FEMI, comprimé
CIS 69140061
Informations à jour au 18 novembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 18/11/2021
FEMI, comprimé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Norgestimate ................................................................................................................... 0,250 mg
Ethinylestradiol ................................................................................................................ 0,035 mg
Pour un comprimé.
Excipient à effet notoire : lactose anhydre
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
La décision de prescrire FEMI doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à FEMI en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux Combinés) (voir rubriques 4.3 et 4.4).
4.2. Posologie et mode d'administration
Voie dadministration : voie orale.
Posologie
Comment prendre FEMI
Prendre régulièrement et sans oubli 1 comprimé par jour au même moment de la journée en commençant par le comprimé numéro 1 (celui où vous risquez le moins doublier), pendant 21 jours consécutifs avec un arrêt de 7 jours entre deux plaquettes. Une hémorragie de privation doit apparaître pendant cet intervalle, généralement le 2ème ou le 3ème jour après la prise du dernier comprimé.
Commencer la plaquette suivante dès le 8ème jour, même si lhémorragie de privation persiste. Vous devez toujours commencer la plaquette suivante le même jour de la semaine.
Mode dadministration
Comment débuter FEMI
· Pas de prise antérieure dune contraception hormonale (au cours du mois précédent) :
La prise des comprimés doit commencer le jour 1 du cycle naturel de la femme (c'est-à-dire le premier jour de ses règles).
On peut commencer entre les jours 2-5, mais dans ce cas une méthode barrière supplémentaire est recommandée pendant les 7 premiers jours du premier cycle.
· En relais dune contraception hormonale combinée (contraceptif oral combiné (COC), anneau vaginal ou dispositif transdermique) :
La femme doit commencer FEMI de préférence le jour après le dernier comprimé actif (le dernier comprimé contenant les substances actives) de son COC précédent, mais au plus tard le jour suivant lintervalle sans comprimés habituel ou lintervalle des comprimés placebo de son COC précédent.
Dans le cas où un anneau vaginal ou un dispositif transdermique a été utilisé, la femme devra commencer à prendre FEMI de préférence le jour du retrait, mais au plus tard le jour où la pose suivante est prévue.
· En relais dune contraception par un progestatif seul (contraceptif oral, forme injectable ou implant contenant un progestatif seul) ou dun système intra-utérin (SIU) contenant un progestatif :
La femme peut changer nimporte quel jour de la pilule progestative seule (d'un implant ou dun SIU le jour de son retrait, d'un produit injectable quand l'injection suivante est prévue), mais doit dans tous ces cas être conseillée dutiliser une méthode barrière supplémentaire pendant les 7 premiers jours de prise de comprimés.
· Après un avortement au cours du premier trimestre :
La femme peut commencer immédiatement. Ce faisant, elle na pas besoin de prendre de mesures contraceptives supplémentaires.
· Après un accouchement ou un avortement au cours du deuxième trimestre :
Les femmes doivent être informées de commencer au jour 21 à 28 après l'accouchement ou l'avortement du deuxième trimestre. En commençant plus tard, la femme devra être informée d'utiliser une méthode barrière supplémentaire pendant les 7 premiers jours. Cependant, si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, une grossesse devra être exclue avant de commencer le COC ou la femme doit attendre ses premières règles.
En cas d'allaitement, voir rubrique 4.6.
Conduite en cas d'oubli de comprimés
Si lutilisatrice à moins de 12 heures de retard dans la prise dun comprimé, la protection contraceptive nest pas réduite. La femme doit prendre le comprimé dès qu'elle sen souvient et prendre les comprimés suivants à lheure habituelle.
Si elle a plus de 12 heures de retard dans la prise dun comprimé, la protection contraceptive peut être réduite.
La conduite à tenir pour les comprimés oubliés peut être guidée par les deux règles de base suivantes :
1. La prise des comprimés ne doit jamais être interrompue pendant plus de 7 jours.
2. 7 jours de prise ininterrompue de comprimés sont requis pour atteindre une inhibition adéquate de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.
En conséquence, les conseils suivants peuvent être donnés dans la pratique quotidienne :
· Semaine 1 (Jour 1 à 7)
La femme doit prendre le dernier comprimé oublié dès qu'elle sen souvient, même si cela signifie de prendre deux comprimés en même temps. Elle continue ensuite à prendre les comprimés à son heure habituelle. En plus, une méthode barrière comme un préservatif doit être utilisée pendant les 7 jours suivants. Si des rapports sexuels ont eu lieu pendant les 7 jours précédents, la possibilité dune grossesse doit être considérée. Plus il y a de comprimés oubliés et plus ils sont proches de la phase de lintervalle sans comprimés, plus le risque de grossesse est élevé.
· Semaine 2 (Jour 8 à 14)
La femme doit prendre le dernier comprimé oublié dès qu'elle sen souvient, même si cela signifie de prendre deux comprimés en même temps. Elle continue ensuite à prendre les comprimés à son heure habituelle. Pour autant que la femme a pris ses comprimés correctement au cours des 7 jours précédant le premier comprimé oublié, il n'est pas nécessaire dutiliser de précautions contraceptives supplémentaires. Toutefois, si elle a oublié plus dun comprimé, il sera conseillé à la femme dutiliser des précautions supplémentaires pendant 7 jours.
· Semaine 3 (Jour 15 à 21)
Le risque de diminution de la fiabilité est imminent en raison de la proximité des 7 jours dintervalle sans comprimés. Toutefois, en ajustant le schéma de prise des comprimés, une diminution de la protection contraceptive peut encore être prévenue. En suivant lune des deux options suivantes, il nest ainsi pas nécessaire de prendre des précautions contraceptives supplémentaires, à condition que pendant les 7 jours précédant le premier comprimé oublié la femme a pris tous les comprimés correctement. Si ce nest pas le cas, elle doit suivre la première de ces deux options et prendre aussi des précautions supplémentaires pendant les 7 jours suivants.
