LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes/20 microgrammes, comprimé enrobé
CIS 68871572
Informations à jour au 30 décembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 30/12/2020
LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes/20 microgrammes, comprimé enrobé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Lévonorgestrel.................................................................................................... 100 microgrammes
Ethinylestradiol..................................................................................................... 20 microgrammes
Pour un comprimé enrobé.
Excipients à effet notoire : lactose et saccharose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé enrobé lisse, rond, rose, biconvexe dune taille de 5,6 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
Contraception orale.
La décision de prescrire LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes/20 microgrammes doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes/20 microgrammes en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux Combinés) (voir rubriques 4.3 et 4.4).
4.2. Posologie et mode d'administration
Voie dadministration : orale.
Les comprimés doivent être pris dans l'ordre indiqué sur la plaquette, à peu près à la même heure chaque jour. Prendre un comprimé chaque jour pendant 21 jours consécutifs. Entamer la plaquette suivante après une période de 7 jours sans comprimés, au cours de laquelle une hémorragie de privation survient généralement. Le saignement débute généralement 2 à 3 jours après la prise du dernier comprimé et ne se termine pas nécessairement avant le début de la plaquette suivante.
Comment instaurer le traitement par LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes /20 microgrammes, comprimé enrobé.
· Aucune contraception hormonale (au cours du dernier mois)
La prise des comprimés doit débuter le premier jour du cycle naturel de la femme (= le premier jour des règles).
Elle peut éventuellement débuter entre le deuxième et le cinquième jour, mais dans ce cas, une méthode contraceptive mécanique supplémentaire est recommandée au cours des 7 premiers jours du premier cycle.
· Relais d'un autre contraceptif hormonal combiné (contraceptif oral combiné [COC], anneau vaginal, dispositif transdermique)
La prise de LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes /20 microgrammes, comprimé enrobé débutera de préférence le lendemain de la prise du dernier comprimé actif du COC précédent (ou après le retrait de lanneau vaginal ou du dispositif transdermique), mais au plus tard le jour qui suit la fin de la période habituelle sans comprimés (ou sans anneau vaginal ou sans patch) ou le lendemain de la prise du dernier comprimé de placebo du contraceptif hormonal précédent.
· Relais d'une contraception utilisant un progestatif seul (pilule, injection, implant) ou d'un dispositif intra-utérin (DIU)
La femme peut débuter LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes /20 microgrammes, comprimé enrobé à nimporte quel moment à partir dune micropilule (pour un implant ou un DIU, le jour de son retrait, pour un contraceptif injectable, le jour où linjection suivante aurait dû avoir lieu), mais il convient dans tous les cas de lui conseiller dutiliser une méthode contraceptive supplémentaire mécanique pendant les 7 premiers jours de la prise des comprimés.
· Après un avortement du premier trimestre
La prise des comprimés peut débuter immédiatement. Dans ce cas, aucune autre mesure contraceptive nest nécessaire.
· Après un accouchement ou un avortement du 2ème trimestre
Pour lallaitement maternel, voir la rubrique 4.6.
La prise des comprimés débutera 21 à 28 jours après laccouchement ou lavortement du 2ème trimestre. Si elle débute plus tardivement, une méthode contraceptive supplémentaire doit être utilisée pendant les 7 premiers jours de la prise des comprimés. Si la femme a déjà eu des rapports sexuels, il convient dexclure une grossesse avant de commencer le COC actuel ou la femme devra attendre les prochaines règles.
Comprimés oubliés
Les concentrations des deux hormones contenues dans LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes / 20 microgrammes, comprimé enrobé sont très faibles. En conséquence, la marge defficacité contraceptive est faible en cas doubli dun comprimé. Si la femme prend un comprimé avec un retard de moins de 12 heures, lefficacité contraceptive nest pas diminuée. Elle devra prendre le comprimé oublié dès quelle sen rendra compte et prendra les comprimés suivants à lheure habituelle.
Si elle prend un comprimé avec un retard de plus de 12 heures, la sécurité contraceptive pourra être réduite. Les deux règles de base suivantes sont applicables en cas doubli de comprimés :
1. La prise des comprimés ne doit jamais être interrompue pendant plus de 7 jours.
2. Une inhibition efficace de laxe hypothalamo-hypophyso-ovarien nécessite une prise ininterrompue des comprimés pendant 7 jours.
Par conséquent, les conseils suivants peuvent être donnés pour la pratique quotidienne :
Semaine 1 :
La femme doit prendre le dernier comprimé oublié dès quelle sen rend compte, même si cela implique la prise de deux comprimés en même temps. Elle continuera ensuite à prendre les comprimés suivants à lheure habituelle. En outre, elle devra utiliser une contraception mécanique supplémentaire, des préservatifs par exemple, au cours des 7 jours qui suivent. Si des rapports sexuels ont eu lieu au cours des 7 jours qui précèdent loubli dun comprimé, il existe un risque de grossesse. Plus le nombre de comprimé oublié est important, plus lon se rapproche de la période dinterruption sans comprimé et plus le risque de grossesse augmente.
