LANSOPRAZOLE ARROW 30 mg, gélule gastro-résistante
CIS 68617684
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ANSM - Mis à jour le : 19/12/2017
LANSOPRAZOLE ARROW 30 mg, gélule gastro-résistante
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Lansoprazole......................................................................................................................... 30 mg
Pour une gélule
Excipient(s) à effet notoire : chaque gélule contient 129,6 mg de saccharose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Chaque gélule contient des microgranules gastrorésistants blancs à beiges, la gélule est blanche et marquée « L » et « 30 ».
4.1. Indications thérapeutiques
· Traitement de lulcère duodénal et de lulcère gastrique.
· Traitement de lsophagite par reflux.
· Prévention de lsophagite par reflux.
· Eradication de Helicobacter pylori (H. pylori) par administration concomitante d'une antibiothérapie appropriée pour le traitement des ulcères associés à H. pylori.
· Traitement de lulcère duodénal et de lulcère gastrique bénin, induits par les AINS chez des patients nécessitant un traitement continu par AINS.
· Prévention de lulcère duodénal et de lulcère gastrique induits par les AINS chez des patients à risque (voir rubrique 4.2) nécessitant un traitement continu par AINS.
· Reflux gastro-sophagien symptomatique.
· Syndrome de Zollinger-Ellison.
4.2. Posologie et mode d'administration
Traitement de lulcère duodénal :
La posologie recommandée est de 30 mg une fois par jour pendant 2 semaines. Chez les patients dont la cicatrisation nest pas complète après cette période, le traitement sera poursuivi, à la même posologie, pendant 2 semaines supplémentaires.
Traitement de lulcère gastrique :
La posologie recommandée est de 30 mg une fois par jour pendant 4 semaines. Lulcère cicatrise habituellement en 4 semaines, mais chez les patients dont la cicatrisation nest pas complète après cette période, le traitement peut être poursuivi, à la même posologie, pendant 4 semaines supplémentaires.
sophagite par reflux :
La posologie recommandée est de 30 mg une fois par jour pendant 4 semaines. Chez des patients dont la guérison nest pas complète après cette période, le traitement peut être poursuivi, à la même posologie, pendant 4 semaines supplémentaires.
Prévention de lsophagite par reflux :
15 mg une fois par jour. La posologie peut être augmentée jusquà 30 mg par jour si nécessaire.
Eradication de Helicobacter pylori :
Le choix du traitement associé approprié doit se faire selon les recommandations locales officielles concernant la résistance bactérienne, la durée de traitement (habituellement de 7 jours, mais parfois jusqu'à 14 jours), et l'utilisation appropriée d'agents antibactériens.
La posologie recommandée est de 30 mg de LANSOPRAZOLE ARROW deux fois par jour pendant 7 jours en association avec l'une des combinaisons suivantes :
· 250-500 mg de clarithromycine deux fois par jour + 1 g d'amoxicilline deux fois par jour,
· 250 mg de clarithromycine deux fois par jour + 400-500 mg de métronidazole deux fois par jour.
Les taux d'éradication de H. pylori jusqu'à 90 % sont obtenus lorsque la clarithromycine est associée à LANSOPRAZOLE ARROW et à l'amoxicilline ou au métronidazole.
Six mois après la réussite du traitement d'éradication, le risque de réinfection est faible et la rechute est par conséquent improbable.
L'utilisation d'une posologie comprenant 30 mg de lansoprazole deux fois par jour, 1 g d'amoxicilline deux fois par jour et 400-500 mg de métronidazole deux fois par jour a également été étudiée. En utilisant cette association, on a observé des taux d'éradication plus faibles que pour des posologies impliquant la clarithromycine. Elles peuvent être adaptées pour les patients ne pouvant pas prendre de clarithromycine dans le cadre du traitement d'éradication, lorsque les taux locaux de résistance au métronidazole sont faibles.
Traitement de lulcère duodénal et de lulcère gastrique bénin, induits par les AINS chez des patients nécessitant un traitement continu par les AINS :
30 mg une fois par jour pendant quatre semaines. Chez des patients dont la cicatrisation nest pas complète, le traitement peut être poursuivi pendant quatre semaines supplémentaires. Chez les patients à risque ou atteints dulcères difficiles à cicatriser, une durée de traitement plus longue et/ou une plus forte dose peut être utilisée.