1. La femme doit prendre le dernier comprimé oublié dès qu'elle sen souvient, même si cela signifie de prendre deux comprimés en même temps. Elle continue ensuite à prendre les comprimés à son heure habituelle. La plaquette suivante doit être commencée dès que la plaquette en cours est terminée, cest-à-dire aucun intervalle ne doit être laissé entre les plaquettes. Il est peu probable que la femme ait une hémorragie de privation jusquà la fin des comprimés actifs de la seconde plaquette, mais elle peut présenter des spottings ou hémorragies de rupture pendant les jours de prise des comprimés.
2. La femme devra être informée d'arrêter la prise des comprimés de la plaquette en cours. Elle devra alors avoir un intervalle sans comprimés de 7 jours, incluant les jours où elle a oublié les comprimés, et ensuite continuer avec la plaquette suivante.
Si la femme a oublié des comprimés et na donc pas dhémorragie de privation lors du premier intervalle sans comprimés, la possibilité dune grossesse doit être considérée.
Comment changer le jour de début des règles ou reporter une hémorragie de privation
Pour retarder une hémorragie de privation, la femme doit continuer avec une autre plaquette de FEMI sans intervalle sans comprimés. La prolongation peut être poursuivie aussi longtemps que souhaité jusquà la fin de la seconde plaquette. Durant cette prolongation la femme peut avoir une hémorragie de rupture ou des spottings. La prise habituelle de FEMI est ensuite réinstaurée après lhabituel intervalle sans comprimés de 7 jours.
Si la femme veut changer le jour de début de son hémorragie de privation à un autre jour de la semaine, on peut lui conseiller de réduire le prochain intervalle sans comprimés dautant de jours qu'elle le souhaite. Plus l'intervalle est court, plus le risque est élevé quelle nait pas d'hémorragie de privation mais une hémorragie de rupture ou des spottings pendant la plaquette suivante (tout comme pour retarder lhémorragie de privation).
Conseils en cas de troubles gastro-intestinaux
En cas de vomissements ou diarrhée sévère, labsorption des substances actives peut ne pas être complète et des mesures contraceptives supplémentaires sont à prendre.
Si des vomissements ou diarrhée sévère surviennent dans les 3-4 heures après la prise dun comprimé actif, un nouveau (remplacement) comprimé doit être pris dès que possible. Le nouveau comprimé doit être pris dans les 12 heures suivant le moment de prise habituelle si possible. Si plus de 12 heures se sont écoulées, le conseil concernant loubli de comprimés comme donné en rubrique 4.2 « Conduite en cas d'oubli de comprimés » est applicable. Si la femme ne souhaite pas modifier son calendrier habituel de prise de comprimés, elle doit prendre le(s) comprimé(s) supplémentaire(s) dune autre plaquette.
Personnes âgées
Lutilisation de ce produit nest pas indiquée chez les femmes post-ménopausées.
Population pédiatrique
FEMI est contre-indiqué chez les filles qui nont pas atteint lâge de la puberté avant la ménarche.
En cas de survenue pour la première fois de l'une de ces pathologies lors de la prise d'une contraception orale, interrompre immédiatement le traitement.
· Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV) :
o Thrombo-embolie veineuse présence de TEV (patient traité par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (p. ex. thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP]);
o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie veineuse, telle quune résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S ;
o Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (voir rubrique 4.4) ;
o Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4).
· Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA) :
o Thrombo-embolie artérielle présence ou antécédents de thrombo-embolie artérielle (p. ex. infarctus du myocarde [IM]) ou de prodromes (p. ex. angine de poitrine) ;
o Affection cérébrovasculaire présence ou antécédents daccident vasculaire cérébral (AVC) ou de prodromes (p. ex. accident ischémique transitoire [AIT]) ;
o Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie artérielle, telle quune hyperhomocystéinémie ou la présence danticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique) ;
o Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux ;
o Risque élevé de thrombo-embolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4) ou dun facteur de risque sévère tel que :
§ diabète avec symptômes vasculaires,
§ hypertension artérielle sévère,
§ dyslipoprotéinémie sévère.
· Présence ou antécédents daffection hépatique sévère tant que les valeurs de la fonction hépatique ne sont pas revenues à la normale
· Présence ou antécédents de tumeurs hépatiques (bénignes ou malignes)
· Présence ou suspicion daffections malignes dépendant de stéroïdes sexuels (par exemple des organes génitaux ou des seins)
· Hyperplasie endométriale
· Hémorragie vaginale non diagnostiquée
· Jaunisse cholestatique de la grossesse ou jaunisse liée à une utilisation antérieure de la pilule
· Grossesse connue ou suspectée
· Cardiopathie valvulaire avec complications
· Présence ou antécédents de pancréatite associée à une sévère hypertriglycéridémie
· Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
FEMI est contre-indiqué lors de lutilisation concomitante de médicaments contenant de lombitasvir/paritaprévir/ritonavir et dasabuvir ou de médicaments contenant du glécaprévir/pibrentasvir (voir rubrique 4.4 et rubrique 4.5). .
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Si la patiente présente lun des troubles ou lun des facteurs de risque mentionnés ci-dessous, la pertinence du traitement par FEMI doit être discutée avec elle.
En cas daggravation ou de survenue de lun de ces troubles ou facteurs de risque, la nécessité dinterrompre lutilisation de FEMI doit être discutée entre le médecin et la patiente.
Augmentation des ALAT
Lors des études cliniques réalisées chez des patientes traitées pour une infection par le virus de lhépatite C (VHC) par des médicaments contenant ombitasvir/paritaprevir/ritonavir et dasabuvir avec ou sans ribavirine, la survenue délévations des transaminases (ALAT) de plus de 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN) étaient significativement plus fréquentes chez les femmes utilisant des médicaments contenant de léthinylestradiol tels que les contraceptifs hormonaux combinés (CHCs). De plus, également chez les patientes traitées par glécaprévir/pibrentasvir, des élévations des ALAT ont été observées chez les femmes utilisant des médicaments contenant de léthinylestradiol tels que les CHC (voir sections 4.3 et 4.5).
