SOMATULINE L.P. 60 mg, solution injectable à libération prolongée en seringue préremplie
CIS 68758076
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ANSM - Mis à jour le : 13/09/2021
SOMATULINE L.P. 60 mg, solution injectable à libération prolongée en seringue préremplie
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Lanréotide ............................................................................................................................. 60 mg
(sous forme dacétate de lanréotide)
Pour une seringue préremplie.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
La seringue préremplie contient une solution sursaturée dacétate de lanréotide correspondant à 0,246 mg de lanréotide base/mg de solution, permettant linjection dune dose de 60 mg de lanréotide.
Solution injectable à libération prolongée en seringue préremplie.
Préparation semi solide blanche à jaune pâle.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement des symptômes cliniques au cours de lacromégalie.
Traitement des symptômes cliniques des tumeurs carcinoïdes.
Traitement des tumeurs neuroendocrines (TNE) gastro-entéro-pancréatiques non résécables de ladulte, localement avancées ou métastatiques, de grade 1 ou de grade 2 avec un index Ki67 ≤ 10%, ayant pour origine lintestin moyen, le pancréas, ou dorigine inconnue après exclusion dun site primitif au niveau de lintestin postérieur (voir rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
SOMATULINE L.P., solution injectable à libération prolongée, existe sous 3 dosages différents : 60 mg, 90 mg et 120 mg.
· Acromégalie et traitement des symptômes cliniques des tumeurs carcinoïdes
Initiation du traitement
Dans lacromégalie
La posologie recommandée varie de 60 à 120 mg tous les 28 jours.
Par exemple :
o Chez les patients préalablement traités par SOMATULINE L.P. 30 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) à libération prolongée tous les 14 jours, la dose initiale de SOMATULINE L.P. est de 60 mg tous les 28 jours ;
o Chez les patients préalablement traités par SOMATULINE L.P. 30 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) à libération prolongée tous les 10 jours, la dose initiale de SOMATULINE L.P. est de 90 mg tous les 28 jours ;
o Chez les patients préalablement traités par SOMATULINE L.P. 30 mg, poudre et solvant pour suspension injectable (I.M.) à libération prolongée tous les 7 jours, la dose initiale de SOMATULINE L.P. est de 120 mg tous les 28 jours.
Dans le traitement des symptômes cliniques des tumeurs carcinoïdes
La dose initiale recommandée est de 90 mg tous les 28 jours (4 semaines) pendant 2 mois.
Adaptation du traitement
Le traitement doit être adapté pour chaque patient, en milieu spécialisé.
La posologie sera adaptée en fonction de lévolution des concentrations plasmatiques de GH et dIGF-1 ainsi que de lévolution des signes cliniques.
Dans lacromégalie
Il est conseillé :
§ de diminuer la dose lorsque les concentrations sont normalisées (taux de GH <1 ng/ml et taux dIGF-1 normalisé et /ou disparition des symptômes cliniques),
§ de maintenir la dose lorsque les concentrations de GH sont comprises entre 2,5 ng/ml et 1 ng/ml,
§ daugmenter la dose lorsque les concentrations de GH sont supérieures à 2,5 ng/ml.
Chez les patients bien contrôlés par analogues de la somatostatine, SOMATULINE LP 120 mg peut être administrée tous les 42 ou 56 jours.
Dans le traitement des symptômes cliniques des tumeurs carcinoïdes
En cas de réponse insuffisante, jugée sur les symptômes cliniques (épisodes de flushes et selles diarrhéiques), la posologie peut être augmentée à 120 mg tous les 28 jours (4 semaines).
En cas de réponse suffisante, jugée sur les symptômes cliniques (flushes et selles diarrhéiques), la posologie peut être diminuée à 60 mg tous les 28 jours (4 semaines).
· Traitement des tumeurs neuroendocrines gastro-entéro-pancréatiques non résécables de ladulte, localement avancées ou métastatiques, de grade 1 ou de grade 2 avec un index Ki67 ≤ 10%, ayant pour origine lintestin moyen, le pancréas, ou dorigine inconnue après exclusion dun site primitif au niveau de lintestin postérieur
La dose recommandée est de 1 injection de SOMATULINE LP 120 mg tous les 28 jours. Le traitement doit être poursuivi pendant la durée nécessaire pour assurer le contrôle tumoral.
