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LACRYADEX 1 mg/5 mg par g, pommade ophtalmique

CIS 69956680

Informations à jour au 7 décembre 2023.Version vérifiée par justelesRCP le 19 juillet 2026.

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Sommaire

Résumé des Caractéristiques du Produit

ANSM - Mis à jour le : 07/12/2023

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

LACRYADEX 1mg/5mg par g, pommade ophtalmique

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Dexaméthasone....................................................................................................................... 1 mg

Oxytétracycline ....................................................................................................................... 5 mg

Sous forme d’oxytétracycline dihydrate

Pour 1 g de pommade ophtalmique.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Pommade ophtalmique.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement local anti-inflammatoire et antibactérien de l’œil et de ses annexes :

- dans les suites de la chirurgie ophtalmologique,

- des infections dues à des germes sensibles à l’oxytétracycline avec composante inflammatoire.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.

4.2. Posologie et mode d'administration

Voie ophtalmique.

Posologie

RESERVE A L’ADULTE ET A L’ENFANT DE PLUS DE 8 ANS (en raison du passage systémique non négligeable et du risque de coloration permanente des dents).

1 à 3 applications par jour.

Durée du traitement : en moyenne 7 jours.

Un traitement plus long peut être prescrit sous surveillance ophtalmologique stricte.

Population pédiatrique

Aucune donnée n’est disponible.

Mode d’administration

Appliquer un centimètre (1 cm) de pommade dans le cul de sac conjonctival inférieur de l’œil malade ou des yeux malades et éventuellement sur le bord de la paupière.

Pour ce faire, après s’être préalablement lavé les mains, appuyer légèrement sur le tube pour en extraire la pommade.

Puis tirer la paupière vers le bas tout en regardant vers le haut et déposer la pommade entre la paupière et le globe oculaire.

Ne touchez pas l'œil ou les paupières avec l'extrémité du tube.

Rebouchez le tube de pommade après utilisation.

Le tube de pommade ne doit pas être conservé plus de 28 jours après ouverture (voir rubrique 6.4).

4.3. Contre-indications

Ce médicament est contre-indiqué:

- En cas d’hypersensibilité aux substances actives, notamment à l’oxytétracycline (antibiotique de la famille des tétracyclines) ou à l’un des excipients de la pommade mentionnés à la rubrique 6.1,

- En cas de kératite herpétique épithéliale dendritique, kératite mycosique, kératoconjonctivite virale épidémique au stade précoce,

- En cas de traitement par des rétinoïdes (voir rubrique 4.5),

- En cas de traitement par la vitamine A en cas d’apport de 10,000 UI/j et plus (voir rubrique 4.5),

- En cas de traitement par la rilpivirine (voir rubrique 4.5),

- A partir du deuxième trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.6),

- Chez les enfants de moins de 8 ans.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde

Ne pas avaler.

En cas d’hypersensibilité, le traitement doit être arrêté.

Des applications répétées et/ou prolongées de la pommade peuvent entraîner un passage systémique non négligeable du corticoïde.

Des applications répétées et/ou prolongées de la pommade peuvent entraîner une hypertonie oculaire chez certains patients et/ou un retard de cicatrisation.

Un syndrome de Cushing et/ou une inhibition de la fonction surrénalienne associés à l’absorption systémique de dexaméthasone ophtalmique peuvent survenir après un traitement continu intensif ou à long terme chez des patients prédisposés, y compris chez les enfants et les patients traités par des inhibiteurs du CYP3A4 (incluant le ritonavir et le cobicistat). Dans ce cas, le traitement doit être arrêté progressivement.

Troubles visuels :

Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d’une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d’apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d’une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d’une cataracte, d’un glaucome, ou d’une lésion plus rare telle qu’une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l’administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.

Ce médicament est généralement déconseillé :

- en cas d’allaitement,

- en cas de grossesse

- en association avec des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (supérieures ou égales à 1 g par prise et/ou supérieures ou égales à 3 g par jour), provoquant une majoration du risque hémorragique.

