TEVETEN 300 mg, comprimé pelliculé
CIS 69129129
Informations à jour au 17 novembre 2020.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 17/11/2020
TEVETEN 300 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Mésilate déprosartan....................................................................................................... 367,91 mg
quantité correspondant à éprosartan base......................................................................... 300,00 mg
Pour un comprimé pelliculé
Excipient à effet notoire :
Chaque comprimé contient 21,6 mg de lactose (sous forme de lactose monhydraté)
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de lhypertension artérielle essentielle.
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie usuelle recommandée est de 600 mg par jour, répartie en deux prises, matin et soir.
Leffet antihypertenseur atteint son maximum après 2 à 3 semaines de traitement.
Léprosartan peut être utilisé seul ou en association avec dautres antihypertenseurs (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.5 et 5.1). Lassociation, en particulier dun diurétique thiazidique comme lhydrochlorothiazide ou dun inhibiteur calcique tel que la nifédipine à libération prolongée, a montré un effet additif avec léprosartan.
Population pédiatrique
Lefficacité et la sécurité demploi de TEVETEN nayant pas été établies chez lenfant, son utilisation nest pas recommandée.
Utilisation chez les sujets âgés, les insuffisants rénaux
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les sujets âgés ou en cas dinsuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine ≥ 30 ml/min).
Chez les patients atteints dinsuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine < 60 ml/min), la posologie journalière ne doit pas dépasser 600 mg.
Mode dadministration
TEVETEN peut être administré pendant ou en dehors des repas.
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE en cas de :
· hypersensibilité connue à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· insuffisance hépatique,
· 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6),
· lassociation de TEVETEN à des médicaments contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Ce médicament EST GENERALEMENT DECONSEILLE en cas :
· de sténose bilatérale rénale ou sténose artérielle sur rein fonctionnellement unique ; comme pour les autres médicaments inhibant le système rénine-angiotensine, léprosartan risque dentraîner une élévation de lurée sanguine et de la créatinine plasmatique ; ceci survient notamment en cas dassociation avec les diurétiques,
· dassociation avec les diurétiques hyperkaliémiants, les sels de potassium et le lithium (voir rubrique 4.5).
Insuffisance rénale
Chez les patients ayant une insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine > 30 ml/min), un contrôle périodique du potassium et de la créatinine est recommandé (voir également paragraphe Hyperkaliémie).
Il est recommandé dutiliser TEVETEN avec prudence chez les patients ayant une clairance de la créatinine < 30 ml/min ou chez les patients sous dialyse.
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Patients à risque dinsuffisance rénale
Lors du traitement par un inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine (IEC), certains patients dont la fonction rénale dépend du maintien de lactivité intrinsèque du système rénine-angiotensine-aldostérone (par exemple : patients présentant une insuffisance cardiaque sévère (de classe IV NYHA), une sténose bilatérale des artères rénales ou une sténose artérielle rénale sur rein unique) ont un risque de développer une oligurie et/ou une hyperazotémie progressive, et rarement une insuffisance rénale aiguë. Ces évènements se produisent avec une probabilité plus importante chez les patients traités simultanément par un diurétique. Lexpérience clinique avec les antagonistes des récepteurs de langiotensine II comme léprosartan, nest pas suffisante pour déterminer sil existe un risque similaire daltération de la fonction rénale chez ces patients à risque. Chez les patients insuffisants rénaux, la fonction rénale doit être évaluée avant de débuter un traitement par éprosartan et à intervalles réguliers pendant le traitement. En cas daltération de la fonction rénale durant le traitement par éprosartan, celui-ci devra être réévalué.
Insuffisance cardiaque
En cas dinsuffisance cardiaque congestive avec ou sans insuffisance rénale il existe, comme pour les autres médicaments antagonisant le système rénine-angiotensine, un risque dhypotension artérielle brutale et dinsuffisance rénale parfois aiguë.
