LIPTRUZET 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé
CIS 67931689
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ANSM - Mis à jour le : 13/04/2021
LIPTRUZET 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé pelliculé contient :
ézétimibe.............................................................................................................................. 10 mg
atorvastatine (sous forme datorvastatine calcique trihydratée)................................................. 10 mg
Excipients à effet notoire :
Chaque comprimé pelliculé 10 mg/10 mg contient 153 mg de lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé 10 mg/10 mg : comprimé pelliculé biconvexe en forme de gélule, blanc à blanc cassé, mesurant 12,74 mm x 5,10 mm, portant la mention « 257 » gravée sur une face.
4.1. Indications thérapeutiques
Prévention des événements cardiovasculaires
LIPTRUZET est indiqué pour réduire le risque dévénements cardiovasculaires (voir rubrique 5.1) chez les patients présentant une maladie coronaire avec un antécédent de syndrome coronarien aigu (SCA), précédemment traités ou non par une statine.
Hypercholestérolémie
LIPTRUZET est indiqué comme traitement adjuvant au régime chez les patients adultes ayant une hypercholestérolémie primaire (familiale hétérozygote et non familiale) ou une dyslipidémie mixte lorsque lutilisation dune association est appropriée :
· patients non contrôlés de façon appropriée par une statine seule,
· patients recevant déjà une statine et de lézétimibe.
Hypercholestérolémie familiale homozygote (HFHo)
LIPTRUZET est indiqué comme traitement adjuvant au régime chez les patients adultes ayant une HFHo. Ces patients peuvent recevoir également des traitements adjuvants (par ex. aphérèse des LDL).
4.2. Posologie et mode d'administration
Hypercholestérolémie et/ou maladie coronaire (avec antécédent de syndrome coronarien aigu)
Pendant toute la durée du traitement par LIPTRUZET, le patient devra suivre un régime hypolipidémiant adapté.
La posologie de LIPTRUZET est de 10/10 mg par jour à 10/80 mg par jour. La dose habituelle est de 10/10 mg une fois par jour. Le taux de cholestérol lié aux lipoprotéines de faible densité (LDL‑C), les facteurs de risque de maladie coronaire, et la réponse au traitement hypocholestérolémiant habituel du patient seront pris en compte à linstauration du traitement ou en cas dajustement de la posologie.
La posologie de LIPTRUZET doit être individualisée et tenir compte de lefficacité connue des différents dosages de LIPTRUZET (voir rubrique 5.1, tableau 4) ainsi que de la réponse au traitement hypolipidémiant en cours. Les ajustements posologiques, si nécessaire, doivent être effectués à intervalles de 4 semaines ou plus.
Hypercholestérolémie familiale homozygote
La posologie de LIPTRUZET chez les patients présentant une HF homozygote est de 10/10 mg à 10/80 mg par jour. Chez ces patients, LIPTRUZET peut être utilisé comme adjuvant dun autre traitement hypocholestérolémiant (par ex. aphérèse des LDL) ou quand ces traitements ne sont pas disponibles.
Co-administration avec dautres médicaments
Ladministration de LIPTRUZET se fera soit ≥ 2 heures avant ou ≥ 4 heures après ladministration dun chélateur des acides biliaires.
Chez les patients prenant les médicaments antiviraux contre l'hépatite C elbasvir/grazoprévir de façon concomitante avec LIPTRUZET, la dose de LIPTRUZET ne doit pas dépasser 10 mg/20 mg par jour (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Sujets âgés
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients âgés (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité de LIPTRUZET chez les enfants nont pas été établies (voir rubrique 5.2). Aucune donnée nest disponible.
Insuffisance hépatique
LIPTRUZET doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2). LIPTRUZET est contre-indiqué chez les patients présentant une hépatopathie évolutive (voir rubrique 4.3).
Insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 5.2).
Mode dadministration
Voie orale. LIPTRUZET peut être administré en une prise unique à tout moment de la journée, au cours ou en dehors des repas.
Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
LIPTRUZET est contre-indiqué pendant la grossesse et lallaitement et chez les femmes en âge de procréer nutilisant pas de méthodes contraceptives appropriées (voir rubrique 4.6).
LIPTRUZET est contre-indiqué chez les patients présentant une hépatopathie évolutive ou des élévations persistantes inexpliquées des transaminases sériques supérieures à 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN).
LIPTRUZET est contre-indiqué chez les patients traités par les antiviraux contre lhépatite C glécaprévir/pibrentasvir.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Depuis la mise sur le marché de lézétimibe, des cas de myopathie et de rhabdomyolyse ont été rapportés. La plupart des patients qui ont présenté une rhabdomyolyse prenaient également une statine en association à lézétimibe. Cependant, des cas de rhabdomyolyse ont été très rarement rapportés avec lézétimibe en monothérapie, ou lorsque lézétimibe était associé à dautres médicaments connus comme étant liés à un risque accru de rhabdomyolyse.
LIPTRUZET contient de latorvastatine. Comme les autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, latorvastatine peut dans de rares cas entraîner une atteinte des muscles squelettiques et provoquer des myalgies, une myosite et une myopathie pouvant progresser en rhabdomyolyse, une affection susceptible dengager le pronostic vital caractérisée par un taux élevé de créatine phosphokinase (CPK) (> 10 x LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant entraîner une insuffisance rénale.
Avant le traitement
LIPTRUZET doit être prescrit avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque de rhabdomyolyse. Un dosage de la CPK doit être effectué avant le début du traitement dans les cas suivants :
· insuffisance rénale,
· hypothyroïdie,
· antécédents personnels ou familiaux de myopathie héréditaire,
· antécédents de toxicité musculaire lors du traitement par une statine ou un fibrate,
· antécédents dhépatopathie et/ou consommation excessive dalcool,
· chez les patients âgés (> 70 ans), la nécessité du dosage de la CPK doit être envisagée en fonction de la présence dautres facteurs de risque de rhabdomyolyse,
· situations dans lesquelles les concentrations plasmatiques peuvent être augmentées, par exemple en raison d'interactions (voir rubrique 4.5) et dans des populations particulières incluant les polymorphismes génétiques (voir rubrique 5.2).
Dans de telles situations, le risque du traitement doit être évalué par rapport au bénéfice potentiel et une surveillance clinique est recommandée.
Si la valeur basale de CPK est significativement élevée (˃ 5 x LSN), le traitement ne devra pas être initié.
Dosage de la créatine phosphokinase
La créatine phosphokinase (CPK) ne doit pas être dosée après un effort intense ou en présence de toute autre cause possible délévation de la CPK car cela rendrait linterprétation des résultats difficile. Si le taux de CPK à létat basal est significativement élevé par rapport à la normale (˃ 5 x LSN), il doit être contrôlé de nouveau 5 à 7 jours plus tard pour confirmer les résultats.
Pendant le traitement
· Les patients doivent être incités à signaler sans délai toutes douleurs, crampes ou faiblesses musculaires, en particulier si elles sont accompagnées de malaise ou de fièvre ou si les signes et symptômes musculaires persistent après l'arrêt de LIPTRUZET.
· En cas de survenue de ces symptômes chez un patient pendant le traitement par LIPTRUZET, un dosage de la CPK doit être effectué. Si le taux est significativement élevé (> 5 x LSN), le traitement doit être arrêté.
· Si les symptômes musculaires sont sévères et entraînent une gêne quotidienne, larrêt du traitement doit être envisagé, même si le taux de CPK est ≤ 5 x LSN.
· En cas de résolution des symptômes et de normalisation du taux de CPK, la reprise du traitement par LIPTRUZET ou par un autre médicament contenant une statine peut être envisagée à la dose la plus faible et sous surveillance attentive.
· Le traitement par LIPTRUZET doit être arrêté en cas délévation cliniquement significative du taux de CPK (> 10 x LSN) ou de diagnostic ou suspicion de rhabdomyolyse.
· De très rares cas de myopathie nécrosante à médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés pendant ou après le traitement par certaines statines. La myopathie nécrosante à médiation auto-immune (IMNM) est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale et une élévation de la créatinine kinase sérique, qui persistent malgré larrêt du traitement par la statine.
Du fait de latorvastatine contenue dans LIPTRUZET, le risque de rhabdomyolyse est majoré lorsque LIPTRUZET est administré en association avec certains médicaments qui peuvent augmenter la concentration plasmatique de latorvastatine, tels que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou des transporteurs protéiques (par exemple ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole et inhibiteurs de protéase du VIH incluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir, tipranavir/ritonavir, etc.).
Le risque de myopathie peut être également augmenté en association avec le gemfibrozil et les autres fibrates, les antiviraux utilisés dans le traitement de l'hépatite C (VHC) (bocéprévir, télaprévir, elbasvir/grazoprévir), lérythromycine ou la niacine. Des alternatives thérapeutiques (ne présentant pas ces interactions) devront être envisagées dans la mesure du possible (voir rubrique 4.8).
Si lassociation de ces médicaments avec LIPTRUZET est nécessaire, le rapport bénéfice/risque du traitement concomitant doit être évalué soigneusement. Chez les patients recevant des médicaments qui augmentent la concentration plasmatique datorvastatine, une dose maximale plus faible de LIPTRUZET est recommandée. De plus, en cas dadministration dinhibiteurs puissants du CYP3A4, une dose initiale plus faible de LIPTRUZET doit être envisagée et une surveillance clinique appropriée de ces patients est recommandée (voir rubrique 4.5).
LIPTRUZET ne doit pas être administré simultanément à lacide fusidique sous forme systémique, et jusque dans les 7 jours suivant larrêt dun traitement par acide fusidique. Chez les patients où lutilisation dacide fusidique systémique est considérée comme essentielle, le traitement par statine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par lacide fusidique. Des cas de rhabdomyolyses (dont certains fatals) ont été rapportés chez des patients recevant de lacide fusidique et une statine en association (voir rubrique 4.5). Les patients doivent être informés de la nécessité de consulter immédiatement un médecin sils présentent des symptômes de faiblesse musculaire, douleur ou sensibilité.
Le traitement par statine peut être réintroduit sept jours après la dernière dose dacide fusidique.
Dans des circonstances exceptionnelles, où un traitement prolongé par acide fusidique systémique est nécessaire, par exemple pour le traitement dinfections graves, la nécessité dune co-administration de LIPTRUZET et dacide fusidique ne doit être considérée quau cas par cas et sous surveillance médicale étroite.