Semaine 2 :
La femme doit prendre le dernier comprimé dès quelle sen rend compte, même si cela implique de prendre deux comprimés en même temps. Elle continuera ensuite à prendre les comprimés suivants à lheure habituelle. Si la femme a correctement pris ses comprimés au cours des 7 jours qui précèdent le premier comprimé oublié, aucune mesure contraceptive supplémentaire nest nécessaire. Si elle na pas correctement pris ses comprimés oui si elle a oublié de prendre plusieurs comprimés, il faut recommander des précautions contraceptives supplémentaires pendant les 7 jours qui suivent.
Semaine 3 :
Le risque de moindre fiabilité contraceptive est important parce que lon se rapproche de la période de 7 jours sans comprimés. Il est cependant possible déviter la réduction de la protection contraceptive par un ajustement de la dose. Si lon se conforme aux recommandations suivantes, il nest pas nécessaire de recourir à des précautions contraceptives supplémentaires, à condition que tous les comprimés aient été pris correctement au cours des 7 jours qui précèdent le premier comprimé oublié. Si ce nest pas le cas, la femme devra se conformer à la première de ces deux options et il lui faudra également recourir à des précautions contraceptives supplémentaires pendant les 7 jours qui suivent.
1. La femme doit prendre le dernier comprimé oublié dès quelle sen rend compte, même si cela implique de prendre deux comprimés en même temps. Elle continuera ensuite à prendre les comprimés suivants à lheure habituelle. La plaquette suivante est entamée aussitôt après avoir terminé la plaquette en cours, donc sans arrêt entre 2 plaquettes. Il napparaîtra probablement pas dhémorragie de privation avant la fin de la seconde plaquette, mais il est possible que la patiente constate des spottings ou métrorragies au cours des jours de prise des comprimés.
2. Il est également possible de cesser de prendre les comprimés de la plaquette en cours. La femme doit alors respecter un arrêt de 7 jours maximum sans prendre aucun comprimé, incluant les jours où des comprimés ont été oubliés, puis continuer en entamant la plaquette suivante.
Si la femme a oublié plusieurs comprimés et ne présente pas dhémorragie de privation pendant la phase darrêt sans comprimé, il convient denvisager léventualité dune grossesse.
Conseils en cas de troubles gastro-intestinaux
En cas de symptômes gastro-intestinaux sévères, une absorption incomplète des principes actifs est possible et des mesures contraceptives supplémentaires doivent donc être prises.
Si des vomissements ou une diarrhée sévère surviennent dans les 3 ou 4 heures qui suivent la prise dun comprimé, la femme doit appliquer les conseils donnés en cas doubli dun comprimé. Si la femme ne veut pas modifier son schéma normal de prise des comprimés, elle devra prendre les comprimés supplémentaires dans une autre plaquette.
Comment déplacer ou retarder les règles?
Pour retarder la survenue des règles, la femme doit commencer une nouvelle plaquette immédiatement après avoir terminé la plaquette précédente, sans interruption. Les règles peuvent être retardées aussi longtemps quon le souhaite, mais jamais au-delà de la fin de la seconde plaquette. Au cours de cette période, la femme peut présenter des métrorragies ou des spottings. LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes / 20 microgrammes, comprimé enrobé peut ensuite être repris de façon régulière après la période habituelle de 7 jours sans comprimés.
Pour décaler ses règles à un autre jour de la semaine, on peut conseiller à la femme de raccourcir la prochaine période dinterruption sans comprimés du nombre de jours souhaité. Plus on raccourcit la phase dinterruption, plus le risque dabsence dhémorragie de privation augmente et plus la femme risque de présenter une métrorragie ou un spotting pendant lutilisation de la plaquette suivante (exactement comme lorsque lon cherche à retarder les règles).
· Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
o Thrombo-embolie veineuse présence de TEV (patient traité par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (p. ex. thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP])
o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie veineuse, telle quune résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S
o Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (voir rubrique 4.4)
o Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4)
· Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
o Thrombo-embolie artérielle présence ou antécédents de thrombo-embolie artérielle (p. ex. infarctus du myocarde [IM]) ou de prodromes (p. ex. angine de poitrine)
o Affection cérébrovasculaire présence ou antécédents daccident vasculaire cérébral (AVC) ou de prodromes (p. ex. accident ischémique transitoire [AIT])
o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie artérielle, telle quune hyperhomocystéinémie ou la présence danticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique).
o Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux
o Risque élevé de thrombo-embolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4) ou dun facteur de risque sévère tel que :
§ diabète avec symptômes vasculaires
§ hypertension artérielle sévère
§ dyslipoprotéinémie sévère
· Pancréatite ou antécédents de pancréatite associée à une hypertriglycéridémie importante ;
· Présence ou antécédents de troubles hépatiques sévères, aussi longtemps que les paramètres de la fonction hépatique ne sont pas revenus à la normale ;
· Présence ou antécédents de tumeur hépatique, bénigne ou maligne ;
· Tumeur maligne hormono-dépendante diagnostiquée ou suspectée (exemple, tumeurs des organes génitaux ou des seins).
· Hémorragie vaginale non diagnostiquée
· Aménorrhée détiologie inconnue.
