LEPTOPROL 5 mg, implant en seringue pré-remplie
CIS 68594221
Informations à jour au 1 décembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 01/12/2020
LEPTOPROL 5 mg, implant en seringue pré-remplie
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque implant contient 5 mg de leuproréline (sous forme dacétate de leuproréline).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Implant en seringue pré-remplie.
Bâtonnet biodégradable blanc-jaunâtre de forme cylindrique (longueur 10 mm) dans une seringue pré-remplie.
4.1. Indications thérapeutiques
· Traitement à visée palliative chez les patients atteints de cancer de la prostate avancé hormonosensible.
· Traitement du cancer de la prostate localement avancé hormonosensible, en association pendant ou après la radiothérapie externe.
· Traitement du cancer de la prostate localisé hormonosensible chez les patients à risque intermédiaire ou à haut risque, en association à la radiothérapie externe.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
Lindication du traitement doit être établie et le suivi du traitement à long terme doit être réalisé par des médecins expérimentés dans le traitement des cancers.
La dose recommandée est une dose unique de 5 mg de Leptoprol une fois tous les 3 mois. Si, dans des cas exceptionnels, ladministration de limplant devait être reportée dans la limite de 4 semaines, leffet thérapeutique sera maintenu chez la majorité des patients (voir rubrique 5.2.).
Populations particulières
Aucun ajustement posologique nest nécessaire pour les patients atteints dinsuffisance rénale ou hépatique ou chez les personnes âgées.
Population pédiatrique
Leptoprol est contre-indiqué chez les enfants et les adolescents (voir rubrique 4.3).
LEPTOPROL peut être utilisé comme traitement néoadjuvant et adjuvant à la radiothérapie externe dans le cancer de la prostate localement avancé hormonosensible ainsi que dans le cancer de la prostate localisé hormonosensible chez les patients à risque intermédiaire ou à haut risque.
Mode dadministration
LEPTOPROL doit être préparé et administré uniquement par un professionnel de santé ayant pris connaissance des instructions relatives aux étapes et dadministration du produit.
Un implant est injecté par voie sous-cutanée dans la paroi abdominale antérieure. Avant linjection, un anesthésique local peut être administré.
Il est recommandé dinitier une thérapie anti-androgénique adjuvante environ 5 jours avant de débuter LEPTOPROL (voir rubrique 4.4.).
Instructions dutilisation
Veuillez lire attentivement ces instructions, lapplicateur fourni avec ce médicament pouvant être différent de ceux que vous avez déjà utilisés.
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1. Désinfecter le point dinjection sur la paroi abdominale antérieure au-dessous du nombril.
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2. Retirer lapplicateur de son sachet stérile et vérifier que limplant est visible dans le réservoir (voir encadré). Pour vérifier, visualiser lapplicateur contre une lumière ou le secouer légèrement.
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3. Tirer le piston de lapplicateur complètement vers larrière jusquà ce que vous puissiez voir une ligne complète dans la 2ème fenêtre. Remarque : Le piston ne peut être poussé vers lavant pour injecter limplant que sil a déjà été préalablement complètement tiré vers larrière ! |
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4. Retirer le capuchon protecteur de laiguille. |
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5. Tenir le corps principal de lapplicateur dans une main. Avec lautre main, pincer la peau de la paroi abdominale antérieure du patient, au-dessous du nombril (voir lillustration). Avec louverture de laiguille dirigée vers le haut, insérer lensemble de laiguille, en formant un angle léger, presque parallèle à la peau dans le tissu sous-cutané. |
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6. Tirer doucement lapplicateur sur environ 1 cm vers larrière (Cela forme le canal de ponction de limplant). |
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7. Injecter limplant dans le canal de ponction en poussant complètement le piston vers lavant jusquà ce quil se mette en place et que vous entendiez un cliquetis. |
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8. Retirer laiguille. Pour sassurer que limplant a été injecté correctement, vérifier que la pointe bleu clair du piston est visible à la pointe de laiguille. |
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Les taux sériques de PSA et de testostérone totale doivent être déterminés au début et après 3 mois dutilisation de LEPTOPROL. Le cancer de la prostate est sensible aux androgènes lorsque les concentrations de testostérone sont au niveau des valeurs obtenues par castration (≤ 0,5 ng/mL) après 3 mois et que le taux de PSA a diminué. Une baisse marquée précoce du taux de PSA (environ 80 % du taux de référence) peut être considérée comme un bon indicateur pronostique de la réponse à long terme à la privation androgénique. Un traitement hormono-ablatif (par exemple LEPTOPROL) est alors indiqué.
