KARDEGIC 500 mg/5 ml, poudre pour solution injectable
CIS 62018101
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ANSM - Mis à jour le : 07/02/2022
KARDEGIC 500 mg/5 ml, poudre pour solution injectable
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Acétylsalicylate de DL-Lysine................................................................................................ 900 mg
Quantité correspondant à acide acétylsalicylique.................................................................... 500 mg
Pour 1 g de poudre.
Excipient(s) à effet notoire : aucun.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution injectable.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Réservé à ladulte. Voie intraveineuse.
Posologie
Une injection unique d'une dose de 250 mg ou de 500 mg d'acide acétylsalicylique (soit un ½ flacon ou un flacon entier) le plus rapidement possible après le début des symptômes, en dose de charge.
Le relais sera assuré par l'aspirine par voie orale.
Mode d'administration
Dissoudre extemporanément le contenu du flacon avec 5 ml d'eau pour préparation injectable.
L'administration est effectuée par voie intra-veineuse directe en 1 à 3 minutes.
Ce médicament peut-être injecté dans une tubulure contenant une solution de chlorure de sodium, de glucose ou de sorbitol.
Il est recommandé d'éviter de mélanger dans la même seringue ce médicament avec d'autres spécialités injectables.
Ce médicament ne sera administré que sur prescription médicale.
· Asthme ou antécédents d'asthme avec ou sans polypes nasaux induit par les salicylés ou les substances d'activité proche, notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens.
· Ulcère gastro-duodénal en évolution, antécédent dhémorragie gastrique ou de perforation après un traitement par lacide acétylsalicylique ou un autre anti-inflammatoire non stéroïdien.
· Toute maladie hémorragique constitutionnelle ou acquise.
· Grossesse, à partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semaines daménorrhée) (voir. rubrique 4.6).
· Patients atteints dune mastocytose, chez lesquels lutilisation de lacide acétylsalicylique peut entrainer des réactions dhypersensibilité sévères (y compris les chocs circulatoires avec bouffées vasomotrices, hypotension, tachycardie et des vomissements).
· Risque hémorragique.
· Insuffisance hépatique sévère.
· Insuffisance rénale sévère (Clairance de la créatinine < 30 ml/min).
· Insuffisance cardiaque sévère non contrôlée.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Les flacons d'aspirine injectable ne sont pas adaptés à l'enfant.
En cas dassociation avec dautres médicaments, pour éviter un risque de surdosage, vérifier labsence dacide acétylsalicylique dans la composition des autres médicaments.
Chez les patients recevant un traitement concomitant avec le nicorandil et les AINS incluant lacide acétylsalicylique, il y a un risque augmenté de complications graves telles que la survenue dulcérations gastro-intestinales, de perforations et dhémorragies. Ainsi, il convient dêtre prudent si de lacide acétylsalicylique ou des AINS sont pris en même temps que le nicorandil (voir rubrique 4.5).
La surveillance du traitement doit être renforcée dans les cas suivants :
· antécédents dulcère gastroduodénal, dhémorragie digestive ou de gastrite,
· insuffisance rénale légère à modérée (lacide acétylsalicylique étant contre indiqué en cas dinsuffisance rénale sévère, voir rubrique 4.3),
· insuffisance hépatique légère à modérée (lacide acétylsalicylique étant contre indiqué en cas dinsuffisance hépatique sévère, voir rubrique 4.3),
· asthme : la survenue de crise dasthme, chez certains sujets, peut être liée à une allergie aux anti-inflammatoires non stéroïdiens ou à lacide acétylsalicylique. Dans ce cas, ce médicament est contre-indiqué (voir rubrique 4.3),
· métrorragies ou ménorragies (risque daugmentation de limportance et de la durée des règles).
