et la dose d'entretien des patients atteints d'insuffisance hépatique, les patients doivent être individuellement traités à l'aide de l'association libre damlodipine et de périndopril. Les propriétés pharmacocinétiques de lamlodipine nont pas été étudiées en cas dinsuffisance hépatique sévère. Lamlodipine doit être débutée à la dose la plus faible et augmentée lentement chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère.
Population pédiatrique
PERINDOPRIL TERT-BUTYLAMINE/AMLODIPINE EG ne doit pas être utilisé chez lenfant et ladolescent car lefficacité et la tolérance du périndopril et de lamlodipine, en association, nont pas été établies.
Mode dadministration
Voie orale.
Liées au périndopril :
· Hypersensibilité au périndopril ou à tout autre IEC.
· Antécédent d'angio-dème lié à la prise d'un IEC.
· Angio-dème héréditaire ou idiopathique.
· 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6).
· Association du périndopril à des médicaments contenant de laliskiren chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Liées à lamlodipine :
· Hypotension sévère.
· Hypersensibilité à lamlodipine ou aux dérivés de la dihydropyridine.
· Etat de choc, incluant choc cardiogénique.
· Obstruction au niveau du système déjection du ventricule gauche (par ex., degré élevé de sténose aortique).
· Insuffisance cardiaque hémodynamiquement instable après infarctus aigu du myocarde.
Liées à lamlodipine et au périndopril :
Toutes les contre-indications relatives à chacun des monocomposants, citées précédemment, doivent également sappliquer à lassociation fixe damlodipine et de périndopril.
· Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Toutes les mises en garde relatives à chacun des monocomposants, citées ci-après, doivent également sappliquer à lassociation fixe damlodipine et de périndopril.
Liées au périndopril
Mises en garde spéciales
Hypersensibilité/Angio-dème :
Un angio-dème de la face, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC), y compris le périndopril (voir rubrique 4.8). Ceci peut survenir à tout moment durant le traitement.
Dans de tels cas, PERINDOPRIL TERT-BUTYLAMINE/AMLODIPINE EG doit être arrêté immédiatement, et une surveillance appropriée doit être initiée et poursuivie, jusquà disparition complète des symptômes. En cas de localisation uniquement au niveau de la face et des lèvres, l'dème régresse en général sans traitement ; les antihistaminiques pouvant être utilisés pour soulager les symptômes.
L'angio-dème associé à un dème laryngé peut être fatal. Lorsquil y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, un traitement durgence doit être administré rapidement. Ce dernier peut inclure ladministration d'adrénaline et/ou le dégagement des voies aériennes. Le patient doit être maintenu sous surveillance médicale stricte jusquà disparition complète et prolongée des symptômes.
Les patients ayant un antécédent d'angio-dème non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion peuvent avoir un risque accru d'angio-dème sous IEC (voir rubrique 4.3).
Un angio-dème intestinal a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de lenzyme de conversion. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce nétait pas précédé dangio-dème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été fait par un scanner abdominal, une échographie, ou au cours dun acte chirurgical. Les symptômes ont disparu à larrêt de lIEC. Langio-dème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous IEC (voir rubrique 4.8).
Utilisation concomitante dinhibiteurs de mTOR (par exemple, sirolimus, évérolimus, temsirolimus)
Les patients traités de façon concomitante avec des inhibiteurs de mTOR (par exemple, sirolimus, évérolimus, temsirolimus) peuvent présenter un risque plus élevé dangio-dème (par exemple, dème des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans insuffisance respiratoire) (voir rubrique 4.5).
Réactions anaphylactoïdes pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL) :
Des patients prenant des IEC ont présenté rarement des réactions anaphylactoïdes, pouvant être fatales, lors dune aphérèse des LDL avec adsorption sur du sulfate de dextran. Ces réactions ont pu être évitées en interrompant transitoirement le traitement par IEC avant chaque aphérèse.
Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation :
Des cas de réactions anaphylactoïdes ont été rapportés lors de ladministration dun inhibiteur de lenzyme de conversion pendant un traitement de désensibilisation (par exemple, venin dhyménoptère). Ces réactions ont pu être évitées chez ces patients en interrompant transitoirement le traitement par IEC, mais elles sont cependant réapparues lors de la reprise accidentelle du traitement.
Neutropénie/Agranulocytose/Thrombopénie/Anémie :
Des cas de neutropénie/agranulocytose, de thrombopénie et danémie ont été rapportés chez des patients recevant des inhibiteurs de lenzyme de conversion. Chez les patients ayant une fonction rénale normale, sans autre facteur de risque, une neutropénie est rarement observée. Le périndopril doit être utilisé avec une extrême prudence chez des patients présentant une maladie vasculaire du collagène, recevant un traitement immuno-suppresseur, de lallopurinol ou du procaïnamide, ou une association de ces facteurs de risque, en particulier sil existe une altération pré-existante de la fonction rénale. Certains de ces patients ont présenté des infections sévères, qui, dans quelques cas, ne répondaient pas à une antibiothérapie intensive. En cas dutilisation du périndopril chez ces patients, un suivi périodique du nombre de globules blancs est recommandé et les patients devront être prévenus de signaler tout signe dinfection (exemple mal de gorge, fièvre).
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) :
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle.
Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Grossesse :
Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Précautions demploi
Hypotension :
Les IEC peuvent provoquer une chute de la pression artérielle. Lhypotension symptomatique est rarement observée chez les patients hypertendus sans complication, mais se produit préférentiellement chez les patients ayant une déplétion volumique, par exemple ceux traités par un diurétique, sous régime restrictif en sel, sous dialyse, ayant des diarrhées ou vomissements ou chez ceux ayant une hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubriques 4.5 et 4.8). Chez les patients à haut risque dhypotension symptomatique, un contrôle strict de la pression artérielle, de la fonction rénale et du potassium sérique doit être réalisé pendant le traitement par PERINDOPRIL TERT-BUTYLAMINE/AMLODIPINE EG.
Les mêmes précautions sont nécessaires aux patients présentant une ischémie cardiaque ou une pathologie cérébrovasculaire chez lesquels une chute tensionnelle trop importante peut entraîner un infarctus du myocarde ou à un accident vasculaire cérébral.
Si une hypotension se produit, le patient doit être placé en décubitus dorsal et, si nécessaire, recevoir une perfusion intraveineuse de chlorure de sodium isotonique. Une hypotension transitoire nest pas une contre-indication à la poursuite du traitement, qui pourra être généralement poursuivi sans problème une fois la normalisation de la pression artérielle remontée suite à laugmentation de la volémie.
