SUFENTANIL MYLAN 5 microgrammes/ml, solution injectable (IV ou péridurale)
CIS 60460398
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ANSM - Mis à jour le : 15/02/2022
SUFENTANIL VIATRIS 5 microgrammes/ml, solution injectable (IV ou péridurale)
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Sufentanil ............................................................................................................. 5 microgrammes
Sous forme de citrate de sufentanil
Pour 1 ml de solution injectable.
Une ampoule de 2 ml contient 10 microgrammes de sufentanil.
Une ampoule de 10 ml contient 50 microgrammes de sufentanil et 35.4 mg de sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Chez ladulte :
· en tant qu'analgésique d'appoint au cours de l'entretien d'une anesthésie générale balancée de moyenne ou longue durée en association à un hypnotique et (ou) un agent anesthésique volatil et un agent myorelaxant;
· en tant qu'agent anesthésique principal pour l'induction et l'entretien d'une anesthésie analgésique, avec 100 % d'oxygène, au cours d'interventions chirurgicales majeures telle que la chirurgie cardio-vasculaire;
· en administration péridurale, en dose unique ou répétée ou en perfusion, seul ou en association avec un anesthésique local pour l'analgésie chirurgicale, obstétricale ou post-opératoire.
· en sédation prolongée en unité de soins intensifs ou en réanimation, de patients ventilés.
Chez lenfant
· en administration intraveineuse, en tant quagent analgésique pour linduction et/ou lentretien dune anesthésie générale balancée chez lenfant de plus dun mois.
· en administration péridurale, pour lanalgésie suite à une intervention de chirurgie générale, thoracique ou orthopédique chez lenfant de plus dun an.
4.2. Posologie et mode d'administration
Ce produit ne doit être administré que par des médecins spécialisés en anesthésie-réanimation ou en médecine d'urgence et familiarisés avec l'utilisation des anesthésiques, ou sous leur contrôle, et disposant de tout le matériel d'anesthésie-réanimation nécessaire.
Les recommandations des sociétés savantes concernées doivent être respectées, notamment en cas d'utilisation en situation extra-hospitalière (situation d'urgence ou transport médicalisé).
Le sufentanil est le plus souvent administré en association à d'autres agents : anesthésiques intraveineux, anesthésiques volatils, benzodiazépines.
La posologie est variable selon la technique anesthésique, l'état du patient et les modalités de contrôle de la ventilation.
En fonction de ses différentes indications, le mode d'emploi et les posologies sont les suivantes :
Voie intraveineuse
Anesthésie générale balancée :
· Interventions de courte ou de moyenne durée (1 à 2 heures) : 0,1 à 2 microgrammes/kg à l'induction en association à un hypnotique et (ou) un agent anesthésique volatil et un agent myorelaxant.
· Des doses de 10 à 25 microgrammes de sufentanil peuvent être réadministrées lors de l'entretien de l'anesthésie en fonction des signes cliniques d'allégement de l'analgésie et en fonction de la tolérance à la dose initiale ;
· Interventions chirurgicales majeures (durée supérieure à 2 heures) : la dose totale sera calculée sur la base d'une administration de 1 microgramme/kg/h, à adapter selon l'intervention chirurgicale, l'état du patient et des produits associés, 75 % de la dose totale pouvant être administrés en bolus à l'induction et l'entretien, assuré soit par des réinjections de 10 à 50 microgrammes en fonction des signes cliniques d'allégement de l'analgésie soit par une perfusion continue. Le sufentanil peut être associé à un hypnotique et (ou) à un agent anesthésique volatil et à un agent myorelaxant.
Anesthésie analgésique (chirurgie cardio-vasculaire) :
· Dose bolus à l'induction de 8 à 20 microgrammes/kg en association avec 100 % d'oxygène et un agent myorelaxant compatible avec l'état cardio-vasculaire du patient.
· Un bolus supplémentaire de 5 à 10 microgrammes/kg doit être administré avant la sternotomie.
· L'entretien est assuré soit par des doses répétées de 25 à 50 microgrammes administrées en fonction des signes d'allégement de l'analgésie et de la tolérance du patient au bolus initial soit par une perfusion continue.
En comparaison aux autres morphiniques utilisés dans de tels protocoles, la dose des médicaments associés tels que anesthésiques volatils, benzodiazépines, doit en général être réduite.
La dose totale administrée en chirurgie cardio-vasculaire est en moyenne de 12 à 30 microgrammes/kg avec un délai moyen d'extubation prévisible de 12 à 18 heures.
Toutefois la posologie devra être ajustée en fonction des autres agents anesthésiques utilisés, des variations individuelles et du délai d'extubation.
Sédation prolongée en unité de soins intensifs ou en réanimation, de patients ventilés :
0,2 à 2 microgrammes/kg/heure, selon le degré de sédation nécessaire et les doses respectives des produits éventuellement associés.
Voie péridurale
Chirurgie générale (thoracique, urologique, orthopédique) :
Une dose initiale de 0,75 microgramme/kg diluée dans 10 ml permet une analgésie de 4 à 8 heures. Des boli supplémentaires de 25 à 50 microgrammes peuvent être administrés en fonction des signes d'allégement de l'analgésie.