· Hypersensibilité aux substances actives (lévonorgestrel, éthinylestradiol) ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes/20 microgrammes, comprimé enrobé est contre-indiquée en association avec le millepertuis (voir rubrique 4.5).
LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA est contre-indiqué en cas dutilisation concomitante de médicaments contenant lassociation ombitasvir/paritaprevir/ritonavir, le dasabuvir, le glécaprévir/pibrentasvir et le sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (voir rubriques 4.4 et 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Si la patiente présente lun des troubles ou lun des facteurs de risque mentionnés ci-dessous, la pertinence du traitement par LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes/20 microgrammes, comprimé enrobé doit être discutée avec elle. En cas daggravation ou de survenue de lun de ces troubles ou facteurs de risque, la nécessité dinterrompre lutilisation de LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes/20 microgrammes, comprimé enrobé doit être discutée entre le médecin et la patiente.
Risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
Le risque de TEV est augmenté chez les femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné (CHC) en comparaison aux femmes qui nen utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. La décision dutiliser LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes / 20 microgrammes doit être prise uniquement après concertation avec la patiente afin de sassurer quelle comprend le risque de TEV associé à LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes / 20 microgrammes, linfluence de ses facteurs de risque actuels sur ce risque et le fait que le risque de TEV est maximal pendant la première année dutilisation. Certaines données indiquent également une augmentation du risque lors de la reprise dun CHC après une interruption de 4 semaines ou plus.
Parmi les femmes qui nutilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 sur 10 000 développeront une TEV sur une période dun an. Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque quelle présente (voir ci-dessous).
On estime que sur 10 000 femmes qui utilisent un CHC contenant du lévonorgestrel, environ 61 développeront une TEV sur une période dun an.
Le nombre de TEV par année associé aux CHC faiblement dosés (< 50 microgrammes déthinylestradiol) est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.
La TEV peut être fatale dans 1 à 2 % des cas.
1 Point central de lintervalle de 5-7 pour 10 000 années-femmes sur la base dun risque relatif, pour les CHC contenant du lévonorgestrel par rapport à la non-utilisation dun CHC, denviron 2,3 à 3,6.
Nombre de cas de TEV pour 10 000 femmes sur une période dun an

De façon extrêmement rare, des cas de thrombose ont été signalés chez des utilisatrices de CHC dans dautres vaisseaux sanguins, p. ex. les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes.
Facteurs de risque de TEV
Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si dautres facteurs de risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir le tableau ci-dessous).
LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes / 20 microgrammes est contre-indiqué chez les femmes présentant de multiples facteurs de risque, ceux-ci les exposant à un risque élevé de thrombose veineuse (voir rubrique 4.3). Lorsquune femme présente plus dun facteur de risque, il est possible que laugmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau : Facteurs de risque de TEV
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Facteur de risque |
Commentaire |
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Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²) |
Lélévation de lIMC augmente considérablement le risque. |
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Ceci est particulièrement important à prendre en compte si dautres facteurs de risque sont présents. |
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Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention chirurgicale sur les jambes ou le bassin, neurochirurgie ou traumatisme majeur |
Dans ces situations, il est conseillé de suspendre lutilisation du dispositif transdermique/de la pilule/de lanneau (au moins quatre semaines à lavance en cas de chirurgie programmée) et de ne reprendre le CHC que deux semaines au moins après la complète remobilisation. Une autre méthode de contraception doit être utilisée afin déviter une grossesse non désirée. Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé si Lévonorgestrel/Éthinylestradiol Zentiva 100 microgrammes/20 microgrammes na pas été interrompu à lavance. |
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Remarque : limmobilisation temporaire, y compris les trajets aériens > 4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, en particulier chez les femmes présentant dautres facteurs de risque |
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Antécédents familiaux (thrombo-embolie veineuse survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans) |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de CHC |
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Autres affections médicales associées à la TEV |
Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique) et drépanocytose |
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Âge |
En particulier au-delà de 35 ans |
Il nexiste aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans lapparition ou la progression dune thrombose veineuse.
Laugmentation du risque de thrombo-embolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les 6 semaines de la période puerpérale, doit être prise en compte (pour des informations concernant « Grossesse et allaitement », voir rubrique 4.6).
Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)
Les femmes doivent être informées quen cas dapparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer quelles utilisent un CHC.
Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure :
· Gonflement unilatéral dune jambe et/ou dun pied ou le long dune veine de la jambe ;
· Douleur ou sensibilité dans une jambe, pouvant nêtre ressentie quen position debout ou lors de la marche ;
· Sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.
Les symptômes de lembolie pulmonaire (EP) peuvent inclure :
· Apparition soudaine et inexpliquée dun essoufflement ou dune accélération de la respiration ;
· Toux soudaine, pouvant être associée à une hémoptysie ;
· Douleur thoracique aiguë ;
· Etourdissements ou sensations vertigineuses sévères ;
· Battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Certains de ces symptômes (p. ex. « essoufflement », « toux ») ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes dévénements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p. ex.).
Les autres signes dune occlusion vasculaire peuvent inclure : douleur soudaine, gonflement et coloration légèrement bleutée dune extrémité.
