VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA 80 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé
CIS 69148058
Informations à jour au 14 novembre 2019.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 14/11/2019
VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA 80 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé pelliculé contient 80 mg de valsartan et 12,5 mg dhydrochlorothiazide.
Excipient(s) à effet notoire :
Un comprimé contient 16,27 mg de lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé rose, ovale, biconvexe. Dimension de la comprimé: longueur: 10 mm, largeur: 5 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement de lhypertension essentielle chez ladulte.
VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA, association à dose fixe, est indiqué chez les patients dont la pression artérielle n'est pas suffisamment contrôlée par le valsartan ou l'hydrochlorothiazide en monothérapie.
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie recommandée de VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA 80 mg/12,5 mg est un comprimé pelliculé une fois par jour.
Une titration de la dose de chaque composant est recommandée. Dans chaque cas, l'augmentation de la dose d'un composant à la dose immédiatement supérieure doit être surveillée afin de réduire le risque d'hypotension et d'autres effets indésirables.
Lorsque cela est cliniquement approprié, un passage direct de la monothérapie à l'association fixe peut être envisagé chez les patients dont la pression artérielle n'est pas suffisamment contrôlée par le valsartan ou l'hydrochlorothiazide en monothérapie, à condition que la séquence de titration recommandée de la dose de chaque composant soit suivie.
La réponse clinique à VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA doit être évaluée après le début du traitement et si la pression artérielle n'est toujours pas contrôlée, la dose peut être augmentée en augmentant l'un des composants jusqu'à une posologie maximale de 320 mg/25 mg.
L'effet antihypertenseur est nettement perceptible en l'espace de 2 semaines.
Chez la plupart des patients, l'effet maximal est observé en l'espace de 4 semaines. Cependant, chez certains patients un traitement de 4 à 8 semaines peut être nécessaire. Ceci doit être pris en compte lors de la titration de la dose.
Mode dadministration
VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA peut être pris pendant ou en dehors des repas et doit être administré avec de leau.
Informations supplémentaires concernant les populations particulières
Patients atteints dinsuffisance rénale
Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (Débit de Filtration Glomérulaire (DFG) ≥ 30 ml/min). Du fait du composant hydrochlorothiazide, VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA est contre-indiqué chez les patients atteints d'insuffisance rénale (DFG < 30 ml/min et anurie) (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2).
Patients atteints dinsuffisance hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée sans cholestase, la dose de valsartan ne doit pas dépasser 80 mg (voir rubrique 4.4). Aucun ajustement de la dose dhydrochlorothiazide nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. En raison du valsartan, VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA est contre-indiqué chez les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère ou atteints de cirrhose biliaire et de cholestase (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2).
Patients âgés
Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez le sujet âgé.
Population pédiatrique
VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA nest pas recommandé chez les enfants de moins de 18 ans, en raison de labsence de données relatives à sa sécurité et son efficacité.
· Deuxième et troisième trimestres de grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6) ;
· Insuffisance hépatique sévère, cirrhose biliaire et cholestase ;
· Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min), anurie ;
· Hypokaliémie réfractaire, hyponatrémie, hypercalcémie et hyperuricémie symptomatique ;
· Lassociation de VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA à des médicaments contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Modifications des électrolytes sériques
Valsartan
Ladministration concomitante de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium, de substituts de sel contenant du potassium ou dautres agents pouvant augmenter les taux de potassium (héparine, etc.) nest pas recommandée. Une surveillance du potassium sera mise en uvre si nécessaire.
Hydrochlorothiazide
Des cas d'hypokaliémie ont été rapportés pendant le traitement par des diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide. Une surveillance fréquente de la kaliémie est recommandée.
L'administration de diurétiques thiazidiques, incluant l'hydrochlorothiazide, a été associée à une hyponatrémie et à une alcalose hypochlorémique. Les diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, augmentent l'excrétion urinaire du magnésium, ce qui peut entraîner une hypomagnésémie. Les diurétiques thiazidiques diminuent l'excrétion du calcium, ce qui peut provoquer une hypercalcémie. Comme chez tout patient recevant un traitement diurétique, les taux d'électrolytes sériques doivent être contrôlés régulièrement à des intervalles appropriés.
Déplétion sodée et/ou volumique
Les signes cliniques de déséquilibre hydro-électrolytique doivent être surveillés chez les patients recevant des diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide. Dans de rares cas, une hypotension artérielle symptomatique peut survenir après linstauration du traitement par valsartan et hydrochlorothiazide chez les patients présentant une déplétion sodée et/ou volumique sévère (par ex. chez les patients recevant des doses élevées de diurétiques). Un déficit sodé et/ou volumique doit être corrigé avant le début ďun traitement par valsartan et hydrochlorothiazide.
Patients présentant une insuffisance cardiaque chronique sévère ou d'autres pathologies accompagnées d'une stimulation du système rénine-angiotensine-aldostérone
Chez les patients dont la fonction rénale dépend de lactivité du système rénine-angiotensine (par exemple, les patients atteints dinsuffisance cardiaque congestive sévère), le traitement par un inhibiteur de lenzyme de conversion a été associé à une oligurie et/ou une azotémie progressive et, dans de rares cas, à une insuffisance rénale aiguë et/ou au décès. L'évaluation des patients atteints d'insuffisance cardiaque ou après un post-infarctus du myocarde doit toujours comporter une exploration de leur fonction rénale. L'utilisation de lassociation valsartan et hydrochlorothiazide chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque chronique sévère n'a pas été établie.
Cependant, du fait de l'inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone, il ne peut pas être exclu que l'utilisation de valsartan et hydrochlorothiazide puisse également être associée à une altération de la fonction rénale. VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA ne doit pas être administré chez ces patients.
Sténose de lartère rénale
VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA ne doit pas être utilisé pour traiter l'hypertension chez les patients présentant une sténose unilatérale ou bilatérale de l'artère rénale ou une sténose de l'artère rénale sur rein unique, compte tenu de l'augmentation possible de l'urée sanguine et de la créatinine sérique chez ces patients.
Hyperaldostéronisme primaire
Les patients présentant un hyperaldostéronisme primaire ne doivent pas être traités par VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA, car leur système rénine-angiotensine nest pas activé.
Sténose des valves aortique et mitrale, cardiomyopathie hypertrophique obstructive
Comme avec tous les autres vasodilatateurs, des précautions particulières devront être prises chez les patients présentant une sténose aortique ou mitrale ou une cardiomyopathie hypertrophique obstructive (CMHO).
Insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance rénale dont la clairance de la créatinine est ≥30 ml/min (voir rubrique 4.2). Il est recommandé de surveiller régulièrement la kaliémie, la créatininémie et le taux d'acide urique en cas d'administration de VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA chez des patients présentant une insuffisance rénale.
Transplantation rénale
Il nexiste actuellement aucune expérience sur linnocuité de VALSARTAN/ HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA chez les patients ayant récemment subi une greffe de rein.
Insuffisance hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée sans cholestase, VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA doit être utilisé avec prudence (voir rubriques 4.2 et 5.2). Les diurétiques thiazidiques doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou une maladie évolutive du foie car des altérations mineures de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique.
Antécédents d'dème de Quincke
Des dèmes de Quincke, incluant l'enflure du larynx et de la glotte, provoquant une obstruction des voies respiratoires et / ou un gonflement du visage, des lèvres, de la gorge et / ou de la langue ont été rapportés chez des patients traités par valsartan. Certains de ces patients ont connu auparavant un dème de Quincke avec d'autres médicaments, y compris les IEC. Le traitement par VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA doit être immédiatement interrompu chez les patients qui développent un dème de Quincke, et VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA ne doit pas être ré-administré (voir rubrique 4.8).
Lupus érythémateux
Des cas d'exacerbation ou d'activation d'un lupus érythémateux disséminé ont été rapportés avec les diurétiques thiazidiques, incluant l'hydrochlorothiazide.
Autres troubles métaboliques
Les diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, peuvent diminuer la tolérance au glucose et augmenter les taux sériques de cholestérol, de triglycérides et d'acide urique. Il peut être nécessaire d'adapter la posologie de l'insuline ou des hypoglycémiants oraux chez les patients diabétiques.
Les diurétiques thiazidiques peuvent diminuer l'excrétion de calcium urinaire et entraîner une élévation légère et transitoire de la calcémie en l'absence de troubles connus du métabolisme calcique. Une hypercalcémie sévère peut être le signe d'une hyperparathyroïdie sous -jacente. Les diurétiques thiazidiques doivent être arrêtés avant les explorations de la fonction parathyroïdienne.
Photosensibilité
Des cas de réactions de photosensibilité ont été rapportés avec les diurétiques thiazidiques (voir rubrique 4.8). Il est recommandé d'arrêter le traitement en cas de survenue d'une réaction de photosensibilité. Si la réintroduction du diurétique est jugée nécessaire, il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA artificiels.
Grossesse
Les antagonistes des récepteurs de langiotensine II (ARAII) ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. Sauf si la poursuite du traitement par ARAII est considérée comme essentielle, il est recommandé, chez les patientes envisageant une grossesse, de remplacer le traitement par un agent antihypertenseur ayant un profil de tolérance établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par ARAII doit être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un autre traitement sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).
Générales
La prudence s'impose chez les patients ayant des antécédents d'hypersensibilité à d'autres antagonistes des récepteurs à l'angiotensine II. Les patients allergiques et asthmatiques sont plus susceptibles de présenter des réactions d'hypersensibilité à l'hydrochlorothiazide.
Glaucome aigu à angle fermé
Lhydrochlorothiazide, une sulfonamide, a été associé à une réaction idiosyncratique conduisant à une myopie transitoire aigüe et un glaucome aigu à angle fermé. Les symptômes comprennent lapparition brutale dune diminution de lacuité visuelle ou une douleur oculaire et surviennent typiquement dans les quelques heures à une semaine après linitiation du médicament. En l'absence de traitement, le glaucome aigu à angle fermé peut provoquer une perte de vision permanente.
Le traitement initial est dinterrompre lhydrochlorothiazide le plus rapidement possible. Un traitement médical ou chirurgical rapide peut être nécessaire si la pression intraoculaire reste incontrôlée. Les facteurs de risque de développement dun glaucome aigu à angle fermé peuvent inclure des antécédents dallergie à la sulfonamide ou à la pénicilline.
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et de altération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren, nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.
Cancer de la peau non mélanome
Un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire (CB) et carcinome épidermoïde (CE)] avec une augmentation de la dose cumulative d'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) a été observé dans deux études épidémiologiques issues du registre danois des cancers. Les actions photosensibilisantes de lHCTZ pourraient constituer un mécanisme possible du CPNM.
Les patients prenant de lHCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives possibles telles qu'une exposition limitée au soleil et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation dHCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir aussi rubrique 4.8).
VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. quil est essentiellement « sans sodium ».
Test antidopage
Cette spécialité contient de lhydrochlorothiazide, principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions liées à la fois au valsartan et à l'hydrochlorothiazide
Associations déconseillées
Des augmentations réversibles des concentrations sériques de lithium et de la toxicité ont été signalées lors de ladministration concomitante dIEC et de thiazide, notamment dhydrochlorothiazide. En raison de labsence dexpérience sur ladministration concomitante de valsartan et de lithium, cette association nest pas recommandée. Si elle savère nécessaire, une surveillance stricte des taux sériques de lithium est recommandée.
Associations faisant lobjet de précautions demploi
Autres antihypertenseurs
VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA peut majorer les effets des autres agents ayant des effets antihypertenseurs (par exemple guanéthidine, methyldopa, vasodilatateurs, IEC, ARA-II, bêta-bloquants, inhibiteurs calciques et ISRND).
Amines pressives (par exemple noradrénaline, adrénaline)
Diminution possible de la réponse aux amines pressives. La signification clinique de cet effet est incertaine et ne suffit pas pour exclure leur utilisation.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris les inhibiteurs sélectifs de la COX-2, l'acide acétylsalicylique à plus de 3 g/jour et les AINS non sélectifs
En cas d'administration concomitante, les AINS peuvent diminuer l'effet antihypertenseur des antagonistes de l'angiotensine II et de l'hydrochlorothiazide. De plus, la co-administration de VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA et d'AINS peut entraîner une détérioration de la fonction rénale et une augmentation de la kaliémie. Par conséquent, il convient de surveiller la fonction rénale en début de traitement et de maintenir un état d'hydratation approprié du patient.
Interactions liées au valsartan
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).
Associations déconseillées
Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques, substituts de sel contenant du potassium et autres substances susceptibles daccroître les taux de potassium
Une surveillance des concentrations plasmatiques de potassium est recommandée en cas dassociation jugée nécessaire de valsartan avec un médicament agissant sur les taux de potassium.