Obstétrique :
Dose bolus de 15 à 20 microgrammes diluée dans un volume de 10 ml associée à un anesthésique local telle la bupivacaïne (0,125 % - 0,25 %). Il est recommandé de ne pas dépasser la dose totale de 30 microgrammes de sufentanil.
Analgésie post-césarienne :
Dose bolus de 25 microgrammes diluée dans un volume de 10 ml, associée à un anesthésique local telle la bupivacaïne (0,125 % - 0,25 %). Il est recommandé de ne pas dépasser la dose totale de 30 microgrammes de sufentanil.
Analgésie post-opératoire :
Dose bolus de 0,75 microgramme/kg diluée dans un volume de 10 ml en dose unique ou répétée en fonction des signes d'allégement de l'analgésie (25 à 50 microgrammes), ou en perfusion à la dose de 0,2 à 0,3 microgramme/kg/h.
Populations particulières
Comme pour les autres opioïdes, une diminution de la posologie est recommandée chez les patients âgés, affaiblis ou de classe ASA III/IV.
Population pédiatrique
Voie intraveineuse
En raison de la grande variabilité des paramètres pharmacocinétiques chez le nouveau-né, aucune recommandation posologique ne peut être donnée (voir les rubriques 4.4 et 5.2.)
Enfant de plus dun mois
Quelle que soit la posologie, une prémédication avec un anticholinergique tel que latropine est recommandée sauf en cas de contre-indication.
Induction de lanesthésie
Le sufentanil peut être administré en bolus lent dau moins 30 secondes, à des doses de 0,2 à 0,5 µg/kg, en association à un autre agent anesthésique pour linduction. En cas dintervention chirurgicale majeure (chirurgie cardiaque, par exemple), des doses allant jusquà 1 µg/kg peuvent être administrées.
Entretien de lanesthésie chez les patients ventilés
Dans le cadre dune anesthésie générale balancée, la posologie dépend de la dose des agents anesthésiques associés, ainsi que du type et de la durée de lintervention chirurgicale. Une dose initiale de 0,3 à 2 µg/kg administrée en bolus lent dau moins 30 secondes peut être suivie par des boli additionnels de 0,1 à-1 µg/kg, en fonction des besoins, sans dépasser la dose totale de 5 µg/kg en au cours dune intervention de chirurgie cardiaque.
Voie péridurale
Le sufentanil ne doit être administré par voie péridurale à des enfants que par des médecins anesthésistes spécialement formés à lanesthésie péridurale de lenfant et à la prise en charge des effets dépresseurs respiratoires des opioïdes. Le matériel de réanimation, nécessaire, incluant du matériel dintubation ainsi que des antimorphiniques, doit être rapidement disponible.
Après une administration péridurale de sufentanil chez lenfant, les signes de dépression respiratoire doivent être surveillés pendant au moins 2 heures.
Lutilisation péridurale chez lenfant nest documentée que par un faible nombre de cas.
Enfant de moins dun an
La sécurité et lefficacité de sufentanil chez lenfant agé de moins dun an nont pas encore été établies (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Les données actuellement disponibles chez lenfant de plus de 3 mois sont décrites en rubrique 5.1, mais aucune recommandation posologique ne peut être donnée.
Aucune donnée nest disponible chez le nouveau-né et le nourrisson de moins de 3 mois.
Enfant de plus dun an
Une dose bolus unique de 0,25-0,75 µg/kg administrée au cours dun acte chirurgical procure un effet analgésique durant 1 à 12 heures. La durée de leffet analgésique est influencée par le type dintervention chirurgicale et par lutilisation concomitante dun anesthésique local de type amide par voie péridurale.
· Traitement ou pathologie associés pouvant contre-indiquer une administration par voie péridurale, tels quhémorragie sévère ou choc, septicémie, infection au site dinjection, perturbation de lhémostase (par exemple thrombocytopénie, coagulopathie), traitement anticoagulant.
· Association aux agonistes-antagonistes morphiniques ou aux morphiniques antagonistes partiels (voir rubrique 4.5).
· Lutilisation de la voie intraveineuse durant laccouchement ou avant le clampage du cordon ombilical en cas de césarienne est contre-indiquée en raison dune éventuelle dépression respiratoire chez le nouveau-né. Lutilisation par voie péridurale pendant laccouchement de doses de sufentanil allant jusqu'à 30 µg n'influence pas la condition de la mère ou le nouveau-né (voir rubrique 4.6).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Mises en garde spéciales
Lors de l'utilisation du sufentanil en sédation prolongée, il est nécessaire :
· de disposer du matériel d'assistance respiratoire et de réanimation cardio-circulatoire;
· que le patient soit sous ventilation contrôlée;
· que l'administration de sufentanil soit stoppée avant l'extubation du patient. A titre d'exemple, dans les études effectuées, le délai d'extubation ou de reprise de la ventilation spontanée après arrêt de la perfusion, était de 3 à 8 heures, pour la plupart des patients, pour des durées d'administration de 12 à 18 heures, et des posologies de 1 à 2 microgrammes/kg/heure.
