IMIPENEM CILASTATINE MYLAN 500 mg/500 mg, poudre pour solution pour perfusion
CIS 69426034
Informations à jour au 13 septembre 2021.Version vérifiée par justelesRCP le 2 mai 2022.
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ANSM - Mis à jour le : 13/09/2021
IMIPENEM CILASTATINE MYLAN 500 mg/500 mg, poudre pour solution pour perfusion
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque flacon contient :
Imipénem anhydre................................................................................................................ 500 mg
Sous forme d'imipénem monohydraté............................................................................... 530,10 mg
Cilastatine............................................................................................................................ 500 mg
Sous forme de cilastatine sodique.................................................................................... 530,70 mg
Pour un flacon
Excipient à effet notoire : sodium (37,6 mg par dose de 500 mg).
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution pour perfusion.
4.1. Indications thérapeutiques
· infections intra-abdominales compliquées,
· pneumonies sévères, incluant les pneumonies acquises à l'hôpital et sous ventilation mécanique,
· infections intra-partum et post-partum,
· infections urinaires compliquées,
· infections compliquées de la peau et des tissus mous.
IMIPENEM CILASTATINE MYLAN peut être utilisé chez les patients neutropéniques présentant une fièvre dont l'origine bactérienne est suspectée.
Traitement des patients présentant une bactériémie associée ou suspectée d'être associée à l'une des infections citées ci-dessus.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles relatives à lutilisation appropriée des agents antibactériens.
4.2. Posologie et mode d'administration
Les recommandations posologiques dIMIPENEM CILASTATINE MYLAN correspondent à la quantité dimipénem/cilastatine à administrer.
La dose quotidienne dIMIPENEM CILASTATINE MYLAN doit tenir compte du type dinfection et être administrée en doses divisées égales en fonction du degré de sensibilité du/des pathogène(s), et de la fonction rénale du patient (voir aussi rubriques 4.4 et 5.1).
Adultes et adolescents
Pour les patients ayant une fonction rénale normale (clairance de la créatinine ≥ 90 mL/min), les schémas posologiques recommandés sont :
· 500 mg/500 mg toutes les 6 heures OU
· 1 000 mg/1 000 mg toutes les 8 heures OU toutes les 6 heures.
Pour les infections suspectées ou documentées à des espèces bactériennes moins sensibles (telles que Pseudomonas aeruginosa), de même que pour les infections très sévères (par ex. survenant chez les patients neutropéniques fébriles), il est recommandé de traiter par : 1 000 mg/1 000 mg administrés toutes les 6 heures.
Il est nécessaire de réduire la dose lorsque la clairance de la créatinine est < 90 mL /min (voir tableau 1).
La dose quotidienne totale maximale ne devra pas dépasser 4 000 mg/4 000 mg par jour.
Insuffisance rénale
Pour déterminer la dose réduite chez les adultes présentant une insuffisance rénale :
1. La dose quotidienne totale (c'est-à-dire, 2 000/2 000, 3 000/3 000 ou 4 000/4 000 mg), habituellement applicable aux patients ayant une fonction rénale normale, devra être choisie.
2. Le schéma posologique approprié, à dose réduite, est sélectionné à partir du tableau 1 en fonction de la clairance de la créatinine du patient. Pour les durées de perfusion, voir Mode dadministration.
Tableau 1 :
|
Clairance de la créatinine (mL/min) |
Si DOSE QUOTIDIENNE TOTALE de 2 000 mg/jour |
Si DOSE QUOTIDIENNE TOTALE de 3 000 mg/jour |
Si DOSE QUOTIDIENNE TOTALE de 4 000 mg/jour |
|
≥ 90 (normale) |
500 toutes les 6 heures |
1 000 toutes les 8 heures |
1 000 toutes les 6 heures |
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Réduction de la dose (mg) chez les patients présentant une insuffisance rénale |
|||
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< 90 - ≥ 60 |
400 toutes les 6 heures |
500 toutes les 6 heures |
750 toutes les 8 heures |
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< 60 - ≥ 30 |
300 toutes les 6 heures |
500 toutes les 8 heures |
500 toutes les 6 heures |
|
< 30 - ≥ 15 |
200 toutes les 6 heures |
500 toutes les 12 heures |
500 toutes les 12 heures |
Patients dont la clairance de la créatinine est < 15 mL/min
IMIPENEM CILASTATINE MYLAN ne doit pas être administré chez ces patients sauf si une hémodialyse est instaurée dans les 48 heures.
Patients sous hémodialyse
Pour le traitement des patients sous dialyse dont la clairance de la créatinine est < 15 mL/min, les recommandations posologiques correspondent à celles des patients dont la clairance de la créatinine est de 15 à 29 mL/min (voir tableau 1).
Limipénem et la cilastatine sont éliminés de la circulation durant lhémodialyse. IMIPENEM CILASTATINE MYLAN doit être administré au patient après lhémodialyse puis à intervalles de 12 heures à compter de la fin de la séance dhémodialyse. Les patients dialysés, en particulier ceux qui présentent des antécédents de troubles du système nerveux central (SNC), doivent être surveillés étroitement ; chez les patients sous hémodialyse, IMIPENEM CILASTATINE MYLAN ne doit être utilisé que lorsque le bénéfice est supérieur au risque potentiel de convulsions (voir rubrique 4.4).