Sténose de la valve mitrale et aortique /cardiomyopathie hypertrophique :
Comme les autres inhibiteurs de lenzyme de conversion, le périndopril doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une sténose de la valve mitrale et une obstruction au niveau du système déjection du ventricule gauche telles que sténose aortique ou cardiomyopathie hypertrophique.
Insuffisance rénale :
En cas d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 60 ml/min), une adaptation individuelle des monocomposants est recommandée (voir rubrique 4.2).
Un contrôle périodique du potassium et de la créatinine fait partie des examens de routine chez ces patients (voir rubrique 4.8).
Des augmentations de lurée sanguine et de la créatinine sérique, généralement réversibles à larrêt du traitement, ont été observées chez certains patients ayant une sténose de lartère rénale bilatérale ou une sténose de lartère sur rein unique, traités par IEC, en particulier chez les patients insuffisants rénaux. Un risque majoré dhypotension sévère et dinsuffisance rénale peut subvenir en cas dhypertension rénovasculaire. Des augmentations souvent faibles et transitoires des taux durée sanguine et de créatinine sérique, en particulier en cas dassociation du périndopril à un diurétique, ont été observées chez certains patients hypertendus sans antécédent de maladie rénovasculaire. Ceci concerne particulièrement les patients ayant une insuffisance rénale préexistante.
Insuffisance hépatique :
Les IEC ont été rarement associés à un syndrome débutant par une jaunisse cholestatique et pouvant conduire à une hépatite nécrosante fulminante et (parfois) à la mort. Le mécanisme de ce syndrome nest pas élucidé. Les patients sous IEC qui présentent une jaunisse ou une élévation importante des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par IEC et une surveillance médicale appropriée sera mise en place (voir rubrique 4.8).
Particularités ethniques
Un taux plus important dangio-dème a été observé chez les patients noirs sous IEC. Comme les autres IEC, lefficacité du périndopril peut être moindre sur la diminution de la pression artérielle chez les patients noirs, compte-tenu de la plus grande prévalence de taux faibles de rénine dans ce type de population.
Toux :
Une toux a été rapportée avec l'utilisation des IEC. Dune façon caractéristique, la toux est non-productive, persistante et disparaît à l'arrêt du traitement. La toux induite par les IEC devra faire partie du diagnostic différentiel de la toux.
Chirurgie/Anesthésie :
Chez les patients devant subir une intervention chirurgicale importante ou une anesthésie par des agents provoquant une hypotension, PERINDOPRIL TERT-BUTYLAMINE/AMLODIPINE EG peut bloquer la production de langiotensine II secondaire à la libération de rénine. Le traitement doit être interrompu un jour avant lintervention. Si une hypotension se produit et quelle est attribuée à ce mécanisme, elle peut être corrigée par une augmentation de la volémie.
Hyperkaliémie :
Des élévations de la kaliémie ont été observées chez certains patients traités avec des IEC, dont périndopril. Les facteurs de risque dhyperkaliémie sont une insuffisance rénale, une dégradation de la fonction rénale, lâge (> 70 ans), le diabète, les événements intercurrents tels que déshydratation, décompensation cardiaque aiguë, acidose métabolique, utilisation concomitante de diurétiques épargneurs de potassium (par ex., spironolactone, éplérénone, triamtérène, ou amiloride), de suppléments potassiques ou de substituts du sel contenant du potassium ou la prise dautres traitements augmentant la kaliémie (par ex., héparine, co-trimoxazole aussi appelé trimethoprime/sulfamethoxazole). Lutilisation de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium, ou de substituts de sel contenant du potassium, en particulier chez des patients ayant une fonction rénale altérée, peut provoquer une élévation significative de la kaliémie. Lhyperkaliémie peut entraîner des arythmies graves, parfois fatales. Si lutilisation concomitante de périndopril et des agents mentionnés ci-dessus est jugée nécessaire, ils doivent être utilisés avec prudence et un contrôle fréquent de la kaliémie doit être effectué (voir rubrique 4.5.).
Patients diabétiques :
Chez les patients diabétiques sous antidiabétiques oraux ou insuline, la glycémie doit être étroitement surveillée, en particulier pendant le premier mois de traitement par lIEC (voir rubrique 4.5).
Liées à lamlodipine
Précautions demploi
La sécurité et lefficacité de lamlodipine au cours dune crise hypertensive nont pas été établies.
Patients atteints dinsuffisance cardiaque :
Les patients atteints dinsuffisance cardiaque doivent être traités avec précaution.
Dans une étude long-terme contrôlée versus placebo chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque sévère (des classes NYHA III et IV) lincidence rapportée des dèmes pulmonaires a été supérieure dans le groupe traité par lamlodipine par rapport au groupe placebo (voir rubrique 5.1). Les inhibiteurs calciques, dont lamlodipine, doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque congestive, parce quils peuvent augmenter le risque dévènements cardiovasculaires et de mortalité.
Patients atteints dinsuffisance hépatique :
La demi-vie de lamlodipine est augmentée et son ASC (aire sous la courbe) est plus grande chez les patients atteints dinsuffisance hépatique ; les recommandations posologiques nont pas été établies. Par conséquent lamlodipine devra être initiée à la dose efficace la plus faible et des précautions devront être prises à la fois en début de traitement et lors dune augmentation de posologie. Une augmentation posologique lente et une surveillance attentive peut être nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.
Utilisation chez les sujets âgés :
Chez le sujet âgé, une augmentation de la posologie doit être effectuée avec précaution (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Utilisation chez les patients atteints dinsuffisance rénale :
Lamlodipine peut être utilisée chez ces patients aux doses usuelles. Les changements des concentrations plasmatiques de lamlodipine ne sont pas corrélés avec le degré d'insuffisance rénale. L'amlodipine n'est pas dialysable.
Liées à lassociation amlodipine/périndopril
Les mises en gardes spéciales listées ci-dessus pour chacune des deux substances, doivent également sappliquer à lassociation fixe damlodipine et de périndopril.
Précautions demploi
Interactions :
Lutilisation concomitante de lassociation fixe damlodipine et de périndopril avec du lithium, des diurétiques épargneurs de potassium ou des suppléments en potassium, ou avec le dantrolène nest pas recommandée (voir rubrique 4.5).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Liées au périndopril
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Associations déconseillées
Les IEC (par exemple, périndopril) sont connus pour causer des angio-dèmes. Ce risque peut être accru lors de lutilisation concomitante avec du racécadotril (médicament utilisé contre les diarrhées aiguës).