Ladministration de ce médicament est déconseillée avec les boissons alcoolisées, avec les médicaments contenant de lalcool ainsi quavec le crizotinib, lidélalisib ou loxybate de sodium (voir rubrique 4.5).
Ce médicament contient du sodium.
Ampoule de 2 ml : ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) par ampoule, c'est-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
Ampoule de 10 ml : Ce médicament contient 35,4 mg de sodium par ampoule, ce qui équivaut à 1,8% de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte. A prendre en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.
Précautions d'emploi
Comme pour les autres morphinomimétiques puissants :
· La dépression respiratoire est proportionnelle à la dose et peut être contrôlée par l'administration d'antimorphiniques (naloxone). La durée de la dépression respiratoire pouvant être supérieure à la durée d'action de l'antimorphinique, l'administration de doses supplémentaires de ce dernier peut s'avérer nécessaire. L'analgésie profonde s'accompagne d'une dépression respiratoire marquée qui peut persister (ou réapparaître) en période post-opératoire. Les patients doivent être placés sous surveillance respiratoire. De plus, du matériel de réanimation et des antimorphiniques doivent être immédiatement disponibles.
· Une hyperventilation fréquente en cours d'anesthésie peut modifier les réponses du patient au CO2, entraînant une modification de la ventilation post opératoire.
· Une bradycardie et éventuellement un arrêt cardiaque peuvent survenir dans le cas où le patient a reçu une dose insuffisante danticholinergique ou lorsque le sufentanil est associé à des myorelaxants non vagolytiques. La bradycardie peut être traitée par l'administration d'un anticholinergique (atropine).
· Une rigidité musculaire, en particulier rigidité thoracique, peut apparaître. Cette rigidité peut être évitée en prenant les mesures suivantes : administration lente (précaution généralement suffisante lorsque le sufentanil est utilisé à faibles doses), prémédication par les benzodiazépines ou l'utilisation de curares.
· Des mouvements (myo)cloniques non épileptiques peuvent être observés.
· Une élévation transitoire de 55 à 100 % de la pression intra-crânienne lors de l'administration de sufentanil par voie IV chez des traumatisés crâniens, a été observée.
· Les opioïdes peuvent induire une hypotension, particulièrement chez les patients présentant une hypovolémie. Des mesures appropriées permettant de maintenir une pression artérielle stable doivent être prises. En cas d'hypovolémie non corrigée ou d'insuffisance cardiaque non compensée, la dose d'induction devra être adaptée et administrée lentement afin d'éviter une dépression cardio-vasculaire souvent majorée par l'administration concomitante d'autres drogues anesthésiques.
· Lors d'utilisation obstétricale par voie IV, le sufentanil sera administré après le clampage du cordon ombilical pour prévenir un éventuel effet dépresseur respiratoire chez le nouveau-né.
· L'administration de sufentanil en bolus IV rapide doit être évitée chez les patients présentant des troubles de la circulation intracérébrale : chez ces patients, une diminution transitoire de la pression artérielle moyenne a parfois été associée à une réduction de courte durée de la pression de perfusion cérébrale.
· Les patients sous traitement morphinique chronique ou présentant des antécédents de toxicomanie aux morphiniques peuvent nécessiter des doses plus élevées.
· Une diminution de la posologie est recommandée chez les patients âgés, affaiblis ou de classe ASA III/IV.
· Une diminution de la posologie est recommandée chez les patients présentant : une hypothyroïdie non contrôlée; une maladie pulmonaire; une capacité respiratoire diminuée; une insuffisance hépatique ou rénale et chez les patients alcooliques. Chez ces patients, la surveillance post-opératoire doit être prolongée.
· L'administration péridurale du sufentanil pour l'analgésie post-opératoire doit être faite en salle de réveil ou de soins intensifs et les effets secondaires respiratoires (dépression respiratoire, altération de la fonction respiratoire, détresse ftale) doivent être soigneusement surveillés, pendant au moins 1 heure suivant son administration. Le risque de dépression respiratoire est majoré lors de l'administration péridurale de doses répétées et relativement rapprochées de sufentanil.
En raison de la grande variabilité des paramètres pharmacocinétiques chez le nouveau-né, il existe un risque de surdosage ou de sous-dosage en sufentanil lors dune administration par voie intraveineuse au cours de la période néonatale (voir rubriques 4.2 et 5.2).
La sécurité et lefficacité du sufentanil administré par voie péridurale chez lenfant de moins dun an nont pas encore été établies (voir rubriques 4.2 et 5.1).
Risque lié à l'utilisation concomitante de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou autres médicaments apparentés :
Lutilisation concomitante de sufentanil et de médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou les médicaments apparentés peut entrainer une sédation, une dépression respiratoire, un coma et la mort. En raison de ces risques, la prescription concomitante avec ces médicaments sédatifs doit être réservée aux patients pour lesquels d'autres options thérapeutiques ne sont pas possibles. Si la décision de prescrire du sufentanil en même temps que des médicaments sédatifs est prise, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être aussi courte que possible.