Consultation/examen médical
Avant linstauration ou la reprise dun traitement par FEMI, une recherche complète des antécédents médicaux (y compris les antécédents familiaux) doit être effectuée et la présence dune grossesse doit être exclue. La pression artérielle doit être mesurée et un examen physique doit être réalisé, en ayant à lesprit les contre-indications (voir rubrique 4.3) et les mises en garde (voir rubrique 4.4).
Il est important dattirer lattention des patientes sur les informations relatives à la thrombose veineuse et artérielle, y compris le risque associé à FEMI comparé à celui associé aux autres CHC, les symptômes de la TEV et de la TEA, les facteurs de risque connus et la conduite à tenir en cas de suspicion de thrombose.
Il doit également être indiqué aux patientes de lire attentivement la notice et de suivre les conseils fournis.
La fréquence et la nature des examens doivent être définies sur la base des recommandations en vigueur et adaptées à chaque patiente.
Les patientes doivent être averties que les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre linfection par le VIH (SIDA) et les autres maladies sexuellement transmissibles.
· Troubles circulatoires
Risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
Le risque de TEV est augmenté chez les femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné (CHC) en comparaison aux femmes qui nen utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate (incluant FEMI) ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. La décision dutiliser FEMI doit être prise uniquement après concertation avec la patiente afin de sassurer quelle comprend le risque de TEV associé à FEMI linfluence de ses facteurs de risque actuels sur ce risque et le fait que le risque de TEV est maximal pendant la première année dutilisation. Certaines données indiquent également une augmentation du risque lors de la reprise dun CHC après une interruption de 4 semaines ou plus.
Parmi les femmes qui nutilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 sur 10 000 développeront une TEV sur une période dun an. Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque quelle présente (voir ci-dessous).
On estime que sur 10 000 femmes qui utilisent un CHC contenant du lévonorgestrel, environ 61 développeront une TEV sur une période dun an.
Les données disponibles à ce jour suggèrent que le risque de TEV associé à lutilisation de CHC contenant du norgestimate est similaire à celui associé à lutilisation de CHC contenant du lévonorgestrel.
Ce nombre de TEV par année est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.
La TEV peut être fatale dans 1 à 2 % des cas.
1. Point central de lintervalle de 5‑7 pour 10 000 années-femmes sur la base dun risque relatif, pour les CHC contenant du lévonorgestrel par rapport à la non-utilisation dun CHC, denviron 2,3 à 3,6
Nombre de cas de TEV pour 10 000 femmes sur une période dun an

De façon extrêmement rare, des cas de thrombose ont été signalés chez des utilisatrices de CHC dans dautres vaisseaux sanguins, p. ex. les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes.
Facteurs de risque de TEV
Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si dautres facteurs de risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir le tableau ci-dessous).
FEMI est contre-indiqué chez les femmes présentant de multiples facteurs de risque, ceux-ci les exposant à un risque élevé de thrombose veineuse (voir rubrique 4.3). Lorsquune femme présente plus dun facteur de risque, il est possible que laugmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau : Facteurs de risque de TEV
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Facteur de risque |
Commentaire |
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Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²). |
Lélévation de lIMC augmente considérablement le risque. Ceci est particulièrement important à prendre en compte si dautres facteurs de risque sont présents. |
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Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention chirurgicale sur les jambes ou le bassin, neurochirurgie ou traumatisme majeur. Remarque : limmobilisation temporaire, y compris les trajets aériens > 4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, en particulier chez les femmes présentant dautres facteurs de risque. |
Dans ces situations, il est conseillé de suspendre lutilisation de la pilule (au moins quatre semaines à lavance en cas de chirurgie programmée) et de ne reprendre le CHC que deux semaines au moins après la complète remobilisation. Une autre méthode de contraception doit être utilisée afin déviter une grossesse non désirée. Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé si FEMI na pas été interrompu à lavance. |
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Antécédents familiaux (thrombo-embolie veineuse survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans). |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de CHC. |
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Autres affections médicales associées à la TEV. |
Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique) et drépanocytose. |
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Âge. |
En particulier au-delà de 35 ans. |
Il nexiste aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans lapparition ou la progression dune thrombose veineuse.
Laugmentation du risque de thrombo-embolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les 6 semaines de la période puerpérale, doit être prise en compte (pour des informations concernant « Grossesse et allaitement », voir rubrique 4.6).
Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)
Les femmes doivent être informées quen cas dapparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer quelles utilisent un CHC. Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure :
· Gonflement unilatéral dune jambe et/ou dun pied ou le long dune veine de la jambe ;
· Douleur ou sensibilité dans une jambe, pouvant nêtre ressentie quen position debout ou lors de la marche ;
· Sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.
Les symptômes de lembolie pulmonaire (EP) peuvent inclure :
· Apparition soudaine et inexpliquée dun essoufflement ou dune accélération de la respiration ;
· Toux soudaine, pouvant être associée à une hémoptysie ;
· Douleur thoracique aiguë ;
· Étourdissements ou sensations vertigineuses sévères ;
· Battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Certains de ces symptômes (p. ex. « essoufflement », « toux ») ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes dévénements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p. ex.).
Les autres signes dune occlusion vasculaire peuvent inclure : douleur soudaine, gonflement et coloration légèrement bleutée dune extrémité.
Si locclusion se produit dans lil, les symptômes peuvent débuter sous la forme dune vision trouble indolore pouvant évoluer vers une perte de la vision. Dans certains cas, la perte de la vision peut survenir presque immédiatement.
Risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
Des études épidémiologiques ont montré une association entre lutilisation de CHC et laugmentation du risque de thrombo-embolie artérielle (infarctus du myocarde) ou daccident cérébrovasculaire (p. ex. accident ischémique transitoire, AVC). Les événements thrombo-emboliques artériels peuvent être fatals.
Facteurs de risque de TEA
Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles ou daccident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir le tableau). FEMI est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle (voir rubrique 4.3).
Lorsquune femme présente plus dun facteur de risque, il est possible que laugmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement dans ce cas, le risque global doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).