Une attention particulière devra être apportée quand le traitement est administré à des patients ayant une cardiopathie ischémique ou une maladie cérébrovasculaire chez lesquels une diminution excessive de la pression artérielle pourrait entraîner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
Maladie coronarienne
A ce jour, lexpérience chez les patients atteints de maladie coronarienne est limitée.
Déplétion sodée et/ou volémique
Comme avec dautres médicaments inhibant le système rénine-angiotensine, une hypotension symptomatique peut apparaître après linstauration du traitement chez des patients présentant une déplétion sodée et/ou volémique importante, par exemple chez les patients recevant des doses élevées de diurétiques. Cest pourquoi, il convient de corriger cette déplétion sodée et/ou volémique en arrêtant le diurétique 3 jours avant de débuter le traitement par éprosartan.
Lors dhypotension, placer le patient en position couchée et perfuser au besoin du soluté physiologique en I.V. Le traitement peut être repris, une fois la pression artérielle stabilisée.
Hyperaldostéronisme primaire
Il nest pas recommandé de traiter avec TEVETEN des patients atteints dhyperaldostéronisme primaire.
Sténose aortique ou sténose de la valve mitrale/cardiomyopathie hypertrophique
Comme pour les autres vasodilatateurs, il est recommandé dutiliser TEVETEN avec prudence chez les patients ayant une sténose valvulaire aortique ou mitrale ou une cardiomyopathie hypertrophique.
Transplantation rénale
Lutilisation déprosartan chez des patients ayant subi une transplantation rénale récente na pas été étudiée.
Hyperkaliémie :
Une hyperkaliémie peut se produire lors dun traitement par dautres médicaments affectant le système rénine-angiotensine-aldostérone, notamment en cas dinsuffisance rénale et/ou cardiaque. Un contrôle rapproché du potassium sérique chez les patients à risque est recommandé.
Les principaux facteurs de risque dhyperkaliémie à prendre en considération sont :
· diabète, altération de la fonction rénale, âge (> 70 ans) ;
· association avec un ou plusieurs autres médicaments bloquant le système rénine-angiotensine-aldostérone et/ou dautres médicaments hyperkaliémiants et/ou des suppléments potassiques. Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont en effet susceptibles de favoriser la survenue dune hyperkaliémie : sels de potassium, diurétiques hyperkaliémiants, inhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), antagonistes de langiotensine II (ARA II), anti-inflammatoires non stéroïdiens (y compris inhibiteurs sélectifs de la COX 2), héparines (de bas poids moléculaires ou non fractionnées), immunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime ;
· événements intercurrents, en particulier : déshydratation, décompensation cardiaque aiguë, acidose métabolique, altération de la fonction rénale, altération importante et soudaine de létat général (par exemple lors de maladies infectieuses), souffrance et lyse cellulaire (par exemple : ischémie aiguë dun membre, rhabdomyolyse, traumatismes étendus).
Autres mises en garde et précautions
Comme avec les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, léprosartan et les autres antagonistes des récepteurs de l'angiotensine semblent être moins efficaces pour diminuer la pression artérielle chez les patients noirs que chez les autres patients, probablement en raison d'une prévalence plus élevée des concentrations en rénine basse dans la population noire hypertendue.
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
Grossesse
Les ARAII ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par ARAII ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par ARAII doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue dune hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de lenzyme de conversion, les antagonistes de langiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (y compris inhibiteurs sélectifs de la COX 2), les héparines (de bas poids moléculaires ou non fractionnées), les immunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime.
La survenue dune hyperkaliémie peut dépendre de lexistence de facteurs de risque associés. Ce risque est majoré en cas dassociation à des médicaments suscités (voir rubrique 4.4, paragraphe Hyperkaliémie).
Aucune interaction, cliniquement significative, na été observée avec les médicaments suivants : digoxine, warfarine, glibenclamide ou ranitidine.