Les patients doivent être suivis de près pour surveiller la survenue de signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation.
À cet égard, il est fortement recommandé d'informer les patients et leurs soignants afin quils connaissent ces symptômes (voir rubrique 4.5).
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)
+ Agonistes-antagonistes morphiniques (nalbuphine, buprénorphine,) :
Diminution de l'effet antalgique par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.
+ Morphiniques antagonistes partiels : naltrexone, nalméfène
Risque de diminution de leffet antalgique.
Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
+ Consommation dalcool.
Majoration par l'alcool de l'effet sédatif des analgésiques morphiniques. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
La consommation concomitante dalcool avec le sufentanil chez les patients respirant spontanément peut augmenter le risque de dépression respiratoire, de sédation profonde, de coma ou de mort. Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
+ Crizotinib
Risque de majoration de la toxicité de ces molécules par diminution de leur métabolisme et/ou augmentation de leur biodisponibilité par le crizotinib.
+ Oxybate de sodium
Majoration de la dépression centrale. Laltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite des véhicules et lutilisation de machines.
+ Idélalisib
Augmentation des concentrations plasmatiques de sufentanil par diminution de son métabolisme hépatique par lidélalisib.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
+ Inhibiteurs puissants du CYP 3A4 (clarithromycine, érythromycine, télithromycine, kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole, ritonavir, nelfinavir)
Augmentation de leffet dépresseur respiratoire de lanalgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Surveillance clinique et adaptation de la posologie de lanalgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant du CYP3A4.
Associations à prendre en compte
+ Médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il sagit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitryptiline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Les médicaments tels que les barbituriques, les benzodiazépines, les neuroleptiques, les anesthésiques généraux et autres médicaments sédatifs peuvent majorer la dépression respiratoire due aux opioïdes. Chez les patients ayant reçu des médicaments sédatifs, il peut être nécessaire de réduire la dose de sufentanil par rapport à la dose usuelle.
Lutilisation concomitante de médicaments sédatifs avec le sufentanil chez les patients respirant spontanément peut augmenter le risque de dépression respiratoire, de sédation profonde, de coma ou de mort (voir rubrique 4.4).
En cas dutilisation de médicaments sédatifs après administration de sufentanil, la dose de ces médicaments doit être réduite. Ceci est particulièrement important après une intervention chirurgicale, car une anesthésie profonde est accompagnée dune dépression respiratoire marquée, pouvant persister ou se répéter en période post-opératoire. Ladministration dun médicament sédatif, tel quune benzodiazépine, durant cette période peut considérablement augmenter le risque de dépression respiratoire (voir rubrique 4.4).
Concernant linteraction avec lalcool, se référer au paragraphe Associations déconseillées ci-dessus.
+ Autres analgésiques morphiniques agonistes (alfentanil, codéine, dihydrocodéine, fentanyl, hydromorphone, morphine, oxycodone, péthidine, phénopéridine, rémifentanil, tramadol)
Risque majoré de dépression respiratoire pouvant être fatale en cas de surdosage.
+ Antitussifs morphine-like (dextrometorphane, noscapine, pholcodine)
Risque majoré de dépression respiratoire pouvant être fatale en cas de surdosage.
+ Antitussifs morphiniques vrais (codéine, éthylmorphine)
Risque majoré de dépression respiratoire pouvant être fatale en cas de surdosage.
+ Barbituriques
Risque majoré de dépression respiratoire pouvant être fatale en cas de surdosage
+ Benzodiazépines et apparentés
Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.
+ Médicaments sérotoninergiques
La co-administration du sufentanil avec un agent sérotoninergique, comme un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (IRSS) ou un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNa) ou un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO) peut augmenter le risque de syndrome sérotoninergique, pouvant menacer le pronostic vital.
Les inhibiteurs de la monoamine oxydase ne doivent être ni pris dans les deux semaines précédant ladministration de sufentanil, ni simultanément.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène (voir rubrique 5.3).
Il nexiste à lheure actuelle pas de données cliniques suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du sufentanil lorsquil est administré pendant la grossesse.
En conséquence, lutilisation de sufentanil au cours de la grossesse ne doit être envisagée que si nécessaire.
Des études cliniques contrôlées menées pendant laccouchement ont montré que lassociation de sufentanil (à la dose totale maximale de 30 microgrammes) et de bupivacaïne, par voie péridurale na pas deffet néfaste sur la mère ou le nouveau-né (voir rubrique 4.2). Lutilisation de la voie intraveineuse est contre-indiquée durant laccouchement (voir rubrique 4.3).
Le sufentanil traverse le placenta. Après administration par voie péridurale dune dose totale ne dépassant pas 30 µg, des concentrations plasmatiques moyennes de 0,016 ng/mL ont été détectées dans la veine ombilicale.
En raison du risque de dépression respiratoire chez le nouveau-né, un antimorphinomimétique doit toujours être disponible pour le nouveau-né.