Tableau : Facteurs de risque de TEA
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Facteur de risque |
Commentaire |
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Âge |
En particulier au-delà de 35 ans |
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Tabagisme |
Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC. Il doit être fortement conseillé aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer dutiliser une méthode de contraception différente. |
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Hypertension artérielle |
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Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2) |
Lélévation de lIMC augmente considérablement le risque. Ceci est particulièrement important à prendre en compte chez les femmes présentant dautres facteurs de risque. |
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Antécédents familiaux (thrombo-embolie artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans) |
En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant lutilisation de CHC. |
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Migraine |
Laccroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de lutilisation dun CHC (qui peut être le prodrome dun événement cérébrovasculaire) peut constituer un motif darrêt immédiat du CHC. |
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Autres affections médicales associées à des événements indésirables vasculaires |
Diabète, hyperhomocystéinémie, valvulopathie cardiaque et fibrillation auriculaire, dyslipoprotéinémie et lupus érythémateux disséminé |
Symptômes de TEA
Les femmes doivent être informées quen cas dapparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer quelles utilisent un CHC.
Les symptômes dun accident cérébrovasculaire peuvent inclure :
· Apparition soudaine dun engourdissement ou dune faiblesse du visage, dun bras ou dune jambe, en particulier dun côté du corps ;
· Apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, dune perte déquilibre ou de coordination ;
· Apparition soudaine dune confusion, de difficultés à parler ou à comprendre ;
· Apparition soudaine de difficultés à voir dun il ou des deux yeux ;
· Céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue ;
· Perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise convulsive.
Des symptômes temporaires suggèrent quil sagit dun accident ischémique transitoire (AIT).
Les symptômes de linfarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :
· Douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation doppression ou dencombrement dans la poitrine, le bras ou sous le sternum ;
· Sensation de gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras, lestomac ;
· Sensation dencombrement, dindigestion ou de suffocation ;
· Transpiration, nausées, vomissements ou sensations vertigineuses ;
· Faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes ;
· Battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Dans de rares cas, des tumeurs bénignes du foie, et dans de plus rares cas encore, des tumeurs malignes du foie ont été rapportées chez les utilisatrices de COC.
Dans des cas isolés, ces tumeurs ont conduit à des hémorragies intra-abdominales mettant en jeu le pronostic vital. Chez les femmes sous COC, la survenue de douleurs de la partie supérieure de labdomen, daugmentation du volume du foie ou de signes dhémorragie intra-abdominale doit faire évoquer une tumeur hépatique.
Cancer du sein
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a conclu quil existe une légère augmentation du risque relatif (RR = 1,24) de cancer du sein chez les femmes sous contraception orale. Cette majoration du risque disparaît progressivement au cours des 10 années qui suivent larrêt du COC.
Le cancer du sein étant rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre plus élevé de cancers diagnostiqués chez les utilisatrices habituelles ou nouvelles utilisatrices de COC reste faible par rapport au risque global de cancer du sein.
Le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans, qu'elles prennent ou non des COC. Bien que ce risque de fond augmente avec l'âge, le nombre excessif de diagnostics de cancer du sein chez les utilisatrices actuelles et récentes de COC est faible par rapport au risque global de cancer du sein (voir le diagramme à barres).
Le facteur de risque le plus important du cancer du sein chez les utilisatrices de COC est l'âge auquel les femmes arrêtent le COC; plus l'âge d'arrêt est élevé, plus le nombre de cancers du sein diagnostiqués est élevé. La durée d'utilisation est moins importante et l'excès de risque disparaît progressivement au cours des 10 années suivant l'arrêt de l'utilisation des COC, de sorte qu'à 10 ans, il ne semble plus y avoir d'excès.
Laugmentation possible du risque de cancer du sein doit être discutée avec lutilisatrice et comparée aux avantages des COC, en tenant compte des preuves quils offrent une protection substantielle contre le risque de développer certains autres cancers (par exemple les cancers de lovaire et de lendomètre).
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Cancer du col de lutérus
Certaines études épidémiologiques suggèrent que les COC pourraient être associés à une augmentation du risque de cancer du col de lutérus chez les utilisatrices de COC à long terme (> 5 ans). Il nest cependant pas établi si ces pathologies sont dues à dautres facteurs comme le comportement sexuel et le papillomavirus humain (HPV).
Autres tumeurs
Lutilisation de COC plus fortement dosés (50 µg éthinylestradiol) diminue le risque de cancer de lendomètre et de lovaire. Ceci demande à être confirmé avec les COC plus faiblement dosés.
Troubles du cycle
Des saignements irréguliers (« spottings » ou métrorragies) peuvent survenir sous COC en particulier au cours des premiers mois. Ces saignements irréguliers seront considérés comme significatifs sils persistent après environ 3 cycles.
Si les saignements irréguliers persistent ou surviennent après des cycles réguliers, une recherche étiologique non hormonale doit alors être effectuée ; des examens diagnostiques appropriés doivent être pratiqués afin dexclure une tumeur maligne ou une grossesse. Ces examens peuvent comporter un curetage.
Chez certaines femmes, les hémorragies de privation peuvent ne pas survenir au cours de lintervalle libre. Si le COC a été pris tel que décrit dans la rubrique 4.2, il est peu probable que la femme soit enceinte. Cependant, si le COC na pas été pris correctement avant labsence de la première hémorragie de privation ou si deux hémorragies de privation successives ne se produisent pas, il convient de sassurer de labsence de grossesse avant de poursuivre le COC.
Autres affections
Chez les femmes atteintes dhypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux dhypertriglycéridémie, un risque accru de pancréatite peut survenir en cas dutilisation dun COC.
Une augmentation modérée de la pression artérielle a été observée chez de nombreuses femmes sous COC mais elle était rarement cliniquement significative. Une interruption immédiate du COC nest justifiée que dans ces rares cas. La persistance de chiffres tensionnels élevés ou le non contrôle des chiffres tensionnels par un traitement antihypertenseur chez une femme hypertendue prenant un COC doit faire interrompre celui-ci. Le COC pourra éventuellement être repris après normalisation des chiffres tensionnels par un traitement antihypertenseur.