- en association avec le mifamurtide provoquant un risque de moindre efficacité du mifamurtide.

- en association avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 provoquant une augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde (en cas d’utilisation prolongée de corticoïdes par voie orale ou inhalée) par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

Précautions d’emploi

En l’absence d’amélioration rapide ou en cas de traitement prolongé, une surveillance médicale régulière comportant des contrôles bactériologiques avec étude de la sensibilité du germe permet de dépister une résistance au produit et d’adapter éventuellement le traitement.

Comme pour toutes les préparations ophtalmiques contenant un corticoïde, l’usage prolongé nécessite une surveillance ophtalmologique particulièrement attentive de la cornée, de la tension oculaire et du cristallin.

La prise concomitante de dexaméthasone avec les médicaments donnant des torsades de pointes entraine un risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Il est nécessaire de corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et de réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique (voir rubrique 4.5).

La prise concomitante de dexaméthasone avec les topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants entraine la diminution de l'absorption de la dexaméthasone. La prise concomitante de cyclines avec les topiques gastro-intestinaux, les antiacides, les adsorbants, les sels de calcium, les sels de fer, le strontium et les sels de zinc entraine la diminution de l'absorption des cyclines. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces substances à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible).

Ne touchez pas l'œil ou les paupières avec l'extrémité du tube.

Rebouchez le tube de pommade, après utilisation.

En cas de traitement par un collyre contenant un principe actif différent, instiller le collyre à 15 minutes d’intervalle.

Le port de lentilles doit être évité durant le traitement en raison du risque d’adsorption du corticoïde (la dexaméthasone). Par ailleurs, en cas d’inflammation/d’infection de l’œil, le port de lentilles de contact est déconseillé pendant toute la durée du traitement.

L’attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif (la dexaméthasone) pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors de contrôles antidopage.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Bien que les quantités d’oxytétracycline et de dexaméthasone passant dans la circulation systémique soient faibles après application oculaire, il convient de tenir compte des interactions observées avec ces deux principes actifs par voie générale.

Interactions liées à la présence d’oxytétracycline

Association contre-indiquée :

+ Rétinoïdes (voie générale) : risque d’hypertension intracrânienne.

+ Vitamine A : en cas d’apport de 10,000 UI/j et plus : risque d’hypertension intracrânienne.

Association faisant l’objet de précautions d’emploi :

+ Anticoagulants oraux : acénocoumarol, apixaban, dabigatran, édoxaban, fluindione, phénindione, rivaroxaban, warfarine.

Augmentation de l’effet anticoagulant oral et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent du taux de prothrombine et surveillance de l’INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l’anticoagulant oral pendant le traitement par la cycline et après son arrêt.

+ Antivitamines K: acénocoumarol, fluindione, warfarine.

Augmentation de l'effet de l'antivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'antivitamine K pendant le traitement par la cycline et après son arrêt.

Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR :

De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines qui imposent, dans ces conditions, de renforcer la surveillance de l'INR.

+ Topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants

Diminution de l’absorption de l’oxytétracycline.

Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible).

+ Calcium : Diminution de l'absorption digestive des cyclines.

Prendre les sels de calcium à distance des cyclines (plus de deux heures, si possible).

+ Fer : Diminution de l'absorption digestive des cyclines et du fer.

Prendre les sels de fer à distance des cyclines (plus de 2 heures, si possible).

+ Strontium : Diminution de l'absorption digestive du strontium.

Prendre le strontium à distance des cyclines (plus de deux heures, si possible).

+ Zinc : Diminution de l'absorption digestive des cyclines.

Prendre les sels de zinc à distance des cyclines (plus de 2 heures si possible).

Interactions liées à la présence de dexaméthasone

Association contre-indiquée :

+ Rilpivirine : avec la dexaméthasone par voie systémique (sauf en cas de prise unique), risque de diminution des concentrations plasmatiques de rilpivirine par augmentation de son métabolisme hépatique par la dexaméthasone.

Associations déconseillées :

+ Acide acétylsalicylique : majoration du risque hémorragique.

