ZOVIRAX 500 mg, poudre pour solution injectable (IV)
CIS 60485234
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ANSM - Mis à jour le : 26/09/2017
ZOVIRAX 500 mg, poudre pour solution injectable (IV)
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Aciclovir............................................................................................................................... 500 mg
Pour un flacon de poudre.
Excipient à effet notoire : sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution injectable (I.V.).
4.1. Indications thérapeutiques
· Infections à virus Varicelle Zona (VZV),
· Infection à virus Herpes Simplex (HSV).
Chez le sujet immunocompétent
Infections à VZV
· Zona grave par l'extension ou par l'évolutivité des lésions,
· Varicelle chez la femme enceinte dont l'éruption survient dans les 8 à 10 jours avant l'accouchement,
· Varicelle du nouveau-né,
· Le nouveau-né avant toute éruption, lorsque la mère a débuté une varicelle dans les 5 jours précédents et les 2 jours suivants l'accouchement,
· Formes graves de varicelle chez l'enfant de moins de 1 an,
· Varicelle compliquée, en particulier de pneumopathie varicelleuse,
Infections à HSV
· Primo-infection génitale herpétique sévère,
· Traitement des gingivo-stomatites herpétiques aiguës, lorsque la gêne fonctionnelle rend la voie orale impossible,
· Traitement du syndrome de Kaposi Juliusberg,
· Traitement de la méningo-encéphalite herpétique.
4.2. Posologie et mode d'administration
Les posologies sont indiquées ci-dessous chez les patients normo-rénaux. Chez les patients présentant une fonction rénale altérée, une adaptation posologique est nécessaire en fonction du degré dinsuffisance rénale (voir paragraphe posologie chez linsuffisant rénal).
Concernant les recommandations relatives à la durée du traitement, vois paragraphe durée de traitement.
Posologie chez les patients normo-rénaux
· Chez ladulte
o Infections à virus Varicelle Zona (VZV) : 10 mg/kg toutes les 8 heures, 15 mg/kg toutes les 8 heures chez la femme enceinte.
o Infections à virus Herpes simplex (HSV) (sauf méningo-encéphalite) : 5 mg/kg toutes les 8 heures.
o Méningo-encéphalite herpétique : 10 mg/kg toutes les 8 heures.
Chez les patients obèses recevant une dose daciclovir par voie intraveineuse calculée sur la base du poids corporel réel, des concentrations plasmatiques plus élevées peuvent être obtenues (voir rubrique 5.2).
Une diminution de la posologie chez les patients obèses et particulièrement chez ceux ayant une insuffisance rénale et les sujets âgés doit être envisagée.
Population pédiatrique
· Chez l'enfant de plus de 3 mois
Chez lenfant entre 3 mois et 12 ans, la posologie doit être calculée en fonction de la surface corporelle.
o Infection à HSV (sauf méningo-encéphalite) ou VZV : 250 mg/m2 toutes les 8 heures (soit environ 10 mg/kg toutes les 8 heures).
o Méningo-encéphalite à HSV ou infection à VZV sévère chez l'enfant immunodéprimé : 500 mg/m2 toutes les 8 heures (soit environ 20 mg/kg toutes les 8 heures).
· Chez le nouveau-né
Chez les nouveau-nés et nourrissons jusquà 3 mois, la posologie est calculée sur la base du poids corporel.
o Herpès néonatal connu ou suspecté, le schéma recommandé est de 20 mg/kg de poids corporel par voie IV toutes les 8 heures pendant 21 jours pour une maladie disséminée et du SNC, ou pendant 14 jours pour une maladie limitée à la peau et aux muqueuses.
Posologie chez linsuffisant rénal
Lintervalle entre deux administrations et la posologie seront adaptés selon la clairance de la créatinine en mL/min pour les adultes et les adolescents et en mL/min/1,73m2 pour les nourrissons et les enfants de moins de 13 ans. La prudence est recommandée lors de ladministration daciclovir IV en perfusion à des patients présentant une fonction rénale altérée. Chez les patients, il faut particulièrement veiller à ce quun apport hydrique suffisant soit assuré.