Des cas de myopathie et/ou de rhabdomyolyse ont été rapportés lors de ladministration concomitante dinhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (tels que atorvastatine et ézétimibe/atorvastatine) avec la daptomycine. La prudence est recommandée lors de la prescription d'inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase avec la daptomycine, car l'un ou l'autre de ces médicaments peut entrainer une myopathie et/ou une rhabdomyolyse lorsqu'ils sont administrés seuls. Un arrêt temporaire de LIPTRUZET doit être envisagé chez les patients traités par la daptomycine à moins que les avantages dune administration concomitante prévalent sur les risques. Consulter les informations de prescription de la daptomycine pour obtenir plus dinformations sur cette interaction potentielle avec les inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (tels que atorvastatine et ézétimibe/ atorvastatine) et pour plus de conseils sur la surveillance (voir rubrique 4.5).
Enzymes hépatiques
Dans les études cliniques, des élévations des transaminases sériques (> 3 x LSN) sont survenues à plusieurs reprises chez des patients recevant de lézétimibe et de latorvastatine (voir rubrique 4.8).
Un bilan hépatique doit être réalisé avant linstauration du traitement et régulièrement ensuite. La fonction hépatique doit être contrôlée chez les patients qui développent des signes ou symptômes évocateurs dune atteinte hépatique. Les patients présentant une élévation des taux de transaminases doivent être surveillés jusquà la résolution des anomalies. En cas daugmentation persistante des transaminases > 3 x LSN, il est recommandé de diminuer la dose ou darrêter le traitement par LIPTRUZET.
LIPTRUZET doit être utilisé avec précaution chez les patients consommant dimportantes quantités dalcool et/ou ayant des antécédents datteinte hépatique.
Insuffisance hépatique
Chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, les effets dune exposition accrue à lézétimibe nétant pas connus, LIPTRUZET nest pas recommandé (voir rubrique 5.2).
Fibrates
Lefficacité et la sécurité demploi de lézétimibe administré avec des fibrates nont pas été établies ; par conséquent, lassociation de LIPTRUZET avec des fibrates nest pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Ciclosporine
La prudence simpose en cas dinstauration de LIPTRUZET pendant un traitement par la ciclosporine.
Les concentrations de ciclosporine doivent être surveillées chez les patients recevant LIPTRUZET en association avec la ciclosporine (voir rubrique 4.5).
Anticoagulants
Si LIPTRUZET est associé à la warfarine, ou à un autre anticoagulant anti-vitamine K ou à la fluindione, le taux de prothrombine exprimé en INR doit être surveillé de façon appropriée (voir rubrique 4.5).
Etude SPARCL (Stroke Prevention by Aggressive Reduction in Cholesterol Levels)
Dans une analyse post hoc des sous-types daccidents vasculaires cérébraux chez des patients non coronariens qui présentaient des antécédents récents daccident vasculaire cérébral (AVC) ou daccident ischémique transitoire (AIT), lincidence dAVC hémorragique était plus élevée chez les patients traités par latorvastatine 80 mg que chez les patients recevant le placebo. Laugmentation du risque a été observée en particulier chez les patients qui avaient des antécédents daccident vasculaire cérébral hémorragique ou dinfarctus lacunaire lors de linclusion dans létude.
Chez ces patients, le rapport bénéfice/risque de latorvastatine 80 mg est incertain et le risque potentiel dAVC hémorragique doit être soigneusement pris en compte avant linstauration du traitement (voir rubrique 5.1).
Pneumopathie interstitielle
Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été rapportés lors de la prise de certaines statines, en particulier en cas de traitement à long terme (voir rubrique 4.8). Les symptômes se caractérisent par une dyspnée, une toux non productive et une altération de létat de santé général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion de pneumopathie interstitielle chez un patient, le traitement par statine doit être interrompu.
Diabète
Certaines données suggèrent que les statines, en tant que classe pharmacologique, augmenteraient la glycémie. Chez certains patients à risque élevé de survenue dun diabète, les statines peuvent entraîner une hyperglycémie nécessitant linstauration dun traitement antidiabétique. Ce risque est néanmoins compensé par la réduction du risque vasculaire sous statines et par conséquent, il ne doit pas être un motif darrêt des statines. Les patients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/L, IMC > 30 kg/m2, augmentation du taux des triglycérides, hypertension artérielle) devront faire lobjet dune surveillance clinique et biologique conformément aux recommandations nationales.
Excipients
LIPTRUZET contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
LIPTRUZET contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé et est considéré comme étant essentiellement exempt de sodium.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
De nombreux mécanismes peuvent contribuer à des interactions potentielles avec les inhibiteurs de la HMG-CoA réductase. Des médicaments ou produits à base de plantes qui inhibent certains enzymes (par ex., le CYP3A4) et/ou transporteurs (par ex., lOATP1B) peuvent augmenter les concentrations plasmatiques de latorvastatine et entraîner un risque accru de myopathie/rhabdomyolyse.
Consulter les informations de prescription de tous les autres médicaments co-administrés pour obtenir plus dinformations sur leurs interactions potentielles avec latorvastatine et/ou les modifications potentielles enzymatiques ou des transporteurs ainsi que sur les ajustements possibles de la posologie et du schéma thérapeutique.
Interactions pharmacodynamiques
Latorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et est un substrat des transporteurs hépatiques, polypeptides transporteurs danions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de latorvastatine sont des substrats de lOATP1B1. Latorvastatine est également identifiée comme étant un substrat de la protéine de multirésistance aux médicaments (MDR1) et de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter labsorption intestinale et la clairance biliaire de latorvastatine (voir rubrique 5.2). Ladministration concomitante dinhibiteurs du CYP3A4 ou des transporteurs protéiques peut augmenter les concentrations plasmatiques datorvastatine et entraîner un risque majoré de myopathie. Le risque peut aussi être augmenté lors de ladministration concomitante de LIPTRUZET avec dautres médicaments susceptibles dinduire des myopathies tels que les fibrates et lézétimibe (voir rubrique 4.4).
Interactions pharmacocinétiques
LIPTRUZET
Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative na été observée lors de ladministration concomitante dézétimibe et datorvastatine.
Effets dautres médicaments sur LIPTRUZET
Ezétimibe
Antiacides : ladministration simultanée d'antiacides diminue le taux d'absorption d'ézétimibe mais n'a aucun effet sur la biodisponibilité dézétimibe. Cette diminution du taux dabsorption dézétimibe nest pas considérée comme cliniquement significative.
Cholestyramine : ladministration simultanée de cholestyramine diminue denviron 55 % laire sous la courbe (ASC) moyenne de lézétimibe total (ézétimibe + glycuronide dézétimibe). La diminution supplémentaire du LDL-Cholestérol observée liée à lassociation LIPTRUZET et cholestyramine pourrait être réduite par cette interaction (voir rubrique 4.2).
Ciclosporine : une étude réalisée chez 8 patients transplantés rénaux ayant une clairance de la créatinine > 50 mL/min, recevant une dose stable de ciclosporine et une dose unique de 10 mg dézétimibe a montré une augmentation de lASC moyenne de lézétimibe total de 3,4 fois (2,3 à 7,9 fois) par rapport à des volontaires sains dune autre étude (n = 17) recevant de lézétimibe seul. Une autre étude a montré que, chez un patient transplanté rénal ayant une insuffisance rénale sévère et recevant de la ciclosporine et de nombreux médicaments, lexposition totale à lézétimibe était 12 fois supérieure à celle des témoins recevant de lézétimibe seul. Dans une étude en cross-over, de deux périodes, chez douze sujets sains, ladministration quotidienne de 20 mg dézétimibe pendant 8 jours avec une seule dose de 100 mg de ciclosporine au 7ème jour a entraîné une augmentation moyenne de 15 % de lASC de la ciclosporine (avec une variation allant dune diminution de 10 % à une augmentation de 51 %) comparée à ladministration dune dose unique de ciclosporine seule. Aucune étude contrôlée de leffet de lassociation ézétimibe/ciclosporine na été effectuée chez les patients transplantés rénaux.
La prudence simpose en cas dinstauration de LIPTRUZET pendant un traitement par la ciclosporine. Les concentrations de ciclosporine doivent être surveillées chez les patients recevant LIPTRUZET en association avec la ciclosporine (voir rubrique 4.4).
Fibrates : ladministration simultanée de fénofibrate ou de gemfibrozil augmente les concentrations totales dézétimibe, respectivement denviron 1,5 et 1,7 fois ; bien que ces augmentations ne soient pas considérées comme cliniquement significatives, lassociation de LIPTRUZET avec les fibrates est déconseillée (voir rubrique 4.4).
Atorvastatine
Inhibiteurs du CYP3A4 : les concentrations plasmatiques datorvastatine sont augmentées de façon importante lors de lassociation avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4 (voir le tableau 1 et les informations spécifiques ci-dessous). Lassociation dinhibiteurs puissants du CYP3A4 (tels que ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole, certains antiviraux utilisés dans le traitement du VHC (par exemple, elbasvir/grazoprévir) et dinhibiteurs de protéase du VIH incluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir, etc.) doit être évitée dans la mesure du possible. Dans les cas où lassociation de ces médicaments avec LIPTRUZET savère nécessaire, une dose initiale plus faible et une dose maximale plus faible de LIPTRUZET doivent être envisagées et une surveillance clinique appropriée du patient est recommandée (voir tableau 1).
Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (par exemple érythromycine, diltiazem, vérapamil et fluconazole) peuvent augmenter les concentrations plasmatiques datorvastatine (voir tableau 1). Un risque accru de myopathie a été observé en cas dassociation dérythromycine avec des statines. Il na pas été réalisé détudes dinteractions évaluant les effets de lamiodarone ou du vérapamil sur latorvastatine. Lamiodarone et le vérapamil sont des inhibiteurs connus du CYP3A4 et lassociation avec LIPTRUZET peut augmenter lexposition à latorvastatine. Par conséquent, une dose maximale plus faible de LIPTRUZET doit être envisagée et une surveillance clinique du patient est recommandée en cas dadministration concomitante avec des inhibiteurs modérés du CYP3A4. Une surveillance clinique appropriée est recommandée après linstauration ou une adaptation posologique de l'inhibiteur.
Inhibiteurs de la protéine de résistance du cancer du sein (BCRP) : l'administration concomitante de médicaments inhibiteurs de la BCRP (tels que elbasvir et grazoprevir) peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques datorvastatine et un risque accru de myopathie ; par conséquent, un ajustement posologique de latorvastatine doit être envisagé en fonction de la dose prescrite.