Transporteurs
Les données in vitro indiquent que le valsartan est un substrat des transporteurs de la captation hépatique OATP1B1/OATP1B3 et le transporteur d'efflux MRP2. La pertinence clinique de cette observation est inconnue. L'administration concomitante d'inhibiteurs du transporteur de la sérotonine (par exemple la rifampicine, la ciclosporine) ou du transporteur d'efflux (par exemple ritonavir) peut augmenter l'exposition systémique au valsartan. Utiliser des soins appropriés lors de l'initiation ou de l'arrêt du traitement concomitant avec de tels médicaments.
Autres
Dans les études dinteractions médicamenteuses avec le valsartan, aucune interaction cliniquement significative na été observée entre le valsartan et lune quelconque des substances suivantes: cimétidine, warfarine, furosémide, digoxine, aténolol, indométacine, hydrochlorothiazide, amlodipine, glibenclamide. La digoxine et lindométacine pourraient interagir avec la composante hydrochlorothiazide de VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA (voir interactions liées à lhydrochlorothiazide).
Interactions liées à l'hydrochlorothiazide
Associations faisant l'objet de précautions demploi
Médicaments agissant sur la kaliémie
Leffet hypokaliémique de lhydrochlorothiazide peut être majoré avec ladministration concomitante de diurétiques kaliurétiques, corticoïdes, laxatifs, ACTH, amphotéricine, carbénoxolone, pénicilline G, acide salicylique et dérivés.
Une surveillance de la kaliémie est recommandée si ces médicaments doivent être prescrits avec l'association valsartan-hydrochlorothiazide (voir rubrique 4.4).
Médicaments qui pourraient induire des torsades de pointe
Du fait du risque d'hypokaliémie, l'hydrochlorothiazide devrait être administré avec précaution en association avec des médicaments qui pourraient entraîner des torsades de pointe, en particulier avec les antiarythmiques de classe Ia et de classe III et certains neuroleptiques.
Médicaments agissant sur la natrémie
Leffet hyponatrémique des diurétiques peut être majoré avec ladministration concomitante de médicaments tels que les antidépresseurs, les neuroleptiques, les antiépileptiques, etc. La prudence est recommandée dans l'administration de ces médicaments à long terme.
Digitaliques
Des effets indésirables d'hypokaliémie ou d'hypomagnésémie induites par les thiazidiques peuvent survenir et favoriser l'apparition d'arythmies cardiaques induites par les digitaliques (voir rubrique 4.4).
Sels de calcium et vitamine D
L'administration de diurétiques thiazidiques, incluant l'hydrochlorothiazide, avec la vitamine D ou avec des sels de calcium peut majorer l'élévation de la calcémie. L'utilisation concomitante de thiazidiques type diurétiques avec des sels de calcium peut provoquer une hypercalcémie chez les patients prédisposés à une hypercalcémie (par exemple lhyperparathyroïdie, les maladies cancéreuses ou liés à la vitamine-D) en augmentant la réabsorption tubulaire du calcium.
Antidiabétiques (agents oraux et insuline)
Les thiazides peuvent altérer la tolérance au glucose. Il peut être nécessaire d'adapter la posologie du médicament antidiabétique.
La metformine doit être utilisée avec prudence en raison du risque d'acidose lactique induite par l'éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle liée à l'hydrochlorothiazide.
Bêta-bloquants et diazoxide
Le risque d'hyperglycémie peut être majoré en cas d'administration concomitante de diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, avec des bêta-bloquants. Les diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, peuvent potentialiser l'effet hyperglycémiant du diazoxide.
Médicaments anti-goutteux (probénécide, sulfinpyrazone et allopurinol)
Il peut être nécessaire d'adapter la posologie des médicaments uricosuriques car l'hydrochlorothiazide peut augmenter le taux sérique d'acide urique. Une augmentation de la dose de probénécide ou de sulfinpyrazole peut être nécessaire. L'incidence de réactions d'hypersensibilité à l'allopurinol peut être majorée en cas d'administration concomitante de diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide.
Anticholinergiques et autres médicaments modifiant la motilité gastro-intestinale
Les agents anticholinergiques (atropine, bipéridène) peuvent augmenter la biodisponibilité des diurétiques thiazidiques, du fait apparemment de la diminution de la motilité gastro-intestinale et de la vitesse de vidange gastrique. Inversement, il est prévu que les médicaments prokinétiques comme le cisapride peuvent diminuer la biodisponibilité des diurétiques thiazidiques.
Amantadine
Les diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, peuvent majorer le risque d'effets indésirables de l'amantadine.
Résines échangeuses dions
Labsorption des diurétiques thiazidiques, y compris lhydrochlorothiazide, est diminuée par la cholestyramine ou le colestipol. Cela pourrait entraîner des effets sub-thérapeutiques des diurétiques thiazidiques. Cependant léchelonnement des prises de lhydrochlorothiazide et de la résine, de façon à ce que lhydrochlorothiazide soit administré au moins 4 h avant ou 4-6 h après ladministration de résines, pourrait minimiser cette interaction.
Agents cytotoxiques (par exemple cyclophosamide, méthotrexate)
Les diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, peuvent diminuer l'excrétion rénale des agents cytotoxiques (par exemple cyclophosamide, méthotrexate) et potentialiser leurs effets myélosuppresseurs.
Myorelaxants non dépolarisants (par exemple tubocurarine)
Les diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, potentialisent laction des myorelaxants comme les dérivés du curare.
Ciclosporine
Le risque d'hyperuricémie et de complications de type goutte peut être majoré en cas d'administration concomitante avec la ciclosporine.
Alcool, barbituriques ou narcotiques
Ladministration concomitante des diurétiques thiazidiques avec des substances qui ont un effet hypotenseur (par exemple par réduction de lactivité du système nerveux central sympathique ou par effet vasodilatateur direct) peut potentialiser lhypotension orthostatique.
Méthyldopa
Des cas isolés d'anémie hémolytique ont été rapportés chez des patients recevant de façon concomitante de la méthyldopa et de l'hydrochlorothiazide.