Les adaptations posologiques suivantes sont proposées.
Adaptation posologique chez ladulte et ladolescent présentant une fonction rénale altérée :
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Clairance de la créatinine |
Dose unitaire et fréquence dadministration recommandées par indication |
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Infections à HSV (sauf méningoencéphalite) |
Infections à VZV Méningoencéphalite herpétique |
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25 à 50 mL/min |
5 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures |
10 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures |
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10 à 25 mL/min |
5 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures |
10 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures |
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0 (anurie) à 10 mL/min |
2,5 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures |
5 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures |
|
Patients hémodialysés |
2,5 mg/kg ou 5 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures après lhémodialyse |
2,5 mg/kg ou 5 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures après lhémodialyse |
Adaptation posologique chez lenfant, le nourrisson et le nouveau-né présentant une fonction rénale altérée :
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Clairance de la créatinine |
Dose unitaire et fréquence dadministration recommandées par âge et par indication |
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Chez le nourrisson et lenfant de 3 mois ou plus |
Infection néonatale à HSV |
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Infection à HSV (sauf méningoencéphalite herpétique) Infection à VZV |
Méningoencéphalites herpétiques Infection sévères à VZV |
||
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25 à 50 mL/min/1,73m2 |
250 mg/m2 de surface corporelle ou* 10 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures |
500 mg/m2 de surface corporelle ou* 20 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures |
20 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures |
|
10 à 25 mL/min/1,73m2 |
250 mg/m2 de surface corporelle ou* 10 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures |
500 mg/m2 de surface corporelle ou* 20 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures |
20 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures |
|
0 (anurie) à 10 mL/min/1,73m2 |
125 mg/m2 de surface corporelle ou* 5 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures |
250 mg/m2 de surface corporelle ou* 10 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures |
10 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures |
|
Patients hémodialysés |
125 mg/m2 de surface corporelle ou* 5 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures et après lhémodialyse |
250 mg/m2 de surface corporelle ou* 10 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures et après lhémodialyse |
10 mg/kg de poids corporel toutes les 24 heures et après lhémodialyse |
*Pour rappel la posologie doit être calculée en fonction de la surface corporelle chez le nourrisson et lenfant entre 3 mois et 12 ans et sur la base du poids corporel chez les nouveau-nés et les nourrissons jusquà 3 mois.
· Chez le sujet âgé
La possibilité dune insuffisance rénale chez le sujet âgé doit être prise en compte et la posologie sera adaptée en fonction de la clairance de la créatinine (voir paragraphe « Posologie chez linsuffisant rénal »).
Un apport hydrique suffisant doit particulièrement être assuré.
Durée du traitement
La durée du traitement est en général de 5 jours, mais elle peut être ajustée en fonction de létat du patient et de la réponse au traitement. La durée est :
· de 8 à 10 jours pour les infections à virus Varicelle Zona,
· de 10 jours pour le traitement de la méningo-encéphalite herpétique, elle doit être adaptée suivant l'état du malade et de sa réponse au traitement,
· de 5 à 10 jours pour les autres infections à virus Herpes simplex,
· de 14 jours pour le traitement de l'herpès néonatal pour des infections cutanéo-muqueuses (peau-yeux-bouche),
· de 21 jours pour le traitement de lherpès néonatal pour une maladie disséminée ou du système nerveux central.
La durée du traitement prophylactique par Zovirax IV est déterminée par la durée de la période à risque.
Mode dadministration
Voie intraveineuse stricte.
Chaque dose sera injectée par voie intraveineuse (par pompe ou perfusion) en une heure minimum.
Pour les instructions concernant la reconstitution et la dilution du médicament avant administration, voir rubrique 6.6.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Ce médicament ne constitue pas un traitement, ni une prévention des douleurs post-zostériennes.