Association déconseillée avec des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (supérieures ou égales à 1 g par prise et/ou supérieures ou égales à 3 g par jour).

+ Mifamurtide : risque de moindre efficacité du mifamurtide.

+ Inhibiteurs puissants du CYP3A4 : kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole, ritonavir, cobicistat, clarithromycine, érythromycine, télithromycine.

En cas d’utilisation prolongée de corticoïdes par voie orale ou inhalée : augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde voire d’une insuffisance surrénalienne.

Préférer un corticoïde non métabolisé.

Associations faisant l’objet de précautions d'emploi :

+ Hypokaliémiants :

L'hypokaliémie est un facteur favorisant l'apparition de troubles du rythme cardiaque (torsades de pointes, notamment) et augmentant la toxicité de certains médicaments, par exemple la digoxine. De ce fait, les médicaments qui peuvent entraîner une hypokaliémie sont impliqués dans un grand nombre d'interactions. Il s'agit des diurétiques hypokaliémiants, seuls ou associés, des laxatifs stimulants, des glucocorticoïdes, du tétracosactide et de l'amphotéricine B (voie IV) : altizide, amphotericine B, bendroflumethiazide, betamethasone, bisacodyl, boldo, bourdaine, bumetanide, cascara, cascara sagrada, chlortalidone, cicletanine, clopamide, cortisone, cortivazol, dexamethasone, fludrocortisone, furosemide, hydrochlorothiazide, hydrocortisone, indapamide, methyclothiazide, methylprednisolone, piretanide, prednisolone, prednisone, reglisse, rhubarbe, ricin, ricinus communis, sene, sene de l'inde, sodium (docusate de), sodium (picosulfate de), sodium (ricinoleate de), tetracosactide, triamcinolone).

Risque majoré d'hypokaliémie. Surveiller la kaliémie, la corriger si besoin.

+ Digoxine (Digitaliques) : Hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques.

Corriger auparavant toute hypokaliémie et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

+ Substances susceptibles de donner des torsades de pointe : amiodarone, amisulpride, arsénieux, astémizole, bépridil, brétylium, chloroquine, chlorpromazine, citalopram, cocaïne, crizotinib, cyamémazine, disopyramide, dompéridone, dronédarone, dropéridol, erythromycine, escitalopram, flupentixol, fluphénazine, halofantrine, halopéridol, hydroquinidine, hydroxychloroquine, hydroxyzine, lévomépromazine, luméfantrine, méquitazine, méthadone, moxifloxacine, pentamidine, pimozide, pipampérone, pipéraquine, pipotiazine, quinidine, sotalol, sparfloxacine, spiramycine, sulpiride, sultopride, terfénadine, tiapride, toremifène, vandétanib, vincamine, zuclopenthixol.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Corriger toute hypokaliémie avant d’administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

+ Anticoagulants oraux : acénocoumarol, apixaban, dabigatran, édoxaban, fluindione, phénindione, rivaroxaban, warfarine.

Impact éventuel de la corticothérapie sur le métabolisme de l'anticoagulant oral ou de l’antivitamine K et sur celui des facteurs de la coagulation.

Risque hémorragique propre à la corticothérapie (muqueuse digestive, fragilité vasculaire) à fortes doses ou en traitement prolongé supérieur à 10 jours.

Lorsque l'association est justifiée, renforcer la surveillance : le cas échéant avec les antivitamines K, contrôle biologique au 8ème jour, puis tous les 15 jours pendant la corticothérapie et après son arrêt.

+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques : carbamazépine, fosphénytoïne, phénobarbital, phénytoïne, primidone.

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme hépatique par l’inducteur. Les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens et en cas de transplantation.

Surveillance clinique et biologique, adaptation de la posologie des corticoïdes pendant l'association avec l’inducteur et après son arrêt.

+ Inducteurs enzymatiques : apalutamide, carbamazepine, dabrafénib, efavirenz, enzalutamide, esclicarbazépine, fosphenytoine, létermovir, lorlatinib, lumacaftor, nevirapine, oxcarbazepine, phenobarbital, phenytoine, pitolisant, primidone, rifabutine, rifampicine.

