VIVELLEDOT 100 microgrammes/24 heures, dispositif transdermique
CIS 69099757
Informations à jour au 15 décembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 15/12/2021
VIVELLEDOT 100 microgrammes/24 heures, dispositif transdermique
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Estradiol................................................................................................................................... 1,56 mg
Sous forme d'estradiol hémihydraté
Pour un dispositif transdermique de 10 cm2
Un dispositif transdermique délivre 100 microgrammes destradiol par 24 heures.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Dispositif transdermique rectangulaire, aux angles arrondis, constitué dune couche adhésive contenant lestradiol comprise entre une feuille transparente polymérique de protection dun côté et une membrane protectrice de lautre.
4.1. Indications thérapeutiques
Prévention de lostéoporose post-ménopausique chez la femme ayant un risque accru de fracture ostéoporotique et présentant une intolérance ou une contre-indication aux autres traitements indiqués dans la prévention de lostéoporose.
Lexpérience de ce traitement chez les femmes de plus de 65 ans est limitée.
4.2. Posologie et mode d'administration
Le dispositif transdermique est appliqué deux fois par semaine, cest-à-dire tous les trois à quatre jours.
Symptômes de carence estrogénique
VIVELLEDOT, dispositif transdermique est disponible sous cinq dosages différents : 25, 37,5, 50, 75 et 100. Pour débuter et poursuivre un traitement des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la durée la plus courte possible (voir rubrique 4.4). En fonction de la réponse clinique, la posologie peut être adaptée aux besoins individuels. En cas de persistance des symptômes de carence estrogénique au bout de trois mois de traitement, la dose peut être augmentée. En cas dapparition de symptômes de surdosage (tels quune sensation de tension des seins par exemple), la dose doit être diminuée.
Prévention de lostéoporose chez les femmes ménopausées
VIVELLEDOT, dispositif transdermique est disponible dans 3 dosages 50, 75 et 100. Le traitement doit débuter avec VIVELLEDOT 50 microgrammes/24 h dispositif transdermique. Les adaptations peuvent être faites en utilisant VIVELLEDOT 50, 75 et 100 microgrammes/24 h dispositif transdermique.
Instructions générales
VIVELLEDOT est administré selon un schéma thérapeutique continu (sans aucune période darrêt du traitement appliqué deux fois par semaine).
Chez les femmes non hystérectomisées, un progestatif ayant obtenu une indication en association à un strogène doit être ajouté selon un schéma thérapeutique continu séquentiel : lstrogène est administré de façon continue, le progestatif est ajouté de manière séquentielle pendant au moins 12 à 14 jours par cycle de 28 jours.
Chez les femmes hystérectomisées, il nest pas recommandé dutiliser un progestatif sauf en cas dantécédents dendométriose.
Chez les femmes ne recevant pas de traitement hormonal substitutif ou chez celles recevant un traitement hormonal substitutif combiné continu, le traitement peut débuter immédiatement.
Chez les patientes recevant un traitement hormonal substitutif séquentiel, le traitement doit débuter le jour suivant la fin du traitement précédent.
Mode dadministration
La face adhésive de VIVELLEDOT doit être appliquée sur une zone propre et sèche de labdomen. VIVELLEDOT ne doit en aucun cas être appliqué sur les seins.
VIVELLEDOT doit être remplacé deux fois par semaine. Le site dapplication doit changer, avec un intervalle dau moins une semaine entre deux applications au même endroit. La zone cutanée choisie ne doit pas être huilée, irritée ou lésée. La région de la taille devra être évitée car les vêtements serrés peuvent déplacer le dispositif.
Le dispositif transdermique doit être appliqué immédiatement après avoir ouvert le sachet et détaché la feuille de protection. Le dispositif doit être appliqué en appuyant fermement avec la paume de la main pendant environ 10 secondes, en assurant un contact correct, en particulier au niveau des bords du dispositif.
Dans léventualité où le dispositif transdermique se détacherait, le même dispositif transdermique peut être collé à nouveau. Si cela est nécessaire, un autre dispositif transdermique peut être utilisé. Dans tous les cas, le rythme prévu dadministration sera maintenu.
Le dispositif transdermique peut être conservé pendant le bain.
Si la patiente a oublié dappliquer un patch, elle devra en appliquer un nouveau dès que possible. Le patch suivant sera appliqué selon le schéma thérapeutique initial. Linterruption du traitement peut favoriser la survenue de «spotting» et de saignements irréguliers.
· Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
· Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein ;
· Tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées (exemple : cancer de lendomètre) ;
· Hémorragie génitale non diagnostiquée ;
· Hyperplasie endométriale non traitée ;
· Antécédent d'accident thrombo-embolique veineux ou accident thrombo-embolique veineux en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;
· Troubles thrombophiliques connus (exemple : déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine, voir rubrique 4.4) ;
· Accident thrombo-embolique artériel récent ou en évolution (exemple : angor, infarctus du myocarde) ;
· Affection hépatique aiguë ou antécédents daffection hépatique, jusqu'à normalisation des tests hépatiques ;
· Porphyrie.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
VIVELLEDOT 25 microgrammes/24 heures et VIVELLEDOT 37,5 microgrammes/24 heures ne sont pas indiqués dans le traitement de lostéoporose.
Les preuves de lexistence de risques associés à un THS dans le traitement des femmes ménopausées prématurément sont limitées. En raison du faible niveau du risque absolu chez les femmes plus jeunes, le rapport bénéfice / risque pourrait être plus favorable que chez les femmes plus âgées.
Examen clinique et surveillance
Avant de débuter ou de recommencer un traitement hormonal substitutif (THS), il est indispensable deffectuer un examen clinique et gynécologique complet (y compris le recueil des antécédents médicaux personnels et familiaux), en tenant compte des contre-indications et des précautions demploi.
Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers sont recommandés, leur nature et leur fréquence étant adaptées à chaque patiente.
Les femmes doivent être informées du type danomalies mammaires pouvant survenir sous traitement ; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant (voir paragraphe « cancer du sein » ci-dessous). Les examens, y compris des examens appropriés par imagerie tels quune mammographie, doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.
Conditions nécessitant une surveillance
Si lune des affections suivantes survient, est survenue précédemment, et/ou sest aggravée au cours dune grossesse ou dun précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Les affections suivantes peuvent réapparaître ou saggraver au cours du traitement par VIVELLEDOT, en particulier :
· Léiomyome (fibrome utérin) ou endométriose ;
· Facteurs de risque thrombo-emboliques (voir ci-dessous) ;
· Facteurs de risque de tumeurs estrogéno-dépendantes, par exemple : 1er degré dhérédité pour le cancer du sein ;
· Hypertension artérielle ;
· Troubles hépatiques (par exemple : adénome hépatique) ;
· Diabète avec ou sans atteinte vasculaire ;
· Lithiase biliaire ;
· Migraines ou céphalées sévères ;
· Lupus érythémateux disséminé ;
· Antécédent dhyperplasie endométriale (voir ci-dessous) ;
· Epilepsie ;
· Asthme ;
· Otospongiose.
Raisons à larrêt immédiat du traitement
Le traitement doit être arrêté immédiatement en cas de survenue dune contre-indication ou dans les cas suivants :
· Ictère ou altération de la fonction hépatique ;
· Augmentation significative de la pression artérielle ;
· Céphalée de type migraine inhabituelle ;
· Grossesse.
Hyperplasie endométriale et cancer de lendomètre
Chez les femmes ayant un utérus intact, le risque dhyperplasie endométriale et de cancer de lendomètre augmente en cas dadministration prolongée dstrogènes seuls. Le risque de cancer de l'endomètre est de 2 à 12 fois supérieur comparé aux femmes ne prenant pas d'strogènes, selon la durée du traitement et la dose d'strogènes utilisée (voir rubrique 4.8). Après arrêt du traitement, le risque peut rester élevé pendant au moins 10 ans.
Chez les femmes non hystérectomisées, lassociation dun progestatif de façon cyclique pendant au moins 12 jours par mois / cycle de 28 jours ou la prise dun traitement oestroprogestatif combiné continu empêche laugmentation du risque associé aux strogènes seuls comme THS.
La sécurité endométriale de VIVELLEDOT 75 et 100 microgrammes/24 heures, dispositif transdermique par voie transcutanée associées à un progestatif na pas été étudiée.
Des métrorragies et des spottings peuvent survenir au cours des premiers mois de traitement. La survenue de saignements irréguliers plusieurs mois après le début du traitement ou la persistance de saignements après larrêt du traitement doivent faire rechercher une pathologie sous-jacente. Cette démarche peut nécessiter une biopsie endométriale afin déliminer une pathologie maligne.