La survenue ou laggravation des pathologies suivantes a été observée au cours de la grossesse ou chez des femmes prenant des COC, bien que la responsabilité des COC nait pu être établie : ictère et/ou prurit dû à une cholestase, lithiase biliaire, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytico-urémique, chorée de Sydenham, herpès gravidique, hypoacousie par otosclérose.
Les strogènes exogènes peuvent déclencher ou aggraver les symptômes dun angio-oedème héréditaire ou acquis.
La survenue danomalie hépatiques aiguës ou chroniques peut nécessiter larrêt du COC jusquà la normalisation des paramètres hépatiques. La récidive dun ictère cholestatique et/ou dun prurit liée à une cholestase survenue au cours dune grossesse précédente ou de la prise antérieure dhormones stéroïdiennes doit faire arrêter le COC.
Les COC peuvent avoir un effet sur la résistance périphérique à linsuline et la tolérance au glucose ; il nest cependant pas obligatoire de modifier le traitement chez des diabétiques utilisant un CHC faiblement dosé (contenant moins de 0,05 mg déthinylestradiol). Les femmes diabétiques doivent cependant être étroitement surveillées, en particulier lors de linstauration dun COC.
Des cas daggravation de dépression endogène, dépilepsie, de maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique ont été observés sous COC.
Un chloasma peut survenir, en particulier chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes ayant une prédisposition au chloasma sous COC doivent éviter de sexposer au soleil ou aux rayons ultra-violets.
Létat dépressif et la dépression sont des effets indésirables bien connus liés à lutilisation de contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La dépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il convient de conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements dhumeur et de symptômes dépressifs, y compris peu de temps après le début du traitement.
Excipients
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Réduction potentielle de leffet contraceptif associé à la co-administration dautres médicaments
Remarque : Les informations sur la prescription de médicaments concomitants doivent être consultées pour identifier les interactions potentielles.
Effets dautres médicaments sur FEMI
Des interactions peuvent survenir avec les médicaments inducteurs des enzymes microsomales, pouvant induire une augmentation de lélimination des hormones sexuelles et conduire à des hémorragies de rupture et/ou à un échec de la contraception.
Prise en charge
Linduction enzymatique peut déjà sobserver après quelques jours de traitement. Linduction enzymatique maximale est observée généralement en quelques semaines. Après arrêt du traitement médicamenteux linduction enzymatique peut se maintenir pendant environ 4 semaines.
Traitement à court terme
Les femmes sous traitement par des médicaments inducteurs enzymatiques doivent transitoirement utiliser une méthode barrière ou une autre méthode de contraception en plus du COC. La méthode barrière doit être utilisée pendant toute la durée du traitement concomitant et pendant les 28 jours après son arrêt. Si le traitement médicamenteux se poursuit au-delà de la fin des comprimés actifs de la plaquette de COC, la plaquette suivante est à commencer immédiatement après la précédente sans lintervalle sans comprimés habituel.
Traitement à long terme
Chez les femmes sous traitement à long terme par des substances actives inducteurs enzymatiques, une autre méthode contraceptive non hormonale fiable est recommandée.
Les interactions suivantes ont été rapportées dans la littérature :
Substances augmentant la clairance des COC (diminution de lefficacité des COC par induction enzymatique), par exemple :
Barbituriques, bosentan, carbamazépine, phénytoïne, primidone, rifampicine, et médicaments du VIH ritonavir, névirapine et éfavirenz et potentiellement aussi felbamate, griséofulvine, oxcarbazépine, topiramate et produits contenant le remède à base de plantes millepertuis (Hypericum perforatum).
Substances induisant des effets variables sur la clairance des COC :
Quand co-administrées avec les COC, plusieurs associations dinhibiteurs de la protéase du VIH et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse, incluant les associations avec des inhibiteurs du VHC, peuvent augmenter ou diminuer les concentrations plasmatiques en estrogènes ou progestatifs. Leffet net de ces modifications peut savérer cliniquement significatif dans certains cas.
Ainsi, les informations de prescription de médicaments concomitants du VIH/VHC doivent être consultées pour identifier les interactions potentielles et toute recommandation sy rapportant. En cas de doute, une méthode contraceptive barrière supplémentaire doit être utilisée par les femmes sous traitement par un inhibiteur de la protéase ou inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse.
Substances diminuant la clairance des COC (inhibiteurs enzymatiques) :
La pertinence clinique dinteractions potentielles avec les inhibiteurs enzymatiques reste inconnue.
Ladministration concomitante de puissants inhibiteurs du cytochrome CYP3A4 peut augmenter les concentrations plasmatiques de lestrogène ou du progestatif ou des deux.
Des doses dEtoricoxib de 60 à 120 mg/jour ont montré une augmentation des concentrations plasmatiques déthinylestradiol de 1,4 à 1,6 respectivement lorsquelles sont prises concomitamment avec un contraceptif hormonal combiné contenant 0,035 mg déthinylestradiol.
Effets de FEMI sur dautres médicaments
Les contraceptifs oraux peuvent influencer le métabolisme de certaines autres substances actives. Par conséquent, les concentrations plasmatiques et tissulaires peuvent augmenter (par exemple ciclosporine) ou diminuer (par exemple lamotrigine).
Les données cliniques suggèrent que léthinylestradiol inhibe lélimination des substrats du cytochrome CYP1A2, entraînant une augmentation faible (par exemple théophylline) ou modérée (par exemple tizanidine) de leur concentration sérique.
Interactions pharmacodynamiques
Ladministration concomitante avec les médicaments contenant de lombitasvir/paritaprévir/ritonavir et du dasabuvir, avec ou sans ribavirine, ou glécaprévir/pibrentasvir peut augmenter le risque délévation des ALAT (voir rubriques 4.3 et 4.4). Les utilisatrices de FEMI doivent passer à une méthode alternative de contraception (par exemple une contraception progestative seule ou des méthodes non hormonales) avant de commencer un traitement avec ce schéma thérapeutique combiné. FEMI pourra être réutilisé 2 semaines après la fin du traitement par cette combinaison de médicaments.