Lorsque les taux de PSA restent inchangés ou ont augmenté chez les patients dépourvus de testostérone, le cancer de la prostate est insensible aux androgènes. Dans de tels cas, la poursuite du traitement hormono-ablatif nest pas adaptée.
Cependant, si le patient a montré une réponse clinique (par exemple une amélioration de la douleur et des symptômes de la dysurie, une réduction de la taille de la prostate), le résultat doit être considéré comme un faux négatif. Dans ces rares cas, ladministration de LEPTOPROL doit être poursuivie pendant encore 3 mois et le taux de PSA doit être revérifié. De plus, les symptômes cliniques du patient devront être surveillés de très près.
Le traitement du cancer avancé de la prostate hormono-dépendant par LEPTOPROL est généralement un traitement à long terme.
Au cours dessais cliniques, il a été montré que, pour le traitement du cancer de la prostate localement avancé hormonosensible, une durée de traitement par privation androgénique de 3 ans chez les patients recevant une radiothérapie devait être privilégiée par rapport à une durée de 6 mois (voir rubrique 5.1). Les recommandations cliniques préconisent une durée de 2 à 3 ans de traitement par privation androgénique chez les patients (T3-T4) recevant une radiothérapie.
Dans le cancer de la prostate localisé hormonosensible chez les patients à risque intermédiaire, un traitement par privation androgénique avec des agonistes de la LHRH est recommandé pendant 4 à 6 mois en association à la radiothérapie, tandis que chez les patients à haut risque, la durée de traitement recommandée en association à la radiothérapie est de 2 à 3 ans.
Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, ou à dautres analogues de la LHRH.
Indépendance hormonale confirmée du cancer.
LEPTOPROL est contre-indiqué chez les femmes et chez les enfants.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les patients hypertendus doivent être surveillés de près.
Il existe un risque accru de cas de dépression (qui peut être sévère) chez les patients traités par des agonistes de la LHRH comme LEPTOPROL. Les patients doivent être informés de ce risque et traités comme il convient si des symptômes apparaissent.
Des réactions allergiques et anaphylactiques ont été observées. Elles comprennent des réactions locales au point dinjection et des symptômes systémiques.
Des cas post-commercialisation de convulsions ont été observés chez les patients traités par lacétate de leuproréline avec ou sans antécédents dépilepsie, de convulsions ou de facteurs de prédisposition.
Après une castration chirurgicale, LEPTOPROL nentraîne pas de réduction supplémentaire de la concentration de testostérone.
En raison de laugmentation à court terme de la concentration sérique de testostérone au début du traitement, qui peut temporairement intensifier certains symptômes de la maladie, les patients présentant un risque de complications neurologiques, de métastase spinale et dobstruction de lappareil urinaire doivent être surveillés en permanence au cours des premières semaines de traitement, en hospitalisation dans la mesure du possible.
Ladministration supplémentaire dun anti-androgène approprié doit être envisagée pour la phase initiale du traitement, afin datténuer les séquelles possibles du pic initial de testostérone et laggravation des symptômes cliniques.
Lefficacité du traitement doit être contrôlée régulièrement (mais en particulier sil existe des signes de progression malgré un traitement approprié) au moyen dexamens cliniques (toucher rectal de la prostate, échographie, scintigraphie osseuse, tomodensitométrie) et en contrôlant les taux des phosphatases et/ou de lantigène prostatique spécifique (PSA) et la concentration sérique de testostérone.