La stimulation par les strogènes peut conduire à une transformation maligne ou prémaligne des foyers résiduels dendométriose. Lassociation dun progestatif à lstrogène doit être envisagée en cas de foyers résiduels dendométriose chez les femmes qui ont subi une hystérectomie suite à une endométriose.
Cancer du sein
L'ensemble des données disponibles montre un risque accru de cancer du sein chez les femmes prenant un traitement stroprogestatif ou chez celles prenant un THS à base dstrogènes seuls, ce risque étant dépendant de la durée du traitement.
Traitement oestroprogestatif combiné
· Lessai randomisée contrôlé versus placebo Womens Health Initiative Study (WHI) et une méta-analyse des études épidémiologiques prospectives montrent tous deux une augmentation du risque de survenue de cancer du sein chez les femmes traitées par un THS stroprogestatif combiné, apparaissant au bout denviron 3 (1-4) ans de traitement (voir rubrique 4.8).
Traitement par strogènes seuls
· L'étude WHI n'a pas montré d'augmentation du risque de survenue du cancer du sein chez les femmes hystérectomisées utilisant des strogènes seuls comme THS. Les études observationnelles ont généralement rapporté une légère augmentation du risque de cancer du sein diagnostiqué, ce risque étant plus faible que chez les utilisatrices dassociation strogènes-progestatifs (voir rubrique 4.8).
Les résultats dune importante méta-analyse ont montré quaprès avoir arrêté le traitement, le risque additionnel diminue dans le temps et la durée nécessaire pour quil revienne à la normale dépend de la durée de la prise du THS. Lorsquun THS a été suivi pendant plus de 5 ans, le risque peut perdurer 10 ans ou plus.
Les THS, particulièrement les traitements combinés strogène/progestatif, augmentent la densité mammaire à la mammographie, ce qui pourrait gêner le diagnostic de cancer du sein.
Cancer de lovaire
Le cancer ovarien est beaucoup plus rare que le cancer du sein.
Les données épidémiologiques provenant dune importante méta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque chez les femmes prenant un THS par strogènes seuls ou par une combinaison dstrogènes et de progestatifs, qui apparaît dans les cinq ans suivant le début de lutilisation du produit et diminue progressivement après larrêt du traitement.
Dautres études, y compris létude WHI (Womens Health Initiative), suggèrent quun risque similaire ou légèrement inférieur peut être associé avec une utilisation de THS combinés (voir rubrique 4.8).
Accidents thrombo-emboliques veineux
· Le THS est associé à un risque 1,3 - 3 fois plus élevé d'accidents thrombo-emboliques veineux (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire). Cet événement survient plutôt au cours de la première année de traitement (voir rubrique 4.8).
· Les facteurs de risque reconnus daccidents thrombo-emboliques veineux sont : utilisation dstrogènes, âge, chirurgie importante, immobilisation prolongée, obésité sévère (IMC > 30 kg/m2), grossesse / postpartum, lupus érythémateux disséminé (LED) et cancer.
· Il nexiste aucun consensus sur le rôle possible des varices dans les accidents thrombo-embolique veineux.
· Les patientes présentant une maladie thrombotique connue ont un risque accru daccident thrombo-embolique veineux. Le THS pourrait majorer ce risque. Chez ces patientes, lutilisation dun THS est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
· Chez les femmes suivant déjà un traitement à long terme par anticoagulants, le rapport bénéfice/risque dun THS doit être évalué avec précaution.
· Afin de prévenir tout risque thrombo-embolique veineux post-opératoire, les mesures prophylactiques habituelles doivent être strictement appliquées. En cas dimmobilisation prolongée suite à une intervention chirurgicale programmée, une interruption provisoire du traitement 4 à 6 semaines avant lintervention est recommandée. Le traitement ne sera réinstauré que lorsque la patiente aura repris une mobilité normale.
· Chez les femmes sans antécédents de thrombose veineuse mais avec un membre de la famille proche ayant des antécédents de thrombose à un jeune âge, des examens peuvent être proposés, tout en informant de leurs limites (seuls certains types de troubles thrombophiliques sont identifiés lors de ces examens). Si un trouble thrombophilique lié à des thromboses chez des membres de la famille est identifié ou si le trouble est sévère (par exemple déficit en antithrombine III, en protéine S ou protéine C, ou combinaisons de troubles), le THS est contre-indiqué.
· La survenue d'un accident thrombo-embolique impose l'arrêt du THS. Les patientes devront être informées de la nécessité de contacter immédiatement leur médecin en cas de survenue de signes évoquant une thrombose tels que gonflement douloureux dune jambe, douleurs soudaines dans la poitrine ou dyspnée.
