ZAMUDOL LP 200 mg, gélule à libération prolongée
CIS 69141149
Informations à jour au 15 mars 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 15/03/2022
ZAMUDOL LP 200 mg, gélule à libération prolongée
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chlorhydrate de tramadol...................................................................................................... 200 mg
Pour une gélule
Excipient à effet notoire : ce médicament contient du saccharose (37,5 mg/gélule).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Gélule à libération prolongée.
Les gélules à 200 mg sont de couleur jaune et marquées T200SR.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement des douleurs modérées à sévères.
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie doit être adaptée à lintensité de la douleur et à la réponse clinique de chaque patient. La posologie à prescrire est la plus faible dose permettant un soulagement de la douleur.
Posologie chez les adultes et adolescents à partir de 12 ans :
La posologie initiale habituelle est de 50 à 100 mg deux fois par jour, matin et soir. Cette posologie pourra être augmentée jusquà 150-200 mg deux fois par jour, en fonction de lintensité de la douleur.
Si un traitement au long cours de la douleur par le tramadol est nécessaire, en raison de la nature et de la sévérité de la maladie, il convient de procéder à une surveillance soigneuse et régulière (en intercalant si nécessaire des pauses thérapeutiques) en vue de vérifier si et dans quelle mesure la poursuite du traitement est nécessaire.
Ne pas dépasser la dose totale de 400 mg/jour par voie orale, sauf circonstances cliniques exceptionnelles.
Population pédiatrique :
La sécurité et lefficacité nayant pas été établies, ZAMUDOL LP ne doit pas être utilisé chez lenfant de moins de 12 ans.
Patients âgés :
Une adaptation de la posologie nest généralement pas nécessaire chez les patients de moins de 75 ans sans signe clinique dinsuffisance hépatique ou rénale. Chez les patients âgés de plus de 75 ans, lélimination peut être prolongée. Il y a une augmentation de 17 % de la demi-vie délimination terminale. Par conséquent, il peut être nécessaire dallonger la fréquence dadministration selon les exigences du patient.
Insuffisance rénale ou hépatique :
Lélimination du tramadol est prolongée chez les patients ayant une insuffisance rénale et/ou hépatique. Chez ces patients, lallongement de la fréquence dadministration doit être envisagé avec prudence selon les exigences du patient. En cas dinsuffisance rénale et/ou hépatique sévère, lutilisation de ZAMUDOL LP nest pas recommandée.
Mode dadministration
Le rythme dadministration des gélules est de deux prises orales quotidiennes. Elles doivent être avalées entières, avec un peu deau, pendant ou en dehors des repas.
Les patients ayant des problèmes de déglutition peuvent ouvrir les gélules de ZAMUDOL LP avec précaution et verser les granules dans une cuillère. Après avoir mis la cuillère et les granules dans la bouche, il faudra boire un verre deau afin de rincer la bouche de tous les granulés résiduels. Les granulés ne doivent être ni croqués, ni écrasés.
Le tramadol ne doit pas être utilisé chez les patients :
· ayant une hypersensibilité à la substance active, le chlorhydrate de tramadol, ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· ayant une intoxication aiguë par des hypnotiques, des antalgiques daction centrale, des opiacés, des psychotropes ou lalcool.
· traités simultanément par des inhibiteurs de la monoamine oxydase (médicaments agissant contre la dépression) ou qui ont été traités dans les 14 jours précédents le traitement par ZAMUDOL LP.
· souffrant dépilepsie non contrôlée par un traitement.
Le tramadol ne doit pas être utilisé dans le traitement de sevrage des toxicomanes.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
L'utilisation concomitante de ZAMULDOL LP et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou autres médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et la mort. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec ces médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour lesquels d'autres options thérapeutiques ne sont pas possibles. Si la décision de prescrire ZAMULDOL LP en même temps que des médicaments sédatifs est prise, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.
Les patients doivent être suivis de près pour surveiller la survenue de signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation.
À cet égard, il est fortement recommandé d'informer les patients et leurs soignants afin quils connaissent ces symptômes (voir rubrique 4.5).
Risque de tolérance, dépendance et de symptômes de sevrage
Une tolérance, ainsi quune dépendance physique et psychique peuvent survenir, particulièrement après une utilisation au long cours.