Insuffisance rénale et/ou hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique, il nest pas nécessaire dajuster la posologie (voir section 5.2).
Sujets âgés
Chez le sujet âgé, aucun ajustement posologique nest nécessaire (voir section 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité demploi et lefficacité de SOMATULINE L.P. na pas été établie chez lenfant et ladolescent.
Mode dadministration
La solution doit être injectée par voie sous-cutanée profonde dans le quadrant supéro-externe de la fesse ou dans la région supéro-externe de la cuisse.
Linjection est pratiquée par un professionnel de santé. Toutefois, chez les patients recevant une dose stable de SOMATULINE L.P., le produit peut être administré soit par le patient, soit par une personne de son entourage après une formation appropriée par un professionnel de santé.
Dans le cas dune autoinjection, celle-ci devra être réalisée dans la région supéro-externe de la cuisse.
La décision dadministration par le patient ou par une autre personne formée devra être prise par le professionnel de santé.
Quel que soit le site dinjection, la peau ne doit pas être pincée et laiguille doit être introduite rapidement sur toute sa longueur, perpendiculairement à la peau. Les injections seront réalisées alternativement du côté droit et du côté gauche.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
· Des études de pharmacologie animale et humaine ont montré que le lanréotide, comme la somatostatine et ses analogues, inhibe la sécrétion dinsuline et de glucagon. Ainsi, une hypoglycémie ou une hyperglycémie peuvent survenir chez les patients traités par lanréotide. La glycémie doit être surveillée lors de linitiation du traitement par lanréotide et lors de toute modification de posologie. Le traitement antidiabétique sera adapté en conséquence. Chez le diabétique insulino-traité, les doses dinsuline seront a priori réduites de 25 %, puis adaptées aux glycémies, qui devront être contrôlées attentivement chez ces patients dès linstauration du traitement.
· Chez le patient acromégale traité par lanréotide, on a pu observer une légère diminution de la fonction thyroïdienne saccompagnant rarement dune hypothyroïdie clinique. Un examen de la fonction thyroïdienne est recommandé selon la pertinence clinique.
· Chez les patients acromégales, lutilisation du lanréotide ne dispense pas de la surveillance du volume tumoral hypophysaire.
· Chez le patient sans pathologie cardiaque sous-jacente, le lanréotide peut entraîner une diminution du rythme cardiaque, sans atteindre nécessairement le seuil de bradycardie. En cas de problèmes cardiaques préexistants, une bradycardie sinusale peut survenir. Chez les patients souffrant de bradycardie, il convient dêtre prudent lors de linitiation du traitement par lanréotide (voir section 4.5).
· Lapparition dune élévation franche et durable de la stéatorrhée justifie la prescription complémentaire dextraits pancréatiques.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Ciclosporine (voie orale) :
Baisse des concentrations sanguines de ciclosporine (diminution de son absorption intestinale). Augmentation des doses de ciclosporine sous contrôle des concentrations plasmatiques et réduction de la posologie après larrêt du traitement.
+ Insuline, glitazones, répaglinide et sulfamides hypoglycémiants :
Risque dhypoglycémie ou dhyperglycémie : diminution des besoins en traitement antidiabétique, par diminution ou augmentation de la sécrétion de glucagon endogène.
Renforcer lauto-surveillance glycémique et adapter si besoin la posologie du traitement antidiabétique pendant le traitement par lanréotide.
· Ladministration concomitante de médicaments induisant une bradycardie (ex : bétabloquants) peut avoir un effet additif sur la légère diminution du rythme cardiaque associée au lanréotide. Un ajustement posologique de ces médicaments peut être nécessaire (voir rubrique 4.4).
· Selon des données limitées de la littérature, ladministration concomitante danalogues de la somatostatine et de bromocriptine peut augmenter la disponibilité de la bromocriptine.