Les données actuelles sont insuffisantes pour recommander lutilisation de lIMIPENEM CILASTATINE MYLAN chez les patients sous dialyse péritonéale.
Insuffisance hépatique
Aucune adaptation posologique nest recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubrique 5.2).
Patients âgés
Il nest pas nécessaire dadapter la posologie chez les patients âgés ayant une fonction rénale normale (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique ≥ 1 an
Chez les enfants âgés de ≥ 1 an, la dose recommandée est de 15/15 ou 25/25 mg/kg/dose administrés toutes les 6 heures.
Pour les infections suspectées ou documentées à des espèces bactériennes moins sensibles (telles que Pseudomonas aeruginosa), de même que pour les infections très sévères (par ex. survenant chez les patients neutropéniques fébriles), il est recommandé de traiter par 25/25 mg/kg administrés toutes les 6 heures.
Population pédiatrique < 1 an
Les données cliniques sont insuffisantes pour recommander une posologie chez les enfants de moins de 1 an.
Population pédiatrique avec insuffisance rénale
Les données cliniques sont insuffisantes pour recommander une posologie chez les enfants insuffisants rénaux (créatinine sérique > 2 mg/dL). Voir rubrique 4.4.
Mode dadministration
IMIPENEM CILASTATINE MYLAN doit être reconstitué puis dilué avant ladministration (voir rubriques 6.2, 6.3 et 6.6). Chaque dose ≤ 500 mg/500 mg doit être administrée en perfusion intraveineuse de 20 à 30 minutes. Chaque dose > 500 mg/500 mg doit être administrée en perfusion intraveineuse de 40 à 60 minutes. La vitesse de perfusion peut être ralentie en cas de nausées pendant la perfusion.
· Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Hypersensibilité à tout autre antibiotique de la classe des carbapénèmes.
· Hypersensibilité sévère (par ex. réaction anaphylactique, réaction cutanée sévère) à tout autre type dantibiotique de la famille des bêta-lactamines (par ex. pénicillines ou céphalosporines).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Le choix de l'imipénem/cilastatine pour traiter un patient donné doit prendre en compte la pertinence d'utiliser un antibiotique de la classe des carbapénèmes en fonction de critères comme la sévérité de l'infection, la prévalence de la résistance à d'autres antibiotiques appropriés et le risque de sélectionner des bactéries résistantes aux carbapénèmes.
Hypersensibilité
Des réactions dhypersensibilité (anaphylactiques) graves et parfois fatales ont été rapportées chez des patients traités par des bêta-lactamines. Ces réactions surviennent plus fréquemment chez les patients ayant des antécédents de sensibilité à de multiples allergènes. Avant dinstaurer le traitement par IMIPENEM CILASTATINE MYLAN, un interrogatoire attentif doit rechercher des antécédents de réaction dhypersensibilité aux carbapénèmes, aux pénicillines, aux céphalosporines, à dautres bêta-lactamines et à dautres allergènes (voir rubrique 4.3). La survenue dune réaction allergique à IMIPENEM CILASTATINE MYLAN impose larrêt immédiat du traitement. Les réactions anaphylactiques graves nécessitent linstauration immédiate dun traitement durgence.
Fonction hépatique
La fonction hépatique doit être étroitement surveillée pendant le traitement par l'imipénem/cilastatine en raison du risque de toxicité hépatique (tel quune augmentation des transaminases, insuffisance hépatique ou hépatite fulminante).
Utilisation chez les patients présentant une maladie hépatique : les patients ayant des troubles hépatiques préexistants doivent faire l'objet d'une surveillance de la fonction hépatique pendant le traitement par l'imipénem/cilastatine. Il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie (voir rubrique 4.2).
Hématologie
Un test de Coombs direct ou indirect peut devenir positif au cours du traitement par l'imipénem/cilastatine.
Spectre antibactérien
Le spectre antibactérien de l'imipénem/cilastatine doit être pris en compte, notamment dans les infections menaçant le pronostic vital, avant l'instauration d'un traitement empirique. Par ailleurs, compte tenu de la sensibilité diminuée de certains pathogènes spécifiques à l'imipénem/cilastatine, associés par ex. aux infections bactériennes de la peau et des tissus mous, il conviendra d'être prudent. L'utilisation de l'imipénem/cilastatine n'est pas appropriée pour le traitement de ces types dinfections sauf si le pathogène est déjà documenté et connu pour être sensible ou lorsqu'il existe une très forte probabilité que le traitement soit adapté au(x) pathogène(s) le(s) plus probable(s). L'utilisation concomitante d'un traitement anti-SARM approprié peut être indiquée lorsqu'une infection à SARM est suspectée ou documentée dans les indications approuvées. L'utilisation concomitante d'un aminoside peut être indiquée lorsquune infection à Pseudomonas aeruginosa est suspectée ou documentée dans les indications approuvées (voir rubrique 4.1).
Interaction avec l'acide valproïque
Ladministration concomitante dimipénem/cilastatine et dacide valproïque/valproate de sodium est déconseillée (voir rubrique 4.5).
Clostridioides difficile
Des cas de colite associée aux antibiotiques et de colite pseudomembraneuse, dont la sévérité peut varier de légère à engageant le pronostic vital, ont été rapportés avec l'imipénem/cilastatine de même qu'avec presque tous les autres antibiotiques. Il est important denvisager ce diagnostic chez les patients présentant une diarrhée pendant ou après l'utilisation de l'imipénem/cilastatine (voir rubrique 4.8). L'arrêt du traitement par l'imipénem/cilastatine et l'administration d'un traitement spécifique contre Clostridioides difficile doivent être envisagés. Les médicaments inhibant le péristaltisme ne doivent pas être administrés.