L'administration concomitante d'élbasvir et de grazoprevir avec l'atorvastatine augmente les concentrations plasmatiques d'atorvastatine de 1,9 fois (voir Tableau 1) ; par conséquent, la dose de LIPTRUZET ne doit pas dépasser 10 mg/20 mg par jour chez les patients recevant de façon concomitante des médicaments contenant de l'elbasvir ou du grazoprevir (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Inducteurs du cytochrome P450 3A4 : ladministration concomitante datorvastatine avec des inducteurs du cytochrome P450 3A4 (par exemple éfavirenz, rifampicine, millepertuis) peut entraîner des diminutions variables des concentrations plasmatiques datorvastatine.
Du fait du double mécanisme dinteraction de la rifampicine (induction du cytochrome P450 3A4 et inhibition du transporteur dinflux hépatique OATP1B1), ladministration simultanée de LIPTRUZET et de la rifampicine est conseillée, car ladministration datorvastatine décalée dans le temps avec celle de la rifampicine a été associée à une réduction significative des concentrations plasmatiques datorvastatine. Leffet de la rifampicine sur les concentrations hépatocytaires datorvastatine nest toutefois pas connu et si lassociation ne peut être évitée, lefficacité du traitement doit être étroitement surveillée.
Inhibiteurs des transporteurs : les inhibiteurs des transporteurs protéiques (tels que la ciclosporine) peuvent augmenter lexposition systémique à latorvastatine (voir tableau 1). Leffet de linhibition des transporteurs hépatocytaires sur les concentrations hépatocytaires datorvastatine est inconnu. Si lassociation savère nécessaire, la dose de LIPTRUZET doit être diminuée et lefficacité du traitement doit être surveillée (voir tableau 1).
Gemfibrozil/fibrates : le traitement par des fibrates seuls peut occasionnellement provoquer des événements indésirables musculaires, incluant une rhabdomyolyse. Le risque de ces événements peut être majoré en cas dassociation de fibrates et datorvastatine.
Ezétimibe : lutilisation dézétimibe en monothérapie est associée à des effets secondaires musculaires incluant des rhabdomyolyses. Le risque de survenue de ces effets secondaires peut donc être accru en cas dassociation dézétimibe et datorvastatine. Une surveillance clinique appropriée de ces patients est recommandée.
Colestipol : les concentrations plasmatiques datorvastatine et de son métabolite actif sont diminuées (denviron 25 %) en cas dadministration concomitante de colestipol et datorvastatine. Cependant les effets hypolipidémiants sont plus importants lorsque latorvastatine et le colestipol sont administrés en association que lorsque chaque médicament est administré seul.
Acide fusidique : le risque de myopathie, y compris la rhabdomyolyse, peut être augmenté par la co-administration dacide fusidique systémique et de statine. Ce mécanisme dinteraction (quil soit pharmacodynamique, pharmacocinétique ou les deux) est encore inconnu. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains fatals) ont été rapportés chez des patients prenant cette association.
Si un traitement systémique par lacide fusidique est nécessaire, le traitement par atorvastatine doit être interrompu pendant la durée du traitement par lacide fusidique (Voir également la rubrique 4.4).
Colchicine : bien quil nait pas été réalisé détudes dinteractions entre latorvastatine et la colchicine, des cas de myopathie ont été rapportés lors de ladministration concomitante d'atorvastatine et de colchicine et la prudence simpose en cas de prescription datorvastatine avec la colchicine.
Daptomycine : le risque de myopathie et/ou de rhabdomyolyse peut être plus élevé lors de l'administration concomitante d'inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase avec la daptomycine. Un arrêt temporaire de LIPTRUZET doit être envisagé chez les patients traités par la daptomycine à moins que les avantages dune administration concomitante prévalent sur les risques (voir rubrique 4.4).
Bocéprévir : lexposition à latorvastatine est augmentée en cas dadministration avec le bocéprévir. Si lassociation avec LIPTRUZET est nécessaire, il est recommandé dinstaurer le traitement par LIPTRUZET à la dose la plus faible possible et daugmenter ensuite la posologie sous surveillance étroite jusquà lobtention de leffet clinique souhaité, sans dépasser une dose quotidienne de 10/20 mg. Chez les patients recevant déjà LIPTRUZET, la dose quotidienne de LIPTRUZET ne doit pas dépasser 10/20 mg lors dun traitement concomitant par le bocéprévir.
Effets de LIPTRUZET sur la pharmacocinétique dautres médicaments
Ezétimibe
Des études précliniques ont montré que lézétimibe ninduit pas les enzymes du cytochrome P450 responsables du métabolisme des médicaments. Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative na été observée entre lézétimibe et les médicaments connus pour être métabolisés par les cytochromes P450 1A2, 2D6, 2C8, 2C9, et 3A4 ou la N-acétyltransférase.
Anticoagulants : dans une étude chez 12 volontaires sains de sexe masculin, ladministration concomitante dézétimibe (10 mg une fois par jour) na pas eu deffet significatif sur la biodisponibilité de la warfarine et sur le temps de prothrombine. Cependant, depuis la mise sur le marché, une augmentation de l'INR a été rapportée chez des patients prenant de lézétimibe en association à la warfarine ou à la fluindione. Si LIPTRUZET est associé à la warfarine ou à un autre anticoagulant dérivé de la coumarine (AVK), ou à la fluindione, lINR doit être surveillé de façon appropriée (voir rubrique 4.4).
Atorvastatine
Digoxine : après administration concomitante de doses répétées de digoxine et datorvastatine 10 mg, les concentrations à létat déquilibre de la digoxine sont légèrement augmentées. Une surveillance appropriée simpose chez les patients traités par la digoxine.
Contraceptifs oraux : ladministration concomitante datorvastatine avec un contraceptif oral a augmenté les concentrations plasmatiques de noréthistérone et déthinylestradiol.
Warfarine : dans une étude clinique menée chez des patients recevant un traitement au long cours par la warfarine, ladministration concomitante datorvastatine 80 mg par jour avec la warfarine a entraîné une faible diminution denviron 1,7 seconde du temps de Quick pendant les 4 premiers jours de traitement ; la valeur sest normalisée dans les 15 jours suivant le début du traitement par latorvastatine. Bien que seulement de très rares cas dinteractions cliniquement significatives avec les anticoagulants aient été rapportés, le temps de Quick doit être déterminé avant linstauration du traitement par LIPTRUZET chez les patients recevant des anticoagulants coumariniques, et assez fréquemment en début de traitement pour vérifier labsence de modification significative de sa valeur. Une fois la stabilité du temps de Quick documentée, les contrôles peuvent être effectués aux intervalles recommandés habituellement pour les patients sous anticoagulants coumariniques. La même procédure doit être appliquée en cas de modification de la dose de LIPTRUZET ou darrêt du traitement. Le traitement par latorvastatine na pas été associé à des saignements ou à des modifications du temps de Quick chez les patients ne recevant pas danticoagulants.
Tableau 1
Effet des médicaments co-administrés sur la pharmacocinétique de latorvastatine
|
Médicament co-administré et schéma posologique |
Atorvastatine |
LIPTRUZET |
|
|
Dose (mg) |
Modification de lASC& |
Recommandation clinique# |
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Tipranavir 500 mg 2 fois par jour ritonavir 200 mg 2 fois par jour, 8 jours (jours 14 à 21) |
40 mg le jour 1, 10 mg le jour 20 |
↑ x 9,4 |
Si lassociation avec LIPTRUZET est nécessaire, ne pas dépasser 10/10 mg de LIPTRUZET par jour. Une surveillance clinique de ces patients est recommandée. |
|
Ciclosporine 5,2 mg/kg/jour, dose stable |
10 mg 1 fois par jour pendant 28 jours |
↑ x 8,7 |
|
|
Lopinavir 400 mg 2 fois par jour/ritonavir 100 mg 2 fois par jour, 14 jours |
20 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
↑ x 5,9 |
Si lassociation avec LIPTRUZET est nécessaire, des doses dentretien plus faibles de LIPTRUZET sont recommandées. Aux doses de LIPTRUZET supérieures à 10/20 mg, une surveillance clinique est recommandée chez ces patients. |
|
Clarithromycine 500 mg 2 fois par jour, 9 jours |
80 mg 1 fois par jour pendant 8 jours |
↑ x 4,4 |
|
|
Saquinavir 400 mg 2 fois par jour/ritonavir 300 mg 2 fois par jour des jours 5 à 7, dose augmentée à 400 mg 2 fois par jour le jour 8), jours 5 à 18, 30 min après ladministration datorvastatine |
40 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
↑ x 3,9 |
Si lassociation avec LIPTRUZET est nécessaire, des doses dentretien plus faibles de LIPTRUZET sont recommandées. Aux doses de LIPTRUZET supérieures à 10/40 mg, une surveillance clinique est recommandée chez ces patients. |
|
Darunavir 300 mg 2 fois par jour/ ritonavir 100 mg 2 fois par jour, 9 jours |
10 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
↑ x 3,3 |
|
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Itraconazole 200 mg 1 fois par jour, 4 jours |
40 mg DU |
↑ x 3,3 |
|
|
Fosamprénavir 700 mg 2 fois par jour/ritonavir 100 mg 2 fois par jour, 14 jours |
10 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
↑ x 2,5 |
|
|
Fosamprénavir 1 400 mg 2 fois par jour, 14 jours |
10 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
↑ x 2,3 |
|
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Nelfinavir 1 250 mg 2 fois par jour, 14 jours |
10 mg 1 fois par jour pendant 28 jours |
↑ x 1,7^ |
Pas de recommandation particulière. |
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Jus de pamplemousse, 240 mL 1 fois par jour* |
40 mg DU |
↑ 37 % |
La consommation de quantités importantes de jus de pamplemousse est déconseillée pendant le traitement par LIPTRUZET. |
|
Diltiazem 240 mg 1 fois par jour, 28 jours |
40 mg DU |
↑ 51 % |
Une surveillance clinique appropriée des patients est recommandée après linstauration ou une adaptation posologique du diltiazem. |
|
Erythromycine 500 mg 4 fois par jour, 7 jours |
10 mg DU |
↑ 33 %^ |
Une dose maximale plus faible et une surveillance clinique de ces patients sont recommandées. |
|
Amlodipine 10 mg, dose unique |
80 mg DU |
↑ 18 % |
Pas de recommandation particulière. |
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Cimétidine 300 mg 4 fois par jour, 2 semaines |
10 mg 1 fois par jour pendant 4 semaines |
↓ inférieure à 1 %^ |
Pas de recommandation particulière. |
|
Suspension antiacide dhydroxydes de magnésium et daluminium, 30 mL 4 fois par jour, 2 semaines |
10 mg 1 fois par jour pendant 4 semaines |
↓ 35 %^ |
Pas de recommandation particulière. |
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Efavirenz 600 mg 1 fois par jour, 14 jours |
10 mg pendant 3 jours |
↓ 41 % |
Pas de recommandation particulière. |
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Rifampicine 600 mg 1 fois par jour, 7 jours (administrations simultanées) |
40 mg DU |
↑ 30 % |
Si lassociation ne peut être évitée, ladministration simultanée de LIPTRUZET et de rifampicine est recommandée, avec une surveillance clinique. |
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Rifampicine 600 mg 1 fois par jour, 5 jours (administrations séparées) |
40 mg DU |
↓ 80 % |
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Gemfibrozil 600 mg 2 fois par jour, 7 jours |
40 mg DU |
↑ 35 % |
Association déconseillée. |
