AZYTER 15 mg/g, collyre en solution en récipient unidose
CIS 69326767
Informations à jour au 2 mars 2022.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
Consulter le RCP officiel sur le site de l'ANSM →
ANSM - Mis à jour le : 02/03/2022
AZYTER 15 mg/g, collyre en solution en récipient unidose
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Azithromycine.................................................................................................................................... 14,3 mg
Sous forme dazithromycine dihydrate................................................................................................... 15 mg
Pour 1 g de solution
Un récipient unidose de 250 mg de solution contient 3,75 mg dazithromycine dihydrate.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Collyre en solution en récipient unidose.
Solution huileuse limpide, incolore à légèrement jaune.
4.1. Indications thérapeutiques
Conjonctivites bactériennes purulentes, chez les enfants (de la naissance à 17 ans) et les adultes.
Conjonctivites trachomateuses dues à Chlamydia trachomatis, chez les enfants (de la naissance à 17 ans) et les adultes (voir rubrique 4.4 « Utilisation chez les nouveau-nés »).
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
4.2. Posologie et mode d'administration
Adultes:
Instiller 1 goutte dans le cul-de-sac conjonctival 2 fois par jour, matin et soir, pendant 3 jours.
Il nest pas nécessaire de prolonger le traitement au-delà de 3 jours.
Le respect de la posologie est important pour le succès du traitement.
Sujets âgés :
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire.
Population pédiatrique
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Mode dadministration
Voie ophtalmique.
Il doit être recommandé au patient :
de se laver les mains soigneusement avant et après linstillation,
déviter de toucher lil ou les paupières avec lembout du récipient unidose,
de jeter le récipient unidose après utilisation, et de ne pas le conserver pour une utilisation ultérieure.
Hypersensibilité à la substance active (azithromycine) ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le collyre ne doit pas être injecté, ni avalé.
Le collyre ne doit pas être utilisé en injection péri- ou intra-oculaire.
En cas de réaction allergique, le traitement doit être arrêté.
Le patient doit être prévenu quil nest pas nécessaire de continuer les instillations du collyre après la fin du traitement au-delà du troisième jour, même sil subsiste des signes résiduels de conjonctivite bactérienne.
Un soulagement des symptômes est généralement observé dans les 3 jours. En labsence de signe damélioration après 3 jours, il faut reconsidérer le diagnostic.
Les lentilles de contacts ne doivent pas être utilisées en cas de conjonctivite bactérienne.
Des cas dhépatites fulminantes, pouvant aboutir à une insuffisance hépatique menaçant le pronostic vital, ont été rapportés suite à ladministration dazithromycine par voie systémique. Par voie ophtalmique, ce risque nest pas attendu dans la mesure où lexposition systémique à la substance active est négligeable (voir rubrique 5.2).
Hypersensibilité
Comme avec lérythromycine et dautres macrolides, de rares réactions allergiques graves incluant dème angioneurotique et réaction anaphylactique (rarement fatales), des réactions cutanées telles que des cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SJS), de nécrolyse épidermique toxique (NET) (rarement fatales) et des cas de syndrome DRESS (syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques) ont été rapportées.
Certaines de ces réactions avec l'azithromycine ont entraîné des symptômes récurrents et ont nécessité une période d'observation et de traitement plus longue.
Si une réaction allergique se produit, le médicament doit être arrêté et un traitement approprié doit être instauré. Les médecins doivent savoir que les symptômes allergiques peuvent réapparaître à l'arrêt du traitement symptomatique.
Concernant le traitement de la conjonctivite trachomateuse, aucune étude comparative defficacité ou de sécurité na été réalisée avec AZYTER chez les enfants âgés de moins de 1 an. Cependant, il ny a pas de problèmes connus de tolérance ou de différence dans la physiopathologie de la maladie conduisant à exclure son utilisation chez les enfants de moins de 1 an dans cette indication, si lon tient compte de lexpérience clinique acquise avec AZYTER dune part chez chez les enfants âgés de plus de 1 an dans le cadre du traitement de la conjonctivite trachomateuse et dautre part, chez les enfants à partir de la naissance dans le cadre dun traitement de la conjonctivite bactérienne purulente.