Des hémorragies gastro-intestinales ou des ulcères/perforations peuvent se produire à nimporte quel moment au cours du traitement sans quil y ait nécessairement des symptômes préalables ou dantécédents. Le risque relatif augmente avec la dose, chez le sujet âgé, le sujet de faible poids corporel, les sujets ayant des antécédents dulcères gastriques notamment en cas de complications de type hémorragie ou perforation et le malade soumis à un traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire (voir rubrique 4.5). En cas dhémorragie gastro-intestinale, interrompre immédiatement le traitement.
Compte-tenu de leffet antiagrégant plaquettaire de lacide acétylsalicylique, apparaissant dès les très faibles doses et persistant plusieurs jours, il convient de prévenir le patient des risques hémorragiques pouvant survenir en cas de geste chirurgical même mineur (ex : extraction dentaire). La durée de linterruption du traitement avant lintervention doit être déterminée au cas par cas.
Le traitement concomitant par la lévothyroxine et les salicylés doit être évité. Les salicylés peuvent inhiber la liaison des hormones thyroïdiennes aux protéines porteuses et ainsi produire une augmentation initiale temporaire des hormones thyroïdiennes libres, suivie d'une réduction globale du taux d'hormones thyroïdiennes totales. Par conséquent, en cas de prise concomitante de lévothyroxine et de salicylés, les taux dhormones thyroïdiennes doivent être surveillés (voir rubrique 4.5).
Chez les patients hypertendus traités par AAS, la pression artérielle doit être bien contrôlée, compte-tenu de laugmentation du risque vasculaire cérébral hémorragique chez les patients hypertendus non contrôlés.
Dans certains cas de forme grave de déficit en G6PD, des doses élevées dacide acétylsalicylique ont pu provoquer des hémolyses. Ladministration dacide acétylsalicylique en cas de déficit en G6PD doit se faire sous contrôle médical strict.
Des syndromes de Reye, pathologies très rares mais présentant un risque vital, ont été observés chez des enfants avec des signes dinfections virales (en particulier varicelle et épisodes dallure grippale) et recevant de lacide acétylsalicylique. KARDEGIC ne doit pas être administré aux enfants et adolescents (voir rubrique 4.2).
Lutilisation de ce médicament est déconseillée en cas dallaitement (voir rubrique 4.6).
La prise concomitante dacide acétylsalicylique à des doses antiagrégantes plaquettaires est déconseillée avec (voir rubrique 4.5) :
· lanagrélide,
· les anticoagulants oraux, chez les patients ayant des antécédents dulcère gastro-duodénal,
· le clopidogrel (en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus),
· le défibrotide,
· le nicorandil,
· la ticlopidine,
· le ticagrélor (en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus),
· le probénécide,
· la lévothyroxine.
Ce médicament ne contenant pas de sodium, il peut être administré en cas de régime désodé ou hyposodé.
Il a été prouvé que les médicaments qui inhibent lactivité de la cyclo-oxygénase impliquée dans la synthèse des prostaglandines peuvent altérer la fertilité féminine en agissant sur lovulation. Ceci est réversible à larrêt du traitement.
La prise dalcool peut augmenter le risque de lésions gastro-intestinales et prolonger le temps de saignement lors dune prise concomitante avec de lacide acétylsalicylique. Ainsi, les patients traités avec de lacide acétylsalicylique doivent faire preuve de prudence lors de la consommation de boissons alcoolisées jusquà 36 heures suivant la prise du traitement.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Lutilisation de plusieurs antiagrégants plaquettaires majore le risque de saignement, de même que leur association à tout autre médicament augmentant les risques de saignement par effet additif (héparine et molécules apparentées, anticoagulants oraux et autres thrombolytiques ). Ces associations doivent être prises en compte en maintenant une surveillance clinique régulière.
Associations déconseillées
· Anticoagulants oraux : Aspirine à des doses antiagrégantes et en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal : majoration du risque hémorragique. Nécessité d'un contrôle, le cas échéant, en particulier du temps de saignement.
· Ticlopidine : majoration du risque hémorragique (par addition des activités antiagrégantes plaquettaires). Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.
· Clopidogrel, en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.
· Ticagrélor, en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.