Le sufentanil est excrété dans le lait maternel.
En conséquence, il est conseillé dattendre 4 h après ladministration de sufentanil avant dallaiter pour des doses nexcédant pas 30 µg. Pour des doses supérieures, lallaitement est déconseillé.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La tolérance de sufentanil a été évaluée chez 650 patients traités par du sufentanil, au cours de 6 essais cliniques. Parmi ces patients, 78 ont participé à deux études au cours desquelles le sufentanil était administré par voie intraveineuse pour linduction et le maintien de lanesthésie chez les patients subissant une chirurgie majeure (pontage coronarien ou opération à cur ouvert). Les 572 autres patients ont participé à 4 études au cours desquelles le sufentanil était administré par voie péridurale comme analgésique post-opératoire ou comme analgésique adjuvant à la bupivacaïne par voie péridurale au cours du travail et de laccouchement. Ces patients ont reçu au moins une dose de sufentanil et sont inclus dans lanalyse des données de tolérance. Sur la base des données de tolérance poolées issues de ces études cliniques, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (incidence ≥ 5 %) ont été : sédation (19,5 %), prurit (15,2 %), nausées (9,8 %) et vomissements (5,7 %).
Ces effets indésirables sont inclus dans le tableau ci-après décrivant les effets indésirables rapportés avec le sufentanil soit au cours des études cliniques soit après commercialisation.
Les fréquences sont définies de la manière suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100) et inconnu (fréquence ne pouvant être estimée à partir des données cliniques disponibles).
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Classe de systèmes organes |
Effets indésirables |
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Fréquence |
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Très fréquent (≥ 1/10) |
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) |
Peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100) |
Inconnu |
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Infections et infestations |
Rhinite. |
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Affections du système immunitaire |
Hypersensibilité. |
Choc anaphylactique, Réaction anaphylactique. Réaction anaphylactoïde. |
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Affections psychiatriques |
Apathie, nervosité |
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Affections du système nerveux |
Sédation. |
Tremblements du nouveau-né, vertiges, céphalées. |
Ataxie, dyskinésie néonatale, dystonie, Hyperreflexie, hypertonie. Hypokinésie néonatale. Somnolence. |
Coma, convulsion, contractions musculaires involontaires. |
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Affections oculaires |
Troubles visuels |
Myosis |
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Affections cardiaques |
Tachycardie |
Bloc auriculo-ventriculaire, cyanose, bradycardie, arythmie, anomalies sur léléctrocardiogramme. |
Arrêt cardiaque |
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Affections vasculaires |
Hypertension, hypotension, pâleur. |
Choc. |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Cyanose néonatale. |
Bronchospasme, hypoventilation, dysphonie, toux, hoquet, trouble respiratoire. |
Arrêt respiratoire, apnée, dépression respiratoire, dème pulmonaire, laryngospasme. |
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Affections gastro-intestinales |
Vomissements, nausées. |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Prurit. |
Décoloration cutanée. |
Dermatite allergique, hyperhydrose, rash, rash néonatal, sécheresse cutanée. |
Erythème. |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Contraction musculaire. |
Lombalgie, hypotonie néonatale, rigidité musculaire. |
Spasmes musculaires. |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Rétention urinaire. Incontinence urinaire. |
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Troubles généraux et anomalies au site dadministration |
Pyrexie. |
Hypothermie, diminution de la température corporelle, augmentation de la température corporelle, frissons, réaction au site dinjection, douleur au site dinjection, douleur. |
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Population pédiatrique
On sattend à ce que la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables chez lenfant soient comparables à ceux observées chez ladulte.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Un surdosage en sufentanil se traduit par une exacerbation des signes pharmacologiques.
La dépression respiratoire constitue le signe clinique principal et varie, selon la sensibilité individuelle, de la bradypnée à l'apnée.
Traitement
En cas d'hypoventilation ou d'apnée, assurer une oxygénation et une ventilation assistée ou contrôlée adéquate.
Un antimorphinique (naloxone) doit être utilisé pour contrôler la dépression respiratoire. Par ailleurs, un traitement symptomatique sera mis en uvre, si nécessaire. La dépression respiratoire pouvant durer plus longtemps que l'effet de l'antimorphinique, il peut être nécessaire de renouveler l'administration de ce dernier.
En cas de dépression respiratoire associée à une rigidité musculaire, l'administration par voie intraveineuse d'un curare dépolarisant peut s'avérer nécessaire pour faciliter la mise en place de la ventilation assistée ou contrôlée.
Le patient doit être placé sous stricte observation médicale ; contrôler la température corporelle et la prise de fluides. Si l'hypotension est sévère ou si elle persiste, le risque d'hypovolémie doit être pris en compte et contrôlé par administration parentérale de liquides de remplissage.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Anesthésiques opioïdes, code ATC : N01AH03
Le sufentanil est un opioïde de synthèse possédant les propriétés pharmacologiques dun agoniste des récepteurs µ.