Inhibiteurs de mTOR (par exemple, sirolimus, évérolimus, temsirolimus) :
Les patients traités de façon concomitante avec des inhibiteurs de mTOR peuvent présenter un risque plus élevé dangio-dème (voir rubrique 4.4).
Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sel contenant du potassium :
Bien que la kaliémie reste habituellement dans les normes, une hyperkaliémie peut se produire chez certains patients traités par périndopril. Les diurétiques épargneurs de potassium (comme spironolactone, triamtérène et amiloride), les suppléments potassiques et les substituts contenant des sels de potassium peuvent conduire à une augmentation significative de la kaliémie. De ce fait, lassociation du périndopril avec les médicaments mentionnés ci-dessus nest pas recommandée (voir rubrique 4.4.). Si une utilisation concomitante est indiquée en cas dhypokaliémie démontrée, ces médicaments doivent être utilisés avec précaution et un contrôle périodique de la kaliémie doit être effectué.
Co-trimoxazole (trimethoprime/sulfamethoxazole)
Les patients qui associent à leur traitement du co-trimoxazole (trimethoprime/sulfamethoxazole) pourraient présenter un risqué acru dhyperkaliémie (voir rubrique 4.4)
Lithium :
Des augmentations réversibles des concentrations sériques du lithium et de sa toxicité (neurotoxicité sévère) ont été rapportées lors de lutilisation concomitante dIEC. Lassociation de périndopril avec le lithium nest pas recommandée. Si lassociation savère nécessaire, un contrôle attentif de la lithiémie est recommandé (voir rubrique 4.4).
Estramustine :
Risque daugmentation des effets indésirables tels que dèmes angioneurotiques (angio-dème).
Associations faisant l'objet de précautions demploi :
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) incluant laspirine ≥ 3 g/jour :
Quand les IEC sont administrés simultanément à des AINS (tels que lacide acétylsalicylique utilisé comme antiinflammatoire, inhibiteurs COX-2 et AINS non sélectifs) une atténuation de leffet antihypertenseur peut se produire. La prise concomitante dIEC et dAINS peut conduire à un risque accru daggravation de la fonction rénale, incluant un risque dinsuffisance rénale aiguë, et à une augmentation de la kaliémie, notamment chez les patients présentant une altération pré-existante de la fonction rénale. Lassociation doit être administrée avec prudence, particulièrement chez les sujets âgés. Les patients doivent être correctement hydratés et des mesures doivent être prises pour contrôler la fonction rénale, en début de traitement, puis périodiquement.
Antidiabétiques (insulines, sulfamides hypoglycémiants) :
L'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez les diabétiques traités par insuline ou sulfamides hypoglycémiants. La survenue dépisodes hypoglycémiques est très rare (il y a probablement une amélioration de la tolérance au glucose ayant pour conséquence une diminution des besoins en insuline).
Associations à prendre en compte :
Diurétiques :
Les patients sous diurétiques, et particulièrement ceux ayant une déplétion hydrosodée, peuvent présenter une hypotension excessive après linitiation dun traitement par un IEC. Leffet hypotenseur peut être diminué en interrompant le diurétique, en augmentant la volémie ou la prise de sel avant dinitier le traitement par de faibles doses et augmenter la posologie de périndopril progressivement.
Sympathomimétiques :
Les sympathomimétiques peuvent réduire les effets antihypertenseurs des IEC.
Or :
Des réactions nitritoïdes (symptômes comprenant flush facial, nausées, vomissements et hypotension) ont été rarement rapportées chez des patients recevant des injections dor (aurothiomalate de sodium) et un IEC (dont périndopril) de façon concomitante.
Liées à lamlodipine
Associations déconseillées :
Dantrolène (perfusion) :
Chez lanimal, une fibrillation ventriculaire et un collapsus cardiovasculaire létaux ont été observés en association à une hyperkaliémie après ladministration de vérapamil et de dantrolène par voie IV. Compte tenu du risque dhyperkaliémie, il est recommandé déviter ladministration concomitante dinhibiteurs calciques comme lamlodipine, chez les patients susceptibles de présenter une hyperthermie maligne et dans la prise en charge de lhyperthermie maligne.
Associations faisant l'objet de précautions demploi :
Inducteurs du CYP3A4 :
Aucune donnée nest disponible sur leffet des inducteurs du CYP3A4 sur lamlodipine. Lutilisation concomitante dinducteurs du CYP3A4 (par exemple, la rifampicine, le millepertuis [hypericum perforatum]) peut entraîner une diminution de la concentration plasmatique damlodipine. Lamlodipine doit être utilisée avec précaution avec les inducteurs de lisoenzyme CYP3A4.
Inhibiteurs du CYP3A4 :
Lutilisation concomitante damlodipine avec des inhibiteurs forts ou modérés du CYP3A4 (inhibiteurs de la protéase, antifongiques azolés, macrolides tels que lérythromycine ou la clarithromycine, le vérapamil ou le diltiazem) peut entraîner une augmentation significative de la concentration plasmatique damlodipine. La traduction clinique de ces variations pharmacocinétiques peut être plus prononcée chez le sujet âgé. Par conséquent, une surveillance clinique et un ajustement de la dose pourront être nécessaires.
Associations à prendre en compte :
Les effets hypotenseurs de lamlodipine sajoutent à ceux dautres médicaments présentant des propriétés antihypertensives.
Autres associations :
Dans les études dinteractions cliniques, lamlodipine na pas affecté les propriétés pharmacocinétiques de latorvastatine, la digoxine, la warfarine ou la ciclosporine.
Ladministration damlodipine avec du pamplemousse ou du jus de pamplemousse nest pas recommandée car la biodisponibilité peut être augmentée chez certains patients, ce qui peut entraîner une augmentation des effets hypotenseurs.
Liées à lassociation amlodipine/périndopril
Associations faisant l'objet de précautions demploi :
Baclofène :
Majoration de leffet antihypertenseur. Surveillance de la pression artérielle, de la fonction rénale et adaptation posologique de lantihypertenseur si nécessaire.
Associations à prendre en compte :
Antihypertenseurs (tels que bêta-bloquants) et vasodilatateurs :
Lutilisation concomitante dantihypertenseurs peut augmenter les effets hypotenseurs du périndopril et de lamlodipine. Lutilisation concomitante de nitroglycérine et dautres dérivés nitrés ou dautres vasodilatateurs, peut provoquer une réduction plus importante de la pression artérielle, et doit par conséquent être considéré avec prudence.