· Probénécide : diminution de l'effet uricosurique (par compétition de l'élimination de l'acide urique au niveau des tubules rénaux.
· Anagrélide : majoration des événements hémorragiques.
· Défibrotide : risque hémorragique accru.
· Nicorandil : Majoration du risque de complications gastrointestinales sévères (ulcération, perforation, hémorragie).
· Acétazolamide : Augmentation du risque de toxicité de lacide acétylsalicylique (vomissements, tachycardie, hyperpnée, confusion mentale) ou de lacétazolamide (fatigue, léthargie, somnolence, confusion, acidose métabolique hyperchlorémique).
· Lévothyroxine : les salicylés, en particulier à des doses supérieures à 2 g/jour, peuvent inhiber la liaison des hormones thyroïdiennes aux protéines porteuses et ainsi entraîner une augmentation initiale transitoire des hormones thyroïdiennes libres, suivie d'une diminution globale des taux d'hormones thyroïdiennes totales. Par conséquent, les taux d'hormones thyroïdiennes doivent être surveillés (voir rubrique 4.4).
· Pémétrexed : en cas de fonction rénale faible à modérée (entre 45 ml/min et 80ml/min), risque de majoration de la toxicité du pémétrexed (diminution de sa clairance rénale par l'acide acétylsalicylique à doses anti-inflammatoires). Surveillance clinique étroite de la toxicité du pémétrexed.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
· Méthotrexate (aux doses > 20 mg/semaine) : Aspirine à des doses antiagrégantes : majoration de la toxicité, notamment hématologique, du méthotrexate (diminution de sa clairance rénale par lacide acétylsalicylique). Contrôle hebdomadaire de lhémogramme durant les premières semaines de lassociation. Surveillance accrue en cas daltération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
· Cobimetinib : majoration du risque hémorragique. Surveillance clinique.
· Clopidogrel, dans les indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Surveillance clinique.
· Ibrutinib : augmentation du risque hémorragique.
· Ticagrélor : dans les indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Surveillance clinique.
· Acide valproïque : Diminution possible de la liaison protéique de l'acide valproïque et inhibition du métabolisme de l'acide valproïque entraînant une augmentation des taux sériques d'acide valproïque total et libre. Surveillance clinique étroite des taux de valproate.
· Ténofovir (fumarate de ténofovir disoproxil) : Augmentation possible du risque d'insuffisance rénale, en particulier chez les patients présentant des facteurs de risque de dysfonctionnement rénal. La fonction rénale doit être surveillée de manière adéquate.
Associations à prendre en compte
· Anticoagulants oraux : Aspirine à des doses antiagrégantes : majoration du risque hémorragique notamment en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal.
· Thrombolytiques : Augmentation du risque hémorragique.
· Héparines (doses curatives et/ou sujet âgé) : Aspirine à des doses antiagrégantes : augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale par lacide acétylsalicylique).
· Héparines (doses préventives) : lutilisation conjointe de médicaments agissant à divers niveaux de lhémostase majore le risque de saignement. Ainsi, chez le sujet de moins de 65 ans, lassociation de lhéparine à doses préventives, ou de substances apparentées, à lacide acétylsalicylique, quelle que soit la dose, doit être prise en compte en maintenant une surveillance clinique et éventuellement biologique.
· Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : Aspirine à doses antigrégantes : majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
· Médicaments mixtes adrénergiques-sérotoninergiques : majoration du risque hémorragique.
· Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine : majoration du risque hémorragique.
· Antidiabétiques (en particulier sulfonylurées) et linsuline : Potentialisation de leffet antidiabétique.
· Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif) : A des doses antalgiques ou antipyrétiques dacide acétylsalicylique (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) : majoration du risque hémorragique ; réduction des taux sanguins de salicylates pendant le traitement par corticostéroïdes et risque de surdosage en salicylates après le sevrage.
