SUVREZA 20 mg/10 mg, comprimé pelliculé
CIS 60254779
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ANSM - Mis à jour le : 17/09/2021
SUVREZA 20 mg/10 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Rosuvastatine (sous forme de rosuvastatine calcique)............................................................ 20 mg
Ezétimibe.............................................................................................................................. 10 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Excipient(s) à effet notoire :
Chaque comprimé pelliculé contient 283,0 mg de lactose monohydraté et au maximum 2,7 mg de sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé jaune à jaune clair, rond, biconvexe, denviron 9,9 mm de diamètre.
4.1. Indications thérapeutiques
Hypercholestérolémie primaire/hypercholestérolémie familiale homozygote (HFHo)
SUVREZA est une association à dose fixe indiquée en traitement de substitution chez les patients adultes contrôlés de manière adéquate avec la rosuvastatine et lézétimibe administrés simultanément aux mêmes doses, mais en tant que produits distincts, en complément du régime alimentaire pour le traitement de lhypercholestérolémie primaire (familiale hétérozygote et non familiale) ou de lhypercholestérolémie familiale homozygote.
4.2. Posologie et mode d'administration
Le patient doit être sous un régime alimentaire hypolipidémiant adapté et doit poursuivre ce régime pendant le traitement par SUVREZA.
SUVREZA ne convient pas à un traitement initial. Linitiation du traitement ou lajustement de la posologie, si nécessaire, ne doit seffectuer quavec les substances actives individuelles. La détermination des posologies individuelles adéquates est nécessaire avant le passage à lassociation fixe au dosage correspondant.
Les patients doivent utiliser le dosage qui correspond à leur traitement antérieur.
La dose recommandée est dun comprimé de SUVREZA une fois par jour.
Co-administration avec des chélateurs des acides biliaires
SUVREZA doit être pris au moins 2 heures avant, ou au moins 4 heures après ladministration dun chélateur des acides biliaires (voir rubrique 4.5).
Population pédiatrique
La sécurité d'emploi et l'efficacité de SUVREZA chez les enfants âgés de moins de 18 ans n'ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 4.8, 5.1 et 5.2, mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être faite.
Sujet âgé
Une dose initiale de 5 mg de rosuvastatine est recommandée chez les patients âgés de plus de 70 ans (voir rubrique 4.4). Lassociation ne convient pas à un traitement initial. Linitiation du traitement ou lajustement de la posologie, si nécessaire, ne doit seffectuer quavec les substances actives individuelles. La détermination des posologies individuelles adéquates est nécessaire avant le passage à lassociation fixe au dosage correspondant.
Insuffisance hépatique
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (score de Child Pugh compris entre 5 et 6). Le traitement par SUVREZA nest pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child Pugh compris entre 7 et 9) ou sévère (score de Child Pugh > 9) (voir rubriques 4.4 et 5.2.). SUVREZA est contre-indiqué chez les patients atteints dune affection hépatique active (voir rubrique 4.3).
Insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère. La dose initiale recommandée est de 5 mg de rosuvastatine chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine <60ml/min). Lutilisation de SUVREZA chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère est contre-indiquée pour toutes les doses (voir rubriques 4.3 et 5.2).
Origine ethnique
Une augmentation de lexposition systémique à la rosuvastatine a été observée chez les sujets asiatiques (voir rubriques 4.4 et 5.2). La dose initiale recommandée pour les patients dorigine asiatique est de 5 mg de rosuvastatine. Lassociation à dose fixe ne convient pas à un traitement initial. Les substances actives doivent être utilisées individuellement pour initier le traitement ou pour modifier la posologie.
Polymorphismes génétiques
Certains types spécifiques de polymorphismes génétiques sont connus pour augmenter lexposition à la rosuvastatine (voir rubrique 5.2). Pour les patients présentant ces types spécifiques de polymorphismes, une dose quotidienne plus faible de SUVREZA est recommandée.
Posologie chez les patients présentant des facteurs de prédisposition au développement dune myopathie
La dose initiale recommandée est de 5 mg de rosuvastatine chez les patients présentant des facteurs de prédisposition au développement dune myopathie (voir rubrique 4.4). Lassociation à dose fixe ne convient pas à un traitement initial. Les substances actives doivent être utilisées individuellement pour initier le traitement ou pour modifier la posologie.
Traitement concomitant
La rosuvastatine est un substrat de divers transporteurs protéiques (par ex. OATP1B1 et BCRP). Le risque de myopathie (dont la rhabdomyolyse) est accru lorsque SUVREZA est administré en association avec certains médicaments qui peuvent augmenter la concentration plasmatique de la rosuvastatine en raison dinteractions avec ces transporteurs protéiques (par ex. la ciclosporine et certains inhibiteurs de protéases, dont les associations de ritonavir avec atazanavir, lopinavir, et/ou tipranavir ; voir rubriques 4.4 et 4.5).
Chaque fois que cela est possible, il faut envisager dutiliser dautres médicaments et, si nécessaire, envisager linterruption temporaire du traitement par SUVREZA. Dans des situations où la co-administration de ces médicaments avec SUVREZA est inévitable, le bénéfice et le risque liés au traitement concomitant ainsi que des ajustements de la posologie de la rosuvastatine doivent être évalués attentivement (voir rubrique 4.5).
Mode dadministration
Administration par voie orale. SUVREZA peut être administré à tout moment de la journée, avec ou sans nourriture.
Le comprimé doit être avalé entier avec un verre d'eau.
· Pendant la grossesse, pendant lallaitement et chez les femmes en âge de procréer nutilisant pas de mesures contraceptives appropriées (voir rubrique 4.6) ;
· En cas daffection hépatique active, ou délévations persistantes et non expliquées des taux de transaminases sériques, ou de toute élévation des taux de transaminases sériques dépassant 3 x la limite supérieure de la normale (LSN) (voir rubrique 4.4) ;
· Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubrique 4.4) ;
· Chez les patients atteints de myopathie (voir rubrique 4.4) ;
· Chez les patients recevant de la ciclosporine de façon concomitante (voir rubrique 4.5).
(voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.2)
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Des effets musculo-squelettiques, tels que myalgie, myopathie et rarement rhabdomyolyse, ont été rapportés chez des patients traités par rosuvastatine à toutes les doses, et en particulier à des doses > 20 mg.
Dans le cadre de la surveillance depuis la mise sur le marché de lézétimibe, des cas de myopathie et de rhabdomyolyse ont été rapportés. Toutefois, une rhabdomyolyse a été rapportée très rarement avec lézétimibe en monothérapie et très rarement lorsque lézétimibe était associé à dautres agents connus pour être associés à un risque accru de rhabdomyolyse.
Si une myopathie est suspectée sur la base de symptômes musculaires ou est confirmée par un taux de créatine phosphokinase (CPK), SUVREZA et tous les autres agents connus pour être associés à un risque accru de rhabdomyolyse que le patient prend en concomitance doivent être immédiatement interrompus. Tous les patients chez lesquels un traitement par SUVREZA est initié doivent être informés du risque de myopathie et recevoir la consigne de signaler rapidement toute douleur, sensibilité ou faiblesse musculaires inexpliquées (voir rubrique 4.8).
Mesure de la créatine kinase
La créatine kinase (CK) ne doit pas être mesurée à la suite dexercices physiques intenses ou en présence dune autre cause plausible daugmentation de la CK, qui pourraient fausser linterprétation des résultats. Si les taux initiaux de CK du patient sont significativement élevés (> 5 fois LSN), un test de confirmation doit être réalisé dans les 5 à 7 jours. Si ce second test confirme un taux initial de CK > 5 fois LSN, le traitement ne doit pas être instauré.
Avant le traitement
La prudence simpose chez les patients présentant des facteurs de prédisposition au développement dune myopathie/rhabdomyolyse. Ces facteurs comprennent :
· Insuffisance rénale ;
· Hypothyroïdie ;
· Antécédents personnels ou familiaux de troubles musculaires héréditaires ;
· Antécédents de toxicité musculaire avec un autre inhibiteur de lHMG-CoA réductase ou avec un fibrate ;
· Alcoolisme ;
· Age > 70 ans ;
· Situations dans lesquelles une augmentation des taux plasmatiques peut se produire (voir rubriques 4.2, 4.5 et 5.2) ;
· Utilisation concomitante de fibrates.
Chez ces patients, le risque lié au traitement doit être pris en compte au regard du bénéfice éventuel et une surveillance clinique est recommandée. Si les taux initiaux de CK sont significativement élevés (> 5 fois LSN), le traitement ne doit pas être instauré.