Corticostéroïdes, tétracosactide :
Diminution de leffet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticostéroïdes).
Alpha-bloquants (prazosine, alfuzosine, doxazosine, tamsulosine, térazosine) :
Majoration de leffet antihypertenseur et augmentation du risque dhypotension orthostatique.
Amifostine :
Risque de potentialisation de leffet antihypertenseur de lamlodipine.
Antidépresseurs tricycliques/antipsychotiques/anesthésiques :
Majoration de leffet antihypertenseur et augmentation du risque dhypotension orthostatique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Compte tenu des effets respectifs de chacune des deux substances présentes dans lassociation, sur la grossesse et lallaitement :
Lutilisation de lassociation fixe damlodipine et de périndopril nest pas recommandée pendant le premier trimestre de la grossesse. Lassociation amlodipine/périndopril est contre-indiquée pendant le deuxième et troisième trimestre de la grossesse.
Lassociation amlodipine/périndopril nest pas recommandée pendant lallaitement, cest pourquoi une solution doit être envisagée, soit interrompre lallaitement, soit interrompre le traitement en prenant en compte limportance de ce traitement pour la mère.
Grossesse
Liée au périndopril
Lutilisation dinhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine (IEC) nest pas recommandée pendant le premier trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). Lutilisation dIEC est contre-indiquée pendant le deuxième et troisième trimestre de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les données épidémiologiques disponibles ne permettent pas de conclure quant au risque de tératogénicité suite à une exposition aux IEC pendant le premier trimestre de la grossesse ; toutefois, une faible augmentation du risque ne peut être exclue. En cas de désir de grossesse, un traitement antihypertenseur alternatif avec un profil de sécurité demploi établi pendant la grossesse doit être proposé, sauf si la poursuite du traitement par IEC est considérée comme indispensable.
Si une grossesse est confirmée, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement, et si nécessaire, un traitement alternatif doit être initié.
Une exposition à un IEC pendant le deuxième et le troisième trimestre est connue pour induire une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligo-amnios, retard dossification de la voûte crânienne) et une toxicité néonatale (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3).
En cas dexposition aux IEC pendant le deuxième trimestre de la grossesse, une échographie de la fonction rénale et de la voûte crânienne est recommandée.
Chez les nourrissons dont les mères ont reçu des IEC, la survenue dune hypotension doit être étroitement surveillée (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Liée à lamlodipine
Chez la femme, la sécurité demploi de lamlodipine au cours de la grossesse na pas été établie.
Dans les études chez lanimal, une reprotoxicité a été observée à doses élevées (voir rubrique 5.3)
Lutilisation au cours de la grossesse nest recommandée que si aucune alternative plus sûre nest disponible et lorsque la maladie elle-même présente des risques plus importants pour la mère et le ftus.
Allaitement
Lié au périndopril
En raison de labsence dinformation disponible sur lutilisation de périndopril au cours de lallaitement, le périndopril est déconseillé. Il est préférable dutiliser dautres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant lallaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.
Lié à lamlodipine
Il na pas été établi si lamlodipine est excrétée dans le lait maternel.
La décision de poursuivre ou dinterrompre lallaitement ou de poursuivre ou dinterrompre le traitement par amlodipine doit être prise en tenant compte du bénéfice de lallaitement pour lenfant et du bénéfice du traitement par lamlodipine pour la mère.
Fertilité
Des modifications biochimiques réversibles au niveau de la tête du spermatozoïde ont été rapportées chez certains patients traités par des inhibiteurs calciques. Les données cliniques sont insuffisantes concernant leffet potentiel de lamlodipine sur la fertilité. Dans une étude menée chez le rat, des effets indésirables ont été détectés sur la fertilité des mâles (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets de lassociation amlodipine/périndopril sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines nont pas été étudiés. Lamlodipine peut avoir une influence mineure ou modérée sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Si les patients traités par lamlodipine présentent des sensations vertigineuses, des maux de tête, une fatigue, un épuisement ou des nausées, leur aptitude à réagir peut être altérée. Des précautions sont recommandées en particulier au début du traitement.
Les effets indésirables suivants ont pu être observés pendant le traitement avec périndopril ou amlodipine pris séparément et sont classés selon la classification MedDRA par classe de systèmes dorganes et en fonction de leur fréquence : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de systèmes dorganes MedDRA |
Effets indésirables |
Fréquence |
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Amlodipine |
Périndopril |
||
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Leucopénie/neutropénie (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
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Agranulocytose ou pancytopénie (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Thrombopénie (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
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Anémie hémolytique chez les patients présentant un déficit congénital en G-6PDH (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
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Diminution de lhémoglobine et de lhématocrite |
- |
Très rare |
|
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Affections du système immunitaire |
Réactions allergiques |
Très rare |
Peu fréquent |
|
Troubles endocriniens |
Syndrome de sécrétion inappropriée dhormones antidiurétiques (SIADH) |
|
Rare |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hyperglycémie |
Très rare |
- |
|
Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
- |
Fréquence indéterminée |
|
|
Affections psychiatriques |
Insomnie |
Peu fréquent |
- |
|
Changement dhumeur (y compris anxiété) |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Dépression |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Troubles du sommeil |
- |
Peu fréquent |
|
|
Confusion |
Rare |
Très rare |
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Affections du système nerveux |
Somnolence (en particulier au début du traitement) |
Fréquent |
- |
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Etourdissements (en particulier au début du traitement) |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Céphalées (en particulier au début du traitement) |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Dysgueusie |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Tremblements |
Peu fréquent |
- |
|
|
Hypoesthésie |
Peu fréquent |
- |
|
|
Paresthésie |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Syncope |
Peu fréquent |
- |
|
|
Hypertonie |
Très rare |
- |
|
|
Neuropathie périphérique |
Très rare |
- |
|
|
Vertiges |
|
Fréquent |
|
|