Un hypogonadisme se produisant suite à un traitement à long terme par des analogues de la LHRH et/ou une orchidectomie peuvent entraîner une ostéoporose avec un risque accru de fracture, le développement de lostéoporose étant plus marqué suite à une orchidectomie, avec une augmentation des taux de cortisol, que suite à ladministration des analogues de la LHRH. Chez les patients présentant un risque élevé, ladministration supplémentaire dun bisphosphonate peut prévenir la déminéralisation osseuse.
Une modification de la tolérance au glucose a été rapportée chez certains patients traités par des analogues de la LHRH. Les diabétiques traités par LEPTOPROL doivent être surveillés de très près.
Une thérapie de privation androgénique peut prolonger lintervalle QT.
Avant linitiation de traitement par LEPTOPROL chez les patients présentant des antécédents ou des facteurs de risque de prolongation de lintervalle QT et chez les patients recevant concomitamment des médicaments pouvant prolonger lintervalle QT (voir rubrique 4.5), le médecin devra évaluer le rapport bénéfice/ risque incluant la possibilité de torsade de pointes.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune étude dinteraction médicamenteuse na été conduite.
Une thérapie de privation androgénique pouvant prolonger lintervalle QT, lutilisation concomitante de LEPTOPROL et de médicaments connus pour prolonger lintervalle QT ou de médicaments susceptibles dentrainer des torsades de pointes, tels que les antiarythmiques de classe IA (ex. quinidine, disopyramide) ou de classe III (ex amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), la méthadone, la moxifloxacine, les antipsychotiques etc, doit être évaluée avec attention (voir rubrique 4.4).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
LEPTOPROL est destiné uniquement à une utilisation chez les patients de sexe masculin.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
LEPTOPROL peut altérer la réactivité, même lorsquil est utilisé conformément à lusage auquel il est destiné, ce qui peut avoir une influence importante sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cela est dû à la fatigue survenant chez quelques patients, en particulier en début de traitement, qui peut également être causée par la tumeur sous-jacente.
Ce phénomène est accentué lorsque que LEPTOPROL est associé à une consommation dalcool.
Au début du traitement, il est habituellement observé une augmentation de courte durée de la concentration sérique de testostérone, qui peut temporairement aggraver certains symptômes de la maladie (douleur osseuse ou augmentation de la douleur osseuse, obstruction des voies urinaires et ses conséquences, compression de la moelle épinière, faiblesse musculaire dans les jambes, dème lymphatique). Cette augmentation des symptômes régresse normalement spontanément sans avoir à interrompre LEPTOPROL.
Des effets indésirables peuvent survenir en raison de la privation des hormones sexuelles.
Tableau récapitulatif des effets indésirables :
Les effets secondaires sont énumérés et classés par système organique et daprès la convention de fréquence MedDRA :
Très fréquents : ³ 1/10.
Fréquents : ³ 1/100, < 1/10.
Peu fréquents : ³ 1/1 000, < 1/100.
Rares : ³ 1/10 000, < 1/1 000.
Très rares : < 1/10 000.
Fréquence indéterminée : la fréquence ne peut pas être estimée à partir des données disponibles.