Lutilisation concomitante dautres médicaments néphrotoxiques augmente le risque dinsuffisance rénale. La prudence est requise en cas dadministration daciclovir par voie IV avec dautres médicaments néphrotoxiques.
La survenue dune douleur rénale doit faire envisager une insuffisance rénale et un arrêt du traitement.
Précautions demploi
Etat d'hydratation du patient
Un apport hydrique suffisant doit être particulièrement assuré pour les patients à risque de déshydratation, notamment les personnes âgées, ainsi que chez les patients recevant de laciclovir par voie IV ou des doses élevées daciclovir par voie orale.
Patient insuffisant rénal et sujet âgé
Laciclovir étant éliminé par voie rénale, la posologie doit être adaptée suivant la clairance de la créatinine (voir rubrique 4.2).
Les sujets âgés sont susceptibles de présenter une fonction rénale diminuée et par conséquent une réduction de la posologie daciclovir doit être considérée chez ces patients.
Des troubles neurologiques (voir rubrique 4.8) sont susceptibles de survenir plus fréquemment chez les patients ayant une insuffisance rénale et chez les sujets âgés dont la fonction rénale est potentiellement diminuée.
Les sujets âgés et/ou insuffisants rénaux doivent être étroitement surveillés afin didentifier ces effets indésirables neurologiques, qui sont généralement réversibles après arrêt du traitement (voir rubrique 4.8).
Précautions liées à ladministration intraveineuse
Les administrations intraveineuses doivent être réalisées en perfusion pendant une heure au minimum afin déviter la précipitation daciclovir dans les reins ; les injections rapides ou en bolus doivent être évitées.
Lors dune administration en poche de perfusion, la solution reconstituée daciclovir doit être diluée en veillant à ne pas dépasser la concentration maximale de 5mg/mL daciclovir par poche (voir rubriques 4.8 et 6.6).
Pour les patients recevant de laciclovir en perfusion IV à des doses élevées (par exemple pour traiter une encéphalite herpétique), une attention particulière doit être prêtée à la fonction rénale, tout particulièrement lorsque les patients sont déshydratés ou présentent une altération de la fonction rénale. La solution reconstituée daciclovir pour perfusion IV a un pH approximatif de 11,0 et ne doit pas être administrée par voie orale.
Des cas derreur de dilution ont été signalés lors de ladministration de laciclovir par voie injectable. Il importe de respecter scrupuleusement les modalités de reconstitution et de dilution lors de ladministration de laciclovir en poche de perfusion (voir rubrique 6.6).
Traitement prolongé
Un traitement prolongé ou des administrations répétées en aciclovir chez des patients sévèrement immunodéprimés peuvent conduire à une sélection de souches de virus à sensibilité diminuée à laciclovir, qui peut entraîner une absence de réponse au traitement continu par laciclovir (voir rubrique 5.1).
Excipient à effet notoire
Ce médicament contient 52 mg (approximativement 2,26 mmol) de sodium par flacon. A prendre en tenir compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Associations à prendre en compte
+ Autres médicaments néphrotoxiques
Risque de majoration de la néphrotoxicité
Lutilisation concomitante de médicaments avec une toxicité rénale propre augmente le risque de néphrotoxicité. Si une telle association est nécessaire, une surveillance biologique de la fonction rénale doit être renforcée.
Laciclovir est éliminé principalement sous forme inchangée dans lurine par sécrétion tubulaire rénale active.
Tout médicament administré simultanément entrant en compétition par ce mécanisme peut augmenter les concentrations plasmatiques de laciclovir.
Le probénécide et la cimétidine augmentent lASC de laciclovir par ce mécanisme et réduisent la clairance rénale de laciclovir
Cependant aucune adaptation de dose nest nécessaire en raison du large index thérapeutique de laciclovir.
Chez les patients recevant de laciclovir par voie intraveineuse, la prudence est nécessaire en cas de co-administration de médicaments qui entrent en compétition avec laciclovir pour lélimination, en raison de laugmentation potentielle des taux plasmatiques de lun ou de lensemble des médicaments ou de leurs métabolites.