Méningite
IMIPENEM CILASTATINE MYLAN est déconseillé dans le traitement des méningites.
Insuffisance rénale
Limipénem/cilastatine saccumule chez les patients dont la fonction rénale est altérée. Des effets indésirables sur le système nerveux central peuvent apparaître lorsque la dose nest pas adaptée à la fonction rénale, voir rubriques 4.2 et 4.4 sous-rubrique « Système Nerveux Central »).
Système Nerveux Central
Des effets indésirables sur le SNC tels quactivité myoclonique, états confusionnels ou convulsions ont été rapportés, en particulier en cas dadministration de doses supérieures aux doses recommandées basées sur la fonction rénale et le poids corporel. Ces cas ont été rapportés plus fréquemment chez les patients présentant des troubles du SNC (par ex. lésions cérébrales ou antécédents de convulsions) et/ou une altération de la fonction rénale chez qui une accumulation des molécules administrées peut survenir. Un respect strict des schémas posologiques recommandés simpose donc notamment chez ces patients (voir rubrique 4.2). Le traitement anti-épileptique doit être poursuivi chez les patients présentant des troubles convulsifs connus.
Une attention particulière doit être portée aux symptômes neurologiques ou aux convulsions chez les enfants ayant des facteurs de risque connus de convulsions ou sous traitement concomitant par des médicaments connus pour abaisser le seuil épileptogène.
En cas dapparition de tremblement focal, de myoclonies ou de convulsions, une évaluation neurologique des patients doit être réalisée et un traitement antiépileptique doit être mis en place sil na pas été déjà instauré. Si les symptômes sur le SNC persistent, il convient de diminuer la dose dIMIPENEM CILASTATINE MYLAN ou darrêter IMIPENEM CILASTATINE MYLAN.
IMIPENEM CILASTATINE MYLAN ne doit pas être administré chez les patients dont la clairance de la créatinine est < 15 mL/min, sauf si une hémodialyse est instaurée dans les 48 heures. Chez les patients sous hémodialyse, IMIPENEM CILASTATINE MYLAN ne doit être utilisé que lorsque le bénéfice est supérieur au risque potentiel de convulsions (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique
Les données cliniques sont insuffisantes pour recommander l'utilisation de lIMIPENEM CILASTATINE MYLANchez les enfants âgés de moins de 1 an ou chez les enfants présentant une fonction rénale altérée (créatinine sérique > 2 mg/dL). Voir également rubrique Système Nerveux Central ci-dessus.
Sodium
Ce médicament contient 37,6 mg (1,6 mmol) de sodium par dose de 500 mg, ce qui équivaut à 1,9% de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte.
A prendre en compte chez les patients contrôlant leur apport alimentaire en sodium.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Des diminutions des concentrations dacide valproïque, pouvant chuter en dessous du seuil thérapeutique, ont été rapportées lorsque lacide valproïque a été co-administré avec des carbapénèmes. Cette diminution de la concentration dacide valproïque peut exposer à un risque de survenue de convulsions ; par conséquent ladministration concomitante dimipénem et dacide valproïque/valproate de sodium est déconseillée, et un traitement antibiotique ou anti-épileptique alternatif doit être envisagé (voir rubrique 4.4).
Anticoagulants oraux
L'administration simultanée d'antibiotiques avec la warfarine peut augmenter les effets anticoagulants de cette dernière. Une augmentation des effets anticoagulants des anticoagulants administrés par voie orale, incluant la warfarine, a été souvent rapportée chez les patients recevant simultanément des antibiotiques. Le risque peut varier selon l'infection sous-jacente, l'âge et l'état général du patient, ce qui rend la part de l'antibiotique dans l'augmentation de l'INR (International Normalized Ratio) difficile à évaluer. Il est recommandé de contrôler fréquemment l'INR pendant et juste après l'administration simultanée d'un antibiotique et d'un anticoagulant oral.
Ladministration concomitante dimipénem/cilastatine et de probénécide a induit des augmentations minimes des concentrations plasmatiques et de la demi-vie plasmatique de limipénem. L'élimination urinaire de limipénem actif (non métabolisé) a baissé d'environ 60 % lorsque limipénem/cilastatine a été administré avec le probénécide. La co-administration dimipénem/cilastatine et de probénécide a doublé la concentration plasmatique et de la demi-vie de la cilastatine, mais na pas eu deffet sur l'élimination urinaire de la cilastatine.
Population pédiatrique
Les études dinteraction nont été réalisées que chez ladulte.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Il ny a pas détudes appropriées et détudes bien contrôlées concernant l'utilisation de limipénem/cilastatine chez la femme enceinte.
Les études menées chez la femelle singe gravide ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel chez l'homme nest pas connu.
IMIPENEM CILASTATINE MYLAN ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel pour le ftus.
Limipénem et la cilastatine sont excrétés en faibles quantités dans le lait maternel. Une faible absorption des deux composés est observée après une administration orale. Il est donc peu probable que lenfant nourri au sein soit exposé à des quantités significatives. Si lutilisation dIMIPENEM CILASTATINE MYLAN est jugée nécessaire, le bénéfice de lallaitement pour lenfant doit être évalué par rapport au risque possible pour celui-ci.