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Fénofibrate 160 mg 1 fois par jour, 7 jours |
40 mg DU |
↑ 3 % |
Association déconseillée. |
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Bocéprévir 800 mg 3 fois par jour, 7 jours |
40 mg DU |
↑ x 2,3 |
Une dose initiale plus faible et une surveillance clinique des patients sont recommandées. La dose quotidienne de LIPTRUZET ne doit pas dépasser 10/20 mg pendant un traitement concomitant par le bocéprévir. |
|
Elbasvir 50 mg 1 fois par jour/Grazoprévir 200 mg 1 fois par jour, 13 jours |
10 mg, DU |
↑ x 1,94 |
La dose de LIPTRUZET ne doit pas dépasser 10 mg/20 mg par jour lors de lassociation avec des produits contenant de l'elbasvir ou du grazoprévir. |
|
Glécaprévir 400 mg 1 fois par jour/Pibrentasvir 120 mg 1 fois par jour, 7 jours |
10 mg 1 fois par jour pendant 7 jours |
↑ x 8,3 |
Lassociation avec des produits contenant du glécaprévir ou du pibrentasvir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3) |
|
& Les données présentées sous forme « x » représentent un simple rapport entre l'administration concomitante des deux médicaments et l'atorvastatine seule (par ex, x 1 = pas de modification). Les données présentées sous forme de % de variation représentent la différence en % par rapport à latorvastatine seule (par ex, 0 % = pas de modification). # Voir les rubriques 4.4 et 4.5 pour la pertinence clinique. * Contient un ou plusieurs composants qui inhibent le CYP3A4 et peuvent augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés par cette isoenzyme. La consommation dun verre de 240 mL de jus de pamplemousse a également entraîné une diminution de 20,4 % de lASC du métabolite actif orthohydroxylé. Des quantités importantes de jus de pamplemousse (plus de 1,2 litre par jour pendant 5 jours) ont augmenté lASC de latorvastatine de 2,5 fois et lASC des substances actives (atorvastatine et métabolites). ^ Activité totale en équivalent datorvastatine. Une augmentation est indiquée par « ↑ », une diminution par « ↓ ». DU = dose unique. |
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Tableau 2
Effet de latorvastatine sur la pharmacocinétique des médicaments co-administrés
|
Atorvastatine |
Médicament co-administré |
LIPTRUZET |
|
|
et schéma posologique |
Médicament/dose (mg) |
Modification de lASC& |
Recommandation clinique |
|
80 mg 1 fois par jour pendant 10 jours |
Digoxine 0,25 mg 1 fois par jour, 20 jours |
↑ 15 % |
Les patients traités par la digoxine doivent être surveillés de façon appropriée. |
|
40 mg 1 fois par jour pendant 22 jours |
Contraceptif oral 1 fois par jour, 2 mois - noréthistérone 1 mg - éthinylestradiol 35 μg |
↑ 28 % ↑ 19 % |
Pas de recommandation particulière. |
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80 mg 1 fois par jour pendant 15 jours |
* Phénazone, 600 mg DU |
↑ 3 % |
Pas de recommandation particulière. |
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10 mg 1 fois par jour pendant 4 jours |
Fosamprénavir 1 400 mg 2 fois par jour, 14 jours |
↓ 27 % |
Pas de recommandation particulière. |
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& Les données présentées sous forme de % de variation représentent la différence en % par rapport à latorvastatine seule (par ex, 0 % = pas de modification). * Ladministration concomitante de doses répétées datorvastatine et de phénazone na eu que peu ou pas deffet détectable sur la clairance de la phénazone. Une augmentation est indiquée par « ↑ », une diminution par « ↓ ». DU = dose unique. |
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4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes contraceptives appropriées pendant le traitement (voir rubrique 4.3).
Grossesse
Lathérosclérose est une maladie chronique et en général, larrêt des médicaments hypolipidémiants au cours de la grossesse devrait avoir peu dimpact sur le risque à long terme associé à lhypercholestérolémie primaire.
LIPTRUZET
LIPTRUZET est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3). Aucune donnée clinique nest disponible sur lutilisation de LIPTRUZET pendant la grossesse. LIPTRUZET ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, ni chez une femme envisageant une grossesse ou chez laquelle une grossesse est suspectée. Le traitement par LIPTRUZET doit être suspendu pendant la grossesse ou tant qu'il na pas été établi que la femme nest pas enceinte (voir rubrique 4.3).
Ladministration concomitante dézétimibe et datorvastatine chez des rates en gestation a montré une augmentation liée au médicament de lanomalie squelettique « diminution de lossification des sternèbres » dans le groupe recevant la dose élevée dézétimibe/atorvastatine. Cela peut être lié à la diminution du poids des ftus observée. Chez des lapines en gestation, une faible incidence de malformations squelettiques (sternèbres soudées, vertèbres caudales soudées et modification asymétrique des sternèbres) a été observée.
Atorvastatine
La sécurité demploi na pas été établie chez la femme enceinte. Aucune étude clinique contrôlée de latorvastatine na été menée chez la femme enceinte. De rares cas danomalies congénitales ont été rapportés après une exposition intra-utérine à des inhibiteurs de la HMG-CoA réductase. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le traitement de la mère par latorvastatine peut réduire le taux ftal de mévalonate qui est un précurseur de la biosynthèse du cholestérol.
Ezétimibe
Aucune donnée clinique nest disponible sur lutilisation de lézétimibe pendant la grossesse. Les études chez l'animal sur l'utilisation de l'ézétimibe en monothérapie n'ont pas mis en évidence d'effet délétère direct ou indirect sur la grossesse, le développement embryonnaire ou ftal, la naissance ou le développement post-natal (voir rubrique 5.3).
LIPTRUZET est contre-indiqué pendant lallaitement. Du fait du risque potentiel deffets indésirables graves, les femmes traitées par LIPTRUZET ne doivent pas allaiter. Des études chez la rate ont montré que lézétimibe est excrété dans le lait maternel. Chez la rate, les concentrations plasmatiques datorvastatine et de ses métabolites actifs sont comparables à celles observées dans le lait. On ne sait pas si les substances actives de LIPTRUZET sont excrétées dans le lait maternel humain (voir rubrique 4.3).
Fertilité
Il na pas été réalisé détudes de fertilité avec LIPTRUZET.
Atorvastatine
Dans les études effectuées chez lanimal, latorvastatine n'a pas eu d'effet sur la fertilité mâle ou femelle.
Ezétimibe
Chez le rat, lézétimibe na pas eu deffet sur la fertilité mâle ou femelle.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
LIPTRUZET na aucun effet ou quun effet négligeable sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Toutefois, lors de la conduite de véhicules ou de lutilisation de machines, il faut tenir compte du fait que des étourdissements ont été rapportés.
La sécurité demploi de LIPTRUZET (ou de lassociation dézétimibe et datorvastatine équivalente à LIPTRUZET) a été évaluée chez plus de 2 400 patients dans 7 études cliniques.
Tableau des effets indésirables
Les effets indésirables observés au cours des études cliniques de LIPTRUZET (ou lors de la co-administration dézétimibe et datorvastatine équivalent au LIPTRUZET) ou dézétimibe ou datorvastatine ou qui ont été rapportés depuis la commercialisation de LIPTRUZET ou dézétimibe ou datorvastatine sont listés dans le tableau 3. Ces effets indésirables sont présentés par classe de systèmes dorganes et par fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles).
Effets indésirables
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Classe de système dorganes Fréquence |
Effet indésirable |
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Infections et infestations |
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Peu fréquent |
grippe |
|
Fréquence indéterminée |
rhinopharyngite |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
|
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Fréquence indéterminée |
thrombopénie |
|
Affections du système immunitaire |
|
|
Fréquence indéterminée |
hypersensibilité incluant anaphylaxie, angio-dème, rash et urticaire |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
|
|
Fréquence indéterminée |
diminution de lappétit, anorexie, hyperglycémie, hypoglycémie |
|
Affections psychiatriques |
|
|
Peu fréquent |
dépression, insomnie, troubles du sommeil |
|
Fréquence indéterminée |
cauchemars |
|
Affections du système nerveux |
|
|
Peu fréquent |
étourdissements, dysgueusie, maux de tête, paresthésies |
|
Fréquence indéterminée |
hypoesthésie, amnésie, neuropathie périphérique |
|
Affections oculaires |
|
|
Fréquence indéterminée |
vision floue, troubles visuels |
|
Affections de l'oreille et du labyrinthe |
|
|
Fréquence indéterminée |
acouphènes, perte daudition |
|
Affections cardiaques |
|
|
Peu fréquent |
bradycardie sinusale |
|
Affections vasculaires |
|
|
Peu fréquent |
bouffées vasomotrices |
|
Fréquence indéterminée |
hypertension |
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
|
|
Peu fréquent |
dyspnée |
|
Fréquence indéterminée |
toux, douleur laryngo-pharyngée, épistaxis |
|
Affections gastro-intestinales |
|
|
Fréquent |
diarrhée |
|
Peu fréquent |
gêne abdominale, météorisme, douleur abdominale, douleur abdominale basse, douleur abdominale haute, constipation, dyspepsie, flatulences, selles fréquentes, gastrite, nausées, gêne gastrique |
|
Fréquence indéterminée |
pancréatite, reflux gastro-sophagien, éructations, vomissements, sécheresse buccale |
|
Affections hépatobiliaires |
|
|
Fréquence indéterminée |
hépatite, cholélithiase, cholécystite, cholestase, insuffisance hépatique fatale et non fatale |
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
|
|
Peu fréquent |
acné, urticaire |
|
Fréquence indéterminée |
alopécie, éruption cutanée, prurit, érythème polymorphe, angio-dème, dermatose bulleuse incluant érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique |
|
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif |
|
|
Fréquent |
myalgies |
|
Peu fréquent |
arthralgies, dorsalgies, fatigue musculaire, spasmes musculaires, faiblesse musculaire, douleurs dans les extrémités |
|
Fréquence indéterminée |
myopathie/rhabdomyolyse, rupture musculaire, tendinopathie parfois compliquée de rupture du tendon, douleur de la nuque, gonflement articulaire, myosite, syndrome pseudo-lupique, myopathie nécrosante à médiation auto-immune (voir rubrique 4.4) |
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
|
|
Fréquence indéterminée |
gynécomastie |
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
|
|
Peu fréquent |
asthénie, fatigue, malaise, dème |
|
Fréquence indéterminée |
douleur thoracique, algies, dème périphérique, pyrexie |
|
Investigations |
|
|
Peu fréquent |
augmentation des ALAT et/ou ASAT, augmentation de la phosphatase alcaline, augmentation de la créatine phosphokinase sanguine (CPK), augmentation de la gamma-glutamyltransférase, augmentation des enzymes hépatiques, anomalies du bilan hépatique, prise de poids |
|
Fréquence indéterminée |
leucocyturie |
Paramètres biologiques
Dans les études cliniques contrôlées, les augmentations cliniquement significatives des transaminases sériques (ALAT et/ou ASAT ≥ 3 x LSN, consécutives) étaient de 0,6 % pour les patients traités par LIPTRUZET. Ces augmentations sont généralement asymptomatiques, non associées à une cholestase et, les valeurs reviennent à leur valeur initiale spontanément ou après larrêt du traitement (voir rubrique 4.4).