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Très fréquents |
Fréquents |
Peu fréquents |
Rares |
Très rares |
Indéterminée |
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Affections du système immunitaire |
Réactions allergiques générales (fièvre, démangeaisons, éosinophilie, éruption cutanée) |
Réactions anaphy-lactiques |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Diminution de lappétit, augmentation de lappétit |
Changements du statut métabolique des diabétiques (augmentation ou diminution de la glycémie) |
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Affections psychiatriques |
Sautes dhumeur, dépression, troubles du sommeil |
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Affections du système nerveux |
Maux de tête, paresthésies |
Vertige, dysgueusie transitoire |
Comme pour les autres médicaments de cette classe thérapeutique, de très rares cas dapoplexie hypophysaire ont été rapportés suite à ladministration initiale de leuproréline chez les patients présentant un adénome hypophysaire. |
Convulsions |
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Affections cardiaques |
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Prolongation de lintervalle QT (voir rubriques 4.4 et 4.5) |
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Affections vasculaires |
Bouffées de chaleur |
Variation de la pression artérielle (hypertension ou hypotension), thrombose |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Embolie pulmonaire |
Pneumopathie interstitielle |
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Affections gastro-intestinales |
Nausées/ vomissements |
Diarrhée |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peau ou muqueuses sèches, transpiration nocturne |
Alopécie |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Douleurs osseuses |
Douleurs articulaires et/ou au dos, myasthénie |
Déminéralisation osseuse (voir section 4.4) |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Nycturie, dysurie, pollakiurie |
Rétention urinaire |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
Réduction ou perte de la libido et de la puissance sexuelle, réduction de la taille des testicules |
Gynécomastie |
Douleurs testiculaires |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Augmentation de la transpiration ; réactions au point dinjection, par exemple érythème, douleur, dème, prurit qui disparaissent généralement même lorsque le traitement est poursuivi |
Fatigue, dème périphérique |
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Investigations |
Prise de poids |
Perte de poids, augmentations de la LDH, des transaminases (ALAT, ASAT), des gamma-GT et de la phosphatase alcaline, qui peuvent également être une manifestation de la maladie sous-jacente |
Après la commercialisation, des cas de pneumonie interstitielle ont été rapportés, principalement au Japon.
Remarques particulières
La réponse au traitement par LEPTOPROL peut être suivie en mesurant les concentrations sériques de testostérone, de phosphatase acide et de PSA (antigène prostatique spécifique). Les taux de testostérone augmentent initialement lorsque le traitement est débuté mais ils diminuent en 2 semaines. Après 2 à 4 semaines, les concentrations de testostérone atteintes sont comparables à celles observées après une orchidectomie bilatérale, puis ils restent constants tout au long du traitement.
Une augmentation transitoire des taux de phosphatase acide peut se produire dans la phase initiale du traitement. Des taux normaux ou des taux proches des valeurs normales sont habituellement atteints après quelques semaines.
De rares cas dabcès survenu au site dinjection ont été rapportés. Dans un seul cas dabcès, une absorption insuffisante de la leuproréline à partir de la forme implant été observée. Les taux de testostérone doivent alors être contrôlés dans de telles situations.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
A ce jour, aucun symptôme dintoxication na été observé.
Même lorsque des doses allant jusquà 20 mg dacétate de leuproréline par jour ont été administrées pendant 2 ans, comme cétait le cas dans les premières études cliniques, aucun autre ou nouvel effet indésirable na été observé en dehors de ceux survenant après ladministration quotidienne de 1 mg ou de ladministration de 11,25 mg dacétate de leuproréline tous les 3 mois.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Hormones et agents apparentés, analogues de lhormone de libération de la gonadotropine, code ATC : L02AE02.
Lacétate de leuproréline, la substance active du LEPTOPROL, est un analogue synthétique de la LHRH, une hormone hypothalamique qui est produite naturellement et qui contrôle la libération des hormones gonadotropes, la LH (hormone lutéinisante) et la FSH (hormone folliculo-stimulante) par le lobe antérieur de lhypophyse. Ces hormones stimulent à leur tour la synthèse des stéroïdes gonadiques.
Contrairement à la LHRH physiologique qui est libérée de manière pulsatile à partir de lhypothalamus, lacétate de leuproréline aussi appelé lagoniste de la LHRH - bloque les récepteurs de la LHRH au niveau de lhypophyse de façon continue au cours du traitement à long terme, et après la stimulation initiale à court terme, il les régule négativement. Par conséquent, il y a une suppression hypophysaire réversible de la libération des gonadotropines associée à une diminution des concentrations de testostérone.
La concentration de testostérone est réduite, ce qui influence la croissance du tissu prostatique cancéreux, qui est normalement stimulée par la dihydrotestostérone, produite suite à la réduction de la testostérone dans les cellules de la prostate.