Produits de contraste iodés
En cas de déshydratation induite par les diurétiques, il existe un risque accru d'insuffisance rénale aiguë, en particulier en cas d'administration de doses élevées d'un produit de contraste iodé. Les patients doivent être réhydratés avant l'administration.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Valsartan
Lutilisation dantagonistes des récepteurs de langiotensine II (ARAII) nest pas recommandée pendant le premier trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). Lutilisation dARAII est contre-indiquée aux deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Les données épidémiologiques concernant le risque de malformation après exposition aux IEC pendant le premier trimestre de grossesse ne permettent pas de conclure; toutefois, une petite augmentation du risque ne peut pas être exclue. Malgré labsence de données épidémiologiques contrôlées sur le risque associé aux ARAII, des risques similaires pourraient exister pour cette classe de médicaments. Sauf si la poursuite du traitement par ARAII est considérée comme essentielle, il est recommandé, chez les patientes envisageant une grossesse, de remplacer le traitement par un agent antihypertenseur ayant un profil de tolérance établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par ARAII doit être arrêté immédiatement et, si nécessaire, un autre traitement sera débuté.
Lexposition traitement par ARAII au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse est connue pour induire une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard dossification du crâne) et une toxicité néonatale (insuffisance rénale, hypotension artérielle, hyperkaliémie) chez lhomme; voir aussi rubrique 5.3 « Données de sécurité préclinique ».
En cas dexposition aux ARAII à partir du deuxième trimestre de la grossesse, il est recommandé de vérifier la fonction rénale et le crâne à léchographie.
Lapparition dune éventuelle hypertension artérielle doit être étroitement surveillée chez les nourrissons dont la mère a reçu des ARAII (voir aussi rubriques 4.3 et 4.4).
Hydrochlorothiazide
Les données concernant l'utilisation de l'hydrochlorothiazide pendant la grossesse, et particulièrement pendant le 1er trimestre, sont limitées. Les études animales sont insuffisantes.
L'hydrochlorothiazide traverse la barrière placentaire. Compte tenu du mécanisme d'action pharmacologique de l'hydrochlorothiazide, son utilisation au cours des 2ème et 3ème trimestres de grossesse peut diminuer la perfusion fto-placentaire et entraîner des effets ftaux et néonataux tels qu'un ictère, un déséquilibre électrolytique et une thrombopénie.
Aucune information n'est disponible sur l'utilisation de valsartan au cours de l'allaitement. L'hydrochlorothiazide passe dans le lait maternel. Par conséquent, l'utilisation de VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA pendant l'allaitement est déconseillé. Il est préférable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l'allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets indésirables rapportés dans les études cliniques et les anomalies biologiques survenant plus fréquemment avec l'association valsartan/hydrochlorothiazide qu'avec le placebo et les cas individuels rapportés dans le cadre de la pharmacovigilance depuis la commercialisation sont présentés ci-dessous par classe de système d'organe. Des effets indésirables connus pour survenir avec chaque composant administré seul mais qui n'ont pas été observés dans les études cliniques peuvent survenir au cours du traitement par l'association valsartan/hydrochlorothiazide.
Les événements indésirables sont classés par ordre décroissant de fréquence, selon la convention suivante :
· très fréquent (≥ 1/10) ;
· fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ;
· peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ;
· rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ;
· très rare (< 1/10 000) ;
· fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont classés suivant un ordre décroissant de gravité.
Tableau 1. Fréquence des effets indésirables avec valsartan/hydrochlorothiazide
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Peu fréquent |
Déshydratation |
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Affections du système nerveux |
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Très rare |
Sensations vertigineuses |
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Peu fréquent |
Paresthésies |
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Fréquence indéterminée |
Syncope |
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Affections oculaires |
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Peu fréquent |
Vision trouble |
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Affections de l'oreille et du labyrinthe |
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Peu fréquent |
Acouphènes |
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Affections vasculaires |
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Peu fréquent |
Hypotension |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Peu fréquent |
Toux |
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Fréquence indéterminée |
dème pulmonaire non cardiogénique |
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Affections gastro-intestinales |
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Très rare |
Diarrhées |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Peu fréquent |
Myalgies |
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Très rare |
Arthralgies |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Fréquence indéterminée |
Fonction rénale altérée |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
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Peu fréquent |
Fatigue |
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Investigations |
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Fréquence indéterminée |
Elévation du taux sérique d'acide urique, élévation de la bilirubinémie et de la créatininémie, hypokaliémie, hyponatrémie, élévation de l'urée sanguine, neutropénie |
Informations supplémentaires sur chaque composant
Les effets indésirables rapportés antérieurement avec un des composants peuvent être des effets indésirables potentiels de VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA également, même s'ils n'ont pas été observés dans les études cliniques ou dans la période suivant la mise sur le marché.
Tableau 2. Fréquence des effets secondaires avec valsartan
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Fréquence indéterminée |
Diminution de l'hémoglobine, diminution de l'hématocrite, thrombopénie |
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Affections du système immunitaire |
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Fréquence indéterminée |
Autres réactions d'hypersensibilité/allergies y compris maladie sérique |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Fréquence indéterminée |
Augmentation du potassium sérique, hyponatrémie |
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Affections de l'oreille et du labyrinthe |
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Peu fréquent |
Vertige |
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Affections vasculaires |
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Fréquence indéterminée |
Vascularite |
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Affections gastro-intestinales |
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Peu fréquent |
Douleurs abdominales |
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Affections hépatobiliaires |
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Fréquence indéterminée |
Elévation des valeurs de la fonction hépatique |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Fréquence indéterminée |
Angidème, éruption cutanée, prurit |
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Troubles rénaux et urinaires |
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Fréquence indéterminée |
Insuffisance rénale |
Tableau 3. Fréquence des effets secondaires avec hydrochlorothiazide
L'hydrochlorothiazide est largement prescrit depuis de nombreuses années, souvent à des doses supérieures à celles administrées avec VALSARTAN/HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA. Les effets indésirables ci-dessous ont été rapportés chez des patients traités par des diurétiques thiazidiques, y compris l'hydrochlorothiazide, en monothérapie:
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Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (y compris kystes et polypes) |