Lorsque le traitement par tramadol nest plus nécessaire, il est conseillé de réduire progressivement la dose afin déviter les symptômes de sevrage.
Chez les patients présentant une tendance à la dépendance ou à la toxicomanie, le traitement devra être de courte durée et sous stricte surveillance médicale. Aux doses thérapeutiques, le tramadol peut rarement provoquer des symptômes de sevrage.
ZAMUDOL LP nest pas adapté au traitement de substitution chez les patients présentant une dépendance aux opioïdes. Bien quagoniste des opioïdes, le tramadol ne peut pas corriger les symptômes de sevrage de la morphine.
Syndrome sérotoninergique
Le syndrome sérotoninergique, une affection potentiellement mortelle, a été rapporté chez des patients traités par le tramadol en association avec dautres agents sérotoninergiques ou par le tramadol seul (voir rubriques 4.5, 4.8 et 4.9).
Si un traitement concomitant avec dautres agents sérotoninergiques est justifié sur le plan clinique, il est conseillé dobserver attentivement le patient, tout particulièrement pendant linstauration du traitement et les augmentations de dose.
Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comprendre des modifications de létat mental, une instabilité autonome, des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastro-intestinaux.
En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, une réduction de dose ou un arrêt du traitement devra être envisagé(e) en fonction de la gravité des symptômes. Le retrait des médicaments sérotoninergiques apporte généralement une amélioration rapide.
Métabolisme par le CYP2D6
Le tramadol est métabolisé par une enzyme hépatique, le CYP2D6. En cas de déficit ou dabsence totale de cette enzyme chez le patient, leffet analgésique attendu pourra ne pas être obtenu. Il est estimé que jusquà 7 % de la population caucasienne pourrait présenter ce déficit. Toutefois, si le patient est un métaboliseur ultra-rapide, il existe un risque, même à dose recommandée, de manifestation deffets indésirables liés à la toxicité des opiacés.
Les symptômes généraux de toxicité des opiacés incluent une confusion mentale, une somnolence, une respiration superficielle, des pupilles contractées, des nausées, des vomissements, une constipation et une perte dappétit. Dans les cas graves, les patients peuvent présenter les symptômes dune défaillance circulatoire et respiratoire pouvant engager le pronostic vital et conduire à une issue fatale dans de très rares cas.
Les prévalences estimées de métaboliseurs ultra-rapides dans différentes populations sont résumées ci-dessous :
|
Population |
% de prévalence |
|
Africain/Éthiopien Afro-américain Asiatique Caucasien Grec Hongrois Européen du Nord |
29 % de 3,4 % à 6,5 % de 1,2 % à 2 % de 3,6 % à 6,5 % 6,0 % 1,9 % de 1 % à 2 % |
ZAMUDOL LP sera utilisé avec prudence chez les patients présentant des antécédents dhypersensibilité aux opiacés, et chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique sévère, un traumatisme crânien, une altération de létat de conscience, une hypertension intracrânienne, un état de choc ou des risques de convulsions.
Aux doses thérapeutiques recommandées, ZAMUDOL LP est peu susceptible dinduire une dépression respiratoire cliniquement significative. La prudence est toutefois de rigueur lors de ladministration de ZAMUDOL LP chez des patients atteints de dépression respiratoire ou dhypersécrétion bronchique, ou sous traitement concomitant par des dépresseurs du système nerveux central (SNC).
Troubles respiratoires liés au sommeil
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment lapnée centrale du sommeil (ACS) et lhypoxémie liée au sommeil. Le risque dACS augmente en fonction de la dose dopioïdes utilisée. Chez les patients présentant une ACS, une diminution de la dose totale dopioïdes doit être envisagée.
Insuffisance surrénalienne
Les antalgiques opioïdes peuvent occasionnellement provoquer une insuffisance surrénalienne réversible nécessitant une surveillance et un traitement de substitution par glucocorticoïde. Les symptômes d'insuffisance surrénale aiguë ou chronique peuvent inclure par ex. douleur abdominale sévère, nausées et vomissements, hypotension artérielle, fatigue extrême, diminution de lappétit et perte de poids.