Affections oculaires |
Troubles de la vision (y compris diplopie) |
Peu fréquent |
Fréquent |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
Acouphènes |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Affections cardiaques |
Palpitations |
Fréquent |
- |
|
Angor |
- |
Très rare |
|
|
Infarctus du myocarde, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Très rare |
|
|
Arythmie (incluant bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire) |
Très rare |
Très rare |
|
|
Affections vasculaires |
Flush |
Fréquent |
Rare |
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Hypotension (et effets liés à lhypotension) |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Accident vasculaire cérébral, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Vascularite |
Très rare |
Fréquence indéterminée |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
Rhinite |
Peu fréquent |
Très rare |
|
|
Toux |
Très rare |
Fréquent |
|
|
Bronchospasme |
- |
Peu fréquent |
|
|
Pneumonie éosinophile |
- |
Très rare |
|
|
Affections gastro-intestinales |
Hyperplasie gingivale |
Très rare |
- |
|
Douleurs abdominales, nausées |
Fréquent |
Fréquent |
|
|
Vomissements |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Dyspepsie |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Troubles du transit intestinal |
Peu fréquent |
- |
|
|
Bouche sèche |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Diarrhée, constipation |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Pancréatite |
Très rare |
Très rare |
|
|
Gastrite |
Très rare |
- |
|
|
Affections hépatobiliaires |
Hépatite, ictère |
Très rare |
- |
|
Hépatite cytolytique ou cholestatique (voir rubrique 4.4) |
- |
Très rare |
|
|
Elévation des enzymes hépatiques (évoquant généralement une cholestase) |
Très rare |
- |
|
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
dème de Quincke |
Très rare |
- |
|
Angio-dème de la face, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx (voir rubrique 4.4) |
Très rare |
Peu fréquent |
|
|
Erythème polymorphe |
Très rare |
Très rare |
|
|
Alopécie |
Peu fréquent |
- |
|
|
Purpura |
Peu fréquent |
- |
|
|
Décoloration de la peau |
Peu fréquent |
- |
|
|
Hyperhydrose |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
|
|
Prurit |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Rash, exanthème |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Syndrome de Stevens-Johnson |
Très rare |
- |
|
|
Aggravation du psoriasis |
- |
Rare |
|
|
Dermite exfoliative |
Très rare |
- |
|
|
Photosensibilité |
Très rare |
- |
|
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
dème des chevilles |
Fréquent |
- |
|
Arthralgie, myalgie |
Peu fréquent |
- |
|
|
Crampes musculaires |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Douleurs dorsales |
Peu fréquent |
- |
|
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Troubles de la miction, nycturie, augmentation de la fréquence urinaire |
Peu fréquent |
- |
|
Insuffisance rénale |
- |
Peu fréquent |
|
|
Insuffisance rénale aiguë |
- |
Rare |
|
|
Anurie/oligurie |
|
Rare |
|
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Impuissance |
Peu fréquent |
Peu fréquent |
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Gynécomastie |
Peu fréquent |
- |
|
|
Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
dème |
Fréquent |
- |
|
Fatigue |
Fréquent |
- |
|
|
Douleur thoracique |
Peu fréquent |
- |
|
|
Asthénie |
Peu fréquent |
Fréquent |
|
|
Douleurs |
Peu fréquent |
- |
|
|
Malaise |
Peu fréquent |
- |
|
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Investigations |
Augmentation du poids, diminution du poids |
Peu fréquent |
- |
|
Elévation de la bilirubine sérique et des enzymes hépatiques |
- |
Rare |
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|
Augmentation de lurée sanguine et de la créatinine sérique, kyperkaliémie (voir rubrique 4.4) |
- |
Fréquence indéterminée |
|
Information supplémentaire liée à lamlodipine
Des cas exceptionnels de syndromes extrapyramidaux ont été rapportés.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Aucune information n'est disponible concernant un surdosage de lassociation amlodipine/périndopril chez l'Homme.
Pour l'amlodipine, l'expérience en matière de surdosage intentionnel chez l'Homme est limitée.
Symptômes : les données disponibles suggèrent quun surdosage important peut entraîner une vasodilatation périphérique excessive et une éventuelle tachycardie réflexe. Des hypotensions systémiques marquées et probablement prolongées pouvant conduire jusquà un choc entraînant le décès, ont été rapportées.
Traitement : une hypotension cliniquement significative due à un surdosage damlodipine nécessite un soutien cardio-vasculaire actif comprenant une surveillance fréquente de la fonction respiratoire et cardiaque, une surélévation des membres inférieurs et une prise en charge de la volémie et du débit urinaire.
Un vasoconstricteur peut être utilisé pour restaurer le tonus vasculaire et la pression artérielle, à condition quil ny ait pas de contre-indication à son utilisation. Le gluconate de calcium administré par voie intraveineuse peut être utile pour inverser les effets du blocage des canaux calciques.
Un lavage gastrique peut être justifié dans certains cas. Chez des volontaires sains, lutilisation de charbon jusquà deux heures après ladministration damlodipine 10 mg a montré une réduction du taux dabsorption de lamlodipine.
Dans la mesure où lamlodipine est fortement liée aux protéines, une dialyse napportera probablement aucun bénéfice.
Les données de surdosage en périndopril chez lHomme sont limitées. Les symptômes associés à un surdosage en IEC peuvent comprendre une hypotension, un choc circulatoire, des troubles électrolytiques, une insuffisance rénale, une hyperventilation, une tachycardie, des palpitations, de la bradycardie, des étourdissements, de lanxiété et de la toux.
Le traitement recommandé en cas de surdosage est la perfusion intraveineuse dune solution isotonique de chlorure de sodium. Si une hypotension se produit, le patient devra être placé en décubitus. Si possible, une perfusion intraveineuse dangiotensine II et/ou de catécholamines peut aussi être réalisée. Le périndopril peut être retiré de la circulation générale par hémodialyse (voir rubrique 4.4). Un pacemaker est indiqué lors dune bradycardie résistante au traitement. Les signes cliniques vitaux, les concentrations sériques en électrolytes et en créatinine doivent être continuellement contrôlés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Médicaments agissant sur le système rénine-angiotensine, Inhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC) et inhibiteurs calciques, code ATC : C09BB04.
Périndopril
Le périndopril est un inhibiteur de lenzyme qui transforme langiotensine I en angiotensine II (Enzyme de Conversion de lAngiotensine ECA). Cette enzyme de conversion, ou kinase, est une exopeptidase qui permet la conversion de langiotensine I en angiotensine II vasoconstrictrice provoquant la dégradation de la bradykinine vasodilatatrice en un heptapeptide inactif. Linhibition de lECA induit une diminution de langiotensine II dans le plasma, conduisant à une augmentation de lactivité plasmatique de la rénine (par inhibition du rétrocontrôle négatif de la libération de rénine) et à une diminution de la sécrétion daldostérone.