Maladie coronarienne
· Les études randomisées contrôlées nont pas mis en évidence de protection contre l'infarctus du myocarde chez les femmes avec ou sans maladie coronarienne préexistante traitées par une association d'stroprogestatifs ou par des strogènes seuls.
Traitement oestroprogestatif combiné
Le risque relatif de maladie coronarienne est légèrement augmenté lors d'un traitement par une association stroprogestative. Puisque le risque absolu de base de maladie coronarienne dépend fortement de l'âge, le nombre de cas supplémentaires de maladie coronarienne due à l'association stroprogestative est très faible chez les femmes en bonne santé proches de la ménopause, mais augmente avec l'âge.
Traitement par des strogènes seuls
Les études randomisées contrôlées n'ont pas mis en évidence d'augmentation du risque de maladie coronarienne chez les femmes hystérectomisées utilisant les strogènes seuls.
Accidents vasculaires cérébraux
· Une augmentation jusqu'à 1,5 fois du risque d'accident vasculaire cérébral ischémique a été montrée chez les femmes traitées par une association d'stroprogestatifs ou des strogènes seuls. Le risque relatif ne change pas avec l'âge ou le temps après la ménopause. Cependant, comme le risque absolu de base d'accident vasculaire cérébral est fortement dépendant de l'âge, le risque global de survenue d'un accident vasculaire cérébral chez la femme utilisant un THS augmentera avec l'âge (voir rubrique 4.8).
Réactions anaphylactiques / anaphylactoïdes sévères
· Des cas de réactions anaphylactiques / anaphylactoïdes nécessitant une prise en charge médicale d'urgence survenant à nimporte quel moment dun traitement par estradiol, ont été rapportés après commercialisation.
Angio-dème
· Les strogènes peuvent induire ou exacerber les symptômes dangio-dème, en particulier chez les femmes souffrant ddème de Quincke héréditaire.
· Les patientes ayant développé un angio-dème après un traitement par estradiol ne devront plus être traitées par VIVELLEDOT.
Autres précautions demploi
· Les strogènes pouvant provoquer une rétention hydrique, les patientes présentant une insuffisance rénale ou cardiaque doivent être étroitement surveillées.
· Les femmes avec une hypertriglycéridémie préexistante doivent être étroitement surveillées pendant le traitement hormonal substitutif. De rares cas daugmentation importante du taux des triglycérides conduisant à une pancréatite ont été observés sous estrogénothérapie.
· Au cours du traitement par les strogènes, une augmentation des taux plasmatiques de la TBG (thyroid binding globulin) est observée, elle conduit à une élévation des taux plasmatiques des hormones thyroïdiennes totales mesurés par PBI (protein-bound iodine), de la T4 totale (mesuré sur colonne ou par RIA (radioimmunoassay)) et de la T3 totale (mesuré par RIA). La fixation de la T3 sur la résine est diminuée, reflétant laugmentation de la TBG. Les concentrations des fractions libres de T4 et de T3 restent inchangées. Les taux sériques dautres protéines de liaison telles que la CBG (corticoid binding globulin) et la SHBG (sex-hormone binding globulin) peuvent être augmentés entraînant, respectivement, une augmentation des taux circulants de corticoïdes et de stéroïdes sexuels. Les concentrations des fractions libres ou actives des hormones restent inchangées. Dautres protéines plasmatiques peuvent également être augmentées (angiotensinogène/substrat de la rénine, alpha-1-antitrypsine, céruloplasmine).
· Lutilisation de THS naméliore pas les fonctions cognitives. Certaines données indiquent une augmentation du risque de probable démence chez les femmes débutant un traitement combiné continu ou par strogènes seuls après 65 ans.
· Une sensibilisation de contact peut apparaître lors de toute application locale. Bien que cela soit extrêmement rare, les patientes qui développent une sensibilisation de contact à lun des composants, doivent être averties quune réaction sévère dhypersensibilité peut apparaître lors de lexposition continue au dispositif transdermique.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le métabolisme des strogènes (et des progestatifs) peut être augmenté par lutilisation concomitante de médicaments inducteurs enzymatiques, en particulier des iso-enzymes du cytochrome P450, comme les anticonvulsivants (ex : phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine) et les anti-infectieux (ex : rifampicine, rifabutine, névirapine, éfavirenz).