Le sufentanil est un analgésique morphinomimétique très puissant (7 à 10 fois plus puissant que le fentanyl chez l'homme).
Sa marge de sécurité chez le rat est plus élevée que celle du fentanyl et de la morphine.
Par voie intraveineuse, le délai d'action court, l'accumulation limitée et l'élimination rapide des sites tissulaires de stockage permettent un réveil rapide.
Comme d'autres morphinomimétiques, le sufentanil peut, selon la dose et la vitesse d'administration, provoquer une rigidité musculaire, une euphorie, un myosis, une bradycardie.
Les dosages d'histamine n'ont pas mis en évidence de libération d'histamine par le sufentanil.
Tous les effets du sufentanil sont immédiatement et complètement antagonisables par l'utilisation d'antimorphiniques spécifiques (naloxone).
L'intensité de l'analgésie est dose-dépendante et doit être adaptée à l'intervention chirurgicale.
A des doses allant jusqu'à 8 microgrammes/kg, le sufentanil procure une analgésie profonde ; à des doses > 8 microgrammes/kg, le sufentanil procure une anesthésie analgésique profonde.
L'administration péridurale de 50 microgrammes de sufentanil procure une hypoalgésie segmentaire d'environ 3 heures dans les 15 minutes qui suivent son administration, potentialisée en durée par l'administration conjointe d'adrénaline.
Population pédiatrique
Après administration péridurale dune dose de 0,75 µg/kg de sufentanil chez 15 enfants âgés de 4 à 12 ans, le délai moyen dapparition et la durée moyenne de lanalgésie étaient respectivement de 3,0 minutes (± 0,3 minute) et de 198 minutes (± 19 minutes).
Le sufentanil na été administré par voie péridurale que chez un nombre limité denfants âgés de 3 mois à 1 an, à une dose bolus unique de 0,25-0,75 µg/kg, pour le contrôle de la douleur post-opératoire.
Chez lenfant âgé de plus de 3 mois, ladministration péridurale dune dose bolus de 0,1 µg/kg suivie dune perfusion péridurale de 0,03-0,3 µg/kg/h de sufentanil, associé à un anesthésique local de type amide, apporte une analgésie post-opératoire efficace jusquà 72 heures après un acte de chirurgie sous-ombilicale.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption/Distribution
Des études menées avec du sufentanil par voie intraveineuse à des doses allant de 250 à 1500 µg permettant des prélèvements sanguins et des dosages sur une période prolongée ont montré les résultats suivants : le sufentanil a une cinétique triphasique dont les demi-vies associées à chaque phase varient de 2,3 à 4,5 minutes et de 35 à 73 minutes pour les phases de distribution et de 656 à 938 minutes (moyenne 784 minutes) pour la phase terminale. Le volume du compartiment central Vc est de 14,2 l, le volume à l'équilibre (Vdss) est de 344 l.
La pharmacocinétique du sufentanil est linéaire dans lintervalle de doses étudié.
Après administration par voie péridurale de sufentanil les concentrations plasmatiques sont maximales dans les 10 minutes qui suivent l'injection et sont 4 à 6 fois plus basses que celles obtenues après injection intraveineuse. L'absorption initiale rapide peut être réduite de 25 à 50% par l'administration d'adrénaline (de 50 à 75 µg).
Le sufentanil se lie à 92,5 % aux protéines plasmatiques. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques chez lenfant est inférieur à celui observé chez ladulte et augmente avec lâge. Le sufentanil se lie à 80,5% aux protéines plasmatiques chez le nouveau-né, à 88,5% chez le nourrisson et à 91,9% chez lenfant.
Biotransformation/Elimination
Le sufentanil est éliminé principalement par métabolisation. Le foie et l'intestin grêle sont les principaux sites de biotransformation. Au niveau hépatique, la métabolisation se fait principalement par le cytochrome P450 3A4.
Environ 80 % de la dose administrée sont éliminés dans les 24 heures suivant l'administration, 2 % seulement sont éliminés sous forme inchangée.
La demi-vie terminale moyenne délimination du sufentanil est de 784 minutes (intervalle : 656-938 minutes). La clairance plasmatique est de 917 mL/min.
Populations particulières
Insuffisance hépatique
Le volume de distribution est légèrement augmenté et la clairance totale légèrement diminuée chez les patients cirrhotiques comparativement au groupe contrôle. Ceci se traduit par une augmentation significative de la demi-vie denviron 30%, ce qui nécessite une prolongation de la période de surveillance post-opératoire (voir rubrique 4.4).
Insuffisance rénale
Le volume de distribution à létat déquilibre, la clairance totale et la demi-vie terminale délimination chez les patients dialysés devant subir une greffe rénale ne diffèrent pas par rapport aux sujets sains. Dans cette population, la fraction libre de sufentanil ne diffère pas de celle des sujets sains.
Population pédiatrique :
Les données pharmacocinétiques chez lenfant sont limitées.