Analyses biologiques
Lutilisation de stéroïdes contraceptifs peut influencer les résultats de certains tests biologiques, y compris les paramètres biochimiques de la fonction hépatique, thyroïdienne, surrénale ou rénale, les concentrations plasmatiques de protéines (de transport), par exemple la globuline de la liaison aux corticostéroîdes, et les fractions de lipides/lipoprotéines, les paramètres des glucides et les paramètres de coagulation et de fibrinolyse. Les modifications restent généralement comprises dans les valeurs normales de laboratoire.
Les concentrations sériques en acide folique peuvent être diminuées par les COC. Si une femme est enceinte rapidement après larrêt des COC, ceci est cliniquement important.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Laugmentation du risque de TEV en période post-partum doit être prise en compte lors de la reprise de FEMI (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Allaitement
Les COC peuvent influer sur l'allaitement, car ils peuvent en réduire la quantité et modifier la composition du lait maternel.
Par conséquent, l'utilisation de COC ne devrait généralement pas être recommandée avant que la mère qui allaite ait complètement sevré son enfant. De petites quantités de stéroïdes contraceptifs et/ou de leurs métabolites peuvent être excrétées avec le lait lors de l'utilisation de COC. Ces quantités peuvent affecter l'enfant.
Fertilité
FEMI est indiqué pour la prévention de la grossesse. Pour des informations sur le retour à la fertilité, voir rubrique 5.1.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
FEMI na pas deffet ou un effet négligeable sur laptitude à conduire ou à utiliser des machines.
Description de certains effets indésirables particuliers
Une augmentation du risque d'événement thrombotique et thrombo-embolique artériel et veineux, incluant linfarctus du myocarde, lAVC, les accidents ischémiques transitoires, la thrombose veineuse et lembolie pulmonaire, a été observée chez les femmes utilisant des CHC ; ceci est abordé plus en détails en rubrique 4.4.
La sécurité de FEMI a été évaluée sur 1 891 femmes en bonne santé et en âge de procréer. Elles ont participé à 5 études cliniques (2 randomisées contrôlées actives et 3 essais ouverts non contrôlés) et ont reçu au moins une dose de FEMI en contraception. Dans 3 essais, les sujets ont été suivis pendant une période allant jusquà 24 cycles et dans les 2 autres essais pendant une période allant jusquà 12 cycles. Au cours de ces études, les effets indésirables suivants ont été déterminés à partir de données sur les saignements et les caractéristiques du cycle et lincidence na pu être déterminée que par cycle de traitement et non globalement : troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements, et diarrhées (la diarrhée a été identifiée comme un effet indésirable durant lévaluation post-marketing), dysménorrhées, métrorragies, hémorragies de privation anormales, et aménorrhées). Une étude additionnelle non contrôlée (n=8331) a signalé des EI par cycle de traitement pendant une période allant jusquà 24 cycles.
Comme la fréquence des EI varie en fonction du cycle de traitement, lincidence du cycle le plus élevé dans le rang a été utilisée pour attribuer lEI à une catégorie de fréquence.
Sur la base des données de sécurité combinées provenant des 5 essais cliniques, leffet indésirable le plus fréquemment rapporté (incidence ≥ 5%) était les céphalées (27,9%), linfection vaginale (7,5%), les pertes vaginales (6%) et les douleurs mammaires (5.7%).
Tous les effets indésirables par cycle, sauf laménorrhée, étaient très fréquents (≥ 10%) au cycle 1 (dysménorrhée 40,4% ; nausées 29,1% ; métrorragies 26,3% ; troubles gastro-intestinaux 24,6% ; hémorragie de privation anormale 16,9% et vomissements 7,0%). A lexception des vomissements et de la dysménorrhée, lincidence de ces effets indésirables était la plus élevée au cycle 1 et diminuait avec le temps au cours des cycles de traitement ultérieurs (daprès les données sur lincidence des cycles 1, 3, 6, 12 et 24). Les vomissements ont augmenté dans les cycles ultérieurs, alors que les dysménorrhées restent relativement stables, avec une légère diminution au fil du temps. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (incidence ≥ 5%) identifiés lors de lévaluation post-marketing avec les comprimés de norgestimate et déthinylestradiol (incidence tirée des données dessais cliniques groupés) étaient la diarrhée (11,8%) et le mal de dos (5,4%). Lincidence de la diarrhée au cours des essais cliniques a été rapportée par cycle, par conséquent, lattribution de la catégorie de fréquence était basée sur lincidence du cycle la plus élevée (cycle 12). Le tableau présente tous les effets indésirables mentionnés ci-dessus liés à lutilisation de FEMI au cours dessais cliniques ou dévaluation post-commercialisation avec des comprimés de norgestimate et déthinylestradiol.
Le tableau ci-dessous répertorie tous les effets indésirables signalés lors de lutilisation de FEMI au cours dessais cliniques ou dexpériences post-commercialisation avec des comprimés de norgestimate et déthinylestradiol.
Les catégories de fréquence affichées utilisent la convention suivante : très fréquent (> 1/10); fréquent (> 1/100 à < 1/10); peu fréquent (> 1/1000 à < 1/100); rare (> 1/10 000 à < 1/1 000); très rare (< 1/10 000); et indéterminé (ne peut pas être estimé à partir des données disponibles).