Des augmentations des ASC plasmatiques de laciclovir et du métabolite inactif du mycophénolate mofétil, un agent immunosuppresseur utilisé chez des patients transplantés, ont été observées lors dune co-administration de ces médicaments.
Une attention particulière est également nécessaire (avec la surveillance des modifications de la fonction rénale) en cas dadministration concomitante de laciclovir par voie intraveineuse avec des médicaments qui affectent dautres aspects de la physiologie rénale (par exemple ciclosporine, tacrolimus).
+ Lithium
Si du lithium est administré de façon concomitante à des doses élevées daciclovir par voie IV, la lithémie devra être étroitement surveillée en raison dun risque de toxicité du lithium.
+ Théophylline
Des augmentations denviron 50 % de lASC de la théophylline totale administrée ont été montrées dans une étude clinique réalisée chez 5 sujets mâles lors de ladministration concomitante daciclovir. Un dosage des concentrations plasmatiques est recommandé lors dune co-administration avec laciclovir.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène dans une seule espèce et à posologie très élevée.
Un registre de grossesse post-commercialisation a documenté les issues de grossesses de femmes exposées à laciclovir (quelle que soit la forme utilisée). Les données du registre nont pas montré une augmentation du nombre de malformations chez les femmes exposées à laciclovir par rapport à la population générale et aucune malformation na montré de caractère exceptionnel ou récurrent pour suggérer une cause commune.
Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l'absence de risque.
Lutilisation de laciclovir au cours de la grossesse ne doit être envisagée que si les bénéfices escomptés sont supérieurs aux risques potentiels encourus.
Suite à ladministration orale de 200 mg daciclovir cinq fois par jour, laciclovir a été détecté dans le lait maternel à des concentrations allant de 0,6 à 4,1 fois les taux plasmatiques correspondants. Ces concentrations pourraient potentiellement exposer les nourrissons allaités à des doses daciclovir allant jusquà 0,3 mg/kg/jour.
Compte tenu des éléments ci-dessus et de la gravité des affections destinées à être traitées par laciclovir en voie injectable, l'allaitement est à proscrire.
Fertilité
Voir études cliniques.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Aucune étude na été menée afin dévaluer les effets de laciclovir sur laptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.
Les classes de fréquence attribuées aux effets indésirables ci-dessous ont été établies sur la base des données des essais cliniques pour classer les effets indésirables en sachant que cette incidence peut varier en fonction de lindication.
La fréquence des autres effets indésirables na pu être estimée à partir des notifications spontanées en raison de labsence de données appropriées pour le calcul de leur fréquence.
La convention suivante a été utilisée pour la classification des effets indésirables en fonction de leur fréquence :
Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 et < 1/100), rare (≥ 1/10000 et < 1/1000), très rare (< 1/10000).
· Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquence non déterminée : Thrombopénie, leucopénie.
· Affections du système immunitaire
Fréquence non déterminée : Réactions anaphylactiques.
· Affections du système nerveux
Fréquence non déterminée : Céphalées, sensations ébrieuses.
Des troubles de léquilibre, une ataxie et une dysarthrie peuvent être associés ou sobserver isolément et témoigner dun syndrome cérébelleux.
Des troubles neurologiques parfois sévères pouvant réaliser un tableau dencéphalopathie et comporter, confusion, agitation, tremblements, myoclonies, convulsions, hallucinations, psychose, somnolence, coma sont possibles.
Une régression complète est habituelle à larrêt du traitement.
Ces signes neurologiques sont habituellement observés chez des insuffisants rénaux ayant reçu des doses supérieures à la posologie recommandée ou des patients âgés (voir rubrique 4.4). Ils peuvent cependant être observés en labsence de ces facteurs favorisants. La présence de ces symptômes doit faire rechercher un surdosage (voir rubrique 4.9).
· Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence non déterminée : Dyspnées.
· Affections gastro-intestinales
Fréquent : Nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales.
· Affections hépatobiliaires
Fréquent : Augmentations réversibles de la bilirubine et des enzymes hépatiques sériques.