Pendant le traitement
Les patients doivent recevoir la consigne de signaler immédiatement toute douleur, faiblesse ou crampes musculaires inexpliquées, en particulier si celles-ci saccompagnent dun malaise ou de fièvre. Les taux de CK doivent être mesurés chez ces patients. Le traitement doit être interrompu si les taux de CK sont significativement élevés (> 5 x LSN) ou si les symptômes musculaires sont sévères et entraînent une gêne quotidienne (même si les taux de CK sont ≤ 5 x LSN). Si les symptômes disparaissent et que les taux de CK reviennent à la normale, il convient alors denvisager de réintroduire la rosuvastatine ou un autre inhibiteur de lHMG-CoA réductase à la dose la plus faible, en surveillant étroitement le patient. La surveillance de routine des taux de CK chez les patients asymptomatiques nest pas justifiée.
De très rares cas de myopathie nécrosante à médiation immunitaire (MNMI) ont été rapportés pendant ou après un traitement par des statines, dont la rosuvastatine. Sur le plan clinique, la MNMI se caractérise par une faiblesse musculaire proximale et des taux sériques de créatine kinase élevés, qui persistent malgré linterruption du traitement par statine.
Au cours des essais cliniques, aucune augmentation des effets musculo-squelettiques na été mise en évidence parmi le petit nombre de patients recevant de la rosuvastatine avec un traitement concomitant. Toutefois, une augmentation de lincidence de myosite et de myopathie a été observée chez les patients recevant dautres inhibiteurs de lHMG-CoA réductase conjointement à des dérivés de lacide fibrique, dont le gemfibrozil, la ciclosporine, lacide nicotinique, les antifongiques azolés, les inhibiteurs de protéases et les antibiotiques macrolides.
Le gemfibrozil augmente le risque de myopathie lorsquil est associé avec certains inhibiteurs de lHMG-CoA réductase. Par conséquent, lassociation de rosuvastatine et gemfibrozil nest pas recommandée. Le bénéfice complémentaire obtenu sur les paramètres lipidiques en associant la rosuvastatine avec des fibrates ou de la niacine doit être pesé avec prudence par rapport aux risques potentiels de telles associations.
SUVREZA ne doit pas être utilisé chez des patients présentant une affection aiguë grave suggérant une myopathie ou prédisposant au développement dune insuffisance rénale secondaire à une rhabdomyolyse (par ex. sepsis, hypotension, intervention chirurgicale majeure, traumatisme, troubles métaboliques, endocriniens et électrolytiques sévères, ou crises convulsives non contrôlées).
Effets hépatiques
Dans des essais contrôlés de co-administration chez des patients recevant de lézétimibe avec une statine, des élévations consécutives des taux de transaminases (≥ 3 fois LSN) ont été observées.
Il est recommandé de réaliser des tests de la fonction hépatique avant linitiation du traitement et 3 mois après celle-ci. La rosuvastatine doit être interrompue ou la dose doit être réduite si le taux de transaminases sériques est supérieur à 3 fois la LSN.
Chez les patients présentant une hypercholestérolémie secondaire causée par une hypothyroïdie ou un syndrome néphrotique, la maladie sous-jacente doit être traitée avant linitiation du traitement par rosuvastatine.
En raison des effets inconnus dune exposition accrue à lézétimibe chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, SUVREZA nest pas recommandé chez ces patients (voir rubrique 5.2).
Affection hépatigue et consommation d'alcool
Comme avec les autres inhibiteurs de lHMG-CoA reductase, la rosuvastatine doit être utilisée avec précaution chez les patients qui consomment des quantités excessives d'alcool et/ou ont des antécédents d'affection hépatique.
Effets rénaux
Une protéinurie, détectée à laide de bandelettes urinaires et principalement dorigine tubulaire, a été observée chez des patients traités par des doses élevées de rosuvastatine, en particulier avec la dose de 40 mg ; elle était transitoire ou intermittente dans la plupart des cas. La protéinurie ne sest pas avérée prédictive dune affection rénale aiguë ou évolutive (voir rubrique 4.8).
Diabète sucré
Certaines données suggèrent que les médicaments de la classe des statines peuvent entraîner une augmentation de la glycémie et peuvent provoquer, chez certains patients à haut risque de développer un diabète, un niveau dhyperglycémie pour lequel les soins antidiabétiques dusage sont adaptés.
Toutefois, ce risque est pondéré par la réduction du risque vasculaire avec les statines et, par conséquent, il ne doit pas constituer une raison darrêter le traitement par statine. Les patients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/L, IMC > 30 kg/m2, taux élevés de triglycérides, hypertension) doivent être surveillés à la fois sur le plan clinique et sur le plan biochimique, conformément aux recommandations nationales.
Dans létude JUPITER, la fréquence globale rapportée de diabète sucré était de 2,8 % sous rosuvastatine et de 2,3 % sous placebo, principalement chez les patients dont la glycémie à jeun était comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/L.
Pneumopathie interstitielle
Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été rapportés avec certaines statines, en particulier dans le cadre de traitement à long terme (voir rubrique 4.8). Le tableau clinique peut comprendre dyspnée, toux non productive et altération de létat général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion de développement dune pneumopathie interstitielle, le traitement par statine doit être interrompu.
Effets indésirables cutanés sévères
Des effets indésirables cutanés sévères, y compris un syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et un syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), pouvant engager le pronostic vital ou être fatals, ont été rapportés avec la rosuvastatine. Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et symptômes de réactions cutanées sévères, puis être étroitement surveillés. En cas dapparition de signes et symptômes évocateurs dune telle réaction, le traitement par SUVREZA doit être interrompu immédiatement et un traitement alternatif doit être envisagé.
Si le patient a développé une réaction grave telle quun SSJ ou un DRESS lors de lutilisation de SUVREZA, le traitement par SUVREZA ne doit en aucun cas être réinstauré chez ce patient.
Inhibiteurs de protéases
Une augmentation de lexposition systémique à la rosuvastatine a été observée chez des sujets recevant de la rosuvastatine de façon concomitante avec divers inhibiteurs de protéases associés à du ritonavir. Lors de linitiation et de laugmentation des doses de rosuvastatine chez des patients traités par inhibiteurs de protéases, il faut tenir compte à la fois du bénéfice hypolipidémiant lié à lutilisation de SUVREZA chez des patients atteints du VIH recevant des inhibiteurs de protéases et de laugmentation possible des concentrations plasmatiques de la rosuvastatine. Lutilisation concomitante avec certains inhibiteurs de protéases nest pas recommandée sauf si la dose de rosuvastatine est ajustée (voir rubriques 4.2 et 4.5).
Fibrates
La sécurité et lefficacité de lézétimibe administré avec des fibrates nont pas été établies (voir ci-dessus et rubriques 4.3 et 4.5).
En cas de suspicion de lithiase biliaire chez un patient recevant SUVREZA et du fénofibrate, il est indiqué de procéder à des examens de la vésicule biliaire et ce traitement doit être interrompu (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Anticoagulants
Si SUVREZA est associé à la warfarine, un autre anticoagulant coumarinique ou de la fluindione, lINR (International Normalised Ratio) doit être surveillé de manière appropriée (voir rubrique 4.5).
Acide fusidique
SUVREZA ne doit pas être co-administré avec des formes systémiques dacide fusidique ni dans les 7 jours suivant larrêt dun traitement par acide fusidique. Chez les patients pour lesquels lutilisation dacide fusidique systémique est considérée comme essentielle, le traitement par statine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par acide fusidique. Des cas de rhabdomyolyse (incluant des cas fatals) ont été rapportés chez des patients recevant une association dacide fusidique et de statines (voir rubrique 4.5). Les patients doivent recevoir la consigne de consulter immédiatement un médecin sils présentent tout symptôme de faiblesse, douleur ou sensibilité musculaires.
Le traitement par statine peut être réinstauré sept jours après la dernière dose dacide fusidique.
Dans des circonstances exceptionnelles, où une utilisation prolongée dacide fusidique systémique est nécessaire, par ex. pour le traitement dinfections sévères, la nécessité dune co-administration de SUVREZA et dacide fusidique ne doit être envisagée quau cas par cas et sous étroite surveillance médicale.
Origine ethnique
Les études de pharmacocinétique montrent une augmentation de lexposition à la rosuvastatine chez les sujets asiatiques par rapport aux sujets caucasiens (voir rubriques 4.2, 4.3 et 5.2).
Population pédiatrique
SUVREZA nest pas recommandé pour une utilisation chez les enfants et adolescents âgés de moins de 18 ans en raison de données insuffisantes concernant la sécurité et lefficacité.
SUVREZA contient du lactose monohydraté et du sodium
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Ciclosporine
Ladministration concomitante de SUVREZA avec la ciclosporine est contre-indiquée à cause de la rosuvastatine (voir rubrique 4.3). Lors dun traitement concomitant par rosuvastatine et ciclosporine, les valeurs de laire sous la courbe (ASC) de la rosuvastatine étaient en moyenne 7 fois plus élevées que celles observées chez des volontaires sains (voir Tableau 1). Ladministration concomitante na pas affecté les concentrations plasmatiques de la ciclosporine.