Le ritonavir et le nelfinavir, bien que connus comme de puissants inhibiteurs enzymatiques, ont paradoxalement des propriétés inductrices quand ils sont utilisés avec des hormones stéroïdiennes.
Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) pourraient modifier le métabolisme des strogènes (et des progestatifs).
Lestradiol est principalement métabolisé par le CYP3A4, aussi l'administration concomitante d'inhibiteurs du CYP3A4 tels que le kétoconazole ou l'érythromycine peut entraîner une augmentation de l'exposition à l'estradiol.
Ladministration transcutanée évite leffet de premier passage hépatique, par conséquent le métabolisme des strogènes (et des progestatifs) administrés par cette voie peut être moins affecté par les inducteurs enzymatiques que par voie orale.
Laugmentation du métabolisme des strogènes et des progestatifs peut conduire à une diminution de leffet thérapeutique et à une modification du profil des saignements utérins.
Certains examens biologiques peuvent être influencés par le traitement estrogénique, comme les examens de tolérance glucidique ou de la fonction thyroïdienne.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
A ce jour, la plupart des études épidémiologiques nont pas mis en évidence deffet tératogène ou foetotoxique chez les femmes enceintes exposées par mégarde à des doses thérapeutiques dstrogènes.
Allaitement
VIVELLEDOT n'est pas indiqué au cours de lallaitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Leffet indésirable le plus fréquemment rapporté est un érythème léger au site dapplication du dispositif transdermique (16,6 %). Lérythème sobserve après le retrait du dispositif transdermique par desquamation de la peau au niveau du site dapplication. Un prurit et un rash, de faible intensité, autour du site dapplication ont également été rapportés.
Les effets indésirables (tableau 1) sont classés selon leur fréquence, selon la convention suivante : très fréquent (³ 1/10) ; fréquent (³ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (³ 1/1 000, < 1/100) ; rare (³ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Les effets indésirables suivants ont également été associés aux traitements par VIVELLEDOT ou par des strogènes en général lors des essais cliniques et après la mise sur le marché.
Tableau 1
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes) |
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Fréquence indéterminée* : |
Cancer du sein. |
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Affections du système immunitaire |
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Rare : |
Hypersensibilité. |
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Très rare : Fréquence indéterminée* : |
Urticaire, réaction anaphylactique. Réaction anaphylactoïde. |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Très rare : |
Tolérance aux hydrates de carbone diminuée. |
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Affections psychiatriques |
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Fréquent : |
Dépression, nervosité, labilité émotionnelle. |
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Rare : |
Trouble de la libido. |
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Affections du système nerveux |
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Très fréquent : |
Céphalées. |
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Fréquent : |
Insomnie. |
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Peu fréquent : |
Migraine, vertiges. |
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Rare : |
Paresthésies. |
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Très rare : |
Chorée. |
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Affections oculaires |
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Très rare : |
Intolérance aux lentilles de contact. |
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Affections vasculaires |
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Peu fréquent : |
Hypertension artérielle. |
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Rare : |
Embolie veineuse. |
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Fréquence indéterminée* : |
Embolie. |
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Affections gastro-intestinales |
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Fréquent : |
Nausées, dyspepsie, diarrhée, douleurs abdominales, distension abdominale. |
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Peu fréquent : |
Vomissements. |
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Affections hépatobiliaires |
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Rare : |
Cholélithiase. |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Très fréquent : |
Réactions au site dapplication**, érythème. |
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Fréquent : |
Acné, rash, sécheresse de la peau, prurit. |
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Peu fréquent : |
Décoloration de la peau. |
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Rare : |
Alopécie. |
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Très rare : Fréquence indéterminée* : |
Nécrose cutanée, hirsutisme. Angioedème, dermatite de contact, chloasma. |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Fréquent : |
Douleur du dos. |
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Rare : |
Myasthénie. |
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Fréquence indéterminée* : |
Douleurs dans les extrémités. |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Très fréquent : |
Douleur et tension mammaire, dysménorrhées, troubles menstruels. |
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Fréquent : |
Gonflement de la poitrine, ménorragies, écoulement génital, saignements vaginaux irréguliers, spasmes utérins, infection vaginale, hyperplasie de lendomètre. |
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Rare : Fréquence indéterminée* : |
Léiomyome utérin, kystes de la trompe de Fallope, polypes cervicaux. Maladie fibrokystique du sein. |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Fréquent : |
Douleur, asthénie, dème périphérique, fluctuation du poids. |
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Investigations |
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Peu fréquent : |
Augmentation des transaminases. |
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Fréquence indéterminée* : |
Examens anormaux de la fonction hépatique. |
(*) Rapporté après la mise sur le marché
(**) Réactions au site d'application incluant saignements localisés, ecchymoses, brûlures, inconfort, sécheresse, eczéma, dème, érythème, inflammation, irritation, douleur, papules, paresthésie, prurit, éruption cutanée, décoloration de la peau, pigmentation de la peau, gonflement, urticaire et vésicules.