Fréquence non déterminée : Atteinte hépatique aiguë.
· Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent : prurit, éruptions cutanées, urticaire.
Cas isolés ddème de Quincke.
· Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent : Augmentation de l'urée et de la créatinine sanguines.
Les augmentations rapides des taux plasmatiques durée et de créatinine pourraient être liées aux pics de concentration plasmatique, ainsi quà létat dhydratation du patient. Afin déviter cet effet, le médicament ne doit pas être administré par injection intraveineuse en bolus mais en perfusion lente sur une période dune heure (voir rubrique 4.2).
Fréquence non déterminée : insuffisance rénale aiguë, notamment chez le sujet âgé ou insuffisant rénal en cas de dépassement de la posologie, douleur rénale.
La douleur rénale peut être associée à une insuffisance rénale (voir rubrique 4.4).
Le risque dinsuffisance rénale aiguë est favorisé par toute situation de surdosage et/ou de déshydratation, ou par l'association avec des médicaments néphrotoxiques. Ces facteurs de risque doivent être recherchés, quel que soit l'âge du patient.
Le risque dinsuffisance rénale peut être évité en respectant les posologies, les précautions demploi (notamment le maintien dune hydratation adéquate) et une vitesse dadministration lente (voir rubriques 4.2, 4.4).
· Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Fréquence non déterminée : Fatigue, fièvre.
Fréquent : Lésions cutanées inflammatoires ou phlébite au site dinjection, pouvant exceptionnellement aller jusqu'à la nécrose, en cas dextravasation ou de dilution insuffisante de la solution.
Ces lésions inflammatoires sont liées au pH alcalin de ce médicament.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Un surdosage en aciclovir administré par voie intraveineuse a conduit à une augmentation de la créatinine sérique, de lurée sanguine et par la suite à une insuffisance rénale. Des effets neurologiques tels que confusion, hallucinations, agitation, convulsions et coma ont été décrits associés au surdosage.
Prise en charge
Les patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe de toxicité.
Lhémodialyse accroît de façon significative lélimination de laciclovir de la circulation sanguine et pourra de ce fait être envisagée comme option de prise en charge en cas de surdosage symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANTIVIRAUX A ACTION DIRECTE, code ATC : J05AB01.
L'aciclovir est un inhibiteur spécifique des herpes virus, avec une activité in vitro sur les virus Herpes simplex (HSV) types 1 et 2, Varicelle-zona (VZV).
L'aciclovir après avoir été phosphorylé en aciclovir triphosphate inhibe la synthèse de l'ADN viral. La première étape de la phosphorylation est assurée uniquement par une enzyme virale spécifique.
Pour les virus HSV et VZV, il s'agit d'une thymidine kinase virale qui est présente uniquement dans les cellules infectées par le virus.
La phosphorylation de l'aciclovir monophosphate en di- et tri- phosphate est assurée par des kinases cellulaires. L'aciclovir triphosphate est un inhibiteur compétitif sélectif de l'ADN polymérase virale, et l'incorporation de cet analogue nucléosidique stoppe l'élongation de la chaine d'ADN, interrompant ainsi la synthèse d'ADN viral. La réplication virale est donc bloquée.
Du fait de sa double sélectivité, l'aciclovir n'interfère pas avec le métabolisme des cellules saines.
L'étude d'un grand nombre d'isolats cliniques lors de traitement curatif ou préventif par l'aciclovir a montré qu'une diminution de la sensibilité à l'aciclovir est extrêmement rare chez le sujet immunocompétent. Chez les sujets immunodéficients, (tels que transplantés d'organe ou de mlle osseuse, sujets recevant une chimiothérapie anticancéreuse et sujets infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH)) une diminution de sensibilité a été mise en évidence de façon occasionnelle.
Les rares résistances observées sont généralement dues à une thymidine kinase virale déficiente et se traduisent par une moindre virulence. Quelques cas de diminution de sensibilité à l'aciclovir ont été observés suite à une modification soit de la thymidine kinase, soit de l'ADN polymérase virale. La virulence de ces virus ne semble pas modifiée.