Dans une étude menée chez huit patients transplantés rénaux dont la clairance de la créatinine était > 50 ml/min et recevant une dose stable de ciclosporine, une dose unique de 10 mg dézétimibe a entraîné une augmentation de 3,4 fois (de 2,3 à 7,9 fois) de lASC moyenne de lézétimibe total par rapport à une population de volontaires sains recevant lézétimibe en monothérapie dans une autre étude (n = 17). Dans une étude distincte, chez un patient transplanté rénal qui présentait une insuffisance rénale sévère et recevait de la ciclosporine et plusieurs autres traitements, lexposition à lézétimibe total était 12 fois supérieure à celle des témoins qui recevaient de lézétimibe en monothérapie. Dans une étude en cross-over en deux phases menée chez douze sujets sains, ladministration quotidienne de 20 mg dézétimibe pendant 8 jours avec une dose unique de 100 mg de ciclosporine au jour 7 a entraîné une augmentation moyenne de 15 % de lASC de la ciclosporine (allant dune réduction de 10 % à une augmentation de 51 %) par rapport à une dose unique de 100 mg de ciclosporine en monothérapie. Aucune étude contrôlée na été réalisée sur leffet de lézétimibe en co-administration, sur lexposition à la ciclosporine chez des patients transplantés rénaux.
Fibrates et autres agents hypolipidémiants
Chez des patients recevant du fénofibrate et de lézétimibe, les médecins doivent être conscients du risque de lithiase biliaire et daffection de la vésicule biliaire (voir rubriques 4.4 et 4.8).
En cas de suspicion de lithiase biliaire chez un patient recevant de lézétimibe et du fénofibrate, il est indiqué de procéder à des examens de la vésicule biliaire et ce traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.8).
Ladministration concomitante de fénofibrate ou de gemfibrozil a entraîné une augmentation modeste des concentrations de lézétimibe total (multiplication par environ 1,5 et 1,7 respectivement).
La co-administration dézétimibe avec dautres fibrates na pas été étudiée.
Les fibrates peuvent augmenter lexcrétion de cholestérol dans la bile conduisant à une lithiase biliaire. Dans les études effectuées chez lanimal, lézétimibe a parfois augmenté le taux de cholestérol dans la vésicule biliaire, mais pas chez toutes les espèces (voir rubrique 5.3). Un risque lithogène associé à lutilisation dézétimibe à des doses thérapeutiques ne peut pas être exclu.
Lutilisation concomitante de rosuvastatine et de gemfibrozil a entraîné une multiplication par deux des valeurs de la Cmax et de lASC de la rosuvastatine (voir rubrique 4.4).
Sur la base de données provenant détudes dinteraction spécifiques, aucune interaction pharmacocinétique pertinente avec le fénofibrate nest attendue ; toutefois, une interaction pharmacodynamique pourrait se produire. Le gemfibrozil, le fénofibrate, dautres fibrates et des doses hypolipidémiantes (≥ 1 g/jour) de niacine (acide nicotinique) augmentent le risque de myopathie lorsquils sont administrés en association avec des inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, probablement en raison de leur propre potentiel à entraîner une myopathie lorsquadministrés en monothérapie.
Inhibiteurs de protéases
Même si le mécanisme exact de linteraction est inconnu, lutilisation concomitante dun inhibiteur de protéases peut augmenter fortement lexposition à la rosuvastatine (voir Tableau 1). Dans une étude de pharmacocinétique, la co-administration de 10 mg de rosuvastatine et dune combinaison de deux inhibiteurs de protéases (atazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg) chez des volontaires sains a été associée à une multiplication des valeurs de lASC et de la Cmax de la rosuvastatine par environ trois et sept respectivement. Lutilisation concomitante de la rosuvastatine et de certaines combinaisons dinhibiteurs de protéases peut être envisagée après avoir étudié attentivement lajustement de la posologie de la rosuvastatine en fonction de laugmentation attendue de lexposition à la rosuvastatine (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.5 Tableau 1).
Inhibiteurs des transporteurs protéiques
La rosuvastatine est un substrat de certains transporteurs protéiques, dont le transporteur hépatocytaire dinflux OATP1B1 et le transporteur defflux BCRP. Ladministration concomitante de rosuvastatine avec des médicaments qui sont des inhibiteurs de ces transporteurs protéiques peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de la rosuvastatine et une augmentation du risque de myopathie (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.5 Tableau 1).
Acide fusidique
Le risque de myopathie, y compris de rhabdomyolyse, peut être augmenté par ladministration concomitante dacide fusidique et de statines. Le mécanisme de cette interaction (quil soit pharmacodynamique, pharmacocinétique ou les deux) est encore inconnu. Des cas de rhabdomyolyse (incluant des cas fatals) ont été rapportés chez des patients recevant cette association.
Si le traitement par acide fusidique systémique est nécessaire, le traitement par rosuvastatine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par acide fusidique. Voir également la rubrique 4.4.
Enzymes du cytochrome P450
Les résultats provenant détudes in vitro et in vivo montrent que la rosuvastatine nest ni un inhibiteur ni un inducteur des isoenzymes du cytochrome P450. En outre, la rosuvastatine est un substrat mineur de ces isoenzymes. Par conséquent, aucune interaction médicamenteuse résultant du métabolisme médié par le cytochrome P450 nest attendue. Aucune interaction pertinente sur le plan clinique na été observée entre la rosuvastatine et le fluconazole (un inhibiteur du CYP2C9 et du CYP3A4) ou le kétoconazole (un inhibiteur du CYP2A6 et du CYP3A4).
Dans des études précliniques, il a été démontré que lézétimibe ninduit pas les enzymes du cytochrome P450 métabolisant le médicament. Aucune interaction pharmacocinétique cliniquement significative na été observée entre lézétimibe et des médicaments connus pour être métabolisés par les cytochromes P450 1A2, 2D6, 2C8, 2C9 et 3A4 ou la N-acétyltransférase.
Antiacides
Ladministration concomitante dantiacides a réduit le taux dabsorption de lézétimibe mais na pas eu deffet sur la biodisponibilité de lézétimibe. Cette réduction du taux dabsorption nest pas considérée comme cliniquement significative.
Ladministration simultanée de rosuvastatine avec une suspension antiacide contenant de lhydroxyde daluminium et de magnésium a entraîné une réduction de la concentration plasmatique de la rosuvastatine denviron 50 %. Cet effet a été atténué lorsque lantiacide a été administré 2 heures après la rosuvastatine. La pertinence clinique de cette interaction na pas été étudiée.
Cholestyramine
Ladministration concomitante de cholestyramine a réduit denviron 55 % lASC moyenne de lézétimibe total (ézétimibe + glucuronide dézétimibe). La réduction cumulée attendue du LDL-C (Low Density Lipoprotein-Cholesterol)) liée à lassociation dézétimibe à la cholestyramine, pourrait être diminuée par cette interaction (voir rubrique 4.2).
Anticoagulants, antivitamines K
Ladministration concomitante dézétimibe (10 mg une fois par jour) na pas eu deffet significatif sur la biodisponibilité de la warfarine ni sur le temps de prothrombine dans une étude menée chez 12 sujets adultes sains de sexe masculin. Cependant, depuis la mise sur le marché, des cas daugmentation du rapport international normalisé (INR) ont été rapportés chez des patients ayant reçu de lézétimibe en plus de la warfarine ou de la fluindione. Si SUVREZA est associé à la warfarine, un autre anticoagulant coumarinique ou de la fluindione, lINR doit être surveillé de manière appropriée (voir rubrique 4.4).
Comme avec les autres inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, linitiation du traitement ou laugmentation de la posologie de la rosuvastatine chez des patients traités de façon concomitante par des antivitamines K (par ex. la warfarine ou un autre anticoagulant coumarinique) peut entraîner une augmentation de lINR. Linterruption ou la réduction de la posologie de la rosuvastatine peut entraîner une réduction de lINR. Dans de tels cas, il est souhaitable de mettre en place une surveillance appropriée de lINR.
Lutilisation concomitante de rosuvastatine et dérythromycine a entraîné une réduction de 20 % de lASC(0-t) et une réduction de 30 % de la Cmax de la rosuvastatine. Cette interaction peut être causée par laugmentation de la motilité intestinale provoquée par lérythromycine.
Contraceptif oral/traitement hormonal substitutif (THS)
Lutilisation concomitante de rosuvastatine et dun contraceptif oral a entraîné une augmentation de lASC de léthinylestradiol et du norgestrel de 26 % et 34 % respectivement. Cette augmentation des taux plasmatiques doit être prise en compte lors de la sélection des doses de contraceptif oral. Aucune donnée pharmacocinétique nest disponible chez les femmes prenant simultanément de la rosuvastatine et un THS ; par conséquent, un effet similaire ne peut être exclu. Cependant, lassociation a été largement utilisée chez les femmes au cours dessais cliniques et a été bien tolérée.
Dans des études cliniques dinteraction, lézétimibe na pas eu deffet sur la pharmacocinétique des contraceptifs oraux (éthinylestradiol et lévonorgestrel).