Ladministration continue dacétate de leuproréline entraîne une diminution du nombre et/ou de la sensibilité (appelée régulation négative) des récepteurs au niveau de lhypophyse et par conséquent, une diminution des concentrations de LH, de FSH et de DHT. Au cours du processus, le taux de testostérone est réduit au niveau des valeurs obtenues par castration.
Un effet anti-androgénique et une inhibition de la croissance des carcinomes de la prostate ont également été démontrés dans des modèles animaux.
Selon les études précliniques et cliniques, le traitement mensuel par lacétate de leuproréline inhibe la libération de la gonadotropine après la stimulation initiale.
Chez lhomme, ladministration sous-cutanée dacétate de leuproréline provoque une augmentation initiale des taux de LH (hormone lutéinisante) et de FSH (hormone folliculo-stimulante), caractérisée par une augmentation transitoire des concentrations de testostérone et de dihydrotestostérone.
Etant donné quune aggravation symptomatique de la maladie de courte durée a été observée au cours des 3 premières semaines dans des cas isolés, ladministration adjuvante danti-androgènes doit être envisagée chez les patients atteints de cancer de la prostate.
En revanche, le traitement à long terme par lacétate de leuproréline entraîne une diminution des concentrations de LH et de FSH chez tous les patients ; les concentrations dandrogènes chez les hommes atteignent des valeurs similaires à celles obtenues suite à une orchidectomie bilatérale. Ces variations apparaissent généralement 2 à 3 semaines après le début du traitement et sont maintenues pendant toute la durée du traitement. Cest pourquoi la sensibilité hormonale des carcinomes de la prostate et le bénéfice thérapeutique possible de lorchidectomie peuvent également être étudiés avec lacétate de leuproréline. Si nécessaire, lorchidectomie peut être remplacée par ladministration mensuelle dacétate de leuproréline. Jusquà présent, il a été possible de maintenir des taux de testostérone similaires à ceux obtenus suite à une castration après une administration continue dacétate de leuproréline sur 5 ans.
Efficacité clinique
Dans une étude de phase III multicentrique et randomisée portant sur l'acétate de leuproréline, 263 patients atteints d'un cancer de la prostate localement avancé aux stades T3-T4 ou pT3, N0, M0 ont été évalués.
133 patients ont reçu un traitement par privation androgénique en association à la radiothérapie et 130 patients ont reçu un traitement par privation androgénique avec de l'acétate de leuproréline seul, pendant 3 ans.
Selon les critères ASTRO (et Phoenix), la survie sans progression à 5 ans était de 60,9 % (64,7 %) dans le groupe traité par lassociation, versus 8,5 % (15,4 %) dans le groupe recevant l'hormonothérapie seule (p = 0, 0001 ; [p = 0,0005]).
Selon les critères ASTRO, le risque de progression était 3,8 fois plus élevé dans le groupe recevant un traitement hormonal seul (IC à 95% [2,17 ; 6,49]).
La survie médiane sans progression clinique ou biochimique selon les critères ASTRO était de 641 jours (IC à 95% [626 ; 812]) dans le groupe recevant un traitement hormonal seul par rapport à 2 ,804 jours (IC à 95% [2,090 ; - ] ; p < 0, 0001) dans le groupe traité par lassociation.
Aucune différence statistiquement significative na été observée concernant la progression locorégionale (HR 3,6 [IC à 95% {1,9 ; 6,8} ; p < 0,0001]), la progression métastatique (p < 0,018) et la survie sans métastases (p = 0,018) dans le groupe de traité par lassociation versus le groupe recevant un traitement par privation androgénique seul.
Dans cet essai clinique, l'association d'un traitement par privation androgénique associé à une radiothérapie pendant 3 ans pourrait clairement démontrer une supériorité par rapport au traitement par privation androgénique seul.
Les essais cliniques suivants montrent une supériorité du traitement en association avec des analogues de la LHRH par rapport à la radiothérapie seule chez des patients atteints d'un cancer de la prostate localement avancé.