Etudes cliniques
Il ny a pas dinformation sur leffet des formes orales ou injectables (IV) daciclovir sur la fertilité chez la femme.
Dans une étude sur 20 patients de sexe masculin avec un nombre de spermatozoïdes normal, laciclovir administré par voie orale à des doses allant jusquà 1 g par jour pour une durée jusquà 6 mois na pas montré avoir deffet cliniquement significatif sur le nombre de spermatozoïdes, leur mobilité et leur morphologie.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Chez les adultes, les concentrations maximales moyennes à létat déquilibre (Cssmax) après une perfusion dune heure de 2,5 mg/kg, 5 mg/kg et 10 mg/kg étaient respectivement de 22,7 micromolaires (5,1 microgrammes/ml), 43,6 micromolaires (9,8 microgrammes/ml) et 92 micromolaires (20,7 microgrammes/ml). Les niveaux correspondants résiduels (Cssmin) 7 heures plus tard étaient de 2,2 micromolaires (0,5 microgramme/ml), 3,1 micromolaires (0,7 microgramme/ml) et 10,2 micromolaires (2,3 microgrammes/ml), respectivement.
Chez les enfants de plus d1 an, des valeurs moyennes similaires du pic plasmatique (Cssmax) et résiduelles (Cssmin) ont été observées lorsquune dose de 250 mg/m2 a été remplacée par une dose de 5 mg/kg et quune dose de 500 mg/m2 a été remplacée par une dose de 10 mg/kg.
Chez les nouveau-nés (0 à 3 mois) traités par des doses de 10 mg/kg administrées par perfusion dune heure toutes les 8 heures, la Cssmax observée était de 61,2 micromolaires (13,8 microgrammes/ml) et la Cssmin était de 10,1 micromolaires (2,3 microgrammes/ml). Dans un groupe distinct de nouveau-nés traités par 15 mg/kg toutes les 8 heures, des augmentations des concentrations plasmatiques approximativement proportionnelles à la dose administrée ont été observées, avec une Cmax de 83,5 micromolaires (18,8 microgrammes/ml) et une Cmin de 14,1 micromolaires (3,2 microgrammes/ml).
Distribution
L'aciclovir diffuse dans les tissus notamment cerveau, reins, poumons, foie, muscles, sécrétions vaginales, liquide vésiculaire herpétique.
Les taux dans le liquide céphalorachidien sont environ 50 % des concentrations plasmatiques.
Laciclovir est peu lié aux protéines plasmatiques (9 à 33 %) et des interactions médicamenteuses impliquant un déplacement de laciclovir de ses sites de liaison ne sont pas attendues.
Biotransformation
L'aciclovir est peu métabolisé. Le principal métabolite, la 9-(carboxyméthoxyméthyl) guanine, possède de faibles propriétés antivirales.
Élimination
Chez ladulte, la demi-vie plasmatique terminale de laciclovir après administration de Zovirax IV est denviron 2,9 heures.
La voie majeure d'élimination est rénale. La clairance rénale de l'aciclovir est substantiellement supérieure à la clairance de la créatinine, ce qui indique que la sécrétion tubulaire, en plus de la filtration glomérulaire contribue à l'élimination rénale du médicament. La 9-(carboxyméthoxyméthyl) guanine, seul métabolite important de l'aciclovir représente environ 10 - 15 % de la dose administrée retrouvée dans l'urine. Lorsque l'aciclovir est administré une heure après 1 gramme de probénécide, la demi-vie terminale et l'aire sous la courbe de la concentration plasmatique en fonction du temps (ASC) sont augmentées de 18 % et 40 % respectivement. Les deux tiers de l'aciclovir sont ainsi éliminés sous forme inchangée et les quantités d'aciclovir et de métabolites retrouvées dans les urines de 24 heures sont comprises entre 70 et 99 % de la dose injectée.
La demi-vie plasmatique terminale chez les nouveau-nés (0 à 3 mois) traités par des doses de 10 mg/kg administrées par perfusion dune heure toutes les 8 heures, était de 3,8 heures.