Autres médicaments
Selon les données provenant détudes spécifiques dinteraction avec la rosuvastatine, aucune interaction pertinente sur le plan clinique nest anticipée avec la digoxine. Dans des études cliniques dinteraction, lézétimibe na pas eu deffet sur la pharmacocinétique de la dapsone, du dextrométhorphane, de la digoxine, du glipizide, du tolbutamide ou du midazolam en co-administration. La cimétidine co-administrée avec de lézétimibe na pas eu deffet sur la biodisponibilité de lézétimibe.
Ezétimibe/rosuvastatine
Chez les sujets présentant une hypercholestérolémie, ladministration concomitante de 10 mg de rosuvastatine et de 10 mg dézétimibe a entraîné une augmentation de 1,2 fois lASC de la rosuvastatine (Tableau 1). Une interaction pharmacodynamique, en termes deffets indésirables, entre la rosuvastatine et lézétimibe ne peut être exclue (voir rubrique 4.4).
Interactions nécessitant des ajustements de la posologie de la rosuvastatine (voir également Tableau 1)
Lorsquil est nécessaire de co-administrer la rosuvastatine avec dautres médicaments connus pour augmenter lexposition à la rosuvastatine, la posologie doit être ajustée. La dose journalière maximale doit être ajustée afin que lexposition attendue à la rosuvastatine ne dépasse pas celle dune dose journalière de 40 mg de rosuvastatine sans interaction médicamenteuse ; par exemple, une dose de 20 mg de rosuvastatine avec du gemfibrozil (augmentation de 1,9 fois), et une dose de 10 mg de rosuvastatine avec lassociation ritonavir/atazanavir (augmentation de 3,1 fois).
Tableau 1 : Effet de ladministration concomitante de médicaments sur lexposition à la rosuvastatine (ASC ; par ordre décroissant de variation) observé dans des essais cliniques publiés
|
Schéma posologique du médicament administré en association |
Schéma posologique de la rosuvastatine |
Variation de lASC de la rosuvastatine* |
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Ciclosporine 75 mg 2x/j à 200 mg 2x/j, 6 mois |
10 mg 1x/j, 10 jours |
↑ x 7,1 |
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Régorafénib 160 mg, 1x/j, 14 jours |
5 mg, dose unique |
↑ x 3,8 |
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Atazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg 1x/j, 8 jours |
10 mg, dose unique |
↑ x 3,1 |
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Velpatasvir 100 mg, 1x/j |
10 mg, dose unique |
↑ x 2,7 |
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Ombitasvir 25 mg/paritaprévir 150 mg/ Ritonavir 100 mg 1x/j/ dasabuvir 400 mg 2x/j, 14 jours |
5 mg, dose unique |
↑ x 2,6 |
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Grazoprévir 200 mg/ elbasvir 50 mg 1x/j, 11 jours |
10 mg, dose unique |
↑ x 2,3 |
|
Glécaprévir 400 mg/ pibrentasvir 120 mg 1x/j, 7 jours |
5 mg 1x/j, 7 jours |
↑ x 2,2 |
|
Lopinavir 400 mg/ritonavir 100 mg 2x/j, 17 jours |
20 mg 1x/j, 7 jours |
↑ x 2,1 |
|
Clopidogrel 300 mg en dose de charge, suivis par 75 mg à 24 heures |
20 mg, dose unique |
↑ x 2 |
|
Gemfibrozil 600 mg 2x/j, 7 jours |
80 mg, dose unique |
↑ x 1,9 |
|
Eltrombopag 75 mg 1x/j, 5 jours |
10 mg, dose unique |
↑ x 1,6 |
|
Darunavir 600 mg/ritonavir 100 mg 2x/j, 7 jours |
10 mg 1x/j, 7 jours |
↑ x 1,5 |
|
Tipranavir 500 mg/ritonavir 200 mg 2x/j, 11 jours |
10 mg, dose unique |
↑ x 1,4 |
|
Dronédarone 400 mg 2x/j |
Indisponible |
↑ x 1,4 |
|
Itraconazole 200 mg 1x/j, 5 jours |
10 mg, dose unique |
**↑ x 1,4 |
|
Ezétimibe 10 mg, 1x/j, 14 jours |
10 mg 1x/j, 14 jours |
**↑ x 1,2 |
|
Fosamprénavir 700 mg/ |
10 mg, dose unique |
↔ |
|
Aléglitazar 0,3 mg, 7 jours |
40 mg, 7 jours |
↔ |
|
Silymarine 140 mg 3x/j, 5 jours |
10 mg, dose unique |
↔ |
|
Fénofibrate 67 mg 3x/j, 7 jours |
10 mg, 7 jours |
↔ |
|
Rifampicine 450 mg 1x/j, 7 jours |
20 mg, dose unique |
↔ |
|
Kétoconazole 200 mg 2x/j, 7 jours |
80 mg, dose unique |
↔ |
|
Fluconazole 200 mg 1 x/j, 11 jours |
80 mg, dose unique |
↔ |
|
Erythromycine 500 mg 4x/j, 7 jours |
80 mg, dose unique |
↓ 20 % |
|
Baicaline 50 mg 3x/j, 14 jours |
20 mg, dose unique |
↓ 47 % |
* Les données présentées en multiples de (ou x-fois) représentent le rapport entre la co-administration des deux produits et la rosuvastatine en monothérapie. Les données présentées en % représentent la différence relative en % par rapport à la rosuvastatine en monothérapie.
Laugmentation est indiquée par « ↑ », aucun changement par « ↔ », la réduction par « ↓ ».
** Plusieurs études dinteraction ont été réalisées avec différentes posologies de la rosuvastatine ; le tableau indique le rapport le plus significatif.
1x/j = une fois par jour ; 2x/j = deux fois par jour ; 3x/j = trois fois par jour ; 4x/j = quatre fois par jour
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
SUVREZA est contre-indiqué pendant la grossesse et lallaitement (voir rubrique 4.3). Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace.
Grossesse
Aucune donnée clinique nest disponible sur lutilisation dézétimibe pendant la grossesse. Les études effectuées chez lanimal sur lutilisation dézétimibe en monothérapie nont pas mis en évidence deffets délétères directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryoftal, la naissance ou le développement postnatal (voir rubrique 5.3).
Etant donné que le cholestérol et dautres produits de la biosynthèse du cholestérol sont essentiels au développement du ftus, le risque potentiel lié à linhibition de lHMG-CoA réductase lemporte sur le bénéfice attendu du traitement pendant la grossesse. Les études effectuées chez lanimal ont mis en évidence de façon limitée une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Si une patiente débute une grossesse durant lutilisation de SUVREZA, le traitement doit être immédiatement interrompu.
Les études effectuées chez le rat ont montré que lézétimibe est excrété dans le lait maternel. On ne sait pas si lézétimibe est excrété dans le lait maternel chez la femme.
Chez le rat, la rosuvastatine est excrétée dans le lait maternel. Il nexiste pas de données sur lexcrétion dans le lait maternel chez la femme (voir rubrique 4.3).
Fertilité
Il nexiste aucune donnée dessai clinique disponible sur les effets de lézétimibe ou de la rosuvastatine sur la fertilité humaine. Lézétimibe na eu aucun effet sur la fertilité des rats mâles ou femelles ; la rosuvastatine à des doses élevées a montré une toxicité testiculaire chez les singes et les chiens (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables rapportés précédemment avec lun des composants individuels (ézétimibe ou rosuvastatine) peuvent constituer des effets indésirables potentiels avec SUVREZA.
Dans des études cliniques dont la durée allait jusquà 112 semaines, lézétimibe à 10 mg par jour a été administré en monothérapie chez 2 396 patients, avec une statine chez 11 308 patients ou avec du fénofibrate chez 185 patients.
Les effets indésirables étaient généralement légers et transitoires. Lincidence globale des effets indésirables était similaire pour lézétimibe et le placebo. De même, le taux dinterruptions du traitement en raison deffets indésirables était comparable entre lézétimibe et le placebo.
Les événements indésirables observés avec la rosuvastatine sont généralement légers et transitoires. Dans les essais cliniques contrôlés, moins de 4 % des patients traités par rosuvastatine sont sortis détude en raison dévénements indésirables.