Prévention de lulcère duodénal et de lulcère gastrique induits par les AINS chez des patients à risque (âgés de plus de 65 ans ou avec un antécédent dulcère gastrique ou duodénal) nécessitant un traitement prolongé par AINS :
15 mg une fois par jour. En cas déchec du traitement, la posologie de 30 mg une fois par jour doit être utilisée.
Reflux gastro-sophagien symptomatique :
La posologie recommandée est de 15 mg ou de 30 mg par jour. Le soulagement des symptômes est obtenu rapidement. Un ajustement individuel de la posologie doit être envisagé. Si les symptômes ne sont pas soulagés dans les 4 semaines avec une posologie quotidienne de 30 mg, des examens complémentaires sont recommandés.
Syndrome de Zollinger-Ellison :
La posologie initiale recommandée est de 60 mg une fois par jour. La posologie doit être ajustée individuellement et le traitement doit être poursuivi aussi longtemps que nécessaire. Des posologies journalières jusquà 180 mg ont été utilisées. Si la posologie journalière requise dépasse 120 mg, elle devra être divisée et administrée en deux prises.
Insuffisance rénale
Aucun ajustement de dose nest nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance rénale.
Insuffisance hépatique
Les patients atteints de maladies hépatiques sévères ou modérées doivent être maintenus sous surveillance régulière et une réduction de 50% de la dose journalière est recommandée (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Sujets âgés
En raison de la clairance réduite du lansoprazole chez les sujets âgés, un ajustement individuel de la dose peut être nécessaire. Une dose journalière de 30 mg ne doit pas être dépassée chez les sujets âgés, sauf sil existe des indications cliniques pertinentes.
Population pédiatrique
En labsence de données cliniques suffisantes, lutilisation de LANSOPRAZOLE ARROW nest pas recommandée chez lenfant (voir également rubrique 5.2).
Le traitement chez les nourrissons de moins de 1 an doit être évité, les données cliniques disponibles n'ayant pas démontré d'effet bénéfique du lansoprazole dans le traitement du reflux gastro-sophagien.
Mode dadministration
Pour un effet optimal, LANSOPRAZOLE ARROW doit être pris une fois par jour le matin, sauf dans le cas d'une éradication de H. pylori pour lequel le traitement doit être pris deux fois par jour, une fois le matin et une fois le soir. LANSOPRAZOLE ARROW doit être pris au moins 30 minutes avant les repas (voir rubrique 5.2). Les gélules doivent être avalées entières avec un liquide.
Pour les patients ayant des difficultés de déglutition, les études et la pratique clinique suggèrent que les gélules peuvent être ouvertes et les microgranules mélangés à une petite quantité deau, de jus de pomme ou de tomate, ou saupoudrés dans une petite quantité de nourriture non solide (exemple : yaourt, compote de pomme) pour faciliter ladministration. Les gélules peuvent également être ouvertes et les microgranules mélangés à 40 ml de jus de pomme pour ladministration par sonde nasogastrique (voir rubrique 5.2). Après préparation de la suspension ou du mélange, le médicament doit être immédiatement administré.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Comme avec tous les autres traitements anti-ulcéreux, la possibilité de tumeur gastrique maligne doit être écartée lors du traitement de lulcère gastrique avec le lansoprazole car ce dernier peut masquer les symptômes et retarder le diagnostic.
Lassociation de lansoprazole avec les inhibiteurs de protéases du VIH avec absorption pH-dépendante tels que latazanavir et le nelfinavir nest pas recommandées en raison de la diminution très importante de leur biodisponibilité (voir rubrique 4.5).
Hypomagnésémie :
Des cas dhypomagnésémies sévères ont été rapportés chez des patients traités par des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) tels que le lansoprazole pendant au moins trois mois et, dans la plupart des cas pendant un an. Lhypomagnésémie peut se manifester par des signes cliniques graves tels que fatigue, tétanie, bouffées délirantes, convulsions, sensations vertigineuses, arythmie ventriculaire, mais elle peut débuter de façon insidieuse et passer inaperçue. Chez la plupart des patients, lhypomagnésémie sest améliorée après supplémentation en magnésium et arrêt de lIPP.
Chez les patients nécessitant un traitement prolongé ou en cas dassociation des IPP avec de la digoxine ou avec des médicaments pouvant induire une hypomagnésémie (par exemple des diurétiques), un dosage du taux de magnésium sanguin doit être envisagé par les professionnels de santé avant de commencer le traitement par lIPP puis régulièrement pendant le traitement.