Fertilité
Il n'y a pas de données disponibles concernant les effets potentiels du traitement par l'imipénem/cilastatine sur la fertilité masculine ou féminine.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Dans les études cliniques menées chez 1 723 patients traités par limipénem/cilastatine par voie intraveineuse, les effets indésirables systémiques les plus fréquemment rapportés, signalés comme au moins possiblement imputables au traitement, ont été nausées (2,0 %), diarrhée (1,8 %), vomissements (1,5 %), éruption cutanée (0,9 %), fièvre (0,5 %), hypotension (0,4 %), convulsions (0,4 %) (voir rubrique 4.4), étourdissements (0,3 %), prurit (0,3 %), urticaire (0,2 %), somnolence (0,2 %). De même, les effets indésirables locaux le plus fréquemment rapportés ont été phlébite/thrombophlébite (3,1 %), douleur au site d'injection (0,7 %), érythème au site d'injection (0,4 %) et induration veineuse (0,2 %). Des augmentations des transaminases sériques et des phosphatases alcalines sont également souvent rapportées.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés dans le cadre des études cliniques ou depuis la commercialisation.
Tous les effets indésirables sont présentés par classe de système dorganes et fréquence : Très fréquent (≥ 1/10) ; Fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; Rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000 ; Très rare (< 1/10 000) et Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre de gravité décroissant.
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Classe de système dorganes |
Fréquence |
Effet indésirable |
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Infections et infestations |
Rare |
Colite pseudomembraneuse, candidose. |
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Très rare |
Gastro-entérite. |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Fréquent |
Eosinophilie. |
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Peu fréquent |
Pancytopénie, neutropénie, leucopénie, thrombopénie, thrombocytose. |
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Rare |
Agranulocytose. |
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Très rare |
Anémie hémolytique, aplasie médullaire. |
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Affections du système immunitaire |
Rare |
Réactions anaphylactiques. |
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Affections psychiatriques |
Peu fréquent |
Troubles psychiques incluant hallucinations et états confusionnels. |
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Affections du système nerveux |
Peu fréquent |
Convulsions, activité myoclonique, étourdissements, somnolence. |
|
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Rare |
Encéphalopathie, paresthésies, tremblement focal, dysgueusie. |
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Très rare Indéterminée |
Aggravation d'une myasthénie grave, céphalées. Agitation, dyskinésie |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
Rare |
Perte daudition. |
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Très rare |
Vertiges, acouphènes. |
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Affections cardiaques |
Très rare |
Cyanose, tachycardie, palpitations. |
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Affections vasculaires |
Fréquent |
Thrombophlébite. |
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Peu fréquent |
Hypotension. |
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Très rare |
Bouffées vasomotrices. |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Très rare |
Dyspnée, hyperventilation, douleur pharyngée. |
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Affections gastro‑intestinales |
Fréquent |
Diarrhée, vomissements, nausées. Les nausées et/ou vomissements liés au médicament semblent survenir plus fréquemment chez les patients présentant une agranulocytose que chez les patients sans agranulocytose traités par IMIPENEM CILASTATINE MYLAN. |
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Rare |
Coloration des dents et/ou de la langue. |
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Très rare |
Colite hémorragique, douleurs abdominales, pyrosis, glossite, hypertrophie des papilles linguales, hypersalivation. |
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Affections hépatobiliaires |
Rare |
Insuffisance hépatique, hépatite. |
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Très rare |
Hépatite fulminante. |
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Affections de la peau et du tissu sous‑cutané |
Fréquent |
Eruption cutanée (ex. exanthémateux). |
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Peu fréquent |
Urticaire, prurit. |
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Rare |
Nécrolyse épidermique toxique, angio-dème, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, dermatite exfoliative. |
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Très rare |
Hyperhidrose, modifications de la texture de la peau. |
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Affections musculo‑squelettiques et systémiques |
Très rare |
Polyarthralgies, dorsalgies. |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Rare |
Insuffisance rénale aiguë, oligurie/anurie, polyurie, coloration anormale des urines (anodine et ne devant pas être confondue avec une hématurie). Le rôle de limipénem/cilastatine dans les modifications de la fonction rénale est difficile à évaluer car les patients présentaient généralement des facteurs prédisposant à une azotémie prérénale ou à une altération de la fonction rénale. |
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
Très rare |
Prurit vulvaire. |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Peu fréquent |
Fièvre, douleur locale et induration au site dinjection, érythème au site dinjection. |
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Très rare |
Gêne thoracique, asthénie/faiblesse. |
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Investigations |
Fréquent |
Elévation des transaminases sériques, élévation des phosphatases alcalines sériques. |
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Peu fréquent |
Test de Coombs direct positif, allongement du temps de prothrombine, diminution de lhémoglobine, élévation de la bilirubinémie, élévation de la créatininémie, élévation de lurée sanguine. |
Population pédiatrique (≥ 3 mois)
Dans les études menées chez 178 enfants âgés de ≥ 3 mois, les effets indésirables rapportés sont cohérents avec ceux rapportés chez les adultes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Les symptômes de surdosage pouvant survenir sont cohérents avec le profil des effets indésirables ; ils peuvent être à type de crises convulsives, confusion, tremblements, nausées, vomissements, hypotension, bradycardie. Il nexiste pas de données spécifiques sur le traitement dun surdosage par IMIPENEM CILASTATINE MYLAN.