Résumé des effets indésirables sous forme de tableau
La fréquence de survenue des effets indésirables est classée comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
|
Classe de systèmes dorganes MedDRA |
Fréquence |
Effet indésirable |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Rare |
Thrombopénie2 |
|
Fréquence indéterminée |
Thrombopénie5 |
|
|
Affections du système immunitaire |
Rare |
Réactions dhypersensibilité, dont angidème2 |
|
Fréquence indéterminée |
Hypersensibilité (dont rash, urticaire, anaphylaxie et angidème)5 |
|
|
Affections endocriniennes |
Fréquent |
Diabète sucré1, 2 |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Peu fréquent |
Diminution de lappétit3 |
|
Affections psychiatriques |
Fréquence indéterminée |
Dépression2, 5 |
|
Affections du système nerveux |
Fréquent |
Céphalées2, 4, sensations vertigineuses2 |
|
Peu fréquent |
Paresthésie4 |
|
|
Très rare |
Polyneuropathie2, perte de mémoire2 |
|
|
Fréquence indéterminée |
Neuropathie périphérique2, troubles du sommeil (dont insomnie et cauchemars)2, sensations vertigineuses5, paresthésie5 |
|
|
Affections vasculaires |
Peu fréquent |
Bouffées de chaleur3, hypertension3 |
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Peu fréquent |
Toux3 |
|
Fréquence indéterminée |
Toux2, dyspnée2, 5 |
|
|
Affections gastro-intestinales |
Fréquent |
Constipation2, nausée2, douleur abdominale2, 3, diarrhée3, flatulence3 |
|
Peu fréquent |
Dyspepsie3, reflux gastro-sophagien3, nausée3, bouche sèche4, gastrite4 |
|
|
Rare |
Pancréatite2 |
|
|
Fréquence indéterminée |
Diarrhée2, pancréatite5, constipation5 |
|
|
Affections hépatobiliaires |
Rare |
Augmentation du taux de transaminases hépatiques2 |
|
Très rare |
Ictère2, hépatite2 |
|
|
Fréquence indéterminée |
Hépatite5, lithiase biliaire5, cholécystite5 |
|
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Peu fréquent |
Prurit2, 4, rash2, 4, urticaire2, 4 |
|
Fréquence indéterminée |
Syndrome de Stevens-Johnson2, érythème polymorphe5, syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)2 |
|
|
Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Fréquent |
Myalgie2, 4 |
|
Peu fréquent |
Arthralgie3, spasmes musculaires3, cervicalgie3, dorsalgie4, faiblesse musculaire4, extrémités douloureuses4 |
|
|
Rare |
Myopathie (dont myosite)2, rhabdomyolyse2, syndrome lupoïde, rupture musculaire |
|
|
Très rare |
Arthralgie2 |
|
|
Fréquence indéterminée |
Myopathie nécrosante à médiation immunitaire2, troubles tendineux, parfois compliquées par une rupture2, myalgie5, myopathie/ rhabdomyolyse5 (voir rubrique 4.4) |
|
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Très rare |
Hématurie2 |
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
Très rare |
Gynécomastie2 |
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Investigations |
Fréquent |
Augmentation des taux dALAT et/ou dASAT4 |
|
Peu fréquent |
Augmentation des taux dALAT et/ou dASAT3, augmentation du taux de CPK dans le sang3, augmentation du taux de gamma-glutamyltransférase3, test hépatique anormal3 |
|
|
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
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Fréquent |
Asthénie2, fatigue3 |
|
Peu fréquent |
Douleur thoracique3, douleur3, asthénie4, dème périphérique4 |
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Fréquence indéterminée |
dème2, asthénie5 |
1 La fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risque (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/L, IMC > 30 kg/m2, taux élevés de triglycérides, antécédents dhypertension) pour la rosuvastatine.
2 Profil deffets indésirables pour la rosuvastatine basé sur les données provenant détudes cliniques et/ou de la vaste expérience depuis la mise sur le marché.
3 Ezétimibe en monothérapie. Les effets indésirables ont été observés chez des patients traités par ézétimibe (N = 2 396) et à une incidence plus élevée quavec le placebo (N = 1 159).
4 Ezétimibe co-administré avec une statine. Les effets indésirables ont été observés chez des patients traités par ézétimibe co-administré avec une statine (N = 11 308) et à une incidence plus élevée quavec la statine administrée en monothérapie (N = 9 361).
5 Effets indésirables supplémentaires de lézétimibe, rapportés dans le cadre de lexpérience depuis la mise sur le marché (avec ou sans statine).
Comme avec les autres inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, lincidence des effets indésirables liés au médicament a tendance à être dose dépendante.
Effets rénaux
Une protéinurie, décelée à laide de bandelettes urinaires et principalement dorigine tubulaire, a été observée chez des patients traités par rosuvastatine. Des variations dans les taux de protéines urinaires allant de labsence ou de traces, à ++ ou au-delà, ont été observées chez < 1 % des patients à un moment donné durant le traitement aux doses de 10 et 20 mg, et chez environ 3 % des patients traités à la dose de 40 mg. Une augmentation mineure de la variation (de labsence ou de traces à +) a été observée avec la dose de 20 mg. Dans la plupart des cas, la protéinurie diminue ou disparaît spontanément alors que le traitement est poursuivi. Lexamen des données provenant des essais cliniques et de lexpérience depuis la mise sur le marché jusquà ce jour na pas mis en évidence de lien de causalité entre la protéinurie et une affection rénale aiguë ou évolutive.
Des cas dhématurie ont été observés chez des patients traités par rosuvastatine et les données provenant des essais cliniques montrent que le taux de survenue est faible.
Effets musculo-squelettiques
Des effets musculo-squelettiques, tels que myalgies, myopathie (dont myosite) et rarement rhabdomyolyse avec et sans insuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients traités par rosuvastatine à toutes les doses, et en particulier aux doses > 20 mg.
Une augmentation dose-dépendante des taux de CK a été observée chez des patients prenant de la rosuvastatine ; la majorité des cas étaient légers, asymptomatiques et transitoires. En cas de taux de CK élevés (> 5 fois LSN), le traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.4).
Effets hépatiques
Comme avec les autres inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, une augmentation dose-dépendante des transaminases a été observée chez un petit nombre de patients prenant de la rosuvastatine ; la majorité des cas étaient légers, asymptomatiques et transitoires.
Les événements indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines :
· Dysfonction sexuelle ;
· Cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, en particulier dans le cadre de traitements à long terme (voir rubrique 4.4).
Résultats des analyses de laboratoire
Dans les essais cliniques contrôlés en monothérapie, lincidence des élévations cliniquement significatives des taux de transaminases sériques (ALAT et/ou ASAT ≥ 3 fois LSN, consécutivement) était similaire entre lézétimibe (0,5 %) et le placebo (0,3 %). Dans les essais portant sur la co-administration, lincidence était de 1,3 % pour les patients traités par ézétimibe co-administré avec une statine et de 0,4 % pour les patients traités par une statine en monothérapie. Ces élévations étaient généralement asymptomatiques, non associées à une cholestase, et les valeurs revenaient aux valeurs de référence après linterruption du traitement ou sans interruption du traitement (voir rubrique 4.4).
Dans les essais cliniques, des taux de CPK > 10 fois LSN ont été rapportés chez 4 des 1 674 patients (0,2 %) qui avaient reçu de lézétimibe en monothérapie versus 1 des 786 patients (0,1 %) qui avaient reçu un placebo, et chez 1 des 917 patients (0,1 %) qui avaient reçu de lézétimibe co-administré avec une statine versus 4 des 929 patients (0,4 %) qui avaient reçu une statine en monothérapie. Il ny a pas eu daugmentation des cas de myopathie ou de rhabdomyolyse associée à lézétimibe par rapport au groupe contrôle correspondant (placebo ou statine en monothérapie) (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
La sécurité demploi et lefficacité de SUVREZA chez les enfants âgés de moins de 18 ans nont pas encore été établies (voir rubrique 5.1).
Rosuvastatine : des élévations du taux de créatine kinase > 10 fois LSN et des symptômes musculaires après un exercice physique ou une activité physique accrue ont été observées plus fréquemment dans un essai clinique de 52 semaines chez les enfants et adolescents, comparativement à des adultes. Par ailleurs, le profil de sécurité de la rosuvastatine chez les enfants et les adolescents était similaire à celui des adultes.
Ezétimibe : Dans une étude menée chez des patients pédiatriques (âgés de 6 à 10 ans) atteints dhypercholestérolémie familiale hétérozygote ou non familiale (n = 138), des élévations des taux dALAT et/ou ASAT (≥ 3 fois LSN, consécutivement) ont été observées chez 1,1 % (1 patient) des patients sous ézétimibe comparativement à 0 % dans le groupe placebo. Il ny a pas eu délévation des taux de CPK (≥ 10 fois LSN). Aucun cas de myopathie na été rapporté.
Dans une étude distincte menée chez des adolescents (âgés de 10 à 17 ans) atteints dhypercholestérolémie familiale hétérozygote (n = 248), des élévations des taux dALAT et/ou ASAT (≥ 3 fois LSN, consécutivement) ont été observées chez 3 % (4 patients) des patients sous ézétimibe/simvastatine comparativement à 2 % (2 patients) dans le groupe sous simvastatine en monothérapie ; ces chiffres étaient respectivement de 2 % (2 patients) et 0 % en ce qui concerne les élévations des taux de CPK (≥ 10 fois LSN). Aucun cas de myopathie na été rapporté.
Ces essais nétaient pas adaptés pour comparer les effets indésirables rares liés au médicament.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
En cas de surdosage, il convient de mettre en place des mesures symptomatiques et de soutien.