Comme lECA inactive la bradykinine, linhibition de lECA conduit aussi à une augmentation de lactivité des systèmes kallicréine-kinine locaux et circulant (et par conséquent aussi à une activation du système prostaglandines). Ce mécanisme peut contribuer à laction hypotensive des IEC et est partiellement responsable de certains de leurs effets indésirables (comme la toux).
Le périndopril agit par lintermédiaire de son métabolite actif, le périndoprilate. Les autres métabolites ne présentent pas dinhibition de lECA in vitro.
Hypertension :
Le périndopril est actif à tous les stades de lhypertension artérielle : légère, modérée, sévère ; on observe une réduction des pressions systolique et diastolique, à la fois en décubitus et en orthostatisme.
Le périndopril réduit les résistances périphériques vasculaires, conduisant à une diminution de la pression artérielle. Par conséquent, le débit sanguin périphérique augmente, sans effet sur la fréquence cardiaque.
Le débit sanguin rénal augmente, en règle générale, avec un débit de filtration glomérulaire (DFG) restant habituellement inchangé.
Lactivité anti-hypertensive est maximale entre 4 et 6 heures après une prise unique et se maintient pendant au moins 24 heures : le ratio vallée/pic est de lordre de 87100 %.
La diminution de la pression artérielle se produit rapidement. Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle intervient durant le premier mois de traitement, et se maintient sans échappement.
Larrêt du traitement ne saccompagne pas dun effet rebond sur la pression artérielle.
Le périndopril réduit lhypertrophie ventriculaire gauche.
Chez lhomme, les propriétés vasodilatatrices de périndopril ont été confirmées. Il améliore lélasticité des gros troncs artériels et diminue le ratio média/lumen des petites artères.
Patients présentant une maladie coronarienne stable :
Létude clinique EUROPA, multicentrique, internationale, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo a duré 4 ans.
Douze mille deux cent dix-huit (12 218) patients âgés de plus de 18 ans ont été randomisés sous périndopril tert-butylamine 8 mg (équivalent à périndopril arginine 10 mg) (n = 6 110) ou sous placebo (n = 6 108).
Les patients de létude présentaient une maladie coronaire sans signe clinique dinsuffisance cardiaque. Au total, 90 % des patients présentaient un antécédent dinfarctus du myocarde et/ou un antécédent de revascularisation coronaire. La plupart des patients recevait le traitement étudié en plus de leur thérapie usuelle incluant des antiagrégants plaquettaires, des hypolipémiants et des bêta-bloquants.
Le critère principal defficacité était un critère combiné associant la mortalité cardiovasculaire, linfarctus du myocarde non fatal et/ou larrêt cardiaque récupéré. Le traitement par périndopril tert-butylamine à la dose de 8 mg (équivalent à périndopril arginine 10 mg) une fois par jour a abouti à une réduction absolue significative du critère principal de 1,9 % (réduction du risque relatif [RRR] de 20 %, IC à 95 % [9,4 ; 28,6] p < 0,001).
Par rapport au placebo, une réduction absolue de 2,2 % correspondant à une RRR de 22,4 % (IC à 95 % [12,0 ; 31,6] p < 0,001) du critère dévaluation principal a été observée chez les patients ayant un antécédent dinfarctus du myocarde et/ou de revascularisation.
Données issues des essais cliniques relatives au double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) :
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes)).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.
Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou ARA II chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, de troubles cardiovasculaires, ou les deux. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
Amlodipine
Lamlodipine est un inhibiteur du flux ionique calcique appartenant à la famille des dihydropyridines (bloqueur du canal calcique lent ou inhibiteur calcique) et inhibe lentrée transmembranaire des ions calcium dans le muscle cardiaque et le muscle lisse vasculaire. Le mécanisme de laction antihypertensive est lié à un effet relaxant direct au niveau du muscle lisse vasculaire. Le mécanisme précis par lequel lamlodipine agit sur langor na pas été complètement élucidé, néanmoins lamlodipine réduit la charge ischémique totale par les deux mécanismes daction suivants :
1. Lamlodipine dilate les artérioles périphériques et diminue la résistance périphérique totale contre laquelle le cur travaille. Ceci saccompagne dune baisse de la consommation énergétique du myocarde et de ses besoins en oxygène, tant que la fréquence cardiaque reste stable,
2. Le mécanisme daction de lamlodipine implique probablement également une vasodilatation des artères principales et des artérioles coronaires, à la fois dans les régions saines et dans les régions ischémiques. Cette dilatation augmente lapport myocardique en oxygène chez les patients présentant des spasmes artériels coronaires (angor de Prinzmetal ou divers types dangor).
Chez les patients hypertendus, une prise quotidienne unique permet dobtenir une réduction cliniquement significative de la pression artérielle, en position couchée ou debout pendant 24 heures. Laction progressive de lamlodipine permet déviter les accès dhypotension.
Chez les patients angoreux, une prise quotidienne unique damlodipine augmente la durée de lexercice total, le délai dapparition de langor et le délai dapparition du sous-décalage du segment ST de 1 mm, et diminue à la fois la fréquence des crises angineuses et la consommation de trinitrate de glycéryle.
Lamlodipine nentraîne pas deffets métaboliques indésirables et ne modifie pas les taux de lipides plasmatiques, ce qui convient à lutilisation chez les patients présentant asthme, diabète ou goutte.
Patients atteints de coronaropathies :
Lefficacité damlodipine pour la prévention des évènements cliniques chez les patients atteints de coronaropathies a été évaluée au cours dune étude indépendante, multicentrique, randomisée, en double aveugle et contrôlée versus placebo chez 1 997 patients ; comparaison de lamlodipine et de lénalapril dans la limitation des épisodes de thromboses (étude CAMELOT). Parmi ces patients, 663 ont été traités par de lamlodipine 5-10 mg, 673 ont été traités par de lénalapril 10-20 mg et 655 ont reçu le placebo en complément dun traitement standard par les statines, les β-bloquants, les diurétiques et laspirine, pendant 2 ans. Les principaux résultats defficacité sont présentés dans le tableau 1. Les résultats indiquent que le traitement par amlodipine a été associé à un nombre moins important dhospitalisations pour angor et de procédures de revascularisation chez des patients atteints de coronaropathies.