· Métamizole : Réduction possible de leffet de lacide acétylsalicylique sur lagrégation plaquettaire lors dune prise concomitante. A utiliser avec prudence chez les patients prenant de faibles doses dacide acétylsalicylique en prévention cardiovasculaire.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Faibles doses, inférieures ou égales à 100 mg par jour :
Les études cliniques montrent que des doses allant jusqu'à 100 mg/jour semblent être sûres dans le cas dutilisations obstétricales extrêmement limitées nécessitant une surveillance spécialisée.
Doses comprises entre 100 et 500 mg par jour :
Lexpérience clinique concernant ladministration de doses comprises entre 100 mg et 500 mg par jour est insuffisante. En conséquence, les recommandations ci-dessous pour les doses supérieures à 500 mg par jour sappliquent à ces doses.
Doses supérieures ou égales à 500 mg par jour :
Linhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecter le déroulement de la grossesse et/ou le développement de lembryon ou du foetus.
Risques associés à lutilisation au cours du 1er trimestre
Les données des études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis, après traitement par un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de moins de 1% dans la population générale, à approximativement 1,5 % chez les personnes exposées aux AINS. Le risque paraît augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez lanimal, il a été montré que ladministration dun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines provoquait une perte pré et post-implantatoire accrue et une augmentation de la létalité embryo-foetale. De plus, une incidence supérieure de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été rapportée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la phase dorganogénèse de la gestation.
Risques associés à lutilisation à partir de la 12ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance :
A partir de la 12ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance, tous les AINS, par linhibition de la synthèse des prostaglandines, peuvent exposer le ftus à une atteinte fonctionnelle rénale :
· in utero pouvant s'observer dès 12 semaines d'aménorrhée (mise en route de la diurèse ftale) : oligoamnios (le plus souvent réversible à l'arrêt du traitement), voire anamnios en particulier lors d'une exposition prolongée.
· à la naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peut persister en particulier en cas d'exposition tardive et prolongée (avec un risque d'hyperkaliémie sévère retardée).
Risques associés à lutilisation au-delà de la 24ème semaine daménorrhée et jusquà la naissance :
Au-delà de la 24ème semaine daménorrhée, les AINS peuvent exposer le ftus à une toxicité cardio-pulmonaire (fermeture prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire). La constriction du canal artériel peut survenir à partir de 5 mois révolus et peut conduire à une insuffisance cardiaque droite ftale ou néonatale voire une mort ftale in utero. Ce risque est d'autant plus important que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Cet effet existe même pour une prise ponctuelle.
En fin de grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent présenter :
· un allongement du temps de saignement du fait dune action anti-agrégante pouvant survenir même après administration de très faibles doses de médicament.
· une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.
En conséquence pour les doses supérieures à 100 mg/j :
· Sauf nécessité absolue, ce médicament ne doit pas être utilisé chez une femme qui envisage une grossesse ou au cours des 5 premiers mois de grossesse (24 premières semaines daménorrhée). Si ce médicament est administré chez une femme souhaitant être enceinte ou enceinte de moins de 6 mois, la dose devra être la plus faible possible et la durée du traitement la plus courte possible. Une prise prolongée est fortement déconseillée.
· A partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semaines : toute prise de ce médicament, même ponctuelle, est contre-indiquée. Une prise par mégarde à partir de cette date justifie une surveillance cardiaque et rénale, ftale et/ou néonatale selon le terme d'exposition. La durée de cette surveillance sera adaptée à la demi-vie d'élimination de la molécule.
Allaitement
L'acide acétylsalicylique passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé pendant l'allaitement.
Fertilité
Comme tous les AINS, l'utilisation de ce médicament peut temporairement altérer la fertilité féminine, en agissant sur lovulation ; il est donc déconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les femmes rencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests de fertilité, l'arrêt du traitement doit être envisagé
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Aucun effet sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines na été observé.
La fréquence des effets indésirables ne peut être estimée. De ce fait, les fréquences sont référencées comme indéterminées.