Aucune interaction indésirable cliniquement pertinente na été observée lors de lutilisation de léprosartan en association avec les diurétiques thiazidiques (par exemple lhydrochlorothiazide) et les inhibiteurs calciques (par exemple la nifédipine à libération prolongée).
Par ailleurs, aucune interaction na été observée avec les médicaments qui agissent sur les isoenzymes du cytochrome P450, comme le kétoconazole, le fluconazole.
D'autres antihypertenseurs peuvent majorer l'action antihypertensive de léprosartan.
Léprosartan ninhibe pas, in vitro, les isoenzymes du cytochrome P450 humain CYP1A, 2A6, 2C9/8, 2C19, 2D6, 2E et 3A.
Diurétiques hyperkaliémiants (amiloride, canrénoate de potassium, spironolactone, éplérénone, triamtérène, seuls ou associés), potassium (sels de)
Hyperkaliémie (potentiellement létale), surtout lors dune insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants).
Ne pas associer dhyperkaliémiants à un antagoniste des récepteurs de langiotensine II, sauf en cas dhypokaliémie.
Lithium
Augmentation de la lithémie, pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de lexcrétion rénale du lithium). Si lusage dun antagoniste des récepteurs de langiotensine II est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
AINS (voie générale), y compris les inhibiteurs sélectifs de cox-2 et acide acétylsalicylique (aspirine) ≥ 3 g/j
Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux AINS ou à laspirine). Par ailleurs, réduction de leffet antihypertenseur. Hydrater le malade ; surveiller la fonction rénale en début de traitement.
Majoration de leffet antihypertenseur.
Surveillance de la tension artérielle et adaptation posologique de lantihypertenseur si nécessaire.
Diurétiques hypokaliémiants
Risque dhypotension artérielle brutale et/ou dinsuffisance rénale aiguë lors de linstauration du traitement par un antagoniste des récepteurs de langiotensine II en cas de déplétion hydrosodée pré-existante.
Dans lhypertension artérielle, lorsquun traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée, il faut :
· soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par lantagoniste des récepteurs de langiotensine II, et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement,
· soit administrer des doses initiales réduites dantagoniste des récepteurs de langiotensine II et augmenter progressivement la posologie.
Dans tous les cas, surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par antagoniste des récepteurs de langiotensine II.
Associations à prendre en compte
Alpha-bloquants à visée urologique : alfuzosine, doxazosine, prasozine, tamsulosine, térazosine
Majoration de leffet antihypertenseur. Risque dhypotension orthostatique majoré.
Amifostine
Majoration de leffet antihypertenseur.
Antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques
Effet antihypertenseur et risque dhypotension orthostatique majorés (effet additif).
Corticoïdes, tétracosactide (voie générale) (sauf hydrocortisone employée comme traitement substitutif dans la maladie dAddison)
Diminution de leffet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Lutilisation des ARAII est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). Lutilisation des ARAII est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. Il nexiste pas détudes épidémiologiques disponibles concernant lutilisation des ARAII au 1er trimestre de la grossesse, cependant un risque similaire à celui des IEC pourrait exister pour cette classe. A moins que le traitement par ARAII ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé chez les patientes qui envisagent une grossesse de modifier le traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par ARAII doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.
Lexposition aux ARAII au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas dexposition à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé de faire une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voute du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par ARAII doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).
En raison de labsence dinformation disponible sur lutilisation de TEVETEN au cours de lallaitement, TEVETEN est déconseillé. Il est préférable dutiliser dautres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant lallaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patients traités par éprosartan sont des céphalées et des troubles gastro-intestinaux non spécifiques, se produisant chez environ 11 % et 8% des patients, respectivement.
EFFETS INDESIRABLES RAPPORTES CHEZ LES PATIENTS TRAITES PAR EPROSARTAN DURANT LES ETUDES CLINIQUES (n = 2316).