· Selon des données limitées de la littérature, les analogues de la somatostatine peuvent diminuer la clairance métabolique des produits métabolisés par le système enzymatique cytochrome P450, ce qui pourrait être lié à la suppression de lhormone de croissance. Cet effet ne pouvant être exclu avec le lanréotide, les médicaments métabolisés principalement par le CYP3A4 et possédant un faible index thérapeutique (ex : quinidine) doivent être utilisés avec prudence.
Autres informations
Les interactions avec les médicaments fortement liés aux protéines plasmatiques sont peu probables compte tenu de la liaison modeste du lanréotide aux protéines plasmatiques
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction mais aucune preuve deffets tératogènes (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel pour lHomme est inconnu.
Par mesure de précaution, il est préférable déviter lutilisation de SOMATULINE L.P. pendant la grossesse.
Il ny a pas de données disponibles sur lexcrétion du lanréotide dans le lait maternel.
Un risque pour les nouveaux-nés/nourrissons ne peut être exclu.
SOMATULINE L.P. 60 mg ne doit pas être utilisé pendant lallaitement.
Fertilité
Une diminution de la fertilité a été observée chez la rate en raison de linhibition de la sécrétion de GH, à des doses supérieures à celles utilisées chez lhomme en thérapeutique.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
SOMATULINE L.P. 60 mg a une influence mineure ou modérée sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Aucune étude na été réalisée sur les effets sur laptitude à conduire des véhicules et utiliser des machines. Cependant, des sensations vertigineuses ont été rapportées avec SOMATULINE L.P. 60 mg (voir rubrique 4.8). En cas de survenue de tels effets, le patient doit sabstenir de conduire ou dutiliser des machines.
Les effets indésirables rapportés au cours des études cliniques lors du traitement de lacromégalie et des tumeurs neuroendocrines gastro-entéro-pancréatiques par le lanréotide sont listés par classe-organe selon les fréquences suivantes : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100 à <1/10) ; peu fréquent (≥1/1000 à <1/100) ; inconnu (ne peut pas être estimé sur la base des données disponibles).
Les effets indésirables les plus fréquents lors du traitement par lanréotide sont les troubles gastro-intestinaux (le plus souvent diarrhée et douleurs abdominales, habituellement légères à modérées et transitoires), la lithiase biliaire (souvent asymptomatique) et les réactions au site dinjection (douleur, nodule et induration).
Le profil de tolérance observé est similaire dans les toutes les indications.
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Système Classe Organe |
Très fréquent (≥ 1/10) |
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) |
Peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100) |
Expérience post-commercialisation (fréquence inconnue) |
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Infections et infestations |
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Abcès au site dinjection |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Hypoglycémie, appétit diminué**, hyperglycémie, diabète |
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Affections psychiatriques |
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Insomnie* |
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Affections du système nerveux |
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sensations vertigineuses, céphalées, léthargie** |
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Affections cardiaques :
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bradycardie sinusale* |
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Affections vasculaires |
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bouffées de chaleur* |
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Affections gastro-intestinales |
diarrhée, selles molles*, douleurs abdominales |
nausées, vomissements, constipation, flatulence, distension abdominale, inconfort abdominal*, dyspepsie, stéatorrhée** |
décoloration des selles* |
pancréatite |
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Affections hépatobiliaires |
lithiase biliaire |
dilatation biliaire* |
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cholécystite cholangite |
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Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif |
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Douleurs musculo-squelettiques**, myalgie** |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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alopécie, hypotrichose* |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Asthénie, fatigue, réactions au point dinjection (douleur, induration, nodule, prurit) |
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Investigations |
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élévation des ALAT*, anomalies des ASAT et des ALAT*, élévation de la bilirubinémie*, élévation de la glycémie*, élévation de lhémoglobine glycosylée*, perte de poids, enzymes pancréatiques diminuées** |
élévation des ASAT*, élévation des phosphatases alcalines*, anomalies de la bilirubinémie*, diminution de la natrémie* |
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Affections du système immunitaire |
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réactions allergiques (incluant angio-dème, anaphylaxie, hypersensibilité) |
* sur la base dun ensemble détudes effectuées dans lacromégalie
** sur la base dun ensemble détudes effectuées dans les tumeurs neuroendocrines gastro-entéro-pancréatiques
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage, un traitement symptomatique est recommandé.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Le lanréotide est un octapeptide analogue de la somatostatine naturelle. Comme la somatostatine, le lanréotide est un inhibiteur de différentes fonctions endocrines, neuro-endocrines, exocrines et paracrines. Il présente une forte affinité pour les récepteurs à la somatostatine humaine (SSTR) 2 et 5, et une affinité faible sur les SSTR 1, 3 et 4. L'inhibition de l'hormone de croissance sexpliquerait principalement par cette activité au niveau des récepteurs SSTR 2 et 5. Le lanréotide est plus actif que la somatostatine naturelle et présente une durée d'action plus longue.