Certains médicaments ont la propriété d'activer considérablement certaines voies métaboliques hépatiques par induction enzymatique. Associés à des médicaments fortement métabolisés au niveau du foie, ils sont, de ce fait, en mesure d'en modifier les concentrations plasmatiques. Il peut s'ensuivre, dans la majorité des cas, une moindre activité des médicaments associés à l'inducteur, voire la formation de métabolites toxiques. Les inducteurs enzymatiques à l'origine d'interactions cliniquement pertinentes sont notamment représentés par certains antiépileptiques, certains antituberculeux et antirétroviraux et le millepertuis (pour ce dernier, se reporter aux interactions qui lui sont propres).

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme hépatique par l'inducteur ; les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens et en cas de transplantation.

Surveillance clinique et biologique : adaptation de la posologie des corticoïdes pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+ Insuline, metformine, sulfamides hypoglycémiants

Élévation de la glycémie avec parfois cétose (diminution de la tolérance aux glucides par les corticoïdes). Prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance sanguine et urinaire, surtout en début de traitement. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par les corticoïdes et après son arrêt.

+ Isoniazide (décrit pour la prednisolone)

Diminution des concentrations plasmatiques de l'isoniazide. Mécanisme invoqué : augmentation du métabolisme hépatique de l'isoniazide et diminution de celui des glucocorticoïdes.

Surveillance clinique et biologique.

+ Praziquantel

Diminution possible des concentrations plasmatiques de praziquantel, avec risque d’échec du traitement, par augmentation du métabolisme hépatique du praziquantel par la dexaméthasone.

Décaler l’administration des deux médicaments d’au moins une semaine.

+ Cobimétinib

Augmentation du risque hémorragique. Surveillance clinique.

+ Topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants

Diminution de l’absorption de la dexaméthasone.

Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible).

Associations à prendre en compte :

+ Acide acétylsalicylique : majoration du risque hémorragique.

A prendre en compte avec des doses antalgiques ou antipyrétiques (supérieures ou égales à 500 mg par prise et/ou inférieures à 3 g par jour).

+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens : aceclofenac, acide mefenamique, acide niflumique, acide tiaprofenique, alminoprofene, celecoxib, dexketoprofene trometamol, diclofenac, etodolac, étoricoxib, fenoprofene, flurbiprofene, ibuprofene, indometacine, ketoprofene, meloxicam, morniflumate, nabumetone, naproxene, nimesulide, parecoxib, piroxicam, rofecoxib, sulindac, tenoxicam.

Augmentation du risque d’ulcération et d’hémorragie gastro-intestinale.

+ Antihypertenseurs

Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

+ Héparines : daltéparine sodique, danaparoide sodique, enoxaparine, fondaparinux, héparine calcique, héparine sodique, nadroparine calcique, réviparine, tinzaparine.

Augmentation du risque hémorragique.

+ Interféron alpha

Risque d'inhibition de l'action de l'interféron.

+ Fluoroquinolones : ciprofloxacine, délafloxacine, enoxacine, levofloxacine, lomefloxacine, moxifloxacine, norfloxacine, ofloxacine, pefloxacine.

Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.

+ Vaccins vivants atténués

Risque de maladie généralisée éventuellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente.

Utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

En cas d'administration oculaire, le passage systémique est non négligeable. Toutefois, par rapport à une forme collyre, le passage systémique à partir d'une forme pommade est vraisemblablement très faible.

La présence d'oxytétracycline conditionne la conduite à tenir en cas de grossesse et en cas d'allaitement.

Grossesse

Un effet tératogène des cyclines a été retrouvé en expérimentation animale mais de façon inconstante. En clinique, l'utilisation des cyclines au cours d'un nombre limité de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet malformatif particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition en cours de grossesse.

L'administration de cyclines au cours des deuxième et troisième trimestres expose le fœtus au risque de coloration des dents de lait. En conséquence, à partir du deuxième trimestre de la grossesse, l'administration de ce médicament est contre-indiquée.