Ezétimibe
Dans les études cliniques, ladministration dézétimibe à la dose de 50 mg/jour chez 15 sujets sains sur une période allant jusquà 14 jours, ou à la dose de 40 mg/jour chez 18 patients atteints dhypercholestérolémie primaire sur une période allant jusquà 56 jours, a généralement été bien tolérée. Chez lanimal, aucune toxicité na été observée après ladministration de doses uniques par voie orale de 5 000 mg/kg dézétimibe chez le rat et la souris et de 3 000 mg/kg chez le chien.
Quelques cas de surdosage ont été rapportés avec lézétimibe ; la plupart na pas été associée à des effets indésirables. Les effets indésirables rapportés nont pas été graves.
Rosuvastatine
La fonction hépatique et les taux de CK doivent être surveillés. Il est peu probable que lhémodialyse apporte un bénéfice.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Le cholestérol plasmatique est dérivé de labsorption intestinale et de la synthèse endogène. SUVREZA contient de lézétimibe et de la rosuvastatine, deux composés hypolipidémiants dont les mécanismes daction sont complémentaires. SUVREZA réduit les taux élevés de cholestérol total (CT), de LDL-C, dapolipoprotéine B (Apo B), de triglycérides (TG) et de non-HDL-C (cholestérol non à lipoprotéines de haute densité), et augmente le taux de HDL-C (cholestérol à lipoprotéines de haute densité) grâce à la double inhibition de labsorption et de la synthèse du cholestérol.
Ezétimibe
Mécanisme daction
Lézétimibe inhibe labsorption intestinale du cholestérol et des phytostérols apparentés. Lézétimibe est actif par voie orale et possède un mécanisme daction qui diffère de celui des autres classes de composés hypocholestérolémiants (par ex. statines, chélateurs des acides biliaires [résines], dérivés de lacide fibrique et stanols végétaux). La cible moléculaire de lézétimibe est le transporteur de stérols NPC1L1 (Niemann-Pick C1-Like 1), qui est responsable de labsorption intestinale du cholestérol et des phytostérols.
Lézétimibe se localise au niveau de la bordure en brosse de lintestin grêle et inhibe labsorption du cholestérol, entraînant une réduction du transfert du cholestérol intestinal vers le foie ; les statines réduisent la synthèse du cholestérol dans le foie et ensemble, ces mécanismes distincts permettent une réduction complémentaire du cholestérol. Dans une étude clinique de 2 semaines menée chez 18 patients atteints dhypercholestérolémie, lézétimibe a inhibé labsorption intestinale du cholestérol de 54 % par rapport au placebo.
Effets pharmacodynamiques
Une série détudes précliniques a été réalisée afin de déterminer la sélectivité de lézétimibe sur linhibition de labsorption du cholestérol. Lézétimibe a inhibé labsorption du [14C]-cholestérol sans effet sur labsorption des triglycérides, des acides gras, des acides biliaires, de la progestérone, de léthinylestradiol ou des vitamines A et D liposolubles.
Des études épidémiologiques ont établi que la morbidité et la mortalité cardiovasculaires variaient directement avec le taux de cholestérol total et de LDL-C, et inversement avec le taux de HDL-C.
Efficacité et sécurité clinique
Dans les études cliniques contrôlées, lézétimibe, que ce soit en monothérapie ou en association avec une statine, a réduit de façon significative les taux de CT, LDL-C, Apo B et TG et a augmenté le taux de HDL-C chez des patients atteints dhypercholestérolémie.
Hypercholestérolémie primaire
Dans une étude en double aveugle de 8 semaines, contrôlée par placebo, 769 patients atteints dhypercholestérolémie, recevant déjà une statine en monothérapie et natteignant pas le taux de LDL-C cible du programme national américain déducation sur le cholestérol (National Cholesterol Education Program, NCEP) (entre 2,6 et 4,1 mmol/L [entre 100 et 160 mg/dL], selon les caractéristiques initiales) ont été randomisés pour recevoir de lézétimibe à 10 mg ou un placebo en plus de leur traitement en cours par statine.
Chez les patients traités par statine et nétant pas à l'objectif de LDL-C lors du bilan initial (env. 82 %), un nombre significativement plus élevé de patients randomisés dans le groupe ézétimibe a atteint le taux de LDL-C cible au moment de lanalyse des critères dévaluation par rapport au groupe placebo, soit 72 % et 19 % respectivement. Les réductions correspondantes du taux de LDL-C étaient significativement différentes (25 % pour lézétimibe versus 4 % pour le placebo). De plus, lézétimibe, ajouté au traitement en cours par statine, a réduit de façon significative les taux de CT, dApo B et de TG, et augmenté le taux dHDL-C, comparativement au placebo. L'association d'ézétimibe ou d'un placebo à un traitement par une statine a diminué le taux médian de protéine C-réactive de respectivement 10 % et 0 % par rapport à la valeur initiale.
Dans deux études de 12 semaines randomisées, en double aveugle, contrôlées versus placebo menées chez 1 719 patients atteints dhypercholestérolémie primaire, lézétimibe 10 mg a réduit de façon significative les taux de CT (13 %), LDL-C (19 %), Apo B (14 %) et TG (8 %) et augmenté le taux de HDL-C (3 %) comparativement au placebo. De plus, lézétimibe na pas eu deffet sur les concentrations plasmatiques de vitamines liposolubles A, D et E, ni sur le temps de prothrombine et, comme dautres agents hypolipidémiants, na pas altéré la production des hormones corticosurrénaliennes.
Rosuvastatine
Mécanisme daction
La rosuvastatine est un inhibiteur sélectif et compétitif de lHMG-CoA réductase, lenzyme responsable du contrôle de la transformation de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl-coenzyme A en mévalonate, un précurseur du cholestérol. Le principal site daction de la rosuvastatine est le foie, lorgane cible pour la baisse des taux de cholestérol.
La rosuvastatine augmente le nombre de récepteurs hépatiques aux LDL à la surface des cellules, augmentant ainsi la captation et le catabolisme des LDL, et inhibe la synthèse hépatique des VLDL, réduisant ainsi le nombre total de particules de VLDL et de LDL.
Effets pharmacodynamiques
La rosuvastatine réduit les taux élevés de LDL-C, de CT et de TG et augmente le taux de HDL-C. Elle abaisse également les taux dApo B, de non-HDL-C, de VLDL-C, de VLDL-TG et augmente le taux dApoA-I (voir Tableau 2). La rosuvastatine diminue également les rapports LDL-C/HDL-C, CT/HDL-C, non-HDL-C/HDL-C et Apo B/ApoA-I.
Tableau 2 : Réponse en fonction de la dose chez les patients atteints dhypercholestérolémie primaire (de type IIa et IIb) (variation moyenne ajustée en pourcentage par rapport à la valeur initiale)
|
Dose (mg) |
N |
LDL-C |
CT |
HDL-C |
TG |
Non-HDL-C |
Apo B |
ApoA-I |
|
Placebo |
13 |
-7 |
-5 |
3 |
-3 |
-7 |
-3 |
0 |
|
5 |
17 |
-45 |
-33 |
13 |
-35 |
-44 |
-38 |
4 |
|
10 |
17 |
-52 |
-36 |
14 |
-10 |
-48 |
-42 |
4 |
|
20 |
17 |
-55 |
-40 |
8 |
-23 |
-51 |
-46 |
5 |
|
40 |
18 |
-63 |
-46 |
10 |
-28 |
-60 |
-54 |
0 |
Un effet thérapeutique est obtenu dans la semaine qui suit linitiation du traitement et 90 % de la réponse maximale est atteinte en 2 semaines. La réponse maximale est généralement atteinte après 4 semaines et se maintient par la suite.
Efficacité et sécurité clinique
La rosuvastatine est efficace chez les adultes atteints dhypercholestérolémie, avec et sans hypertriglycéridémie, indépendamment de lorigine ethnique, du sexe et de lâge, ainsi que dans des populations particulières comme les diabétiques ou les patients atteints dhypercholestérolémie familiale.
Dans les données poolées de phase III, la rosuvastatine sest montrée efficace dans le traitement de la majorité des patients ayant une hypercholestérolémie de type IIa et IIb (taux initial moyen de LDL-C denviron 4,8 mmol/L) pour atteindre les taux cibles des recommandations de la Société Européenne sur lAthérosclérose (EAS ; 1998) ; environ 80 % des patients traités à la dose de 10 mg ont atteint les taux cibles de LDL-C de lEAS (< 3 mmol/L).
Dans une étude de grande envergure, 435 patients ayant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote ont reçu de la rosuvastatine à des doses allant de 20 mg à 80 mg selon un schéma de titration forcée. Toutes les doses ont montré un effet bénéfique sur les paramètres lipidiques et sur lobjectif cible du traitement. Après une titration de la posologie jusquà une dose quotidienne de 40 mg (12 semaines de traitement), le taux de LDL-C a été réduit de 53 %. Trente-trois pourcent (33 %) des patients ont atteint les taux de LDL-C des recommandations de lEAS (< 3 mmol/L).