Voie intraveineuse
Le taux de liaison aux protéines plasmatiques chez lenfant est inférieur à celui observé chez ladulte et augmente avec lâge. Le sufentanil se lie à 80,5 % aux protéines plasmatiques chez le nouveau-né, à 88,5 % chez le nourrisson, à 91,9 % chez lenfant et à 92,5 % chez ladulte.
Après administration intraveineuse dune dose bolus de 10-15 µg/kg de sufentanil chez lenfant subissant une chirurgie cardiaque, la pharmacocinétique du sufentanil peut être décrite par une courbe tri-exponentielle, comme chez ladulte (Tableau A). La clairance rapportée au poids corporel est plus importante chez le nourrisson et lenfant que chez ladolescent, pour qui les valeurs de clairance sont comparables à celles observées chez ladulte. Chez le nouveau-né, la clairance est significativement réduite et présente une large variabilité (entre 1,2 à 8,8 ml/min/kg et une valeur isolée de 21,4 ml/min/kg). Le nouveau-né, présente un volume de distribution à létat déquilibre plus important et une demi-vie délimination prolongée. Les différences des paramètres pharmacodynamiques dues aux différences de paramètres pharmacocinétiques peuvent être plus importantes si lon prend en compte la fraction libre.
Tableau A : Paramètres pharmacocinétiques moyens du sufentanil chez lenfant après administration intraveineuse dun bolus unique de 10 à 15 µg/kg de sufentanil (N = 28).
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Tranches dâge |
N |
Vdss (l/kg) Moyenne (± σ) |
T½β (min) Moyenne (± σ) |
Cl(ml/kg/min) Moyenne (± σ) |
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Nouveau-nés (1à 30 j) |
9 |
4.15 (1.01) |
737 (346) |
6.7 (6.1) |
|
Nourrissons (1 à 23 mois) |
7 |
3.09 (0.95) |
214 (41) |
18.1 (2.8) |
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Enfants (2à 11 ans) |
7 |
2.73 (0.50) |
140 (30) |
16.9 (3.2) |
|
Adolescents (13 à 18 ans) |
5 |
2.75 (0.53) |
209 (23) |
13.1 (3.6) |
|
Cl = clairance normalisée par rapport au poids corporel ; N = nombre de patients inclus dans lanalyse ; σ = écart-type ; T½β = demi-vie délimination ; Vdss = volume de distribution à létat déquilibre. Les tranches dâge sont celles des enfants inclus dans létude. |
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Voie péridurale
Après administration par voie péridurale dune dose de 0,75 µg/kg de sufentanil chez 15 enfants âgés de 4 à 12 ans, les concentrations plasmatiques, de sufentanil à à 30, 60, 120 et 240 minutes après linjection, étaient comprises entre 0,08 ± 0,01 et 0,10 ± 0,01 ng/ml.
Chez 6 enfants âgés de 5 à 12 ans, ayant reçu une dose bolus de 0,6 µg/kg de sufentanil suivie dune perfusion continue par voie péridurale de 48h contenant des doses de 0,08 µg/kg/h de sufentanil et de 0,2 mg/kg/h de bupivacaïne, les concentrations maximales ont été atteintes environ 20 minutes après linjection bolus et étaient comprises entre des valeurs inférieures à la limite de quantification (< 0,02 ng/ml) et 0,074 ng/ml.
5.3. Données de sécurité préclinique
Le sufentanil a été testé dans une série détudes de toxicité préclinique incluant : des études de toxicité à dose unique après un bolus intraveineux (chez le rat, la souris, le cochon dinde et le chien), une perfusion en intraveineuse (chez le rat), une administration intra-artérielle (chez le lapin) et péridurale (chez le rat) ; des études de toxicité à doses répétées jusquà 1 mois chez le chien (par voies intraveineuse, péridurale et intrathécale), 1 mois chez le cochon dinde (par voie péridurale), et jusquà 6 mois chez le rat (par voies sous-cutanée, intraveineuse et péridurale) ; des études de la fonction de reproduction en intraveineuse évaluant la fertilité et la performance reproductive générale chez le rat, la tératogénicité et lembryotoxicité chez le rat et le lapin, et la reproduction péri- et post- natale chez le rat et après administration sous-cutanée chez le rat évaluant la tératogénicité et lembryotoxicité.
La mutagénicité a été évaluée à travers une série détudes : étude in vitro de substitution dune base unique et/ou mutation de gène chez Salmonella typhimurium ; test micronucléus IV in vivo chez la souris évaluant les aberrations structurales chromosomiques ; test in vitro de réparation de lADN sur les hépatocytes du rat ; et un test in vitro HGPRT (hypoxanthine-guanine phophoribosyltransferase) sur les cellules de la lignée V79 chez le hamster chinois évaluant linduction mutagène.
En raison de la courte période dexposition thérapeutique, les études de carcinogénicité nont pas été réalisées.
La DL50 après une dose unique moyenne en bolus intraveineux est denviron 17,5 mg/kg (17 500 µg/kg) chez la souris, de ~11 mg/kg (11 000 µg/kg) chez le rat, de ~12,4 mg/kg (12 400 µg/kg) chez le cochon dinde et de ~15 mg/kg (15 000 µg/kg) chez le chien.