Utilisation chez les nouveau-nés
Selon le consensus international sur les maladies de lil et du tractus génital susceptibles dêtre transmises aux nouveau-nés, les conjonctivites non trachomateuses dues à Chlamydia trachomatis et les conjonctivites dues à Neisseria gonorrhoeae requièrent un traitement systémique.
Chez les nouveau-nés et les nourrissons de moins de 3 mois, une conjonctivite peut accompagner une infection systémique (par exemple : pneumonie, bactériémie) due à Chlamydia trachomatis. En cas de suspicion, un traitement systémique est requis.
Le traitement nest pas destiné à être utilisé en prophylaxie des conjonctivites bactériennes du nouveau-né.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune étude spécifique dinteraction na été réalisée avec AZYTER.
Compte tenu de labsence de taux plasmatique détectable dazithromycine lors de ladministration dAZYTER par voie ophtalmique (voir rubrique 5.2), aucune interaction médicamenteuse décrite avec lazithromycine administrée par voie orale nest attendue avec le collyre.
En cas de traitement concomitant par un autre collyre, instiller les collyres à 15 minutes d'intervalle. AZYTER doit être le dernier produit instillé.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Aucun effet pendant la grossesse nest attendu dans la mesure où lexposition systémique à lazithromycine est négligeable.
AZYTER peut être utilisé pendant la grossesse.
Daprès des données limitées, lazithromycine est excrétée dans le lait maternel, mais les doses et la quantité disponible au niveau systémique sont faibles. De ce fait, les quantités absorbées par le nouveau-né sont négligeables. En conséquence, lallaitement est possible pendant le traitement.
Fertilité
Les données obtenues chez lanimal ne suggèrent pas deffet dun traitement par azithromycine sur la fécondité mâle ou femelle. Les données chez lHomme sont manquantes. Cependant, aucun effet sur la fécondité nest attendu dans la mesure où lexposition systémique à lazithromycine est négligeable.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines nont pas été étudiés.
La vision peut être brouillée de façon transitoire après instillation. Il est alors recommandé au patient de ne pas conduire, ni dutiliser de machines jusquà ce que la vision normale soit rétablie.
Lors des études cliniques réalisées avec AZYTER et conformément aux données de sécurité d'emploi après sa mise sur le marché, les signes et symptômes suivants liés au traitement ont été rapportés :
Affections du système immunitaire
Peu fréquent (³1/1000, <1/100)
Angidème*, hypersensibilité.
Troubles oculaires
Très fréquents (³1/10)
Gêne oculaire (prurit, brûlures, picotements) à linstillation.
Fréquents (³1/100, <1/10)
Vision floue, sensation dil collé, sensation de corps étranger à linstillation.
Peu fréquents (³1/1000, <1/100)
Conjonctivite*, conjonctivite allergique*, kératite*, eczéma des paupières*, dème des paupières*, allergie oculaire*, hyperhémie conjonctivale, augmentation des larmoiements à linstillation, érythème des paupières.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Nécrolyse épidermique toxique$, syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques$, syndrome de Stevens-Johnson$, dermatite exfoliative$, pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) $.
* effets indésirables nayant pas été observés au cours des études cliniques menées avec AZYTER. Linclusion de ces effets indésirables est basée sur les données après commercialisation. La fréquence a été établie sur la base de 3/X, avec X représentant la taille totale de la population traitée sur lensemble des études et essais cliniques concernés, soit 3/879 correspondant à la fréquence « peu fréquent ».
$ par extrapolation de lexposition systémique
Population pédiatrique
Dans les études cliniques pédiatriques, le profil de sécurité était comparable à celui des adultes et aucun nouvel effet indésirable na été identifié. Les profils de sécurité dans les différents sous-groupes pédiatriques restaient comparables (voir rubrique 5.1).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Après administration malencontreuse intraveineuse ou orale, la quantité totale dazithromycine dans un récipient unidose, suffisante pour traiter les deux yeux, est trop faible pour induire des effets secondaires.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : antibiotiques, code ATC : S01AA26.