Les événements indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines :
· dysfonction sexuelle ;
· cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, en particulier lors dun traitement au long cours (voir rubrique 4.4) ;
· diabète de type II : la fréquence dépend de la présence ou absence de facteurs de risque (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/L, IMC > 30 kg/m2, hypertriglycéridémie, antécédents dhypertension artérielle).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage, un traitement symptomatique voire des mesures complémentaires peuvent être utilisées avec surveillance de la fonction hépatique et du taux de CPK sérique.
Ezétimibe
Dans les études cliniques, ladministration dézétimibe à la dose de 50 mg/jour chez 15 sujets sains sur une période allant jusquà 14 jours ou 40 mg/jour chez 18 patients ayant une hyperlipidémie primaire sur une période allant jusquà 56 jours a été généralement bien tolérée. Quelques cas de surdosage ont été rapportés avec lézétimibe ; la plupart dentre eux nont pas été associés à des événements indésirables. Il na pas été rapporté deffet indésirable grave. Chez lanimal, aucune toxicité na été observée après des doses orales uniques de 5 000 mg/kg d'ézétimibe chez le rat et la souris et de 3 000 mg/kg chez le chien.
Atorvastatine
Du fait de la liaison importante de latorvastatine aux protéines plasmatiques, lhémodialyse ne devrait pas augmenter significativement la clairance de latorvastatine.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
LIPTRUZET (ézétimibe/atorvastatine) est un agent hypolipidémiant qui inhibe de façon sélective labsorption intestinale du cholestérol et des phytostérols apparentés et inhibe la synthèse endogène de cholestérol.
Mécanisme daction
LIPTRUZET
Le cholestérol plasmatique provient de labsorption intestinale et de la synthèse endogène. LIPTRUZET contient de lézétimibe et de latorvastatine, deux hypolipidémiants avec des mécanismes daction complémentaires. LIPTRUZET réduit le cholestérol total (C-total) élevé, le LDL-cholestérol, les apolipoprotéines B (Apo B), les triglycérides (TG) et le cholestérol non lié aux lipoprotéines de basse densité (non HDL-C) et augmente le cholestérol lié aux lipoprotéines de haute densité (HDL-C) par la double inhibition de labsorption et de la synthèse du cholestérol.
Ezétimibe
Lézétimibe inhibe labsorption intestinale du cholestérol. Lézétimibe est actif par voie orale et a un mécanisme daction qui diffère de celui des autres classes dhypocholestérolémiants (statines, résines échangeuses dions, fibrates et stérols végétaux). La cible moléculaire de lézétimibe est le transporteur de stérols NPC1L1 (Niemann-Pick C1-Like 1), qui est responsable de labsorption intestinale du cholestérol et des phytostérols.
Lézétimibe se localise au niveau de la bordure en brosse de lintestin grêle et inhibe labsorption du cholestérol, ce qui entraîne une diminution des apports au foie du cholestérol intestinal alors que les statines diminuent la synthèse du cholestérol hépatique. Ainsi, ces deux molécules administrées simultanément entraînent, avec des mécanismes distincts, une diminution complémentaire du cholestérol. Une étude clinique de deux semaines réalisée chez 18 patients hypercholestérolémiques a montré que lézétimibe inhibe l'absorption intestinale du cholestérol de 54 % par rapport à un placebo.
Plusieurs études précliniques visant à déterminer la sélectivité de lézétimibe sur linhibition de labsorption du cholestérol ont été réalisées. Lézétimibe inhibe labsorption du [14C]-cholestérol mais na pas deffet sur labsorption des triglycérides, des acides gras, des acides biliaires, de la progestérone, de léthinylestradiol ou des vitamines liposolubles A et D.
Atorvastatine
Latorvastatine est un inhibiteur compétitif sélectif de la HMG-CoA réductase, lenzyme de létape limitante responsable de la conversion de la 3-hydroxy-3-méthyl-glutaryl-coenzyme A en mévalonate, un précurseur des stérols, dont le cholestérol. Dans le foie, les triglycérides et le cholestérol sont incorporés dans les lipoprotéines de très faible densité (VLDL) et libérés dans le plasma pour être transportés vers les tissus périphériques. Les lipoprotéines de faible densité (LDL) sont formées à partir des VLDL et catabolisées essentiellement par lintermédiaire de récepteurs ayant une affinité élevée pour les LDL (récepteurs des LDL).
Latorvastatine diminue le cholestérol plasmatique et les taux sériques de lipoprotéines en inhibant la HMG-CoA réductase et par conséquent, la biosynthèse de cholestérol dans le foie, et augmente le nombre de récepteurs des LDL à la surface des hépatocytes pour amplifier la capture et le catabolisme des LDL.
Latorvastatine diminue la synthèse des LDL et le nombre de particules de LDL. Elle induit une augmentation importante et prolongée de lactivité des récepteurs des LDL accompagnée dune augmentation de la qualité des particules de LDL en circulation. Latorvastatine est efficace pour réduire le LDL-C chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, une population difficile à contrôler par les médicaments hypolipidémiants.
Une étude de dose-réponse a montré que latorvastatine réduit les taux de Cholestérol Total (CT) (de 30 % à 46 %), de LDL-C (de 41 % à 61 %), dapolipoprotéine B (de 34 % à 50 %) et de triglycérides (de 14 % à 33 %) tout en induisant des augmentations variables du HDL-C et de lapolipoprotéine A1. Ces résultats sont également observés chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote, des formes non familiales dhypercholestérolémie ou une dyslipidémie mixte, y compris les patients présentant un diabète non insulinodépendant.
Efficacité et sécurité clinique
Dans les études cliniques contrôlées, LIPTRUZET a entraîné des réductions significatives des taux de CT, LDL-C, Apo B et TG et augmenté le HDL-C chez les patients présentant une hypercholestérolémie.
Hypercholestérolémie primaire
Dans une étude contrôlée versus placebo, 628 patients présentant une dyslipidémie ont été randomisés pour recevoir le placebo, lézétimibe (10 mg), latorvastatine (10 mg, 20 mg, 40 mg ou 80 mg) ou une association dézétimibe et datorvastatine équivalente à LIPTRUZET (10/10 mg, 10/20 mg, 10/40 mg et 10/80 mg) pendant une durée allant jusquà 12 semaines.
Les patients recevant toute dose de LIPTRUZET ont été comparés à ceux recevant toute dose datorvastatine. LIPTRUZET a induit des diminutions significativement plus importantes du CT, du LDL‑C, de lApoB, des TG et du non-HDL-C et une augmentation significativement plus importante du HDL-C que latorvastatine en monothérapie (voir tableau 4).
Tableau 4
Réponse à LIPTRUZET chez des patients présentant une dyslipidémie primaire
(Variation moyennea en % à la semaine 12 par rapport à la valeur initiale avant le traitementb)
|
Traitement (dose quotidienne) |
N |
CT |
LDL-C |
Apo B |
TGa |
HDL‑C |
Non-HDL-C |
|
Données combinées (toutes doses de LIPTRUZET)c |
255 |
-41 |
-56 |
-45 |
-33 |
+7 |
-52 |
|
Données combinées (toutes doses datorvastatine)c |
248 |
-32 |
-44 |
-36 |
-24 |
+4 |
-41 |
|
Ezétimibe 10 mg |
65 |
-14 |
-20 |
-15 |
-5 |
+4 |
-18 |
|
Placebo |
60 |
+4 |
+4 |
+3 |
-6 |
+4 |
+4 |
|
LIPTRUZET, par dose |
|
|
|
|
|
|
|
|
10/10 |
65 |
-38 |
-53 |
-43 |
-31 |
+9 |
-49 |
|
10/20 |
62 |
-39 |
-54 |
-44 |
-30 |
+9 |
-50 |
|
10/40 |
65 |
-42 |
-56 |
-45 |
-34 |
+5 |
-52 |
|
10/80 |
63 |
-46 |
-61 |
-50 |
-40 |
+7 |
-58 |
|
Atorvastatine, par dose |
|
|
|
|
|
|
|
|
10 mg |
60 |
-26 |
-37 |
-28 |
-21 |
+6 |
-34 |
|
20 mg |
60 |
-30 |
-42 |
-34 |
-23 |
+4 |
-39 |
|
40 mg |
66 |
-32 |
-45 |
-37 |
-24 |
+4 |
-41 |
|
80 mg |
62 |
-40 |
-54 |
-46 |
-31 |
+3 |
-51 |
a Pour les triglycérides, variation en % médiane par rapport à la valeur initiale.
b Valeur initiale, sans traitement hypolipidémiant.
c LIPTRUZET (toutes doses combinées, 10 mg/10 mg à 10 mg/80 mg) a entraîné une réduction significative du CT, du LDL-C, de lApo B, des TG et du non- HDL-C et une augmentation significative du HDL-C par rapport à latorvastatine (toutes doses combinées, 10 à 80 mg).