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Système organe / classe (MedDRA) |
Très fréquents |
Fréquents |
Peu fréquents |
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Affections du système immunitaire |
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Hypersensibilité* |
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Affections du système nerveux central |
Céphalées* |
Sensations vertigineuses* |
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Affections vasculaires |
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Hypotension |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinaux |
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Rhinites |
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Affections gastro-intestinales |
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Troubles gastro-intestinaux non spécifiques (tels que nausées, diarrhée, vomissements) |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Réactions allergiques cutanées (telles rash, prurit) |
Angioedème* |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Asthénie |
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*Ces effets ne sont pas apparus à une fréquence plus élevée que dans le groupe placebo
En plus des effets indésirables rapportés au cours des études cliniques, les effets indésirables suivants ont été rapportés spontanément depuis la commercialisation de TEVETEN. Les données disponibles ne permettent pas destimer leur fréquence (inconnue).
Affections rénales et urinaires :
Fonction rénale altérée incluant une insuffisance rénale chez les patients à risque (par exemple sténose des artères rénales).
Affections gastro-intestinales
Diarrhée aiguë.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Arthralgie.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage, les manifestations cliniques attendues comprennent une hypotension, des nausées, des vertiges, une bradycardie ou une tachycardie. Ces symptômes régressent après correction de la volémie.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Léprosartan est un inhibiteur des récepteurs de langiotensine II, un non tétrazole non biphényle dorigine synthétique, actif par voie orale. Langiotensine II joue un rôle majeur dans la physiopathologie de lhypertension. Langiotensine II se fixe de manière sélective au récepteur AT1 dans de nombreux tissus (par exemple muscle lisse vasculaire, surrénales, reins, cur) et produit des effets biologiques importants comme la vasoconstriction, la rétention de sodium et la libération daldostérone.
Léprosartan antagonise leffet de langiotensine II sur la pression artérielle, le flux sanguin rénal, et la sécrétion daldostérone chez les volontaires sains. Léprosartan ne compromet pas les mécanismes dautorégulation de la circulation rénale. Chez le volontaire sain de sexe masculin, il a été montré que léprosartan augmentait le flux sanguin rénal moyen.
Léprosartan ne réduit pas la filtration glomérulaire des volontaires sains de sexe masculin, ni celle des patients hypertendus, ni celle des patients ayant une insuffisance rénale plus ou moins sévère.
Le contrôle de la pression artérielle est maintenu de manière homogène sur une période de 24 heures. Larrêt du traitement par léprosartan nentraîne pas deffet rebond de la pression artérielle.
TEVETEN a été étudié chez des patients ayant une hypertension artérielle légère, modérée et sévère.
Chez les patients hypertendus, la réduction de la pression artérielle na entraîné aucune modification de la fréquence cardiaque.
Le bénéfice éventuel du traitement par éprosartan sur la mortalité et la morbidité cardiovasculaires nest pas actuellement connu.
Léprosartan naffecte pas de manière significative lélimination dacide urique dans les urines.
Comme les autres antagonistes de langiotensine II :
· léprosartan nexerce aucun effet sur lenzyme de conversion et nentraîne aucune potentialisation de la bradykinine ou de la substance P,
· dans des études cliniques contrôlées comparant léprosartan à des inhibiteurs de lenzyme de conversion, lincidence de la toux a été plus faible chez les patients traités par éprosartan. Dans une étude spécifiquement conçue pour comparer lincidence de la toux chez les patients traités par TEVETEN et par un inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine, lincidence de la toux sèche persistante chez les patients traités par TEVETEN (1,5 %) était significativement inférieure (p<0,05) à celle des patients traités par linhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine (5,4 %).
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.
Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARAII chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Léprosartan ne saccumule pas de façon significative en cas dutilisation chronique.
Une prise simultanée déprosartan et de nourriture retarde son absorption, avec des modifications minimes (< 25 %) observées sur la Cmax et lASC, qui sont sans conséquence clinique.