Sa sélectivité marquée vis-à-vis de la sécrétion de l'hormone de croissance par rapport à celle de l'insuline en fait un produit adapté au traitement de l'acromégalie.
Comme la somatostatine, le lanréotide a une action anti-sécrétoire exocrine générale. Il inhibe la sécrétion basale de motiline, de peptide inhibiteur gastrique et de polypeptide pancréatique, mais n'a pas daction significative sur la sécrétion à jeun de sécrétine ou de gastrine. En outre, il diminue le taux plasmatique de chromogranine A et le taux urinaire de 5-HIAA (acide 5-hydroxyindolacétique) chez les patients présentant une TNE gastro-entéro-pancréatique associée à des taux élevés de ces marqueurs tumoraux. Le lanréotide inhibe laugmentation du débit sanguin de lartère mésentérique supérieure et de la veine porte en post-prandial. Le lanréotide diminue significativement la sécrétion hydro-électrolytique jéjunale (eau, sodium, potassium, chlorures) stimulée par la prostaglandine E1. Le lanréotide diminue les taux de prolactine chez les patients acromégales traités au long cours.
Au cours dune étude en ouvert, le lanréotide L.P. 120 mg a été administré tous les 28 jours pendant 48 semaines chez 90 patients acromégales présentant un macroadénome hypophysaire et non traités préalablement.
À la semaine 48, 63 % des patients ont montré une réduction cliniquement pertinente du volume tumoral ≥ 20 % (critère principal defficacité), bien que cette réduction ne soit pas statistiquement significative (IC 95%: 52% -73%).
Le pourcentage moyen de réduction du volume tumoral était de 26,8 %. La concentration de GH était inférieure à 2,5 µg / l chez 77,8 % des patients et la concentration dIGF-1 était normalisée chez 50 % des patients. Quarante-trois pour cent des patients ont présenté à la fois une concentration dIGF-1 normalisée et une concentration de GH-inférieure à 2,5 µg/l.
Des patients ont rapporté une amélioration des symptômes d'acromégalie tels que fatigue (56,5 %), transpiration excessive (66,1 %), arthralgies (59,7 %), gonflement des tissus mous (66,1 %) et céphalées (38,7 %).
Une réduction du volume tumoral et des concentrations de GH et d'IGF-1 a été mise en évidence dès la douzième semaine de traitement et sest maintenue pendant 48 semaines.
Les patients qui devaient subir une intervention chirurgicale ou une radiothérapie hypophysaire au cours de la période étaient exclus de létude.
L'action inhibitrice du lanréotide sur la sécrétion exocrine intestinale, les hormones digestives et les mécanismes de prolifération cellulaire est particulièrement intéressante pour son application au traitement symptomatique des tumeurs endocrines digestives, notamment carcinoïdes.
Une étude multicentrique de phase III, randomisée, en double-aveugle, contrôlée contre placebo, dune durée fixe de 96 semaines a été menée dans le but dévaluer leffet antiprolifératif du lanréotide chez des patients présentant une TNE gastro-entéro-pancréatique.
Les patients ont été randomisés selon un ratio 1:1 entre le groupe lanréotide LP 120 mg tous les 28 jours (n=101) et le groupe placebo (n=103). La randomisation était stratifiée en fonction des traitements reçus avant lentrée dans létude et de la présence/absence de progression à létat initial, évaluée selon les critères RECIST 1.0 (Response Evaluation Criteria in Solid Tumours) au cours dune phase de sélection dune durée de 3 à 6 mois.