Mécanisme daction
L'azithromycine est un macrolide de seconde génération, appartenant à la classe des azalides.
Cet antibiotique inhibe la synthèse des protéines bactériennes en se liant à la sous-unité 50 S du ribosome et en empêchant la translocation peptidique.
Mécanismes de résistance
Il est généralement rapporté que la résistance de différentes espèces bactériennes aux macrolides est associée à trois mécanismes : modification de la cible, inactivation de lantibiotique ou altération du transport antibiotique (efflux). Différents systèmes de pompes à efflux ont été décrits chez les bactéries. Chez les streptocoques, un système defflux important contrôlé par les gènes mef aboutit à une résistance limitée aux macrolides (phénotype M). La modification de la cible par des méthylases contrôlées par les gènes erm (phénotype MLSB) peut entraîner une résistance croisée vis-à-vis de plusieurs classes dantibiotiques (voir ci-après).
La résistance croisée est totale entre lérythromycine, lazithromycine, les autres macrolides et les lincosamides et les streptogramines B pour Streptococcus pneumoniae, les streptocoques bêta-hémolytiques du groupe A, Enterrococcus spp. et Staphylococcus aureus, y compris S. aureus résistant à la méticilline (SARM).
Des mutants constitutifs de souches présentant une résistante inductible avec erm(A) ou erm(C) peuvent être sélectionnés in vitro à des fréquences basses ~10-7 ufc en présence dazithromycine.
Concentrations critiques
Létablissement de la liste des micro-organismes présentée ci-dessous a tenu compte des indications (voir rubrique 4.1).
Les concentrations critiques et le spectre dactivité in vitro présentés ci-dessous sont applicables à lutilisation systémique. Ces concentrations ne sont pas directement transportables à lutilisation topique oculaire en raison des concentrations atteintes in situ et des conditions physicochimiques locales qui peuvent modifier lactivité générale de lantibiotique au site dapplication.
Selon l'EUCAST (European Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing), les concentrations critiques suivantes ont été définies pour lazithromycine :
Haemophilus influenzae. : sensible ≤ 0,12 mg/l et résistant > 4 mg/l
Moraxella catarrhalis : sensible ≤ 0,5 mg/l et résistant > 0,5 mg/l
Neisseria gonorrhoeae : sensible ≤ 0,25 mg/l et résistant > 0,5 mg/l
Staphylococcus spp.* : sensible ≤ 1,0 mg/l et résistant > 2,0 mg/l
Streptococcus pneumoniae : sensible ≤ 0,25 mg/l et résistant > 0,5 mg/l
Streptococcus A, B, C, G : sensible ≤ 0,25 mg/l et résistant > 0,5 mg/l
*spp. inclut toutes les espèces du genre.
Pour les autres espèces listées, l'EUCAST indique que les sensibilités obtenues pour l'érythromycine peuvent être utilisées pour l'azithromycine.
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Si nécessaire, il est souhaitable d'obtenir un avis spécialisé principalement lorsque l'intérêt du médicament dans certaines infections peut être mis en cause du fait du niveau de prévalence de la résistance locale.
Tableau : spectre dactivité antibactérienne de lazithromycine pour des espèces bactériennes correspondant aux indications
|
Espèces habituellement sensibles |
|
Aérobies à Gram négatif |
|
Moraxella (Branhamella) catarrhalis |
|
Neisseria gonorrhoae1 |
|
Haemophilus influenzae$ |
|
Haemophilus parainfluenzae$ |
|
Autres |
|
Chlamydia trachomatis* |
|
Espèces inconstamment sensibles (résistance acquise ≥ 10 %) |
|
Aérobies à Gram positif |
|
Staphylococcus aureus (méticilline-résistant et méticilline-sensible) |
|
Staphylococcus coagulase negative (méticilline-résistant et méticilline-sensible) |
|
Streptococcus pneumoniae |
|
Streptococcus pyogenes |
|
Streptococci viridans |
|
Streptococcus agalactiae |
|
Streptococcus groupe G |
|
Espèces naturellement résistantes |
|
Aérobies à Gram positif |
|
Corynebacterium spp. |
|
Enterococcus faecium |
|
Aérobies à Gram négatif |
|
Pseudomonas aeruginosa |
|
Acinetobacter |
|
Enterobacteriaceae |
* Efficacité clinique démontrée pour les souches sensibles isolées dans les indications approuvées.