Limipénem/cilastatine sodique est hémodialysable. Cependant, lutilité de cette technique en cas de surdosage est inconnue.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antibactériens à usage systémique, carbapénèmes, code ATC : J01DH51.
Mécanisme daction
IMIPENEM CILASTATINE MYLAN est une association de deux composants : limipénem et la cilastatine sodique dans un rapport de 1/1 (p/p).
Limipénem (N-formimidoyl-thiénamycine) est un dérivé semi-synthétique de la thiénamycine, le composé mère produit par une bactérie filamenteuse Streptomyces cattleya.
Limipénem exerce une activité bactéricide en inhibant la synthèse de la paroi cellulaire bactérienne des bactéries à Gram positif et négatif par fixation aux protéines de liaison aux pénicillines (PLP).
La cilastatine sodique est un inhibiteur qui a une action compétitive, réversible et spécifique sur la déhydropeptidase-I, enzyme rénale qui métabolise et inactive limipénem. Elle ne possède pas dactivité antibactérienne intrinsèque et naffecte pas lactivité antibactérienne de limipénem.
Relation pharmacocinétique/pharmacodynamique (PK/PD)
Comme avec les autres antibiotiques de la famille des bêta-lactamines, il a été montré que la durée durant lequelle la concentration dimipénem dépasse la CMI (T> CMI) est le paramètre le mieux corrélé à lefficacité.
Mécanisme de résistance
La résistance à limipénem peut être due aux causes suivantes :
· Diminution de la perméabilité de la membrane externe des bactéries à Gram négatif (en raison dune diminution de la production des porines).
· Limipénem peut être éliminé de façon active de la cellule par une pompe à efflux.
· Diminution de laffinité de l'imipénem pour les PLP.
· Limipénem est stable à lhydrolyse par la plupart des bêta-lactamases, incluant les pénicillinases et les céphalosporinases produites par les bactéries à Gram positif et à Gram négatif, à lexception des bêta-lactamases relativement rares qui hydrolysent les carbapénèmes. Les espèces résistantes à dautres carbapénèmes présentent généralement une co-résistance à limipénem. Il nexiste pas de résistance croisée au niveau de la cible entre limipénem et les antibiotiques de la famille des quinolones, les aminosides, les macrolides et les tétracyclines.
Concentrations critiques
Selon lEUCAST, les CMI critiques de limipénème sont les suivantes (v 10.0, valide à compter du 01-01-2020) :
|
Concentrations minimales inhibitrices (mg/L) |
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Sensible ≤ |
Résistant > |
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2 |
4 |
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Enterobacterales1 (Morganella morganii, Proteus sp. et Providencia sp.) |
0,001 |
4 |
|
Pseudomonas sp. |
0,001 |
4 |
|
Acinetobacter sp. |
2 |
4 |
|
Staphylococcus sp. |
Déduite de la sensibilité à la céfoxitine |
|
|
Enterococcus sp. |
0,001 |
4 |
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Streptococcus A, B, C, G |
Déduite de la sensibilité à pénicilline |
|
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Streptococcus pneumoniae |
2 |
2 |
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Streptocoques du groupe viridans |
2 |
2 |
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Haemophilus influenzae |
2 |
2 |
|
Moraxalla catarrhalis2 |
2 |
2 |
|
Anaérobies à Gram positif sauf Clostridioides difficile |
2 |
4 |
|
Anaérobies à Gram-négatif |
2 |
4 |
|
2 |
2 |
|
|
Concentrations critiques non liées à lespèce3 |
2 |
4 |
1 Lactivité intrinsèquement faible de limipénème contre Morganella morganij, Proteus sp. et Providencia sp nécessite une exposition élevée à limipénème
2 Les isolats non sensibles sont rares et nont pas encore été décrits. Lidentification et le résultat de test de sensibilité antimicrobienne de ces isolats doivent être confirmés et lisolat doit être envoyé à un laboratoire de référence.
3 Les concentrations critiques non spécifiques despèce ont été déterminées principalement sur la base des données PK/PD et sont indépendantes de la distribution des CMI spécifiques despèces. Elles sappliquent uniquement aux espèces non mentionnées dans le résumé des concentrations critiques spécifiques despèces ou dans les notes de bas de page.
Sensibilité
La prévalence de la résistance acquise peut varier selon la géographie et le temps pour certaines espèces et linformation locale sur la résistance est souhaitable, surtout pour le traitement dinfections sévères. Si nécessaire, un avis dexpert doit être demandé lorsque la prévalence locale de la résistance est telle que lintérêt du médicament dans au moins certains types dinfections est discutable.