Si locclusion se produit dans lil, les symptômes peuvent débuter sous la forme dune vision trouble indolore pouvant évoluer vers une perte de la vision. Dans certains cas, la perte de la vision peut survenir presque immédiatement.
Risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
Des études épidémiologiques ont montré une association entre lutilisation de CHC et laugmentation du risque de thrombo-embolie artérielle (infarctus du myocarde) ou daccident cérébrovasculaire (p. ex. accident ischémique transitoire, AVC). Les événements thrombo-emboliques artériels peuvent être fatals.
Facteurs de risque de TEA
Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles ou daccident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir le tableau). LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes / 20 microgrammes est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle (voir rubrique 4.3). Lorsquune femme présente plus dun facteur de risque, il est possible que laugmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement dans ce cas, le risque global doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau : Facteurs de risque de TEA
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Facteur de risque |
Commentaire |
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Âge |
En particulier au-delà de 35 ans |
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Tabagisme |
Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC. Il doit être fortement conseillé aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer dutiliser une méthode de contraception différente. |
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Hypertension artérielle |
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Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2) |
Lélévation de lIMC augmente considérablement le risque. Ceci est particulièrement important à prendre en compte chez les femmes présentant dautres facteurs de risque. |
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Antécédents familiaux (thrombo-embolie artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans) |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de CHC. |
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Migraine |
Laccroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de lutilisation dun CHC (qui peut être le prodrome dun événement cérébrovasculaire) peut constituer un motif darrêt immédiat du CHC. |
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Autres affections médicales associées à des événements indésirables vasculaires |
Diabète, hyperhomocystéinémie, valvulopathie cardiaque et fibrillation auriculaire, dyslipoprotéinémie et lupus érythémateux disséminé |
Symptômes de TEA
Les femmes doivent être informées quen cas dapparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer quelles utilisent un CHC.
Les symptômes dun accident cérébrovasculaire peuvent inclure :
· Apparition soudaine dun engourdissement ou dune faiblesse du visage, dun bras ou dune jambe, en particulier dun côté du corps ;
· Apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, dune perte déquilibre ou de coordination ;
· Apparition soudaine dune confusion, de difficultés à parler ou à comprendre ;
· Apparition soudaine de difficultés à voir dun il ou des deux yeux ;
· Céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue ;
· Perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise convulsive.
Des symptômes temporaires suggèrent quil sagit dun accident ischémique transitoire (AIT).
Les symptômes de linfarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :
· Douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation doppression ou dencombrement dans la poitrine, le bras ou sous le sternum ;
· Sensation de gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras, lestomac ;
· Sensation dencombrement, dindigestion ou de suffocation ;
· Transpiration, nausées, vomissements ou sensations vertigineuses ;
· Faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes ;
· Battements cardiaques rapides ou irréguliers.
En cas de survenue ou d'une suspicion de thrombose, il faut arrêter le CHC. Une autre méthode de contraception appropriée doit être instaurée, en raison du potentiel tératogène du traitement anti-coagulant (dérivés coumariniques).
LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA et Tumeurs
Un risque accru de cancer du col utérin chez des utilisatrices de CHC à long terme a été signalé dans certaines études épidémiologiques, mais on continue à se demander dans quelle mesure cette observation ne serait pas imputable à un biais lié au comportement sexuel et à dautres facteurs tels que le papillomavirus humain (HPV).
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a démontré une légère augmentation du risque relatif (RR=1,24) de cancer du sein chez les femmes utilisant des CHC ; Ce risque disparaît progressivement dans les dix années qui suivent larrêt de lutilisation de CHC. Le cancer du sein étant rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre supérieur de cancers diagnostiqués chez les utilisatrices actuelles ou récentes de CHC est faible par rapport au risque global de cancer du sein. Ces études napportent aucun élément en faveur dune relation de causalité. Cette augmentation du risque pourrait être due à un diagnostic plus précoce du cancer du sein chez les utilisatrices de CHC, aux effets biologiques de ces contraceptifs ou à une association des deux. Les cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices de CHC ont également tendance à être cliniquement moins avancés que ceux enregistrés chez des patientes nayant jamais utilisé de CHC.
Quelques rares cas de tumeurs hépatiques bénignes et encore plus rarement de tumeurs hépatiques malignes chez les utilisatrices de CHC ont été rapportés. Dans quelques cas isolés, ces tumeurs se sont manifestées par des hémorragies intra-abdominales menaçant le pronostic vital. Le diagnostic différentiel doit envisager une tumeur hépatique en cas de douleurs sévères de la partie supérieure de labdomen, daugmentation du volume du foie ou de signes dhémorragie intra-abdominale chez des patientes sous CHC.
Autres pathologies
Les femmes atteintes d'hypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux d'hypertriglycéridémie encourent un risque accru de pancréatite lors de l'utilisation de CHC.
Bien que de faibles augmentations de la pression artérielle aient été décrites chez un grand nombre de femmes utilisant des CHC, les élévations cliniquement significatives sont rares. Larrêt immédiat des CHC nest justifié que dans ces rares cas. Aucune relation systématique na été établie entre lemploi de CHC et une hypertension artérielle clinique.