Dans lessai clinique randomisé RTOG 85-31, 977 patients atteints dun cancer de la prostate localement avancé de stade T1-T3, avec métastases des ganglions lymphatiques, extension extra prostatiques ou infiltration des cellules cancéreuses dans les vésicules séminales ont été inclus.
488 patients ont reçu une association dune radiothérapie avec un traitement à long terme de privation androgénique avec de la goséréline, tandis que 489 patients ont reçu une radiothérapie seule.
Les résultats montrent clairement une supériorité du traitement en association par rapport à la radiothérapie seule.
La survie sans progression à 10 ans était de 37 % versus 23 % (p < 0,001), la survie sans progression avec une valeur de PSA < 1,5 ng/mL était de 31 % versus 9 %, la récidive locale était de 23 % versus 38 % (p < 0,0001) et la progression avec des métastases de 24 % versus 39 % (p < 0,0001).
La survie globale était de 49 % versus 39 % (p = 0,002) et la mortalité spécifique due à la maladie était de 16 % versus 22 % (p = 0,0052).
La supériorité de lassociation de la radiothérapie et du traitement par privation androgénique avec des analogues de la LHRH par rapport à la radiothérapie seule chez des patients atteints d'un cancer de la prostate localisé à risque profil de risque intermédiaire été démontrée lors de l'essai clinique suivant.
Lessai clinique de phase III randomisé RTOG 94-08 a été conduit chez des patients atteints dun cancer localisé de la prostate au stade T1b, T1c, T2a ou T2b et dont le PSA était inférieur ou égal à 10 ng/mL.
Le sous-groupe de patients présentant un profil de risque intermédiaire défini par un score de Gleason de 6 associé à un PSA compris entre > 10 ng/mL et 20 ng/mL ou au stade clinique T2b incluait 524 patients dans le groupe traité par privation androgénique de courte durée sur 4 mois (2 mois avant et 2 mois en association avec la radiothérapie) et 544 patients dans le groupe traité par radiothérapie seule.
Dans ce sous-groupe de patients à profil de risque intermédiaire, le groupe ayant reçu en association la radiothérapie et le traitement par privation androgénique avec de l'acétate de goséréline ou de l'acétate de leuproréline présentait un bénéfice supérieur au groupe recevant une radiothérapie seule.
La survie globale à 10 ans était de 61 % versus 54 % (hazard ratio : 1,23, IC à 95 % [1,02 - 1,49 ; p = 0,03]). La mortalité spécifique due à la maladie était de 3 % versus 10 % (hazard ratio de 2,49, IC à 95 % [1,50 - 4,11 ; p = 0,004]) et la progression biochimique de 28 % versus 45 % (hazard ratio de 1,79, IC à 95 % [1,45 - 2,21; p < 0,001]).
L'utilisation chez les patients atteints d'un cancer de la prostate localisé à haut risque repose sur des essais cliniques publiés portant sur la radiothérapie en association avec des agonistes de la LHRH, incluant l'acétate de leuproréline.
Les données cliniques publiées dans le cadre de cinq essais cliniques montrent clairement lintérêt de lassociation de la radiothérapie avec des agonistes de la LHRH (EORTC 22863, RTOG 85-31, RTOG 92-02, RTOG 8610 et DAmico et al., JAMA 2004). Une différenciation claire de la population étudiée entre les indications cancer de la prostate localement avancé et cancer de la prostate localisé à haut risque nétait pas possible.
Des données cliniques ont montré que la radiothérapie suivie d'un traitement par privation androgénique de 3 ans devrait être privilégiée à la radiothérapie suivie d'un traitement par privation androgénique de 6 mois.
Une durée de traitement par privation androgénique de 2 à 3 ans chez les patients du stade T3 au stade T4 est préconisée par les recommandations cliniques.