$ Espèce naturellement intermédiaire
1 Les conjonctivites dues à Neisseria gonorrhoeae requièrent un traitement systémique (voir rubrique 4.4).
Informations issues des essais cliniques
Conjonctivites trachomateuses dues à Chlamydia trachomatis
AZYTER a été évalué dans une étude randomisée, menée sur 2 mois, réalisée en double insu et comparant AZYTER à une dose unique dazithromycine administrée par voie orale, chez 670 enfants (âgés de 1 à 10 ans) ayant un trachome. Le critère principal defficacité était la guérison clinique à J60, soit le stade TF0 (TF = inflammation trachomateuse-folliculaire) (selon léchelle simplifiée de lOMS). A J60, le taux de guérison clinique avec AZYTER instillé 2 fois par jour pendant 3 jours (96,3%) était non-inférieur à celui de lazithromycine orale (96,6%).
Lefficacité clinique dAZYTER (instillé deux fois par jour pendant 3 jours) dans le traitement de masse curatif et prophylactique du trachome dune population entière (à partir de la naissance) a été évaluée dans une étude de phase IV multicentrique, ouverte, simple bras menée dans une région au nord du Cameroun (112 000 patients). Trois périodes de traitement annuel ont été réalisées. Le critère principal defficacité était la prévalence du trachome actif, c'est-à-dire le trachome inflammatoire folliculaire ou le trachome inflammatoire intense (TF+TI0 ou TF+TI+). Pour lanalyse, lévaluation clinique du trachome a été réalisée chaque année sur un échantillon de 2400 enfants âgés de ≥ 1 an à < 10 ans sélectionnés par randomisation. La prévalence du trachome actif (TF+TI0 ou TF+TI+) qui était de 31,1% pour lAnnée 0 (avant les instillations dAZYTER) a chuté à 6,3% pour lAnnée 1 et à 3,1% pour les Années 2 et 3.
Dans toute la population traitée, il ny a pas eu deffets indésirables sérieux en relation avec le produit de létude.
Conjonctivites bactériennes purulentes
AZYTER a été évalué dans une étude randomisée, les investigateurs en insu, comparant AZYTER instillé 2 fois par jour pendant 3 jours, à la tobramycine 0,3% collyre instillée toutes les 2 heures pendant 2 jours puis 4 fois par jour pendant 5 jours, chez 1043 sujets (population en intention de traiter) ayant une conjonctivite bactérienne purulente. Parmi eux, ont été inclus 109 enfants âgés de 11 ans maximum, dont 5 nouveau-nés (0 à 27 jours) et 38 nourrissons et jeunes enfants (28 jours à 23 mois). Dans la population per protocole (n=471), il ny avait aucun nouveau-né et seulement 16 nourrissons et jeunes enfants. Létude clinique a été réalisée dans différentes zones géographiques en Europe, Afrique du Nord et Inde. Le critère principal defficacité était la guérison clinique à J9 (population per protocole), définie par un score de 0 pour lhyperhémie conjonctivale bulbaire et les sécrétions purulentes. A J9, le taux de guérison clinique avec AZYTER (87,8%) était non-inférieur à celui observé sous tobramycine (89,4%). Le taux de guérison microbiologique sous AZYTER était comparable à celui obtenu avec la tobramycine.