Toutefois, si lutilisation de CHC chez des femmes hypertendues saccompagne de valeurs constamment élevées de la pression artérielle ou une augmentation significative des chiffres tensionnels ne répondant pas au traitement antihypertenseur, il convient darrêter les CHC. Le cas échéant, la contraception hormonale orale pourra être reprise après normalisation des valeurs tensionnelles sous traitement antihypertenseur.
Lapparition ou une aggravation des pathologies suivantes a été décrite tant pendant la grossesse que lors de lutilisation de CHC, sans quune corrélation avec ces derniers nait été mise en évidence : ictère et/ou prurit associés à une cholestase, lithiases biliaires, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytico-urémique, chorée de Sydenham, herpès gravidique, hypoacousie par otosclérose, états dépressifs.
Des troubles aigus ou chroniques de la fonction hépatique peuvent nécessiter labandon de lutilisation des CHC jusquà normalisation des paramètres de la fonction hépatique. Une récidive dun ictère et/ou dun prurit cholestatique survenu précédemment pendant la grossesse ou lors de lutilisation antérieure de stéroïdes sexuels nécessite labandon des CHC.
Bien que les CHC soient susceptibles dexercer un effet sur la résistance périphérique à linsuline et sur la tolérance au glucose, on ne dispose daucune indication de la nécessité de modifier le traitement chez les diabétiques utilisant des contraceptifs oraux combinés faiblement dosés. Les patientes diabétiques doivent cependant faire lobjet dun suivi attentif lorsquelles utilisent des CHC, en particulier lors de linstauration.
Une aggravation dune dépression endogène, dune comitialité, dune maladie de Crohn et dune rectocolite hémorragique a été décrite lors de lutilisation de CHC.
Un chloasma peut survenir occasionnellement, en particulier chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes qui ont une tendance à cette affection doivent éviter lexposition au soleil ou aux rayons ultraviolets lorsquelles prennent des CHC.
Examen/Consultation médicale
Avant linstauration ou la reprise dun traitement par LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes/20 microgrammes, une recherche complète des antécédents médicaux (y compris les antécédents familiaux) doit être effectuée et la présence dune grossesse doit être exclue. La pression artérielle doit être mesurée et un examen physique doit être réalisé, en ayant à lesprit les contre-indications (voir rubrique 4.3) et les mises en garde (voir rubrique 4.4). Il est important dattirer lattention des patientes sur les informations relatives à la thrombose veineuse et artérielle, y compris le risque associé à Lévonorgestrel/Éthinylestradiol Zentiva 100 microgrammes/20 microgrammes comparé à celui associé aux autres CHC, les symptômes de la TEV et de la TEA, les facteurs de risque connus et la conduite à tenir en cas de suspicion de thrombose.
Il doit également être indiqué aux patientes de lire attentivement la notice et de suivre les conseils fournis. La fréquence et la nature des examens doivent être définies sur la base des recommandations en vigueur et adaptées à chaque patiente.
Les patientes doivent être averties que les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre linfection par le VIH (SIDA) et les autres maladies sexuellement transmissibles.
Diminution de lefficacité
Lefficacité des CHC peut être altérée, par exemple en cas doubli de comprimés, de vomissements, de diarrhées ou de lutilisation concomitante dautres médicaments
Altération du contrôle du cycle menstruel
Des hémorragies vaginales (spottings ou métrorragies) peuvent survenir sous CHC, en particulier au cours des premiers mois dutilisation. Par conséquent, la recherche des causes dhémorragies irrégulières ne se justifie quaprès une période dadaptation denviron trois cycles. Plus de 50 % des utilisatrices de médicaments à base de lévonorgestrel 100 microgrammes et éthinylestradiol 20 microgrammes ont signalé des saignements (spottings et /ou métrorragies) au cours des 6 premiers mois de traitement.
Si les saignements irréguliers persistent ou se produisent après des cycles jusque-là réguliers, une cause extra-hormonale doit alors être recherchée et des examens diagnostiques appropriés pratiqués afin dexclure une tumeur maligne ou une grossesse. Ces examens peuvent comporter un curetage.
Chez certaines femmes, il arrive quaucune hémorragie de privation ne se produise au cours de lintervalle sans comprimés. Si le CHC a été pris conformément aux directives figurant à la rubrique 4.2, il est peu probable que la femme soit enceinte. Par contre, si le CHC na pas été pris conformément aux directives avant la première absence dhémorragie de privation ou si deux hémorragies de privation successives ne se produisent pas, il convient dexclure une grossesse avant de poursuivre lutilisation du CHC.
Autres
Létat dépressif et la dépression sont des effets indésirables bien connus liés à lutilisation de contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La dépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il convient de conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements dhumeur et de symptômes dépressifs, y compris peu de temps après le début du traitement.