Dans un essai en ouvert avec titration forcée, 42 patients atteints dhypercholestérolémie familiale homozygote ont été évalués pour leur réponse à la rosuvastatine 20-40 mg. Dans la population globale, la réduction moyenne des taux de LDL-C était de 22 %.
Co-administration rosuvastatine/ézétimibe
Lassociation de rosuvastatine et ézétimibe 10 mg a entraîné des réductions plus importantes des taux de LDL-C et a permis à davantage de patients datteindre les valeurs cibles de LDL-C. Cela a été démontré dans une étude clinique menée chez 469 patients, qui ont été randomisés pour recevoir de la rosuvastatine en monothérapie ou en association avec de lézétimibe pendant 6 semaines.
Lassociation rosuvastatine/ézétimibe a abaissé le taux de LDL-C de façon significativement plus importante que la rosuvastatine (3,4mmol/L versus 2,8mmol/L). Les autres composants du profil lipides/lipoprotéines ont également été significativement améliorés (p < 0,001) avec lassociation rosuvastatine/ézétimibe. Les deux traitements ont été généralement bien tolérés.
Un autre essai clinique de 6 semaines, randomisé, en double aveugle, en groupes parallèles, a évalué la sécurité et lefficacité de lajout dézétimibe (10 mg) à une dose fixe de rosuvastatine versus une augmentation de la posologie de la rosuvastatine de 5 à 10 mg ou de 10 à 20 mg.
La population de létude comprenait 440 sujets à risque modérément élevé/élevé de maladie coronarienne et présentant des taux de LDL-C plus élevés que ceux établis dans les recommandations du National Cholesterol Education Program Adult Treatment Panel III (< 100 mg/dL pour les sujets à risque modérément élevé/élevé sans maladie vasculaire athéroscléreuse ou < 70 mg/dL pour les sujets à risque élevé présentant une maladie vasculaire athéroscléreuse). Les données poolées ont démontré que lézétimibe ajouté à la dose fixe de rosuvastatine 5 mg ou 10 mg a réduit le taux de LDL-C de 21 %. Par opposition, le doublement de la dose de rosuvastatine, à 10 mg ou 20 mg, a réduit le taux de LDL-C de 5,7 %. Individuellement, lassociation ézétimibe + rosuvastatine 5 mg a réduit le taux de LDL-C de façon plus importante que la rosuvastatine 10 mg, et lassociation ézétimibe + rosuvastatine 10 mg a réduit le taux de LDL-C de façon plus importante que la rosuvastatine 20 mg. Comparativement à laugmentation de la posologie de rosuvastatine, lajout dézétimibe a été significativement plus efficace pour latteinte des taux de LDL-C < 70 ou < 100 mg/dL, et < 70 mg/dL chez tous les sujets, et a entraîné des réductions significativement plus importantes des taux de CT, non-HDL-C et Apo B ainsi que des effets similaires sur les autres paramètres lipidiques. En conclusion, par rapport au doublement de la dose de rosuvastatine, lajout dézétimibe 10 mg à une dose fixe de rosuvastatine 5 mg ou 10 mg a entraîné des améliorations plus importantes pour de nombreux paramètres lipidiques.
Population pédiatrique
LAgence européenne des médicaments a accordé une dérogation à lobligation de soumettre les résultats détudes réalisées avec SUVREZA dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement de lhypercholestérolémie (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant lusage pédiatrique).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Les valeurs moyennes de lAire Sous la Courbe (ASC) et de la Cmax pour lézétimibe et la rosuvastatine totales nétaient pas différentes entre les groupes monothérapie et association rosuvastatine 10 mg et ézétimibe 10 mg.
Absorption
Ezétimibe
Après administration par voie orale, lézétimibe est rapidement absorbé et largement conjugué à un glucuronide phénolique pharmacologiquement actif (glucuronide dézétimibe). Les concentrations plasmatiques maximales moyennes (Cmax) sont atteintes après 1 à 2 heures pour le glucuronide dézétimibe et après 4 à 12 heures pour lézétimibe. La biodisponibilité absolue de lézétimibe ne peut pas être déterminée car le composant est pratiquement insoluble dans un milieu aqueux injectable.
Ladministration concomitante de nourriture (repas riche en matières grasses ou sans matières grasses) na pas eu deffet sur la biodisponibilité orale de lézétimibe lors dune administration sous forme de comprimés dézétimibe à 10 mg. Lézétimibe peut être administré avec ou sans nourriture.
Rosuvastatine
Les concentrations plasmatiques maximales de rosuvastatine sont atteintes environ 5 heures après ladministration par voie orale. La biodisponibilité absolue est denviron 20 %.
Distribution
Ezétimibe
La liaison aux protéines plasmatiques humaines est de 99,7 % pour lézétimibe et de 88 à 92 % pour le glucuronide dézétimibe.
Rosuvastatine
La rosuvastatine est majoritairement captée par le foie, qui est le site principal de la synthèse du cholestérol et de la clairance du LDL-C. Le volume de distribution de la rosuvastatine est denviron 134 l. Environ 90 % de la rosuvastatine est liée aux protéines plasmatiques, principalement à lalbumine.
Biotransformation
Ezétimibe
Lézétimibe est principalement métabolisé dans lintestin grêle et le foie par glucuroconjugaison (réaction de phase II), suivie dune excrétion biliaire. Un métabolisme oxydatif minimal (réaction de phase I) a été observé chez toutes les espèces évaluées. Lézétimibe et le glucuronide dézétimibe sont les principaux produits dérivés du médicament détectés dans le plasma, constituant respectivement environ 10 à 20 % et 80 à 90 % de la quantité totale de médicament dans le plasma. Lézétimibe et le glucuronide dézétimibe sont lentement éliminés du plasma avec des signes de recyclage entérohépatique significatif. La demi-vie de lézétimibe et du glucuronide dézétimibe est denviron 22 heures.
Rosuvastatine
La rosuvastatine subit un métabolisme limité (environ 10 %). Des études portant sur le métabolisme in vitro ayant utilisé des hépatocytes humains indiquent que la rosuvastatine est un mauvais substrat pour le métabolisme basé sur le cytochrome P450. Le CYP2C9 était la principale isoenzyme impliquée et le 2C19, le 3A4 et le 2D6 étaient impliqués dans une moindre mesure. Les principaux métabolites identifiés sont les métabolites N-desméthyl et la forme lactone. Le métabolite N-desméthyl est environ 50 % moins actif que la rosuvastatine, tandis que la forme lactone est considérée comme cliniquement inactive. La rosuvastatine est responsable de plus de 90 % de lactivité inhibitrice de lHMG-CoA réductase circulante.
Élimination
Ezétimibe
Après administration par voie orale de 14C-ézétimibe (20 mg) chez lhomme, lézétimibe total représentait environ 93 % de la radioactivité totale dans le plasma. Environ 78 % et 11 % de la radioactivité administrée étaient récupérés respectivement dans les selles et les urines, au cours dune période de recueil de 10 jours. Après 48 heures, il ny avait plus de niveaux décelables de radioactivité dans le plasma.
Rosuvastatine
Environ 90 % de la dose de rosuvastatine est excrétée sous forme inchangée dans les selles (substance active absorbée et non absorbée) et la partie restante est excrétée dans lurine. Environ 5 % de la dose est excrétée sous forme inchangée dans lurine. La demi-vie délimination plasmatique est denviron 19 heures. La demi-vie délimination naugmente pas avec des doses plus élevées. La moyenne géométrique de la clairance plasmatique est denviron 50 litres/heure (coefficient de variation de 21,7 %). Comme avec les autres inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, le passage hépatique de la rosuvastatine implique le transporteur membranaire OATP-C. Ce transporteur est important dans lélimination hépatique de la rosuvastatine.
Linéarité/non-linéarité
Lexposition systémique à la rosuvastatine augmente proportionnellement à la dose. Les paramètres pharmacocinétiques demeurent inchangés après administrations quotidiennes répétées.
Populations particulières
Insuffisance hépatique
Ezétimibe
Après une dose unique de 10 mg dézétimibe, lASC moyenne de lézétimibe total était multipliée par 1,7 environ chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (score de Child Pugh de 5 ou 6), par rapport aux sujets sains. Dans une étude à dose répétée pendant 14 jours (10 mg par jour) menée chez des patients présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child Pugh compris entre 7 et 9), lASC moyenne de lézétimibe total a été multipliée par 4 environ au Jour 1 et au Jour 14, par rapport aux sujets sains. Aucun ajustement posologique nest nécessaire pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère. En raison des effets inconnus de laugmentation de lexposition à lézétimibe chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère (score de Child Pugh > 9), lézétimibe nest pas recommandé chez ces patients (voir rubrique 4.4).
Rosuvastatine
Dans une étude menée chez des sujets présentant divers degrés dinsuffisance hépatique, aucune augmentation de lexposition à la rosuvastatine na été mise en évidence chez les sujets dont les scores de Child Pugh étaient égaux ou inférieurs à 7. Cependant, deux sujets dont les scores de Child Pugh étaient de 8 et 9 ont montré une augmentation de lexposition systémique au moins 2 fois plus importante comparée aux sujets dont les scores de Child Pugh étaient inférieurs. Il ny a pas dexpérience chez des sujets dont les scores de Child Pugh sont supérieurs à 9.