Affections hématologiques et du système lymphatique
· Syndromes hémorragiques (hématome, hémorragie urogénitale, épistaxis, gingivorragies, purpura...) avec augmentation du temps de saignement. Cette action persiste 4 à 8 jours après l'arrêt de l'aspirine. Elle peut créer un risque hémorragique en cas d'intervention chirurgicale.
· Des hémorragies gastro-intestinales et intracrâniennes peuvent également survenir. Dans certains cas, le pronostic vital peut être engagé. Une hémorragie intracrânienne peut être fatale, en particulier chez les sujets âgés.
· Thrombopénie, pancytopénie, bicytopénie, anémie aplasique, insuffisance médullaire, agranulocytose, neutropénie, leucopénie.
· Anémie hémolytique chez les patients ayant un déficit en G6PD (voir rubrique 4.4).
Affections du système immunitaire
· Réactions dhypersensibilité, réactions anaphylactiques, asthme, bronchospasme, dème de Quincke.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
· LAAS à faible dose peut réduire lexcrétion de lacide urique, ce qui peut aboutir à une crise de goutte chez des patients prédisposés.
Affections du système nerveux central
· Bourdonnements doreille qui peuvent apparaître lors des traitements à long terme avec des doses élevées et qui sont habituellement la marque dun surdosage (voir rubrique 4.9).
· Sensation de baisse de lacuité auditive qui constitue généralement le premier signe dun surdosage, voir rubrique 4.9.
· Céphalées, sensation vertigineuse qui peuvent apparaître lors des traitements à long terme avec des doses élevées. En cas de vertiges, le traitement doit être arrêté immédiatement.
· Hémorragie intracrânienne pouvant être fatale, en particulier chez les sujets âgés.
Affections cardiaques
· Syndrome de Kounis dans un contexte de réaction dhypersensibilité à lacide acétylsalicylique.
Affections vasculaires
· Vascularites dont le purpura rhumatoïde de Henoch-Schönlein.
· Hémorragies pouvant être fatales.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
· dème pulmonaire non cardiogénique possible en cas dutilisation au long cours qui peut également apparaître dans le contexte dune réaction dhypersensibilité liée à lacide acétylsalicylique.
· Bronchospasme et asthme.
Affections gastro-intestinales
· Troubles du tube digestif haut : des symptômes digestifs de type douleurs abdominales, dyspepsie, hyperacidité ont été rapportés. Des lésions telles quune sophagite, une ulcération sophagienne, une gastrite érosive, une duodénite érosive, un ulcère gastrique ou duodénal voire une perforation digestive sont décrits, pouvant être à lorigine dun saignement. Ce saignement digestif peut provoquer une anémie aiguë ou chronique.
· Des troubles du tube digestif bas de type ulcères de lintestin grêle (jéjunum, iléon) et du gros intestin (côlon, rectum), colite et perforation intestinale ont également été décrits.
· La toxicité digestive de lAAS est dose-dépendante et existe dès la dose 75 mg. La prise prolongée daspirine peut induire une gastrite, des érosions gastroduodénales ou lextension de lésions ulcéreuses préexistantes. Lhémorragie qui peut apparaître est aggravée par laction anti-thrombotique de laspirine ; le saignement peut être asymptomatique (hématémèse et méléna sont rares) ; plus fréquemment on observe une anémie chronique.
Ces réactions peuvent se produire chez les patients avec ou sans signes d'alerte ou d'antécédents gastro-intestinaux graves.
· Pancréatite aiguë dans un contexte de réaction dhypersensibilité à lacide acétylsalicylique.
Affections hépatobiliaires
· Elévations des enzymes hépatiques, atteinte du foie principalement hépatocellulaire.
· Hépatite chronique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
· Urticaire, réactions cutanées.
· Erythème pigmenté fixe.
Affections du rein et des voies urinaires
· Insuffisance rénale.
Affections des organes reproducteurs et du sein
· Hématospermie.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
· Possibilité de douleur au point dinjection et de réactions locales.