|
Tableau 1. Incidence des critères dévaluation cliniques significatifs de létude CAMELOT |
|||||
|
Taux dévènements cardio-vasculaires, nombre (%) |
Amlodipine vs. placebo |
||||
|
Critères dévaluation |
Amlodipine |
Placebo |
Enalapril |
Rapport de risque (IC à 95 %) |
Valeur de p |
|
Critère dévaluation principal |
110 (16,6) |
151 (23,1) |
136 (20,2) |
0,69 (0,54-0,88) |
0,003 |
|
Evènements indésirables cardio-vasculaires |
|
|
|
|
|
|
Composants individuels |
|
|
|
|
|
|
Revascularisation coronaire |
78 (11,8) |
103 (15,7) |
95 (14,1) |
0,73 (0,54-0,98) |
0,03 |
|
Hospitalisation pour angor |
51 (7,7) |
84 (12,8) |
86 (12,8) |
0,58 (0,41-0,82) |
0,002 |
|
IDM non fatal |
14 (2,1) |
19 (2,9) |
11 (1,6) |
0,73 (0,37-1,46) |
0,37 |
|
AVC ou AIT |
6 (0,9) |
12 (1,8) |
8 (1,2) |
0,50 (0,19-1,32) |
0,15 |
|
Mortalité cardio-vasculaire |
5 (0,8) |
2 (0,3) |
5 (0,7) |
2,46 (0,48-12,7) |
0,27 |
|
Hospitalisation pour ICC |
3 (0,5) |
5 (0,8) |
4 (0,6) |
0,59 (0,14-2,47) |
0,46 |
|
Réanimation après arrêt cardiaque |
0 |
4 (0,6) |
1 (0,1) |
NA |
0,04 |
|
Apparition dune maladie vasculaire périphérique |
5 (0,8) |
2 (0,3) |
8 (1,2) |
2,6 (0,50-13,4) |
0,24 |
Abréviations : ICC, insuffisance cardiaque congestive ; IC, intervalle de confiance ; IDM, infarctus du myocarde ; AIT, accident ischémique transitoire ; AVC, accident vasculaire cérébral.
Utilisation chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque :
Des études hémodynamiques et des études contrôlées basées sur des épreuves deffort menées chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque de classe NYHA II à IV ont montré que lamlodipine nentraînait aucune détérioration clinique de la tolérance à leffort, de la fraction déjection ventriculaire gauche et de la symptomatologie clinique.
Une étude contrôlée versus placebo (PRAISE) conçue pour évaluer des patients atteints dinsuffisance cardiaque de classe NYHA III à IV recevant de la digoxine, des diurétiques et des inhibiteurs de lECA a montré que lamlodipine nentraînait pas daugmentation du risque de mortalité ou de mortalité et morbidité combinée avec linsuffisance cardiaque.
Dans une étude de suivi à long terme contrôlée versus placebo (PRAISE-2) sur lamlodipine chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque de classes NYHA III et IV sans symptômes cliniques ni résultats objectifs suggérant ou sous-jacents à une maladie ischémique, traités par des doses stables dinhibiteurs de lECA, de digitaliques et de diurétiques, lamlodipine na eu aucun effet sur la mortalité cardio-vasculaire totale. Dans cette même population, lamlodipine a été associée à une augmentation des notifications ddème pulmonaire.
Etude sur le traitement préventif de la crise cardiaque (ALLHAT) :
Une étude randomisée en double aveugle de morbi-mortalité appelée the Antihypertensive and Lipid-Lowering Treatment to Prevent Heart Attack Trial (ALLHAT) a été conduite pour comparer les effets de nouvelles substances : lamlodipine 2,5-10 mg/j (inhibiteur calcique) ou du lisinopril 10-40 mg/j (inhibiteur de lenzyme de conversion) en traitement de première intention, à un diurétique thiazidique, la chlorthalidone 12,5-25 mg/j, chez des patients atteints dhypertension artérielle légère à modérée.
Au total, 33 357 patients hypertendus âgés de 55 ans ou plus ont été randomisés et suivis pendant une durée moyenne de 4,9 ans. Les patients avaient au moins un facteur de risque de coronaropathie additionnel incluant un antécédent dinfarctus du myocarde ou daccident vasculaire cérébral > 6 mois ou dune autre maladie cardiovasculaire liée à lathérosclérose (51,5 % au total), un diabète de type 2 (36,1 %), un HDL-C < 35 mg/dl (11,6 %), une hypertrophie ventriculaire gauche diagnostiquée par électrocardiogramme ou échocardiographie (20,9 %), un tabagisme (21,9 %).
Le critère principal était une composante de décès dorigine coronaire ou dinfarctus du myocarde non fatal. Létude na pas montré de différence significative sur le critère principal entre le groupe amlodipine et le groupe chlorthalidone : RR 0,98 (IC à 95 % (0,90-1,07) p = 0,65). Parmi les critères secondaires, lincidence dinsuffisance cardiaque (composant dun critère composite cardiovasculaire combiné) a été significativement supérieure dans le groupe amlodipine, par rapport au groupe chlorthalidone (10,2 % vs 7,7 %, RR 1,38, (IC à 95 % [1,25-1,52] p < 0,001)). Toutefois, il na pas été montré de différence significative sur la mortalité toute cause entre le groupe amlodipine et le groupe chlorthalidone, RR 0,96 (IC à 95 % [0,89-1,02] p = 0,20).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le taux et le degré dabsorption du périndopril et de lamlodipine contenus dans lassociation fixe damlodipine et de périndopril ne sont pas significativement différents de ceux observés, respectivement, dans les formulations individuelles.
Périndopril
Après administration orale, labsorption de périndopril est rapide et le pic de concentration est atteint en 1 heure. La demi-vie plasmatique du périndopril est de 1 heure.
Le périndopril est une prodrogue. La biodisponibilité du périndoprilate, le métabolite actif, est de 27 %. En plus du périndoprilate actif, périndopril produit 5 métabolites, tous inactifs. Le pic de concentration plasmatique du périndoprilate est atteint en 3 à 4 heures.
La prise daliments diminuant la transformation en périndoprilate, et donc sa biodisponibilité, périndopril arginine doit être administré par voie orale, en une prise quotidienne unique le matin avant le repas.
Il a été démontré une relation linéaire entre la dose de périndopril et son exposition plasmatique. Le volume de distribution est approximativement de 0,2 l/kg pour la forme libre du périndoprilate. La liaison du périndoprilate aux protéines plasmatiques est de 20 %, principalement à lenzyme de conversion de langiotensine, mais elle est concentration-dépendante. Le périndoprilate est éliminé dans lurine et la demi-vie terminale de la fraction libre est denviron 17 heures, permettant dobtenir un état déquilibre en 4 jours.