Les patients présentaient une tumeur inopérable, métastatique et/ou localement avancée, confirmée au plan histologique comme étant bien ou moyennement différenciée, avec une localisation primitive au niveau du pancréas (44,6% des patients), de lintestin moyen (35,8%), de lintestin postérieur (6,9%) ou dorigine autre ou inconnue (12,7%).
69% des patients présentaient une TNE gastro-entéro-pancréatique de grade G1, définie soit par un index de prolifération Ki67 ≤ 2% (50,5% de la population totale), soit par un index mitotique < 2 mitoses /10 HPF (18,5% de la population totale). 30% des patients présentaient une TNE gastro-entéro-pancréatique se situant dans la fourchette basse du grade G2 (2% < Ki67 ≤ 10%). Le grade nétait pas connu chez 1% des patients. Les patients présentant une TNE gastro-entéro-pancréatique de grade G2 avec index de prolifération plus élevé (10% < Ki67 ≤ 20%) ou présentant un carcinome neuroendocrine de grade G3 (Ki67 > 20%) étaient exclus de létude.
Globalement, la charge tumorale hépatique était ≤ 10%, comprise entre 10 et 25% et > 25% chez respectivement 52,5% ,14,5% et 33% des patients.
Le critère principal était la survie sans progression (SSP) définie comme le délai entre soit la progression de la maladie selon les critères RECIST 1.0, soit le décès, au cours des 96 semaines suivant la première administration du traitement. Lanalyse de la SSP était basée sur lévaluation radiologique de la progression tumorale, effectuée de façon centralisée et indépendante.
Tableau 1: Résultats defficacité de létude de phase III
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Médiane de survie sans progression (semaines) |
Hazard Ratio (95% CI) |
Réduction du risque de progression ou de décès
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p |
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Lanréotide LP (n=101 ) |
Placebo (n=103 ) |
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> 96 semaines |
72,00 semaines (95% CI :48,57, 96,00) |
0,470 (0,304, 0,729) |
53%
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0,0002 |
Figure 1 : Survie sans progression : courbes de Kaplan-Meier

Leffet bénéfique du lanréotide LP sur la réduction du risque de progression ou de décès était cohérent, quel que soit le site primitif de la tumeur, la charge hépatique tumorale, la chimiothérapie antérieure, le Ki67 à létat initial, le grade tumoral ou les autres caractéristiques pré-spécifiées (voir Figure 2).
Le bénéfice clinique du traitement par lanréotide LP a été observé chez les patients présentant une tumeur ayant pour origine le pancréas, lintestin moyen ou une origine autre/ inconnue, ainsi que dans la population totale de létude. Compte tenu du nombre limité de patients présentant une tumeur originaire de lintestin postérieur (14/204), linterprétation des résultats est difficile dans ce sous-groupe. Les données disponibles suggèrent une absence de bénéfice du lanréotide chez ces patients.
Figure 2 : Analyse des co-facteurs de la SSP par le modèle de Cox à risques proportionnels

Note : Tous les Hazard ratios expriment le risque relatif pour le lanréotide LP versus placebo. Les résultats des co-facteurs sont issus de modèles de Cox à risques proportionnels avec les facteurs traitement, progression à létat initial, traitement antérieur à linclusion dans létude et le facteur identifié sur laxe vertical.
Dans la phase dextension en ouvert de létude, 45,6% des patients (47/103) sont passés du placebo au traitement par le lanréotide LP.
Population pédiatrique
L'Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes avec le lanréotide LP dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique, pour lacromégalie et le gigantisme dorigine pituitaire (voir les informations concernant l'usage pédiatrique en rubrique 4.2). L'Agence européenne des médicaments a inscrit les TNE gastro-entéro-pancréatiques (à lexception des neuroblastomes, des neuroganglioblastomes et des phéochromocytomes) sur la liste des exemptions de classe.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Au cours des études délimination, moins de 5 % du lanréotide était excrété par voie urinaire et moins de 0,5 % était retrouvé sous forme inchangée dans les fèces, indiquant une excrétion biliaire.