La liaison aux protéines plasmatiques est élevée (environ 98 %) et constante sur lintervalle de concentration correspondant aux doses thérapeutiques. La liaison aux protéines plasmatiques nest pas influencée par le sexe, lâge, un dysfonctionnement hépatique ou une insuffisance rénale légère à modérée, mais il a été montré quelle diminuait chez un petit nombre de patients atteints dinsuffisance rénale sévère.
Après administration intraveineuse déprosartan marqué au [14C], environ 61 % de la radioactivité sont retrouvés dans les fèces et environ 37 % dans les urines. Après administration orale dune dose déprosartan marqué au [14C], environ 90 % de la radioactivité sont retrouvés dans les fèces et environ 7 % dans les urines.
Après administration orale et intraveineuse déprosartan marqué au [14C] chez lhomme, seul léprosartan est retrouvé dans le plasma et les fèces.
Dans les urines, 20 % de léprosartan sont excrétés sous forme dun acyl-glucuronide, 80 % sous forme non modifiée.
Le volume de distribution de léprosartan est denviron 13 litres. La clairance plasmatique totale est d'environ 130 ml/min. Léprosartan est éliminé par voies biliaire et rénale.
Les valeurs de lASC et de la Cmax augmentent chez les patients âgés (en moyenne multipliées par deux).
Après administration dune dose de 100 mg déprosartan, les valeurs de lASC de léprosartan (mais pas la Cmax)) sont augmentées en moyenne de 40 % chez les patients ayant une insuffisance hépatique.
Comparativement aux sujets ayant une fonction rénale normale, les valeurs moyennes de lASC et de la Cmax sont de près de 30 % supérieures chez les patients atteints dinsuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine 30-59 ml/min.), de près de 50 % supérieures chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine 5-29 ml/min.) et de près de 60 % chez les patients sous dialyse.
Les propriétés pharmacocinétiques de léprosartan sont identiques chez lhomme et chez la femme.
5.3. Données de sécurité préclinique
Pour les plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium) : 2 ans.
Pour les plaquettes (PVC opaque/ACLAR/Aluminium) : 3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
· 28 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)
· 56 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium)
· 28 comprimés sous plaquettes (PVC opaque/Aclar/Aluminium)
· 56 comprimés sous plaquettes (PVC opaque/Aclar/Aluminium)
· 60 comprimés sous plaquettes (PVC opaque/Aclar/Aluminium)
· 168 comprimés sous plaquettes (PVC opaque/Aclar/Aluminium)
· 180 comprimés sous plaquettes (PVC opaque/Aclar/Aluminium)
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
40-44 RUE WASHINGTON
75008 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 345 988-0 ou 34009 345 988 0 7 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 345 989-7 ou 34009 345 989 7 5 : 56 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).
· 356 353.1 ou 34009 356 353 1 0 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC Opaque/Aclar/Aluminium)
· 356 354.8 ou 34009 356 354 8 8 : 56 comprimés sous plaquettes (PVC Opaque/Aclar/Aluminium)
· 371 490.6 ou 34009 371 490 6 8 : 60 comprimés sous plaquettes (PVC Opaque/Aclar/Aluminium)
· 372 060.5 ou 34009 372 060 5 1 : 168 comprimés sous plaquettes (PVC Opaque/Aclar/Aluminium)
· 371 491.2 ou 34009 371 491 2 9 : 180 comprimés sous plaquettes (PVC Opaque/Aclar/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- ESIDREX 25 mg, comprimé sécable
- ADALATE 10 mg, capsule
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- DELPRIM 300 mg, comprimé sécable
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- DAONIL 5 mg, comprimé sécable
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- BEAGYNE 150 mg, gélule
- MODAMIDE 5 mg, comprimé
- ALDACTONE 25 mg, comprimé sécable
- EPLERENONE ACCORD 25 mg, comprimé pelliculé
- BACLOCUR 10 mg, comprimé pelliculé sécable
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