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Espèces habituellement sensibles |
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Aérobies à Gram positif : |
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Enterococcus faecalis |
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Staphylococcus aureus (sensible à la méticilline)* |
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Staphylococcus coagulase négative (sensible à la méticilline) |
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Streptococcus agalactiae |
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Streptococcus pneumoniae |
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Streptococcus pyogenes |
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Streptocoques du groupe viridans |
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Aérobies à Gram négatif : |
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Citrobacter freundii |
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Enterobacter aerogenes |
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Enterobacter cloacae |
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Escherichia coli |
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Haemophilus influenzae |
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Klebsiella oxytoca |
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Klebsiella pneumoniae |
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Moraxella catarrhalis |
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Serratia marcescens |
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Anaérobies à Gram positif : |
|
Clostridium perfringens** |
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Peptostreptococcus sp.** |
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Anaérobies à Gram négatif : |
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Bacteroides fragilis |
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Bacteroides du groupe fragilis |
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Fusobacterium sp. |
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Porphyromonas asaccharolytica |
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Prevotella sp. |
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Veillonella sp. |
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Espèces pour lesquelles la résistance acquise peut être un problème : |
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Aérobies à Gram négatif : |
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Complexe Acinetobacter baumannii-calcoaceticus |
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Pseudomonas aeruginosa |
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Espèces naturellement résistantes |
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Aérobies à Gram positif : |
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Enterococcus faecium |
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Aérobies à Gram négatif : |
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Certaines souches du complexe Burkholderia cepacia |
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Legionella sp. |
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Stenotrophomonas maltophilia (anciennement Xanthomonas maltophilia, anciennement Pseudomonas maltophilia) |
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Autres : |
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Chlamydia sp. |
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Chlamydophila sp. |
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Mycoplasma sp. |
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Ureoplasma urealyticum |
* Tous les staphylocoques résistants à la méticilline sont résistants à limipénem/cilastatine.
** La concentration critique non liée à lespèce de lEUCAST est utilisée
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Après une perfusion intraveineuse dimipénem/cilastatine durant 20 minutes chez des volontaires sains, les concentrations plasmatiques maximales dimipénem ont été de 12 à 20 μg/mL pour la dose 250 mg/250 mg, de 21 à 58 μg/mL pour la dose 500 mg/500 mg et de 41 à 83 μg/mL pour la dose 1 000 mg/1 000 mg. Les concentrations plasmatiques maximales moyennes ont été respectivement de 17, 39 et 66 μg/mL après les doses de 250 mg/250 mg, 500 mg/500 mg et 1 000 mg/1 000 mg. A ces doses, les concentrations plasmatiques de l'imipénem diminuent en dessous de 1 μg/mL ou moins en quatre à six heures.
Distribution
La liaison de limipénem aux protéines sériques humaines est denviron 20 %.
Biotransformation
Lorsquil est administré seul, limipénem est métabolisé dans les reins par la déhydropeptidase I. Lélimination urinaire individuelle a été de 5 à 40 %, avec une élimination moyenne de 15 à 20 % selon plusieurs études.
La cilastatine est un inhibiteur spécifique de lenzyme déhydropeptidase-I qui inhibe efficacement le métabolisme de limipénem ; ladministration concomitante dimipénem et de cilastatine permet ainsi datteindre des concentrations antibactériennes thérapeutiques dimipénem dans les urines et dans le plasma.
Elimination
La demi-vie plasmatique de limipénem est dune heure. Environ 70 % de lantibiotique administré sont retrouvés sous forme inchangée dans les urines dans les dix heures et lexcrétion urinaire de limipénem est ensuite indétectable. Après une dose de 500 mg/500 mg dimipénem/cilastatine, les concentrations urinaires dimipénem sont supérieures à 10 μg/mL jusquà la huitième heure. Le reste de la dose administrée est retrouvé dans les urines sous forme de métabolites dépourvus dactivité antibactérienne et lélimination fécale de limipénem est pratiquement nulle.
Aucune accumulation de limipénem dans le plasma ou les urines na été observée lorsque les doses dimipénem/cilastatine ont été administrées à intervalles de six heures chez des patients ayant une fonction rénale normale.
Cilastatine
Absorption
Après une perfusion intraveineuse dimipénem/cilastatine durant 20 minutes, les concentrations plasmatiques maximales de cilastatine ont été de 21 à 26 μg/mL pour la dose 250 mg/250 mg, de 21 à 55 μg/mL pour la dose 500 mg/500 mg et de 56 à 88 μg/mL pour la dose 1 000 mg/1 000 mg. Les concentrations plasmatiques maximales moyennes de cilastatine ont été respectivement de 22, 42 et 72 μg/mL après les doses de 250 mg/250 mg, 500 mg/500 mg et 1 000 mg/1 000 mg.
Distribution
La liaison de la cilastatine aux protéines sériques humaines est denviron 40 %.
Biotransformation et élimination
La demi-vie plasmatique de la cilastatine est denviron une heure. Environ 70 à 80 % de la dose de cilastatine sont retrouvés sous forme de cilastatine inchangée dans les urines dans les 10 heures suivant ladministration dIMIPÉNEM CILASTATINE. Par la suite, on ne retrouve plus de cilastatine dans les urines. Environ 10 % sont éliminés sous forme de métabolite N-acétyle, qui possède une activité inhibitrice de la déhydropeptidase comparable à celle de la cilastatine. Lactivité de la déhydropeptidase-I dans le rein revient rapidement à un niveau normal après lélimination de la cilastatine de la circulation sanguine.