Le lansoprazole doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère ou modérée (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Le traitement par IPP peut être associé à une augmentation du risque dinfection due à Clostridum difficile.
Une diminution de lacidité gastrique due au lansoprazole peut augmenter le taux de bactéries normalement présentes dans le tractus gastro-intestinal. Le traitement par lansoprazole peut conduire à une légère augmentation du risque dinfections gastro-intestinales notamment dues à Salmonella et Campylobacter.
Chez les patients souffrant dulcères gastro-duodénaux, la possibilité dinfection par H. pylori comme facteur étiologique doit être envisagée.
Si le lansoprazole est utilisé en association avec des antibiotiques pour le traitement déradication de H. pylori, alors les conditions dutilisation de ces antibiotiques doivent également être suivies.
En raison de données de sécurité demploi limitées chez les patients sous traitement dentretien pendant plus dun an, un suivi régulier du traitement et une évaluation approfondie du rapport bénéfice/risque doivent être régulièrement réalisés chez ces patients.
De très rares cas de colite ont été rapportés chez des patients sous lansoprazole. Par conséquent, dans le cas de diarrhée sévère et/ou persistante, larrêt du traitement doit être envisagé.
Le traitement de la prévention dulcération peptique des patients nécessitant un traitement continu par AINS doit être limité aux patients à haut risque (exemple : antécédents dhémorragie gastro-intestinale, perforation ou ulcère, âge avancé, association médicamenteuse connue pour augmenter la probabilité dapparition dévénements indésirables des voies digestives hautes [exemple : corticoïdes ou anticoagulants], présence dun facteur grave de co-morbidité ou utilisation prolongée dAINS aux doses maximales recommandées).
Les inhibiteurs de la pompe à protons, en particulier sils sont utilisés à fortes doses et sur une durée prolongée (> 1 an), peuvent augmenter modérément le risque de fracture de la hanche, du poignet et des vertèbres, principalement chez les patients âgés ou en présence dautres facteurs de risque identifiés. Des études observationnelles suggèrent que les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent augmenter le risque global de fracture de 10 à 40%. Cette augmentation peut être en partie due à dautres facteurs de risque. Les patients présentant un risque dostéoporose doivent être pris en charge conformément aux recommandations en vigueur, et recevoir un apport approprié en vitamine D et en calcium.
Lupus érythémateux cutané subaigu (LECS)
Les inhibiteurs de la pompe à protons sont associés à des cas très occasionnels de LECS. Si des lésions se développent, notamment sur les zones cutanées exposées au soleil, et si elles saccompagnent darthralgie, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de santé doit envisager darrêter LANSOPRAZOLE ARROW. La survenue dun LECS après traitement par un inhibiteur de la pompe à protons peut augmenter le risque de LECS avec dautres inhibiteurs de la pompe à protons.
Interférence avec les tests de laboratoire
Laugmentation du taux de Chromogranine A (CgA) peut interférer avec les tests réalisés pour lexploration des tumeurs neuroendocrines. Pour éviter cette interférence, le traitement par LANSOPRAZOLE ARROW doit être interrompu au moins 5 jours avant de mesurer le taux de CgA (voir rubrique 5.1). Si les taux de CgA et de gastrine ne se sont pas normalisés après la mesure initiale, les mesures doivent être répétées 14 jours après larrêt du traitement par inhibiteur de la pompe à protons.
En raison de la présence de saccharose, ce médicament est déconseillé chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase (maladies métaboliques héréditaires rares).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Effets du lansoprazole sur dautres médicaments
Médicaments avec absorption pH-dépendante
Le lansoprazole peut interférer avec labsorption dautres médicaments pour lesquels la biodisponibilité dépend du pH gastrique.
+ Inhibiteurs de protéases du VIH :
Association déconseillée avec les inhibiteurs de protéases du VIH pour lesquels labsorption dépend du pH gastrique tels que atazanavir et nelfinavir en raison de la diminution très importante des concentrations plasmatiques de linhibiteur de protéase (voir rubrique 4.4).
Une étude a montré que ladministration concomitante de lansoprazole (60 mg une fois par jour) et datazanavir 400 mg à des volontaires sains réduit considérablement lexposition à latazanavir (baisse denviron 90 % des ASC (aire sous la courbe) et Cmax (concentration maximale)).