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Indéterminée |
Cancer de la peau non mélanome (carcinome basocellulaire et carcinome épidermoïde)1 |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Rare |
Thrombopénie, parfois accompagnée de purpura |
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Très rare |
Agranulocytose, leucopénie, anémie hémolytique, aplasie médullaire |
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Fréquence indéterminée |
Anémie aplasique |
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Affections du métabolisme et de la nutrition |
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Très fréquent |
Hypokaliémie, augmentation du taux de lipides dans le sang (principalement à fortes doses) |
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Fréquent |
Hyponatrémie, hypomagnésémie, hyperuricémie |
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Rare |
Hypercalcémie, hyperglycémie, glycosurie et aggravation de léquilibre du diabète |
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Très rare |
Alcalose hypochlorémique |
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Affections du système immunitaire |
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Très rare |
Réactions d'hypersensibilité |
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Affections psychiatriques |
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Rare |
Dépression, troubles du sommeil |
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Affections du système nerveux |
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Rare |
Céphalée, sensations vertigineuses, paresthésie |
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Affections oculaires |
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Rare |
Vision trouble |
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Fréquence indéterminée |
Glaucome aigu à angle fermé |
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Affections cardiaques |
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Rare |
Arythmies cardiaques |
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Affections vasculaires |
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Fréquent |
Hypotension orthostatique |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Très rare |
Détresse respiratoire, incluant pneumopathie et dème pulmonaire |
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Affections gastro-intestinales |
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Fréquent |
Perte d'appétit, nausées et vomissements bénins |
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Rare |
Constipation, gêne gastro-intestinale, diarrhée |
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Très rare |
Pancréatite |
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Affections hépatobiliaires |
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Rare |
Cholestase intrahépatique ou ictère |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Fréquence indéterminée |
Dysfonction rénale, insuffisance rénale aigüe |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Fréquent |
Urticaire et autres formes d'éruptions |
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Rare |
Photosensibilisation |
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Très rare |
Vascularite nécrosante et syndrome de Lyell, réactions de type lupus érythémateux cutané, réactivation d'un lupus érythémateux cutané |
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Fréquence indéterminée |
Érythème polymorphe |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
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Indéterminée |
Fièvre, asthénie |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Indéterminée |
Spasmes musculaires |
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Affections des organes de reproduction et du sein |
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Fréquent |
Impuissance |
1 Cancer de la peau non mélanome: D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre lHCTZ et le CPNM a été observée (voir aussi rubriques 4.4 et 5.1).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Le surdosage par valsartan peut conduire à une hypotension artérielle marquée, pouvant aller jusquà une diminution du niveau de conscience, un collapsus cardio-vasculaire et/ou un état de choc. De plus, les signes et symptômes suivants peuvent survenir du fait du surdosage du composant hydrochlorothiazide: nausées, somnolence, hypovolémie et déséquilibres électrolytiques accompagnés d'arythmies cardiaques et de spasmes musculaires.
Traitement
Les mesures thérapeutiques dépendent du moment de lingestion et du type et de la sévérité des symptômes; la stabilisation de létat circulatoire est dimportance primordiale.
En cas dhypotension artérielle, le patient doit être placé en position couchée et une correction de la volémie doit être entreprise.
Le valsartan ne peut pas être éliminé par hémodialyse en raison de sa forte liaison aux protéines plasmatiques, tandis que l'hydrochlorothiazide est dialysable.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique: médicaments agissant sur le système rénine-angiotensine, antagonistes de langiotensine II et diurétiques ; Code ATC: C09DA03.
Valsartan/hydrochlorothiazide
Dans une étude en double aveugle randomisée contrôlée contre comparateur actif menée chez des patients qui n'étaient pas suffisamment contrôlés par l'hydrochlorothiazide 12,5 mg, des diminutions significativement plus importantes de la pression artérielle moyenne systolique et diastolique ont été observées avec l'association valsartan/hydrochlorothiazide 80/12,5 mg (14,9/11,3 mmHg) par rapport à l'hydrochlorothiazide 12,5 mg (5,2/2,9 mmHg) et à l'hydrochlorothiazide 25 mg (6,8/5,7 mmHg). De plus, le pourcentage de patients présentant une réponse tensionnelle (PA diastolique < 90 mmHg ou réduction ≥ 10 mmHg) a été significativement plus élevé avec l'association valsartan/hydrochlorothiazide 80/12,5 mg (60 %) qu'avec l'hydrochlorothiazide 12,5 mg (25 %) et l'hydrochlorothiazide 25 mg (27 %).
Dans une étude en double aveugle randomisée contrôlée contre comparateur actif menée chez des patients qui n'étaient pas suffisamment contrôlés par le valsartan 80 mg, des diminutions significativement plus importantes de la pression artérielle moyenne systolique et diastolique ont été observées avec l'association valsartan/hydrochlorothiazide 80/12,5 mg (9,8/8,2 mmHg) par rapport au valsartan 80 mg (3,9/5,1 mmHg) et au valsartan 160 mg (6,5/6,2 mmHg). De plus, le pourcentage de patients présentant une réponse tensionnelle (PA diastolique < 90 mmHg ou réduction ≥ 10 mmHg) a été significativement plus élevé avec l'association valsartan/hydrochlorothiazide 80/12,5 mg (51 %) qu'avec le valsartan 80 mg (36 %) et le valsartan 160 mg (37 %).
Dans une étude en double aveugle randomisée contrôlée contre placebo à plan factoriel menée pour comparer différents dosages de l'association valsartan/hydrochlorothiazide par rapport à chacun des composants individuels, des réductions moyennes significativement plus importantes de la PA systolique et diastolique ont été observées avec l'association valsartan/hydrochlorothiazide 80/12,5 mg (16,5/11,8 mmHg) par rapport au placebo (1,9/4,1 mmHg) et à l'hydrochlorothiazide 12,5 mg (7,3/7,2 mmHg) et au valsartan 80 mg (8,8/8,6 mmHg). De plus, le pourcentage de patients présentant une réponse tensionnelle (PA diastolique < 90 mmHg ou réduction ≥ 10 mmHg) a été significativement plus élevé avec l'association valsartan/hydrochlorothiazide 80/12,5 mg (64 %) qu'avec le placebo (29 %) et l'hydrochlorothiazide (41 %).
Des diminutions dose-dépendantes de la kaliémie ont été observées dans les études cliniques contrôlées menées avec le valsartan plus hydrochlorothiazide. Les réductions de la kaliémie ont été plus fréquentes chez les patients recevant 25 mg d'hydrochlorothiazide que chez ceux qui recevaient la dose de 12,5 mg. Dans les études cliniques contrôlées menées avec l'association valsartan/hydrochlorothiazide, l'effet hypokaliémiant de l'hydrochlorothiazide a été atténué par l'effet d'épargne potassique du valsartan.
Les effets bénéfiques supplémentaires du valsartan en association avec l'hydrochlorothiazide sur la mortalité et la morbidité cardiovasculaires sont actuellement inconnus.
Des études épidémiologiques ont montré qu'un traitement au long cours par l'hydrochlorothiazide réduit le risque de mortalité et de morbidité cardiovasculaires.