Augmentations de lALAT
Pendant des essais cliniques avec des patientes traitées pour des infections par le virus de lhépatite C (VHC) avec des médicaments contenant de lombitasvir/paritaprévir/ritonavir et du dasabuvir avec ou sans ribavirine, des augmentations des transaminases (ALAT) supérieures à 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN) sont apparues significativement plus fréquemment chez les femmes utilisant des médicaments contenant de léthinylestradiol tels que des contraceptifs hormonaux combinés (CHC). Des élévations des ALAT ont également été observées avec des médicaments antiviraux contre lhépatite C, contenant du glécaprévir/pibrentasvir et du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprevir. (voir rubriques 4.3 et 4.5).
Les oestrogènes exogènes peuvent déclencher ou aggraver les symptômes dun angio-dème héréditaire ou acquis.
Excipients à effet notoire
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
La diminution des concentrations plasmatiques destro-progestatifs peut provoquer une augmentation de l'incidence des saignements intermenstruels et des irrégularités menstruelles et éventuellement réduire l'efficacité du contraceptif oral.
Associations contre-indiquées
+ Millepertuis
Diminution des concentrations plasmatiques du contraceptifs hormonal en raison de leffet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse defficacité voire dannulation de leffet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (survenue dune grossesse).
+ Inducteurs enzymatiques
Anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, primidone, carbamazépine, fosphénytoïne), rifabutine, rifampicine, efavirenz, névirapine.
Diminution de lefficacité contraceptive, par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par linducteur.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de lassociation et un cycle suivant.
Risque de diminution des concentrations et de lefficacité de la lamotrigine par augmentation de son métabolisme hépatique.
Eviter de mettre en route une contraception orale pendant la période dajustement posologique de la lamotrigine.
Risque de diminution de lefficacité contraceptive, pendant le traitement et un cycle après larrêt du traitement par le modafinil, en raison de son potentiel inducteur enzymatique.
Utiliser des contraceptifs oraux normodosés ou une autre méthode contraceptive.
+ Nelfinavir
Risque de diminution de lefficacité contraceptive par diminution des concentrations en contraceptif hormonal.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique (préservatif ou stérilet), pendant la durée de lassociation et un cycle suivant.
Diminution de lefficacité de lestro-progestatif par augmentation de son métabolisme hépatique par loxcarbazépine.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique.
+ Perampanel
Pour des doses de pérampanel ≥ 12 mg/jour : risque de diminution de lefficacité contraceptive.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique.
+ Inhibiteurs de protéases boostées par ritonavir
Risque de diminution de lefficacité contraceptive par diminution des concentrations en contraceptif hormonal dû à laugmentation de son métabolisme hépatique par le ritonavir.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique (préservatif ou stérilet), pendant la durée de lassociation et un cycle suivant.
Pour des doses de topiramate supérieures ou égales à 200 mg/jour : risque de diminution de lefficacité contraceptive par diminution des concentrations en estrogène.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique.
+ Ulipristal
Risque dantagonisme des effets progestatifs.
Ne pas reprendre un traitement progestatif moins de 12 jours après larrêt de lulipristal.
+ Vémurafénib
Risque de diminution des concentrations des estro-progestatifs, avec pour conséquence un risque dinefficacité.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Bosentran
Risque de diminution de lefficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal.
Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de lassociation et un cycle suivant.
+ Elvitegravir
Diminution des concentrations dethinylestradiol, avec risque de moindre efficacité contraceptive. De plus, augmentation des concentrations du progestatif. Utiliser un contraceptif estro-progestatif avec moins de 30 microg déthinylestradiol.
+ Griséofulvine
Risque de diminution de lefficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de lassociation et un cycle suivant.
+ Lamotrigine
Risque de diminution des concentrations et de lefficacité de la lamotrigine par augmentation de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la lamotrigine lors de la mise en route dune contraception orale et après son arrêt.
+ Rufinamide
Diminution modérée des concentrations déthinylestradiol.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique.
Associations à prendre en compte
+ Etoricoxib
Augmentation des concentrations déthinylestradiol par létoricoxib.
Interactions pharmacodynamiques :
Lutilisation concomitante de médicaments contenant de lombitasvir/paritaprévir/ritonavir, le dasabuvir, avec ou sans ribavirine, le glécaprévir/pibrentasvir et le sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir, peut augmenter le risque daugmentation de lALAT (voir rubriques 4.3 et 4.4).
En conséquence, les utilisatrices de LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes/20 microgrammes, comprimé enrobé doivent passer à une méthode alternative de contraception (p. ex. contraception uniquement par strogènes ou méthodes non hormonales) avant de commencer le traitement avec ces médicaments.. LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes/20 microgrammes, comprimé enrobé peut être repris 2 semaines après la fin du traitement avec ces médicaments.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes / 20 microgrammes, comprimé enrobé nest pas indiqué en cas de grossesse.
Si une grossesse survient sous LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA, son utilisation devra être immédiatement interrompue.
Néanmoins, la plupart des études épidémiologiques n'ont révélé ni risque accru d'anomalies congénitales chez les enfants nés de mères ayant utilisé des contraceptifs oraux combinés juste avant leur grossesse, ni effets tératogènes lorsque des contraceptifs oraux combinés avaient été pris par erreur au début de la grossesse.