Population pédiatrique
Utilisation postopératoire chez les enfants
La littérature rapporte des cas de tramadol administré à des enfants en postopératoire après une amygdalectomie et/ou une adénoïdectomie dans le cadre du traitement de lapnée obstructive du sommeil, ayant mené à des événements indésirables rares mais pouvant engager le pronostic vital. Ladministration de tramadol à des enfants pour le soulagement de douleurs postopératoires doit être sujette à la plus grande prudence et doit saccompagner dune étroite surveillance des symptômes en lien avec la toxicité des opiacés, notamment la dépression respiratoire.
Enfants présentant une fonction respiratoire altérée
Lutilisation du tramadol nest pas recommandée chez les enfants présentant une fonction respiratoire altérée, notamment en cas de déficit neuromusculaire, daffections cardiaques ou respiratoires sévères, dinfections des voies aériennes supérieures ou des poumons, de polytraumatismes ou dinterventions chirurgicales lourdes.
Ce médicament contient du saccharose et ne doit donc pas être utilisé chez les patients souffrant de problèmes héréditaires rares tels quune intolérance au fructose, une malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase isomaltase.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Le tramadol peut potentialiser les effets dépresseurs sur le SNC dautres médicaments daction centrale (dont lalcool), en cas dadministration simultanée avec de tels médicaments.
L'utilisation concomitante d'opioïdes avec des médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés augmente le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison d'un effet dépresseur additif sur le SNC. La dose et la durée de l'utilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique 4.4).
Le tramadol peut provoquer des convulsions et augmenter le potentiel convulsivant des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), des inhibiteurs de la recapture de sérotonine-noradrénaline (IRSN), des antidépresseurs tricycliques, des antipsychotiques et dautres médicaments abaissant le seuil épileptogène (tels que le bupropion, la mirtazapine, le tétrahydrocannabinol) (voir rubrique 4.4).
Lusage thérapeutique concomitant de tramadol et de médicaments sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), les inhibiteurs de la MAO (voir rubrique 4.3), les antidépresseurs tricycliques et la mirtazapine, peut causer un syndrome sérotoninergique, une affection potentiellement mortelle (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Lassociation de carbamazépine et de ZAMUDOL LP diminue nettement les concentrations sériques de tramadol, risquant ainsi de diminuer son efficacité antalgique et sa durée daction.
Une attention particulière doit être portée en cas dassociation de dérivés coumariniques (par exemple la warfarine) avec le tramadol : des cas daugmentation de lINR et decchymoses chez quelques patients ont été rapportés.
Lassociation dagoniste/antagoniste mixte (par exemple buprénorphine, nalbuphine, pentazocine) et de tramadol nest pas recommandée en raison de latténuation théoriquement possible de lactivité antalgique de lagoniste pur dans ces conditions.
Leffet antalgique du tramadol est en partie dû à l'inhibition de la recapture de la noradrénaline et à la stimulation de la libération de sérotonine (5-HT). Des études ont montré que l'administration pré- ou postopératoire de l'antagoniste 5-HT3 anti-émétique ondansétron augmentait les besoins en tramadol chez les patients souffrant de douleurs postopératoires.
Il nexiste aucune interaction avec lalimentation.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
En labsence dinformations suffisantes permettant dévaluer linnocuité du tramadol chez la femme enceinte, ZAMUDOL LP ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Le tramadol, administré avant ou pendant laccouchement, naffecte pas la contractilité utérine. Chez les nouveau-nés, il peut provoquer des modifications de la fréquence respiratoire qui ne sont habituellement pas cliniquement significatives.
Environ 0,1% de la dose de tramadol administrée à la mère est excrété dans le lait maternel. Durant la période du post-partum immédiat, une prise orale quotidienne jusquà 400 mg de tramadol par la mère correspond à une quantité moyenne de tramadol ingérée par le nourrisson allaité de 3% de la dose prise par la mère ajustée au poids corporel. Ainsi, il convient soit de ne pas utiliser le tramadol pendant lallaitement, soit dinterrompre lallaitement lors dun traitement par tramadol. Linterruption de lallaitement nest généralement pas nécessaire à la suite dune prise unique de tramadol.
Les études sur lanimal nont pas montré deffet du tramadol sur la fertilité, la reproduction ni sur le développement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont les nausées et sensations vertigineuses, les deux survenant chez plus de 10 % des patients.
Affections du système immunitaire :
Rares (≥ 1/10 000 et <1/1 000) : réactions allergiques (par exemple dyspnée, bronchospasmes, sibilances, dème angioneurotique) et anaphylaxie.