Pharmacocinétique dans les populations particulières
Insuffisance rénale
Après une dose intraveineuse unique de 250 mg/250 mg dimipénem/cilastatine, laire sous la courbe (ASC) de limipénem est multipliée par 1,1, 1,9 et 2,7 respectivement chez les sujets présentant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine (ClCr) 50-80 mL/min/1,73 m²), modérée (ClCr 30-< 50 mL/min/1,73 m²) et sévère (ClCr < 30 mL/min/1,73 m²), par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale (ClCr > 80 mL/min/1,73 m²), et l'ASC de la cilastatine est multipliée par 1,6, 2,0 et 6,2 respectivement chez les sujets présentant une insuffisance rénale légère, modérée et sévère, par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale. Après une dose intraveineuse unique de 250 mg/250 mg dimipénem/cilastatine administrée 24 heures après une séance dhémodialyse, les ASC de limipénem et de la cilastatine sont multipliées par 3,7 et 16,4 respectivement par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale. Après administration intraveineuse dimipénem/cilastatine, lélimination urinaire, la clairance rénale et la clairance plasmatique de limipénem et de la cilastatine décroissent avec la diminution de la fonction rénale. La posologie doit être adaptée chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2).
Insuffisance hépatique
La pharmacocinétique de limipénem chez les patients présentant une insuffisance hépatique na pas été établie. Du fait du métabolisme hépatique limité de limipénem, il nest pas attendu que sa pharmacocinétique soit affectée par linsuffisance hépatique. Aucune adaptation posologique nest donc recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique
La clairance (CL) et le volume de distribution (Vdss) moyens de l'imipénem ont été environ 45 % plus élevés chez les patients pédiatriques (âgés de 3 mois à 14 ans) par rapport aux adultes. Après l'administration de 15/15 mg/kg de poids corporel d'imipénem/cilastatine à des patients pédiatriques, l'ASC de l'imipénem a été environ 30 % plus élevée que l'exposition des adultes recevant une dose de 500 mg/500 mg. A la dose plus élevée, l'exposition après l'administration de 25/25 mg/kg d'imipénem/cilastatine à des enfants a été 9 % plus élevée que l'exposition des adultes recevant une dose de 1 000 mg/1 000 mg.
Sujets âgés
Chez des volontaires sains âgés (âgés de 65 à 75 ans, ayant une fonction rénale normale pour leur âge), la pharmacocinétique dune dose unique dimipénem/cilastatine 500 mg/500 mg, administrée par voie intraveineuse en 20 minutes, a été en concordance avec celle attendue chez des sujets présentant une insuffisance rénale légère, pour lesquels aucune adaptation posologique nest jugée nécessaire. Les demi-vies plasmatiques moyennes de limipénem et de la cilastatine ont été respectivement de 91 ± 7,0 minutes et 69 ± 15 minutes. Des administrations répétées nont pas eu deffet sur la pharmacocinétique de limipénem ou de la cilastatine et il na pas été observé daccumulation de limipénem/cilastatine (voir rubrique 4.2).
5.3. Données de sécurité préclinique
Les études chez lanimal ont montré que la toxicité induite par limipénem, sous forme dune seule entité, était limitée au rein. La co-administration de cilastatine avec limipénem selon un rapport 1:1 a prévenu les effets néphrotoxiques de limipénem chez les lapins et les singes. Les données disponibles suggèrent que la cilastatine prévient la néphrotoxicité en empêchant lentrée de limipénem dans les cellules tubulaires.
Dans une étude de tératogenèse chez la femelle singe cynomolgus gravide, ladministration dimipénem/cilastatine sodique à la dose de 40/40 mg/kg/jour (injection intraveineuse en bolus) a entraîné une toxicité maternelle, incluant vomissements, manque dappétit, perte de poids, diarrhée, avortements spontanés et mort dans certains cas. Lorsque des doses dimipénem/cilastatine sodique (approximativement de 100/100 mg/kg/jour, soit environ 3 fois la dose intraveineuse quotidienne recommandée habituelle en clinique) ont été administrées à des femelles singes cynomolgus gravides, à une vitesse de perfusion intraveineuse simulant lutilisation clinique chez lhomme, lintolérance maternelle a été minimale (vomissements occasionnels), sans mortalité maternelle ni signes de tératogénicité, mais il a été observé une augmentation de la perte embryonnaire par rapport aux groupes témoins (voir rubrique 4.6).
Il na pas été mené détudes à long terme chez lanimal pour évaluer le potentiel carcinogène de limipénem/cilastatine.
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments à lexception de ceux mentionnés à la rubrique 6.6.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Avant reconstitution : à conserver à une température ne dépassant pas +25°C.
Après reconstitution : la solution reconstituée doit être utilisée dans les 4 heures si elle est conservée à une température inférieure à 25°C ou dans les 24 heures si elle est conservée au réfrigérateur.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon (verre de Type I) de 30 ml ou 100 ml muni d'un bouchon (bromobutyl) et d'une fermeture Flip-off (polypropylène). Boîte de 1, 10 et 20 flacon(s).
Flacon (verre de Type I) de 22 ml muni d'un bouchon (chlorobutyl) et d'un système de transfert pour poche. Boîte de 1, 10 et 20 flacon(s).
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Mode d'emploi
IMIPENEM CILASTATINE MYLAN 500 mg/500 mg, poudre pour solution pour perfusion doit être reconstitué puis dilué dans un solvant adapté avant perfusion.
La solution de perfusion devra être préparée pour obtenir un volume total de 100 ml (5 mg d'imipénem et 5 mg de cilastatine par ml).
Attention : Ne pas utiliser de solvant contenant du lactate pour reconstituer ce médicament; cependant il est possible de l'administrer simultanément à une perfusion de lactate, par l'intermédiaire d'une tubulure en Y.