+ Kétoconazole, itraconazole et posaconazole :
Labsorption de kétoconazole, ditraconazole et de posaconazole au niveau du tractus gastro-intestinal est augmentée en présence dacide gastrique. Ladministration de lansoprazole peut induire des concentrations inférieures au seuil thérapeutique de kétoconazole, ditraconazole et de posaconazole et lassociation doit être évitée.
+ Digoxine :
Lassociation de lansoprazole et de digoxine peut entraîner une augmentation de concentration plasmatique de digoxine. Les concentrations plasmatiques de digoxine doivent par conséquent être surveillées et la dose de digoxine ajustée si nécessaire au début et à la fin du traitement par lansoprazole.
Médicaments métabolisés par les enzymes du cytochrome P450
Le lansoprazole peut augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés par le CYP3A4. La prudence est recommandée lors de lassociation du lansoprazole avec des médicaments métabolisés par cette enzyme et présentant une faible marge thérapeutique.
+ Théophylline :
Le lansoprazole réduit la concentration plasmatique de la théophylline, ce qui peut diminuer leffet clinique attendu. La surveillance du patient doit être prise en compte lors de lassociation de ces deux médicaments.
+ Tacrolimus :
Ladministration concomitante de lansoprazole augmente les concentrations plasmatiques de tacrolimus (un substrat du CYP3A et de la P-gp). La prise de lansoprazole augmente le taux moyen de tacrolimus jusquà 81 %. La surveillance des concentrations plasmatiques de tacrolimus est recommandée au début ou à la fin du traitement par lansoprazole. Dosage des concentrations sanguines du tacrolimus, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après son arrêt.
Médicament transportés par la glycoprotéine P
Une inhibition de la glycoprotéine- P (P-gp) par le lansoprazole a été observée in vitro. La pertinence clinique en est inconnue.
Effets dautres médicaments sur le lansoprazole
Médicaments inhibant le CYP2C19
+ Fluvoxamine :
Une diminution de la dose peut être envisagée lors de lassociation du lansoprazole avec la fluvoxamine, inhibiteur du CYP2C19. Les concentrations plasmatiques du lansoprazole sont augmentées jusquà 4 fois la normale.
Médicaments induisant le CYP2C19 et le CYP3A4
Des inducteurs enzymatiques affectant le CYP2C19 et le CYP3A4 comme la rifampicine et le millepertuis (Hypericum perforatum) peuvent sensiblement réduire les concentrations plasmatiques du lansoprazole. Risque dinefficacité du traitement antisécrétoire par diminution de son métabolisme par le millepertuis: à prendre en compte.
Autres
+ Sucralfate/Anti-acides :
Le sucralfate et les anti-acides peuvent diminuer la biodisponibilité du lansoprazole. Par conséquent, le lansoprazole doit être pris au moins 1 heure après la prise de ces médicaments.
Aucune interaction significative sur le plan clinique entre le lansoprazole et les anti-inflammatoires non stéroïdiens na été démontrée, bien quaucune étude dinteraction formelle nait été réalisée.
Autres interactions
Associations déconseillées
Risque daugmentation de la toxicité du méthotrexate par diminution de son élimination.
Association déconseillée avec le méthotrexate aux doses > 20 mg / semaine. Association à prendre en compte pour des doses inférieures.
Associations à prendre en compte
Risque de carence en cyanocobalamine après traitement prolongé (quelques années), la réduction de lacidité gastrique par ces médicaments pouvant diminuer labsorption digestive de la vitamine B12.
+ Inhibiteurs des tyrosine kinases
Risque de diminution de la biodisponibilité de linhibiteur de tyrosine kinases, en raison de son absorption pH-dépendante.
+ Mycophénolate mofétil
Diminution des concentrations de lacide mycophénolique denviron un tiers, avec risque potentiel de baisse defficacité.
Risque de diminution de leffet de lulipristal, par diminution de son absorption.