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Rares (≥ 1/10 000 et <1/1 000) : modifications de lappétit.
Inconnue (ne peut être estimée à partir des données disponibles) : hypoglycémie, hyponatrémie.
Affections psychiatriques :
Rares (≥ 1/10 000 et <1/1 000) : des effets indésirables psychiques variables dun individu à lautre, en intensité et en nature (en fonction de la réactivité personnelle et de la durée du traitement) ont été rapportés. Il sagit notamment de modifications de lhumeur (en général exaltation, occasionnellement dysphorie), de modifications de lactivité (en général diminution et occasionnellement augmentation) et de modifications des capacités cognitives et sensorielles (par exemple prise de décision, troubles de la perception), hallucinations, confusion, troubles du sommeil et cauchemars.
Ladministration prolongée de ZAMUDOL LP peut conduire à une dépendance (voir rubrique 4.4). Les symptômes de sevrage, identiques à ceux du sevrage des opiacés se manifestent par : agitation, anxiété, nervosité, insomnie, hyperkinésie, tremblements et symptômes gastro-intestinaux.
Affections du système nerveux :
Très fréquents (≥ 1/10) : sensations vertigineuses.
Fréquents (≥ 1/100 et <1/10) : céphalées, somnolence.
Rares (≥ 1/10 000 et <1/1 000) : des convulsions épileptiformes apparaissant principalement après administration de doses élevées de tramadol ou après traitement concomitant avec des médicaments diminuant le seuil épileptogène ou induisant eux-mêmes des convulsions (par exemple, antidépresseurs ou antipsychotiques, voir rubrique 4.5 « Interactions avec dautres médicaments et autres formes dinteractions »).
Paresthésie et tremblement.
Très rares (< 1/10 000) : vertiges.
Inconnue (ne peut être estimée à partir des données disponibles) : syndrome sérotoninergique.
Affections oculaires :
Rares (≥ 1/10 000 et <1/1 000) : vision floue.
Affections cardiaques :
Peu fréquents (≥ 1/1 000 et <1/100) : effets sur le système cardiovasculaire (palpitations, tachycardie, hypotension orthostatique, collapsus cardiovasculaire). Ces effets indésirables apparaissent plus particulièrement lors dadministration intraveineuse et chez des patients soumis à un stress physique.
Rares (≥ 1/10 000 et <1/1 000) : bradycardie et augmentation de la pression artérielle.
Affections vasculaires :
Très rares (< 1/10 000) : bouffées vasomotrices.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
Inconnue (ne peut être estimée à partir des données disponibles) : hoquet.
Affections gastro-intestinales :
Très fréquents (≥ 1/10) : vomissements, nausées.
Fréquents (≥ 1/100 et <1/10) : constipation, sécheresse buccale.
Peu fréquents (≥ 1/1 000 et <1/100) : haut-le-cur, irritations gastro-intestinales (sensation de pesanteur gastrique, flatulence).
Affections hépatobiliaires :
Dans quelques cas isolés, une augmentation des enzymes hépatiques a été rapportée en corrélation temporelle avec ladministration de tramadol.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Fréquents (≥ 1/100 et <1/10) : sueurs.
Peu fréquents (≥ 1/1 000 et <1/100) : réactions cutanées (par exemple : prurit, rash, urticaire).
Affections musculo-squelettiques, des tissus conjonctifs et osseux :
Rares (≥ 1/10 000 et <1/1 000) : faiblesse motrice.
Affections du rein et des voies urinaires :
Rares (≥ 1/10 000 et <1/1 000) : troubles de la miction (rétention urinaire et dysurie).
Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
Fréquents (≥ 1/100 et <1/10) : fatigue.
Une aggravation de lasthme a aussi été rapportée, cependant une relation causale na pas été établie.
Une dépression respiratoire a été rapportée. Une dépression respiratoire peut survenir lorsque les doses recommandées sont largement dépassées et en cas dassociation avec dautres dépresseurs centraux (voir rubrique 4.5 « Interactions avec dautres médicaments et autres formes dinteractions »).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Le traitement dun surdosage impose le maintien dune ventilation et de fonctions cardiovasculaires adéquates. La dépression respiratoire peut être levée par la naloxone et les convulsions par le diazépam. Ladministration de naloxone peut accroître le risque de convulsion.