Dans une étude contrôlée, létude TEMPO (Titration of Atorvastatin vs Ezetimibe Add-On to Atorvastatin in Patients with Hypercholesterolaemia), 184 patients ayant un taux de LDL-C ≥ 2,6 mmol/L et ≤ 4,1 mmol/l et un risque modéré à élevé de maladie coronarienne ont reçu latorvastatine 20 mg pendant une durée minimale de 4 semaines avant la randomisation. Les patients qui navaient pas obtenu un taux de LDL-C < 2,6 mmol/L ont été randomisés pour recevoir une association dézétimibe et datorvastatine (équivalente à LIPTRUZET 10/20 mg) ou latorvastatine 40 mg pendant 6 semaines.
LIPTRUZET 10/20 mg a été significativement plus efficace que le doublement de la dose datorvastatine à 40 mg pour induire des réductions supplémentaires du cholestérol total (‑20% versus ‑7%), du LDL-C (‑31% versus ‑11%), de lApo B (‑21% versus ‑8%) et du non-HDL-C (‑27% versus ‑10%). Pour le HDL-C et les TG, les résultats nont pas été significativement différents entre les deux groupes de traitement. De même, le nombre de patients ayant atteint un taux de LDL-C < 2,6 mmol/L a été significativement plus élevé dans le groupe recevant LIPTRUZET 10/20 mg que dans celui recevant latorvastatine 40 mg (84 % versus 49 %).
Dans une étude contrôlée, létude EZ-PATH (Ezetimibe Plus Atorvastatin vs Atorvastatin Titration in Achieving Lower LDL-C Targets in Hypercholesterolaemic Patients), 556 patients à risque cardiovasculaire élevé ayant un taux de LDL-C ≥ 1,8 mmol/L et ≤ 4,1 mmol/L ont reçu latorvastatine 40 mg pendant une durée minimale de 4 semaines avant la randomisation. Les patients qui navaient pas obtenu un taux de LDL-C < 1,8 mmol/L ont été randomisés pour recevoir une association dézétimibe et datorvastatine (équivalente à LIPTRUZET 10/40 mg) ou latorvastatine 80 mg pendant 6 semaines.
LIPTRUZET 10/40 mg a été significativement plus efficace que le doublement de la dose datorvastatine à 80 mg pour induire des réductions supplémentaires du cholestérol total (‑17% versus ‑7%), du LDL-C (‑27% versus ‑11%), de lApo B (‑18% versus ‑8%), des TG (‑12% versus ‑6%) et du non-HDL-C (‑23% versus ‑9%). Pour le HDL-C, les résultats nont pas été significativement différents entre les deux groupes de traitement. De même, le nombre de patients ayant atteint un taux de LDL-C < 1,8 mmol/L a été significativement plus élevé dans le groupe recevant LIPTRUZET 10/40 mg que dans celui recevant latorvastatine 80 mg (74 % versus 32 %).
Dans une étude contrôlée de 8 semaines, 308 patients présentant une hypercholestérolémie traités par latorvastatine et qui navaient pas atteint lobjectif de LDL-C du National Cholesterol Education Program (NCEP) (objectif de LDL-C basé sur la valeur initiale du LDL-C et le statut de risque coronarien) ont été randomisés pour recevoir lézétimibe 10 mg ou le placebo en plus de leur traitement en cours par latorvastatine.
Parmi les patients qui navaient pas le taux cible de LDL-C lors de linclusion (~83 %), le nombre de patients ayant atteint leur objectif de LDL-C a été significativement plus élevé chez les patients recevant lézétimibe en association avec latorvastatine que chez ceux qui recevaient le placebo en association avec latorvastatine (67 % versus 19 %). Lézétimibe associé à l'atorvastatine a induit une diminution significativement plus importante du LDL-C que le placebo associé à latorvastatine (25 % versus 4 %). Lézétimibe associé à l'atorvastatine a également diminué significativement les taux de CT, dApo B et de TG par rapport au placebo associé à latorvastatine.
Dans une étude de phase II contrôlée de 12 semaines, 1 539 patients à haut risque cardiovasculaire ayant un taux de LDL-C compris entre 2,6 et 4,1 mmol/L traités par l'atorvastatine 10 mg par jour ont été randomisés pour recevoir : atorvastatine 20 mg, rosuvastatine 10 mg ou LIPTRUZET 10/10 mg. Après 6 semaines de traitement (période I), les patients qui navaient pas obtenu un taux de LDL-C < 2,6 mmol/L avec latorvastatine 20 mg ont permuté pour recevoir latorvastatine 40 mg ou LIPTRUZET 10/20 mg pendant 6 semaines (période II) et les patients recevant la rosuvastatine 10 mg pendant la période I ont permuté pour recevoir la rosuvastatine 20 mg ou LIPTRUZET 10/20 mg. Les réductions du LDL-C et les comparaisons entre le groupe LIPTRUZET et les autres groupes de traitement sont présentées dans le tableau 5.
Tableau 5
Réponse à LIPTRUZET* chez des patients à risque élevé ayant un taux de LDL-C lors de linclusion compris entre 2,6 et 4,1 mmol/L sous atorvastatine 10 mg par jour
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Traitement |
N |
Variation en pourcentage par rapport aux valeurs initiales |
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CT |
LDL-C |
Apo B |
TG |
HDL-C |
Non-HDL-C |
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Période I Relais de latorvastatine 10 mg |
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LIPTRUZET 10/10 mg |
120 |
-13,5 |
-22,2 |
-11,3 |
-6,0 |
+0,6 |
-18,3 |
|
|
Atorvastatine 20 mg |
480 |
-6,4§ |
-9,5§ |
-6,0¶ |
-3,9 |
-1,1 |
-8,1§ |
|
|
Rosuvastatine 10 mg |
939 |
-7,7§ |
-13,0§ |
-6,9# |
-1,1 |
+1,1 |
-10,6§ |
|
|
Période II Relais de latorvastatine 20 mg |
|
|
|
|
|
|
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LIPTRUZET 10/20 mg |
124 |
-10,7 |
-17,4 |
-9,8 |
-5,9 |
+0,7 |
-15,1 |
|
|
Atorvastatine 40 mg |
124 |
-3,8 Þ |
-6,9 Þ |
-5,4 |
-3,1 |
+1,7 |
-5,8 Þ |
|
|
Relais de la rosuvastatine 10 mg |
|
|
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|
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LIPTRUZET 10/20 mg |
231 |
-11,8 |
-17,1 |
-11,9 |
-10,2 |
+0,1 |
-16,2 |
|
|
Rosuvastatine 20 mg |
205 |
-4,5Þ |
-7,5 Þ |
-4,1Þ |
-3,2ß |
+0,8 |
-6,4 Þ |
|
* Association dézétimibe et datorvastatine équivalente à LIPTRUZET 10/10 mg ou LIPTRUZET 10/20 mg.
Les M-estimations (basées sur la méthode de Huber), lIC à 95 % et la valeur p ont été déterminés par ajustement dun modèle de régression robuste avec des termes pour le traitement et la valeur initiale.
Les variations en pourcentage de la moyenne géométrique des taux de TG par rapport aux valeurs initiales ont été calculées sur la base dune rétrotransformation par exponentiation des moyennes des moindres carrés (MC) du modèle et exprimées sous forme de (moyenne géométrique 1) multipliée par 100.
§ p < 0,001 vs LIPTRUZET 10/10
¶ p < 0,01 vs LIPTRUZET 10/10
# p < 0,05 vs LIPTRUZET 10/10
Þ p < 0,001 vs LIPTRUZET 10/20
ß p < 0,05 vs LIPTRUZET 10/20
Le tableau 5 ne comporte pas de données comparant les effets de LIPTRUZET 10/10 mg ou 10/20 mg à des doses supérieures à 40 mg datorvastatine ou 20 mg de rosuvastatine.
Dans une étude contrôlée versus placebo, létude MIRACL (Myocardial Ischaemia Reduction with Aggressive Cholesterol-Lowering), des patients présentant un syndrome coronarien aigu (IDM sans onde Q ou angor instable) ont été randomisés pour recevoir latorvastatine 80 mg/jour (n = 1 538) ou le placebo (n = 1 548). Le traitement a été instauré pendant la phase aiguë après lhospitalisation et a duré 16 semaines. Latorvastatine 80 mg/jour a induit une réduction de 16 % (p = 0,048) du risque du critère principal composite : décès pour toute cause, IDM non fatal, arrêt cardiaque avec réanimation ou angor avec signes dischémie myocardique nécessitant une hospitalisation. Ce résultat a été dû principalement à une réduction de 26 % des réhospitalisations pour angor avec signes dischémie myocardique (p = 0,018).
LIPTRUZET contient de latorvastatine. Dans une étude contrôlée versus placebo, l'étude ASCOTT-LLA (Anglo-Scandinavian Cardiac Outcomes Trial Lipid-Lowering Arm), leffet de latorvastatine 10 mg sur les événements coronariens fatals et non fatals a été évalué chez 10 305 patients hypertendus âgés de 40 à 80 ans ayant un taux de CT ≤ 6,5 mmol/L et au moins trois facteurs de risque cardiovasculaire. Les patients ont été suivis pendant une durée médiane de 3,3 ans. Latorvastatine 10 mg a réduit significativement (p < 0,001) le risque relatif de : événements coronariens fatals plus IDM non fatals de 36 % (réduction du risque absolu : 1,1 %), événements cardiovasculaires totaux et procédures de revascularisation de 20 % (réduction du risque absolu : 1,9 %) et événements coronariens totaux de 29 % (réduction du risque absolu : 1,4 %).
Dans une étude contrôlée versus placebo, létude CARDS (Collaborative Atorvastatin Diabetes Study), leffet de latorvastatine 10 mg sur les événements cardiovasculaires a été évalué chez 2 838 patients âgés de 40 à 75 ans diabétiques de type 2 ayant un ou plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire et des taux de LDL-C ≤ 4,1 mmol/L et de TG ≤ 6,8 mmol/L. Les patients ont été suivis pendant une durée médiane de 3,9 ans.
Latorvastatine 10 mg a réduit significativement (P < 0,05) : le taux dévénements cardiovasculaires majeurs de 37 % (réduction du risque absolu : 3,2 %), le risque daccident vasculaire cérébral de 48 % (réduction du risque absolu : 1,3 %) et le risque dinfarctus du myocarde de 42 % (réduction du risque absolu : 1,9 %).
Prévention des événements cardiovasculaires
Dans une étude multicentrique, randomisée, en double-insu, versus comparateur actif, évaluant lassociation ézétimibe/simvastatine, 18 144 patients ont été inclus dans les 10 jours suivant une hospitalisation pour syndrome coronarien aigu (SCA ; infarctus du myocarde aigu ou angor instable). Tous les patients ont été randomisés selon un ratio 1 : 1 pour recevoir soit ézétimibe/simvastatine 10 mg/40 mg (n = 9 067) soit simvastatine 40 mg (n = 9 077) et ont été suivis pendant une période médiane de 6,0 ans.