Population pédiatrique
Lefficacité et la sécurité dAZYTER ont été démontrées chez les patients pédiatriques ≤ 18 ans dans une étude randomisée, en simple insu (investigateur masqué). Cette étude comparait AZYTER à la tobramycine chez les 282 patients analysés répondant au diagnostic de conjonctivite bactérienne purulente (le sous-groupe 0 jour - < 24 mois incluait 148 patients). Les patients ont reçu soit de lAZYTER, instillé deux fois par jour pendant 3 jours, soit de la tobramycine 0,3% collyre, instillée toutes les deux heures pendant 2 jours puis quatre fois par jour pendant 5 jours. Le critère defficacité principal était la guérison clinique de lil le plus affecté à J3 pour les patients ayant une culture bactérienne positive à J0. La guérison clinique de lil le plus affecté à J3 a été significativement supérieure dans le groupe AZYTER (47%) par rapport au groupe tobramycine (28%). A J7, 89% des patients traités par AZYTER étaient guéris contre 78 % des patients traités par tobramycine. Concernant la résolution bactériologique à J7, aucune différence statistique na été retrouvée entre les deux groupes de traitement.
AZYTER (instillé deux fois par jour pendant 3 jours) a été bien toléré dans tous les groupes dâge de cette importante étude réalisée dans une population pédiatrique. Les effets observés chez les patients pédiatriques ont déjà été observés chez les adultes ; aucun nouvel effet indésirable na été identifié chez les sujets pédiatriques. De plus, pour lévolution clinique, aucune tendance liée à lâge na pu être mise en évidence. La courte durée du traitement avec lazithromycine à 1,5%, le faible nombre dinstillations nécessaires et la facilité dinstillation des gouttes chez les enfants ont été appréciés aussi bien par les enfants que par les parents.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Lazithromycine nest pas détectée dans le sang des patients présentant une conjonctivite bactérienne après instillation dAZYTER à la posologie préconisée (limite de détection : 0,0002 µg/ml de plasma).
Population pédiatrique
Les études de pharmacocinétique nont été réalisées que chez les adultes.
5.3. Données de sécurité préclinique
Chez lanimal, lazithromycine a causé une phospholipidose réversible. Cet effet a été observé après des expositions par voie orale environ 300 fois supérieures à lexposition humaine maximale après administration oculaire, ce qui indique peu de pertinence par rapport à lusage clinique.
Les investigations électrophysiologiques ont montré que lazithromycine prolonge lintervalle QT.
Potentiel carcinogène
Aucune étude à long terme na été menée sur lanimal pour évaluer le potentiel carcinogénique.
Potentiel mutagène
Aucun effet délétère sur les gènes et les chromosomes na été identifié dans des tests in vivo et in vitro.
Reproduction
Aucun effet tératogène na été observé lors des études dembryotoxicité effectuées sur le rat, après administration orale dazithromycine. Chez le rat, les doses dazithromycine de 100 et 200 mg/kg de poids corporel/jour ont conduit à un léger retard de lossification ftale et à de la prise de poids maternel. Toujours chez le rat, les études péri- et post-natales comprenant un traitement de 50 mg/kg/jour dazithromycine et au-delà ont révélé un léger retard de développement. Ces effets ont été observés après administration orale à des expositions environ 1000 fois supérieures aux expositions observés après administration oculaire chez lhomme. En raison de cette marge de sécurité élevée, ces effets ne présagent pas dun risque quelconque pour la reproduction chez lhomme.
Toxicité oculaire
Ladministration oculaire dAZYTER deux ou trois fois par jour pendant 28 jours chez lanimal na pas eu deffet toxique local ou systémique
Triglycérides à chaîne moyenne.
18 mois.
Après première ouverture du récipient unidose : la solution doit être utilisée immédiatement.
Jeter le récipient unidose ouvert immédiatement après premier usage.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
Conserver les récipients unidoses dans le sachet, à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
0,25 g en récipient unidose en polyéthylène basse densité, conditionnés en sachet.
Boîte de 6 récipients unidoses.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
12 RUE LOUIS BLERIOT
63017 CLERMONT-FERRAND CEDEX 2
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 382 038 2 0 : 0,25 g en récipient unidose (PEBD) ; boîte de 6
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- AZADOSE 600 mg, comprimé pelliculé
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- NEBCINE 100 mg, solution injectable
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.