+ Warfarine
L'administration concomitante de lansoprazole 60 mg et de warfarine na pas modifié la pharmacocinétique de la warfarine ou lINR. Cependant il y a eu des cas daugmentation de lINR et du temps de prothrombine en cas dassociation des IPP et de la warfarine. Des augmentations de lINR et du temps de prothrombine peuvent entraîner des saignements anormaux et éventuellement un décès. Une surveillance de lINR et du temps de prothrombine est recommandée chez les patients traités par le lansoprazole et la warfarine.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Aucune donnée clinique lors de grossesses exposées au lansoprazole nest disponible. Les études chez lanimal nindiquent pas deffet nocif direct ou indirect concernant la grossesse, le développement embryonnaire/ftal, laccouchement ou le développement post-natal.
Par conséquent, par mesure de sécurité, lutilisation du lansoprazole nest pas recommandée pendant la grossesse.
Lexcrétion dans le lait maternel du lansoprazole nest pas connue. Les études chez lanimal ont montré une excrétion de lansoprazole dans le lait.
La décision de continuer/interrompre lallaitement ou de continuer/interrompre le traitement par lansoprazole doit prendre en compte le bénéfice de lallaitement pour lenfant et le bénéfice du traitement par lansoprazole pour la mère.
Fertilité
Il nexiste pas de données chez lHomme concernant leffet de lansoprazole sur la fertilité. Des études de reproduction chez des rats et lapins femelles enceintes nont pas révélé deffet du lansoprazole sur la fertilité, ni deffet malformatif ou foetotoxique ni deffet chez les bébés allaités.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les fréquences sont définies comme fréquente (> 1/100, < 1/10) ; peu fréquente (> 1/1.000, < 1/100) ; rare (> 1/10.000, < 1/1.000) ; très rare (< 1/10.000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Fréquente |
Peu fréquente |
Rare |
Très rare |
Indéterminée |
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Troubles du système lymphatique et sanguin |
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Thrombopénie, éosinophilie, leucopénie |
Anémie |
Agranulocytose, pancytopénie |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Hypomagnésémie (voir rubrique 4.4) |
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Troubles psychiatriques |
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Dépression |
Insomnie, hallucination, confusion |
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Hallucinations visuelles |
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Troubles du système nerveux |
Céphalée, étourdissement |
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Instabilité psychomotrice, vertige, paresthésie, somnolence, tremblements |
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Troubles visuels |
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Troubles visuels |
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Troubles gastro-intestinaux |
Nausée, diarrhée, douleurs abdominales, constipation, vomissement, flatulence, sècheresse de la bouche ou de la gorge, polypes des glandes fundiques (bénins) |
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Glossite, candidose sophagienne, pancréatite, altérations du goût |
Colite, stomatite |
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Troubles hépatobiliaires |
Augmentation du taux des enzymes hépatiques |
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Hépatite, ictère |
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Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés |
Urticaire, prurit, rash |
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Pétéchies, purpura, chute de cheveux, érythème polymorphe, photosensibilité |
Syndrome de Steven-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) |
Lupus érythémateux cutané subaigu (voir rubrique 4.4)
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Troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif |
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Arthralgie, myalgie, fracture de la hanche, du poignet ou des vertèbres (voir rubrique 4.4) |
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Troubles rénaux et urinaires |
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Néphrite interstitielle |
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Troubles de lappareil reproducteur et des tissus mammaires |
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Gynécomastie |
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Troubles généraux |
Fatigue |
dème |
Fièvre, hyperhydrose, dème de Quincke, anorexie, impuissance |
Choc anaphylactique |
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Explorations |
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Augmentation des taux de cholestérol et de triglycérides, hyponatrémie |
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Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Les effets dun surdosage par lansoprazole chez lhomme ne sont pas connus (bien que la toxicité aiguë soit vraisemblablement faible), et, par conséquent, aucune conduite à tenir concernant le traitement ne peut être précisée. Cependant, des doses quotidiennes allant jusqu'à 180 mg de lansoprazole per os et jusqu'à 90 mg de lansoprazole par voie intraveineuse ont été administrées au cours des essais cliniques sans entraîner deffets indésirables significatifs.
Veuillez-vous référer à la rubrique 4.8 concernant les symptômes éventuels dun surdosage de lansoprazole.