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Infections et infestations |
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Fréquent |
Infection urinaire, infection vaginale |
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (inclus kystes et polypes) |
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Rare |
Kyste mammaire |
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Fréquence indéterminée1 |
Adénome hépatique2, cancer du sein2, tumeur bénigne du sein2, hyperplasie nodulaire focale2, fibroadénome du sein2 |
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Affections du système immunitaire |
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Fréquent |
Hypersensibilité |
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Fréquence indéterminée |
Aggravation des symptômes de langiodème héréditaire ou acquis. |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Fréquent |
Rétention hydrique |
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Peu fréquent |
Augmentation et diminution de lappétit, modification du poids |
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Rare |
Troubles de lappétit |
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Fréquence indéterminée1 |
Dyslipidémie1 |
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Affections psychiatriques |
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Fréquent |
Modification de lhumeur, dépression, nervosité, insomnie |
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Peu fréquent |
Anxiété, modifications de la libido |
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Affections du système nerveux |
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Très fréquent |
Céphalées |
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Fréquent |
Migraines, étourdissement |
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Peu fréquent |
Syncope, paresthésie |
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Fréquence indéterminée1 |
convulsion1 |
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Affections oculaires |
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Peu fréquent |
Gêne visuelle, sécheresse oculaire |
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Fréquence indéterminée1 |
Intolérance aux lentilles de contact1, thrombose veineuse rétinienne |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
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Rare |
Vertiges |
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Affections cardiaques |
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Peu fréquent |
Palpitations |
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Rare |
Tachycardie |
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Affections vasculaires |
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Peu fréquent |
Thrombose2, hypertension, bouffées de chaleur |
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Rare |
Thrombo-embolies veineuseet artérielle2 incluant accident vasculaire cérébral, thrombose dun vaisseau sanguin, infarctus du myocarde, thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire |
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Fréquence indéterminée |
Syndrome de Budd-Chiari1,8 |
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Affections respiratoires, thoraciques, médiastinales |
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Peu fréquent |
Dyspnée |
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Affections gastro-intestinales |
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Très fréquent |
Troubles gastro-intestinaux3,4, vomissements5, diarrhées5, nausées4 |
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Fréquent |
Douleurs gastro-intestinales, douleurs abdominales, distension abdominale, constipation, flatulence |
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Rare |
Pancréatite |
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Affections hépatobiliaires |
|
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Rare |
Hépatite2 |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Fréquent |
Acné, rash |
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Peu fréquent |
Alopécie, hirsutisme, urticaire, prurit, érythème, décoloration cutanée |
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Rare |
Hyperhidrose, réaction de photosensibilité |
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Fréquence indéterminée1 |
Angioedeme1, érythème noueux1, sueurs nocturnes1 |
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Affections musculo-squelettiques et des tissus conjonctifs |
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Fréquent |
Spasmes musculaires, douleurs dans les extrémités, douleurs dorsales6 |
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Peu fréquent |
Myalgie |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Très fréquent |
Dysménorrhée4, métrorragies4, hémorragies de privation anormales4 |
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Fréquent |
Aménorrhée4, pertes génitales, douleurs mammaires |
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Peu fréquent |
Ecoulement mammaire, gonflement mammaire, kystes ovariens, sécheresse vulvovaginale, dysplasie cervicale2 |
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Rare |
Pertes vaginales |
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Fréquence indéterminée1 |
Suppression de la lactation1 |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
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Fréquent |
Douleur à la poitrine, dème, asthénie7 |
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Investigations |
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Fréquent |
Augmentation du poids |
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Peu fréquent |
Diminution du poids |
1. Ces effets indésirables post-marketing nont pas été observés durant les essais cliniques. Par conséquent, basée sur les données disponibles, la réelle incidence de ces effets ne peut être estimée.
2 Voir section 4.4 Mises en garde spéciales et précautions demploi.
3 Rapporté comme nausée ou vomissement.
4 Incidence des effets indésirables rapportée par cycle ; catégorie de fréquence basée sur lincidence combinée la plus élevée au cours du cycle de traitement 1.
5 Incidence des effets indésirables rapportée par cycle ; catégorie de fréquence basée sur lincidence combinée la plus élevée au cours du cycle de traitement 12.
6 Cette valeur dincidence calculée peut être légèrement supérieure à lincidence réelle, dans la mesure où plus dun terme dévènement rapporté dans le même essai est codé selon le terme préféré de MedDRA « Dorsalgie ». Il est possible que le même sujet ait signalé plus dun terme de lévènement et que, par conséquent, il soit compté plus dune fois pour le terme préféré « Dorsalgie ».
7 Terme de niveau supérieur ; catégorie de fréquence basée sur lincidence du terme préféré le plus courant parmi les symptômes asthéniques de niveau supérieur à partir de données dessais cliniques regroupées, à savoir la fatigue.
8 Y compris thrombose veineuse hépatique.
Description des effets indésirables sélectionnés
Un risque accru d'événements thrombotiques et thrombo-emboliques artériels et veineux, y compris infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux, accidents ischémiques transitoires, thrombose veineuse et embolie pulmonaire a été observé chez les femmes utilisant des CHC, qui sont décrits plus en détail à la section 4.4.
Les effets indésirables graves suivants ont été rapportés chez les femmes utilisant des CHC, qui sont décrits dans la rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi :
· Troubles thromboemboliques veineux ;
· Troubles thromboemboliques artériels ;
· L'hypertension artérielle ;
· Tumeurs du foie ;
· Occurrence ou détérioration daffections dont lassociation avec lutilisation de CHC nest pas concluante : maladie de Crohn, colite ulcéreuse, épilepsie, myome utérin, porphyrie, lupus érythémateux systémique, herpès gestationis, chorée de Sydenham, syndrome hémolytique et urémique, jaunisse cholestatique ;
· Chloasma ;
· Les perturbations aiguës ou chroniques de la fonction hépatique peuvent nécessiter l'arrêt de l'utilisation des CHC jusqu'à ce que les marqueurs de la fonction hépatique reviennent à la normale.
La fréquence du diagnostic de cancer du sein est très légèrement accrue chez les utilisatrices de CHC. Le cancer du sein étant rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre de patients en excès est faible par rapport au risque global de cancer du sein. La causalité avec l'utilisation des CHC est inconnue. Pour plus d'informations, voir sections 4.3 et 4.4.
Interactions
Les saignements et/ ou l'échec contraceptif peuvent résulter des interactions d'autres médicaments (inducteurs enzymatiques) avec des contraceptifs oraux (voir la section 4.5).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Aucun cas de surdosage n'a mis en évidence de problèmes graves de santé. Les symptômes pouvant survenir sont : nausées, vomissements et saignements vaginaux. Il nexiste pas dantidote et le traitement doit être purement symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : PROGESTATIFS ET STROGÈNES EN ASSOCIATIONS FIXES, code ATC G03AA11 :
Mécanisme daction
FEMI agit par inhibition des gonadotrophines grâce aux actions oestrogéniques et progestatives de léthinylestradiol et du norgestimate. Le principal mécanisme d'action est l'inhibition de l'ovulation. Des modifications au niveau de la glaire cervicale, de la motilité des trompes de Fallope et de l'endomètre peuvent également contribuer à l'efficacité du produit.