Valsartan
Le valsartan, en administration orale, est un antagoniste puissant et spécifique du récepteur de langiotensine II. II inhibe de manière sélective le récepteur AT1, responsable des effets connus de l'angiotensine II. L'augmentation des concentrations plasmatiques d'angiotensine II secondaire au blocage du récepteur AT1 pourrait stimuler le récepteur AT2 non bloqué, ce qui semble compenser l'effet du récepteur AT1. Aucune activité agoniste partielle sur le récepteur AT1 n'a été mise en évidence pour le valsartan dont laffinité pour le récepteur AT1 est beaucoup plus forte (environ 20 000 fois) que pour le récepteur AT2. Le valsartan ne se lie à aucun autre récepteur hormonal et ne bloque aucun canal ionique dont l'importance pour la régulation cardiovasculaire soit connue.
Le valsartan n'a pas daction inhibitrice sur lECA (également appelée kinase II) qui convertit l'angiotensine I en angiotensine II et qui dégrade la bradykinine. Les antagonistes de l'angiotensine II ne devraient pas provoquer de toux, dans la mesure où ils nagissent pas sur l'enzyme de conversion et ne potentialisent pas l'action de la bradykinine ou de la substance P. Les études cliniques comparant le valsartan et un IEC ont montré que l'incidence d'une toux sèche était significativement plus faible (p < 0,05) sous valsartan que sous IEC (2,6 % contre 7,9 % respectivement). Au cours dune étude clinique incluant des patients ayant des antécédents de toux sèche sous IEC, cette toux est apparue chez 19,5 % des sujets sous valsartan et chez 19,0 % de ceux sous diurétique thiazidique contre 68,5 % de ceux sous IEC (p < 0,05).
L'administration de valsartan à des patients hypertendus diminue la pression artérielle sans toutefois influencer la fréquence cardiaque. Chez la plupart des patients, l'effet antihypertenseur se manifeste dans les 2 heures après administration d'une dose orale unique, la réduction maximale de la pression artérielle étant obtenue dans les 4 à 6 heures. L'effet antihypertenseur persiste pendant 24 heures suivant la prise. Lors de l'administration répétée, la réduction maximale de la pression artérielle avec toute dose est généralement obtenue en 2 à 4 semaines et se maintient lors du traitement à long terme. L'association de valsartan et d'hydrochlorothiazide permet d'obtenir une réduction supplémentaire significative de la pression artérielle.
L'interruption subite du traitement avec valsartan n'a pas été associée à un rebond de l'hypertension ou à d'autres événements cliniques indésirables.
II a été montré que le valsartan diminuait l'excrétion urinaire d'albumine chez les patients hypertendus diabétiques de type 2 ayant une microalbuminurie. L'étude MARVAL (Micro Albuminuria Reduction with Valsartan) évaluait la diminution de l'excrétion urinaire d'albumine (EUA) sous un traitement par valsartan (80 à 160 mg une fois par jour) en comparaison à l'amlodipine (5 à 10 mg une fois par jour), chez 332 patients diabétiques de type 2 (âge moyen: 58 ans; 265 hommes) présentant une microalbuminurie (valsartan: 58 µg/min; amlodipine: 55,4 µg/min), hypertendus ou non, avec une fonction rénale préservée (créatininémie < 120 µmol/l). A 24 semaines, l'EUA était abaissée (p < 0,001) de 42 % (-24,2 µg/min; IC 95 %: -40,4 à -19,1) pour le valsartan et d'environ 3 % (-1,7 µg/min; IC 95 %: - 5,6 à 14,9) pour l'amlodipine en dépit d'une baisse de pression artérielle similaire dans les deux groupes. L'étude DROP (Diovan Reduction of Proteinuria) a examiné plus en détail l'efficacité du valsartan sur la réduction de l'EUA chez 391 patients hypertendus (PA = 150/88 mmHg) diabétiques de type 2, albuminuriques (moyenne = 102 µg/min; 20-700 µg/min) et dont la fonction rénale était préservée (créatininémie moyenne = 80 µmol/l). Les patients ont été randomisés pour recevoir l'une des 3 doses de valsartan (160, 320 ou 640 mg une fois par jour) et ont été traités pendant 30 semaines. L'objectif de cette étude était de déterminer la dose optimale de valsartan afin de réduire l'EUA chez les patients hypertendus diabétiques de type 2. A 30 semaines, le pourcentage de variation de l'EUA était significativement réduit de 36 % par rapport à l'inclusion sous valsartan 160 mg (IC à 95 %: 22 à 47 %), et de 44 % sous valsartan 320 mg (IC à 95 %: 31 à 54 %). Il a été conclu que 160 à 320 mg de valsartan entraînaient des réductions cliniquement pertinentes de l'EUA chez les patients hypertendus diabétiques de type 2.
Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes).
Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.
En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.
Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.
Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARA II chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.
Hydrochlorothiazide
Le tube contourné distal du rein est le site d'action principal des diurétiques thiazidiques. Il a été démontré qu'un récepteur à haute affinité présent dans le cortex rénal est le site de liaison principal pour l'action diurétique des thiazidiques et l'inhibition du transport du NaCl dans les tubes contournés distaux. On pense que le mode d'action des thiazidiques est l'inhibition du cotransporteur du Na+Cl-, peut-être par compétition pour le site Cl-, ce qui affecte ainsi les mécanismes de réabsorption des électrolytes: directement en augmentant l'excrétion de sodium et de chlorure en quantités sensiblement égales et indirectement en réduisant le volume plasmatique par cette action diurétique, avec par conséquent une augmentation de l'activité rénine plasmatique (ARP), de la sécrétion d'aldostérone et de la perte de potassium urinaire et une diminution du potassium sérique. L'angiotensine II étant responsable du lien rénine-aldostérone, la diminution de la kaliémie est moins prononcée en cas de co-administration de valsartan que celle qui est observée avec l'hydrochlorothiazide en monothérapie.