Insuffisance rénale
Ezétimibe
Après une dose unique de 10 mg dézétimibe administrée à des patients atteints de néphropathie sévère (n = 8 ; ClCr moyenne ≤ 30 ml/min/1,73 m2), lASC moyenne de lézétimibe total était augmentée denviron 1,5 fois par rapport aux sujets sains (n = 9). Ce résultat nest pas considéré comme étant cliniquement significatif. Aucun ajustement posologique nest nécessaire pour les patients insuffisants rénaux.
Dans cette étude, un patient supplémentaire (ayant subi une greffe de rein et recevant de nombreux traitements, dont la ciclosporine), a présenté une exposition à lézétimibe total 12 fois supérieure.
Rosuvastatine
Dans une étude menée chez des sujets présentant divers degrés dinsuffisance rénale, une altération légère à modérée de la fonction rénale na eu aucune influence sur la concentration plasmatique de la rosuvastatine ou du métabolite N-desméthyl. Les sujets ayant une insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 ml/min) ont présenté une augmentation 3 fois supérieure de la concentration plasmatique et une augmentation 9 fois supérieure de la concentration du métabolite N-desméthyl comparés aux volontaires sains. Les concentrations plasmatiques à létat déquilibre de la rosuvastatine chez des sujets hémodialysés étaient environ 50 % plus élevées que celles des volontaires sains.
Age et sexe
Ezétimibe
Les concentrations plasmatiques de lézétimibe total sont environ 2 fois plus élevées chez les personnes âgées (≥ 65 ans) que chez les sujets jeunes (18 à 45 ans). La réduction du taux de LDL-C et le profil de sécurité sont comparables chez les sujets âgés et les sujets jeunes traités par ézétimibe. Par conséquent, aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les personnes âgées.
Les concentrations plasmatiques de lézétimibe total sont légèrement plus élevées (denviron 20 %) chez les femmes que chez les hommes. La réduction du taux de LDL-C et le profil de sécurité sont comparables chez les hommes et les femmes traités par ézétimibe. Par conséquent, aucun ajustement posologique nest nécessaire en fonction du sexe.
Rosuvastatine
Il ny a pas eu deffet cliniquement pertinent de lâge ou du sexe sur la pharmacocinétique de la rosuvastatine chez les adultes.
Population pédiatrique
Ezétimibe
Les propriétés pharmacocinétiques de l'ézétimibe sont similaires entre les enfants ≥ 6 ans et les adultes. Les données pharmacocinétiques dans la population pédiatrique < 6 ans ne sont pas disponibles. L'expérience clinique chez les patients pédiatriques et chez l'adolescent comprend des patients atteints de HFHo, HFHe ou sitostérolémie.
Rosuvastatine
Deux études pharmacocinétiques avec la rosuvastatine (administrée sous forme de comprimés) chez des patients pédiatriques présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote âgés de 10 à 17 ans ou de 6 à 17 ans (214 patients au total), ont montré que l'exposition chez les patients pédiatriques semble comparable ou inférieure à celle des patients adultes. L'exposition à la rosuvastatine était prévisible conformément à la dose et au temps sur une période de deux ans.
Origine ethnique
Rosuvastatine
Des études pharmacocinétiques montrent une multiplication par 2 environ de lASC médiane et de la Cmax chez des sujets asiatiques (japonais, chinois, philippins, vietnamiens et coréens) par rapport aux sujets caucasiens. Les indiens asiatiques présentent une multiplication par 1,3 environ de lASC médiane et de la Cmax. Une analyse de pharmacocinétique de population na révélé aucune différence cliniquement pertinente entre les populations caucasiennes et noires.
Polymorphismes génétiques
Rosuvastatine
La configuration des inhibiteurs de lHMG-CoA réductase, dont la rosuvastatine, implique les transporteurs protéiques OATP1B1 et BCRP. Chez les patients présentant des polymorphismes génétiques SLCO1B1 (OATP1B1) et/ou ABCG2 (BCRP), il existe un risque daugmentation de lexposition à la rosuvastatine. Les polymorphismes individuels de SLCO1B1 c.521CC et ABCG2 c.421 AA sont associés à une exposition plus élevée à la rosuvastatine (ASC) par rapport aux génotypes SLCO1B1 c.521TT ou ABCG2 c.421CC. Ce génotypage spécifique nest pas établi dans la pratique clinique, mais pour les patients connus pour présenter ces types de polymorphismes, une dose quotidienne plus faible de rosuvastatine est recommandée.
5.3. Données de sécurité préclinique
La co-administration dézétimibe avec des statines na pas été tératogène chez le rat. Chez des lapines gravides, un petit nombre danomalies squelettiques (vertèbres thoraciques et caudales fusionnées, nombre réduit de vertèbres caudales) a été observé.
Dans une série de tests in vivo et in vitro, lézétimibe, administré seul ou en association avec des statines, na montré aucun potentiel génotoxique.
Ezétimibe
Les études chez lanimal sur la toxicité chronique de lézétimibe nont identifié aucun organe cible pour les effets toxiques. Chez des chiens traités pendant quatre semaines par ézétimibe (≥ 0,03 mg/kg/jour), la concentration de cholestérol dans la bile était multipliée par 2,5 à 3,5. Toutefois, dans une étude dun an sur des chiens recevant des doses allant jusquà 300 mg/kg/jour, aucune augmentation de lincidence de lithiase biliaire ou dautres effets hépatobiliaires na été observée. La portée de ces données chez lhomme est inconnue. Un risque lithogène associé à lutilisation dézétimibe à des doses thérapeutiques ne peut pas être exclu.
Les résultats des tests de carcinogénicité à long terme réalisés sur lézétimibe étaient négatifs.
Lézétimibe na pas eu deffet sur la fertilité des rats mâles ou femelles, il ne sest pas montré tératogène chez le rat ou le lapin, et na pas affecté le développement prénatal ou postnatal. Lézétimibe a traversé la barrière placentaire chez les rates et les lapines gravides ayant reçu des doses répétées de 1 000 mg/kg/jour.
Rosuvastatine
Les données précliniques basées sur des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, génotoxicité et carcinogénicité nont pas mis en évidence de risque particulier pour lhomme. Les tests spécifiques pour les effets sur lhERG nont pas été évalués. Les effets indésirables non-observés dans les études cliniques, mais observés chez les animaux à des niveaux dexposition similaires aux taux dexposition cliniques sont les suivants : dans des études de toxicité à doses répétées, des variations histopathologiques hépatiques probablement dues à laction pharmacologique de la rosuvastatine ont été observées chez la souris, le rat et, dans une moindre mesure, avec des effets au niveau de la vésicule biliaire chez le chien, mais pas chez le singe. En outre, une toxicité testiculaire a été observée chez le singe et le chien à des doses plus élevées. Une toxicité sur la reproduction a été mise en évidence chez le rat, avec une réduction de la taille et du poids de la portée ainsi que du nombre de jeunes survivants à des doses materno-toxiques, pour des expositions systémiques plusieurs fois supérieures aux niveaux dexposition liés aux doses thérapeutiques.
Lactose monohydraté
Cellulose microcristalline
Laurilsulfate de sodium
Povidone
Silice colloïdale anhydre
Croscarmellose sodique
Stéarate de magnésium
Enrobage
Hypromellose
Macrogol
Dioxyde de titane (E171)
Talc
Oxyde de fer jaune (E172)
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquette (OPA/aluminium/PVC/aluminium).
Boîte en carton contenant 10, 15, 30, 60, 90 ou 100 comprimés pelliculés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
82 AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 301 870 8 1 : Comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium) ; boîte de 10.
· 34009 301 870 9 8 : Comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium) ; boîte de 15.
· 34009 301 763 9 9 : Comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium) ; boîte de 30.
· 34009 550 678 1 8 : Comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium) ; boîte de 60.
· 34009 301 764 0 5 : Comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium) ; boîte de 90.
· 34009 550 678 2 5 : Comprimés sous plaquettes (OPA/Aluminium/PVC/Aluminium) ; boîte de 100.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- SUVREZA 10 mg/10 mg, comprimé pelliculé
- CRESTOR 10 mg, comprimé pelliculé
- EZETIMIBE ACCORD 10 mg, comprimé
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ATAZANAVIR ARROW 200 mg, gélule
- LIPUR 450 mg, comprimé pelliculé
- FEGENOR 140 mg, gélule
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
- PREVISCAN 20 mg, comprimé quadrisécable
- BEAGYNE 150 mg, gélule
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- DONASERT 52 mg (20 microgrammes/24 heures), dispositif intra-utérin
- DIGOXINE NATIVELLE 0,25 mg, comprimé
- ATUXANE, sirop
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