Les patients avaient un âge moyen de 63,6 ans ; 76 % étaient des hommes, 84 % étaient dorigine caucasienne, et 27 % étaient diabétiques. La valeur moyenne du LDL-C au moment de lévénement qualifiant lentrée dans létude était de 80 mg/dL (2,1 mmol/L) pour ceux déjà sous traitement hypolipidémiant (n = 6 390) et de 101 mg/dL (2,6 mmol/L) pour ceux sans traitement hypolipidémiant antérieur (n = 11 594). Avant lhospitalisation pour le SCA, qualifiant linclusion dans létude, 34 % des patients étaient sous traitement par statine. Après un an, le LDL-C moyen des patients toujours sous traitement était de 53,2 mg/dL (1,4 mmol/L) dans le groupe ézétimibe/simvastatine et 69,9 mg/dL (1,8 mmol/L) dans le groupe simvastatine en monothérapie.
Le critère d'évaluation principal était un critère composite comprenant le décès dorigine cardiovasculaire, lévénement coronarien majeur (défini comme infarctus du myocarde non fatal, angor instable documenté nécessitant une hospitalisation, ou intervention de revascularisation coronaire intervenant au moins 30 jours après la randomisation des groupes de traitement) et lAVC non fatal. Létude a démontré que le traitement par ézétimibe ajouté à la simvastatine apporte un bénéfice supplémentaire en réduisant le critère composite principal comprenant le décès dorigine cardiovasculaire, lévénement coronarien majeur et lAVC non fatal, comparé au traitement par simvastatine seule (réduction du risque relatif de 6,4 %, p = 0,016). Le critère dévaluation principal est survenu chez 2 572 des 9 067 patients (taux de survie à 7 ans selon Kaplan-Meier [KM] de 32,72 %) dans le groupe ézétimibe/simvastatine et chez 2 742 des 9 077 patients (taux de survie à 7 ans selon KM de 34,67 %) dans le groupe simvastatine seule (Voir Figure 1 et Tableau 6). Ce bénéfice supplémentaire devrait être similaire avec la co-administration dézétimibe et datorvastatine. La mortalité totale est restée inchangée dans ce groupe à haut risque.
Un bénéfice global a été observé pour tous les AVC ; cependant il y a eu une petite augmentation non-significative dAVC hémorragique dans le groupe ézétimibe/simvastatine en comparaison avec le groupe simvastatine seule. Le risque dAVC hémorragique lorsquézétimibe est co-administré avec des statines plus puissantes na pas été évalué dans des études à long-terme.
Leffet du traitement de lassociation ézétimibe/simvastatine était généralement cohérent sur lensemble des résultats recueillis dans de nombreux sous-groupes, incluant sexe, âge, origine ethnique, antécédent de diabète, taux de lipides à linclusion, traitement antérieur par statine, antécédent dAVC, et hypertension.
Figure 1 : Effet dézétimibe/simvastatine sur le critère composite principal comprenant le décès dorigine cardiovasculaire, lévénement coronarien majeur ou lAVC non fatal.
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Tableau 6
Evénements cardiovasculaires majeurs par groupe de traitement chez tous les patients randomisés dIMPROVE-IT
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Résultat |
Ezétimibe/Simvastatine |
Simvastatine |
Hazard Ratio |
Valeur |
||
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n |
K-M % |
n |
K-M % |
|
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|
Critère defficacité composite principal |
||||||
|
(décès cardiovasculaire, événements coronariens majeurs et AVC non‑fatal) |
2 572 |
32.72% |
2 742 |
34.67% |
0.936 (0.887, 0.988) |
0.016 |
|
Composants du critère defficacité composite principal et choix des critères defficacité (premières apparitions dun événement défini pouvant survenir à tout moment) |
||||||
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Décès cardiovasculaire |
537 |
6,89% |
538 |
6,84% |
1,000 (0,887, 1,127) |
0,997 |
|
Evénement coronarien majeur : |
|
|
|
|
|
|
|
Infarctus non fatal |
945 |
12,77% |
1 083 |
14,41% |
0,871 (0,798, 0,950) |
0,002 |
|
Angor instable exigeant une hospitalisation |
156 |
2,06% |
148 |
1,92% |
1,059 (0.846, 1,326) |
0,618 |
|
Intervention de revascularisation coronaire après 30 jours |
1 690 |
21,84% |
1 793 |
23,36% |
0,947 (0,886, 1,012) |
0,107 |
|
AVC non fatal |
245 |
3,49% |
305 |
4,24% |
0,802 (0,678, 0,949) |
0,010 |
* 6% ont reçu des doses plus fortes dézétimibe/simvastatine 10/80 mg.
27% ont reçu des doses plus fortes de simvastatine 80 mg.
Taux de survie à 7 ans selon Kaplan-Meier.
Hypercholestérolémie familiale homozygote (HFHo)
Une étude randomisée, en double aveugle dune durée de 12 semaines a été réalisée chez des patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote HFHo (diagnostic clinique et/ou génotypique). Les résultats ont été analysés à partir dun sous-groupe de patients (n = 36) recevant 40 mg datorvastatine comme dose initiale. Laugmentation de la dose datorvastatine de 40 à 80 mg (n = 12) a entraîné une réduction du LDL-cholestérol de 2 % par rapport à la valeur initiale avec 40 mg datorvastatine. Lassociation dézétimibe et d'atorvastatine à doses équivalentes à LIPTRUZET (doses de 10/40 mg et 10/80 mg combinées, n = 24) a entraîné une réduction du LDL-cholestérol de 19 % par rapport à la valeur initiale avec 40 mg datorvastatine.
Chez ces patients, lassociation dézétimibe et d'atorvastatine à doses équivalentes à LIPTRUZET (10/80 mg, n = 12), a entraîné une réduction du LDL-cholestérol de 25 % par rapport à la valeur initiale avec latorvastatine 40 mg.
Après avoir terminé létude de 12 semaines, les patients éligibles (n = 35) qui recevaient latorvastatine 40 mg lors de linclusion ont été affectés pour recevoir lassociation dézétimibe et d'atorvastatine équivalente à LIPTRUZET 10/40 mg pendant 24 mois supplémentaires. Après au moins 4 semaines de traitement, la dose datorvastatine pouvait être doublée à une dose maximale de 80 mg. À la fin des 24 mois, LIPTRUZET (doses de 10/40 mg et 10/80 mg combinées) avait induit une diminution du LDL-C concordant avec celle observée dans létude de 12 semaines.
LAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec LIPTRUZET dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans lindication dhypercholestérolémie et de dyslipidémie mixte (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant lusage pédiatrique).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La bioéquivalence de LIPTRUZET et de ladministration concomitante de doses correspondantes dézétimibe et datorvastatine sous forme de comprimés séparés a été démontrée.
Absorption
Les effets dun repas riche en graisses sur la pharmacocinétique de lézétimibe et de latorvastatine administrés sous forme de comprimés de LIPTRUZET sont comparables à ceux rapportés pour chacun des deux médicaments.
Ezétimibe
Après administration orale, lézétimibe est rapidement absorbé et subit une importante glucuroconjugaison conduisant à la formation dun composé glycuronide phénolique pharmacologiquement actif (ézétimibe-glycuronide). Les concentrations plasmatiques maximales moyennes (Cmax) sont atteintes en 1 à 2 heures pour lézétimibe-glycuronide et en 4 à 12 heures pour lézétimibe. La biodisponibilité absolue de lézétimibe ne peut être déterminée car le produit est pratiquement insoluble dans les milieux aqueux adaptés aux injections.
Ladministration concomitante daliments (repas riches en graisses ou repas sans graisse) na pas deffet sur la biodisponibilité orale de lézétimibe administré sous forme de comprimés de 10 mg.
Atorvastatine
Après administration orale, latorvastatine est rapidement absorbée ; la concentration plasmatique maximale (Cmax) est atteinte en 1 à 2 heures. Limportance de labsorption est dose-dépendante. Après administration orale, la biodisponibilité des comprimés pelliculés datorvastatine est de 95 % à 99 % par rapport à la solution buvable. La biodisponibilité absolue de latorvastatine est denviron 12 % et la biodisponibilité systémique de lactivité inhibitrice de la HMG-CoA réductase est denviron 30 %. La faible biodisponibilité systémique est due à la clairance présystémique dans la muqueuse gastro-intestinale et/ou à leffet de premier passage hépatique.
Distribution
Ezétimibe
La liaison aux protéines plasmatiques humaines est de 99,7 % pour lézétimibe et de 88 à 92 % pour lézétimibe-glycuronide.
Atorvastatine
Le volume de distribution moyen de latorvastatine est denviron 381 litres. La liaison de latorvastatine aux protéines plasmatiques est ≥ 98 %.
Biotransformation
Ezétimibe
Lézétimibe est principalement métabolisé dans lintestin grêle et le foie par glucuroconjugaison (réaction de phase II) suivie dune excrétion biliaire. Un métabolisme oxydatif minimal (réaction de phase I) a été observé dans toutes les espèces étudiées. Lézétimibe et lézétimibe-glycuronide sont les principaux produits dérivés détectés dans le plasma, représentant respectivement 10 à 20 % et 80 à 90 % du produit total dans le plasma.
Lézétimibe et lézétimibe-glycuronide sont tous deux éliminés lentement du plasma ; il existe un recyclage entéro-hépatique significatif. La demi-vie de lézétimibe et de lézétimibe-glycuronide est denviron 22 heures.
Atorvastatine
Latorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 en dérivés ortho- et parahydroxylés et en plusieurs produits de bêta-oxydation. En plus dautres voies, ces produits sont ensuite métabolisés par glucuroconjugaison. In vitro, linhibition de la HMG-CoA réductase par les métabolites ortho- et parahydroxylés est équivalente à celle exercée par latorvastatine. Environ 70 % de lactivité dinhibition de la HMG-CoA réductase circulante sont attribués aux métabolites actifs.
Elimination
Ezétimibe
Chez lhomme, après administration orale 14C-ézétimibe (20 mg), lézétimibe total représente environ 93 % de la radioactivité totale du plasma. Environ 78 % de la radioactivité est retrouvée dans les selles et 11 % dans les urines sur une période de recueil de 10 jours. Après 48 heures, aucune radioactivité nétait détectable dans le plasma.