· Syndrome de Reye (en particulier chez les enfants et les adolescents avec des signes dinfections virales (en particulier varicelle et épisodes dallure grippale) - voir rubrique 4.4).
· Des dèmes ont été rapportés pour des doses élevées (doses anti-inflammatoires) dacide acétylsalicylique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr
Le surdosage est peu probable en raison de la faible quantité dacide acétylsalicylique présente dans KARDEGIC. Toutefois des cas dintoxication (surdosage accidentel) chez les très jeunes enfants ou le surdosage thérapeutique chez les sujets âgés peuvent se présenter comme décrits ci-dessous.
Symptômes :
· Intoxication modérée : bourdonnements d'oreille, sensation de baisse de l'acuité auditive, céphalées, vertiges sont la marque d'un surdosage et peuvent être contrôlés par réduction de la posologie.
· Intoxication sévère : chez l'enfant, le surdosage peut être mortel à partir de 100 mg/kg en une seule prise. Les symptômes sont : fièvre, hyperventilation, cétose, alcalose respiratoire, acidose métabolique, coma, collapsus cardiovasculaire, insuffisance respiratoire, hypoglycémie importante.
Un dème pulmonaire non cardiogénique menaçant le pronostic vital peut survenir en cas de surdosage aigu et chronique avec lacide acétylsalicylique (voir rubrique 4.8).
Conduite d'urgence :
· transfert immédiat en milieu hospitalier spécialisé,
· contrôle de l'équilibre acide base,
· diurèse alcaline permettant d'obtenir un pH urinaire entre 7,5 et 8,
· possibilité d'hémodialyse dans les intoxications graves,
· traitement symptomatique.
Population pédiatrique
Sans objet.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANTITHROMBOTIQUE/INHIBITEUR DE L'AGREGATION PLAQUETTAIRE, HEPARINE EXCLUE (code ATC : B01AC06).
L'aspirine est un inhibiteur de l'activation plaquettaire : en bloquant par acétylation la cyclo-oxygénase plaquettaire, elle inhibe la synthèse du thromboxane A2, substance activatrice physiologique libérée par les plaquettes, et qui jouerait un rôle dans les complications des lésions athéromateuses.
Des doses répétées de 20 à 325-330 mg entraînent une inhibition de l'activité enzymatique de 30 à 95 %. Au-delà de 325-330 mg, l'activité inhibitrice n'augmente que très peu, et l'effet sur l'agrégation plaquettaire est à peu près identique.
Leffet inhibiteur ne sépuise pas au cours de traitements prolongés et lactivité enzymatique reprend progressivement au fur et à mesure du renouvellement des plaquettes, 24 à 48 heures après arrêt du traitement.
A la posologie recommandée, laspirine réduit la synthèse de prostacycline endothéliale, mais la signification clinique de cette action est obscure et moins importante en pratique quen théorie semble-t-il.
Laspirine allonge le temps de saignement denviron 50 à 100 % en moyenne, mais des variations individuelles peuvent être observées.
Aux faibles doses, un effet antiagrégant plaquettaire de laspirine sobserve après un délai de 48 à 72 heures, alors quà plus fortes doses (300 à 330 mg) et avec une forme dabsorption rapide, leffet antiagrégant plaquettaire apparaît plus rapidement, ce qui justifie lutilisation de plus fortes doses et de formes à absorption rapide dans les situations durgence cardiologique (voir rubrique 4.2).
Les études de pharmacologie clinique de l'acétylsalicylate de lysine ont montré que la voie intraveineuse permet d'atteindre très rapidement un taux plasmatique efficace d'acide acétylsalicylique, ce qui se traduit par une inhibition totale de la synthèse du thromboxane B2 sérique en 5 minutes.