Ne pas mélanger cette solution avec un autre antibiotique dans la même perfusion.
I. Pour poudre en flacon:
1. Reconstitution
· Dissoudre le contenu d'un flacon dIMIPÉNEM/CILASTATINE MYLAN 500 mg/500 mg poudre pour solution pour perfusion en ajoutant 10 ml d'une des solutions injectables suivantes dans le flacon: chlorure de sodium à 0,9 pour cent; glucose à 5 pour cent; glucose à 10 pour cent; glucose à 5 pour cent tamponné à 0,02 pour cent de bicarbonate de sodium; glucose à 5 pour cent et chlorure de sodium à 0,9 pour cent; glucose à 5 pour cent et chlorure de sodium à 0,45 pour cent; glucose à 5 pour cent et chlorure de sodium à 0,225 pour cent; mannitol à 2,5 pour cent; mannitol à 5 pour cent et mannitol à 10 pour cent; glucose à 5 pour cent et chlorure de potassium à 0,15 pour cent.
· Bien agiter le flacon.
· Recommencer avec 10 ml supplémentaires de la solution précédemment choisie pour s'assurer de la dissolution complète.
· Bien agiter le flacon.
· La reconstitution complète s'obtient en moins de 3 minutes, en secouant vigoureusement le flacon.
La durée de stabilité de la solution reconstituée est indiquée dans le tableau ci-dessous :
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Solvant |
Durée de stabilité |
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Température ambiante (25°C) |
Réfrigérateur (4°C) |
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Chlorure de sodium à 0,9% |
4 heures |
24 heures |
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Glucose à 5 % |
4 heures |
24 heures |
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Glucose à 10 % |
4 heures |
24 heures |
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Glucose à 5% tamponné à 0,02% de bicarbonate de sodium |
4 heures |
24 heures |
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Glucose à 5 % et chlorure de sodium à 0,9 % |
4 heures |
24 heures |
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Glucose à 5 % et chlorure de sodium à 0,45 % |
4 heures |
24 heures |
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Glucose à 5 % et chlorure de sodium à 0,225 % |
4 heures |
24 heures |
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Glucose à 5 % et chlorure de potassium à 0,15 % |
4 heures |
24 heures |
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Mannitol à 2,5 % |
4 heures |
24 heures |
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Mannitol à 5 et 10 % |
4 heures |
24 heures |
2. Dilution
Il convient de diluer la solution reconstituée dans le volume adéquat du solvant choisi pendant l'opération de reconstitution pour obtenir un volume total de 100 ml.
3. Perfusion
(Voir rubrique 4.2 « Posologie et mode d'administration » pour les modalités de perfusion).
La solution de perfusion ainsi obtenue doit être utilisée extemporanément.
Toute solution de perfusion non utilisée doit être jetée.
II. Pour Flacon avec système de transfert pour poche de 100 ml
1. Vérifier qu'il n'y a aucune particule étrangère dans le flacon de poudre; s'assurer que la bague de sécurité entre le capuchon et le flacon est intacte.
2. Enlever le capuchon en le tournant d'abord et en le tirant pour briser la bague de sécurité.
3. Introduire l'aiguille dans le raccord de la poche de perfusion. Pousser jusqu'à ce que l'embout aiguille perfore le flacon.
4. Tenir le flacon en position verticale.
5. Presser la poche de perfusion plusieurs fois pour transférer le solvant dans le flacon.
6. Agiter le flacon pour reconstituer la solution.
7. Retourner ensuite le matériel connecté, en tenant le flacon vers le bas.
8. Presser la poche de perfusion plusieurs fois pour créer une surpression dans le flacon,
9. Permettant à nouveau le transfert de la solution dans la poche de perfusion.
10. Répéter les points 4 et 5 jusqu'à ce que le flacon soit vide.
11. Remplir l'étiquette en la détachant du flacon et l'apposer sur la poche de perfusion en l'identifiant correctement.
12. La solution de perfusion ainsi obtenue doit être utilisée extemporanément.
Toute solution de perfusion non utilisée doit être jetée.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
117 ALLEE DES PARCS
69800 SAINT-PRIEST
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 388 073 4 9 : poudre en flacon (verre) de 100 ml. Boîte de 1.
· 34009 389 714 3 9 : poudre en flacon (verre) de 100 ml. Boîte de 10.
· 34009 389 716 6 8 : poudre en flacon (verre) de 100 ml. Boîte de 20.
· 34009 491 727 3 3 : poudre en flacon (verre) de 30 ml. Boîte de 1.
· 34009 491 729 6 2 : poudre en flacon (verre) de 30 ml. Boîte de 10.
· 34009 491 730 4 4 : poudre en flacon (verre) de 30 ml. Boîte de 20.
· 34009 388 074 0 0 : poudre en flacon (verre) de 22 ml et avec un système de transfert pour poche. Boîte de 1.
· 34009 389 717 2 9 : poudre en flacon (verre) de 22 ml et avec un système de transfert pour poche. Boîte de 10.
· 34009 389 718 9 7 : poudre en flacon (verre) de 22 ml et avec un système de transfert pour poche. Boîte de 20.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicament soumis à prescription hospitalière.
Médicaments liés cités dans ce texte
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- SANTURIL 500 mg, comprimé sécable
- CEFOXITINE PANPHARMA 1 g, poudre pour solution injectable (IV)
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