Risque de cancer du sein
· Une augmentation jusquà 2 fois du risque de cancer du sein a été rapportée chez les femmes ayant pris une association oestroprogestative pendant plus de 5 ans.
· Laugmentation du risque est plus faible chez les utilisatrices dstrogènes seuls comparativement aux utilisatrices dassociations stroprogestatives.
· Le niveau de risque est dépendant de la durée du traitement (voir rubrique 4.4).
· Les estimations du risque absolu basées sur les résultats du plus large essai randomisé contrôlé versus placebo (étude WHI) et de la plus large méta-analyse des études épidémiologiques prospectives sont présentées ci-après.
Plus importante méta-analyse détudes épidémiologiques prospectives
Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 5 ans de traitement chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2)
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Age au début du THS (ans) |
Incidence pour 1000 patientes nayant jamais pris de THS sur une période de 5 ans (50-54 ans)* |
Risque relatif
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Nombre de cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS après 5 ans |
|
THS par strogènes seuls |
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50 |
13,3 |
1,2 |
2,7 |
|
Association oestroprogestative |
|||
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50 |
13,3 |
1,6 |
8,0 |
* Issu des taux dincidence de base en Angleterre en 2015 chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2)
Remarque : étant donné que lincidence de base du cancer du sein diffère selon les pays de lUnion Européenne (UE), le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement.
Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 10 ans de traitement chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2)
|
Age au début du THS (ans) |
Incidence pour 1 000 patientes nayant jamais pris de THS sur une période de 10 ans (50-59 ans) * |
Risque relatif |
Nombre de cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS après 10 ans |
|
THS par strogènes seuls |
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50 |
26,6 |
1,3 |
7,1 |
|
Association oestroprogestative |
|||
|
50 |
26,6 |
1,8 |
20,8 |
* Issu des taux dincidence de base en Angleterre en 2015 chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2)
Remarque : étant donné que lincidence de base du cancer du sein diffère selon les pays de lUnion Européenne (UE), le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement.
Etude WHI aux Etats Unis - risque additionnel de cancer du sein après 5 ans de traitement
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Tranche dâge (ans) |
Incidence pour 1000 femmes dans le bras placebo sur 5 ans |
Risque relatif (IC 95 %) |
Nombre de cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS sur 5 ans (IC 95 %) |
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strogènes seuls (CEE) |
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50-79 |
21 |
0,8 (0,7 1,0) |
-4 (-6 0)* |
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Association stroprogestative (CEE + MPA)# |
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50-79 |
17 |
1,2 (1,0 1,5) |
+4 (0 9) |
# Lorsque lanalyse était limitée aux femmes nayant pas utilisé de THS avant létude, on na pas observé daugmentation du risque au cours des 5 premières années de traitement : après 5 ans, le risque était plus élevé que chez les non-utilisatrices.
* Etude WHI chez les femmes hystérectomisées qui na pas montré daugmentation du risque de cancer du sein
Risque de cancer de lendomètre
Femmes ménopausées ayant un utérus intact
Le risque de cancer de lendomètre est denviron 5 pour 1000 femmes ayant un utérus intact et nutilisant pas de THS.
Chez les femmes ayant un utérus intact, lutilisation dun THS à base dstrogènes seuls nest pas recommandée en raison de laugmentation du risque de cancer de lendomètre (voir rubrique 4.4).
Dans les études épidémiologiques, l'augmentation du risque de cancer de l'endomètre dépendait de la durée du traitement à base d'strogènes seuls et de la dose dstrogène et variait entre 5 et 55 cas supplémentaires diagnostiqués pour 1000 femmes âgées de 50 à 65 ans.
Lajout dun progestatif au traitement par strogènes seuls pendant au moins 12 jours par cycle permet de prévenir laugmentation du risque. Dans létude MWS, lutilisation pendant 5 ans dun THS combiné (séquentiel ou continu) na pas augmenté le risque de cancer de lendomètre (RR = 1,0 (0,8 - 1,2)).