Chez le volontaire sain, après injection sous-cutanée profonde de SOMATULINE L.P. 60 mg, 90 mg et 120 mg, les concentrations sériques de lanréotide augmentent pour atteindre un pic de concentration (Cmax) de 4,25, 8,39 et 6,79 ng/ml. La Cmax est atteinte le jour de ladministration en 8, 12 et 7 heures (valeurs médianes). Les concentrations diminuent ensuite lentement en suivant une cinétique de premier ordre, avec une demi-vie terminale délimination de respectivement 23,3, 27,4 et 30,1 jours. Quatre semaines après ladministration, les concentrations sériques moyennes de lanréotide sont respectivement de 0,9, 1,11 et 1,69 ng/ml. La biodisponibilité absolue est de 73,4, 69,0 et 78,4 %.
Chez le patient acromégale, après injection sous-cutanée profonde de SOMATULINE L.P. 60 mg, 90 mg et 120 mg, les concentrations sériques de lanréotide augmentent pour atteindre un pic de concentration (Cmax) de 1,6, 3,5 et 3,1 ng/ml. La Cmax est atteinte le jour de ladministration en 6, 6 et 24 heures. Les concentrations diminuent ensuite lentement en suivant une cinétique de premier ordre. Quatre semaines après ladministration, les concentrations sériques moyennes de lanréotide sont respectivement de 0,7, 1,0 et 1,4 ng/ml.
Les concentrations sériques de lanréotide à léquilibre sont obtenues en moyenne après 4 injections pratiquées toutes les 4 semaines.
Après administration répétée toutes les 4 semaines de SOMATULINE LP 60 mg, 90 mg et 120 mg, la Cmax à léquilibre est respectivement de 3,8, 5,7 et 7,7 ng/ml et la Cmin est respectivement de 1,8, 2,5 et 3,8 ng/ml. Lindex de fluctuation pic-nadir est modéré, allant de 81 à 108 %.
Après injection sous-cutanée profonde de SOMATULINE L.P. 60 mg, 90 mg et 120 mg chez le patient acromégale, un profil pharmacocinétique de libération linéaire a été observé.
Les concentrations sériques minimales de lanréotide obtenues après trois injections sous-cutanées profondes de SOMATULINE L.P. 60 mg, 90 mg ou 120 mg administrées tous les 28 jours sont identiques à celles obtenues à létat déquilibre chez des patients acromégales précédemment traités tous les 14, 10 ou 7 jours respectivement par SOMATULINE L.P. 30 mg, par voie intramusculaire.
Une libération initiale rapide a été observée, avec une Cmax moyenne de 7,49 ± 7,58 ng/ml, atteinte au cours du 1er jour suivant une injection unique, lors dune analyse pharmacocinétique portant sur une population de 290 patients souffrant de TNE gastro-entéro-pancréatique recevant du lanréotide LP 120 mg. Les concentrations à léquilibre ont été atteintes après 5 injections de lanréotide LP 120 mg tous les 28 jours ; elles ont été maintenues jusquà la dernière mesure (jusquà 96 semaines suivant la 1ère injection). A léquilibre, la Cmax moyenne était de 13,9 ± 7,44 ng/ml et la concentration sérique moyenne la plus basse était de 6,56 ± 1,99 ng/ml. La demi-vie terminale apparente moyenne était de 49,8 ± 28,0 jours.
Insuffisance hépatique/rénale :
En cas dinsuffisance rénale sévère, on observe une réduction de moitié environ de la clairance sérique totale du lanréotide, avec pour conséquence une augmentation de la demi-vie et lASC. En cas dinsuffisance hépatique modérée à sévère, on observe une diminution de la clairance de 30 %. Le volume de distribution et le temps de résidence moyen augmentent quel que soit le degré dinsuffisance hépatique.
Il nest pas nécessaire de modifier la dose initiale en cas dinsuffisance hépatique ou rénale, dans la mesure où les concentrations sériques de lanréotide attendues chez ces patients restent dans la fourchette des concentrations bien tolérées chez le volontaire sain.