Lélimination du périndoprilate est diminuée chez le sujet âgé, ainsi que chez les insuffisants cardiaques et rénaux (voir rubrique 4.2). Par conséquent, le suivi médical habituel devra inclure un contrôle périodique de la créatinine et du potassium.
La clairance de dialyse du périndoprilate est de 70 ml/min.
Les cinétiques de périndopril sont modifiées chez les cirrhotiques : la clairance hépatique de la molécule-mère est réduite de moitié. Cependant, la quantité de périndoprilate formée nest pas réduite et, par conséquent, aucune adaptation posologique nest nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Amlodipine
Après administration orale aux doses thérapeutiques, lamlodipine est totalement absorbée avec un pic plasmatique entre 6 et 12 heures après la prise. La biodisponibilité absolue a été estimée entre 64 et 80 %. Le volume de distribution est approximativement de 21 l/kg. Des études in vitro ont montré que lamlodipine circulante est approximativement liée à 97,5 % aux protéines plasmatiques.
La biodisponibilité de lamlodipine nest pas affectée par la prise daliment.
La demi-vie délimination terminale est denviron 35 à 50 heures et permet une prise unique quotidienne. Lamlodipine est presque entièrement métabolisée par le foie en métabolites inactifs avec 10 % de la molécule mère et 60 % des métabolites sont excrétés dans les urines.
Utilisation chez le sujet âgé : le temps dobtention de la concentration plasmatique maximale de lamlodipine est similaire chez les sujets jeunes et chez les sujets âgés. Chez les patients âgés, la clairance de lamlodipine à tendance à diminuer, entraînant des augmentations de laire sous la courbe (ASC) et de la demi-vie délimination. Les augmentations de lASC et de la demi-vie délimination chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque congestive ont été conformes aux attentes dans la tranche dâge des patients étudiés.
Utilisation chez le patient insuffisant hépatique : des données cliniques très limitées sont disponibles concernant ladministration damlodipine chez les sujets présentant une insuffisance hépatique. Les patients atteints dinsuffisance hépatique ont une clairance de lamlodipine diminuée résultant dune demi-vie plus longue et dune augmentation de lASC denviron 40-60 %.
5.3. Données de sécurité préclinique
Périndopril
Dans les études de toxicité chronique avec administration orale de périndopril (chez le rat et le singe), lorgane cible est le rein, où des dommages réversibles ont été observés.
Aucun effet mutagène na été observé lors des études in vitro ou in vivo.
Les études sur la toxicité de la reproduction (chez le rat, la souris, le lapin et le singe) nont montré aucun signe dembryotoxicité ou de tératogénicité. Cependant, il a été montré que les IEC, par effet de classe, ont induit des effets indésirables sur les derniers stades de développement du ftus, conduisant à une mort ftale et des effets congénitaux chez les rongeurs et les lapins : des lésions rénales et une augmentation de la mortalité péri- et post-natale ont été observées.
Aucune carcinogénicité na été observée lors des études à long terme chez les rats et les souris.
Amlodipine
Reprotoxicité
Des études de reprotoxicité chez le rat et la souris ont montré un retard de la mise à bas, une durée prolongée du travail et une diminution de la survie de la descendance à des doses environ 50 fois supérieures à la dose maximale recommandée chez lhomme sur une base en mg/kg.
Altération de la fertilité
Il na été observé aucun effet sur la fertilité chez des rats traités par lamlodipine (mâles pendant 64 jours, et femelles pendant 14 jours avant laccouplement) à des doses ayant atteint 10 mg/kg/jour (huit fois* la dose maximale recommandée chez lHomme de 10 mg sur une base en mg/m2). Dans une autre étude menée chez le rat, dans laquelle les rats ont été traités par du bésilate damlodipine pendant 30 jours à une dose comparable à la dose administrée chez les hommes basée en mg/kg, on a trouvé une diminution des taux plasmatique de lhormone folliculo-stimulante et de la testostérone ; ainsi quune diminution de la densité du sperme et du nombre de spermatides matures et de cellules de Sertoli.
Potentiel cancérigène et mutagène
Des rats et les souris traités par de lamlodipine dans lalimentation pendant deux ans, à des concentrations calculées pour délivrer des posologies quotidiennes de 0,5, 1,25 et 2,5 mg/kg/jour nont montré aucun signe de cancérogénicité. La dose maximale (pour la souris, identique à, et pour les rats deux fois* la dose clinique maximale recommandée de 10 mg sur une base en mg/m2) a été proche de la dose maximale tolérée pour les souris mais pas pour les rats.
Les études de mutagénicité nont révélé aucun effet lié au médicament que ce soit au niveau génique ou chromosomique.
* sur la base dun patient pesant 50 kg.
Carboxyméthylamidon sodique (type A), dibéhénate de glycérol, hydrogénophosphate de calcium, tréhalose dihydraté, cellulose microcristalline, oxyde de magnésium léger, crospovidone, stéarate de magnésium.
Sans objet.
Plaquettes (Aluminium/Aluminium) : 2 ans
Piluliers (PEHD) : 2 ans
Piluliers (PEHD) après première ouverture : 3 mois
6.4. Précautions particulières de conservation
Plaquettes (Aluminium/Aluminium) :
A conserver dans lemballage dorigine, à labri de la lumière et de lhumidité.
Piluliers (PEHD) :
A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C. A conserver dans lemballage dorigine, à labri de la lumière et de lhumidité.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquette (Aluminium/Aluminium)
Pilulier (PEHD) scellé par un opercule en aluminium et muni dun bouchon à vis en PP.
Présentations :
Plaquette : 10, 30, 60, 90 comprimés
Pilulier : 100 comprimés
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS
CENTRAL PARK
9-15, RUE MAURICE MALLET
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 079 0 4 : 10 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
· 34009 301 079 1 1 : 30 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
· 34009 550 382 7 6 : 60 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
· 34009 550 382 8 3 : 90 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).
· 34009 550 382 9 0 : 100 comprimés en pilulier (PEHD).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- COVERSYL 10 mg, comprimé pelliculé
- AMLODIPINE ALMUS 10 mg, gélule
- CERTICAN 0,1 mg, comprimé dipersible
- ALLOPURINOL ARROW 100 mg, comprimé
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- EPLERENONE ACCORD 25 mg, comprimé pelliculé
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- DANTRIUM 100 mg, gélule
- DIARFIX 100 mg, gélule
- ISOPTINE 120 mg, gélule
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
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