Effets pharmacodynamiques
Des études de liaison de la SHBG (globuline liant les hormones sexuelles) ainsi que des études chez lanimal et chez lhomme ont montré que le norgestimate et la norelgestromine, principal métabolite sérique du norgestimate après administration orale, exercent une activité progestative élevée avec une androgénicité intrinsèque minimale, qui illustre laction sélective de FEMI. Le norgestimate, en association avec léthinylestradiol, ne neutralise pas laugmentation de la SHBG induite par les strogènes, ce qui entraine une baisse des taux de testostérone libre dans le sérum par rapport aux valeurs initiales.
Efficacité et sécurité clinique
Dans 3 études cliniques réalisées avec FEMI, lindice de Pearl global était de 0,86 (intervalle de confiance 95% de 0,49 à 1,40).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Le norgestimate est absorbé rapidement après administration orale. Après une administration unique ou multiple (trois cycles) de Norgestimate associé à lEthinylestradiol, les concentrations sériques de norgestimate restent inférieures à la limite de quantification des métabolites (0,1 ng/mL) du norgestimate, la norelgestromine et le norgestrel, se trouvent dans des concentrations mesurables en circulation, atteignant des niveaux sériques maximaux environ 1,5 heure après la dose. L'augmentation de la Cmax et de l'ASC pour la norelgestromine est proportionnelle à la dose après administration de 0,180 à 0,250 mg de norgestimate.
Distribution
La norelgestromine et le norgestrel sont fortement liés (> 97%) aux protéines sériques. La norelgestromine est liée à l'albumine mais pas à la SHBG, tandis que le norgestrel est lié principalement au SHBG et, dans une moindre mesure, à l'albumine.
Des études ont montré que le manque de liaison de la norelgestromine à la SHBG est unique par rapport à d'autres progestatifs dans les contraceptifs oraux et joue un rôle clé dans la potentialisation de son activité biologique. En revanche, le norgestrel formé du norgestimate est largement lié à SHBG, ce qui limite son activité biologique. Ces résultats, ainsi que la sélectivité de la norelgestromine pour le récepteur de la progestérone, indiquent que ce métabolite pourrait expliquer le profil clinique unique de norgestimate.
Biotransformation
Le norgestimate est rapidement métabolisé par des mécanismes de premier passage (intestinal et/ ou hépatique) en norelgestromine (concentrations sériques maximales observées dans les 2 heures) et en norgestrel, tous deux progestatifs pharmacologiquement actifs.
Élimination
La norelgestromine et le norgestrel sont tous les deux ensuite métabolisés et leurs métabolites sont éliminés par voie rénale et fécale. Les valeurs de demi-vie d'élimination à l'état stationnaire étaient de 10 à 15 heures pour l'éthinylestradiol, 24,9 heures pour la norelgestromine et 45 heures pour le norgestrel. Après l'administration de 14C-norgestimate, 47% de la radioactivité administrée a été éliminée dans l'urine et 37% dans les fèces.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Après l'administration de 0,250 mg de norgestimate associé à 0, 035 mg d'éthinylestradiol, l'ASC0-24h moyen à l'état d'équilibre, basé sur des taux sériques non liés à SHBG, était de 18,1 h ng / mL pour la norelgestromine et 3,64 h ng / mL pour le norgestrel. L'ASC pour le norgestrel suite à l'administration de 0,250 mg de norgestimate/ 0, 035 mg d'éthinylestradiol, correspond à l'exposition après une dose de lévonorgestrel d'environ 30 microgrammes en association avec l'éthinylestradiol.
ETHINYLESTRADIOL
Absorption
Léthinylestradiol administré par voie orale est absorbé rapidement et totalement. Les concentrations sériques d'éthinylestradiol sont mesurables dans les 0,5 heure qui suivent l'administration, atteignant leur maximum environ 1 à 2 heures après la dose.
Distribution
Léthinylestradiol est fortement (environ 98%) mais non spécifiquement lié à lalbumine sérique.
Biotransformation
L'éthinylestradiol est métabolisé en divers métabolites hydroxylés et en leurs conjugués glucuronide et sulfate.
Élimination
L'éthinylestradiol est ensuite métabolisé et les métabolites sont éliminés par les voies rénale et fécale. La demi-vie délimination à létat déquilibre était de 10 à 15 heures pour léthinylestradiol.
5.3. Données de sécurité préclinique
2 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
21, 63 ou 126 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PVDC/Aluminium).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
9/11, RUE JEANNE BRACONNIER
BATIMENT "LE NEWTON"
92366 MEUDON LA FORET
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 338 401-8 : 21 comprimés sous plaquette (PV/PVDC/Aluminium).
· 338 402-4 : 63 comprimés sous plaquette (PV/PVDC/Aluminium).
· 34009 301 887 0 5 : 6 plaquettes thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 21 comprimés.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACLOTINE 100 UI/mL, poudre et solvant pour solution injectable
- COPEGUS 200 mg, comprimé pelliculé
- DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
- BOSENTAN ACCORD 125 mg, comprimé pelliculé
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- DI-HYDAN 100 mg, comprimé sécable
- MYSOLINE 250 mg, comprimé sécable
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- NEVIRAPINE ACCORD LP 400 mg, comprimé à libération prolongée
- EFAVIRENZ ARROW 600 mg, comprimé pelliculé
- TALOXA 600 mg, comprimé
- OXCARBAZEPINE MYLAN 150 mg, comprimé pelliculé
- EPITOMAX 100 mg, comprimé pelliculé
- ARCOXIA 30 mg, comprimé pelliculé
- NEORAL 10 mg, capsule molle
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.