Dans le cas dun surdosage suspecté, le patient doit être surveillé. Le lansoprazole nest pas significativement éliminé par hémodialyse. Si nécessaire, un lavage gastrique, lutilisation de charbon ainsi quun traitement symptomatique sont recommandés.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteurs de la pompe à protons, code ATC : A02BC03
Le lansoprazole est un inhibiteur de la pompe à protons gastrique. Il permet dinhiber le dernier stade de formation de lacide gastrique en inhibant lactivité de la pompe à protons H+/K+ ATPase au niveau des cellules pariétales de lestomac. Linhibition est réversible et dose-dépendante. Ses effets sexercent sur les sécrétions dacide gastrique basales et stimulée. Le lansoprazole se concentre dans les cellules pariétales et devient actif dans leur environnement acide et réagit avec le groupe sulfohydrique de la pompe à protons H+/K+ ATPase entraînant une inhibition de lactivité de lenzyme.
Effet sur la sécrétion dacide gastrique :
Le lansoprazole est un inhibiteur spécifique de la pompe à protons des cellules pariétales. Une dose orale unique de lansoprazole inhibe denviron 80% la sécrétion dacide gastrique stimulée par la pentagastrine. Après administration quotidienne répétée pendant une période de sept jours, environ 90% de la sécrétion dacide gastrique est inhibée. Il a un effet semblable sur la sécrétion dacide gastrique basale. Une administration orale unique de 30 mg réduit la sécrétion basale denviron 70% ; les symptômes des patients sont donc améliorés dès la première dose. Après 8 jours dadministration répétée, la réduction est denviron 85%. Un soulagement rapide des symptômes est obtenu avec une gélule (30 mg) par jour, et la plupart des patients présentant un ulcère duodénal guérissent en 2 semaines, les patients présentant un ulcère gastrique ou une sophagite par reflux en 4 semaines. En réduisant l'acidité gastrique, le lansoprazole crée un environnement dans lequel les antibiotiques appropriés peuvent être efficaces contre H. pylori.
Pendant le traitement par des médicaments antisécrétoires, la concentration sérique de gastrine augmente en réaction à la diminution de la sécrétion acide. De même, le taux de CgA augmente à cause de la diminution de lacidité gastrique. Laugmentation du taux de CgA peut interférer avec les tests réalisés pour lexploration des tumeurs neuroendocrines.
Daprès des données publiées, la prise dinhibiteurs de la pompe à protons devrait être interrompue entre 5 jours et 2 semaines avant de mesurer le taux de CgA. Le but est de permettre un retour à la normale des taux de CgA qui auraient été artificiellement augmentés par la prise dIPP.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le lansoprazole est un racémique de deux énantiomères actifs qui sont biotransformés en la forme active dans lenvironnement acide des cellules pariétales. Etant donné que le lansoprazole est rapidement inactivé par lacidité gastrique, il est administré per os sous forme gastrorésistante pour une absorption systémique.
La biodisponibilité du lansoprazole en dose unique est élevée (80-90 %). Les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en 1,5 à 2,0 heures. La prise alimentaire ralentit le taux dabsorption du lansoprazole et réduit sa biodisponibilité denviron 50 %. La liaison aux protéines plasmatiques est de 97 %.
Des études ont montré que les microgranules provenant de louverture dune gélule donnent une aire sous la courbe (ASC) équivalente à la gélule intacte si les microgranules sont mélangés dans une petite quantité de jus dorange, de jus de pomme, ou de jus de tomate ou mélangés à une cuillère à soupe de compote de pomme ou de poire, ou saupoudrés sur une cuillère à soupe de yaourt, de crème dessert ou de fromage frais. Une ASC équivalente a également été retrouvée pour les microgranules mélangés à du jus de pomme administrés par sonde nasogastrique.
Biotransformation et élimination
Le lansoprazole est principalement métabolisé par le foie et les métabolites sont excrétés par les voies rénale et biliaire. Le métabolisme du lansoprazole est principalement catalysé par lenzyme CYP2C19. Lenzyme CYP3A4 contribue également à son métabolisme. La demi-vie délimination plasmatique du lansoprazole est comprise entre 1,0 et 2,0 heures selon les doses unique ou multiples administrées à des sujets sains. Il nexiste pas de preuve daccumulation après des doses multiples chez des sujets sains. Les dérivés sulfone, sulfite et 5-hydroxyle du lansoprazole ont été identifiés dans le plasma. Ces métabolites ont une activité antisécrétoire faible ou inexistante.
Une étude avec du lansoprazole marqué au 14C indique quenviron un tiers de la quantité administrée a été excrétée dans lurine et deux tiers dans les fèces.