Des données expérimentales suggèrent que libuprofène peut inhiber leffet antiagrégant plaquettaire dune faible dose daspirine lorsquils sont pris de façon concomitante. Une étude réalisée avec une dose unique de 400 mg dibuprofène pris 8 heures avant ou dans les 30 minutes après la prise de 81 mg daspirine à libération immédiate a montré une diminution de leffet de laspirine sur la formation de la thromboxane ou lagrégation plaquettaire. Toutefois, les limites de ces données ex vivo et les incertitudes quant à leur extrapolation en clinique, ne permettent pas démettre de conclusion formelle pour ce qui est de lusage régulier de libuprofène ; par ailleurs, en ce qui concerne libuprofène utilisé de façon occasionnelle, la survenue dun effet cliniquement pertinent apparaît peu probable (voir rubrique 4.5).
Six études de prévention primaire (aspirine versus placebo) ont été effectuées chez des personnes à risque cardiovasculaire généralement faible à modéré. La méta-analyse de ces 6 études a montré une diminution significative des événements cardiovasculaires (de lordre de 3 pour 1000) au prix dune tendance à laugmentation des accidents hémorragiques graves (estimés à 2 pour 1000). Cependant, les populations des études incluses dans la méta-analyse sont trop hétérogènes pour permettre de déterminer chez quels patients laspirine a un rapport bénéfice risque favorable en prévention primaire. Le bénéfice éventuel du traitement par laspirine en prévention primaire chez les sujets à haut risque devrait donc être mis en balance avec laugmentation du risque hémorragique, en particulier chez le sujet âgé où ce risque hémorragique est augmenté.
Une étude randomisée (Etude CLIPS), en double aveugle, dune durée de 2 ans, a comparé lefficacité de laspirine (à la dose de 100 mg) associée à de fortes doses dantioxydant (600 mg de vitamine E associée à 250 mg de vitamine C et 20 mg de béta-carotène) à un placébo chez des patients présentant une artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) de stade I ou II. Le critère de jugement principal (critère combiné) était lincidence des événements vasculaires fatals et non fatals (IDM, AVC, embolie pulmonaire), ainsi que les ischémies des membres inférieurs. 366 patients (185 patients dans le groupe aspirine et 181 sous placebo) ont été inclus.
Les résultats montrent que laspirine réduit significativement le risque daccidents vasculaires de 58 % [p = 0,013 ou HR=0,42 (IC 95 % : 0,21-0,83)].
La méta-analyse de lAntithrombotic Trialists Collaboration de 2002 a évalué leffet dun traitement antiagrégant plaquettaire comparé à celui de labsence dun tel traitement dans 195 essais randomisés rassemblant 135 640 patients à haut risque vasculaire. Les résultats montrent sous traitement AAP une diminution significative (p < 0,0001) denviron 22 % du risque dévénements vasculaires graves (infarctus du myocarde [IDM] non mortel, AVC non mortel ou décès dorigine vasculaire) et une diminution significative (p < 0,0001) de toutes les composantes de ce critère de jugement, dans toutes les catégories de patients concernés (antécédents dIDM, IDM aigu, antécédents dAVC ou dAIT, AVC, autres patients à haut risque).
Une mise à jour de la méta-analyse de lATC 2002, restreinte aux essais évaluant lefficacité de laspirine seule a regroupé 46 études ayant inclus 87654 patients à haut risque vasculaire ayant une pathologie ischémique artérielle confirmée (maladie coronarienne, cérébrovasculaire, AOMI). Les résultats de cette méta-analyse montrent que laspirine apporte un bénéfice sur la survenue dévénements vasculaires (21 %, p < 0,0001), dinfarctus non mortel (40 %, p < 0,0001), dAVC non mortel (22 %, p < 0,0001) et de mortalité toutes causes (14 %, p < 0,0001). Le risque de saignement majeur est augmenté significativement par laspirine de 87 % (p < 0,0001). Dans la catégorie des patients présentant une AOMI (7 études - dont létude CLIPS incluant 1710 patients), laspirine a réduit significativement le risque dévénement vasculaire de 50 % (p = 0,01) et dAVC non mortel de 74 %. Les différences sur les autres critères de jugement nétaient pas significatives.