Le traitement dune intoxication aiguë par le tramadol par la seule hémodialyse ou hémofiltration nest pas suffisant, ni approprié, en raison de la lenteur délimination du tramadol dans ces conditions.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : autres opiacés, code ATC : N02AX02
Mécanisme daction
Le tramadol est un antalgique daction centrale, doté de propriétés agonistes des opiacés. Il se compose de deux énantiomères : lisomère (+) a une action essentiellement opiacée, son activité sexerçant préférentiellement sur le récepteur µ, lisomère (-) potentialise leffet antalgique de lisomère (+) et inhibe la capture de la noradrénaline et de la sérotonine, modifiant ainsi la transmission des impulsions algiques.
Le tramadol a également une activité antitussive. Aux doses recommandées, les effets du tramadol par voie orale sur les appareils respiratoire et cardiovasculaire semblent cliniquement insignifiants. La puissance du tramadol est estimée de 1/10 à 1/6 de celle de la morphine.
Population pédiatrique
Les effets dune administration entérale ou parentérale de tramadol ont été étudiés dans des essais cliniques ayant inclus plus de 2000 patients dans la population pédiatrique, du nouveau-né à lâge de 17 ans. Les indications étudiées au cours de ces essais comprenaient le traitement des douleurs post-chirurgicales (principalement abdominales), des douleurs dextractions dentaires chirurgicales, ou suite à des fractures, des brûlures ou des traumatismes ainsi que d'autres situations douloureuses pouvant nécessiter un traitement analgésique pendant au moins 7 jours.
A des posologies allant jusqu'à 2 mg/kg en dose unique ou 8 mg/kg par jour en doses multiples (sans dépasser la dose maximale de 400 mg par jour), l'efficacité du tramadol a été jugée supérieure à celle du placebo, et supérieure ou égale à celle du paracétamol, de la nalbuphine, de la péthidine ou de la morphine à faible dose. Ces essais ont confirmé l'efficacité du tramadol. Le profil de tolérance du tramadol était similaire chez les patients adultes et les patients pédiatriques âgés de plus de 1 an (voir rubrique 4.2).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Environ 90 % du tramadol libéré de ZAMUDOL LP est absorbé après administration orale. La biodisponibilité absolue moyenne est denviron 70 %, sans influence de la prise concomitante de nourriture.
La différence entre le tramadol absorbé et non métabolisé disponible est probablement due à un effet de premier passage faible. Leffet de premier passage après administration orale est au maximum de 30 %.
Distribution
Le tramadol possède une forte affinité tissulaire avec un volume apparent de distribution de 203 ± 40 litres après administration orale chez des volontaires sains. La liaison aux protéines se limite à 20 %.
Après administration unique dune gélule à 50 mg de ZAMUDOL LP, à libération prolongée, le pic de concentration plasmatique (Cmax = 70 ± 16 ng/ml) est atteint après 5,3 h. Après administration dune gélule à 100 mg de ZAMUDOL LP, à libération prolongée, la Cmax (137 ± 27 ng/ml) est atteinte après 5,9 h. Après administration dune gélule à 200 mg de ZAMUDOL LP, à libération prolongée, la Cmax (294 ± 82 ng/ml) est atteinte après 6,5 h. Le produit de référence (gélules de tramadol à libération immédiate à la dose de 200 mg) atteint un pic de concentration (Cmax = 640 ± 143 ng/ml) après 2,0 heures.
La biodisponibilité relative des formulations à libération prolongée après administration unique est de 89 % et augmente à 100 % après administration répétée en comparaison avec le produit de référence.
Le tramadol passe la barrière hémato-encéphalique et le placenta. On retrouve de très petites quantités de tramadol ainsi que de son dérivé O-déméthylé dans le lait (respectivement 0,1% et 0,02% de la dose).
Biotransformation
Chez lhomme, le tramadol est principalement métabolisé par N- et O-déméthylation puis conjugaison des produits O-déméthylés à lacide glucuronique. Le O-déméthyltramadol est le seul métabolite actif. Il existe de grandes différences quantitatives interindividuelles entre les autres métabolites. À ce jour, 11 métabolites ont été identifiés dans les urines. Chez lanimal, le O-déméthyltramadol est plus actif que la molécule mère dun facteur 2-4. Sa demi-vie t1/2b (chez 6 volontaires sains) est de 7,9 h (5,4-9,6 h), soit approximativement celle du tramadol.