Chez les patients atteints d'un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, le bénéfice de lajout aux agonistes de la LHRH comme l'acétate de leuproréline, des médicaments tels que des inhibiteurs de la synthèse d'androgènes (par exemple, lacétate dabiratérone), des antiandrogènes (par exemple l'enzalutamide), des taxanes (par exemple le docétaxel ou le paclitaxel) ou des agents de radiothérapie (par exemple le radium 223) a été démontré.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La substance active, acétate de leuproréline, est libérée de façon continue à partir du polymère de lacide polylactique sur une période allant jusquà 182 jours (26 semaines) suite à linjection de limplant biodégradable de LEPTOPROL. Le polymère est absorbé de la même façon que le matériau de suture chirurgicale.
Dans les 2 heures suivant ladministration sous-cutanée dune dose unique de LEPTOPROL, des pics sériques de leuproréline de 5216 pg/mL (5,2 ng/mL) ont été mesurés.
Pendant un traitement par LEPTOPROL de 3 mois, lASC était de 32,4 ng/mL*j.
Des taux détectables sont présents dans le sérum jusquà 182 jours (26 semaines) après ladministration.
Le volume de distribution de la leuproréline est de 36 L chez les hommes ; la clairance totale est de 139,6 mL/min.
Chez les patients dont la fonction rénale ou hépatique est altérée, les taux de leuproréline se situaient dans la fourchette des valeurs observées chez les patients ayant une fonction rénale ou hépatique normale. Chez certains patients atteints dinsuffisance rénale chronique, des taux sériques de leuproréline plus élevés étaient mesurés. Cependant, cette observation ne semble pas être pertinente dun point de vue clinique.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études précliniques sur LEPTOPROL ont montré des effets sur les organes reproducteurs, ce qui était attendu compte tenu des propriétés pharmacologiques connues de la leuproréline.
Cancérogénicité
Chez le rat, une augmentation dose-dépendante dans les adénomes hypophysaires a été observée suite à linjection sous-cutanée de doses comprises entre 0,6 et 4 mg/kg/jour sur jusquà 12 et 24 mois. Un tel effet na pas été observé chez la souris traitée pendant 24 mois.
Mutagénicité
Les études réalisées in vitro et in vivo sur lacétate de leuproréline pour la détection de mutations génétiques et chromosomiques nont pas révélé de potentiel mutagène.
Toxicité pour la reproduction
Dans les études de toxicité pour la reproduction réalisées chez le lapin, une augmentation de la mortalité ftale et une réduction du poids du ftus ont été observées. Les effets sur la mortalité ftale sont les conséquences attendues des effets pharmacodynamiques de cette substance.
Tolérance locale
Des études non cliniques réalisées chez le chien et le lapin ont révélé une bonne tolérance locale de LEPTOPROL.
Acide polylactique.
Sans objet.
4 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Seringue pré-remplie en plastique de polycarbonate avec un piston en copolymère dacrylonitrile-butadiène-styrène et une aiguille scellée dans un sachet en film composite de polyéthylène téréphtalate/aluminium.
Format des boîtes :
1 x 1 implant avec 5 mg de leuproréline (sous forme dacétate de leuproréline).
2 x 1 implant avec 5 mg de leuproréline (sous forme dacétate de leuproréline).
3 x 1 implant avec 5 mg de leuproréline (sous forme dacétate de leuproréline).
5 x 1 implant avec 5 mg de leuproréline (sous forme dacétate de leuproréline).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
SANDOZ
49, AVENUE GEORGES POMPIDOU
92300 LEVALLOIS-PERRET
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 200 0 5 : 1 seringue(s) préremplie(s) polycarbonate de 1 implant avec aiguille(s)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Médicament soumis à prescription médicale.
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ELIGARD 22,5 mg, poudre et solvant pour solution injectable
- ANDROGEL 16,2 mg/g, gel
- ISORYTHM L.P. 125 mg, gélule à libération prolongée
- AMIODARONE ALMUS 200 mg, comprimé sécable
- SOTALEX 160 mg, comprimé sécable
- CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose
- IZILOX 400 mg, comprimé pelliculé
- ZOLADEX 10,8 mg, implant en seringue préremplie pour voie sous-cutanée
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