La DL50 après 4 heures de perfusion en intraveineuse chez le rat est ≥ 145 mg/kg (14 500 µg/kg). Dans chacune de ces études, comme attendu avec un analgésique morphinique, la cause du décès est la dépression respiratoire. Aucune modification pathologique drogue-dépendante spécifique na été observée.
Ces données indiquent une grande marge de sécurité par rapport à la dose clinique maximale recommandée de 30 µg/kg.
De même, la DL50 du sufentanil après administration par voie péridurale chez le rat était > 320 µg par rat, et comparée à la DE50 de 0,59 µg par rat, la marge de sécurité est importante (> 542 fois).
Ladministration par voie péridurale a démontré être bioéquivalente aux autres voies d'injection systémique, à savoir les voies intraveineuse et sous-cutanée. Les études de toxicité subchronique chez le rat (jusqu'à 5 000 µg IV/kg/jour) et chez le chien (jusqu'à 1 250 µg IV/kg/jour) ont démontré que la plupart des effets observés avec le sufentanil sont dus à l'analgésie quotidienne répétée et à la mauvaise condition physique, ce qui est souvent le cas lors dun surdosage en analgésiques morphiniques.
Aucun organe ou tissu ne semble avoir été atteint. Les études de reproduction chez le rat et le lapin à des doses allant jusquà 80 à 100 µg/kg/jour ont montré que le sufentanil n'est ni tératogène, ni à lorigine dune stérilité, ni toxique pour lembryon ou le ftus. Les effets embryolétaux sont jugés secondaires par rapport à la toxicité maternelle. Les études de mutagénicité n'ont révélé aucune activité mutagène.
Hydroxyde de sodium, chlorure de sodium, acide chlorhydrique, eau pour préparations injectables.
Avant dilution : 30 mois.
Après dilution : « La stabilité physico-chimique du produit dilué dans du glucose 5 % ou du chlorure de sodium à 0,9 % a été démontrée pendant 24 heures à 25°C à l'abri de la lumière. Toutefois, du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement.
En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne doivent normalement pas dépasser 24 heures à une température comprise entre +2°C et +8°C, à l'abri de la lumière, sauf dilution réalisée en conditions d'asepsie dûment contrôlées et validées ».
6.4. Précautions particulières de conservation
Conserver l'ampoule dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
2 ml ou 10 ml en ampoule (verre incolore de type I); boîtes de 5, 10, 20 ou 50.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
1 RUE DE TURIN
69007 LYON
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 3400956489930 : 2 ml en ampoule (verre) ; boîtes de 5.
· 3400956490011 : 2 ml en ampoule (verre) ; boîtes de 10.
· 3400956490189 : 2 ml en ampoule (verre) ; boîtes de 20.
· 3400956490240 : 2 ml en ampoule (verre) ; boîtes de 50.
· 3400956490301 : 10 ml en ampoule (verre) ; boîtes de 5.
· 3400956490479 : 10 ml en ampoule (verre) ; boîtes de 10.
· 3400956490530 : 10 ml en ampoule (verre) ; boîtes de 20.
· 3400956490769 : 10 ml en ampoule (verre) ; boîtes de 50.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
A compléter ultérieurement par le titulaire
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
A compléter ultérieurement par le titulaire
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Stupéfiant : Prescription limitée à 7 jours.
Prescription sur ordonnance répondant aux spécifications fixées par l'arrêté du 31 mars 1999.
Médicament réservé à l'usage hospitalier.
Médicament pouvant être administré par tout médecin spécialisé en anesthésie-réanimation ou en médecine d'urgence dans les cas où il intervient en situation d'urgence ou dans le cadre d'une structure d'assistance médicale mobile ou de rapatriement sanitaire (article R. 5121-96 du code de la santé publique).
Médicaments liés cités dans ce texte
- ATROPINE (SULFATE) AGUETTANT 0,25 mg/mL, solution injectable
- OXYBATE DE SODIUM KALCEKS 500 mg/mL, solution buvable
- NALOXONE AGUETTANT 0,4 mg/ml, solution injectable
- NALBUPHINE MYLAN 20 mg/2 ml, solution injectable (I.V.-S.C.-I.M.)
- BUPRENORPHINE ARROW 0,4 mg, comprimé sublingual
- NALTREXONE ACCORD 50 mg, comprimé pelliculé sécable
- CLARITHROMYCINE ACCORD 250 mg, comprimé pelliculé
- EGERY, microgranules gastro-résistants en gélule
- KETOCONAZOLE ARROW 2 %, gel en récipient-unidose
- ITRACONAZOLE SANDOZ 100 mg, gélule
- VORICONAZOLE ACCORD 200 mg, poudre pour solution pour perfusion
- POSACONAZOLE EG 100 mg, comprimé gastro-résistant
- QUITAXON 10 mg, comprimé pelliculé sécable
- MIANSERINE ARROW 10 mg, comprimé pelliculé
- MIRTAZAPINE ALMUS 15 mg, comprimé orodispersible
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