Chez les sujets âgés, la clairance corporelle totale diminue avec l'augmentation de lâge et est associée à une diminution de la clairance de la créatinine, bien quil y ait peu de changement de la demi-vie terminale plasmatique.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale chronique, la demi-vie terminale moyenne était de 19,5 heures. La demi-vie moyenne de l'aciclovir était de 5,7 heures pendant l'hémodialyse. Les taux plasmatiques d'aciclovir ont diminué d'environ 60 % pendant la dialyse.
Dans une étude clinique réalisée chez des patientes souffrant d'obésité morbide (n = 7), traitées avec une dose daciclovir IV calculée sur la base de leur poids réel, les concentrations plasmatiques étaient environ le double de celles des patientes de poids normal (n = 5) (ce qui était cohérent avec la différence de poids corporel entre les 2 groupes de patientes).
5.3. Données de sécurité préclinique
Dans des tests standard internationalement reconnus, ladministration systémique daciclovir na pas montré deffets tératogènes ou embryotoxiques chez le lapin, le rat ou la souris. Dans des tests non standardisés chez les rats, des anomalies ftales ont été observées mais uniquement suite à des doses élevées administrées par voie sous-cutanée telles quelles provoquent une toxicité maternelle. La pertinence clinique de ces résultats est inconnue.
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments à lexception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
Présentation sans système de transfert : 5 ans.
Présentation avec système de transfert : 3 ans.
Après reconstitution et dilution, ce produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à labri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon (verre de type I) de 17 mL, bouchon (bromobutyl).
Flacon (verre de type I) de 17 mL, bouchon (bromobutyl) avec système de transfert en polyéthylène et aiguille en acier inoxydable.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
La stabilité du produit à température ambiante et à labri de la lumière a été vérifiée pour les liquides de perfusion suivants :
· solution de chlorure de sodium (0,45 à 0,9 %)
· solution de chlorure de sodium (0,18 %) et de glucose (4 %)
· solution de chlorure de sodium (0,45 %) et de glucose (2,5 %)
· solution de lactate de sodium (solution de Hartmann).
La reconstitution et la dilution de l'aciclovir doivent avoir lieu juste avant l'injection ; les solutions reconstituées, partiellement utilisées lors d'une administration, ne doivent pas être réemployées lors des injections suivantes. La solution ne sera pas utilisée en cas d'apparition d'un trouble ou d'une cristallisation ; elle ne doit pas être réfrigérée.
Mode dutilisation
Reconstituer le contenu du flacon de 500 mg avec 20 mL d'eau pour préparations injectables ou une solution de chlorure de sodium isotonique. Après reconstitution avec de l'eau ppi., le pH de la solution est compris entre 10,7 et 11,7.
La solution une fois reconstituée peut être administrée en IV en 1 heure minimum, en perfusion avec une poche de perfusion après dilution ou avec une pompe à débit constant.
Modalités dadministration avec poche de perfusion
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Lors dune administration avec une poche de perfusion, la solution reconstituée doit être diluée dans un volume suffisant de liquide de perfusion afin dobtenir une concentration maximale en aciclovir de 5 mg/ml de liquide de perfusion (voir rubriques 4.4 et 4.8). |
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1) Reconstitution du contenu du flacon de Zovirax |
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Liquide de reconstitution |
Eau ppi ou solution de chlorure de sodium isotonique |
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Volume de reconstitution |
20 mL |
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Concentration après reconstitution |
25 mg/mL |
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2) Dilution dans la poche de perfusion* |
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Concentration maximale en aciclovir après dilution
NB : Le nombre de poches dépend de la dose (voir exemples ci-après).
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5 mg/ml
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3) Administration avec la poche de perfusion |
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Temps de perfusion |
1 heure minimum |
*Pour les adultes, il est recommandé dutiliser des poches de perfusion de 100 ml de liquide de perfusion, même si la concentration obtenue en aciclovir est largement inférieure à 5 mg/ml.