Elimination
La demi-vie délimination t1/2β est denviron 6 h, quel que soit le mode dadministration. Chez les patients âgés de plus de 75 ans, elle peut être allongée dun facteur 1,4.
Le tramadol et ses métabolites sont presque entièrement excrétés par les reins. Lexcrétion urinaire cumulée représente 90 % de la radioactivité totale de la dose administrée. En cas dinsuffisance hépatique ou rénale, la demi-vie peut être légèrement allongée. Chez des patients atteints dune cirrhose du foie, des demi-vies délimination de 13,3 ± 4,9 h (tramadol) et 18,5 ± 9,4 h (O-déméthyltramadol) ont été observées avec un cas extrême de 22,3 h et 36 h respectivement. Chez des patients ayant une insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 5 ml/min), les valeurs étaient de 11 ± 3,2 h et 16,9 ± 3 h avec dans un cas extrême respectivement 19,5 h et 43,2 h.
Linéarité
Le tramadol possède un profil pharmacocinétique linéaire dans lintervalle de doses thérapeutiques.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
La relation entre la concentration plasmatique et leffet antalgique est dose-dépendant, mais peut varier considérablement dans quelques cas. Une concentration plasmatique de 100-300 ng/ml est habituellement efficace.
Population pédiatrique
Les profils pharmacocinétiques du tramadol et de lO-desméthyltramadol après administration par voie orale dune dose unique et de doses multiples à des patients âgés de 1 à 16 ans sont généralement similaires à ceux observés chez ladulte après ajustement de la dose au poids corporel, mais avec une variabilité plus élevée chez les patients âgés de 8 ans et moins.
Concernant les enfants âgés de moins de 1 an, les profils pharmacocinétiques du tramadol et de lO-desméthyltramadol ont été étudiés, mais n'ont pas été entièrement caractérisés. Les données pour ce groupe d'âge issues des études cliniques indiquent que le taux de formation de lO-desméthyltramadol via le cytochrome CYP2D6 augmente de manière continue chez le nouveau-né, alors que les niveaux d'activité du CYP2D6 de ladulte ne seraient atteints quà lâge de 1 an environ.
En outre, limmaturité des systèmes de glucuronidation et de la fonction rénale peuvent entraîner une élimination lente et l'accumulation de lO-desméthyltramadol chez les enfants de moins de 1 an.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études du tramadol chez le rat et le lapin nont pas révélé deffet tératogène. Cependant, une embryotoxicité a été notée sous forme dun retard dossification. La fertilité, les capacités de reproduction et le développement des descendants nont pas été affectés.
Composition de lenveloppe de la gélule : gélatine, dioxyde de titane (E 171), oxyde de fer jaune (E 172).
Composition de lencre dimpression : gomme laque, oxyde de fer noir (E 172), propylène glycol et hydroxyde dammonium.
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas + 25°C.
A conserver dans lemballage extérieur, à labri de lhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquette thermoformée (PVC blanc opaque/PVDC/Aluminium).
Chaque plaquette contient 10 gélules.
Boîte de 10, 20, 30, 50, 60 ou 100 gélules.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
40-44 RUE WASHINGTON
75008 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 346 547 8 7 : 30 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium)
· 34009 346 548 4 8 : 60 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium)
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Prescription limitée à 12 semaines
Médicaments liés cités dans ce texte
- BIODALGIC 50 mg, comprimé effervescent
- ACTISKENAN 10 mg, gélule
- MIRTAZAPINE ALMUS 15 mg, comprimé orodispersible
- CARBAMAZEPINE MYLAN L.P. 200 mg, comprimé sécable à libération prolongée
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- BUPRENORPHINE ARROW 0,4 mg, comprimé sublingual
- NALBUPHINE MYLAN 20 mg/2 ml, solution injectable (I.V.-S.C.-I.M.)
- ONDANSETRON ACCORD 2 mg/ml, solution injectable
- NALOXONE AGUETTANT 0,4 mg/ml, solution injectable
- DIAZEPAM ARROW 10 mg, comprimé sécable
- CLARADOL 500 mg, comprimé sécable
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