Laugmentation du risque de TEV en période post-partum doit être prise en compte lors de la reprise de LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA 100 microgrammes / 20 microgrammes (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Lallaitement peut être influencé par les contraceptifs oraux combinés car ils sont susceptibles de réduire la quantité de lait maternel et den modifier la composition. Par conséquent, lutilisation de contraceptifs oraux combinés est généralement déconseillée aussi longtemps que la mère continue à allaiter. De faibles quantités de stéroïdes contraceptifs et/ou de leurs métabolites peuvent passer dans le lait maternel et affecter le nourrisson.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables les plus fréquents associés à lutilisation de LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA sont les céphalées (17 à 24% des femmes).
Les autres effets indésirables décrits chez les utilisatrices de contraceptifs oraux combinés dont LEVONORGESTREL/ETHINYLESTRADIOL ZENTIVA sont :
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Système / organe |
Fréquent (> 1/100) |
Peu fréquent (> 1/1000 et < 1/100) |
Rare (< 1/1000) |
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Troubles oculaires |
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Intolérance aux lentilles de contact |
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Troubles gastro-intestinaux |
Nausées, douleurs abdominales |
Vomissements, diarrhée |
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Troubles du système immunitaire |
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Hypersensibilité |
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Investigation |
Prise de poids |
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Perte de poids |
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Troubles du métabolisme et nutritionnels |
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Rétention hydrique |
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Troubles du système nerveux |
Céphalée |
Migraine |
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Troubles psychiatriques |
Humeur dépressive, troubles de lhumeur |
Diminution de la libido |
Augmentation de la libido |
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Troubles du système reproducteur et des seins |
Tension mammaire et douleurs mammaires |
Augmentation du volume des seins |
Ecoulement mammaire, perte vaginale |
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Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés |
Rash |
Urticaire |
Erythème nodulaire, érythème polyforme |
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Troubles vasculaires |
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Thrombo-embolie veineuse (TEV) |
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Thrombo-embolie artérielle (TEA) |
Le terme approprié MedDRA (version 7.0) est listé pour décrire certains effets indésirables. Les synonymes ou les conditions sy rapportant ne sont pas listés mais doivent également être pris en considération.
Les strogènes exogènes peuvent déclencher ou aggraver les symptômes dun angio-dème héréditaire ou acquis.
Description de certains effets indésirables particuliers
Une augmentation du risque d'événement thrombotique et thrombo-embolique artériel et veineux, incluant linfarctus du myocarde, lAVC, les accidents ischémiques transitoires, la thrombose veineuse et lembolie pulmonaire, a été observée chez les femmes utilisant des CHC ; ceci est abordé plus en détails en rubrique 4.4.
Les effets indésirables graves indiqués ci-dessous, rapportés chez des utilisatrices de CHC, font lobjet de discussion à la rubrique 4.4.
· Troubles thrombo-emboliques veineux ;
· Troubles thrombo-emboliques artériels ;
· Hypertension artérielle ;
· Tumeurs hépatiques ;
· Survenue ou aggravation de pathologies pour lesquelles limputabilité des contraceptifs oraux combinés na pas été établie : maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, épilepsie, migraine, endométriose, myome utérin, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, herpès gravidique, chorée de Sydenham, syndrome urémique hémolytique, ictère cholestatique.
La fréquence de diagnostic de cancer du sein est très légèrement augmentée chez les utilisatrices de CHC. Le cancer du sein étant rare chez les femmes de moins de 40 ans, ce nombre supérieur de cas diagnostiqués est faible par rapport au risque global de cancer du sein. On ne sait pas sil existe une relation de causalité avec les CHC. Pour plus d'information, se reporter aux rubriques 4.3 et 4.4.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Il nexiste aucun rapport deffets indésirables graves associés à un surdosage. Les symptômes susceptibles dêtre associés à un surdosage sont des nausées, des vomissements et, chez les jeunes filles, une légère hémorragie vaginale. Il nexiste pas dantidote et le traitement est symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Progestatifs et estrogènes, associations fixes, code ATC : G03AA07.
L'effet contraceptif dune contraception orale combinée repose sur l'interaction de différents facteurs. Les plus importants sont une inhibition de l'ovulation et des modifications du mucus cervical.
Des essais cliniques ont été menés chez 2 498 femmes âgées de 18 à 40 ans. Lindice de Pearl global calculé sur la base de 15 026 cycles de traitement au cours de ces essais, a été de 0,69 (intervalle de confiance à 95 % : 0,30-1,36).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
LEVONORGESTREL
Après administration orale, le lévonorgestrel est absorbé rapidement et complètement. Des concentrations sériques maximales de lordre cde 2,3 ng/ml sont atteintes environ 1,3 heures après la prise dun comprimé de lévonorgestrel/éthinylestradiol. La biodisponibilité est proche de 100%.
Distribution
Le lévonorgestrel est lié à lalbumine sérique et à la globuline de liaison des hormones sexuelles (SHBG). Seulement 1,1 % de la concentration sérique totale du médicament se trouve sous forme de stéroïde libre, environ 65 % sont spécifiquement liésà la SHBG et environ 35 % sont liés de façon non spécifique à lalbumine. Laugmentation de la concentration de SHBG induite par léthinylestradiol influence la distribution relative du lévonorgestrel dans les différentes fractions protéiques. Linduction de la protéine de liaison entraîne une augmentation de la fraction liée à la SHBG et une réduction de la fraction liée à lalbumine. Le volume de distribution apparent du lévonorgestrel est de 129 l après une dose unique.