Pharmacocinétique chez les patients âgés
La clairance du lansoprazole est réduite chez les sujets âgés avec une demi-vie délimination augmentée approximativement de 50 % à 100 %. Les concentrations plasmatiques maximales ne sont pas augmentées chez les personnes âgées.
Pharmacocinétique chez lenfant
Lévaluation de la pharmacocinétique chez les enfants âgés de 1 à 17 ans a montré une exposition similaire à celle des adultes avec des doses de 15 mg pour ceux pesant moins de 30 kg et 30 mg pour ceux au-dessus. Létude dune dose de 17 mg/m2 de surface corporelle ou de 1 mg/kg de poids corporel a montré une exposition comparable du lansoprazole chez les enfants âgés de 2-3 mois à un an comparé aux adultes.
Une plus forte exposition au lansoprazole comparé aux adultes a été signalée chez des enfants de moins de 2-3 mois avec des doses de 1,0 mg/kg et 0,5 mg/kg de poids corporel données en dose unique.
Pharmacocinétique chez les patients présentant une insuffisance hépatique
Lexposition au lansoprazole est doublée chez des patients souffrant dune insuffisance hépatique légère et encore plus forte chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée à sévère.
Métaboliseurs lents du CYP2C19
Le CYP2C19 est sujet à un polymorphisme génétique, et 2 à 6 % de la population, appelée métaboliseurs lents (ML), sont homozygotes pour la mutation allélique du CYP2C19 et présente donc un déficit en enzyme CYP2C19 fonctionnelle. Lexposition au lansoprazole est multipliée plusieurs fois chez les ML par rapport aux métaboliseurs rapides (MR).
5.3. Données de sécurité préclinique
Dans deux études de carcinogénicité conduites chez le rat, le lansoprazole a engendré des hyperplasies cellulaires gastriques entérochromaffines (ECL) liées à la dose et des carcinoïdes cellulaires ECL associés à une hypergastrinémie en rapport avec linhibition de la sécrétion acide. Une métaplasie intestinale a également été observée, ainsi quune hyperplasie des cellules de Leydig et des tumeurs bénignes des cellules de Leydig. Après 18 mois de traitement, une atrophie rétinienne a été observée. Ceci na pas été constaté chez le singe, le chien et la souris.
Chez la souris, au cours des études de carcinogénicité, sont apparus des hyperplasies cellulaires gastriques entérochromaffines (ECL) liées à la dose, des tumeurs hépatiques et des adénomes du rete testis.
La pertinence clinique de cette découverte nest pas connue.
Sphères de sucre (contenant du saccharose et de lamidon de maïs), carboxyméthylamidon sodique, laurilsulfate de sodium, povidone K30, oléate de potassium, acide oléique, hypromellose, copolymère acide méthacrylique-acrylate déthyle, citrate de triéthyle, dioxyde de titane (E171), talc.
Enveloppe de la gélule : gélatine, dioxyde de titane (E171), encre dimprimerie*.
*Encre dimprimerie : gommes laques, éthanol anhydre, alcool isopropylique, propylèneglycol, butanol, solution concentrée dammoniaque, hydroxyde de potassium, oxyde de fer noir (E172).
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas +30°C.
Conserver le flacon soigneusement fermé, à labri de lhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
7, 14, 28, 56 ou 60 gélules en flacon (PEHD) fermé par un bouchon (PP) avec sécurité enfant et bague inviolable (polypropylène) contenant un dessicant.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
26 AVENUE TONY GARNIER
69007 LYON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 378 279 9 7 : 7 gélules en flacon (PEHD).
· 34009 378 280 7 9 : 14 gélules en flacon (PEHD).
· 34009 378 281 3 0 : 28 gélules en flacon (PEHD).
· 34009 381 434 1 6 : 56 gélules en flacon (PEHD).
· 34009 381 435 8 4 : 60 gélules en flacon (PEHD).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II.
Médicaments liés cités dans ce texte
- LANSOPRAZOLE ALMUS 15 mg, gélule gastro-résistante
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- AMODEX 1 g, comprimé dispersible
- FLAGYL 0,5 POUR CENT, solution injectable pour perfusion en poche
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- FLOXYFRAL 100 mg, comprimé pelliculé sécable
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- CYANOCOBALAMINE RENAUDIN 500 microgrammes/ml, solution injectable en ampoule (IM)
- ULIPRISTAL ACETATE EXELTIS 30 mg, comprimé pelliculé
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.