Atorvastatine
Latorvastatine est éliminée essentiellement par voie biliaire après un métabolisme hépatique et/ou extra-hépatique. Cependant, le médicament ne semble pas subir de cycle entéro-hépatique significatif. Chez lhomme, la demi-vie délimination plasmatique moyenne de latorvastatine est denviron 14 heures. La demi-vie de lactivité inhibitrice de la HMG‑CoA réductase est denviron 20 à 30 heures en raison de la contribution des métabolites actifs.
Latorvastatine est un substrat des transporteurs hépatiques, polypeptides transporteurs danions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de latorvastatine sont des substrats de lOATP1B1. Latorvastatine est également identifiée comme étant un substrat des transporteurs defflux de type protéine de multirésistance aux médicaments (MDR1) et protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter labsorption intestinale et la clairance biliaire de latorvastatine.
Population pédiatrique
Ezétimibe
Les propriétés pharmacocinétiques de lézétimibe sont similaires chez lenfant ≥ 6 ans et chez ladulte. Aucune donnée pharmacocinétique chez lenfant de moins de 6 ans nest disponible. Lexpérience clinique concernant les enfants et adolescents est limitée aux patients avec HFHo, HFHe ou sitostérolémie.
Atorvastatine
Dans une étude en ouvert de 8 semaines, des patients pédiatriques (âgés de 6 à 17 ans) au stade 1 (n = 15) ou au stade 2 (n = 24) de Tanner présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote et un taux initial de LDL-C ≥ 4 mmol/L ont été traités respectivement par 5 mg ou 10 mg datorvastatine comprimés à croquer ou 10 mg ou 20 mg datorvastatine comprimés pelliculés une fois par jour. Le poids corporel était la seule covariable significative dans le modèle de PK de population de latorvastatine. Chez les patients pédiatriques, la clairance orale apparente de latorvastatine a semblé comparable à celle observée chez les adultes après mise à léchelle allométrique par le poids corporel. Des diminutions régulières des taux de LDL-C et de CT ont été observées sur léventail dexpositions à latorvastatine et à la o-hydroxy-atorvastatine.
Sujets âgés
Ezétimibe
Les concentrations plasmatiques dézétimibe total sont environ 2 fois plus élevées chez le sujet âgé (≥ 65 ans) que chez le sujet jeune (18 à 45 ans). La diminution du LDL‑cholestérol et la sécurité demploi sont comparables chez les sujets âgés et jeunes traités par lézétimibe.
Atorvastatine
Les concentrations plasmatiques de latorvastatine et de ses métabolites actifs sont plus élevées chez les volontaires sains âgés que chez les adultes jeunes, tandis que les effets hypolipidémiants sont comparables à ceux observés dans les populations de patients plus jeunes.
Insuffisance hépatique
Ezétimibe
Après administration dune dose unique de 10 mg dézétimibe, lASC moyenne de lézétimibe total augmente denviron 1,7 fois chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh de 5 ou 6) par rapport aux sujets sains. Une étude de doses répétées (10 mg par jour) dune durée de 14 jours réalisée chez des patients présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child-Pugh de 7 à 9), montre que lASC moyenne de lézétimibe total augmente denviron 4 fois le jour 1 et le jour 14, par rapport aux volontaires sains. Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère.
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère (score de Child-Pugh >9), compte tenu des effets inconnus dune exposition accrue, lézétimibe nest pas recommandé (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Atorvastatine
Les concentrations plasmatiques datorvastatine et de ses métabolites actifs sont considérablement augmentées (augmentation denviron 16 fois pour la Cmax et denviron 11 fois pour lASC) chez les patients présentant une insuffisance hépatique chronique dorigine alcoolique (grade B de Child-Pugh).
Insuffisance rénale
Ezétimibe
Chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère (n = 8, clairance moyenne de la créatinine ≤ 30 mL/min/1,73 m2), ladministration dune dose unique de 10 mg dézétimibe a entraîné une augmentation de l'ASC de lézétimibe total, denviron 1,5 fois par rapport aux volontaires sains (n = 9).
Dans cette étude, chez un autre patient transplanté rénal recevant de nombreux médicaments dont la ciclosporine, lexposition à lézétimibe total était 12 fois supérieure.
Atorvastatine
Linsuffisance rénale na pas deffet sur les concentrations plasmatiques ou les effets hypolipidémiants de latorvastatine et de ses métabolites actifs.
Sexe
Ezétimibe
Les concentrations plasmatiques de lézétimibe total sont légèrement plus élevées (approximativement 20 %) chez la femme que chez lhomme. La diminution du LDL‑C et la sécurité demploi sont comparables chez lhomme et la femme traités par ézétimibe.
Atorvastatine
Les concentrations datorvastatine et de ses métabolites actifs sont différentes entre les femmes et les hommes (femmes : Cmax plus élevée denviron 20 % et ASC plus basse denviron 10 %). Ces différences nont pas de pertinence clinique et nentraînent pas de différences cliniquement significatives des effets hypolipidémiants entre les hommes et les femmes.
Polymorphisme du gène SLCO1B1
Atorvastatine
La captation hépatique de tous les inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, y compris latorvastatine, implique le transporteur OATP1B1. Chez les patients présentant un polymorphisme de SLCO1B1, lexposition à latorvastatine peut être augmentée, ce qui peut entraîner un risque accru de rhabdomyolyse (voir rubrique 4.4). Un polymorphisme du gène codant pour OATP1B1 (SLCO1B1 c.521CC) est associé à une exposition à latorvastatine (ASC) 2,4 fois plus élevée que chez les sujets non porteurs de ce variant génotypique (génotype c.521TT). Une diminution de la captation hépatique datorvastatine dorigine génétique est également possible chez ces patients. Les conséquences possibles sur lefficacité ne sont pas connues.
5.3. Données de sécurité préclinique
Dans les études de trois mois associant ézétimibe et atorvastatine chez le rat et le chien, les effets toxiques observés ont été essentiellement ceux typiquement associés aux statines. Les anomalies histopathologiques caractéristiques des statines étaient limitées au foie. Certains effets toxiques étaient plus prononcés que ceux observés lors du traitement par des statines seules.
Cela est imputé à des interactions pharmacocinétiques et/ou pharmacodynamiques observées suite à ladministration de lassociation.
Ladministration concomitante dézétimibe et datorvastatine chez des rates gestantes a montré une augmentation liée au médicament de lanomalie squelettique « diminution de lossification des sternèbres » dans le groupe recevant la dose élevée dézétimibe/atorvastatine (1 000/108,6 mg/kg). Cela peut être lié à la diminution du poids des ftus observée. Chez des lapines en gestation, une faible incidence de malformations squelettiques (sternèbres soudées, vertèbres caudales soudées et modification asymétrique des sternèbres) a été observée.
Une série de tests in vivo et in vitro na pas montré de potentiel génotoxique de lézétimibe administré seul ou en association avec latorvastatine.
Ezétimibe
Les études de toxicité chronique de lézétimibe réalisées chez lanimal nont pas montré dorganes cibles. Chez le chien traité pendant 4 semaines par ézétimibe (≥ 0,03 mg/kg/jour), la concentration de cholestérol dans la bile vésiculaire a été multiplié par un facteur de 2,5 à 3,5. En revanche, une étude dun an réalisée chez le chien recevant des doses allant jusquà 300 mg/kg/jour na pas montré daugmentation de lincidence de lithiase biliaire ni dautre effet hépatobiliaire. Linterprétation de ces données chez lHomme nest pas connue. Un risque lithogène chez des patients traités par ézétimibe ne peut être exclu.
Les tests de cancérogénèse à long terme de lézétimibe ont été négatifs.
Lézétimibe na pas deffet sur la fertilité du rat mâle ou femelle, ni deffet tératogène chez le rat et le lapin, ni sur le développement pré- ou post-natal. Lézétimibe franchit la barrière placentaire chez la rate et la lapine gravides recevant des doses répétées de 1 000 mg/kg/jour.
Atorvastatine
Latorvastatine na pas montré de potentiel mutagène et clastogène dans une série de quatre tests in vitro et dun test in vivo. Latorvastatine na pas été cancérogène chez le rat, mais après administration de doses élevées chez la souris (entraînant une ASC0-24h 6 à 11 fois supérieure à celle observée chez lhomme à la dose maximale recommandée), il a été observé des adénomes hépatocellulaires chez les mâles et des carcinomes hépatocellulaires chez les femelles. Des données issues des études expérimentales chez lanimal indiquent que les inhibiteurs de la HMG-CoA réductase peuvent affecter le développement embryonnaire ou ftal. Chez le rat, le lapin et le chien, latorvastatine na pas eu deffets sur la fertilité et na pas été tératogène ; cependant, une toxicité ftale a été observée chez le rat et le lapin aux doses maternotoxiques. Chez le rat, un retard de développement des petits et une réduction de la survie postnatale ont été observés pendant lexposition des mères à des doses élevées datorvastatine. Un passage transplacentaire a été mis en évidence chez la rate. Chez la rate, les concentrations plasmatiques datorvastatine sont comparables à celles observées dans le lait. On ne sait pas si latorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain.
Couche dézétimibe : croscarmellose sodique, lactose monohydraté, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline, povidone, laurylsulfate de sodium.
Couche datorvastatine : cellulose microcristalline, lactose monohydraté, hydroxypropylcellulose, croscarmellose sodique, polysorbate 80, carbonate de calcium, stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre.
Pelliculage
Hypromellose, macrogol 8000, dioxyde de titane (E171), talc.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver dans lemballage dorigine à labri de loxygène.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
10, 30, 90 ou 100 comprimés pelliculés sous forme de plaquettes (aluminium/aluminium) (cavité en oPA/Al/PVC avec opercule en Al) avec purge à lazote.
30 x 1 et 45 x 1 comprimés pelliculés sous forme de plaquettes unitaires (aluminium/aluminium) (cavité en oPA/Al/PVC avec opercule en Al) avec purge à lazote.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
106 BOULEVARD HAUSSMANN
75008 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 280 048 9 5 : 30 comprimés sous plaquettes (aluminium/aluminium)
· 34009 280 049 5 6 : 90 comprimés sous plaquettes (aluminium/aluminium)
· 34009 587 184 0 3 : 45 comprimés sous plaquettes unitaires (aluminium/aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- EZETIMIBE ACCORD 10 mg, comprimé
- ATORVASTATINE ACCORD 10 mg, comprimé pelliculé
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- DARUNAVIR ACCORD 400 mg, comprimé pelliculé
- LIPUR 450 mg, comprimé pelliculé
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- PREVISCAN 20 mg, comprimé quadrisécable
- FEGENOR 140 mg, gélule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.