De plus, par mesure de précaution, il est déconseillé d’utiliser ce médicament pendant le premier trimestre de la grossesse.

Voir rubrique 4.4, paragraphe « Mises en garde ».

Allaitement

En cas de traitement par ce médicament, l'allaitement est déconseillé.

Voir rubrique 4.4, paragraphe « Mises en garde ».

Fertilité

Il n’y a pas d’information concernant un effet potentiel du médicament LACRYADEX sur la fertilité.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Possibilité de troubles de la vision liés à l'application de la pommade pouvant persister entre 5 et 30 minutes (selon la dose administrée). Dans ce cas, il convient, pendant toute la durée des troubles, d'éviter de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines.

En cas de gêne oculaire importante liée à l’inflammation/l’infection bactérienne de l’œil, il est recommandé d’attendre la fin des symptômes pour conduire un véhicule ou utiliser une machine.

4.8. Effets indésirables

· Possibilité d'irritation locale transitoire : prurit et gonflement des paupières et érythème conjonctival.

· Vision trouble après instillation

· Risque de réaction d'hypersensibilité cutanéo-conjonctivale.

· En usage prolongé : hypertension oculaire cortico-induite, opacification du cristallin, kératite superficielle due à la présence de corticoïde (voir rubrique 4.4, paragraphe « Mises en garde »).

En cas d'ulcération cornéenne ou sclérale, les corticoïdes peuvent retarder la cicatrisation et favoriser la surinfection.

Fréquence non déterminée : syndrome de Cushing, inhibition de la fonction surrénalienne.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

4.9. Surdosage

Aucun cas de surdosage n’a été rapporté. Cependant des applications répétées de façon prolongée de la pommade ophtalmique peuvent entraîner un passage systémique non négligeable des principes actifs, une hypertension oculaire cortico-induite, une opacification du cristallin, une kératite superficielle, et un retard de cicatrisation. Comme pour toutes les préparations ophtalmiques contenant un corticoïde, l’usage prolongé nécessite une surveillance ophtalmologique particulièrement attentive de la cornée, de la tension oculaire et du cristallin. Des cas d’amincissement de la cornée et de cataracte ont été rapportés après un traitement prolongé par certains corticoïdes locaux.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : ASSOCIATION ANTIBIOTIQUE/CORTICOIDE A USAGE OPHTALMIQUE code ATC : S01CA01.

La dexaméthasone base est un ANTI-INFLAMMATOIRE stéroïdien puissant. La dexaméthasone est un corticoïde de synthèse ayant une action anti-inflammatoire et antiallergique. La dexaméthasone a une action anti-inflammatoire plus puissante comparée à l'hydrocortisone (environ 25:1) et à la prednisolone (environ 5:1).

L'oxytétracycline est un antibiotique de la famille des tétracyclines. Les tétracyclines se lient spécifiquement au ribosome 30S et bloquent l’accès de l’ARNt au complexe ARNm-ribosome, ce qui interfère avec la synthèse protéique.

Spectre d'activité antibactérienne :

Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes :

S ≤ 4 mg/l et R > 8 mg/l.

La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.

Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :

Catégories

Fréquence de résistance acquise en France (>10%) (valeurs extrêmes)

ESPECES SENSIBLES

Aérobies à Gram positif

Bacillus

Entérocoques

Staphylococcus méti-S

Staphylococcus méti-R*

Streptococcus A

Streptococcus B

Streptococcus pneumoniae

Aérobies à Gram négatif

Branhamella catarrhalis

Brucella

Escherichia coli

Haemophilus influenzae

Klebsiella

Neisseria gonorrhoeae

Pasteurella

Vibrio cholerae

Anaérobies

Propionibacterium acnes

Autres

Borrelia burgdorferi

Chlamydia

Coxiella burnetti

Leptospira

Mycoplasma pneumoniae

Rickettsia

Treponema pallidum

Ureaplasma urealyticum

ESPECES RESISTANTES

Aérobies à Gram négatif

Acinetobacter

Proteus mirabilis

Proteus vulgaris

Pseudomonas

Serratia

40 - 80 %

70 - 80 %

20 %

80 - 90 %

20 - 40 %

20 - 40 %

10 %

10 - 30 %

* la fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de l'ensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.