Cancer de la peau non mélanome: D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre lHCTZ et le CPNM a été observée. Une étude comprenait une population composée de 71 533 cas de CB et de 8 629 cas de CE appariés à 1 430 833 et 172 462 témoins de la population, respectivement. Une utilisation élevée dHCTZ (dose cumulative ≥50 000 mg) a été associée à un odds ratio (OR) ajusté de 1,29 (intervalle de confiance de 95 %: 1,23-1,35) pour le CB et de 3,98 (intervalle de confiance de 95 %: 3,68-4,31) pour le CE. Une relation claire entre la relation dose-réponse cumulative a été observée pour le CB et le CE. Une autre étude a montré une association possible entre le cancer des lèvres (CE) et l'exposition à lHCTZ: 633 cas de cancer des lèvres ont été appariés à 63 067 témoins de la population, à l'aide d'une stratégie d'échantillonnage axée sur les risques. Une relation dose-réponse cumulative a été démontrée avec un OR ajusté de 2,1 (intervalle de confiance de 95 %: 1,7-2,6) allant jusqu'à un OR de 3,9 (3,0-4,9) pour une utilisation élevée (~25 000 mg) et un OR de 7,7 (5,7-10,5) pour la dose cumulative la plus élevée (~100 000 mg) (voir aussi rubrique 4.4).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
La disponibilité systémique de l'hydrochlorothiazide est diminuée d'environ 30 % en cas de co-administration avec le valsartan. L'administration concomitante d'hydrochlorothiazide ne modifie pas significativement la cinétique du valsartan. Cette interaction observée n'a pas d'effet sur l'administration du valsartan et de l'hydrochlorothiazide en association, puisque les études cliniques contrôlées ont montré un effet antihypertenseur net, supérieur à celui obtenu avec une des deux substances actives administrées en monothérapie ou avec le placebo.
Valsartan
Absorption
Après administration orale de valsartan seul, les pics de concentration plasmatique de valsartan sont atteints en 2 à 4 heures. La biodisponibilité absolue moyenne est de 23 %. Les aliments diminuent lexposition au valsartan (telle qu'elle est mesurée par l'ASC) d'environ 40 % et les pics plasmatiques (Cmax) d'environ 50 %, mais les concentrations plasmatiques du valsartan sont similaires à partir de 8 heures après la prise, que le patient ait été à jeun ou non. Toutefois, cette réduction de l'ASC n'est pas associée à une diminution cliniquement significative de l'effet thérapeutique, c'est pourquoi le valsartan peut être pris pendant ou en dehors des repas.
Distribution
Le volume de distribution à l'état d'équilibre du valsartan après administration intraveineuse est d'environ 17 litres, ce qui indique qu'il n'y a pas de distribution importante du valsartan dans les tissus. La liaison du valsartan aux protéines sériques est forte (94 à 97 %); il se lie principalement à l'albumine.
Biotransformation
Le valsartan n'est pas fortement biotransformé, dans la mesure où seulement 20 % environ de la dose sont retrouvés sous forme de métabolites. Un métabolite hydroxy a été identifié dans le plasma à de faibles concentrations (moins de 10 % de l'ASC du valsartan). Ce métabolite est inactif sur le plan pharmacologique.
Élimination
Le valsartan possède une cinétique de décroissance multiexponentielle (t1/2 < 1 h et 1/2β environ 9 h). Le valsartan est principalement éliminé par excrétion biliaire dans les fèces (environ 83 % de la dose) et par voie rénale dans les urines (environ 13 % de la dose), essentiellement sous forme inchangée. Après administration intraveineuse, la clairance plasmatique du valsartan est d'environ 2 l/h et sa clairance rénale de 0,62 l/h (environ 30 % de la clairance totale). La demi-vie du valsartan est de 6 heures.
Hydrochlorothiazide
Absorption
Après administration dune dose orale, lhydrochlorothiazide est absorbé rapidement (Tmax denviron 2 heures). Laugmentation de lAUC moyenne est linéaire et proportionnelle à la dose dans lintervalle thérapeutique.
Leffet du repas sur labsorption de lhydrochlorothiazide, le cas échéant, a peu de répercussions cliniques. Après administration orale, la biodisponibilité absolue de lhydrochlorothiazide est de 70%.
Distribution
Le volume apparent de distribution est de 4 à 8 l/kg.
Lhydrochlorothiazide circulant est lié aux protéines sériques (40 % à 70 %), essentiellement à lalbumine sérique. Lhydrochlorothiazide saccumule également dans les érythrocytes à une concentration représentant environ 3 fois la concentration plasmatique.
Elimination
Lhydrochlorothiazide est excrété principalement sous forme inchangée. Lélimination de lhydrochlorothiazide du plasma se fait avec une demi-vie moyenne de 6 à 15 heures en phase délimination terminale. La pharmacocinétique de lhydrochlorothiazide nest pas modifiée après des administrations répétées et laccumulation est minime lorsque le médicament est pris une fois par jour. Plus de 95 % de la dose absorbée est excrétée sous forme inchangée dans les urines. La clairance rénale implique une filtration passive et une sécrétion active dans les tubules rénaux.
Populations particulières
Sujets âgés
Chez certaines personnes âgées, une exposition sanguine au valsartan légèrement plus élevée que chez des sujets jeunes a été constatée, sans toutefois que cela ait une signification clinique. Des données limitées semblent indiquer que la clairance systémique de l'hydrochlorothiazide est diminuée chez les sujets âgés sains ou hypertendus par rapport à des volontaires sains jeunes.
Insuffisance rénale
A la posologie recommandée de VALSARTAN HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA, aucune adaptation de la dose nest nécessaire chez les patients ayant un Débit de Filtration Glomérulaire (DFG) compris entre 30 et 70 ml/min.
Il nexiste pas de données concernant lutilisation de VALSARTAN HYDROCHLOROTHIAZIDE KRKA chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère (DFG < 30 ml/min) et chez les patients sous dialyse. Le valsartan est fortement lié aux protéines plasmatiques et il ne peut pas être éliminé par dialyse, tandis que lhydrochlorothiazide est dialysable.
En cas dinsuffisance rénale, le pic moyen de concentrations plasmatiques et les valeurs de lAUC de lhydrochlorothiazide sont augmentées et le taux dexcrétion urinaire est réduit. Chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée, une augmentation de lAUC (x 3) de lhydrochlorothiazide a été observée. Chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère, une augmentation de lAUC (x 8) de lhydrochlorothiazide a été observée. Lhydrochlorothiazide est contre-indiqué chez les patients atteints dinsuffisance rénale sévère (voir rubrique 4.3).
Insuffisance hépatique
Dans une étude pharmacocinétique menée chez des patients présentant une insuffisance hépatique légère (n = 6) à modérée (n = 5), l'exposition au valsartan a été multipliée par 2 environ par rapport à des volontaires sains (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Il n'existe pas de données sur l'utilisation du valsartan chez les patients atteints de dysfonctionnement hépatique sévère (voir rubrique 4.3). La pharmacocinétique de l'hydrochlorothiazide n'est pas significativement modifiée en cas d'hépatopathie.