Ainsi, une poche de perfusion de 100 ml peut être utilisée pour une dose entre 250 et 500 mg de Zovirax, poudre pour solution injectable (IV). Une seconde poche doit être utilisée pour des doses supérieures à 500 mg et pouvant aller jusquà 1000 mg.
Pour les enfants et les nouveau-nés, afin davoir un volume de perfusion minimal, il est recommandé de prélever 4ml de solution reconstituée (correspondant à une dose de 100 mg daciclovir), et de les ajouter dans 20 ml de liquide de perfusion.
· Exemples de recommandations :
o Cas dun adulte :
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Dose daciclovir |
Nombre nécessaire de flacons à reconstituer |
Nombre de poches de 100 ml de liquide de perfusion à utiliser |
Volume à prélever dans le flacon de solution reconstituée |
Concentration en aciclovir obtenue dans la(les) poche(s) |
|
Ex dune dose de 350 mg |
1 flacon de 500 mg |
1 |
14 ml |
3,5 mg/ml |
|
Ex dune dose de 500 mg |
1 flacon de 500 mg |
1 |
20 ml |
5 mg/ml |
|
Ex dune dose de 1000 mg |
2 flacons de 500 mg |
2 |
· 20 mL à injecter dans une 1ère poche · 20 mL à injecter dans une 2ème poche |
· 5 mg/ mL · 5 mg/ mL |
Pour des doses ≤ 250 mg, privilégier lutilisation de flacons à 250 mg.
o Cas dun enfant et nouveau-né :
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Dose daciclovir
|
Nombre nécessaire de flacons à reconstituer |
Nombre de poches de 20 ml de liquide de perfusion à utiliser |
Volume à prélever dans le flacon de solution reconstituée
|
Concentration en aciclovir obtenue dans la(les) poche(s)
|
|
Ex dune dose de 300 mg |
1 flacon de 500 mg |
3 |
· 4 ml à injecter dans une 1ère poche · 4 ml à injecter dans une 2ème poche · 4 ml à injecter dans une 3ème poche
|
· 5 mg/ml
· 5 mg/ml
· 5 mg/ml
|
Ces tableaux sont donnés à titre indicatif comme exemples. En effet, le dosage de Zovirax, poudre pour solution injectable (IV), le volume de la poche de perfusion, ainsi que le volume à prélever de solution reconstituée est à déterminer et à adapter au cas par cas selon la posologie prescrite de Zovirax injectable tout en veillant à ne pas dépasser la concentration maximale en aciclovir de 5 mg/ml dans la poche.
Modalités dadministration avec pompe à débit constant
|
1) Reconstitution du contenu du flacon de Zovirax |
|
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Liquide de reconstitution |
Eau ppi ou solution de chlorure de sodium isotonique |
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Volume de reconstitution |
20 mL |
|
Concentration après reconstitution |
25 mg/mL |
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2) Administration avec la pompe à débit constant |
|
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Temps de perfusion |
1 heure minimum |
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
23, rue francois jacob
92500 rueil-malmaison
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 336 393 8 9 : 500 mg en flacon (verre).
· 34009 350 116 8 8 : 500 mg en flacon (verre) avec système de transfert (polyéthylène) + aiguille (acier inoxydable).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
Date de première autorisation : 24 décembre 1993
Date de dernier renouvellement : 8 janvier 2011
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Médicaments liés cités dans ce texte
- ACICLOVIR AGEPHA 30 mg/g, pommade ophtalmique
- ZOVIRAX 200 mg, comprimé
- SANTURIL 500 mg, comprimé sécable
- CIMETIDINE ARROW 200 mg, comprimé effervescent
- NEORAL 10 mg, capsule molle
- ADOPORT 0,5 mg, gélule
- GRANIONS DE LITHIUM 1 mg/ 2 ml, solution buvable en ampoule
Liens ajoutés automatiquement par justelesRCP d'après les noms de médicaments et de substances cités ci-dessus ; ils ne font pas partie du texte officiel de l'ANSM.