Aucun effet sur la clairance du lanréotide na été observé au cours dune analyse pharmacocinétique conduite sur une population de 165 patients atteints dune insuffisance rénale légère et modérée (respectivement 106 et 59) et souffrant de TNE gastro-entéro-pancréatique traités par le lanréotide LP. Les patients atteints dune insuffisance rénale sévère et souffrant de TNE gastro-entéro-pancréatique nont pas été étudiés. Aucun patient souffrant de TNE gastro-entéro-pancréatique présentant une insuffisance hépatique (selon le score de Child-Pugh) na été étudié
Sujets âgés :
Une augmentation de la demi-vie et du temps de résidence moyen est observée chez le sujet âgé comparativement aux sujets sains jeunes. Il nest pas nécessaire de modifier la dose initiale chez le sujet âgé, dans la mesure où les concentrations sériques de lanréotide attendues chez ces patients restent dans la fourchette des concentrations bien tolérées chez le volontaire sain.
Aucun effet de lâge sur la clairance et le volume de distribution du lanréotide na été observé, lors dune analyse pharmacocinétique de population conduite chez 122 patients âgés de 65 à 85 ans souffrant de TNE gastro-entéro-pancréatique.
5.3. Données de sécurité préclinique
Au cours des études de cancérogenèse chez le rat et la souris, aucune modification néoplasique systémique na été observée à des doses supérieures à celles utilisées chez lhomme en thérapeutique. Une augmentation de lincidence des tumeurs sous-cutanées a été observée au site dinjection, probablement en raison de la plus grande fréquence dadministration chez lanimal (quotidienne) que chez lhomme (administration mensuelle) et nest donc pas pertinente en clinique.
Au cours des tests standard in vitro et in vivo, le lanréotide na pas montré de potentiel génotoxique.
Les études sur la reproduction menées chez les rates gravides ayant reçues des injections sous-cutanées de 30 mg/kg toutes les 2 semaines (cinq fois la dose chez lHomme, selon la surface corporelle) ont montré une diminution de la survie embryo-ftale. Les études chez les lapines gravides ayant reçues des injections sous-cutanées de 0,45 mg/kg/jour (deux fois lexposition thérapeutique chez lHomme à la dose maximale recommandée de 120 mg, selon les comparaisons de la surface corporelle relative) montrent une diminution de la survie des ftus et une augmentation des anomalies ftales du squelette et des tissus mous.
Eau pour préparations injectables, acide acétique (pour ajustement du pH).
2 ans.
Après ouverture de lemballage laminé protecteur, le produit doit être administré immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température comprise entre + 2° C et + 8° C (au réfrigérateur).
A conserver dans lemballage dorigine pour le protéger de la lumière.
Après sortie du réfrigérateur, le produit qui est resté dans son étui de protection scellé peut être remis au réfrigérateur pour y être conservé en vue dune utilisation ultérieure, à condition de ne pas avoir subi plus de trois excursions de température et davoir été conservé pendant moins de 24 heures au total à une température inférieure à 40°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
SOMATULINE L.P. 60 mg se présente sous forme dune seringue préremplie (polypropylène) munie dun système de sécurité automatique, dun bouchon-piston (bromobutyle) et dune aiguille (acier inoxydable) recouverte dun capuchon en plastique.
La seringue préremplie prête à l'emploi est présentée dans un support en plastique et conditionnée dans un emballage laminé et une boite en carton.
Boite contenant 1 seringue préremplie de 0,5 ml et 1 aiguille (1,2 mm x 20 mm).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
La solution injectable contenue dans la seringue préremplie de SOMATULINE L.P. 60 mg, solution injectable à libération prolongée est une solution sursaturée de lanréotide prête à l'emploi formant un autogel daspect blanchâtre et translucide.
A usage immédiat et unique après ouverture.
Le produit doit être injecté conformément aux instructions données dans la Notice.
Ne pas utiliser si lemballage laminé est endommagé ou ouvert.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
65 QUAI GEORGES GORSE
92100 BOULOGNE-BILLANCOURT
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 357 287 2 2 : seringue préremplie ; boîte de 1.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle.
Médicaments liés cités dans ce texte
- SOMATULINE L.P. 120 mg, solution injectable à libération prolongée en seringue préremplie
- GLUCAGEN 1 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- REPAGLINIDE ARROW LAB 0,5 mg, comprimé
- PARLODEL 10 mg, gélule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.