Cancer ovarien
Lutilisation d'un THS par strogènes seuls ou par une combinaison dstrogènes et de progestatifs a été associée à une légère augmentation du risque de cancer ovarien diagnostiqué (voir rubrique 4.4).
Une méta-analyse portant sur 52 études épidémiologiques a signalé un risque accru de cancer ovarien chez les femmes prenant actuellement un THS par rapport aux femmes nen ayant jamais pris (RR 1,43, IC 95% 1,31-1,56). Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans, prendre un THS pendant cinq ans entraîne lapparition dun cas supplémentaire pour 2000 utilisatrices. Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans qui ne prennent pas de THS, un diagnostic de cancer ovarien sera posé chez environ 2 femmes sur 2000 sur une période de cinq ans.
Risque daccident thrombo-embolique veineux
Le THS est associé à une augmentation de 1,3 - 3 fois du risque relatif de survenue d'un accident thromboembolique veineux, c'est à dire thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire. La probabilité de survenue d'un tel événement est plus élevée au cours de la première année d'utilisation du THS (voir rubrique 4.4). Les résultats des études WHI sont présentés :
Etude WHI risque additionnel daccident thrombo-embolique veineux sur 5 ans de traitement
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Age (ans) |
Incidence pour 1000 femmes dans le bras placebo sur 5 ans |
Risque relatif (IC 95 %) |
Nombre de cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS |
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strogènes seuls par voie orale* |
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50 - 59 |
7 |
1,2 (0,6 2,4) |
1 (-3 10) |
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Association stroprogestative |
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50 - 59 |
4 |
2,3 (1,2 4,3) |
5 (1 - 13) |
* Etude chez les femmes hystérectomisées.
Risque de maladie coronarienne
· Le risque de maladie coronarienne est légèrement augmenté chez les utilisatrices de THS stroprogestatifs au-delà de 60 ans (voir rubrique 4.4).
Risque daccident vasculaire cérébral ischémique
· L'utilisation d'un THS à base d'strogènes seuls ou d'une association stroprogestative est associée à une augmentation jusqu'à 1,5 fois du risque relatif dAVC ischémique. Le risque dAVC hémorragique n'est pas augmenté lors de l'utilisation d'un THS.
· Ce risque relatif ne dépend pas de l'âge ni de la durée du traitement, mais comme le risque de base est fortement âge-dépendant, le risque global dAVC chez les femmes utilisant un THS augmente avec l'âge (voir rubrique 4.4).
Etudes WHI combinées risque additionnel dAVC* sur 5 ans de traitement
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Age (ans) |
Incidence pour 1000 femmes dans le bras placebo sur 5 ans |
Risque relatif (IC 95 %) |
Nombre de cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS sur 5 ans |
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50 - 59 |
8 |
1,3 (1,1 - 1,6) |
3 (1 - 5) |
* Il n'a pas été fait de distinction entre les AVC ischémiques et hémorragiques.
Les effets indésirables suivants sont rapportés lors de ladministration dun traitement stroprogestatif (effets de classe) :
· Pathologie de la vésicule biliaire.
· Troubles cutanés et sous-cutanés : chloasma, érythème multiforme, érythème noueux; purpura vasculaire.
· Démence probable au-delà de lâge de 65 ans (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En raison du mode dapplication, un surdosage aigu est peu probable.
Les symptômes les plus fréquents lors dun surdosage au cours dune utilisation clinique sont une tension mammaire et/ou saignements vaginaux. Dans de tels cas, il faut envisager de diminuer la dose. Le retrait du dispositif transdermique permet une disparition rapide des effets dun surdosage.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ESTROGENES, code ATC : G03CA03.
Le principe actif de VIVELLEDOT, 17ß-estradiol de synthèse, est chimiquement et biologiquement identique à lestradiol endogène humain. Il remplace larrêt de production des strogènes chez les femmes ménopausées et soulage les symptômes climatériques de la ménopause.
Soulagement des symptômes liés au déficit estrogénique :
Le soulagement des symptômes de la ménopause a été obtenu dès les premières semaines de traitement.
Prévention de lostéoporose
Les strogènes préviennent la perte osseuse liée à la ménopause ou à une ovariectomie.