16 études randomisées de prévention des accidents vasculaires cérébraux par une thérapie antithrombotique ont été réalisées chez 9874 patients ayant une fibrillation auriculaire. Les résultats de cette méta-analyse ont montré que laspirine était moins efficace que la warfarine mais néanmoins plus efficace que le placebo (réduction des accidents cérébrovasculaires de 22 % pour laspirine [IC 95 % : 2 %-38 %] contre 62 % pour la warfarine [IC 95 % : 48 %-72 %]). Le traitement par aspirine est à privilégier chez les patients à faible risque thromboembolique*, pour lesquels un traitement par antivitamine K serait non indiqué, et chez les patients ayant une contre-indication aux antivitamines K ou lorsque le risque de saignement par antivitamine K paraît excessif.
* Selon les recommandations internationales, sont à haut risque thromboembolique les patients ayant un ou plusieurs facteurs de risque suivants : antécédent daccident cérébrovasculaire, antécédent daccident ischémique transitoire ou antécédent dembolie, sténose mitrale, prothèse valvulaire ; et à faible risque thromboembolique ceux qui ne présentent aucun facteur de risque ou qui nont quun seul facteur de risque modéré tels que lâge ≥ 75 ans, lhypertension, linsuffisance cardiaque, une fraction déjection ≤ 35 % et le diabète.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Le sel de lysine de l'acide acétylsalicylique permet une solubilisation rapide et totale du produit dans la solution d'injection.
L'acide acétylsalicylique est rapidement désacétylé en acide salicylique par les estérases plasmatiques. Celui-ci est en grande partie lié aux protéines du plasma.
La demi-vie de l'acide acétylsalicylique est d'environ 15-20 minutes. La demi-vie de l'acide salicylique est de 2,5 à 3 heures, mais peut augmenter en fonction de la dose administrée.
L'ensemble des métabolites, de même que l'acide salicylique, sont éliminés par voie rénale.
La clairance augmente avec le pH urinaire.
5.3. Données de sécurité préclinique
Sans objet.
En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.
30 mois.
Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
1 g de poudre en flacon (verre de type III) avec bouchon bromobutyl. Boîte de 1.
1 g de poudre en flacon (verre de type III) avec bouchon bromobutyl. Boîte de 6.
1 g de poudre en flacon (verre de type III) avec bouchon bromobutyl. Boîte de 20.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Dissoudre extemporanément le contenu du flacon avec 5 ml d'eau pour préparations injectables.
L'administration est effectuée par voie intraveineuse directe en 1 à 3 minutes.
Ce médicament peut être injecté dans une tubulure contenant une solution de chlorure de sodium, de glucose ou de sorbitol.
Il est recommandé d'éviter de mélanger dans la même seringue ce médicament avec d'autres spécialités injectables.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
82 AVENUE RASPAIL
94250 GENTILLY
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 353 746 2 2 : 1 g de poudre en flacon (verre). Boîte de 1.
· 34009 353 747 9 0 : 1 g de poudre en flacon (verre). Boîte de 6.
· 34009 353 748 5 1 : 1 g de poudre en flacon (verre). Boîte de 20.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament non soumis à prescription médicale.
Médicaments liés cités dans ce texte
- ADANCOR 10 mg, comprimé sécable
- KARDEGIC 160 mg, poudre pour solution buvable en sachet
- ANAGRELIDE ARROW 0,5 mg, gélule
- CLOPIDOGREL ACCORD 75 mg, comprimé pelliculé
- TICLID 250 mg, comprimé pelliculé
- SANTURIL 500 mg, comprimé sécable
- CALCIPARINE 5 000 UI/0,2 ml, solution injectable en seringue préremplie (sous cutanée)
- DEFILTRAN 10 POUR CENT, crème
- IMETH 10 mg, comprimé sécable
- COLOFOAM, mousse rectale
- ADVIL 200 mg, comprimé enrobé
- COUMADINE 2 mg, comprimé sécable
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