5.3. Données de sécurité préclinique
Il est très probable que les modifications produites par l'association dans les études de toxicité chronique ont été causées par le composant valsartan. L'organe cible des toxicités a été le rein, la réaction étant plus prononcée chez le ouistiti que chez le rat. L'association a provoqué des lésions rénales (néphropathie avec basophilie tubulaire, augmentation de l'urémie, de la créatininémie et de la kaliémie, augmentation du volume mictionnel et des électrolytes urinaires à partir de 30 mg/kg/jour de valsartan + 9 mg/kg/jour d'hydrochlorothiazide chez le rat et de 10 mg/kg/jour + 3 mg/kg/jour chez le ouistiti, probablement du fait d'une altération de l'hémodynamique rénale. Chez le rat, ces doses représentent respectivement 0,9 et 3,5 fois la dose maximale recommandée chez l'homme (DMRH) sur une base mg/m2. Chez le ouistiti, elles représentent respectivement 0,3 et 1,2 fois la dose maximale recommandée chez l'homme (DMRH) de valsartan et d'hydrochlorothiazide sur une base mg/m2. (Les calculs supposent une dose orale de 320 mg/jour de valsartan en association avec 25 mg/jour d'hydrochlorothiazide chez un patient de 60 kg).
L'administration de doses élevées de l'association valsartan/hydrochlorothiazide a entraîné une diminution des indices érythrocytaires (numération érythrocytaire, hémoglobine, hématocrite, à partir des doses de 100 + 31 mg/kg/jour chez le rat et 30 + 9 mg/kg/jour chez le ouistiti). Chez le rat, ces doses représentent respectivement 3,0 et 12 fois la dose maximale recommandée chez l'homme (DMRH) de valsartan et d'hydrochlorothiazide sur une base mg/m2. Chez le ouistiti, elles représentent respectivement 0,9 et 3,5 fois la dose maximale recommandée chez l'homme (DMRH) de valsartan et d'hydrochlorothiazide sur une base mg/m2. (Les calculs supposent une dose orale de 320 mg/jour de valsartan en association avec 25 mg/jour d'hydrochlorothiazide chez un patient de 60 kg).
Des lésions de la muqueuse gastrique ont été observées chez le ouistiti (à partir de 30 + 9 mg/kg/jour). Dans le rein, l'association a également provoqué une hyperplasie des artérioles afférentes (à la dose de 600 + 188 mg/kg/jour chez le rat et à partir de 30 + 9 mg/kg/jour chez le ouistiti). Chez le ouistiti, ces doses représentent respectivement 0,9 et 3,5 fois la dose maximale recommandée chez l'homme (DMRH) de valsartan et d'hydrochlorothiazide sur une base mg/m2. Chez le rat, elles représentent respectivement 18 et 73 fois la dose maximale recommandée chez l'homme (DMRH) de valsartan et d'hydrochlorothiazide sur une base mg/m2. (Les calculs supposent une dose orale de 320 mg/jour de valsartan en association avec 25 mg/jour d'hydrochlorothiazide chez un patient de 60 kg).
Les effets mentionnés ci-dessus semblent être dus aux effets pharmacologiques du valsartan à doses élevées (blocage de l'inhibition par l'angiotensine II de la libération de rénine, avec stimulation des cellules productrices de rénine) et ils surviennent également avec les IEC. Ces données ne semblent pas pertinentes en cas d'administration de doses thérapeutiques de valsartan chez l'homme.
Il n'a pas été mené d'études de mutagénicité, cassures chromosomiques ou cancérogenèse avec l'association valsartan-hydrochlorothiazide car il n'a pas été mis en évidence d'interactions entre les deux substances. Cependant, ces études ont été conduites séparément avec le valsartan et l'hydrochlorothiazide et elles n'ont pas révélé de signes de mutagénicité, cassures chromosomiques ou cancérogenèse.
Chez le rat, des doses toxiques maternelles (600 mg/kg/jour) dans les derniers jours de la gestation et de la lactation, ont entraîné une survie et un gain pondéral inférieurs ainsi qu'un retard de développement (décollement de l'auricule, ouverture du conduit auditif) chez la progéniture (voir rubrique 4.6). Ces doses chez le rat (600 mg/kg/jour) représentent environ 18 fois la dose recommandée chez l'homme sur la base de mg/m² (les calculs supposent une dose orale de 320 mg/jour et un patient de 60 kg). Des résultats comparables ont été observés avec l'association valsartan/hydrochlorothiazide chez le rat et le lapin. Les études de développement embryo-ftal (segment II) menées avec le valsartan/hydrochlorothiazide chez le rat et le lapin n'ont pas révélé de tératogénicité, mais une ftotoxicité associée à la toxicité maternelle a été observée.
Lactose monohydraté, cellulose microcristalline, povidone K25, croscarmellose sodique, silice colloïdale anhydre, stéarate du magnésium.
Pelliculage
Hypromellose 2910 cP, dioxyde de titane (E171), macrogol 4000, oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer jaune (E172).
5 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
À conserver à une température ne dépassant pas 30 C.
À conserver dans lemballage extérieur dorigine, à labri de la lumière et de lhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
14, 28, 30, 56, 60, 84, 90, 98, 280, 56 x 1, 98 x 1, 280 x 1 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
MARJEKA CESTA 6
8501 NOVO MESTO
SLOVÉNIE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 418 048 2 3: 14 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
· 34009 418 049 9 1: 28 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
· 34009 418 050 7 3: 30 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
· 34009 418 051 3 4: 56 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
· 34009 418 053 6 3: 56 × 1 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
· 34009 418 054 2 4: 60 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
· 34009 418 055 9 2: 84 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
· 34009 418 056 5 3: 90 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
· 34009 418 057 1 4: 98 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
· 34009 418 058 8 2: 98 × 1comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
· 34009 579 974 6 5: 280 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
· 34009 579 975 2 6: 280 × 1comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (PVC/PE/PVDC-aluminium).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- NISIS 160 mg, comprimé pelliculé
- ESIDREX 25 mg, comprimé sécable
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
- RIFADINE 2 POUR CENT, suspension buvable
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- FUROSEMIDE ACCORD 20 mg/2 ml, solution injectable
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- ATENOLOL ACCORD HEALTHCARE 100 mg, comprimé sécable
- CHRONO-INDOCID 75 mg, gélule
- AMLODIPINE ALMUS 10 mg, gélule
- DAONIL 5 mg, comprimé sécable
- GLUCOPHAGE 1000 mg, comprimé pelliculé sécable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.