Une carence estrogénique à la ménopause est associée à une augmentation du remodelage osseux et une diminution de la masse osseuse. Leffet des strogènes sur la densité minérale osseuse est dose dépendant. La protection apparaît être efficace aussi longtemps que le traitement est utilisé. Après interruption du THS, la perte osseuse revient à un taux similaire à celui dune patiente non traitée.
Létude WHI et les méta-analyses ont montré que lutilisation actuelle des strogènes, seuls ou en association avec un progestatif (donné principalement à des femmes en bonne santé) réduit le risque de fracture vertébrale, de hanche et des autres fractures ostéoporotiques. Le THS peut aussi prévenir les fractures chez les femmes ayant une faible densité osseuse et/ou une ostéoporose établie, mais la preuve en est limitée.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Une dose plus faible destradiol est nécessaire pour obtenir des concentrations plasmatiques thérapeutiques par voie transdermique par rapport à la voie orale. Par contre, les taux plasmatiques destrone et de ses conjugués sont plus faibles avec la voie transdermique.
Dans des études menées chez des femmes ménopausées, les taux sériques destradiol ont été mesurés après lapplication de VIVELLEDOT de 25, 37,5, 50 et 100 microgrammes/24 h dispositifs transdermiques. Les pics sériques destradiol moyens obtenus (Cmax) ont été approximativement de 25 picogrammes/ml, 35 picogrammes/ml, 50-55 picogrammes/ml et 95-105 picogrammes/ml respectivement. Une proportionnalité des paramètres pharmacocinétiques de lestradiol en fonction des doses administrées par voie transdermique a été établie.
Après administration répétée du dispositif de VIVELLEDOT 50 microgrammes/24 h les valeurs des Cmax et Cmin à létat déquilibre sont de 57 et 28 picogrammes/ml, respectivement pour lestradiol et de 42 et 31 picogrammes/ml respectivement pour lestrone.
Distribution
Lestradiol est lié à plus de 50 % aux protéines plasmatiques telles que la protéine de transport des hormones sexuelles et lalbumine. Seuls 2 % sont libres et biologiquement actifs.
Biotransformation
Lestradiol appliqué par voie transdermique est métabolisé de la même façon que lhormone endogène. L'estradiol est principalement métabolisé dans le foie et ses principaux métabolites sont l'estrone, puis plus tard l'estriol, lépiestriol et le catéchol et leurs conjugués (glucuronides, sulfates). Les isoformes du cytochrome P450 CYP1A2 et CYP3A4 catalysent lhydroxylation de lestradiol en estriol. Lestriol est glucuroconjugué par lUGT1A1 et lUGT2B7 chez lêtre humain. Les métabolites de l'estradiol subissent un cycle entérohépatique.
Élimination
Les sulfates et les esters glucuronides ainsi quune faible proportion destradiol et de plusieurs autres métabolites sont éliminés dans les urines. Seule une petite quantité est éliminée dans les fèces. La demi-vie de lestradiol étant courte (environ 1 heure), les concentrations sériques destradiol et destrone reviennent à leurs valeurs initiales dans les 24 heures qui suivent le retrait du dispositif.
5.3. Données de sécurité préclinique
Support protecteur : copolymère déthylène/vinyl acétate et copolymère stratifié de chlorure de vinylidène/méthyl acrylate.
Membrane libératrice : film polyester recouvert dun fluoropolymère.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ne pas mettre au réfrigérateur. Ne pas congeler.
A conserver dans le sachet et la boite dorigine.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Dispositif transdermique conditionné individuellement en sachet daluminium laminé scellé
Boîtes de 2, 8, 24 et 26.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Les dispositifs transdermiques doivent être pliés en deux avec le côté adhésif vers l'intérieur, et jetés en toute sécurité et hors de la portée et de la vue des enfants. Tous les dispositifs transdermiques utilisés ou non utilisés doivent être éliminés conformément aux exigences locales ou retournés à la pharmacie, de préférence dans l'emballage d'origine.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
8-10 RUE HENRI SAINTE-CLAIRE DEVILLE
92500 RUEIL-MALMAISON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 358 589 2 4 : dispositif transdermique en sachet (Aluminium) ; boîte de 2.
· 34009 358 590 0 6 : dispositif transdermique en sachet (Aluminium) ; boîte de 8.
· 34009 358 591 7 4 : dispositif transdermique en sachet (Aluminium) ; boîte de 24.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste II
Médicaments liés cités dans ce texte
- DELIDOSE 0,5 mg, gel en sachet-dose
- ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- BLISSEL 50 microgrammes/g, gel vaginal
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.