Remarque : ce spectre correspond à celui des formes systémiques de l'oxytétracycline. Avec les présentations pharmaceutiques locales, les concentrations obtenues in situ sont très supérieures aux concentrations plasmatiques. Quelques incertitudes demeurent sur la cinétique des concentrations in situ, sur les conditions physico-chimiques locales qui peuvent modifier l'activité de l'antibiotique et sur la stabilité du produit in situ.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption et Distribution

Oxytétracycline :

Il n'y a pas de données pharmacocinétiques spécifiques concernant l'administration oculaire d'oxytétracycline.

Dexaméthasone :

La dexaméthasone est relativement lipophile et pénètre assez facilement les membranes oculaires. Les données pharmacocinétiques des corticostéroïdes ophtalmiques ont montré que la concentration intraoculaire obtenue est proportionnelle à la dose administrée.

Après administration unique, la dexaméthasone est mesurable dans l'humeur aqueuse humaine en 15 à 30 minutes.

Après administration répétée de collyre, la pénétration de la dexaméthasone dans le vitré est négligeable et la concentration de dexaméthasone dans l'humeur aqueuse est beaucoup plus faible qu'après une injection sous-conjonctivale.

Des données ont montré que la concentration tissulaire dépend étroitement de la formulation ophtalmique utilisée. Des concentrations plus élevées sont retrouvées après l'utilisation de pommades (par rapport aux collyres). La concentration de stéroïdes la plus élevée a été trouvée dans la cornée, suivie de l'humeur aqueuse et de l'iris, représentant respectivement 1/3 et 1/4 de la concentration cornéenne. Les pommades ont un meilleur effet thérapeutique, avec une diminution plus lente des taux de stéroïdes après utilisation par rapport à un collyre.

Biotransformation et Élimination

Il n'y a pas de données sur le métabolisme ou l'excrétion après l'administration oculaire d'oxytétracycline (ou avec tout autre antibiotique) et de dexaméthasone.

5.3. Données de sécurité préclinique

Les résultats des études de tolérance oculaires menées chez le rat et le lapin montrent une absence d’effet irritant oculaire décelable macro- et microscopiquement, après application de LACRYADEX 2 fois par jour pendant 15 jours.

Les observations actuelles ne fournissent aucune preuve de propriétés génotoxiques cliniquement pertinentes des glucocorticoïdes.

Dans les études chez l’animal, des résorptions fœtales et des fentes palatines ont été observées après administration de corticostéroïdes. Chez le lapin, les corticostéroïdes ont induit des résorptions fœtales et de nombreuses anomalies au niveau de la tête, des oreilles, des membres et du palais.

De plus, une inhibition de la croissance intra-utérine et des modifications du développement fonctionnel du système nerveux central ont été observées.

Les données non cliniques disponibles pour le chlorhydrate/dihydrate d’oxytétracycline, issues des études de toxicologie en administration répétée, de génotoxicité et de cancérogénèse et des fonctions de la reproduction n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme. Cependant, les études réalisées chez l’animal montrent que les tétracyclines passent la barrière placentaire et peuvent avoir certains effets sur les tissus osseux en développement (coloration des dents).

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Vaseline, paraffine liquide.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

Avant ouverture du tube : 36 mois.

Après première ouverture du tube : 28 jours.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne pas conserver tout tube entamé au-delà de 28 jours après ouverture.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Un tube en aluminium verni qui contient 10 g de pommade, muni d’une canule en polyéthylène et fermé par un bouchon en polyéthylène.

Boite de 1 tube.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

HORUS PHARMA

22 Allée Camille Muffat

INEDI 5

06200 NICE

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

· CIP 34009 302 637 2 3 : 10 g en tube (Aluminium verni).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

Médicaments liés cités dans ce texte

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