Biotransformation
Le lévonorgestrel est entièrement métabolisé par les voies classiques du métabolisme des stéroïdes. Sa clairance métabolique du sérum est de lordre de 1,0 ml/min/kg.
Élimination
La concentration sérique du lévonorgestrel diminue selon deux phases. La phase terminale se caractérise par une demi-vie denviron 25 heures. Le lévonorgestrel nest pas excrété sous forme non modifiée. Ses métabolites sont excrétés selon un rapport voie urinaire voie biliaire (fécès) voisin de 1/1. La demi-vie dexcrétion des métabolites est denviron 1 jour.
Etat déquilibre
Lors dune utilisation continue de lévonorgestrel/éthinylestradiol comprimé, les concentrations sériques de lévonorgestrel sont quasiment multipliées par trois, pour atteindre un état déquilibre au cours de la seconde moitié du cycle de traitement. Les paramètres pharmacocinétiques du lévonorgestrel sont influencés par le taux sérique de SHBG, qui augmente dun facteur 1,5 à 1,6 lors de lutilisation dstradiol. Par conséquent, la clairance sérique et le volume de distribution sont légèrement plus faibles à létat déquilibre (0,7 ml/min/kg et environ 100 l).
ÉTHINYLESTRADIOL
Absorption
Après administration orale, léthinylestradiol est absorbé rapidement et complètement. Des concentrations sériques maximales de lordre de 50 pg/ml sont atteintes au bout de 1 à 2 heures après la prise dun comprimé de lassociation lévonorgestrel/éthinylestradiol. Au cours de labsorption et du métabolisme de premier passage hépatique, léthinylestradiol est fortement métabolisé, de ce fait, la biodisponibilité orale moyenne est de lordre de 45 % ( variabilité individuelle environ 20-65 %).
Distribution
Léthinylestradiol est lié en grande partie (environ 98 %) mais de façon non spécifique, à lalbumine sérique et induit une augmentation des concentrations sériques de SHBG. Le volume de distribution apparent de léthinylestradiol est de 2,88,6 l/kg.
Biotransformation
Léthinylestradiol subit une conjugaison pré-systémique au niveau de la muqueuse de lintestin grêle et du foie. Il est principalement métabolisé par hydroxylation aromatique formant des divers métabolites hydroxylés et méthylés qui sont présents sous forme de métabolites libres ou de conjugués glucuronate ou sulfate dans le sérum. Sa clairance métabolique du sérum est de 2,37 ml/min/kg.
Élimination
La concentration sérique déthinylestradiol diminue selon deux phases, caractérisées par des demi-vies respectives de lordre de 1 heure et 10-20 heures.
Léthinylestradiol nest pas excrété sous forme inchangée. Les métabolites sont excrétés selon un rapport voie urinaire voie biliaire de 4/6 et leur demi-vie est denviron 1
Etat déquilibre
La concentration sérique déthinylestradiol est quasiment doublée lors dune utilisation continue de lévonorgestrel/éthinylestradiol comprimé. En raison de la demi-vie variable de la phase terminale, de sa clairance sérique et de ladministration quotidienne, létat déquilibre est atteint au bout denviron une semaine.
5.3. Données de sécurité préclinique
Il faut néanmoins garder à lesprit que les stéroïdes sexuels sont susceptibles de favoriser la croissance de certains tissus et de certaines tumeurs hormono-dépendantes.
Enrobage : povidone K90, talc, glycérol, saccharose, carbonate de calcium, macrogol 6000, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer jaune (E172), cire de Carnauba.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
21, 3 x 21, 6 x 21 et 13 x 21 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
35 RUE DU VAL DE MARNE
75013 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 277 317 2 3 : 1 plaquette de 21 comprimés (PVC/PVDC/Aluminium)
· 34009 277 318 9 1 : 3 plaquettes de 21 comprimés (PVC/PVDC/Aluminium)
· 34009 586 283 5 1 : 6 plaquettes de 21 comprimés (PVC/PVDC/Aluminium) (non commercialisé)
· 34009 586 284 1 2 : 13 plaquettes de 21 comprimés (PVC/PVDC/Aluminium) (non commercialisé)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
A compléter ultérieurement par le titulaire.
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
A compléter ultérieurement par le titulaire.
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I.
Médicaments liés cités dans ce texte
- DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
- ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable
- COPEGUS 200 mg, comprimé pelliculé
- GARDENAL 10 mg, comprimé
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- MYSOLINE 250 mg, comprimé sécable
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- ANSATIPINE 150 mg, gélule
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- LAMICTAL 100 mg, comprimé dispersible ou à croquer
- MODAFINIL ARROW 100 mg, comprimé
- OXCARBAZEPINE MYLAN 150 mg, comprimé pelliculé
- EPITOMAX 100 mg, comprimé pelliculé
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